HTGAWM – S04E13

Spoilers

Ci-dessous mon avis sur l’épisode 13 de la saison 4 d’HTGAWM.

S’il s’agit théoriquement de la suite d’un épisode de Scandal, il n’est absolument pas nécessaire de voir la première partie du crossover. Là-dessus, je félicite les scénaristes qui ont fait un excellent travail et ne spoilent en plus quasiment pas. Il suffit de savoir qu’Olivia Pope a bossé pour la Maison Blanche et est connue pour régler les problèmes de tout le monde.

Dans le premier épisode de ce crossover (attention, spoilers sur celui-ci donc), nous avons également vu Michaela se rendre avec Annalise à Washington et rencontrer l’ancien président des USA, Fitzgerald Grant, ainsi que son conseiller personnel (au poste pas très bien défini, ma foi), Marcus. Ce dernier, ancien secrétaire de presse de la Maison Blanche, s’est tout de suite très bien entendu avec Michaela, les menant à flirter et à presque s’embrasser, interrompus par un coup de fil d’Asher…

En fin d’épisode, Annalise et Olivia, à la relation conflictuelle, sont parvenus à convaincre la Cour Suprême d’entendre leur cas, but sur lequel s’était terminé l’épisode précédent d’HTGAWM.

Cette critique ne contient aucun spoiler de Scandal, hormis ceux dans l’épisode.

<< Critique complète de la 1e partie du crossover

13.jpgÉpisode 13 – Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania (2) – 16/20
Sleep is overated.

J’enchaîne les deux épisodes, mais il n’y a pas à dire, je suis bien plus content de retrouver le rythme d’HTGAWM. La série ne s’ennuie pas plus que ça avec l’idée qu’il s’agit d’une deuxième partie et ignore totalement l’épisode précédent de Scandal pour être vu indépendamment de celui-ci, ce qui est une bonne chose !

Du coup, on ignore tout à première vue du flirt de Michaela et Marcus pour la voir culpabiliser d’avoir volé le cas à Connor, ah ben quand même ! Je finissais à l’origine ma critique de l’épisode précédent là-dessus, avant de supprimer tous les possibles spoilers de la série pour assurer une lecture safe par tout le monde. Ma seule critique sur cette scène est que je ne comprends pas bien à quel moment Michaela est revenue pour repartir à Washington – à moins qu’elle ne soit pas encore partie et que la scène se déroule avant celui de Scandal, mais je ne crois pas.

Bon, tout le monde – hormis Bonnie coincée au boulot et Franck – se rend à Washington pour assister à la montée en puissance d’Annalise, qui passe à la télé nationale et se fait clairement critiquer. Elle n’est pas la seule : Olivia Pope aussi, il faut bien l’introduire brièvement pour ceux n’ayant jamais regardé Scandal.

La série prend le temps de montrer que, quel que soit le résultat, Annalise sera heureuse d’avoir atteint le sommet de sa carrière – et peu importe si la série est renouvelée ou non, c’est vrai qu’on ne pourra jamais faire mieux que la Cour Suprême. Bon, en revanche, si elle perd, Annalise fera plus de mal que de bien à la justice américaine, donc Olivia lui conseille d’accepter l’aide d’autres avocats.

Sur les conseils de Bonnie, Annalise propose à ses parents de venir à Washington. Franchement, on aurait pu s’en passer, mais c’est surtout parce que je ne trouve pas trop l’utilité des parents d’Annalise dans la série depuis le début. Il est possible que les mots en permanence mangé par sa mère ne m’aident pas à accrocher non plus.

Bon, Olivia s’inquiète surtout pour Annalise quand elle rencontre Nate, le fils de la figure de proue du cas qu’elles défendent. Cela ne lui plaît absolument pas et Olivia met en garde Annalise, surtout qu’il est évident que ses adversaires n’hésiteront pas à l’attaquer sur son passé trouble également.

De son côté, Michaela est en planque avec Marcus pour en découvrir plus sur leurs ennemis. Elle flirte donc avec, de nouveau, et même si elle fait tout son possible pour ne pas craquer, elle finit par l’embrasser et coucher avec, dans la voiture, oui, oui. Bien. C’est totalement précipité, mais tout ce qui se met en travers du couple Asher/Michaela me va très bien, parce que je n’aime pas ce couple.

Et ce qui est génial, c’est que Laurel et Connor comprennent immédiatement quand ils les voient qu’ils ont couché ensemble. Pas le temps de vraiment en parler ni de confronter Connor sur le vol du dossier : dans les couloirs du tribunal, Michaela reconnaît – sans même l’avoir regardé la veille – le livreur de pizza de la veille pendant la planque. Evidemment. Cela permet de savoir quel juge suprême est possiblement corrompu, mais aussi d’obtenir les infos qui pourraient compromettre Annalise.

Enfin, c’est la théorie. En pratique, ce qui la compromet, c’est qu’elle est harcelée pendant tout le début de l’épisode par Jacqueline, pour finalement lui répondre au pire des moments quand elle l’appelle en numéro masqué juste avant le début de sa présentation. LOL. Qui répond à un numéro inconnu à ce moment-là ? C’était bien la pire des idées : Isaac a fait une overdose et Jacqueline blâme Annalise pour ce qui est arrivé.

Du coup, Annalise s’effondre et se laisse submerger par le stress, réclamant… de la vodka. Evidemment. Olivia accepte de lui donner, mais elle bluffe bien sûr, même si elle a fait croire plus tôt qu’elle ne bluffait jamais : elle manipule Annalise à merveille pour lui faire entendre raison. Elle n’a pas besoin de vodka pour déchirer, même si les scénaristes s’amusent beaucoup avec elle et font en sorte de la rendre le plus en retard possible.

Ainsi, sa mère débarque à moins d’une minute de l’audition pour lui donner du café, alors qu’elle est complétement en pleine crise de panique et de mémoire défaillante. Et pour une fois, je l’ai adorée : la voir renverser du café sur Olivia, c’était parfait. Mais on en arrive enfin à l’audition d’Annalise devant la Cour Suprême !

Je crois que c’est l’une des premières fois que je vois ça dans une série finalement, parce que cette introduction chantée, je ne m’en souvenais pas du tout. L’affaire ne se déroule pas comme prévu, parce qu’un des juges suprêmes s’attaque rapidement à Annalise, qui a choisi un meurtrier comme figure.

Pendant qu’Annalise galère (pour le bien du suspens), Olivia partage un moment avec la mère d’Annalise. Cela doit la changer vu les parents qu’elle a… L’espoir de la mère d’Annalise est assez communicatif, heureusement. Les juges suprêmes se mettent à se disputer sur le cas, parce qu’Annalise parle de race alors qu’il n’était pas question de discrimination. Elle sait bien qu’elle n’a que trente minutes pour présenter son cas, et elle demande donc d’utiliser le reste de son temps après l’intervention de la défense…

Annalise envoie Michaela chercher une référence, et c’est excellent : cette référence renverse totalement la tendance parce qu’elle contient les mots du juge suprême qui voulait laisser tomber l’affaire parce qu’elle était mal classée, sans la mention discrimination clairement indiquée.

Contre toute logique, Michaela et Marcus réussissent en moins d’une demi-heure à trouver précisément les mots du juge qui était bien plus ouvert à l’époque. Du très bon travail, donc, qui permettent à Annalise de faire le sien à la perfection. Et le « livreur de pizza » ?? Tout le monde s’en contrefiche, on en reste là, aucune info compromettante n’est utilisée contre Annalise, gros mystère, allez comprendre. Je crois que c’était juste pour faire coucher ensemble Marcus et Michaela, mais c’est un gros point faible de l’épisode.

Lors de la conférence de presse qui suit tout ça, Annalise remercie face aux caméras ses étudiants pour leur aide, et particulièrement celle de… Connor Walsh. BIM Michaela. Ce n’est absolument pas juste pour elle qui s’est démenée à fond depuis trois épisodes alors que Connor se contentait cette semaine de se brosser les dents et d’être sarcastique.

Annalise cite aussi Olivia, qui tire sa part de gloire espérée, c’est merveilleux. On en vient alors aux adieux entre les deux femmes, avec une Olivia qui veut continuer de gérer Annalise, mais ça ne sert plus à rien désormais, Annalise est prête à reprendre sa vie en main, et nous aussi ! On veut la suite de la série après cette parenthèse !

D’ailleurs, on a quelques éléments qui nous sont donnés en marge de l’épisode, histoire de : Asher veut s’imposer dans les préparatifs du mariage de Connor et Oliver qui n’ont absolument pas envie de ça.

De son côté, Frank contacte Bonnie et lui apprend que la mère de Laurel a voulu payer Wes pour rester loin de Laurel. Du coup, elle devient, à mes yeux, beaucoup trop complice de son meurtre. Malgré les recherches de Bonnie, l’argent reste introuvable, alors que Wes était censé l’avoir accepté. Toutefois, en farfouillant l’appartement de Wes, maintenant occupé par Laurel, c’est pratique, Frank retrouve la planque de Wes – déjà vue dans la série, bien joué – et une clé USB qui contient une conversation entre Wes et la mère de Laurel, le faisant chanter… Pauvre Laurel.

Enfin, Bonnie appelle Annalise pour la prévenir, depuis l’hôpital, que… Simon s’est réveillé ! Et il a l’air en pleine forme, tant pis pour la logique. Mon dieu, quoi, je veux la suite !

C’était un bon épisode d’How to Get Away With Murder, mais je reste très clairement sur ma faim concernant… le crossover ! Je sais, je l’ai beaucoup critiqué… et je vais continuer. Il était très bien écrit, très bien fichu, mais le problème, c’est que maintenant, on en attend bien plus. En fait, l’intrigue choisie pour ce crossover mériterait plus que deux épisodes, mais des liens constants entre les deux séries au moins jusqu’à la fin de chacune des saisons…  Là, nous avons une fin bâclée, et c’est dommage.

Franchement, les au revoir Annalise/Olivia sont précipités, mais alors le pire reste Michaela/Marcus. Il y a intérêt à ce que cette histoire se poursuive, quitte à ce que Marcus change de série – de toute manière, il ne sert à rien dans Scandal.

Oh, et aussi, je suis impatient de voir Michaela énervée de se faire voler la vedette par Connor après son excellent travail décisif au dernier moment. Citer les deux aurait été la chose la plus logique à faire pendant la conférence de presse.

Retour aux épisodes de la saison 4

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Scandal – S07E12

Spoilers 

Ci-dessous ma critique du douzième épisode de la dernière saison de Scandal

Comme il s’agit d’un crossover, et qui plus est de la première partie, cet épisode spoile allègrement quelques détails des quatre premières saisons d’How to get away with murder, et forcément, une partie de ma critique le fait aussi. Toutefois, il peut être vu sans problème par les personnes n’ayant jamais regardé cette série, car les introductions de personnages et d’intrigues sont effectuées à la perfection. Là-dessus, ce crossover s’en tire à merveille, malgré toutes les facilités et ficelles scénaristiques employées pour le justifier.

Cette critique ne contient aucun spoiler de HTGAWM, hormis ceux dans l’épisode.

12.jpgÉpisode 12 – Allow Me to Reintroduce Myself (1) – 16/20
You’re not the only one who knows how to Google.

L’heure tant redoutée du crossover a sonné, et malgré tout le mal que j’ai envie d’en penser, je suis impatient de le découvrir. Qu’est-ce qui ne tourne pas rond dans ma tête ? De toute manière, on commence par Scandal, et c’est plutôt une bonne chose, car la mélanger avec HTGAWM ne peut que lui faire du bien !

Après sa démission catastrophique, voilà Olivia qui se retrouve prof de fac (pourquoi pas) pour enseigner tout son savoir-faire. Si de manière très claire, elle se fait chier dans ce job, j’ai beaucoup aimé le début de ce cours, mais ça ne dure pas bien longtemps. Rapidement, toutefois, on coupe et on enchaîne sur la raison de la présence d’Annalise, qui se présente et met à jour tous les gens ne regardant pas How to get away with murder : elle veut présenter un cas à la Cour Suprême où elle prouve que les gens de couleur sont mal défendus par la justice, en tout cas bien moins que les blancs. Quant à Olivia, elle a quitté la Maison Blanche… il y a plusieurs mois. Bien sûr. Tant mieux, oublions vite le début de saison raté. Sans trop de surprise, Olivia refuse dans un premier temps de bosser avec Annalise, il ne faudrait pas aller trop vite en besogne.

Olivia se renseigne sur Annalise auprès de Marcus, qui comme par hasard la connaît lui aussi et voulait être son étudiant. C’est beau tous les liens qui se font magiquement pour les besoins du crossover. Il n’empêche qu’Olivia et Marcus sont désormais potes parce qu’ils sont… noirs. Bon, c’est un moyen pour Marcus de convaincre Olivia de s’intéresser au cas d’Annalise, mais franchement, nous ne les avons jamais vus si amis auparavant, alors son petit discours sonne quelque peu faux, ce qui est dommage.

Oliva se renseigne sur Annalise et découvre les quatre premières saisons d’HTGAWM sur Google. À défaut de pouvoir les streamer, il faut bien mettre tout le monde sur un pied d’égalité, donc ça se fait à coup de coupures de journaux, mais mieux valait être à jour dans les deux séries quand même si on veut s’éviter les spoilers. Cela dit, les voir toutes les deux jouer ensemble, c’était excellent, surtout quand Annalise claque la porte au nez d’Olivia.

Olivia recontacte Fitz pour obtenir son aide sur le cas d’Annalise. Aucun suspens : les photos d’Annalise bossant avec Fitz ont largement fait le tour de Twitter il y a deux semaines, on sait donc très bien qu’Olivia va parvenir à le convaincre. De toute manière, il n’y a aucune nouveauté dans le fait qu’Olivia fait ce qu’elle veut de Fitz.

Le lendemain (ou quelques jours plus tard, au choix), il est l’heure de la fameuse réunion vue sur Twitter, où Michaela s’écrase comme jamais devant Olivia et, pire, Fitz. Si elle savait qu’elle vaut cent fois mieux qu’eux ! Il n’empêche qu’elle rencontre ses idoles et ce n’est que le début : Mellie accepte de les rencontrer, malgré la présence d’Olivia.

Bon, il ne faut pas rêver, Michaela n’est pas invitée, mais ça n’empêche que sur son CV, c’est la classe. Le rendez-vous dans le bureau ovale permet d’intégrer David à la rencontre, mais ça permet aussi à Mellie de dire « non » au cas : la Cour Suprême n’est pas prête pour ce cas.

Loin du crossover, Quinn continue de gérer QPA comme une pro… obsédée par Olivia, et tant pis, si sa simple présence spoile l’univers tout entier sur le début de saison. Jake contacte Quinn pour la prévenir qu’Olivia travaille sur un cas qui pourrait lui rendre du pouvoir. Il n’en faut pas plus pour lancer un montage où QPA se retrouve à lutter contre Olivia, dans l’ombre. Et peu importe si son cas est bien, personne là-bas ne veut la voir retrouver du pouvoir.

Olivia ment totalement à Annalise qui veut des infos sur son tête à tête à Mellie, faisant d’Annalise la grande méchante. Il faut donc convaincre la Cour Suprême de voter pour l’examen du cas d’Annalise, ce qui se fera si quatre juges acceptent de le faire. On est sur du classique de Scandal où il faut convaincre tout le monde, et comme toujours, on repart sur un vote décisif et indécis. Toute la justice américaine paraît se jouer sur ce type de votes dans Scandal quand même.

Il reste une interview pour convaincre ce juge de changer d’avis, et si Olivia veut la faire, Annalise n’est pas spécialement d’accord et voudrait être celle qui répond aux questions pour une fois. Les deux se disputent comme des gamines, jusqu’à une brillante idée de Michaela qui consiste à les mettre toutes les deux face caméra. Comme elles se détestent, ça promet d’être la meilleure ou la pire idée du monde, c’est selon.

Dans son coin, Jake continue de travailler pour Mellie, qui flippe de voir Olivia recommencer à gagner du pouvoir. Elle flippe assez pour demander à Jake d’utiliser la vérité derrière la démission d’Olivia pour l’abattre une bonne fois pour toute. Il était temps, c’est excellent à voir, surtout que la vérité éclate quand Olivia et Annalise commencent enfin à sympathiser. Cela remet de l’huile sur le feu et il est génial de voir Olivia remettre Annalise à sa place.

Bien sûr qu’Annalise est insupportable, bien sûr qu’elle harcèle tout le monde, mais il n’empêche que… j’aurais bien aimé voir Annalise répondre à Olivia aussi. Parce que franchement, il faut la redescendre de son piédestal la Olivia, et je pensais que c’était tout le but de sa « démission ».

Pendant ce temps,  Abby se rend compte qu’Olivia lui manque et, puisqu’elle est de nouveau avec David (oh, OK) qui lui est du côté d’Annalise, on sent bien que son allégeance à QPA est testée à mort. Quinn a quant à elle droit à une visite d’Olivia qui la menace.

Inutilement. Voilà donc une Olivia qui déprime de comprendre que son cas est perdu d’avance, et qui le remet sur le dos d’Annalise, forcément. Heureusement, Fitz est toujours là pour la réconforter.

Nous en arrivons à la fameuse interview d’Olivia & Annalise, qui commence bien sûr sur le fait qu’Olivia s’est fait dégager de la Maison Blanche. Cela fonctionne plutôt bien, car elle s’en défend en mettant en avant le cas et Annalise, ce qui permet une réconciliation entre les deux femmes et une interview parfaitement convaincante qui peut sauver leurs fesses.

Voilà donc les deux têtes d’affiche de ces séries qui se retrouvent à sympathiser de nouveau autour d’une bouteille de vin rouge et de popcorn. Franchement, ça ne me donne toujours pas envie. Malheureusement pour elles, c’est inutile : Quinn a fait du bon travail et a trouvé une histoire sordide sur le dernier juge de la Cour Suprême à convaincre, Spivey. Oui, mais Quinn culpabilise également de voir que la justice est compromise par sa vendetta contre Olivia, grâce à Abby principalement. Il n’en faut pas plus pour que Quinn file la même info sur le juge suprême à Olivia, afin qu’elle se débrouille pour la faire disparaître.

Pendant ce temps, Michaela et Marcus passent du bon temps dans un bar, et franchement, c’est un couple bien plus convaincant que celui de Michaela actuellement dans sa série. Si le crossover est l’occasion pour sauver un personnage, comme je le soupçonne depuis un moment, j’espère que c’est Marcus, parce qu’il y aurait de quoi faire pour ce personnage. Alors que Michaela est sur le point d’embrasser Marcus, elle est interrompue par un appel d’Asher. C’est bien dommage. Elle se barre donc sans même toucher à son verre (enfin, ça dépend du plan, il a tendance à se remplir et se vider tout seul), parce qu’il faut toujours que les gens ne touchent pas à leur verre dans les séries. Purée, c’est pas gratuit les gars !

L’épisode se termine par une jolie résolution du problème par Olivia qui fait un chantage efficace – même si elle dit en avoir fini avec le chantage – auprès du juge suprême Spivey pour lui faire comprendre qu’il faut qu’il soit de leur côté et qu’elle pourra l’aider à enterrer le cas sur lequel on tente de lui faire du chantage (son fils a tué quelqu’un en voiture et a pris la fuite, le témoin a été payé… mais le témoin est mort, alors tout va bien).

Forcément, le juge suprême accepte d’examiner le dossier, au désespoir de la présidente, au contentement d’Abby et Quinn et au plaisir d’Olivia & Annalise qui décident de continuer à travailler ensemble (mais du coup, ça donne l’impression d’une intrigue qui pourrait durer plusieurs épisodes, pas juste deux épisodes).

Bref, comme prévu, ce crossover fait énormément de bien à Scandal et peut être suivi par tout le monde. Franchement, à une scène (ou deux, allez) près, j’ai passé un vrai bon moment sans trop de yeux levés au ciel et de soupir devant la médiocrité atteinte par la série. Oh, bien sûr, on n’est toujours pas sur de l’excellent, mais l’arrivée d’Annalise Keating fait énormément de bien à la série qui avait besoin de ce nouveau souffle. Je me demande à quoi ressemblera l’épisode de la semaine prochaine et la conclusion de la saison maintenant, mais en attendant, je savoure cet épisode et j’enchaîne sur sa deuxième partie, surtout que je suis bien plus pressé de retrouver le casting de la deuxième série.

> Critique complète de la 2e partie du crossover

Pour ceux qui ne comptent pas regarder la suite, absolument pas nécessaire pour la suite de Scandal, il faut juste savoir (attention, spoilers sur la 2e partie, dont je résume ce qui peut avoir un impact pour la suite de la série) que Marcus finit par convaincre Michaela de coucher avec lui et finit sous son charme, mais il n’y a aucune scène de conclusion proposée, donc allez savoir si une suite sera proposée ou non…

Quant au cas d’Annalise, il passe bien devant la Cour Suprême, avec l’aide d’Olivia qui la gère comme il faut. Olivia a aussi droit de rencontrer les parents d’Annalise, ce qui lui fait prendre conscience que l’amour maternel existe dans ce monde. Rien de bien crucial, donc.

> Retour à la liste des épisodes de la saison 7

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C’est quoi le Bechdel Test ?

Salut les sériephiles,

Comme chaque semaine, je reviens cette semaine sur un terme ou un concept en rapport avec le monde des séries (mais pas que). Et vous aurez donc compris que je vais parler du Bechdel Test, car je sais qu’il n’est pas assez connu du tout. J’en ai déjà parlé sur le blog même si j’ai tendance à souvent l’éclipser dans mes critiques, parce que je ne m’en sortirais plus si je devais le faire en permanence. J’avoue le faire en général sur les pilots que je regarde et peu nombreux sont les pilots à le passer avec succès, ce qui est toujours bluffant – et pas dans le bon sens du terme.

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Bon, en revanche, si j’arrêtais de blablater pour vous expliquer un peu mieux les choses, ce que je dis serait peut-être plus clair !

Alors c’est quoi exactement le Bechdel Test ? C’est un test qui consiste à vérifier les trois points suivants à propos d’une œuvre : 1) l’œuvre présente au moins deux femmes qui 2) ont une conversation entre elles qui 3) ne soit pas à propos d’un personnage masculin. Et si ça paraît totalement absurde, c’est volontaire : le but est de montrer à quel point les œuvres de fiction sont souvent centrées sur le genre masculin et en oublient de développer les femmes (qui en plus, ne s’entendent pas une fois sur deux).

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Et ce qui est super dérangeant, c’est qu’un TAS de films, livres ou séries ne passent pas le test, même si ces dernières années, on a généralement au moins un point sur trois. Si c’est un test souvent associé au féminisme, il ne peut toutefois suffire à déceler une œuvre sexiste ou non, car certaines le passent sans problème alors qu’elles sont hyper sexistes. Il n’empêche que ça permet de se faire une idée quand même. Personnellement, quand j’ai découvert son existence (en 2014 seulement dans l’éphémère A to Z, et non, je ne m’étais jamais fait la réflexion avant), je me suis empressé de le tester sur quelques séries (ou épisodes en particulier) et j’étais traumatisé par le nombre de séries n’atteignant même pas 2/3 à ce test.

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Et puis, il y a Shonda Rhimes et son TGIT dont tous les épisodes ou presque passent le test.

Bon, après, c’est à nuancer, car je regarde aussi plein de séries qui obtiennent le score maximal dans la majorité de leurs épisodes ; donc ça contraste un peu… mais quand même, ce n’est pas parce que le petit écran s’en sort parfois bien qu’il n’y a pas des progrès à faire dans ce qui devrait être en fait normal.

C’est quoi ce nom ? C’est en fait Alison Bechdel qui a rendu populaire ce test en 1985, en s’inspirant d’une idée de son amie Liz Wallace (c’est pourquoi le test est parfois appelé Bechdel-Wallace) et en l’utilisant dans un comics où deux femmes veulent aller au cinéma, mais rentrent en fait chez elle faute de trouver un film répondant aux trois critères (image ci-contre, donc).

Quelle origine ? L’idée serait venue d’un essai de Virginia Woolf intitulé A Room of One’s Own où elle évoquait le nombre très faible de femmes amies dans tous les livres qu’elle avait lu avant Jane Austen. Et c’est pas faux, quoi.

Et aujourd’hui ? Un peu plus de la moitié des films sortant en salle réussissent le Bechdel Test… Ce qui veut dire qu’un peu moins de la moitié n’est pas fichu de montrer deux femmes parlant d’autres choses que d’un homme. C’est tout à fait fou, et pourtant, c’est le cas !

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Du côté des séries que j’ai commencées récemment, Here and Now ou Skam le passent sans problème dès le premier épisode (mais pas dans la scène de ce gif, du coup), Les Bracelets rouges aussi (parce que bon même si Sarah et Nathalie parlent de Côme, ce n’est pas par rapport à une éventuelle relation amoureuse avec… et puis techniquement, on voit Sarah et ses copines). En revanche, Stargate Origins qui se veut féministe avec son héroïne ne marque pas plus d’un point dans son pilot et ne parvient à passer le test que lors de son cinquième épisode (et encore, avec des personnages non nommés). Bon, ce n’est pas comme si SG-1 le passait bien souvent en même temps…

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On est donc plutôt sur du 75% avec ces séries, mais c’est biaisé parce que je suis du genre à souvent laisser tomber ou avoir beaucoup de mal avec des séries qui ne le passent pas (coucou The Brave). Enfin, bon, j’ai bien regardé et adoré Altered Carbon qui met pourtant longtemps aussi à le passer, donc ce n’est pas forcément représentatif de la qualité d’une série. C’est une indication, et c’est à prendre comme tel.

Forcément, le test étant de plus en plus populaire depuis une dizaine d’années, les choses tendent à s’améliorer chaque année, mais dans les faits, il y a une vraie inégalité de représentation hommes/femmes dans les œuvres de fiction, et quand on s’en rend enfin compte, c’est juste inexplicable.

Grey’s Anatomy – S14E12

Spoilers

Ci-dessous, mon avis sur le douzième épisode de la saison 14 de Grey’s Anatomy.

12.jpgÉpisode 12 – Harder, Better, Faster, Stronger – 17/20
You could think of this vagina as a gift to me

Oh mais non, y a pas idée d’appeler un épisode comme ça. On reprend avec le début de journée de chaque personnage attendant désespérément les règles du concours qui va tous les opposer, mais aussi avec April couchant avec Vic de manière régulière. Bien. Pourquoi pas après tout, c’est une nouvelle romance à venir, clairement, et ça peut être drôle à suivre. Quant à l’épisode, il était passionnant car ce concours est finalement le moyen d’introduire de nouveaux fils rouges dans la série qui commençait à en manquer à force de tout résoudre ces derniers temps.

L’épisode était donc construit autour d’une multitude de sous-intrigues permettant de découvrir les idées des personnages, avant de finir sur les résultats de la première sélection du concours, avec des gagnants et des perdants, là où on voulait voir à peu près tout le monde gagner.

L’épisode en fait beaucoup autour de Kimmie, la patiente d’Amelia et Alex. C’est une enfant de 12 ans (qui en paraît tout de même plus) avec une voix en or et une obsession pour « Maybe this time » qui va me rester en tête tout le week-end.

J’ai beaucoup aimé cette partie de l’épisode qui voit cette patiente, encore une enfant, se battre contre un cancer qui envahit son cerveau. Plus que la patiente, ce sont bien sûr les docteurs que j’aime dans cette intrigue. Le duo Alex/Amelia est intéressant : je n’ai pas souvenir d’une exploitation particulière de ces deux-là par le passé, mais ils fonctionnent plutôt bien avec le même caractère de ne jamais rien lâcher, quitte à devenir violent au passage. Et puis, ça permet de nous faire oublier la tumeur d’Amelia un peu plus encore – elle a repris sa vie comme si de rien n’était finalement, alors que le bouleversement promis était bien plus horrible.

Tous les deux sont assistés de Sam et de DeLuca, qui passent l’épisode à se draguer l’un l’autre, plus ou moins intentionnellement. Ces deux-là m’ont beaucoup fait rire et il est vrai que l’alchimie entre eux fonctionnent à merveille. Du coup, j’aime bien les voir travailler ensemble et je tombe comme un bleu sous le charme de ce nouveau couple de la série.

Bien sûr, l’opération de Kimmie se déroule mal : retirer la tumeur signifie l’empêcher de parler. À eux quatre, mais principalement grâce à Amelia, les médecins trouvent une solution qui pourrait permettre de retirer la tumeur sans couper cette fonction de langage particulièrement importante.

Meredith, elle, est à court d’idée après son Harper Avery. Comme l’épisode nous la montre en train de de traiter un patient qui n’a pas de rein fonctionnel et ne peut avoir de don d’organe car c’est un ancien alcoolique, on sait bien que l’intrigue va la mener à trouver un remède pour soigner le rein des alcooliques. Clairement, c’est fait pour inspirer sa technique et il est sympa de voir les scénaristes amener un personnage qui connaît Richard, ça permet de l’humaniser encore un peu plus.

La solution pour Meredith ? Elle se pointe grâce à l’arrivée surprise de Judie, une patiente à qui Meredith a retiré la rate il y a quelques épisodes seulement. Pas de bol, celle-ci a développé plein de mini rates dans son corps, une réaction naturelle extrêmement rare qui lui vaut le droit d’être opéré à nouveau et donnant l’idée à Jo de dire que c’est dommage que son corps n’a pas produit quelque chose d’utile pour d’autres patients.

Il n’en faut pas plus pour donner l’idée à Meredith, devenue méga pote avec Jo, de créer des mini-reins pour sauver des vies. L’idée est bien amenée, même si c’est tiré par les cheveux, et j’ai adoré voir Meredith et Jo être si potes désormais.

Du côté de Jackson, l’épisode commence par son idée de créer de la peau avec un spray. Ce n’est tout de même pas rien et son interne, Dahlia, est folle amoureuse de lui. Sur-caféinée pendant tout l’épisode, elle m’aura beaucoup fait rire à draguer sans vraiment draguer Jackson. Il y a un bon potentiel comique dans cette relation, et il est marrant d’imaginer Jackson et April couchant tous les deux avec des internes. Cela boucle un peu la boucle des premières saisons aussi, mais bon.

Le problème pour Jackson, c’est que si son idée est géniale, elle prend du temps et que sa mère en a une autre pour lui. Elle lui présente Michelle Velez, une chirurgienne plastique qui veut créer un vagin plus performant que ce que les vaginoplasties actuelles fournissent ; court-circuitant au passage l’idée de Jackson et les règles qu’il a avec sa mère de ne pas travailler ensemble sur des vagins. C’est surtout l’occasion de mettre quelques blagues dans le script et d’inclure une nouvelle transexuelle dans la série, avec le personnage de Michelle Velez qui se propose d’être le patient-témoin.

Jackson passe l’épisode à hésiter mais finit par écouter les très bons arguments de sa mère (instaurant encore du féminisme dans l’épisode, cette fois, sans l’aide de Bailey) et de Dahlia.

Pendant ce temps, Bailey travaille depuis son lit pour simplifier les coloscopies. Elle le fait avec l’aide de Glasses, l’interne toujours aussi marrant et enchaînant les énormes quiproquos. Si c’était marrant, c’est l’un des rares projets qui ne donne pas forcément envie de passer le reste de la saison dessus, car ça manquait d’un patient pour nous attendrir.

Arizona n’a pas d’idée non plus, et elle n’en aura pas jusqu’à la date limite de participation au concours, mais il n’empêche qu’elle cherche. La solution lui vient de Carina surprise de savoir qu’Arizona a déjà perdu d’autres mères enceintes. C’est plutôt excellent comme intrigue, car ça permet à Arizona de prendre conscience du taux de mortalité énorme chez les femmes enceintes.

April, dont il faut bien qu’on connaisse les états d’âme après l’épisode d’il y a deux semaines, continue de se torturer sur la mort de la femme de son ex, mais Arizona n’en a rien à faire. Sa recherche concernera les femmes enceintes et la mortalité terrifiante aux USA, persuadée qu’elle peut faire quelque chose pour l’aider.

Elle demande également l’aide de Carina, qu’elle finit par ré-embrasser. Alors moi, franchement, je n’ai rien compris à l’intrigue de Carina draguant Owen. Finalement, tout ça ne servait à rien d’autre que remettre Arizona & Carina ensemble, sans vraie intrigue ou complications ou quoi. Espérons que Carina fera plus long feu que Minnick (oui, moi aussi je l’avais oubliée, mais je sais pas, elle m’est revenue comme ça) !

Owen travaille avec Casey, l’interne capable de virer les hackers de l’hôpital donc (j’apprends encore les noms, je pense que vous aussi), à sa propre idée… mais finalement, il décide de ne pas participer au concours, car il est un homme d’action, pas de recherche. Rien de nouveau sous le soleil, donc, mais ça fait une sous-intrigue intéressante.

Enfin, Maggie & Richard ont chacun leur propre idée (un chargeur pour pacemaker passant par la peau et un stylo magique détectant les cellules cancéreuses), mais ce n’est pas l’intérêt de leur intrigue. Bon, OK, je cherche encore le vrai intérêt de l’intrigue : Richard prend des cours de salsa pour l’anniversaire de Katherine. Si c’est long, ça me rappelle en plus certaines scènes gênantes de Scandal. C’est amusant tout de même, et ça permet de développer encore plus le personnage de Maggie, à la fois dans son deuil compliqué de sa mère (un an plus tôt ou presque) et dans sa relation avec Clive, qu’on ne connaît pas beaucoup plus, mais qu’elle aime assez pour se laisser embrasser. Tout ça dans le but de plaire à sa défunte mère qui la voulait plus allumeuse, donc.

L’épisode termine par April découvrant les différents projets que l’on veut tous (ou presque) voir avancer plus loin ; et c’était amusant de noter ses petites mimiques et réactions à la découverte des projets. April continue d’être un personnage que j’aime énormément et qui est revenue dans mes bonnes grâces, donc, car elle m’aura beaucoup fait rire.

La dernière scène réunit tout le casting au bar à côté de l’hôpital, ce qui n’était pas arrivé depuis tellement longtemps que ça fait carrément plaisir à voir. Les résultats du concours tombent : Arizona, Maggie, Meredith et Jackson voient tous leurs projets sélectionnés. J’imagine que Weber aussi, puisqu’il s’amuse à danser avec Katherine devant tout le bar hilare.

Tout le bar ? Pas franchement. Amelia & Alex ne sont pas sélectionnés pour être financé par le concours – alors que c’étaient peut-être ceux que je voulais le plus voir avancer, ce qui est volontaire de la part des scénaristes, j’imagine. C’est excellent aussi car cela va les forcer à trouver un nouveau financement… ou prendre la place de Meredith et Jo (aïe pour Alex).

En effet, si elles ont eu une magnifique idée ensemble, Meredith ignorait qu’une grosse partie de sa théorie était déjà brevetée, ce qu’Owen lui apprend comme si de rien n’était. Autrement dit, Meredith n’a pas fait son travail de recherches comme il faut – et au passage, bienvenue dans le capitalisme où sauver des vies, ça a un prix qu’il faut payer.

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