Épisode 5 – The Gospel of Josephine – 19/20
Dire que je craignais de m’ennuyer cette saison après les trois premiers épisodes… Ben purée, je me trompais et j’aurais dû savoir qu’il fallait que je continue de faire confiance aux scénaristes de ma série préférée. C’est encore un épisode brillamment réussi, avec le développement d’une mythologie nouvelle mais très efficace. Les pièces du puzzle se mettent en place et les nouveautés de cette saison sont vraiment pertinentes. J’adore !
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Spoilers

Josephine Lightbourn, nice to meet you.
Que j’aime être en week-end dès le mercredi cette semaine, c’est très chouette cette semaine avec jour férié et décalage de mes cours, surtout quand ça commence si bien : Clarke est donc devenue Josephine, et elle n’hésite pas à tuer sa meilleure amie après lui avoir parlé de trahison dans une autre langue. Rien que ça. En fait, c’est que c’est elle qui l’a tuée à la base, donc eh, on la comprend.
Josephine ? Elle est très rapidement en train de gagner mon cœur, franchement, parce que c’est une ado impétueuse qui n’est pas sans rappeler la première saison de la série. Comme elle parle française, elle est fan de Stromae, et franchement, j’aurais pu m’en passer. Je déteste cette chanson et même si elle me réconcilie un peu avec à danser comme ça dessus et à chanter en français (yeah, clairement un cadeau pour la), j’aurais préféré une autre chanson. Allez, qu’importe, c’était chouette, comme la semaine dernière, d’avoir un moment où l’actrice peut se défouler un peu.
Cela n’est que passager évidemment : Russell et Simone débarquent bien rapidement et lui demandent de continuer à jouer le rôle de Clarke pour obtenir plus d’informations sur les Nightbloods de l’espace. J’approuve l’idée.
De son côté, Jordan ne lâche pas l’affaire pour Delilah, et il essaie donc de mettre en garde le reste du groupe des changements radicaux de personnalité de Delilah. Ils sont un peu idiots tous à ne pas comprendre que la foi bizarre de Sanctum incluant des changements radicaux de personnalité n’est pas sans rappeler celle des Grounders !
D’ailleurs, ils sont aussi idiots de ne pas capter plus vite que Clarke n’est plus tout à fait elle-même. Josephine est donc envoyée en infiltration et ce n’est pas brillant à voir : elle autorise Madi à aller à l’école, découvre que Gaia parle une langue qu’elle ne comprend pas et que Bellamy la connaît beaucoup mieux que ce qu’elle imaginait. Le revirement de caractère est clairement évident, tout de même : Clarke autorisant Madi à aller à l’école, ça devrait mettre la puce à l’oreille de tout le monde. Oui, oui, la puce, ce jeu de mots est volontaire.
Pourtant, Josephine parvient à s’en tirer trop de mal, malgré quelques incompréhensions de Gaia et surtout Bellamy. Bon, d’accord, ils ne peuvent pas tout imaginer d’un coup, mais ils pourraient se méfier, je trouve.
Josephine enchaîne son espionnage ensuite avec Abby et découvre que ce n’est vraiment pas simple d’être Clarke : elle utilise la mauvaise main pour écrire, déjà, et ce n’es tpas si évident de tromper la mère de quelqu’un quand même. L’air de rien, elle apprend malgré tout pas mal de choses sur Marcus et nous sur Josephine, qui est décrite comme pire que Becca avec ses théories scientifiques.
En parallèle, Bellamy et Murphy cherchent un endroit où permettre aux réfugiés de l’espace encore endormis de venir vivre sur la planète… ce qui signifie qu’ils ne surveillent pas assez Jordan. Celui-ci s’infiltre sans problème dans le temple sacré de Sanctum, et c’est là qu’on obtient enfin toutes les réponses aux quatre épisodes précédents. Cela fonctionne vraiment bien.
Dans le temple, il y a donc Jordan, Gaia, Murphy, Bellamy puis Josephine qui les rejoint ; mais aussi tout un tas de squelettes qui ont le symbole de la puce gravé dans le crâne. C’est nouveau ça, je n’avais pas retenu que le symbole de la flamme allait jusqu’à marquer les os. Quoiqu’il en soit, Josephine ne parvient pas à contenir la curiosité de ses nouveaux amis et Jordan découvre vite l’emplacement caché et secret du laboratoire.
Là, ils découvrent un ordinateur avec plein de vidéos venues du passé. Par chance, ils tombent directement sur celle qui répond à toutes leurs questions – et aux nôtres, plus nombreuses. En effet, il est de nouveau question de Gabriel grâce à ça : on découvre donc qu’il s’agit d’un scientifique qui n’hésitait pas à torturer ses patients dans le but de leur donner la puce.
Le visionnage de la vidéo se fait devant une Clarke/Josephine très énervée mais totalement impuissante. Elle est énervée, oui, mais pas seulement parce qu’ils découvrent trop de choses sur sa civilisation, juste parce qu’ils en découvrent trop sur elle.
Oui, la vidéo qu’ils regardent retrace le passé de Josephine et développe une très bonne mythologie pour la série, repartant en flashback pour mieux nous donner toutes les pièces du puzzle. Après avoir tué sa fille à cause de l’éclipse et du soleil rouge (la première scène de l’épisode 2), le tout premier Russell a pris la décision de ramener à la vie sa fille. Cela s’est fait grâce à son petit-ami, Gabriel, scientifique en deuil. C’est lui qui a trouvé le moyen de mettre le cerveau de Josephine en puce et qui a passé 20 ans de sa vie à la ramener à la vie, quitte à sacrifier une patiente.
Et des années plus tard, Jordan comprend donc que Delilah est morte pour le bien d’une immortelle qui n’hésite pas à tuer des tas de gens pour continuer à vivre. C’est vraiment une excellente intrigue qui balaye mes doutes des premiers épisodes que je trouvais trop répétitifs.
Au contraire, là, on entre dans des eaux totalement inconnues et ça fonctionne à merveille, surtout quand Gaia fait l’erreur d’annoncer que Madi est une Nightbleeda aussi, ce qui intéresse immédiatement Josephine, comprenant qu’il y a bien d’autres hôtes possibles pour le reste des Premiers, qui sont donc les seuls à être immortels.
Murphy, malgré la révélation que les Premiers sont des meurtriers, souhaite vivre à Sanctum, là où les autres sont plutôt partisans de se barrer, inquiétant Joséphine. Bon, c’est con quand même, parce qu’ils ont peu de Nightbloods parmi eux, alors autant rester vivre en paix et se faire à ces nouvelles traditions. Ces meurtres ne sont pas géniaux, évidemment, mais ils sont super mal placés pour jouer les juges après tout ce qu’ils ont fait sur Terre. Je ne comprends pas, en fait, parce que Josephine n’a pas tout à fait tort : les victimes sont volontaires désormais et tout le monde sait ce qu’il en est.
Qui sont-ils pour débarquer avec leur science là ? Bien sûr, l’éthique fait que les Premiers ne sont vraiment pas des gens que j’aimerais fréquenter, mais vu la série qu’on regarde, je trouve qu’ils feraient mieux de continuer à vivre en paix. Après, qu’ils s’inquiètent pour Clarke ou Madi, ça, OK, c’est légitime.
Que Jordan s’énerve contre Priya qui a tué Delilah… Eh, elle était volontaire pour son suicide et elle lui a demandé clairement de ne pas se laisser hanter par son amour pour elle. Je veux bien que ce soit frustrant et que l’amour soit plus fort que la raison pour Jordan, mais bon.
Mon discours n’est en tout cas pas celui attendu par nos héros et Bellamy est ainsi le premier à comprendre que Clarke n’est pas Clarke, puisque Josephine tient à peu près le même. Il lui parle alors avec la langue des Grounders et Josephine parvient à s’en tirer, comprenant ce qu’il souhaite. Malheureusement, cela mène à un très bon cliffhanger : après une conversation où elle donnait le change, Josephine est grillée par Bellamy parlant à nouveau en Tridegeslang mais qui n’est pas assez réactif, contrairement à ce qu’il croit. Il se retrouve ainsi paralysé par le même sérum, encore et toujours.
Pendant ce temps, Octavia et Diyoza s’amusent à courser le nouveau love interest de la première au beau milieu de la forêt. Cela signifie qu’elles se retrouvent très rapidement coincées dans des sables mouvants. Et malgré l’avertissement de celui qui essaye d’être leur pote, Octavia se débat et s’enfonce bien rapidement.
Le nouveau n’est pas bête : il surveille ses deux victimes et est en position de les sauver, mais il veut avant tout savoir combien de Nightblood sont là. Les scénaristes en profitent aussi, à nouveau, pour développer le personnage d’Octavia et essayer de nous la ramener. Dans cet épisode, elle est confrontée plusieurs fois à la mort : les sables mouvants, d’abord, puis Diyoza qui lui propose d’en finir avec elle, puis une espèce de comète étrange, anomalie temporelle, qui glace tout sur son passage.
Grâce à cette dernière, le nouveau abandonne son chantage et est forcé de libérer Diyoza, mais il est trop tard pour Octavia. Elle se retrouve donc plus congelée qu’un surgelé Picard, mais survit une fois de plus grâce à l’intervention rapide de Diyoza. Bon, la manière dont Octavia regarde ensuite sa main qui a clairement vieillie, nous fait comprendre, je crois qu’elle vient de tilter qu’elle tenait à la vie finalement. J’espère vraiment que c’est comme ça qu’il faut interpréter ce plan en tout cas ; parce que l’intrigue est un peu abusée – c’est ce qui fait perdre un point à l’épisode, c’est trop gros.
Et sinon, le vrai cliffhanger de cet épisode, c’est Abby avouant à Jackson qu’elle veut sauver Marcus à tout prix parce qu’il est quelqu’un de bien. Oui, elle remplace la drogue par ses recherches, mais elle a une bonne raison de le faire. Mouais. Alors franchement, elle ne m’a pas convaincu du tout dans ce revirement et je plains Jackson d’avoir affaire à une plaie pareille. Quant aux scénaristes qui donne à Jackson la même défense que les nazis, c’était étrange et je me demande où ils vont avec ça.
Josephine entend tout et décide donc de se servir de Murphy, qu’elle trouve craquant (ahahah), pour obtenir ce qu’elle veut. Et c’est absolument génial : Josephine a eu le temps de cerner le caractère de Murphy. Il veut survivre coûte que coûte ? Facile, pour en faire ce qu’elle veut, elle n’a plus qu’à lui révéler que Clarke est morte et qu’elle peut lui offrir l’immortalité. C’est juste génial.
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