The Rookie – S03E10

Épisode 10 – Man of Honor – 15/20
La crédibilité et cohérence globale de l’épisode sont à remettre totalement en question, mais ça n’empêche pas cet épisode d’être un divertissement accrocheur et plutôt bien réussi. On a de l’humour, on a du drama et on a des personnages qui évoluent de manière sympathique d’épisode en épisode. Difficile d’en attendre plus d’une série procédurale à ce stade de sa saison, j’imagine.

Spoilers

C’est le premier jour d’une deuxième année en tant que flics pour Lucy et West qui ne sont donc plus des bleus. John, lui, l’est encore et est renvoyé au pilot de la série dans son intervention de la semaine.


You are risking your life for a thankless job.

Il faut dire que cet épisode commence mal avec beaucoup d’a priori négatif pour lui : il est tard quand je le commence, trop en fait, et j’étais prêt à aller me coucher… mais après un Fear the Walking Dead inattendu, je me suis dit que ça me ferait du bien de changer d’air. C’est le cas avec les premières scènes de cet épisode, sauf que je me suis aussi focalisé sur le titre de l’épisode qui est à la lettre près le même titre que l’épisode de Riverdale que j’ai vu quelques jours avant. Et ça, ce n’est pas bon signe.

Ce mauvais signe est vite oublié, promis, avec un début d’épisode qui est une vidéo de souvenirs filmée par Nolan tout au long de l’entraînement des bleus à l’académie de police.

Il a été vite ami avec Lucy et West, ce qui fait qu’on a des scènes très sympathiques et un truc triste avec un souvenir de la capitaine décédée en saison 1. J’étais content de la revoir, mais les flics sont loin d’être émus quand il regarde tout ça. Evidemment, John a monté une super vidéo pour eux trois, mais maintenant, il n’y en a que deux qui sont flics, c’est bête.

Pour fêter ça, Ben leur rend visite et… j’ai oublié qui c’était, merde. C’est le meilleur ami de John, qui lui raconte plein de choses, notamment le fait qu’Henry a un job désormais. Et qu’il ferait mieux d’en parler avec lui s’il n’est pas au courant. Et effectivement durant la réunion du lendemain matin, John a un appel de son fils pour lui expliquer qu’il a décidé de quitter la fac et commencer son job. Ah ben super. J’espère juste qu’il ne va pas devenir flic lui aussi, parce que ce serait abusé. Après, faut bien renouveler les bleus de la série, parce qu’il y en a deux qui ne le sont plus.

Bien sûr, Lucy et West s’imaginent qu’ils vont vivre une merveilleuse première journée, sauf que… non. Gray s’amuse de les voir espérer une récompense quelconque pour leur première journée, mais il les laisse tout de même rouler ensemble toute la journée. C’est plutôt cool pour une première journée, surtout qu’ils peuvent mettre la clim et la musique quand ils veulent.

Ils vont vite redescendre de leur petit nuage quand le boss d’Angela leur demande ensuite de s’occuper de… surveiller les preuves possibles d’un crime : une barre de chocolat laissée en plein soleil qui ne doit vraiment pas fondre, coûte que coûte. Enfin, jusqu’à ce qu’elle ne soit plus considérée comme une preuve parce que l’assassin a été trouvé et a avoué ce qu’il avait fait. Voilà qui est fait.

De plus, Tim n’a plus à s’occuper de Lucy, alors il s’énerve… après son chien. C’était marrant à voir, jusqu’à ce qu’il soit appelé en urgence par Angela et que ça soit un brin stressant. Elle est enceinte après tout. Finalement, tout va bien : Angela est déprimée par ses essayages de robes de mariée, parce que les demoiselles d’honneur ont assuré qu’elle devait absolument cacher son ventre pour le mariage. Sympathique.

C’est une excellente scène, j’ai tout simplement adoré Tim qui balançait des phrases très justes en lui disant qu’elle n’a pas à cacher son ventre puis qu’elle est fière de son bébé. Et tout ça termine par deux mariées en train de se battre, forçant les flics à intervenir. Et devinez qui est appelé sur cette affaire pour se prendre du champagne dans la tronche et des plumes de robes de mariée sur l’uniforme en étant filmé par Tim ?

Oui, évidemment, Lucy et West. Ce n’est pourtant pas le pire moment de la journée de Lucy : le soir, elle invite ses parents à dîner pour fêter la fin de sa première année, sauf que… ça se termine bien mal. La mère ne soutient pas du tout ce projet de carrière qui consiste à risquer sa vie pour n’avoir jamais le moindre remerciement. Effectivement. Son père ? Il ne se pointe même pas. Eh ben.

Lucy passe une soirée horrible, et ça empire le lendemain matin quand West lui raconte sa super soirée et lui montre le beau cadeau qu’il a reçu. Arf, pas cool de sa part, mai sil ne peut pas savoir à quel point tout ça tourne mal pour Lucy. De toute manière, elle peut se mettre à fond dans son job pour une deuxième journée qui promet d’être riche en rebondissements.

En parallèle de tout ça, John a du mal à se faire à l’idée que son fils arrête ses études pour bosser avec son meilleur ami, mais le meilleur ami est horrible avec John : il lui balance carrément qu’il est envieux de son fils qui réussit où il a échoué dans la vie. Sympathique ce meilleur ami, dis donc. Tout comme Lucy a West, il a heureusement une super collègue en Nyla.

Celle-ci a ses propres problèmes de vie perso, et j’ai aimé la continuité de la saison sur le sujet : on apprend ainsi qu’elle n’a jamais eu de rencard avec le père de l’école de musique, parce qu’elle a dû annuler un premier rencard et lui le second. Dans la soirée, après avoir emprunté du matériel de camping à Nolan, elle découvre en fait qu’Alonso, le type en question, lui a demandé un troisième rencard auquel elle n’est pas venue. C’est con.

Bref, les deux personnages boivent des coups en surveillant des gamines en camping, et tout se termine bien pour eux. Evidemment. Ils ont même un rencard le lendemain soir, après une journée de boulot épuisante. John, lui, se rend chez son meilleur ami pour s’excuser auprès de Ben de l’avoir viré de chez lui la veille. C’était pourtant une chose logique à faire vu le discours qu’il avait envers lui, mais bon.

Ce qui compte, c’est qu’Henry a passé un excellent entretien d’embauche et est en train de réussir sa vie, alors tout va bien. Quant aux scénaristes, ils insistent à nouveau pour nous dire que la prof de John est cool et sexy, mais cette fois-ci de la bouche de Ben. Tout est dit, quoi. Cela dit, c’est faire fi des deux meilleures intrigues de l’épisode.

Dans la première, nous suivons Angela proposer à Tim d’être son « men of honor », aka l’équivalent masculin de la demoiselle d’honneur, parce qu’il a géré à l’essayage des robes. C’est une belle amitié qui se développe pour ces deux-là, peut-être même plus que ce que nous avions vu jusqu’ici dans la série, et ça marche bien. Je suis un peu frustré que ça laisse Nyla de côté, mais il y avait un côté très marrant à voir Tim être forcé de renvoyer Gretchen, la meilleure amie d’Angela, de son rôle de demoiselle d’honneur/planificatrice de mariage.

En revanche, le voir brûler tous les magazines et le classeur sur le mariage en compagnie d’Angela. Ouais, OK, c’est cool à voir et tout, mais un peu de sérieux, un mariage, ça s’organise et c’est hyper complexe à faire sans une base. Je comprends le geste, mais il aurait pu se garder quelques articles ou lignes directrices, ça lui aurait fait du bien. En tout cas, c’était une belle intrigue.

Enfin, reste l’intrigue policière du jour qui fonctionne bien : en ville, la situation dérape super vite pour John et Nyla quand ils sont envoyés en intervention et tombe en plein braquage de banque. Je ne la sentais pas cette intervention, ça remuait trop de choses pour John, qui est évidemment le premier sur le lieu et qui est celui qui intervient et doit garder son sang-froid, comme au premier jour.

John engage ainsi la conversation avec Cooper, un homme qui braque la banque mais semble peu sûr de ce qu’il fait comme criminel. John trouve évidemment les mots justes pour rassurer Cooper et le faire libérer une otage qu’il visait avec son flingue. Quand Cooper est sur le point de se rendre, il se fait toutefois tuer par le garde de sécurité de la banque, assurant que Cooper allait le tuer.

Pff. Connard. Cooper avait en plus un chargeur vide, ce qui rend le tout encore plus terrible pour Nolan. Il veut vraiment passer son temps à bosser sur cette enquête, mais Nyla n’est pas tellement pour : elle considère qu’ils ont fini leur service et qu’il faut en profiter. Si elle a raison, c’est mal connaître Nolan : pendant qu’elle passe la soirée à flirter avec Alonso, lui dégage son meilleur ami de chez lui et fait quelques recherches nocturnes puis matinales sur l’affaire Cooper.

Il contredit un ordre de Nyla, mais celle-ci ne dit trop rien le lendemain matin quand il lui propose d’aller vérifier au travail de la femme de Cooper si elle y est, surtout qu’elle bosse en bijouterie. S’il ne lâche rien comme ça, c’est parce que la veille, Nyla et John étaient chargés d’aller apprendre ce qu’il s’était passé à la famille de Cooper, mais tout ce qu’ils avaient trouvé, c’était une glace fondue et un portable dont l’alarme sonnait non-stop depuis sept heures du matin (sacrée batterie).

Assez clairement, il y a un problème, donc, et ça irrite Nolan de ne pas savoir quoi. Par chance, quand il arrive au travail de la femme de Cooper, il remarque un camion à pizza qui se gare à proximité de là. Rien de bien suspect, en soi, sauf que le même camion était là la veille pour le braquage de la banque. Et c’est ainsi que l’on découvre que Cooper était forcé de braquer la banque, de même que sa femme va maintenant être forcée d’aller voler son travail.

Par chance, elle tombe donc sur Nolan qui l’empêche d’aller faire n’importe quoi à l’étage et qui se renseigne sur l’état de santé de sa fille : elle est prise en otage elle aussi, et un homme est prêt à la tuer. Reste à savoir où elle est exactement : grâce aux indications hyper précieuses et précises de la mère, ce sont Lucy et West (de nouveau coéquipier pour la journée, ce n’est pas très crédible à ce stade pour des ex-bleus) qui sont chargés de retrouver la piste de la petite, pendant que Nyla gagne du temps en bloquant les ravisseurs : elle met une amende à une autre voiture, juste devant eux.

Fort heureusement, Lucy et West font de très bons coéquipiers et ils parviennent contre toute attente à retrouver la petite fille en une dizaine de minutes à peine. Je trouve que l’intrigue commençait vraiment bien, mais la crédibilité générale du truc est quand même pas mal entamée ensuite. Bon, ça fait une fin sympathique à l’hôpital d’avoir Lucy et West heureux d’avoir réunies la mère et la fille après ces journées d’épouvante. En plus, West chouchoute vachement bien sa colocataire et coéquipière en comprenant que sa mère a été infecte avec elle, donc c’était une belle fin d’épisode, qui voyait aussi Nolan heureux de cette avancée dans l’enquête, permise grâce à lui. Du bon boulot de flic, donc.

Vus cette semaine #15

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Lundi

Zoey’s Extraordinary Playlist – S02E08 – Zoey’s Extraordinary Birthday – 18/20
Je retrouve davantage l’esprit de la série avec cet épisode, mais je suis un brin frustré de la direction prise par certaines intrigues. Bon, tant pis, tant qu’on continue d’avoir d’excellentes chansons, répliques et évolutions de personnages comme ça, je reste 100% fan de la série. Il va peut-être commencer à falloir songer à demander une saison 3, maintenant, parce que je n’ai pas envie qu’elle s’arrête, même si elle est moins percutante que l’an dernier.
The Rookie – S03E09 – Amber – 17/20
Cet épisode est véritablement très haletant dès le début, même si on devine assez facilement vers quoi il se dirige. Une fois de plus, la série tente de changer un peu son format, mais contrairement au documentaire de la dernière fois, c’est efficace cette fois-ci et ça permet la mise en place de bonnes idées. Bref, un bon épisode comme ils devraient en faire plus souvent, surtout que ça marche aussi pour l’évolution des personnages.

Mardi

Oups, je n’ai pas eu le temps pour debris cette semaine. Au moins, ça m’en fera deux demain.

Mercredi

NCIS – S18E11 – Gut Punch – 15/20
Difficile de revenir à la normale après l’épisode précédent et, pour le coup, la solution choisie fonctionne plutôt bien ici pour nous réconcilier peu à peu aux personnages et entamer un nouveau fil rouge assez bien senti en 2021. Je suis rassuré par la direction prise dans cet épisode, donc.
This is us – S05E12 – Both Things Can Be True – 16/20
Les développements proposés par cet épisode sont vraiment sympathique et redonne un peu de rythme à la série en s’intéressant davantage aux relations entre les personnages qu’aux personnages en eux-mêmes, comme cela a beaucoup été fait cette saison. Chaque intrigue avait son petit moment prenant et l’ensemble était ainsi assez chouette à suivre, surtout qu’elles abordent des thématiques que l’on ne voit pas forcément exploitées de cette manière ailleurs.

Jeudi

Resident Alien – S01E08 – End of the World As We Know It – 19/20
Un excellent épisode qui gère bien sa tension avec une énorme dose d’humour, comme toujours, et qui marque un tournant pour la série à deux épisodes de sa fin de saison. Cela confirme que la série va avancer vite, et ça me va très bien comme ça, parce qu’il y avait des moments qui ne devait pas traîner beaucoup plus, même si ça passait encore pour quelques épisodes. En revanche, l’épisode ne s’encombre pas trop de certains détails et aspects finalement peu crédibles, tout en ayant du mal avec un rythme un brin haché. Sans mauvais jeu de mots par rapport à la scène finale, bien sûr.

Vendredi

Station 19 – S04E10 – Save Yourself – 17/20
C’est un épisode étonnant parce qu’il semble oublier légèrement une grosse partie de l’intrigue de la semaine dernière, mais si je mets ce détail de côté, c’était franchement très bon cette semaine encore. Je pense que je n’ai jamais autant aimé la série que ces dernières semaines : elle a un bon équilibre et elle a réussi à me raccrocher à une grande partie de ses personnages. Pas tous, il y en a pour qui ce sera toujours impossible… Mais elle y travaille, et ça, c’est cool.
Grey’s Anatomy – S17E11 – Sorry Doesn’t Always Make It Right – 15/20
La série repart sur un épisode plus routinier, mais ce n’est pas forcément une mauvaise chose, parce que c’est aussi pour ça que je l’aime. Je commence juste à m’inquiéter de son sort quand je vois qu’il ne reste que cinq épisodes et que, bon, je ne suis pas prêt du tout à dire au revoir à la série. Il est vraiment temps pour ABC de la renouveler là.
The Falcon and the Winter Soldier – S01E04 – The Whole World is Watching – 17/20
L’épisode prend tout de même son temps, mais il va crescendo vers des pistes que je ne m’attendais pas forcément à voir exploitées comme elles le sont ici. L’intrigue commence à révéler sa force de frappe et l’on voit de mieux en mieux vers quoi on se dirige, avec une fin dont le ton était plutôt inattendu en ce qui me concerne. Nous sommes loin de ce qu’était l’épisode 1 et je me demande quel degré atteindra la série d’ici sa fin.

Challenge Séries 2021

Riverdale – S04E11 – Quiz Show – 10/20
Ah lala, ça n’en finit plus de n’avoir aucun sens et ça nous sort de nouvelles intrigues qui franchement me perturbent énormément parce que je ne sais pas comment ils peuvent en avoir l’idée. Je crois que certains scénaristes veulent concrétiser des fantasmes chelous, et c’est tout. Ou ils se droguent tous. Ou les deux. En tout cas, jamais une série ne m’aura autant questionné sur ce qu’il se passe dans les coulisses de la salle des scénaristes.
Riverdale – S04E12 – Men of Honor – 10/20
Non, je ne veux pas descendre sous la moyenne, parce que je continue de regarder et que ça a toujours son côté addictif avec 150 intrigues qui n’ont aucun sens et continuent d’un épisode à l’autre, et parce qu’il y a toujours des moments qui me font rire ou me font dire que je vais y revenir encore. Mais franchement, ce n’est pas fou du tout et la qualité n’est plus là depuis bien longtemps !
Le Caméléon, c’est Dexter avant l’heure, en fait ? (The Pretender, #04)

J’ai vu aussi… un épisode de La Légende de Korra. Une avancée qui change TOUT, je sais. 

> Vus en 2021 

The Rookie – S03E09

Épisode 9 – Amber – 17/20
Cet épisode est véritablement très haletant dès le début, même si on devine assez facilement vers quoi il se dirige. Une fois de plus, la série tente de changer un peu son format, mais contrairement au documentaire de la dernière fois, c’est efficace cette fois-ci et ça permet la mise en place de bonnes idées. Bref, un bon épisode comme ils devraient en faire plus souvent, surtout que ça marche aussi pour l’évolution des personnages.

Spoilers

Pour le dernier jour en tant que bleus de Lucy et West, c’est une Amber Alert qui occupe tout le commissariat.


Oh so we are in a relationship?

Lorsque cet épisode débute, on ne sait pas bien où il va, avec Lucy et West qui annoncent que ça y est, il s’agit enfin de leur dernier jour. Que fera la série une fois qu’ils seront pour de bon des flics ? Les scénaristes nous pondent un épisode qui risque plein d’émotions sans trop prévenir à l’avance, et ça, c’est plutôt une bonne chose, car ça donne de l’importance à l’épisode, histoire qu’on s’en souvienne. Une fois cette introduction passée, il est plus surprenant de découvrir une nouvelle direction pour l’épisode.

En effet, Nolan n’est pas près de finir sa période en tant que bleu, lui, et il prend doublement cher lorsqu’il apprend que sa prof va passer la journée avec lui et Nyla. Cela n’a pas trop de sens, mais en tant que civile, elle demande à passer une journée dans une voiture de police puisqu’elle écrit un livre sur la police. Quel meilleur choix que son élève pour ça ?

Si elle n’est pas ravie d’apprendre cette nouvelle, Nyla s’amuse toutefois de la situation une fois que la prof est là ; essayant de lui faire comprendre le danger dans lequel elle s’embarque. Et en le faisant, elle passe récupérer sa caméra et voilà où nous en sommes pour cet épisode qui nous annonce un format particulier, qui pourrait franchement être le leur bien souvent : nous allons suivre tout l’épisode à travers les caméras embarquées des différents personnages et des voitures.

D’ailleurs, on nous réexplique que les caméras filment en permanence et qu’elles enregistrent les deux minutes qui précèdent le moment où on les allume. Ah. Deux minutes avant ; voilà qui nous explique pourquoi ça a marché quand West a été agressé, c’est une information qu’il me manquait. Bien sûr, la prof enregistre aussi tout ça avec son propre smartphone. Je me demande quand même si ce n’est pas un moyen de faire des économies sur les équipes de tournage tout ça, parce que ben, le covid et la distanciation. En même temps, je ne suis pas naïf, il faut quand même un caméraman pour vérifier que tout soit bien cadré. Mystère.

La prof a beau expliquer qu’elle n’a pas de temps pour dormir et tout, j’ai du mal à la croire : franchement, elle passe sa vie avec Nolan depuis deux épisodes, elle ne fait que travailler. Sinon, nous, on apprend que les flics galèrent à trouver des toilettes. Soit. On apprend ensuite que Nyla suit la prof de psychologie sur ses réseaux sociaux. C’est assez fou et pas tellement raccord avec ce personnage, je trouve. Et tout ce paragraphe n’a pas tellement d’intérêt du point de vue de l’intrigue de l’épisode, alors ça y est, ça va encore être un article trop long.

Il y a donc quatre caméras dans les voitures de flics d’après ces scénaristes, et on nous les montre lorsque Lucy et Tim montent dedans et entament leur journée. Cela va être long avec Lucy qui veut absolument faire le tour de sa liste des étapes à suivre pour mettre fin à une relation. Tim ne met pas longtemps à la griller avec ses termes psychologiques. Il passe toutefois du déni à la colère, alors bon, Lucy considère qu’il progresse.

De son côté, West passe sa dernière journée avec Angela, et c’est une excellente chose je trouve. Je crains un peu cet épisode : cette idée de dernière journée en tant que bleu, ça sent la merde pour Lucy ou West, non ? Et voir West se retrouver avec une Angela enceinte, ça me stresse. L’intrigue commence alors avec une Amber alert, ce dont je me doutais vu le titre de l’épisode.

Toutes les voitures de police reçoivent l’alerte de la disparition d’un bébé dans un hôpital. Un hélicoptère se lance dans la recherche et nous, on entre dans une course haletante pour retrouver ce bébé. Une fois de plus cette saison, il est question de racisme, avec la prof qui souligne que le bébé recherché est blanc, et que si ça met autant de flics sur le sujet, c’est bien pour ça. Nyla a beau tenter de défendre la police, on la voit peu sûre d’elle sur le sujet. Une fois de plus, je trouve que la série fait bien de parler de ce sujet, mais qu’elle le fait vraiment à la manière d’un éléphant dans un magasin de porcelaine. Je suis pour un changement des mentalités ; je ne suis pas sûr que le faire comme ça finisse par avoir un impact sur du long terme. Ils prêchent les convaincus à ce stade.

Malgré les recherches, Nolan et Nyla continuent de papoter avec leur invitée du jour, jusqu’à ce qu’ils repèrent la voiture. Bien sûr, Tim profite également de cette situation pour souligner que Lucy préférerait que la solution trouvée pour éviter ce kidnapping par le père de l’enfant soit psychologique. Et c’est bien vu… mais pas vraiment la question quand la course poursuite avec la voiture du père commence.

La technique utilisée est vraiment intéressante : les flics suivent les routes parallèles pour éviter d’être repéré par le père, alors que les voitures encerclent progressivement celle du suspect. Les blocages sont des pièges mortels, apparemment. Nyla et Nolan perdent malheureusement le visuel de la voiture à cause d’un camion UPS et personne ne le retrouve, pas même Lucy et Tim l’ayant vu passer juste avant… jusqu’à ce que l’hélicoptère s’en mêle.

Si la voiture est retrouvée, le conducteur semble toutefois avoir perdu le contrôle du véhicule et finit dans un poteau. Tout le monde stresse bien sûr, mais ça ne mène nulle part. Il n’y a pas de bébé dans la voiture, juste de la drogue et un flingue. Oups. Le bébé n’a donc pas été enlevé par le père, et nous avons le reste de l’épisode pour retrouver ce bébé, ce qui stresse énormément les flics : ils n’ont plus de piste, ça craint.

Si West reste optimiste sur le sujet, Angela s’avère super détachée pour une femme enceinte, soulignant qu’ils ne sont pas sûrs de retrouver le bébé. Elle me fait de la peine à voir le monde comme ça, mais je la comprends, elle n’est pas sur un boulot très charmant pour devenir mère. Je dois toutefois dire que j’ai adoré la revoir avec West dans sa voiture, surtout qu’elle laisse West conduire. Lui qui stressait de passer sa dernière journée au guichet, ça change tout quand même.

Les deux personnages en viennent à parler de la grossesse d’Angela et de ce que ça signifie pour son boulot, et j’aime le fait qu’Angela contacte Nyla pour lui demander comment faire. Lorsqu’elle reçoit l’appel d’Angela indiquant de passer sur une chaîne privée, Nyla demande évidemment à la prof de couper sa caméra… avant d’apprendre ce dont il est question et de parler des douleurs de l’accouchement.

Nolan fait en sorte qu’elle change de discours et c’était marrant à voir, cette conversation sur la grossesse. Lucy écoute tout aussi… jusqu’à ce qu’il soit question des femmes enceintes qui en accouchant finissent le plus souvent par déféquer sur elle-même au passage. Lorsqu’un supérieur (Gray ?) les rappelle à l’ordre Nyla raccroche donc de cette conversation étonnante. Enfin, étonnante. Cela n’a rien d’étonnant entre collègues et amis, mais c’est surtout pour la série que ça l’est car c’est la première fois qu’on la voit à ce point-là. Nous avons une conversation parfaitement décomplexée des policiers alors qu’ils sont tous sur le qui-vive.

Si West est trop mignon à assurer à Angela qu’il surveillera lui-même son bébé tant qu’elle sera à l’hôpital, Lucy, elle, perd son calme face au temps qu’ils perdent. Moi, je ne m’en remets pas de ce moment de discussion informelle sur la grossesse à une heure de grande écoute sur ABC, surtout présenté de cette manière. La série trouve toujours des moyens de me surprendre.

D’ailleurs, Tim en est quand même à dire que Lucy a eu de la chance pour l’instant dans ce job, alors qu’on sait bien que non. J’ai beaucoup aimé les voir stressés de trouver un bébé mort pour leur dernière journée ensemble, de même que j’ai aimé cette intrigue de la liste des choses à faire pour se dire au revoir. Je craignais le pire en début d’épisode, mais ça marche super bien avec ces deux personnages.

Tim en arrive à reprocher à Lucy d’être trop sensible et trop attachée aux gens ; assurant que c’est ce qui la perdra si elle veut vraiment être une flic sous couverture. Il trouve qu’elle n’a pas l’instinct assez froid pour ça, préférant être trop honnête avec tout le monde. J’ai aimé voir Lucy le prendre à la fois mal et bien : elle sait qu’il a un argument solide après tout.

Lucy étant Lucy, c’est sans surprise qu’elle finit par balancer à Tim qu’elle a des sentiments pour lui, et ça n’a aucun sens. Pourtant, Tim mord à l’hameçon de ce poisson d’avril. C’est beaucoup trop (comme les nombreuses pubs FedEx dans l’épisode, alors que UPS est le méchant camion), surtout que Lucy en arrive même à espérer que Tim soit amoureux d’elle aussi, et que maintenant qu’elle ne sera plus sa bleue, elle espère le voir franchir une ligne.

La série n’a jamais pris cette direction sur les trois dernières années, alors je n’y crois pas. Tim trouve même les bons mots pour la rejeter sans l’envoyer paître et… Lucy finit par être morte de rire. Le but est évidemment de lui faire prendre conscience qu’elle a tout ce qu’il faut pour être une bonne flic sous couverture : elle a réussit à lui faire croire son mensonge, et c’est important. L’honnêteté, c’est une chose, mais ça ne l’empêche pas de mentir et d’avoir un instinct froid. Jusqu’à ce qu’elle culpabilise.

Pendant ce temps, dans la voiture de Nolan et Nyla, la prof continue de proposer ses solutions pour rétablir un meilleur équilibre dans le système de la police corrompu et pas au point selon elle. Ils sont interrompus alors que Nyla approuve certaines des options proposées par la prof : un opérateur leur indique de se rendre à une adresse où un homme a appelé le 9-1-1 pour indiquer que sa femme est celle qui a kidnappé le bébé. Elle a perdu elle-même son bébé le matin même, un bébé de deux mois. L’acteur est excellent franchement dans la peau de ce jeune père qui vient de perdre son bébé et est paniqué de voir sa femme en enlever un autre.

Le problème, c’est que l’on en arrive à Nyla expliquant qu’il faut à présent considérer la maison comme une scène de crime. Les bébés qui meurent dans leur sommeil, c’est parfois – souvent – un accident meurtrier. L’homme peut s’effondrer dans la rue et tenter de s’assurer qu’on ne blessera pas sa femme, mais l’affaire prend une nouvelle tournure avec cette nouvelle suspecte.

Angela reçoit la modification de l’alerte… et se rend compte que cette affaire est le summum de toutes ses angoisses : un bébé kidnappé, un qui meurt dans son sommeil, c’est vrai que ça fait beaucoup. Comme le nombre de camions FedEx qu’ils foutent dans le décor, sérieusement !

En parallèle, la prof s’inquiète de voir que le mari n’est pas amené avec eux pour convaincre sa femme de se rendre sans faire de mal au bébé, mais les flics lui font prendre conscience que ça pourrait être dangereux. J’ai aimé cette partie de l’épisode, surtout que Lucy est consultée par Nolan puisqu’elle a fait de la psychologie et qu’il espère mieux comprendre Rita, la femme qu’ils cherchent, grâce à elle. Lucy est capable de dresser un profil rapide de Rita, et ce n’est pas bon signe du tout : elle est tout à fait capable de se blesser, ou de blesser le bébé vu son état de dépression suite à la mort de son bébé.

La voiture est localisée par Lucy en plein milieu de cette analyse, et ça ne s’annonce pas bon du tout non plus pour la suite de cet épisode : la voiture est abandonnée depuis moins de cinq minutes, mais ça craint.

Maintenant que la femme a disparu, il faut la retrouver vite, et on peut de nouveau compter sur l’hélicoptère pour la localiser, quand Angela et West trouvent une fausse piste. La prof continue d’essayer de comprendre le fonctionnement des flics, et elle est surprise de découvrir que toute la responsabilité leur incombe dans une situation comme celle-ci. Nolan et Nyla sont les premiers sur les lieux, mais ils ne sont pas les seuls, la presse étant là aussi.

Nyla décide d’envoyer Nolan parler à Rita. Forcément. Elle est consciente que Nolan est le plus psychologue sur les lieux. Le problème, c’est que Rita ne veut pas mettre son bébé au chaud quand Nolan tente le coup pour la faire revenir à la raison – ou alors, le problème, c’est que ce n’est pas son bébé, au choix. Angela et West arrivent aussi, et Nyla essaie de garder la presse au loin.

Angela s’impatiente de voir Nolan échouer et finit par s’en mêler aussi, surtout que les secours pour éviter que Rita ne se jette d’un pont sont encore loin. Ah, oui, Rita est au-dessus de rails sur un pont, alors ça craint tout ça. Quant à Angela, c’est la femme enceinte après tout, alors elle doit se dire que ça peut aider. Elle essaie de sympathiser avec la femme grâce à sa grossesse, et c’est plutôt une bonne chose, mais c’est une sacrée responsabilité à prendre tout de même. Il faut bien dire ce qui est : si elle se plante sur ce cas, ce sera violent psychologiquement pour elle. Le stress finit par prendre dans l’épisode, même si je n’ai jamais imaginé que ça finisse vraiment mal vu la situation.

Bon, si, au début peut-être, mais plus à ce moment-là. Angela fait prendre conscience à Rita qu’elle ne tient pas sa fille dans ses bras et récupère le bébé dans un coup de poker un peu problématique, parce que Rita aurait pu jeter aussi le bébé en voyant que ce n’était pas sa fille… Nolan peut alors prendre en charge Rita pour éviter qu’elle ne se suicide, et sa dépression fonctionne vraiment bien à l’écran. L’intrigue est forte, avec Angela qui ramène ce bébé avec elle. Pfiou.

De retour au commissariat, les flics peuvent donc éteindre les caméras, et Nyla en profite pour demander à la prof si le livre est déjà écrit. C’est effectivement le cas, et elle ne semble avoir fait tout ça que pour le fun, n’ayant pas vraiment de bons arguments pour s’expliquer. La prof est toutefois sûre d’elle et sûre du fait que la police ne changera pas comme ça.

Elle finit par changer d’avis grâce à Nolan et Nyla, et accepte de voir Gray à un autre moment pour en reparler avec lui : certains flics sont prêts à changer le système, c’est cool d’être dans une série. Nolan en profite pour tenter de se venger de Gray, et c’était plutôt marrant, surtout le coup du carnet dans lequel il a écrit la réplique de Gray dans le premier épisode pour lui prouver qu’il avait tort. Soit, mais… il n’a pas changé de carnet depuis ??

Bien sûr, l’épisode arrivant à son terme, nous voyons la fin de trois saisons d’intrigues pour West et Lucy. Ils ne sont plus des bleus, enfin. Et ça se fait comme si de rien n’était, franchement. Angela félicite West, alors que Tim lui, a recommencé à écrire son rapport à l’avance. Tim a la meilleure des enveloppes pour Lucy cette fois, affirmant qu’elle l’aura surpris positivement dans chacune de ses décisions du jour.

Et ce fut le cas ! En retour, Tim a aussi un cadeau de remerciement de la part de Lucy… qui prend évidemment la peine de reculer au moment de lui offrir. Il s’agit d’un colis qui envoie plein de farine sur la tronche de Tim. C’était prévisible. Elle lui fait la meilleure des blagues, et il n’est pas vraiment malin sur ce coup-là.

Lucy peut alors retrouver West pour rentrer chez eux et fêter la fin de leur année de galère, même s’ils bossent encore le lendemain. Quant à Nyla, elle se rend bien compte que son bleu a besoin de support ; alors elle l’invite à dîner chez elle, mais seulement il paie. C’est un geste vraiment sympathique de la part de Nyla, et ça permet une jolie fin à cet épisode. Bref, la saison peut continuer pour les derniers mois de Nolan en tant que bleu. Facile.

The Rookie – S03E08

Épisode 8 – Bad Blood – 16/20
La reprise se fait indépendamment d’un fil rouge, sur un épisode qui fonctionne bien indépendamment, mais manie assez l’humour pour qu’on ne s’ennuie pas non plus. Cela fait plaisir de retrouver les personnages après un mois, et je suis surpris de voir que nous n’en sommes qu’au huitième épisode de la saison. Il en reste quelques-uns à savourer finalement, c’est cool.

Spoilers

Un tag énerve Tim dans des proportions que Lucy a du mal à comprendre, alors qu’Angela a un conflit d’intérêt sur une affaire de kidnapping.


I’m pregnant. Don’t try me.

Parce qu’il s’est retrouvé coincé au travail, Nolan tente de créer une exception auprès de sa prof pour pouvoir repasser un partiel… Ce n’est pas exceptionnel, mais ça mène à une question sympa qui aura forcément un impact sur la manière dont il fait son job : elle lui demande comment il ferait pour retrouver un possible agresseur sur le simple témoignage d’une femme qui n’est pas sûre de ce qu’elle a vu.

Bien sûr, Nolan en parle aussitôt qu’il le peut à Nyla, histoire d’avoir ses conseils… Et rapidement, on en revient aux questions de racisme, parce que la prof est assez maligne pour que le témoignage de ce crime accuse un homme qu’elle pense être noir, sans pour autant en être certaine. La question va occuper Nolan tout l’épisode, évidemment, donc j’y reviendrai plus tard dans la critique.

En début d’épisode, Lucy se réveille au son d’un SMS. Lucy est encore en contact avec Emmett ? Mais quelle blague ! Elle reçoit en début d’épisode un SMS pour se faire larguer, et ça n’a aucun sens. Les scénaristes ont oublié son existence depuis huit épisodes et nous le ramènent comme ça ? En plus, on enchaîne sur des clichés sexistes franchement mal venus quand elle s’en plaint à West, je ne suis pas convaincu du tout. Au commissariat, West se retrouve quant à lui forcé par son père d’accepter un job, avant de soutenir Lucy qui n’en a rien à faire de lui, trop occupée par son propre problème.

Heureusement, elle va rapidement avoir de quoi se changer les idées quand Tim alerte tous les officiers de la ville, y compris celui en charge de la presse, lorsqu’il découvre que leur voiture de flics a été taguée. Le problème, c’est que ce tag, ce n’est pas rien pour lui : c’est totalement un cas personnel pour Tim, parce que dix ans plus tôt, lorsqu’il était bleu, sa voiture de flic avait été taguée aussi. Et tout ça s’était produit juste sous son nez. Evidemment qu’il est énervé par le retour de ce tag dans sa vie.

L’intrigue reste liée à celle de West, et il n’est pas au bout de ses peines, le pauvre, avec Gray qui veut passer la journée avec lui pour lui expliquer ce qu’il doit faire de son avenir. Si son père le veut aux affaires internes, comme lui, Gray le veut comme professeur de l’académie. Il a bien envie de voir son meilleur bleu enseigner ce qu’il sait et sa manière de réfléchir aux nouvelles recrues… et ça permettrait aussi aux scénaristes de prolonger la série.

En tout cas, alors qu’ils sont ensemble en voiture, ils repèrent le fameux taggueur de Tim qui vient juste de changer de voiture avec Lucy. Si la course poursuite peut immédiatement commencée, Gray s’arrête subitement et tombe au sol, ayant clairement des douleurs surprenantes. West fait demi-tour, et je ne comprends pas trop pourquoi, parce qu’il y a clairement une autre voiture en approche : celle de Lucy et Tim. Du coup, son chef n’était pas seul et la priorité aurait pu être d’attraper le méchant… mais en même temps, c’est bien de le voir humain ; bien qu’il s’inquiète de savoir si le chef fait une crise cardiaque.

D’ailleurs, Lucy pose aussi immédiatement la question. Si elle reste auprès de Gray et West, le second part tout seul à la suite du taggueur, qui a encore réussi à s’enfuir. Bien sûr, Tim ne parvient pas à l’arrêter… et pire encore, sa voiture se fait tagguer une nouvelle fois. Honnêtement, cette intrigue a beau être naze, j’ai beaucoup ri.

Et ce n’était que le début, parce qu’évidemment que Lucy reste avec son boss et voit finalement débarquer les pompiers. De toute évidence, la série ne veut pas ré-embaucher l’acteur qui jouait Emmett, mais ce n’est pas grave, parce qu’il a un beau collègue : Tanner. Et celui-ci n’hésite pas une seconde à entrer dans le jeu de séduction de Lucy quand il apprend qu’elle n’est plus avec lui.

Lucy passe alors le reste de sa journée à parler de ça, et ça énerve Tim parce qu’elle se plaint d’Emmett qui la largue par SMS comme si leur relation n’avait pas d’importance, alors qu’il lui fait remarquer justement qu’elle non plus n’en parlait pas et ne semblait pas y trouver beaucoup d’importance. C’était marrant à entendre, même si ça fait de la peine pour le personnage.

En ce qui concerne « Eagle Eye », à savoir Tim une fois que tout le commissariat a pu se moquer de lui quand il était bleu grâce à Isabelle, tout se termine plutôt bien : il retrouve son taggueur qui est finalement une femme, femme qui se blesse lors de l’un de ses tags. Elle lui confie sur son lit d’hôpital qu’elle voulait juste retrouver sa jeunesse après un divorce compliqué, et Tim la laisse aller, ne lui mettant finalement qu’une petite amende. Eh, j’étais à deux doigts de les shipper !

Par contre, Tanner et Lucy ? Meh. Le pompier accepte qu’elle change d’avis à propos de leur dîner, mais il ne lâche pas l’affaire pour autant et lui promet de la recontacter deux semaines plus tard pour lui proposer à nouveau de sortir avec lui. Il lui laisse ainsi le temps de digérer la rupture et de voir si elle veut ou non sortir avec lui.

Dans tout ça, on en oublie presque Gray qui se retrouve lui aussi à l’hôpital dans l’épisode et y croise le père de West. Cela énerve West qui finit par s’enfuir comme un adolescent frustré en les entendant parler de son avenir… avant de faire en sorte de les convoquer l’un et l’autre dans le commissariat pour régler cette affaire une fois pour toute : il veut faire ses propres choix. Quant à Gray, il n’a que des douleurs dorsales bien normales pour son âge.

De son côté, Angela est sur une sombre affaire de kidnapping, et elle se retrouve à parler de l’affaire avec Wesley. Ce n’est pas la meilleure des idées d’en parler à son mari qui est avocat et risque de finir sur l’affaire, je trouve. Bien sûr, il s’agit d’une enquête qui va nous occuper une partie de l’épisode, puisqu’Angela doit mener l’enquête pour retrouver l’enfant kidnappé – qui est un grand enfant, contrairement à ce que j’imaginais.

Elle est toutefois en plein conflit d’intérêt et en parle aussi à Gray (avant sa mésaventure à l’hôpital). Angela en profite pour croiser West, ce que je trouve plutôt sympathique, parce que leur duo me manque – et doit leur manquer aussi. Malgré tout, c’est l’aide de Nolan et Nyla qu’Angela réclame, parce qu’il s’avère que son affaire de kidnapping est liée à Oscar, le criminel qui a eu la bonne idée de planter un couteau en Wes il y a une année. Décidément, cet épisode de missiles nucléaires a marqué les scénaristes, pour une raison ou une autre. En tout cas, il s’avère donc qu’Oscar a eu un enfant dont l’ADN est lié à l’affaire d’Angela.

En revanche, il n’est pas au courant de son lien de filiation avec cette personne liée au kidnapping. Oscar se retrouve à devoir aider Nyla et Nolan à retrouver la piste de cette fille cachée, parce que son ADN a été retrouvé par Angela. Voilà qui est plutôt tiré par les cheveux, mais qui fonctionne malgré tout avec Nyla qui en profite pour récupérer un Furby pour sa fille dans les affaires confisquées en prison, et ça m’a fait rire, et Nolan qui demande évidemment l’avis d’Oscar sur la fameuse question de sa prof.

De fil en aiguille, avec une Nyla qui s’énerve et s’impatiente souvent vis-à-vis d’Oscar, la fille est retrouvée grâce à une conquête qu’il avait oublié, la collègue d’une de ses ex. Sympa. Quand la fille est finalement convoquée au commissariat, Oscar se retrouve à être l’avocat de celle-ci. Cela n’a aucun sens, mais c’est joué avec humour par les acteurs comme les scénaristes, alors pourquoi pas. Le système américain est tordu à bien des égards.

Oscar prend donc à cœur la défense de sa fille, mai sil n’en oublie pas qu’il cherche aussi à passer un maximum de temps hors de prison. Il ment aussi à sa fille en assurant que sa mère était l’amour de sa vie, ça va de soi. La fille révèle tout à son père et mène les flics chez son copain lorsqu’elle comprend qu’elle est en train de se faire avoir par celui-ci ayant réclamé une plus grosse rançon que prévue.

Le problème, c’est qu’entre temps, le type s’est vraiment fait enlever par d’autres potes qui voyaient là une opportunité de récupérer l’argent que le fils voulait extorquer à ses parents. Quelle intrigue merveilleuse. Angela est toujours avec les parents et elle reçoit alors une boîte pleine de sang de l’enfant kidnappé. C’est merveilleux, ça. Ce qui est moins merveilleux pour Angela, c’est qu’elle se retrouve à devoir remettre l’affaire aux mains du FBI.

La menace va trop loin pour qu’ils ne soient pas informés, apparemment. Pour ne rien arranger à la journée d’Angela, elle est aussi confrontée à Oscar que Nyla et Nolan ramènent, avant de le confier au FBI. Oscar est infernal avec eux avant de partir, forcément, félicitant Angela d’être enceinte et affirmant à Nolan une réponse au test qui n’est pas la bonne. L’officier en profite alors pour rappeler son prof, pour demander des informations supplémentaires.

Nyla est morte de rire quand elle entend que Nolan se fait raccrocher au nez. Ils restent toutefois dans les parages de la maison où le FBI commet des erreurs de bleu : Oscar n’a aucun mal à s’échapper. Dès lors, Nyla et Nolan l’arrêtent à nouveau, ce qui était plutôt marrant, et se servent de lui pour retrouver le kidnappeur.

C’est plutôt bien sympa comme intrigue, et les scénaristes s’amusent vraiment bien dans cet épisode, casant des petites blagues en chemin. Ainsi, Oscar se retrouve avec toujours le même flic incompétent comme babysitter alors que Nolan et Nyla se rendent dans l’entrepôt où se trouve probablement la victime kidnappée à qui l’on a prélevé beaucoup de sang.

Ils sont toutefois forcés de ruser pour arrêter les kidnappeurs qui ont des armes bien trop dangereuses pour les arrêter simplement. Cela fonctionne vraiment bien comme intrigue je trouve et j’étais content de voir la ruse des officiers utilisant les alarmes des voitures abandonnées de l’entrepôt.

C’était marrant. Quant à l’intrigue, l’enfant s’était fait kidnapper pour avoir l’argent de ses parents, avant que ses parents ne fassent de la merde. Bien sûr, Oscar retourne en prison, et sa fille aussi, mais on a droit à une dernière scène pour lui. Les scénaristes aiment le personnage et l’acteur, c’est évident, alors je pense qu’il n’a pas forcément dit son dernier mot.

En fin d’épisode, Nolan débarque finalement très tardivement dans le bureau de sa prof, assurant qu’il n’y avait pas de bonne réponse à son test et qu’il est prêt à avoir un F parce qu’il refuse de faire le mauvais choix. C’est un peu frustrant, mais c’est aussi vrai. La prof accepte donc de le surveiller pendant 45 minutes supplémentaires… et franchement, aucun prof ne ferait jamais ça au moment de partir du boulot, mais son sourire final était trop drôle pour que je leur en tienne rigueur.