Widow’s Bay – S01E02 – Lodging – 17/20

J’ai l’impression que la série n’arrive pas à décider dans quelle direction elle veut aller à multiplier les pistes et les indices, mais je suis aussi à peu près sûr qu’elle sait parfaitement où elle va. Elle exige beaucoup d’attention en tout cas, car il y a énormément de petits détails à capter et retenir pour la suite. J’aime l’exigence qu’elle demande et j’ai beaucoup d’espoir sur les réponses qu’elle apportera. Bref, je suis pris au piège et curieux de voir la suite.

Spoilers 

Tom accepte un défi des habitants de l’île pour prouver qu’il n’y a pas à avoir peur des malédictions et légendes urbaines.

Maybe all these things were real at one point, but they’re not anymore.

Quelqu’un a-t-il compris le début d’épisode dès le premier visionnage ? On voit une Eglise aux cloches qui sonnent et c’est tout. C’est pourtant par là que le doute va commencer à s’infiltrer dans cet épisode, il faut juste savoir être patient. Et ça me va, ça.

Contre toute attente, l’article du journaliste du New-York Times est hyper positif. Arthur fait une très belle promotion de l’île et ça fait plaisir au maire. Il est persuadé que cet article va ramener plein de touristes. Ce n’est pas le seul à le penser : Wyck aussi le pense et il n’aime pas ça du tout. Il essaie donc d’empêcher les touristes d’arriver. Son plan est simple : une planche, des clous et une porte de l’hôtel de l’île.

Je suis à peu près sûr qu’il a raison, mais comme il a la bonne idée d’être alcoolisé, personne ne l’écoute ou le croit. Il arrive tout de même à taper assez sur les nerfs de Tom pour que celui-ci fasse une sortie de route avec une petite insulte en public. Le traiter de péquenaud devant une partie de la ville ? Pas bien malin le Tom. Pas bien malin non plus le Wyck : sa planche n’empêche pas la porte de s’ouvrir. J’ai bien ri.

Le soir, Tom se rend au bar de la ville pour boire un coup. Il y croise le prêtre, parce que pourquoi pas, qui lui fait un petit sermon l’air de rien. C’est là que les cloches de l’Eglise reviennent hanter l’épisode : Tom reproche au prêtre de ne pas les surveiller assez si son fils, probablement, est capable de les faire sonner le matin. Le prêtre lui dit que c’est impossible, sans vraiment expliquer plus que ça. J’ai hâte d’en savoir plus, mais ça fait encore une piste. Va falloir que je commence à me faire une liste de questions, comme à l’époque de LOST. La réponse vient assez vite tout de même : on voit le prêtre aller vérifier que les cloches sont toujours enchaînées et qu’elles ne peuvent pas fonctionner.

De manière perlée dans l’épisode, on découvre ensuite que le prêtre a des instructions à suivre si la cloche devait se mettre à sonner.

De son côté, Tom souhaite rentrer chez lui, mais dans le bar, il est arrêté par un type qui se fait l’écho de son « péquenaud » de la journée. Un débat commence aussitôt avec les clients et il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il soit obligé d’aller dormir dans l’auberge de l’île le soir-même. En effet, il y a plein de légendes urbaines de péquenauds autour de cet hôtel et les clients du bar lui demandent d’aller vérifier par lui-même. C’est aussi l’occasion pour lui de prouver qu’il n’est pas une poule mouillée.

Tom doit aussi se filmer pendant qu’il reste toute la nuit dans la suite du capitaine, bien évidemment. Rosemary a en plus la bonne idée de faire en sorte qu’il y soit enfermé toute la nuit par Kurt, le propriétaire. Oui, ce même propriétaire qui a peur de mettre un pied dans la chambre où Tom doit rester. On a beau être cartésien et rationnel comme Tom, je crois qu’on peut commencer à douter et remettre en question ses choix à un moment.

Avant tout ça, Tom demande à son fils Even d’aller passer la nuit chez Ruth et se fait emmener à l’auberge par… Patricia. Elle est tout le temps là, c’est fou. Le motel ? Il est très vieillot et désuet, franchement, pour une auberge qui vient d’être rénovée pour la saison. Il n’empêche que Tom doit y passer la nuit pour vérifier une à une les légendes urbaines sexistes. J’aime bien ce que ça donne pour l’ambiance : le vieux motel, la lumière du phare qui donne sur le lit, la surveillance de Kurt par caméra, les jeux de société… Gloups.

Les légendes urbaines sont testées une à une sans que rien ne se passe : l’île a sa version de Bloody Mary (pauvre Hortense moche !), son placard hanté, ses mythes que Tom vérifie tous un à un. Si rien ne semble se passer à première vue, quand il retourne dans sa chambre, Tom constate que les rideaux qu’il avait pourtant fermés sont à nouveau ouverts. Il entend aussi, dans la ventilation de la salle de bain, le décompte pour la nouvelle année.

En vrai, tout ça instille pile ce qu’il faut de fantastique pour que ça m’intrigue. Il peut tout aussi bien être en train de rêver – ou subir les effets du whisky qu’il vient de boire. Si je vous dis qu’en plus ma fenêtre s’est mise à grincer pile à ce moment, vous comprendrez que j’étais bien dans l’ambiance quand Tom rencontre son voisin de chambre, William.

Oh lala, c’est tellement évident que ce William a résidé à l’auberge dans le passé et n’est pas là, non ? J’ai hâte d’en savoir plus. Cela tombe bien : l’épisode ne traine pas trop à y revenir. Tom accepte de boire un verre avec William après avoir tenté de regarder la télé. Malheureusement pour lui, la télé est bloquée sur un film de pub pour l’île d’un ancien maire. Et ça ne donne pas envie de s’y attarder – dommage, il aurait pu faire la silhouette étrange s’il l’avait fait.

Finalement, Tom passe une très bonne soirée avec William, jouant avec lui aux jeux de société et lui racontant un peu sa vie – tiens, Tom a été élu sans concurrent. William est sympathique, avec une face un peu sombre qu’il fait passer pour de l’alcoolémie. Il parvient à convaincre Tom de poursuivre sa liste avec le dernier défi de la ville : passer par un trou dans le sous-sol de l’hôtel. Franchement, légende urbaine ou non, c’est tout à fait le genre d’endroit où je n’irais pas quoiqu’il, comme on dit aujourd’hui. Ouais, je suis une poule mouillée, je suppose.

Maintenant que j’ai vu cette scène, je vais l’être encore plus. Je suis coulrophobe, rien de nouveau ici, mais quand William décide de venir rendre visite à Tom dans le sous-sol de l’hôtel avec son masque de clown, irk. Juste irk. Voilà, je n’aime pas ça : le clown à quatre pattes qui se jette sur Tom, coincé dans le sous-sol à côté d’un cadavre, c’est un cauchemar.

Oui, précisément, un cauchemar. Tom se réveille, évidemment. Le lendemain matin, il fait venir le shérif et Kurt pour leur parler de William, cet étrange invité de l’hôtel. Le problème, c’est qu’il n’y a personne d’autre dans l’hôtel et que la caméra de surveillance nous montre Tom parler tout seul et jouer aux jeux de société tout seul. Aha. C’était tellement prévisible !

Au moment où Tom essaie de se dire que peut-être il était somnambule, Wyck débarque pour confirmer que ce William est évidemment celui de la légende urbaine de Willy le clown. Kurt essaie bien de calmer le jeu, mais il va vite le regretter : Wyck le met tout simplement au défi de rentrer dans la chambre du capitaine.

Wyck est un vrai bourreau sur ce coup-là. Il torture Kurt, il essaie de convaincre Tom de reconnaître qu’il s’est trompé et il s’amuse de mettre Kurt 10, puis 30 secondes dans la chambre. Le temps semble être bien plus long pour Kurt que pour les gens dans le couloir. Cette fois, Kurt n’est pas ravi d’avoir passé 30 secondes de plus, quoi, même s’il a prouvé qu’il n’avait pas peur. Tout pour son business. Le problème, c’est qu’entre temps, la chambre a bien changé : Kurt y a passé plus de trente secondes, c’est sûr.

Comme dans toute bonne histoire fantastique, le doute reste sauf quand le shérif trouve ensuite de la moisissure dans un coin de la chambre. Et si Tom avait halluciné à cause de cette moisissure ? Moi, je commence à être agacé par le déni de Tom, par contre. C’est trop, franchement. Tu ne peux pas continuer de prétendre que rien ne s’est passé après tout ça, mec. Juste NON.

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Widow’s Bay – S01E01 – Welcome to Widow’s Bay – 15/20

Je ne suis pas aussi hypé que je l’espérais quand j’entendais parler de la série, mais je vois tout le potentiel qu’elle a rien qu’avec ce pilot. L’épisode m’a paru un peu long par moment, parce qu’il introduit plein de pistes et de choses différentes. Il est plutôt inattendu dans ses twists et je ne vois pas du tout vers où ils se dirigent. Si vous en doutiez, si, c’est une bonne chose : la surprise est la bienvenue, l’ambiance est intéressante. J’attends juste d’accrocher davantage aux personnages, maintenant, je crois que c’est ce qu’il va me manquer malgré le casting excellent.

Spoilers 

Widow’s Bay est frappée par un phénomène étrange en pleine nuit : coupure de courant et tremblement de terre.

Why are you mayor of this town if you hate everyone this much ?

Etonnant début pour une série qui s’est attirée les faveurs de plein de sériephiles : j’ai l’impression d’être devant Les Dents de la Mer. On voit un vieil homme dans un bateau en train de papoter à la radio avec un autre type tout aussi âgé, probablement dans un phare. Toutefois, l’ambiance change radicalement très rapidement : l’homme aperçoit ainsi plein d’oiseaux qui s’affolent dans le ciel, une bonne brume arrive, le radar s’affole et tout est d’un coup super sombre. OK. On va dire que ça pose une ambiance.

Tout est sombre, oui, et ce n’est que le début. A quelques miles de là se trouve une petite île qui, à 2h06, perd toute l’électricité subitement. On enchaîne sur un tremblement de terre qui réveille le maire en pleine nuit. Tom, c’est son nom, se précipite dans la chambre de son fils, qui n’est pas là – trop occupé à se droguer dans sa voiture.

J’aime bien l’introduction qui nous montre directement une situation de crise pour le maire, mais j’ai un peu de mal à repérer les personnages à ce stade. À la mairie, il y a donc une certaine Rosemary et une Ruth, Rosemary a parlé à Mitch à propos des pannes de courant. Le courant met du temps à revenir jusqu’à la mairie, mais ça finit par être le cas. Soit.

Un tremblement de terre sur une petite île qui n’est pas habituée à ça, c’est étonnant. C’est une catastrophe pour Tom, surtout qu’il sait qu’un journaliste doit arriver bientôt pour faire un article sur son île – et c’est un article déterminant pour la survie de l’île, qui a besoin de son tourisme estival, apparemment.

J’avoue que j’ai eu du mal à accrocher à ce début (Ruth, l’assistante âgée, a l’air amusante), mais soit : le journaliste, Arthur, finit par arriver et Tom lui fait la pub comme il peut. Il n’est pas aidé : le ferry arrive en avance et est conduit par un homme qui assure au journaliste qu’il se passe d’horribles choses sur l’île, Tom essaie de faire un cours d’histoire positif sur l’île, mais le musée le contredit : celle qui le tient lui rappelle qu’il y avait 43 colons à la base et un article de journal encadré rappelle que dans l’histoire de l’île il y a du cannibalisme.

Voilà une île qui ne donne pas forcément envie de passer de bonnes vacances. En fait, je serais le journaliste, je crois que je prendrais la décision de me barrer au plus vite. Ce serait encore plus vrai si je savais que le maire tenait une réunion avec ses conseillers pour leur demander de me surveiller 24h/24. Et si en plus pendant cette réunion, il était question d’un brouillard qui fait disparaître des gens… Ouais, je me barre.

Heureusement pour nous, il ne s’agit que d’une série alors j’aime bien l’idée : Wyck, l’homme du phare si je ne me trompe pas, vient voir le maire pendant la réunion pour expliquer que l’île est maudite et que ça a commencé. Selon lui, le brouillard de la nuit précédente a fait disparaître Shep, l’homme sur le bateau, et ce n’est que le début avant que la malédiction ne s’abatte sur tous les habitants de l’île.

Bien sûr, le maire est hyper rationnel et ne croit pas à cette théorie. Il n’en faut pas plus pour que j’y adhère… sauf que le shérif appelle au même moment pour annoncer que Shep a été retrouvé. C’est du moins ce que dit le maire à ses conseillers et à Wyck. Malheureusement, ce n’est pas le cas : il ne fait que mentir à tous ses collaborateurs pour gagner du temps.

Il y en a une qui commence à s’inquiéter tout de même, surtout qu’elle a elle-même vécu un événement traumatisant par le passé quand le Croquemitaine est venue chez elle pour la tuer. Voilà autre chose. Elle semble vraiment convaincue, contrairement à Tom.

OK, il y a énormément de pistes ouvertes pour une saison de dix épisodes là, mais l’introduction n’est toujours pas terminée : Tom rentre chez lui et trouve son fils en train de se faire un bon joint dans le jardin. Décidément, c’est un gamin insupportable, ça promet. Bon, il s’agit d’un ado défoncé, mais Tom essaie quand même de le raisonner et de lui parler sérieusement. En vain.

Je commençais à décrocher, mais la sirène d’alarme de l’île se met à sonner pour réveiller mon attention. C’est Wyck qui lance l’alarme, et tant pis pour le journaliste du New-York Times qui est venu écrire sur l’île. Tom le prend mal – et le prend personnellement – mais il décide tout de même d’aller parler avec Wyck.

Il semblerait qu’il soit l’ancien maire vu la tournure de leur conversation, mais bon, je ne le garantis pas. Ce qui est sûr, c’est que Wyck n’aime pas Tom, qu’il voit comme un énorme couard, et qu’il a plein d’infos sur le passé de l’île. Il promet donc une malédiction qui se réveille avec le tremblement de terre. C’est déjà arrivé en 1846, avec une brume mangeant les âmes et une terrible maladie s’emparant de tous les habitants de l’île, puis en 1873, avec un bateau crashé volontairement par le maire de l’époque qui convoitait la jeune épouse du capitaine.

Oddly specific, right ? Patricia a les meilleures questions, et ça me tue de la voir s’embarquer dans des explications délirantes sur la différence d’âge. La série avance toutefois rapidement vers autre chose, avec l’arrivée de Shep dans le bar où sont réunis nos personnages.

Il a passé la journée à être recherché par tous, mais il redébarque dans le bar. Tout va bien, donc. Il est emmené à l’hôpital où il reste dans le coma et où Tom vient le veiller. Pendant qu’il lit son dossier médical, Tom ne voit pas que Shep a les yeux blancs – un des premiers symptômes de la maladie en 1846. Oups.

Shep se réveille finalement pour tenter d’étrangler le maire, puis il fait un arrêt cardiaque avant d’y arriver. Cette fois, quelque chose me dit que Tom va commencer à croire à la malédiction. L’acteur est toujours aussi incroyable, en tout cas, et c’est un rôle qui va lui permettre de révéler tout son talent. Il essaie encore de rester dans son déni, pourtant : il fait la morale à Patricia qui laisse les gens l’influencer, mais on comprend bien que c’est une morale qu’il pourrait se faire à lui-même. J’aime la tournure que ça prend, à vrai dire.

Pendant son repas avec le journaliste, il oublie un temps la brume qui s’approche de l’île très clairement sur le radar, parce qu’Arthur préfère lui parler d’une autre légende urbaine : les habitants nés sur l’île seraient incapables de la quitter – et ceux qui le feraient, couic, morts. Le journaliste a vérifié le témoignage improbable de sa source, en plus, et même si c’est inconcevable, ça plante suffisamment de doute en nous pour que la série tienne la route.

J’aime bien l’idée en tout cas. Pour la suite, on repart sur du plus classique : Tom voit le brouillard s’installer en ville et flippe que son fils soit dehors. Quand les plombs sautent à nouveau, il essaie d’empêcher les clients du bar de sortir, hurle qu’il y a quelque chose dans le brouillard et… La lumière revient. Plus de brouillard. Aha. Le journaliste comprend que le maire lui joue un tour pour être le nouveau Salem. Le gag fonctionne bien.

Au-delà du gag, le doute s’installe plutôt bien, parce que le personnage de Tom est rationnel et critique les doutes qu’on veut lui imposer, mais aussi parce qu’il y a quelques fausses pistes et d’autres mystères inexpliqués, comme cette chaise de torture dans le sous-sol du bar. C’est un cliffhanger inattendu, ma foi.

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Widow’s Bay (S01)

De quoi ça parle ?

Je ne sais pas bien : c’est l’histoire du maire d’une ville sur une petite île paumée et confrontée à d’étranges mystères lorsqu’une brume s’en approche d’un peu trop près.

Ce que j’en attends

J’aime l’acteur principal, mais j’avoue que depuis Brothers & Sisters, j’ai eu du mal avec la plupart de ses rôles. Il est passé à des séries trop sérieuses – ou se prenant trop au sérieux, je ne sais pas – et je n’ai jamais accroché. Pour autant, je ne perds pas espoir de le retrouver et j’ai vu arriver cette série avec un œil curieux. Je n’ai pas eu le temps de la voir lors de sa diffusion.

Depuis, je n’en entends que du bien. Série Apple, c’est toujours bon signe, Widow’s Bay fait forte impression chez tous ceux qui la regardent. J’ai donc bien trop d’attentes au moment de la commencer et ce n’est jamais très bon. Je ne sais pas à quoi m’attendre exactement pour autant : je sais qu’il y aura des mystères et un peu de science-fiction, et ça me suffit. Je crois. On verra bien.

Je la commence histoire d’avoir une série de plus à mentionner dans le podcast bilan de l’année, en vrai, et aussi parce que je sais que Morgane et Aurélien ont bien accroché. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

Note moyenne de la saison : 17/20 

Widow’s Bay – S01E02 – Lodging – 17/20

J’ai l’impression que la série n’arrive pas à décider dans quelle direction elle veut aller à multiplier les pistes et les indices, mais je suis aussi à peu près sûr qu’elle sait parfaitement où elle va. Elle exige beaucoup d’attention…

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J’écris la série que j’ai envie de regarder

Salut les sériephiles,

Il faut que je vous raconte un truc, update de rien du tout sur ma vie, mais tout de même. Vous savez comme ça fait des années que je dis que les séries ne parviennent plus à me satisfaire depuis le virage Netflix et la production à outrance de mini-saisons au format hyper convenu ?

Rendez-nous les années 2000

Eh bien, je n’ai pas changé d’avis : j’ai du mal à trouver ce qui me plaît à la télévision aujourd’hui. Forcément, j’ai décidé de faire le truc le plus raisonnable du monde dans ce cas-là : l’écrire moi-même. En vrai, c’est ironique de (rererere)publier un article sur le sujet aujourd’hui alors que, précisément, j’ai pris du retard dans des séries qui sortent un peu du moule (coucou Euphoria) et alors qu’il y a de plus en plus de séries qui semblent valoir le détour. On est à la fin d’un mois où les séries ont fait des propositions – je pense à The Boroughs par exemple ; à Off Campus qui semble avoir sa fanbase solide ou à Widow’s Bay qui semble intrigante. Vraiment, j’ai plein de séries que je voudrais bien tester, mais je n’en prends pas le temps, parce que je n’ai pas l’envie de le faire.

Dernièrement, j’ai accusé le travail (beaucoup), la canicule (un peu), mes aller-retours nombreux à Disneyland (devinez où j’étais aujourd’hui ?), ma vie sociale et/ou familiale… Et c’est une certitude qu’il y a un peu de tout ça dans mon manque d’envie de regarder des séries. Cela dit, il y a encore une autre raison, plus étrange probablement, mais c’est bien cette envie d’écrire ma nouvelle série préférée. Rien que ça, ouais. Et, en vrai, c’était facile : j’ai simplement déterré un vieux projet de mon ordinateur pour le remettre en chantier. Ça s’appelle « Sauveurs de rêves » et j’ai très – très – envie de vous en parler.

Le projet est simple

Ainsi donc, à défaut de trouver une série qui me plaît – c’est-à-dire une série forgée dans le moule du début des années 2000 – j’ai tout simplement décidé d’en écrire une. Le projet n’est pas tout récent et ça se sent peut-être dans la thématique (attention, spoilers, la thématique n’apparaît qu’au milieu du premier épisode) : une étrange fondation embauche des gens pour qu’ils aillent sauver des rêveurs en train de cauchemarder.

À l’origine, je me disais que j’allais écrire un roman, mais très vite, la structure de ce que j’écrivais s’est clairement transformée en « un chapitre = un épisode ». Avec genre 24 chapitres. Une saison, quoi. Est-ce vraiment étonnant que je sois formaté séries TV quand j’ai envie d’écrire quelque chose ? Probablement pas.

Le problème, c’est que j’ai d’abord eu le réflexe de lutter parce que je voulais écrire un roman. Puis, quelques années plus tard, je me suis mis à écrire sans réfléchir à tout ça. Ce fut prolifique. Dernièrement, cette histoire m’est revenue en tête au détour d’une blague malencontreuse sur le fait que je n’écrivais plus – même sur le blog. Et je me suis dit tout simplement : pourquoi pas en faire une série ?

On se calme : il va de soi que je ne vais pas m’improviser scénariste du jour au lendemain et écrire des scripts, mais j’ai repris mes premiers chapitres, j’ai relu, j’ai réédité tout ça et je pense sincèrement que j’ai sur mon ordi la série que j’aimerais voir à la télévision aujourd’hui – celle qui propose des épisodes indépendants mais quand même feuilletonnants parce qu’il y a un petit fil rouge, des cliffhangers pas trop compliqués, des personnages auxquels on s’attache avec le temps et, ouais, des petits défauts (la structure prévisible, notamment). Tout ce que j’aime, donc.

Je ne savais pas trop quoi en faire, surtout sans couverture. C’est un problème que j’avais déjà il y a quelques années (oui, ce projet est si vieux que ça). M’enfin, au moment de commencer la rédaction de l’épisode 16, je me suis dit que, peut-être, il fallait que j’en fasse quelque chose. Là, j’avoue, je suis passé par ChatGPT qui m’a suggéré ce que je savais déjà, mais il fallait un déclic : les autoéditer sur Amazon. Je m’évite la galère de la maison d’édition qui ne peut pas publier un « épisode » de 50 pages, je peux en parler ici aussi librement que je le veux (et vous aurez probablement des articles pour vous en parler, parce que ça me fait réfléchir sur les séries que je regarde aussi), et je peux surtout les avoir pour moi en format numérique bien plus cool qu’un Word ou un PDF. Vous aussi.

À quoi s’attendre ?

Donc voilà, vous aurez compris où tout ça va : j’ai écrit des épisodes (15 sur 24 pour l’instant), j’ai réédité les trois premiers (pour l’instant), j’ai demandé à l’IA de faire les couvertures dont je rêvais (je sais que c’est mal, mais je les adore et ça rend bien mieux que toutes mes tentatives perso de montage) et je me suis enfin décidé à les partager. Un épisode fait une cinquantaine de pages (type roman), ce qui représente grossièrement 30 à 50 minutes de lecture selon le rythme. 40 minutes, quoi. Un épisode, je vous dis.

Je ne suis pas fou, par contre : ça prend du temps de relire, corriger les fautes du premier jet, éditer un peu. Il n’y aura pas un épisode par semaine – même si j’adorerais. Non, pour l’instant, je pars sur un épisode toutes les deux semaines, au moins pour les six premiers. Pour la suite, on verra. Je me dis que les vacances d’été vont peut-être m’aider un peu à achever enfin cette saison.

Vous voulez en savoir encore plus sur Sauveurs de rêves ? Déjà merci, parce que si vous lisez ces lignes, c’est probablement que vous êtes fidèles au blog. Pour ne pas faire durer le suspense, voici le synopsis du premier épisode :

Chaque nuit depuis l’enfance, Chris fait le même cauchemar.

Un toit parisien.
Une silhouette armée d’un sabre.
Et toujours la même fin.

Jusqu’au jour où deux inconnues débarquent dans ce rêve et bouleversent tout ce qu’il pensait savoir sur ses cauchemars… et sur les rêves eux-mêmes.

Seulement, Chris ne s’en rend compte qu’après le réveil, lorsqu’une des deux inconnues le retrouve dans le métro et lui fait une offre d’emploi impossible à croire…

C’est dispo sur Amazon, oui, oui

En bref, vous l’aurez compris, l’idée, ce n’est donc pas seulement de publier un roman découpé en morceaux, parce que ce n’est pas un roman. C’est vraiment d’essayer de retrouver, à ma petite échelle, ce plaisir très simple : découvrir un épisode, attendre le suivant, se demander où tout ça va mener, et râler éventuellement parce que le cliffhanger est un peu fourbe. Quand j’écris ou que je me relis (parfois un an après), je trouve que ça marche… Et si ça marche sur moi, ça marchera peut-être sur vous.

Si ça vous tente de découvrir cet univers (mon univers, vraiment, c’est inspiré d’un de mes rêves), l’épisode 1 s’intitule (évidemment) « L’Éveil » et est disponible sur Amazon (en cliquant ici) à moins d’un euro dès le 1er juin. Le suivant le sera le 15 juin, le troisième le 29… Et toujours au même prix, parce que c’est le minimum, en fait.

Si ça ne vous tente pas, ben, merci d’avoir lu et ne vous inquiétez pas, je n’arrête pas le blog pour autant. C’est juste encore un truc de plus dans ma vie.

Bonne lecture ici ou là-bas et… bonne nuit, mais attention à vos rêves !