Ce que c’est qu’un fil rouge

Salut les sériephiles,

Nouvel article explicatif sur les techniques narratives de nos séries aujourd’hui. Je recommence à manquer d’idées pour ces articles, n’hésitez pas à demander s’il y a des termes que vous voulez voir passer à la moulinette du lexique. Je vous rassure, j’ai encore de quoi tenir quelques semaines avec les upfronts qui arrivent (pour savoir ce que c’est que cette bête-là, il faudra repasser sur le blog d’ici deux semaines).

Je m’égare et commence déjà le hors sujet avant même d’avoir expliqué ce dont on va parler aujourd’hui, c’est n’importe quoi, surtout que le fil rouge est un concept que j’utilise dans 90% de mes critiques sans l’avoir jamais expliqué vraiment. Oups, il y a urgence.

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Ouais, je sais faut que j’arrête les transitions foireuses avec gif, mais ça me fait rire.

Alors c’est quoi exactement un fil rouge ? Comme vous l’aurez deviné à force de lire mes articles si vous ne le saviez pas déjà, le fil rouge est le fil conducteur d’une histoire : en ce qui concerne les séries, il s’agit d’une intrigue qui parcourt l’ensemble de la saison. L’expression désigne ainsi un élément récurrent dans un récit (mais aussi dans une présentation ou dans un article – et le fil rouge de cet article est donc « fil rouge » : malgré mes nombreuses digressions et parenthèses, j’y reviens toujours).

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Le plus souvent dans les séries, c’est une intrigue introduite dès le premier épisode et qui court jusqu’à la fin ; mais parfois les séries procèdent autrement. On a déjà parlé des pods d’Agents of S.H.I.E.L.D dans ces articles par exemple et d’autres sont encore plus surprenantes en changeant d’intrigue principale sans crier gare (je pense surtout à Notorious, qui l’avait fait pour tenter de regagner de l’audience).

Bref, le fil rouge est un guide, une trame à suivre. D’ailleurs, l’idée de trame est vraiment la même, parce que le mot désignent aussi bien une intrigue nouée que le fil passant entre les fils tendus d’un métier à tisser… mais bon, je ne suis pas un expert en tissage (et pourtant, dieu sait que je sais broder dans mes articles !).

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Quelle origine ? Mystère et boule de gomme les amis ! Elle fait partie de ces expressions qu’on emploie sans trop savoir d’où ça vient. La première trace d’un « fil rouge » en littérature vient de Goethe en 1809 dans Les affinités sélectives. Il dresse alors une métaphore tout en expliquant l’idée de fil rouge comme étant un élément permettant de repérer l’appartenance à un cordage mais dont l’absence rendrait inutilisable ce cordage. Bref, sans fil rouge, une série serait inutilisable ? Dans vos dents les séries procédurales sans fil rouge !

C’est quoi ce nom ? Ben… Je me rends compte que cette fois, j’en ai fait le tour avec l’origine. On notera donc simplement qu’en anglais, ça devrait se dire « red thread » mais que ça ne s’emploie pas vraiment. Par contre, les américains adorent les « red wire » à désactiver pour rendre inutilisable une bombe. Je ne suis pas spécialement sûr que ce soit lié, mais c’est assez marrant pour que je le relève, et puis ça a tendance à faire retomber la pression quand on voit une bombe.

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On sait qu’on a le temps pour une petite tasse de thé.

Sinon, ils se prennent moins la tête que nous et parlent de « main theme » ou « common theme » (thème principal/commun). Même idée, pas de prise de tête.

Dans les critiques des sites américains, il est donc question de main plot (intrigue principale) et parfois de subplot (intrigue secondaire), et basta. Sachant que pour rendre le tout encore plus compliqué, le « fil rouge » est souvent traité par la critique comme un… subplot, parce que l’épisode a une intrigue principale (rendant l’épisode unique) et une intrigue secondaire (qui parcourt la saison). Pff. Ils font toujours tout à l’envers ces anglophones !

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OK, parfois l’astuce du fil rouge suffit pas !

Et aujourd’hui ? C’est dans les vieux pots qu’on fait les meilleures soupes et la majorité des séries l’a bien compris. Ces dernières années, on a vu se multiplier le nombre de fils rouges par série (coucou Quantico, qui revient aujourd’hui d’ailleurs) pour concurrencer les séries du câble s’étendant sur un nombre plus faible d’épisodes et pour s’adapter à la pratique de plus en plus répandue du binge-watching. C’est soit ça…. Soit la forme du procédural qui se distingue principalement par son absence de fil rouge !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, franchement ?

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No, you’re not Quantico. Trop de complexité dans le fil rouge et rebondissements n’est pas une bonne chose.

Suits – S07E15-16

Épisode 15 – Tiny Violin – 17/20
Un double cas plutôt classique pour cet épisode qui finit pourtant par offrir les pistes claires et nécessaires à la mise en place de l’épisode final dont on a tous entendu parler. On aurait pu avoir qu’un seul épisode cette semaine car l’attente après un tel cliffhanger aurait fait du bien à la série, mais le mariage royal de Meghan Markle se rapprochant, je pense qu’USA Network n’a pas trop eu le choix de diffuser au plus vite la fin de cette saison. Parce que franchement, cette diffusion de deux épisodes n’a pas lieu d’être autrement.

> Saison 7B


Spoilers

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I am a lawyer after all.

Le résumé de cet épisode se concentre clairement sur l’intrigue Jessica, qui a certes quitté la série mais n’a jamais eu autant d’importance que depuis sa décision de la quitter. Pourtant, on reprend sur Mike qui reçoit la visite de Nathan, puisque celui-ci a besoin d’un apport financier pour un gros cas qu’il a lancé à propos d’enfants empoisonnés… Comme il n’a pas de preuve, ça reste un cas risqué pour Mike (ce n’est pas sans rappeler Burden of Truth tout ça), mais il se lance à corps perdu là-dedans.

Mike tourne le dos à la firme pour retourner à la clinique qui a bien besoin de son aide, puisqu’ils font des erreurs de débutants fondées sur des quiproquos stupides. Mike recommence faire du pro bono et le fait bien, avec des combats de coq qui fonctionnent.

Il est contacté par Andy Forsyth, un avocat de Seattle qui souhaite l’avoir comme partenaire, et comme il ne fait pas les choses à moitié, il propose aussi un poste pour Rachel qui monterait les échelons encore plus vite que Mike.

Rachel finit par débarquer dans l’épisode pour apporter la touche d’humanité au cas des enfants malades, au moment où Mike est dégouté de ne pas pouvoir les soigner et aussi, surtout, parce qu’il est perturbé par la proposition de job idéal qu’il vient de recevoir : une clinique, mais avec les moyens d’une firme.

En ce qui concerne la clinique, Mike n’y va pas avec le dos de la cuillère, en faisant en sorte de remonter au maximum le chèque des coupables, mais en prenant des risques pour ça. Et ça ne manque pas : les avocats ennemis s’en prennent à la clinique, car c’est un excellent moyen de tout stopper… Ils retirent simplement l’argent des fonds de la clinique et il n’y a plus personne pour aller en procès.

Mike le vit très mal : Nathan le tient pour responsable et il se persuade que tout est la faute d’Andy Forsyth, qui bossait pour ses ennemis. Ben voyons. La clinique est donc hors-jeu à cause de cet Andy qui a proposé un job de rêve à Mike, mais un job qui n’existe pas… encore. Mike propose à Nathan de créer ce job et cette firme, et lui promet de trouver l’argent, un demi-million de dollars.

Il demande à Donna de l’aider financièrement, et si elle refuse en soulignant qu’il n’est pas prêt à prendre un job plus élevé à la firme. Il n’empêche qu’elle contacte Louis pour qu’il lui donne l’argent, et il le fait sans plus de réflexion que ça. OK.

Harvey et Donna effectuent « un retour à la normal » avec deux bouteilles de scotch qui sont assez claires pour indiquer que ce n’est pas une relation de travail normale, sérieusement. Bon, Stanley Gordon débarque et casse immédiatement l’ambiance avec un nouveau procès de toute manière. Harvey accuse immédiatement Louis car son idée d’accuser Jessica n’a pas fonctionné.

Ce nouveau procès ramène Donna Scott (aka Scottie) dans la série, et c’est beau comment j’avais oublié son existence alors qu’elle était plutôt importante. Bien sûr, Scottie a critiqué la firme pour rétablir sa crédibilité lors d’un procès six mois plus tôt et elle refuse de se contredire devant un juge le lendemain, ce qui est pourtant le seul moyen de gagner pour Harvey et Louis.

Cependant, il suffit d’une conversation entre Harvey et Louis pour qu’une nouvelle solution soit trouvée, comme toujours. Elle consiste à revenir auprès de Robert Zane pour obtenir son aide. Cela permet à Rachel d’avoir un dîner avec sa famille (malheureusement hors écran) où elle récupère les infos nécessaires pour aider sa firme et décrédibiliser la demande de Jack Soloff (un autre qui faisait son retour dans cet épisode).

Harvey récupère la main et il récupère aussi Scottie qui revient lui manger dans la main sans la moindre raison logique et valable. Heureusement pour elle, elle se renseigne un peu sur la situation d’Harvey et comprend que Donna est toujours un problème dans sa vie personnelle. Du côté pro, Stanley refait une offre improbable : il suffit de reprendre tous les anciens partenaires à la firme pour que le procès soit annulé.

Cela leur permet à Donna de comprendre la vérité derrière cet énorme cas et ça bouleverse toute la série : Robert Zane prévoit une fusion de sa firme et de celle d’Harvey et Louis. Ou pas : Harvey le confronte et il n’était pas au courant de ce qui était en train de se passer.

Harvey rentre à la firme pour découvrir que Jessica a une fois de plus besoin de son aide : elle ne peut plus exercer à Chicago non plus et pour se venger, elle a besoin de son meilleur partenaire. Du coup, il peut bien mettre de côté sa bataille pour sauver la firme.

Si c’était un bon épisode, et même un excellent épisode qui réunit tout le casting pour pousser Harvey à aider Jessica à la fin, j’ai trouvé vraiment dommage de se passer du duo Mike/Harvey que l’on ne reverra plus exercer ensemble d’ici la fin de l’épisode suivant vu la tournure des choses.


Épisode 16 – Good-Bye – 18/20
Il y avait tant à faire dans cet épisode que la production a réussi à se grapiller près d’un quart d’heure supplémentaire, qu’on ne voit pas passer. Je suis toutefois mitigé sur le résultat définitif qui manquait de surprises, mais il est dur d’être neutre quand l’ensemble de l’épisode nous était raconté dans ses grandes lignes il y a trois mois. Au moins, ce n’était pas raté et il y avait ce qu’il fallait d’émotions.

> Saison 7B


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I’m taking on the city of Chicago. Believe me, my eyes are wide god damn open.

Ah, ça y est, nous y voici ! Difficile d’aborder cet épisode final de manière sereine quand ça fait près d’un an qu’on en entend régulièrement parler, entre le fait qu’il propose un backdoor pilot pour la série centrée sur Jessica (dont on n’a plus eu de news depuis un moment) et qu’il marque les départs de Rachel et Mike. Autant dire que je meurs d’impatience autant que je ne le redoute ! Cet épisode a beaucoup à faire, avec deux intrigues séparées qui ont intérêt à se rassembler à la fin.

Louis demande de l’aide à Zane et se fait envoyer paître. Ce n’est pas une bonne chose et il s’en plaint à Donna, s’énervant comme toujours. Heureusement pour lui, Alex a la bonne idée de lui conseiller d’utiliser son dictaphone pour retrouver des preuves les aidant. Il contacte ensuite un ancien associé qui permet à Louis d’affronter Stan, en criant de nouveau, pour changer. Cela ne le mène nulle part, parce que Stan avait vu le coup venir.

Alex en profite pour proposer de devenir partenaire à son tour, et ça semble être un peu trop sorti de nulle part, donc pour une fois, je rejoins Louis quand il s’énerve. En parallèle, Mike continue de bosser pour la clinique, et le procès se passe bien, malgré quelques inconvénients forcément. Le sol de l’école a été reconstruit avant les tests demandés par la clinique, protégeant la compagnie qui a empoissonné les enfants. Rachel débarque à ce moment-là pour affirmer que le job proposé par Andy était réel, ce qui redonne une porte de sortie au couple.

Ils trouvent rapidement une solution et ça tombe bien, parce que Donna vient chercher Mike afin d’obtenir de l’aide pour la firme. Elle a vu Louis s’énerver et être en train de perdre, en même temps. Mike a alors la bonne idée d’aller au bout de la fusion, mais de demander à Zane de l’aide. C’est plutôt sympathique comme idée : Zane rejoindrait Spector/Litt, ce qui permettrait de sauver leur firme – mais qui lui impose de quitter la sienne.

La série garde le suspense autant que possible, mais Zane débarque au dernier moment pour sauver la firme, demandant toutefois que son nom arrive en premier sur les papiers et le mur. Cela faisait longtemps que ce n’était pas arrivé, dis donc. C’est une perspective intéressante pour la suite de la série.

Pendant ce temps, Rachel voit Andy en cachette et apprend que le job est toujours disponible. Elle en parle à Mike et ils décident donc de se marier précipitamment au cas où ils déménageraient rapidement. Rachel demande ainsi à Donna d’organiser un mariage – et mieux que ça de l’avancer de six semaines. C’est sûr, ce n’est pas quelque chose qui prend des mois de préparation un mariage comme le leur. Rachel demande particulièrement à Donna de ne pas prévenir Jessica et Harvey pour ne pas ruiner leur affaire – et donc Donna commence par les prévenir.

Mike a finalement sa grande victoire dans le procès : ils gagnent un million de dollars pour chaque enfant malade. Et cette victoire lui fait tellement de bien qu’il décide de partir à l’autre bout du continent du jour au lendemain avec Rachel. Normal.

Dès son arrivée à l’aéroport de Chicago, Harvey reçoit des menaces qui en disent long sur l’affaire qu’il prépare. De son côté, Jessica est toujours en couple avec Jeff qui nous marque son retour dans la série – et c’est une bonne chose, parce que ça doit vouloir dire qu’il sera aussi casté pour la série sur Jessica. L’intrigue est claire : elle n’est pas la bienvenue à Chicago où elle est en guerre, mais c’est exactement pour ça qu’elle veut y rester. Logique.

Des flashbacks nous montrent aussi que son père l’a élevée pour se sentir en guerre permanente. Suits continue selon ses habitudes : ils nous proposent des flashbacks dont on n’a jamais entendu parler avant qui comme par hasard correspondent parfaitement à la situation actuelle du personnage. Et c’est usant.

Harvey et Jessica qui s’associent, c’est un duo plutôt chouette et j’ai bien aimé l’intrigue, surtout parce que l’actrice embauchée pour jouer l’avocate de la ville était cool – beaucoup trop jeune pour le rôle, mais c’est une série alors cool quand même. Jessica comprend rapidement qu’elle complote contre le maire et essaye donc de faire ce qu’elle peut pour s’en sortir.

Malgré tout, elle cache des informations essentielles à Harvey, du genre qu’elle tente de sauver de l’expulsion sa tante par le procès sur lequel elle lui a demandé de l’aide. Et elle fait parce qu’elle était pauvre quand elle était jeune ; et parce que son père est mort il y a deux mois. Moui. C’est un développement intéressant du personnage, mais ça aurait été bien que ça se fasse autrement que par un énième mensonge à Harvey. Ils sont censés être partenaires et se faire confiance, mais ils ont passé la saison à se tirer dans les pattes – maintenant qu’elle n’était plus dans la série, ils auraient pu trouver d’autres moyens de la garder. Enfin bon.

Harvey se débrouille pour passer un deal avec le constructeur qui les menace d’expulsion alors que Jessica tente de se réconcilier avec sa cousine et sa famille. Elle se fait également harceler par le même homme qui avait attaqué Harvey à l’aéroport et le message est clair : Chicago est bien plus dangereuse comme ville.

Rapidement, Jessica reçoit un chèque du constructeur immobilier pour qu’elle lâche l’affaire, surtout que Harvey n’a finalement pas ce qu’il faut pour être avocat à Chicago. Elle renvoie Harvey à New York pour le mariage de Mike et Rachel, tout en s’assurant de couvrir ses arrières. Elle s’est embauchée un paparazzi pour sa sécurité, ce qui lui permet d’avoir des preuves du chantage par le promoteur et de lancer un procès contre lui. Puisqu’elle n’est plus avocate, elle n’a rien à perdre et elle peut lancer un procès fédéral dépassant son influence à Chicago.

Le problème, c’est que l’homme la menaçant ne bosse pas pour le promoteur immobilier, mais pour le maire. Sans trop de surprise, Jessica reçoit alors une offre de job du maire : il comprend bien qu’il a besoin d’une femme comme Jessica bossant pour lui plutôt que contre lui. Il lui propose ainsi un marché clair : si elle prend le job, alors elle trahit sa famille en acceptant que le projet immobilier se fasse.

Et elle accepte. Elle commence donc à bosser pour le maire dès le lundi suivant, malgré les avertissements de Jeff lui expliquant qu’il y a une enquête en cours contre le maire (ou contre le procureur ?) à cause du meurtre de la première personne à avoir plainte contre eux. Magnifique. Finalement, il faudra peut-être se passer de Jeff dans sa série.

De retour à New-York, Harvey, qui n’est jamais que le témoin de Mike, débarque juste à temps pour un immense mariage organisé par Donna en une journée. Comme si c’était possible. J’avais déjà réagi comme ça à leur premier mariage, cela dit. Aussi sceptique que je sois, il a suffi de quelques notes de musique d’une chanson bien trop connue pour m’avoir et me prendre aux tripes. C’est leur dernier épisode, putain. Et en plus, il y a Sheila et Louis dans les invités (énorme déception de ne pas avoir une scène Rachel/Louis en revanche) !

Les deux personnages ont ainsi leur happy end au son de All of me avec un sympathique échange de vœux. C’est bien, ça fait de l’entraînement pour Meghan Markle. Mike rejoint Harvey pour lui annoncer qu’il est prêt à le faire partenaire lui aussi, mais Mike l’arrête : sa décision est prise. Il part à Seattle avec Rachel. C’est juste de l’autre côté du pays, et effectivement, ils ne pourront pas revenir autant que Jessica dans la série après ce départ précipité – et qu’est-ce que c’est précipité !

J’ai beaucoup aimé la partie sur Jessica, parce que j’adore Jessica (et Gina Torres), mais je continue de penser que c’était une mauvaise idée de faire cet épisode en parallèle du départ de Rachel et Mike. On ne profite pas assez du tout de ce couple emblématique, et comme on sait qu’ils s’en vont, j’avais juste envie de plus de scènes avec eux. Heureusement que l’épisode durait 55 minutes quoi.

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EN BREF – Je ne peux pas parler d’épisode final ou d’adieux ratés, mais l’épisode, malgré ses dix minutes supplémentaires, avaient bien trop de choses à gérer et était précipité. Je regrette amèrement d’avoir été autant spoilé sur son contenu, car ça manquait aussi de surprises en cours de route pour décrocher un 20. Très franchement, cet épisode aurait pu servir de fin de série et j’ai du mal à croire que les audiences seront vraiment au rendez-vous pour la saison 8. De mon côté, j’ai tendance à aimer les séries qui se réinventent totalement en cours de route, alors on verra bien ce que ça donne.

Il n’empêche que les départs de Mike et Rachel sont précipités ; et que je conserve mon impression d’origine : le savoir avant de voir cette demi-saison était dommageable. Je suis bien plus marqué par celui de Jessica qui était une vraie surprise que par ceux-là pourtant autrement important. Je n’aime vraiment pas ces annonces de casting ; arrivées comme départs ; qui l’air de rien nous préparent trop aux différentes possibilités. Et dans le cas de Rachel et Mike, c’était forcément un mariage.

Pour en revenir à la saison dans son ensemble, je l’ai trouvée plutôt bien construite avec finalement juste ce qu’il fallait à chaque épisode pour mener à cette conclusion qui a donné du fil à retordre aux scénaristes – au point de conclure les intrigues de Louis avec deux épisodes d’avance. Dans l’ensemble, on a eu droit à du Suits très classique sur cette saison 7 et je ne suis plus aussi fan que je ne l’ai été, car ils n’arrivent plus à me surprendre.

> Saison 7B18

Cette période de l’année où je stresse

Salut les sériephiles !

Nouvel article de blabla pur et dur aujourd’hui, mais ça parlera à tous les sériephiles qui suivent les saisons au rythme américain je crois, car on est en plein dans une période d’incertitude assez violente.

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C’est la période de l’année où je découvre que les séries sont capables de me faire stresser beaucoup trop : à chaque épisode de The Last Man on Earth, je me surprends à craindre une annulation de la série sans fin, à chaque épisode de Grey’s Anatomy, je m’attends à ce qu’un personnage déclare un cancer, et à chaque épisode de n’importe quelle saison, j’attends qu’on m’annonce un mariage (et j’en ai eu un la semaine dernière, d’ailleurs).

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Eh oui, nous arrivons à la période critique de l’année où les séries sont en train de tourner leurs fins de saison sans forcément avoir eu connaissance de leur sort (renouvellement ou non).

Tout naturellement, avec les fins de saison se pointent les intrigues les plus bouleversantes de chaque série, histoire de marquer les fans et de s’assurer leur retour.

Bien souvent, cette période d’avril/mai marque un gros regain qualitatif aussi pour les séries qui avaient subi une période d’errance en mars et début avril. Je dis bien souvent parce que je remarque qu’autant l’année dernière, ça se vérifiait sur un tas de séries, autant cette année, je n’ai pas trop ressenti de baisse de qualité dans les séries que je suis. Il est fort possible que mon retard dans les séries que j’aime le moins explique cela : après tout, j’avais mis Superstore en pause parce que je trouvais la qualité vraiment en-dessous (et maintenant que j’y pense, j’avais eu le même sentiment l’an dernier).

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L’autre point qui justifie que la baisse de qualité ne s’est pas fait ressentir aussi fortement que l’an dernier est que j’ai pas mal de séries qui n’ont repris que cette semaine ou la semaine dernière : je pense particulièrement à Supergirl ou The 100. Habituellement, elles en sont plus loin dans leur saison à cette période car elles se terminent comme les autres fin mai… mais pas cette année où elles jouent les prolongations en juin. Et puis, il y a aussi Westworld qui est revenue pour aller jusqu’en juin, d’ailleurs, et ça pour le coup, c’est un regain de qualité.

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Ironiquement, cette période est également stressante du côté des réseaux sociaux. J’ai peur de m’y pointer et de lire 150 spoilers, à commencer par les annonces de casting qui impliquent le départ d’acteurs de séries que j’aime. C’est toujours pareil, le côté news prend le dessus au risque de gâcher la série, et ça me soule… mais ce n’est pas comme si j’allais quitter les réseaux sociaux non plus. Et en y réfléchissant bien, cette année, c’est plutôt une bonne nouvelle pour moi cette période d’annonces intensives : ça va me permettre de vous proposer quelques 500 mots supplémentaires, à tous les coups !

Vous voyez ? Je peux écrire des articles où je ne fais pas que me plaindre : j’aime bien voir aussi le côté positif de ces périodes de stress. Cela me rappelle que c’est aussi pour ça que je suis sériephile, parce que je suis fichu de me mettre dans tous mes états en apprenant que Grey’s Anatomy revient pour une saison 15 mais qu’ABC ne se prononce pas sur le reste de sa grille, y compris les séries Shonda. Quoique : ils ont annulé For the People – et là non plus je ne me plains pas ; et même, je me félicite car j’ai été assez malin pour décider de ne pas la commencer. Quelle idée aussi de commencer les saisons 1 au rythme américain quand c’est tellement synonyme d’annulation… on pourrait croire que j’apprends ma leçon à force, mais chaque année je me fais avoir (je pleure encore Me, myself & I… Enfin, des larmes de crocodile, faut pas abuser !).

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Et vous, qu’en pensez-vous ? Période de stress ou au contraire période de grâce d’avoir tout plein de news ?

The 100 (S05)

Synopsis : La saison 4 était une véritable course contre la montre pour sauver l’humanité menacée d’extinctions par des radiations. Elle se terminait de manière foudroyante avec un renversement total des prémices de base de la série : Octavia prenait la tête des 12 clans Grounders et des rescapés de Skaikru dans un bunker, Raven trouvait un moyen de retourner sur l’arche avec ses amis et Clarke était laissée pour morte sur Terre. Six ans et une semaine plus tard, le bunker est inaccessible sous les débris de Polis, l’arche n’est pas retombée et Clarke vit avec Madi, une deuxième nightbleeda enfant qui a survécu aux radiations. Elle est devenue la grounder qui voit d’un mauvais œil l’arrivée des nouveaux sur Terre à bord d’une énorme navette de prisonniers… Qui sont-ils ? Mystère !

Saison 3 | Saison 4 | Saison 5 | Saison 6Saison 7

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Pour commencer, je trouve ce time jump ambitieux et je n’étais pas spécialement motivé quand j’ai appris qu’il y aurait six ans d’écart entre les deux saisons. Les personnages risquent fort d’avoir énormément changé durant ce laps de temps… En même temps, force est de constater que ça va relancer la série dans une toute nouvelle direction, et qu’elle en avait besoin pour respirer un peu – malgré les radiations.

Étant beaucoup trop fan de cette série, il n’a pas fallu longtemps pour que je sois convaincu du retournement de situation qui fasse de nos héros les grounders de la série. Cela promet de jolis ravages. Je me doute que Clake et Madi ne resteront pas seule bien longtemps, et j’ai espoir que ces messages radio soient entendus de tous depuis six ans sans que personne ne puisse lui répondre.

Il est à noter que la Terre est dans un sale état après le passage des radiations. On ne sait pas trop où se situe Clarke après le passage de Praimfaya : elle dit être dans le seul coin vert de la planète… j’imagine que ce ne sera pas trop loin de Polis.

J’ai énormément de théories, mais je me suis torturé à ne surtout rien voir de cette nouvelle saison avant l’heure. Je débarque donc avec un œil neuf et plein d’espoir ! Ci-dessous, mon avis sans spoiler ; pour les critiques complètes, il suffit de cliquer sur un titre d’épisode.

Note moyenne de la saison : 19/20

S05E01 – Eden – 19/20
Il y a presque tout ce que je voulais voir dans cet épisode, presque seulement d’où le point en moins. La réintroduction pourrait paraître longue, mais je l’ai tellement attendue que j’ai adoré cet épisode, même dans ses moments quelque peu plus faibles. Ceux-ci sont vite oubliés dans les dix dernières minutes : l’Enfer, c’est les autres et la série l’a bien compris. Cet épisode est loin d’être une déception et pose les bases de cette toute nouvelle saison.
S05E02 – Red Queen – 18/20
Même si cet épisode se détache beaucoup des intrigues proposées la semaine dernière, il nous permet enfin de répondre à beaucoup de questions laissées en plan par le premier épisode. Muni d’un cliffhanger efficace, cet épisode nous fait aussi comprendre que la saison va passer bien vite grâce à la décision prise en fin de saison dernière. La série se renouvelle en continuant à respecter sa mythologie, et malgré quelques facilités scénaristiques, autant dire que… ça a de la gueule.
S05E03 – Sleeping Giants – 19/20
Ah oui, bon, bien, j’avais envisagé pas mal de scénarios et ce qu’il se passe dans cet épisode n’en fait pas partie – et je commence à comprendre certains mouvements de fans car j’imagine qu’on a là quelques scènes qui devaient être dans les trailers. Et c’est exactement pour ça qu’il ne faut pas regarder les trailers, pas de faux espoirs comme ça. À la place, je me suis fait balader par quelques rebondissements de cet épisode et je suis très intrigué par les élargissements de l’univers proposé dans cet épisode. Au-delà de ça, le rythme est toujours aussi bon et il n’y a que deux petits détails qui m’ont fait retirer un point. Vivement la suite !
S05E04 – Pandora’s Box – 20/20
L’épisode n’a duré que 42 minutes, mais quand je pense à tout ce qu’il s’est passé dedans, je me dis que c’est comme si j’avais vu un film de 2h. Bien qu’un peu déçu par des facilités scénaristiques en milieu d’épisode, je comprends bien pourquoi elles étaient nécessaires afin que cette saison avance bien plus rapidement qu’elle ne l’avait fait jusque-là. Et non seulement elle avance, mais en plus la mythologie s’étend et les relations entre personnages changent vite. Passionnant.
S05E05 – Shifting Sands – 19/20
Avec cet épisode, j’ai l’enfin qu’on entre vraiment pleinement dans ce qui était promis pour cette saison. Franchement, ça part dans tous les sens, le rythme est excellent, les dynamiques entre personnages toujours aussi bien travaillées et je ne retire un point que parce qu’il y a un ou deux rebondissements prévisibles que les personnages n’envisagent pas. M’enfin quand même, cette saison est extrêmement solide et passionnante à suivre.
S05E06 – Exit Wounds – 19/20
Oh lala, mais qu’est-ce que j’aime cette série. Tout dans l’écriture de cet épisode fonctionne parfaitement : plus on avance, plus j’aime autant les « méchants » que les « gentils », plus les dynamiques entre les groupes se complexifient, plus les personnages évoluent d’une très jolie manière, plus les épisodes passent, plus je crains de voir l’un d’eux mourir. Non, franchement, la série s’en tire à merveille cette saison, avec une intrigue extrêmement bien maîtrisée. Et puis, OK, ça aide que cet épisode se concentre beaucoup sur un personnage que j’adore, c’est vrai.
S05E07 – Acceptable Losses – 18/20
La série se poursuit dans un épisode légèrement plus lent mais aux conséquences futures déjà bien intéressantes. Il y a de tout dans cet épisode : de la nostalgie et des surprises, une bonne chanson et de mauvais décisions, de l’action et de la stratégie ; bref, du très bon The 100 et j’en redemande encore et toujours beaucoup plus, surtout avec ces cliffhangers – il y en a un que j’attends depuis plusieurs saisons déjà !
S05E08 – How We Get to Peace – 19/20
Je surnote légèrement l’épisode parce que je n’ai pas du tout vu venir une bonne partie de ses twists, mais pourtant, il prend bien le temps de les mettre en place progressivement tout au long de l’épisode. Cette saison 5 est exceptionnellement bien écrite, et les frissons étaient une fois de plus au rendez-vous pour cet épisode !
S05E09 – Sic Semper Tyrannis – 19/20
Cet épisode traite en parallèle plusieurs intrigues qui en arrive aux mêmes points de tension et se font écho tout au long de l’épisode, proposant une vraie unité dans la montée en tension et réussissant à rendre ces quarante minutes parfaitement palpitante. Tout le monde a son moment de gloire, on retrouve des personnages qu’on n’a pas assez vu cette saison et j’adore, tout simplement.
S05E10 – The Warriors Will – 16/20
Bien que très chouette, cet épisode a eu du mal à me convaincre sur le plan logique : à plusieurs reprises, on nous présente une situation comme la plus parfaitement logique quand ce n’est pas du tout le cas. Cela affaiblit beaucoup la série par rapport à d’habitude, et en plus, elle se concentre aussi sur une intrigue que j’aime moins… Rien ne va plus ! Heureusement que l’ensemble reste passionnant à suivre – et plein d’un bon suspense.
S05E11 – The Dark Year – 19/20
Rien qu’au titre de cet épisode, je hurlais « ENFIN ! », parce qu’il promettait d’apporter les dernières réponses manquantes avant la fin de saison. C’est effectivement le cas et tout se met en place pour un excellent final, avec en plus la masse de moments à s’arracher les cheveux ou à frisonner. Yep, j’ai retrouvé les frissons devant cet épisode – et il fait toujours 28°C ici, alors ce n’est tout de même pas rien !
S05E12 – Damocles – Part One – 19/20
J’ai crié contre ma télé, je me suis arraché des cheveux et torturé des méninges : c’est le signe des bons épisodes, je pense. Beaucoup de bonnes choses dans cette première part, beaucoup de stress et de peur aussi Je ne sais pas dans quel état on me retrouvera après le dernier épisode ; ni si on me retrouvera, mais je suis pressé de le voir.
S05E13 – Damocles – Part Two – 20/20
Quel voyage, quelle saison ! Non seulement, la série s’est rachetée une deuxième jeunesse cette saison, mais en plus, cet épisode final se paye le luxe de me surprendre sur toute la ligne de son dernier acte que je n’avais pas envisagé une seule seconde avant cet épisode. Bien écrit, bien interprété, complétement fou, cet épisode final ne fait que me rappeler que The 100 est l’une de mes séries préférées… et possiblement ma préférée dans toutes celles encore en diffusion aujourd’hui.

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