Rewatch : Veronica Mars (S03) – Une saison meilleure que dans mon souvenir?

Salut les sériephiles !

Vous ne rêvez pas, on se retrouve déjà pour parler de la saison 3 de Veronica Mars. Ben oui, comme elle ne fait que vingt épisodes et comme j’ai totalement abusé, j’ai déjà terminé cette saison que j’avais en tête comme étant la moins bonne des trois. Finalement, à la revoir, je dois vous avouer que j’ai légèrement changé d’avis. Oh, cet avis impopulaire, je vais me prendre des tomates pourries… mais ouais, j’ai trouvé cette saison 3 plus captivante que la deuxième (et pourtant, je préférais les guest stars de la saison 2, oui, même s’il y a Dianna Agron en saison 3). Et je vais vous expliquer pourquoi.

Image result for veronica mars parker

Rewatch saison 1
Rewatch saison 2

Il n’y a qu’une raison, en même temps, donc c’est rapide à expliquer, surtout que ça se résume en deux mots : Veronica Mars. Ouep. Je trouve que Veronica est un personnage beaucoup plus intéressant dans cette troisième saison, parce qu’elle est… insupportable. On a appris à l’adorer dans les deux premières saisons, parce que le contexte du lycée faisait qu’elle avait dû blinder son caractère. Dans cette saison, elle se retrouve à la fac et tout son univers change, mais elle continue d’être obstinée à avoir raison quoiqu’il arrive.

Et franchement, qu’est-ce qu’elle est insupportable, surtout avec Logan. Autant j’adore ce couple, autant je comprends pourquoi les scénaristes n’ont pas réussi à les garder ensemble maintenant que je revois la série. Leurs caractères ne sont pas compatibles sur le long terme, et ça paraît drôlement évident. Cela s’accumule jusque dans une scène brillante où Logan lui fait remarquer qu’elle refuse de changer, mais qu’elle veut absolument le changer. Et autant adolescent, je n’arrivais pas à accrocher à ce développement, autant avec quelques années de plus, je trouve ce développement hyper logique : ils étaient enfermés dans une situation impossible, malgré l’amour.

Image result for veronica mars season 3
Choix de gif un peu abusé, je sais, mais ils sont pas mal enfermés littéralement aussi.

Est-ce que pour autant j’approuve la relation avec Piz ? Toujours pas. Veronica l’exploite complétement et c’est juste triste que la série se termine sur cette relation. De toute manière, toute la saison 3 se finit sur un nombre incalculable de pistes ouvertes : on abandonne Parker dans un ascenseur avec le cœur brisé (quelle saison elle aura passé !), Wallace sur un examen, Mac… ben sans intrigue à la rigueur et Keith face à la justice. Franchement, rien ne va dans cette fin, et putain, it never rains in southern California.

Image result for piz veronica mars vote
Cet ennui de Veronica, tout est dit !

Il était compliqué de conclure cette saison en même temps : pour tenter de récupérer les audiences, ils ont changé plein de choses, jusqu’au générique (une évolution logique comme la série est un peu plus noire et clairement plus au lycée), et ont fini par abandonner… le fil rouge ! La saison commence en reprenant l’intrigue du violeur de la fac entamée en saison 3, mais cette partie de la série est vite évacuée. Pourtant, l’épisode de révélation reste l’un des meilleurs de la série, principalement parce qu’il ne détruit pas le passé comme en fin de saison 2 et parce que cette scène où Veronica court dans les couloirs de la fac est brillante.

Dans le fond, j’avais détesté cette saison parce que je n’étais pas assez vieux la première fois que je l’ai vue. Maintenant que j’ai vieilli, je trouve l’écriture des personnages, et particulièrement de Veronica, extrêmement aboutie. Beaucoup ont dit qu’elle était plus méchante en saison 3, mais en enchaînant les épisodes, il est clair que non. Elle a l’habitude d’être sur la défensive, et ça fait bizarre de la voir comme ça dans un environnement plus sain que son lycée. Bizarre, certes, mais logique, tout comme son évolution vers son cours de criminologie et le FBI.

Image result for veronica mars season 3
Sans oublier de s’éclater de temps à autre… Et d’ailleurs, Mac est trop géniale, que ce soit dit !

Le vrai problème de cette saison, c’est que sa fin est précipitée et ouverte. On sent bien que vingt épisodes n’ont pas suffi aux scénaristes pour tout dire. Du coup, certaines intrigues finissent par être contreproductives : la confrontation entre fraternités et sororités est clichée du début à la fin, et elle dégomme peu à peu les deux côtés sans jamais fournir de réponse. Veronica elle-même finit par sembler contre les jeunes, qui sont pourtant la cible d’audience, à vouloir faire respecter les lois anti-alcools et alors que la série semble soudainement anti-avortement (c’est plus complexe que ça et elle ne l’est pas, mais ça avait été reçu comme).

Related image
Grosse tristesse pour ce personnage qui était un bon ressort comique et qui disparaît de manière encore plus précipitée que Meg.

Finalement, l’annulation est hyper logique : Veronica Mars a perdu sa touche adolescente en entrant à la fac, mais l’entrée dans l’âge adulte s’est fait en se distanciant trop soudainement de tous les thèmes qui fonctionnaient sur les premières saisons. Ajoutons à ça que c’est l’année de création de la CW et on voit bien que Veronica ne rentrait pas dans les cases à l’époque. Elle s’en sortirait beaucoup mieux aujourd’hui avec son intrigue compliquée… alors j’espère bien que la saison 4 saura être passionnante, malgré des années d’écart. De toute manière, cette saison 3 était déjà une saison beaucoup plus adulte…

Image result for veronica mars dick
Enfin… voilà quoi. Non mais Dick a une belle évolution aussi, même si ça lui prend beaucoup de temps et de retours en arrière !

Quant à moi, en attendant de voir cette saison 4, il me reste à regarder le film : préparez-vous pour un dernier article !

> Rewatch : Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 Le film
> Critique The Thousand-Dollar Tan Line
> Critique Mr Kiss & Tell
Saison 4

Dix pour Cent – S03E05-06

Épisode 5 – Béatrice – 16/20
Une intrigue de star dont on n’a jamais trop su où elle voulait aller n’empêche pas cet épisode de briller par son humour et par l’entremêlement de ses histoires secondaires. Le fil rouge de la saison devient de plus en plus évident et mène logiquement à un rebondissement pour lancer la fin de cette saison 3, déjà. Et puis, qu’est-ce que c’est fluide dans l’écriture !

Saison 3

Image result for béatrice dalle dix pour cent

En fait, toi aussi, t’aimes bien regarder des cadavres tout nus ?

Andrea en super-maman, c’était inattendu…. Mais ça ouvre bien l’épisode, surtout quand c’est pour la retrouver sur ses toilettes. Le boulot la rappelle vite quand Béatrice Dalle l’appelle pour se plaindre de son dernier tournage : on attend d’elle qu’elle fasse une scène de nu, alors qu’elle n’en a pas du tout envie. Faut dire, une scène à la morgue, je la comprends.

Après le générique, il est toujours question des 30 ans de l’agence entre Hicham et Arlette, mais l’ambiance festive va vite s’évaporer avec les américains demandant deux millions de dédommagement. Rien que ça. En toute logique, c’est parti pour une réunion bordélique avec Andrea au téléphone – elle me fait beaucoup trop rire à intervenir depuis chez elle dans cet épisode.

En tout cas, ça part en vrille hyper rapidement avec cette histoire de procès des américains : Arlette suggère d’utiliser l’argent d’Hicham s’ils ne trouvent pas de solution et Mathias fait ce qu’il peut pour laisser couler la boîte tant que possible. Cela stresse Noémie, jusqu’à ce que Mathias la rassure et la fasse bien trop kiffer la vie avec son plan machiavélique. Ce couple est une vraie bonne trouvaille, je ne le dirais jamais assez je crois.

Pendant que Noémie n’est pas loin de l’orgasme en entendant Mathias lui murmurer son plan, Andrea bouffe son fromage de manière totalement dégoûtante. Non, franchement, je suis traumatisé (et un peu impressionné) par la capacité de l’actrice à nous bouffer ça comme ça. Ce n’est pas juste parce que je déteste le camembert que je suis impressionné, c’est parce qu’elle s’enfile de sacrées bouchées, quoi ! Franchement, ça m’a perturbé au point de ne pas suivre sa scène avec Colette – où il est question de babysitter pour le bébé, parce que le congé mat, c’est bien, mais ce n’est pas la tasse de thé d’Andrea. Ni son fromage, apparemment.

Elle se rend ensuite sur le tournage du film, et avec sa fille tant qu’à faire, fille qu’elle laisse à l’arrache à une assistante, juste pour le principe. Elle réussit à négocier pour que le tournage recommence, selon les volontés de Béatrice. Oui, mais non : le réalisateur décide de la dénuder de force à l’écran, en disant à un autre acteur d’ouvrir le sac mortuaire dans lequel elle git. Oui, c’est bizarre tout ça, il est beaucoup question de nécrophilie, l’air de rien. Béatrice se barre dans un couvent, et ça permet de sacrément bons échanges téléphoniques avec Andrea.

C’est aussi l’occasion d’avoir la jeune maman qui amène son bébé dans le couvent, histoire de proposer de brillantes répliques sur les parents de Colette ou sur le fait que Jésus est un cadavre nu. Je ne m’y attendais pas, mais c’était sacrément bien trouvé tout ça, surtout par rapport à l’intrigue dont on n’a jamais su ce qu’elle voulait vraiment dire.

En effet, Béatrice accepte de reprendre le tournage, mais elle décide d’être « subtilement érotique », son leitmotiv. Bref, elle gâche le film. Finalement, tout ça nous amène à une prise de conscience des deux : le réalisateur avoue qu’il ne sait pas comment tourner la scène alors que Béatrice Dalle lui confie qu’elle a mis trente ans à savoir dire non pour la nudité, qu’on a souvent forcé. Grâce à ça, ils se mettent d’accord sur une solution totalement perchée qui consiste à voir l’autre acteur manger l’oreille de Béatrice Dalle. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le sac mortuaire.

En parallèle, Hervé est toujours totalement amoureux de Valentin, alors que de son côté Noémie lui avoue avoir recommencé son histoire avec « Philippe ». C’est mignon de les voir recommencer à se confier leurs relations amoureuses, par contre, Hervé fait vraiment n’importe quoi : il nous ramène Valentin à ASK à la nuit tombée.

Cela sentait super mauvais, mais c’était toujours moins mauvais que le jeu de comédien de Valentin, qui est une véritable catastrophe. Alors, attendez, l’acteur qui interprète Valentin est excellent, hein, il tient son rôle et est capable de jouer un mauvais acteur, ce qui n’est pas si évident. Tous les deux se retrouvent donc à s’entraîner pour un casting de Valentin et Hervé fait ce qu’il peut pour cadrer Valentin, ce qui n’est pas gagné.

Pire, assez rapidement, il est évident que Valentin est une caricature d’hommes violents, et c’est juste super triste. Hervé s’écrase complétement face à lui tant il est en admiration, et il passe tout son temps à s’excuser. Bref, Valentin est toxique comme c’est pas permis, et ça m’a fait bien de la peine pour Hervé qui a clairement besoin d’apprendre à s’affirmer sur ce coup-là.

Il ferait bien de prendre exemple sur Camille, en fait. Ben oui, parce que le casting qu’il file à Valentin est celui trouvé par Camille, qui s’énerve d’apprendre qu’Hervé a encore comploté dans son dos : il faut dire qu’elle l’apprend quand on se plaint de Valentin et qu’on la menace de la griller complétement des castings si elle continue comme ça. Y a de quoi s’énerver contre Hervé.

Le pauvre avoue qu’il veut simplement faire en sorte que Valentin l’aime, mais bon, il est tellement mauvais le Valentin. Et toxique en plus. Et Hervé, c’est juste triste de le voir ramer comme ça. Il fait ce qu’il peut pour faire comprendre à Valentin qu’il ne peut le garder et, comme prévu, l’acteur s’énerve et pète un câble en plein milieu de la rue. Autant ils étaient mignons à flirter dans le parc la semaine dernière, autant là, c’était juste super triste de voir comment c’est parti en vrille super vite. Valentin accuse donc « Camille » d’avoir juste voulu coucher avec lui en lui promettant un bel avenir, quand c’est un peu le contraire qui se déroulait.

Bref, c’est un message de prévention clair, je crois : une relation, ça peut vite se dégrader et devenir toxique. Retenons la leçon. Une autre leçon de cet épisode ? Il faut savourer ses rêves tant qu’ils durent, sans jamais trop en faire. En effet, maintenant que L’Océan jouit est un échec total, Sophia cherche désespérément un rôle, au point de harceler Mathias n’importe quand à l’agence. Comme elle est harcelée en permanence par des trolls sur le net, ça peut se comprendre. Il y avait de bonnes trouvailles scénaristiques dans les blagues à faire, quand même, le « je t’écume » pour « je t’enc… », fallait le trouver. J’imagine le brainstorming des scénaristes, et je me marre bien.

Sophia finit par faire la réceptionniste et répondre au téléphone alors qu’elle attend Camille pour un rendez-vous. Finalement, elle s’en tire avec un nouveau RDV et avec une Camille qui n’éteint pas son ordinateur en partant. Le problème, c’est que sans le filtre de son agent, Sophia accepte un peu n’importe quoi : le producteur qu’elle voit n’a rien d’un professionnel. Tout ce qu’il veut, c’est coucher avec elle, pour le plaisir. Ah le plaisir, c’est toujours toute une histoire, demandez à Herbert Léonard.

Côté finances de l’agence, Hicham demande à Gabriel et Mathias des solutions, mais ils n’ont pas grand-chose. Oh, bien sûr Mathias dit vouloir partir au casse-pipe, parce qu’il est le meilleur. Il n’en faut pas plus pour qu’Hicham tombe dans le panneau et se précipite dans la gueule du loup, comme il le voulait et l’avait expliqué à Noémie. Et comme prévu, Hicham prévoit de la merde, c’est assez merveilleux.

Il rencontre finalement les américains et les menace comme il peut, suivant les conseils de Mathias. Pas de bol : ce qu’il conseille est la pire des idées, puisque les américains ont déjà signé le contrat sur lesquels il le menace. Déprimé, Hicham prévient Mathias, qui passe du bon temps avec Noémie, puis tente d’appeler son ex-femme pour avoir des nouvelles de son fils.

Oui, mais non : son fils ne veut pas le voir. Dépité, il décide de se rendre chez Andrea et Colette pour voir sa fille. Ca va encore plaire à Colette ça. Bon, il est vrai qu’Hicham paraît faire un bon papa là pour une fois et, pire les trois font un bon couple. J’attendais désespérément l’arrivée de Colette pour qu’elle râle un bon coup, mais finalement, elle s’est montrée hyper compréhensive et a décidé de profiter du moment. C’était beau comme scène, et super mignon. Et calme aussi, ça change.

Ca change tellement qu’Hicham finit par décider de renoncer à ses droits parentaux pour que Colette puisse demander l’adoption. La série n’y va pas de main morte dans son message politique très clair pro-adoption homo, avec un Hicham qui parle directement à l’audience, face caméra, pour rappeler que ce qui compte, c’est le respect entre tous les parents. Pas « un papa, une maman » quoi. Franchement, il y avait là de magnifiques scènes sur la parentalité, et la première des deux, le câlin des trois parents, était super jolie et pas du tout excessive.

Finalement, Hicham est hyper humanisé dans cet épisode. Dès qu’on touche à ses faiblesses, je me rappelle pourquoi j’aime ce personnage, et je ne suis pas le seul. Gabriel et Andrea décident donc de ne pas quitter l’agence… Le terrain est libre pour Mathias. D’ailleurs, la femme de Mathias revient d’Inde avec un super cadeau pour son mari (non) et une drôle de surprise de sa part à lui : il veut prendre son indépendance financière. Il est carrément décidé à racheter l’agence tout seul quoi.

Et tout irait bien en fin d’épisode si Andrea ne se plantait pas de numéro ET si Hicham avait un répondeur. Bon, pour la défense d’Andrea, Hicham ou Hirsch, c’est vrai que ça se ressemble. C’est super triste en tout cas : Hicham était décidé à rester à ASK, convaincu par Arlette. Il voulait racheter les parts et nous laisser Mathias dans la merde… sauf que quand il reçoit l’appel d’Andrea, Hicham pète donc un câble plutôt légitime et est consolé cette fois par Mathias qui veut donc racheter ses parts. Bonjour la prise de tête.

Le vent tourne un nombre incalculable de fois et termine par une confrontation entre Hicham et Andrea/Gabriel. Ceux-ci s’expliquent comme ils peuvent, mais la dispute tourne court quand Gabriel découvre sa fiche de tournage du film d’Isabelle Huppert sur le bureau d’Hicham. Et c’est ainsi qu’ils comprennent que la fuite vient d’ASK. Dans le genre fluidité d’écriture, c’était quelque chose cet enchaînement de rebondissements dans les dix ou quinze dernières minutes. Tellement de personnages et d’intrigues qui se mêlent, c’est excellent – mais bonjour la galère pour la critique !

Bon, et sinon, la série s’enfonce de plus en plus dans le placement de produit, ce qui m’aura bien fait rire.


Épisode 6 – ASK – 19/20
Cette saison 3 tire sa révérence de la meilleure des manières : rebondissements dans tous les sens, fou rire sur fou rire, répliques qui font mouches, pluie de guests… ! Le scénario est maîtrisé d’un bout à l’autre, l’exécution est très réussie. Tout va bien, quoi, il n’y a plus qu’à attendre la saison 4 maintenant qu’on a bien savouré.

Saison 3

Related image

J’crois que je vais faire un AVC de honte.

Le mardi 22 à minuit quatorze est l’heure du crime, et comme dans les Experts toute l’agence mène l’enquête pour savoir qui a photocopié la fiche de tournage de Gabriel et a trahi l’agence. Il ne faut pas longtemps pour qu’ils sachent que ça vient de Mathias – je m’attendais à ce que la série prenne le détour d’un autre personnage coupable, mais ils n’avaient apparemment pas le temps. Tout le monde découvre donc que Mathias est le traître, alors que lui découvre, le matin des trente ans d’ASK, que l’agence a été taguée : « Camille Valentini, fils de pute ». Merveilleux, tout ça.

Et ça vire encore plus vite au n’importe quoi quand Gabriel ne contrôle pas ses nerfs et s’en prend à Mathias, aussitôt défendu par une Noémie très en forme et à mourir de rire dans sa capacité à mordre l’oreille de Gabriel. Ouep, rien que ça. D’un coup, la soirée des trente ans d’ASK paraît on ne peut plus risible. Il y a de la tension dans l’air, c’est le moins qu’on puisse dire.

Quand Camille et Hervé arrivent, ils sont persuadés que les engueulades qu’ils entendent provenir de la salle de réunion sont pour eux et leur double identité : le tag de Valentin fait mal. Ils se rendent donc dans la salle pour s’excuser et tout expliquer, mais en fait, personne n’en a rien à faire d’eux. Tout ce que Noémie veut, c’est d’arrêter la violence – alors qu’elle a mordu une oreille (c’était le fétichisme de la soirée apparemment). C’est un bordel complet cette réunion d’ASK où tout le monde explique calmement pourquoi il a détesté ou déteste encore Hicham, mais ça finit par la décision d’Hicham de quitter le navire. Ouep.

Pour les trente ans de la boîte, il propose donc de revendre ses parts à Mathias et de les laisser se démerder pour rembourser les américains. Bref, Mathias sort en grand vainqueur : les parts d’Hicham lui donne la majorité ET il est le seul à avoir une solution pour les ricains. Une fois de plus, Noémie est à mourir de rire tant elle est contente d’elle-même et de son patron.

Tout ça nous amène finalement à l’organisation des trente ans de l’agence, ce qui se fait avec une organisatrice assez insupportable… et des directives de Noémie excellentes. Au moins, Noémie et Mathias prennent le contrôle d’ASK, c’est positif. Côté négatif, Arlette, elle, décide de prendre sa retraite ; alors qu’Andrea et Gabriel envisagent de réellement se barrer finalement. Dans le genre girouette… on sent tout de suite que la fin va régler tous les problèmes et se retourner contre Noémie et Mathias, même si on ne sait pas encore comment.

Ouais, mais on ne traîne pas à le savoir :l’intrigue des deux Camille Valentini finit par donner une idée merveilleuse à Andrea. Pour le problème du procès avec les américains, il suffit d’une deuxième Isabelle Huppert. Andrea se met donc à la recherche d’une homonyme pour jouer le fantôme de Marie de Medicis sur le tournage du film ayant problème. C’est tordu, mais ça fonctionne bien : la deuxième Isabelle Huppert qu’ils trouvent est géniale. C’est une infirmière qui finit par accepter le rôle quand Andrea pète un câble sur elle en ramenant tout à sa personne comme d’habitude. Oui, évidemment que c’est abusé et que ça n’arriverait pas en vrai, mais comme ils le disent dans l’épisode, « plus c’est gros, plus ça passe ».

En plus, c’est génial de voir que l’ensemble de la saison trouve sa résolution ici : le coup des deux Camille prend soudainement tout son sens pour ce final. Là encore, j’aurais aimé voir les réunions de préparation de la saison, on sent bien que c’est parti dans tous les sens lors des brainstormings, et je me demande qui de l’œuf (les deux Isabelle Huppert) ou de la poule (les deux Camille) est arrivé en premier. Quoiqu’il en soit, Andrea appelle Hicham pour le tenir informé… et la série nous prend quand même le temps de développer de nouveau la vie d’Hicham à Londres. Il y retrouve son fils, qui n’a pas tant grandi que ça bizarrement. Et s’il ne voulait pas voir son père, le petit accepte finalement de s’amuser avec lui quand Hicham se montre sous son bon jour. Et quand Hicham est humain, tout le monde l’adore.

Alors qu’Hicham joue au foot à Londres, à Paris, Hervé, Camille et Noémie se retrouvent donc à nettoyer le tag, et c’est triste de voir ces trois-là s’entendre de moins en moins… Heureusement qu’ils restent unis dans la tristesse d’Hervé qui voit bien que sa vie amoureuse est catastrophique, surtout quand il doit effacer, littéralement, « Valentin(i) » de sa vie. Triste.

Une autre qui a une vie triste ? Sophia, bien sûr. Et la série insiste lourdement de façon pas bien subtile (subtilement érotique !) dessus : Gabriel vient voir Sophia pour apprendre qu’elle est prête à déménager chez ses parents. Son intention de base est évidemment de l’embaucher pour le faux film avec la « fausse » Isabelle Huppert et ça se fait évidemment quand il lui dit qu’elle a été la femme de sa vie et que l’agence est dans la merde. Cela nous amène à la scène la plus drôle de l’épisode (non, y a la bataille au début et encore trop de temps d’épisode après) : le tournage de la fausse scène pour le film afin de convaincre les américains que, si, Isabelle Huppert a respecté son contrat d’exclusivité avec eux.

C’est excellent parce que tout se passe mal : l’Isabelle Huppert du pauvre ne connaît pas bien son texte, Sophia se retrouve toujours dans les plans pourris, il y a des figurants imprévus en arrière-plan… bref, on se marre bien, avec aussi Andrea qui refuse de modifier son texte – ce qui n’est pas sans rappeler Isabelle Huppert voulant absolument le changer, d’ailleurs. Finalement, ils arrivent à pondre quelque chose de potable, à temps pour se rendre aux trente ans de l’agence.

Et alors là, chapeau à la série ! Line Renaud revient, et elle est suivie par tous les acteurs de l’agence (ou presque) – et surtout par ceux de cette saison, bizarrement. Il y a quelques raccords évidemment, mais dans l’ensemble, ça fonctionne hyper bien. Une fois de plus, on suit une certaine fluidité, avec des personnages pour faire le lien à chaque fois. On passe beaucoup de temps loin des intrigues principales, juste pour quelques apparitions sympas. Toute la fête est très construite de manière à conclure les intrigues de la saison, y compris des intrigues très secondaires qu’on avait déjà oublié (n’est-ce pas Belucci ?).

Tout le monde célèbre la solidité d’ASK, surtout Line Renaud… Tout ça pour mieux faire culpabiliser, Andrea, Arlette et Gabriel. Quant à Isabelle Huppert, on ne voit que la « fausse », qui se fait appeler Corinne. Le problème, c’est qu’elle a tendance à beaucoup aimer le champagne gratuit de l’agence et qu’elle a rapidement un coup de nez. C’est ainsi qu’Hervé finit par nous perdre Isabelle Huppert dans l’agence, et ça craint comme jamais. On se marre bien, au moins : on la suit entrer en contact avec les différents talents de l’agence. C’est un vrai défilé : Jean Dujardin, Line Renaud et Françoise Fabian (qui se vouent toujours une haine cordiale), Audrey Fleurot, etc. C’est un ensemble de scènes hyper plaisantes.

Cela allège aussi une ambiance lourde : Camille n’est pas bête et sent bien que le vent tourne, alors elle tente de comprendre le plan d’Andrea, mais celle-ci refuse de lui dire quoique ce soit. Dans le même genre, Sophia continue de passer une soirée de merde : on lui repropose son poste de réceptionniste, et tous ses amis s’en tirent beaucoup mieux qu’elle. Elle décide de repartir à zéro la pauvre. Pire qu’un American Dream tout ça…

Malgré tout, Mathias remonte la piste d’Isabelle Huppert (la fausse), mais il est finalement détourné par sa femme qui décide de quitter la fête plus tôt. Ben oui, Catherine n’arrive plus à faire semblant, vous comprenez ? Elle culpabilise d’avoir rencontré quelqu’un, mais Mathias se grille tout seul en pensant qu’elle parle de lui. Et pourtant non, elle est avec Alexandre, son kiné… celui qu’elle avait voulu casé avec Noémie qui a la bonne idée de passer par là. Et un divorce pour Mathias, un. C’est une bonne soirée de merde tout ça.

Puisque Mathias est occupé, c’est Noémie qui se met sur la piste d’Isabelle Huppert/Corinne et essaye d’avoir des informations auprès de… Hervé, ce traître ! Pauvre Noémie ! Il n’hésite pas à lui dire que « Corinne » est son ex, celle lui ayant fait comprendre sa sexualité. C’est ridicule, mais plus c’est gros, plus ça passe, on a dit. Et plus ça me fait rire surtout. Le suspense est à son comble pour l’arrivée des américains : on veut savoir qui les verra en premier, on veut savoir comment tout ça va finir et la série fait bien monter la tension : Arlette ment et dit que Guillaume Canet veut quitter l’agence pour éviter que Mathias ne voit les américains. Son histoire ne tient qu’une poignée de minutes et elle apprend ensuite la situation chaotique de Mathias dans sa vie perso. Elle n’a plus qu’à l’écouter parler pour le neutraliser.

Neutraliser Mathias, c’est bien, mais il aurait fallu penser à Noémie, qui est celle qui fait monter la tension. Elle croise « Corinne » qui manque de gaffer à cause d’un gros quiproquo, mais Andrea débarque heureusement à temps pour récupérer Isabelle Huppert avant que tout ne parte en vrille. Malgré le champagne, cette dernière gère très bien le rendez-vous avec les américains. Oh, l’ensemble est assez ridicule sur le papier, un homonyme d’Isabelle Huppert qui joue son fantôme pour s’éviter deux millions d’euros d’amende, faut y penser.

Pour vendre ça comme il faut, ils ont l’accord de la productrice, qu’Arlette a pu acheter en lui promettant des talents de l’agence dans divers projets et des images du film auquel Andrea tient à peu près autant qu’à sa fille, alors même qu’il est extrêmement pourri. Ce qui les sauve d’une arnaque évidente, c’est la capacité qu’a cette fausse Isabelle Huppert d’être, un peu malgré elle, une bonne actrice.

Elle pète un câble quand elle voit que ça ne fonctionne pas, puis re-rentre dans son rôle, puis en ressort alors qu’Andrea sauve la face. Elle lui invente même un rôle dans une pièce de théâtre, où elle aurait parler à un petit monsieur. C’est à mourir de rire tant cette Isabelle Huppert déchire tout dans son rôle. C’était une chouette actrice et j’espère même qu’on la reverra. Après tout, Claude Lelouch est entré en contact avec à la fin de cette scène, affirmant qu’il voulait la voir dans un film. On ne sait jamais, peut-être qu’Andrea vient de dénicher un talent improbable. En tout cas, l’actrice choisie pour incarner ce double était excellente.

Les américains laissent alors tomber leur procès car toutes les preuves sont là. La fin de l’épisode voit donc le dénouement se préparer et Noémie remarque qu’Hicham est arrivé et que l’activité autour de lui est louche. Elle est quand même tout excitée par le discours de Mathias qui arrive… Si elle savait la pauvre. Elle vend le discours à Joey Starr, mais lui est plus intéressé par Monica Bellucci. Et Julie Gayet, elle est devenue quoi ?

Quant au discours d’Hicham, il donne son heure de gloire à Arlette, pas à Mathias. La gifle est violente pour lui. J’aurais aimé, je crois, plus de réaction de Noémie, mais on se concentre surtout sur Mathias qui s’en prend plein la tronche. Il joue super bien et la fin est bien déprimante : Hicham lui annonce qu’il est viré, tout simplement. Et même Camille ne peut rien pour ça : elle ne veut pas non plus le suivre dans une hypothétique nouvelle agence alors qu’elle a sa place à ASK. Pourtant, elle n’avait pas l’air fan d’ASK en début d’épisode quand elle s’en prenait à son père et lui disait qu’ils étaient tous des requins qui aiment ça. Une jolie critique de la série et de la vie parisienne, ma foi.

Le père et la fille se quittent malgré tout en bons termes, sur un câlin. Pourtant, le drame s’amplifie encore, l’air de rien. Je me plaignais de ne pas voir assez Noémie : finalement, elle a une super scène avec Hervé, évidemment. Elle lui raconte la vérité sur « Philippe », et il l’aide alors à récupérer tous les dossiers de Mathias et la laisser quitter l’agence. Tiens, tiens, ça promet une saison 4 qui se fonde sur la concurrence entre deux agences ça.

Quant à Andrea, elle se voit proposer une promotion de ouf, c’est une constante de ses fins de saison. Hicham veut passer plus de temps à Londres : il lui propose donc un poste de DG, une idée qui vient de Mathias et qu’il avait balayé d’un revers de main. Maintenant qu’ils ont tous prouvé à ASK qu’ils pouvaient gérer, il lui fait donc confiance. Quel revirement de situation pour le personnage d’Hicham !

Contre toute attente également, Sophia est nommée aux Césars dans la catégorie « Révélation féminine de l’année ». La saison se termine sur une jolie photo du casting, sans Mathias et Noémie, devant le logo ASK enfin éclairé – toute la soirée a vu ce logo électrique provoquer des courts circuits et des étincelles avant d’enfin fonctionner au départ de Mathias. Ouais, c’est gros comme tout cette métaphore, mais ça le fait en fait. À présent, on le sait tous : plus c’est gros, plus ça passe.

Et pour finir sur une jolie note d’espoir malgré tous ces rebondissements, on termine la saison sur le couple Mathias/Noémie, avec tous les dossiers de Mathias, récupérés par Noémie qui se fait enfin tutoyer par Mathias. Eh bah, ça c’est du baiser de cinéma, ça c’est du nouveau départ. J’ai hâte de voir ce que proposera la saison 4 après tant d’événements.

Et comme à chaque fin de saison, je n’avais pas envie que ça se termine. C’était beaucoup trop court !

Saison 3

Image result for dix pour cent

EN BREF – Malgré un début un peu lent à mettre en place et des intrigues de stars qui ne parviennent pas toujours à porter les épisodes autant qu’elles le devraient, cette série française reste une merveilleuse pépite, ne serait-ce que pour ses personnages et pour ses répliques percutantes. Chaque épisode arrive à faire rire grâce à ça et chaque personnage s’avère plus attachant que je ne le pensais. Elle est loin la saison 1 où je n’appréciais qu’Andrea et Camille.

Au cours de cette saison, je crois que je me suis surpris à adorer tout le monde à un moment ou un autre. Il n’y en a pas un qui a été sous-exploité (allez, si : la mère de Camille, elle a disparu cette saison, à part dans ce bon appel Skype qui buguait la semaine dernière). Dingue de se dire qu’en six épisodes, la série a le temps de traiter tout ça.

Franchement, j’aimerais plus d’épisodes, c’est vrai ; mais en même temps, les saisons sont rythmées et fonctionnent à merveille. Et puis, les scénaristes nous disent déjà bien des choses en six épisodes. La vie des agents n’est pas de tout repos et c’est un vrai monde de requins qui nous est présenté. Je suis heureux de savoir qu’une saison 4 est en préparation, et j’espère qu’elle réussira à être toujours aussi géniale. Je repars de cette saison comme j’y suis arrivé : impatient de retrouver la qualité à la française dans une série. C’est rare, mais elle existe, et Dix pour Cent le prouve !

Saison 3

You (Parfaite) – S01E08

Épisode 8 – You Got Me Babe – 18/20
Quelques semaines sans regarder la série n’ont pas réussi à me sevrer : je suis toujours aussi fan malgré tous les défauts que je peux repérer. L’écriture de cette série est hyper fluide, l’alchimie entre les différents acteurs excellente et il n’en faut pas plus pour que je sois très satisfait et de l’épisode, et de ma décision d’enfin regarder cet épisode. La suite très vite (je suis en pleine auto-persuasion).

Saison 1


Spoilers

08.jpg

You’re not JK Rowling. We’ll all be fine if you take some time off.

Vous ne rêvez pas : c’est bien la critique d’un nouvel épisode de You. Comme quoi, tout finit par arriver sur ce blog avec un peu de patience. Cela fait un bon mois que je n’ai pas regardé la série… et ça fait trois mois que Joe et Beck ne sont plus ensemble. OK, pas si mal d’avoir pris le temps alors. Si Joe se dit heureux dans son nouveau couple avec une nana qu’il trouve imparfaite malgré tout, il passe tout son temps à regarder des news sur Beck. Il fait le tour des réseaux sociaux, mais aussi des journaux qui parlent de Beck.

Oui, figurez-vous qu’elle écrit un livre, ce dont je me doutais largement, mais qui me valide quand même mon point du Bingo Séries alors qu’en parallèle, elle voit toujours ses potes insupportables et sa connaissance universitaire insupportable. C’est du beau. Tout le monde est insupportable dans la vie de Beck, c’est comme ça, il faut s’y faire. Et même quand elle est toute seule avec elle-même, elle est insupportable, c’est dire.

Ouep, Blythe l’a virée de tous les réseaux sociaux pour qu’elle puisse se concentrer sur son bouquin. Inutile de dire que ça ne lui prend que dix minutes de remettre internet pour aller sur Facebook et obtenir des informations sur Karen, la nouvelle petite amie de Joe.

En parallèle, Joe est toujours en thérapie, parce que dans le fond, ça lui fait du bien de voir Dr. Nicky. Du bien ? Oui, mais non : il en a quand même besoin d’avoir des news de Beck… sauf qu’elle n’est plus sur aucun réseau social désormais que Blythe est passée par là. Et elle insupporte Joe à peu près autant que moi puisqu’elle s’installe avec Ethan, son collègue.

Durant la soirée, Karen et Joe passent leur temps libre avec Paco en attendant que sa mère vienne les retrouver. Ouep, ils sont amis avec eux, mais pas que : Karen s’inquiète pour Paco et donc pour l’état de santé de sa mère… qui se barre vite de cet appartement hostile pour elle. En même temps, Claudia se drogue assez clairement, alors bon, ça se comprend.

C’est con : cela fait que Karen et Joe décident d’aller faire un tour pour s’acheter à manger, et c’est là, évidemment, qu’ils croisent Beck, elle aussi en train de faire un tour pour s’acheter à manger dans un food truck conseillé par Joe à l’époque. Ben voyons.

La rencontre est aussi gênante que prévue, avec une Karen qui n’hésite pas à envoyer balader Beck, mais pas sans appeler Joe « Babe », alors que Beck se moquait des gens appelant leur moitié comme ça. C’est intéressant comme détail stupide : ça donne un sentiment de vrai, pour une fois. Exactement comme le SMS qu’envoie Beck aussitôt après : c’est prévisible, et Joe le prévoit d’ailleurs.

C’est bien drôle, car aussitôt ils se mettent à s’envoyer des messages en permanence, y compris quand Joe est avec Karen. Ah lala, les SMS, c’est terrible ! Perturbés par cette rencontre et ces SMS, Joe et Beck se rendent tous les deux chez le même psy, ce qui est particulièrement marrant et permet aux scénaristes de s’éclater. Franchement, la série est toujours aussi fluide et intéressante à regarder, malgré son manque de cohérence régulier.

Et tout ça mène d’ailleurs à quelque chose d’autre de tout aussi fluide : l’emménagement de Blythe et Ethan dans un appartement. Et comme ils n’ont qu’un ami chacun, Beck et Joe se retrouvent à bosser ensemble tout l’après-midi à vider ces cartons, et ils flirtent, et ils se touchent les jambes, et vas-y qu’on s’avoue qu’on se stalke, et vas-y qu’on se moque des gens qui s’appellent « babe », et vas-y qu’ils sont trop choupis ensemble. L’alchimie entre ces deux-là, c’est quelque chose.

Cela ne fait pas toute la série cela dit : Joe est bien forcé de rentrer chez lui où il retrouve Karen en train de s’occuper d’une Claudia en overdose. Il propose donc de s’occuper quant à lui de Paco, après avoir amené Claudia dans la cage sous la librairie. C’est gênant tout ça, parce que ça lui rappelle aussi la mort de Benji. Quoi ? Joe serait humain après tout ? Il est hanté par le cadavre de sa victime. Claudia aussi, à moins qu’elle ne le soit par Ron, qui est encore et toujours là.

En même temps, Claudia est en détox, alors les menaces de Ron envers Joe, elle a d’autres choses à penser. Et comme Karen s’occupe de Claudia, Joe aussi a d’autres choses à penser : il répond à un nouveau SMS de Beck (l’occasion de me rappeler que Joe a les mêmes initiales que moi) et accepte un… rencard avec elle. Ouep. C’est lui qui le dit, pas moi. Officiellement, ils se retrouvent sur un bateau pour parler du livre de Beck.

Officieusement, ils recouchent ensemble sur ce bateau (sans même avoir à se coucher d’ailleurs) pour la dernière fois, parce que ça n’arrivera plus jamais. Plusieurs fois. Ils reprennent vite les vieilles habitudes de coucher ensemble, quitte à ce que Joe finisse par oublier de s’occuper de Paco. Pour se faire pardonner, il décide d’emmener Paco auprès de sa mère, ce que Karen n’approuve pas particulièrement.

Elle n’est pas au bout de ses surprises la pauvre Karen, parce que Joe l’emmène ensuite à la soirée d’emménagement d’Ethan et Blythe , et c’est la pire des idées : évidemment que Karen tombe sur Beck. Beck et une bouteille d’alcool. Rien ne va plus ! Beck se rend compte que Karen est complétement amoureuse de Joe et qu’elle est bien meilleure qu’elle, aussi. Ce n’est pas comme si c’était compliqué non plus.

Une fois de plus, je trouve l’épisode bien fluide, malgré quelques raccourcis : la scène suivante voit Beck avouer à Joe qu’elle a compris qu’il était bon pour elle (si elle savait), mais qu’elle n’était pas bonne pour lui (et pourtant, il la trouve bonne, il n’y a pas de doute – pardon, la blague était trop facile). En revanche, selon Beck, Karen est parfaite pour Joe. Et c’est vrai qu’ils font un beau couple, carrément capable de sauver la vie de Claudia. Tout se passe à merveille pour eux…

Et donc Joe décide de rompre, parce qu’il est encore totalement sous le charme de Beck. Ah ben oui, c’est sûr qu’il risque pas de tomber dans la même passion avec Karen. Cette dernière prend super bien la rupture – le jeu de l’actrice est franchement bon : on voit bien que le cœur de Karen est dévasté et brisé en mille morceaux, mais elle rassemble ses affaires comme si de rien n’était.

Il n’en faut pas plus pour que Joe se précipite dans les bras de Beck, lui brisant une fenêtre au passage, pour détruire les clichés de la scène romantique habituelle. Beck et Joe se retrouvent donc ensemble comme il y a quelques épisodes… et Claudia et Ron font de même. Ben oui : maintenant que Karen est partie, Claudia recommence à faire de la merde, et Paco peut même en vouloir à Joe de lui avoir menti comme ça. C’est merveilleux tout ça, non ?

Pas vraiment non. Le cliffhanger n’est pas exceptionnel, mais il est intéressant puisqu’il ramène la série sur la piste Candace : Karen se rend voir Beck pour lui dire de se méfier de Joe. Elle a le classique rôle de l’ex au cœur brisé par la situation, mais cela suffit à faire douter Beck qui n’ose plus décrocher quand Joe la rappelle. Curieux de voir ce que ça donnera par la suite, maintenant.

Saison 1

Les cinq déceptions séries de 2018

Salut les sériephiles !

On se retrouve aujourd’hui pour un nouveau TFSA en retard, mais ce qui compte, ce n’est pas le retard, c’est le fait qu’il existe. Pas vrai ? Et il existe bel et bien cet article, parce que j’avais très envie de l’écrire depuis que j’ai vu le thème de la semaine dans la liste de Tequi. En effet, il s’agissait la semaine dernière de parler des séries décevantes de 2018. Et il y en a eu plein de choses décevantes avec les séries, alors me limiter à cinq n’a pas été des plus simples… mais j’ai fait comme si. Il y aura quelques spoilers sur les séries citées, donc si vous n’êtes pas à jour, passez au paragraphe suivant et tout ira bien.

Image result for scandal eli
(mais pas toi !)
  1. La fin de Scandal

A-t-on trouvé plus scandaleux que cette fin complétement over the top ? Bien sûr, je n’ai pas été énormément déçu parce que je n’attendais pas grand-chose de la série à ce point. Tout de même, papa Pope et ses dinosaures, son discours anti-système ridicule qui le sort de tous ses ennuis et franchement, à peu près toutes les décisions prises pour conclure la série, c’était too much. Way too much ! Je sais que je ne suis pas le seul à l’avoir pensé, mais le problème, c’est que je me rends compte à présent que j’ai déjà oublié beaucoup trop de choses de cette fin. Et aussi que je m’en suis remis bien vite. Finalement, j’aurais pu tout aussi bien choisir de parler du dernier épisode de la saison 3 de Superstore ici. Il fallait faire un choix.

Image result for the last man on earth end

  1. L’annulation de The Last Man on Earth

Ouep, de toutes les annulations de 2018, celle que je retiens le plus est celle-ci parce que je ne m’en suis pas remis. La fin est tellement ouverte – et sur la meilleure ouverture des quatre saisons je crois – que je ne comprends toujours pas pourquoi la chaîne n’a pas au moins accordé deux épisodes de conclusion. Je savais en débutant la saison 4 que ça risquait d’arriver, parce que les producteurs avaient été clairs en saison 3 qu’ils ne tenteraient même pas de conclure tant qu’ils n’en auraient pas envie. Je ne sais pas, on est en 2018, ce genre de coup de poker est complétement con. Et frustrant. Et décevant. Bref, je suis dégoûté.

Image result for rise nbc

  1. L’horripilante Rise

S’il y a bien une série sur laquelle je misais énormément en 2018, c’était celle-ci. Elle avait tout pour elle : le casting merveilleux, le fait que ce soit une série musicale, le côté teen soap… Et très rapidement, elle s’est cassée la gueule : on me l’a vendue pour ce qu’elle n’était pas. Finalement, ce n’était jamais qu’une série sur l’organisation d’un spectacle qui met trop de temps à arriver, une série qui ne proposait que les chansons de ce spectacle, en boucle, encore et encore. Elle avait ses bons moments, mais avec des personnages clichés que l’on connaît tous et des stéréotypes en veux-tu, en voilà, la série a fini par devenir horripilante. Et non, être inspirée de faits réels n’a pas sauvé cette série de l’ennui qu’elle provoquait. Pire, je trouvais tout tellement téléphoné que je me suis demandé comment c’était possible.

Image result for fear the walking dead crossover

  1. Le 4×01 de Fear the Walking Dead

Ah, possiblement LA plus grosse déception de l’année. Je l’ai mise en premier pour cet article, et elle est restée un moment en première position. Franchement, j’attendais le retour de la série depuis plusieurs mois parce que j’avais adoré la saison 3. Le cliffhanger était intriguant sans être trop dur pour les nerfs, mais j’aurais aimé en avoir une résolution. À la place, le premier épisode de cette saison est un « crossover » avec la série mère, mais le terme le plus approprié serait qu’il est un épisode bonus à la saison 8 de The Walking Dead. En fait, on n’y voit pas les personnages que j’attendais, on s’y fait chier et il ne se passe vraiment pas grand-chose pendant bien longtemps. À lui tout seul, l’épisode a plombé la moyenne d’une saison qui ne s’en tirait autrement pas trop mal par la suite… mais ouais, non, je ne peux pas pardonner ce premier épisode hyper décevant.

Image result for veronica mars late

  1. Mon retard constant

Tadaa ! Quelle plus grande déception peut-il y avoir que mon retard absolument permanent dans mes séries préférées en 2018 ? Je n’ai même pas vu les derniers Grey’s Anatomy, qui est l’une des séries dans lesquelles je suis généralement le plus à jour pourtant. C’est dire à quel point je suis en retard. Pourquoi ? Eh bien, il y a eu mon concours, puis mon déménagement, puis mon premier job, finalement. Beaucoup de choses ont fait que j’avais de moins en moins de temps pour écrire des articles ; et je me rends particulièrement compte ce mois-ci que c’est ça mon plus gros problème : j’ai le temps de voir plein d’épisodes de Veronica Mars pendant lesquels je fais autre chose (genre écrire un TFSA)… mais pas de voir des inédits, devant lesquels je prends des notes. Et attention, je ne le regrette pas non plus : je suis déçu de ne pas avoir eu le temps de voir plus d’épisodes, mais j’adore écrire des articles aussi, donc voilà, mon choix a été fait comme ça. Je prends du retard dans mes séries, mais au moins, je chronique tout.

Image result for winn supergirl

Voilà, vous savez tout de mes déceptions sériesques de 2018. Enfin tout… Les cinq plus importantes, parce qu’il y en a eu d’autres, hein, genre un certain départ dans Supergirl ou une mort dans Fear the Walking Dead (décidément, cette série) ou que sais-je encore ? Je me suis contenté de cinq, comme le veut l’exercice, parce que sinon, j’en aurais pour des heures et des heures. Et vous aussi. Et on ne veut pas ça, pas vrai ?