Mrs Davis – S01E02 – Zwei Sie Piel mit Seitung Sie Wirtschaftung – 18/20

Promis, je ne fais pas un AVC, c’est bien le titre de l’épisode, et non, même en allemand, il ne veut rien dire. Cela donne un bon aperçu du ton de la série ! Le premier épisode me laissait perplexe avec plein de questions, ce second épisode répond à tout ce qui me paraissait le plus urgent. Il reste évidemment des questions auxquelles répondre, plein, mais je trouve que l’intrigue de la série se révèle bien plus. En fait, ça aurait fait un meilleur premier épisode, presque. Vous me direz, ils ont été diffusés en même temps, ce n’est probablement pas pour rien. Oui, mais j’aime le rythme d’un épisode par semaine et j’ai décidé d’arrêter de subir le format des plateformes pour le moment. Bref, c’était un excellent épisode, ça me motive beaucoup plus à continuer la série.

Spoilers

Simone accepte-t-elle la quête du Graal de son plein gré ?

Sometimes the best way to find the right piano is to find all the pianos.

J’ai souvent dit et écrit que j’aimais terminer ce que je commençais. Aujourd’hui, je me rends compte qu’il faut que je dise plutôt que j’aime continuer, mais purée, je me laisse submerger par les séries de tous les côtés. La grève des scénaristes qui vient juste de commencer n’arrangera probablement pas mes affaires – même si elle durait six mois, j’ai tellement de retard partout que je doute d’arriver à tout voir. Ceci étant dit, je suis curieux de voir ce que donnera ce deuxième épisode, alors j’ai fini par me décider à le regarder. Un épisode par semaine, c’est très bien, même si cinq ou six sont déjà diffusés.

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La Dame de cœur

Apparemment, c’est ma journée casino, il y en a dans tellement d’épisodes en ce moment, c’est dingue. La série commence à Renov en 2001. Nous suivons une petite fille qui est suffisamment blonde pour que ce soit probablement Simone. Cela n’est pas révélée immédiatement. On la voit d’abord avec sa mère en train de jouer aux machines à sous, avant qu’elle n’assiste à un spectacle de magie.

Elle était donc fan des tours de magiciens quand elle était petite, fan au point de vouloir participer au spectacle de l’un de ces arnaqueurs professionnels. La petite fille est ravie d’être choisie parmi l’audience pour attraper une carte, qui serait très précisément celle de trois autres personnes ayant tiré au hasard une carte : la reine de cœur. C’est un peu cliché comme tour de magie, mais la petite Lizzie/Simone est ravie, vraiment.

Sur le chemin du retour, nous découvrons que Lizzie n’était finalement pas avec ses parents, comme je le pensais, mais avec Tina et Larry. Nous ne savons pas trop qui ils sont pour elle, mais admettons. Ils la laissent sur une aire d’autoroute, où Lizzie patiente jusqu’à ce qu’une autre voiture vienne la chercher. Cette fois-ci, elle est avec ses parents : les magiciens qui étaient sur la scène. Ah.

La série a réussi à m’avoir, je reconnais. Pourtant, j’aurais dû m’en douter et être capable de déceler ce tour un peu gros – on sentait bien que le côté « je vais faire une exception et accepter que cette petite fille participe » était trop gros pour être vrai.

C’est ainsi que nous découvrons les coulisses peu joyeuses de ce spectacle de magie. Lizzie est toujours ravie de recevoir la même carte, la reine de cœur, ravie d’être ramenée à l’aire d’autoroute, ravie de retrouver son père. Mouais, on sent bien qu’il y a là une part d’exploitation et de maltraitance qui ne peut que laisser les séquelles qu’on a déjà eu l’occasion d’apercevoir dans le premier épisode.

Par contre, il aurait pu être intéressant d’avoir ces scènes dès le début de la série : je trouve ça marquant cette histoire, ça se retient plus facilement que l’arrivée en cheval de Simone. Pourtant, d’habitude, je ne suis pas fan des flashbacks. Allez, peu importe, enchaînons : Simone se retrouve un soir à pouvoir fêter Halloween avec son père, et seulement son père.

Les parents passent leur temps à se disputer, parce que le magicien aimerait voir exactement le travail de sa femme pour se remettre avec elle. C’est elle qui organise tous les tours de magie, mais elle refuse toujours que son mari y jette un œil. Le père finit par faire pression et chantage sur la petite Lizzie pour qu’elle pénètre dans le bureau de sa mère et que ce soit elle qui révèle tous les secrets à son père.

Malheureusement, la mère est complètement cinglée : elle a protégé son bureau avec une arbalète. Comme dans les films, quoi. Lizzie se retrouve donc transpercée par une flèche, mais sa mère lui en veut plutôt que d’être vraiment inquiète pour elle. Elle lui en veut d’avoir voulu entrer dans le bureau, certes, mais surtout d’avoir été assez bête pour ne pas voir le tour de passe passe de son père essayant de la manipuler.

Ah ben c’est du beau ! C’est en tout cas à l’hôpital que Lizzie rencontre Wiley. Alors qu’elle attend l’arrivée de sa greffe de foie (oui, la flèche ne la rate pas !), elle papote avec le patient du lit à côté d’elle.

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Semer Wiley

D’un coup, je comprends mieux le problème de Simone la semaine dernière quand elle a trouvé la carte de la reine de cœur dans le cadeau de Mrs Davis. L’épisode de cette semaine reprend en tout cas là où le précédent nous a lâché : Simone doit commencer sa quête du Graal en appelant un numéro de téléphone, mais avant ça, elle rencontre un homme qui ne croit pas en Dieu et qui cherche à retrouver le piano de sa femme.

C’était étrange comme tout, cette intrigue, mais ça ne fait qu’empirer quand Simone révèle à la maîtresse d’école qu’elle a repéré être suivie par un van. Il s’agit du même véhicule qui avait voulu la sauver la semaine dernière… et elle décide de le semer une fois pour toute en échangeant ses vêtements avec la maîtresse d’école. Le tour de magie était sympathique comme tout, ça m’a fait sourire, tout en révélant ce dont on se doutait, les types du van ne sont pas bien malins et bossent pour Wiley. Ils l’informent de la tromperie au téléphone, ça l’énerve, et il en casse son téléphone portable.

Simone retourne ensuite dans le bar de Jay où elle trouve un nouveau cuisinier et où elle apprend que Jay est avec le boss. Si la semaine dernière, elle n’osait pas tellement s’approcher de la porte, cette semaine, Simone s’y rend sans hésiter pour expliquer ce que l’IA lui a donné – le numéro de téléphone. Derrière la porte, Jay fait totalement la sourde oreille, forçant finalement Simone à lui laisser un mot. Elle le donne au cuisinier en révélant alors qu’elle est… sa femme ? Vraiment, la série ne fait que me perdre. Comment voulez-vous que je découpe ça en parties cohérentes pour la critique, en plus ?

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Mrs Davis donne des ailes

Une fois son message laissé, Simone décide de se rendre auprès de… Wiley. C’était bien la peine de semer les hommes qui la suivait si c’était pour revenir auprès de lui, grâce à une adresse trouvée dans sa valise. De toute manière, elle veut juste bavarder avec lui et savoir le contenu de la présentation que Wiley souhaite lui montrer, toujours d’après Mrs Davis.

Après une querelle d’anciens amants assez inutile pour forcer Simone à porter un bandeau, Wiley mène Simone dans un ascenseur leur permettant d’accéder au QG de la résistance. Sur place, Wiley explique rapidement à Simone que l’intelligence artificielle est en train de la manipuler : pour qu’elle accepte sa quête du Graal, l’IA a ainsi fait en sorte de créer une pré-motivation, avec le groupe des allemands qui n’étaient qu’un leurre pour elle. Seulement, le groupe ne sort jamais de son rôle d’après lui.

Il appelle ensuite quelqu’un pour aider Simone à mieux comprendre ce qu’il se passe. Une fois de plus, Wiley détruit son téléphone une fois qu’il raccroche – ce n’est donc pas parce qu’il est énervé, juste pour ne pas être tracé par Mrs Davis, pardon, par l’intelligence artificielle. En effet, par l’intermédiaire de Wiley, Simone rencontre JQR, qu’on peut appeler JQ, et qui l’engueule quand elle essaie de donner un nom à l’IA. Personne ne donne de nom à Facebook ou Twitter après tout. On en comprend un peu plus sur Mrs Davis grâce à ce JQ qui est aussi fou que JCVD si vous voulez mon avis. Bon, bref, simplifions : l’intelligence artificielle donne des quêtes pour obtenir des ailes, des ailes qui ne servent à rien mais qui sont rendues populaires par cette même IA, au point de devenir un accessoire numérique que tout le monde souhaite avoir.

Une fois les gens accros, il suffit de les rendre encore plus dures à atteindre pour que tout le monde soit motivé à tout faire pour avoir des ailes. À partir de là, l’application offre une possibilité de les obtenir, en proposant en échange… la vie de l’utilisateur. Un tatouage pour le marquer, avec sa date d’expiration, choisie par un algorithme. Expiration ? Ces volontaires qui veulent des ailes se retrouvent ensuite incinérés par l’IA.

Cela semble un peu extrême tout de même, mais pourquoi pas. Simone, dans tout ça ? Elle a raison, on aurait dû aller aux toilettes avant cette présentation interminable. Il n’empêche que l’intelligence artificielle a envoyé la photo de Simone à tous les utilisateurs afin de la retrouver – une photo prise le jour de la mort de son père trois ans plus tôt. Le magicien aura son rôle à jouer.

Pour le moment, ce n’est pas important cependant. Ce qui l’est, c’est que Simone a été choisie par l’application pour partir en quête du Graal. Oui, la Résistance est capable de deviner ce que demande l’IA, car ce n’est pas la première fois qu’elle le fait. Simone est l’Elue du moment, une élue que l’IA teste pour ensuite recruter Simone et faire d’elle une modératrice.

Oula, c’est particulier comme recrutement, mais pourquoi pas. J’aime bien en tout cas que l’intrigue de la série soit enfin clarifiée dans cet épisode. J’ai l’impression de voir le premier épisode de la série, en fait. Il serait temps.

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Les Allemands

Le téléphone de Wiley sonne alors – encore un qu’il est prêt à détruire – et le lance dans une nouvelle action. Cette fois, il promet à Simone qu’elle verra ce que les gens sont prêts à faire pour Mrs Davis. Il l’emmène alors sur un toit de bâtiment où la Résistance maltraite des personnes qu’elle soupçonne d’être des utilisateurs de l’IA.

Il s’agit évidemment des allemands qui ont enlevé Simone dans l’épisode précédent. La Résistance insiste une fois de plus pour dire que le Graal n’existe pas et que ces types sont manipulés par l’IA, même s’ils refusent de le reconnaître. Les allemands sont dingues, la Résistance aussi : un des allemands fini suspendu par les pieds depuis le toit du bâtiment, ce qui fait flipper Simone. Elle croit le second homme qui jure ne pas comprendre de quoi il s’agit.

Partant de là, Wiley lui-même semble douter – pourtant, il est supposé être convaincu. Alors qu’on pourrait croire que la série va épargner le pauvre monsieur suspendu par les pieds, finalement, il y a bien un meurtre ce soir-là sur le toit. L’autre allemand en perd son accent et comprend qu’il a intérêt à dire toute la vérité. C’est con, s’il n’avait rien dit, Simone aurait continué de le croire parce qu’il avait juré en parlant de Dieu. Ce n’est finalement pas le cas : il est un acteur qui voulait juste avoir ses ailes. Ah oui, quand même.

J’ai un peu de mal parce qu’on ne sait toujours pas de quoi il est question avec ces ailes – qu’obtiennent-ils vraiment comme passe-droit quand ils en ont ? Vu ce qu’ils sont prêts à faire, ça doit être quelque chose quand même… En tout cas, il ne s’agit pas de voler quand on voit ce qu’est devenu le premier des deux hommes, qui a fini par s’éclater dans un camion. Pas le temps de se poser la question ; ou de leur poser : la police arrive, forçant nos héros à s’enfuir.

Simone se sépare une fois de plus de Wiley, acceptant au passage son téléphone… pour mieux que la série nous surprenne et la surprenne.

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Piano

Mrs Davis est forte, elle lui envoie ses faux parents, Larry et Tina. Ils ont quelque chose à lui montrer, soi-disant juste en bas de la rue… mais l’emmènent pour un trajet en voiture qui est bien plus long que ça. Simone abandonne vite le combat contre Mrs Davis et se laisse totalement faire à ce stade, voyant bien qu’elle n’a plus tellement de libre-arbitre puisque l’IA s’acharne sur elle. Un élément que j’ai beaucoup aimé dans la voiture, une fois que Tina devient proxy de Mrs Davis, est que l’humour de cette intelligence artificielle n’est toujours pas au point. Cela m’a rappelé mes propres tentatives de demander une blague à ChatGPT. Ce n’était pas très efficace ; l’humour de Mrs Davis ne l’est pas non plus. On sent l’effort, mais eh, ce n’est pas ça.

Tina aussi n’est pas au point non plus quand il s’agit de gérer le proxy de Mrs Davis. Elle nous balance du code que Simone ne devrait pas entendre ou comprendre, puis laisse clairement transparaître ses émotions à elle plutôt que celle de Mrs Davis quand il s’agit de parler avec Simone. Elle apprend ainsi le but de Simone, puis sa quête et lui révèle, comme on s’y attendait, qu’elle est l’élue.

Sinon, Larry conduit la voiture pour emmener Simone en plein milieu du désert où l’IA a eu la bonne idée de faire installer… tous les pianos similaires à celui que cherchait l’homme en début d’épisode. C’est quelque chose, ça quand même. L’IA a réussi à trouver comme cela le bon piano, et à faire en sorte que l’homme tombe dessus. C’est quelque peu poétique comme intrigue, j’imagine.

Même si une journée complète s’est passée depuis sa rencontre avec l’homme, Simone n’a pas eu le temps de prier pour lui. Elle refuse donc ses remerciements, parce que bien sûr, l’homme la remercie d’avoir prié pour lui pour qu’il retrouve le piano. Même si elle n’y est officiellement pour rien, c’est grâce à elle de toute manière : c’est pour lui plaire que l’IA le fait.

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Jaysus

Perturbée par ce qu’il se passe, Simone décide finalement de retourner dans le restaurant où elle espère voir Jay. J’aimerais en savoir plus sur lui et sur le boss, qui pourrait être la mère de Simone en vrai : il y a sur la porte du bureau exactement la même pancarte que sur le bureau de sa mère. Simone s’énerve sur la porte, mais Jay est finalement derrière elle, avec un bouquet de fleurs et un dessin de Clara, la dernière personne qui a eu le Graal entre les mains paraît-il.

On sait en effet qu’il existe, avec le flashback du premier épisode. Pour en revenir à Simone et Jay, il est confirmé qu’ils sont bien mari et femme. Ils s’embrassent même dans cet épisode. Par contre, Simone est amoureuse de lui, mais c’est pour lui qu’elle est devenue une nonne. Va falloir m’expliquer certaines choses, tout de même. Au moment de la demande en mariage, elle a dit « oui, Jésus », mais j’espère qu’on ne pas trop partir en délire de fanatique religieux.

La scène se termine, comme dans l’épisode précédent, par Simone qui mange l’indice et semble heureuse de le faire. Une fois que c’est fait, elle révèle aussi avoir parlé avec Wiley… puis se réveille en plein milieu du désert de piano. Pardon ? Est-ce qu’il faut comprendre que tout ça n’est qu’un rêve – son moyen de communication avec Dieu serait Jay ? C’est si bizarre. C’est tellement le délire de fanatique religieux que je craignais.

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Clara

En tout cas, elle se retrouve vite de nouveau au fast-food de l’aire d’autoroute et appelle Wiley. Elle lui demande de l’aider à traquer le numéro qu’elle s’apprête à appeler, qui lui a été donné par Mrs Davis. Un homme décroche le téléphone et Simone lui demande aussitôt le Graal, avant d’expliquer qu’elle est Clara. Ce n’est pas bien cohérent : il ne reconnaît pas sa voix, il lui demande où elle est… et elle répond par la même question, grillant totalement la supercherie.

Sans surprise, l’homme raccroche. Wiley lui demande aussitôt qui est Clara, mais cette fois encore, elle ment, expliquant que c’était sur la carte de Mrs Davis. C’est faux, bien sûr, mais peu importe. Finalement, le numéro de téléphone qu’elle vient d’appeler menait à Londres. Le prochain épisode verra donc Wiley et Simone se rendre ensemble en Angleterre – si elle arrive à avoir un passeport d’ici là.

Malheureusement, la fin d’épisode nous révèle que Wiley n’est pas si innocent que ça. Simone fait confiance à la mauvaise personne. Le cliffhanger est excellent : Wiley a monté tout un coup pour la convaincre de bosser pour lui ; les allemands étaient des acteurs, certes, mais ils bossaient avec lui, comme les faux flics. Oh bordel, il faut donc se méfier de tout dans cette série ? C’était pourtant évident : on n’a pas vu de cadavre, l’homme tombant à travers un camion. Le pire, c’est que quand il est tombé, je me suis dit que ça pourrait être un coup monté… mais sans m’en formaliser pour autant. Très bien, c’est noté, il va falloir être plus attentif. Et c’est un bien meilleur épisode que le précédent.

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True Lies – S01E03 – Separate Pairs – 18/20

Bien, je crois que ça y est, la série trouve vraiment son équilibre avec cet épisode qui s’attarde davantage sur les personnages secondaires, tout en continuant de maîtriser impeccablement son rythme et son humour. Les acteurs sont géniaux, les personnages attachants, l’écriture dynamique et ça permet de proposer un très solide épisode oscillant entre humour et action. Tout ce qu’on aime, donc.

Spoilers

Helen et Harry ont des problèmes d’argent, même s’ils sont parfois milliardaires.


You shouldn’t drive and shoot at the same time, it’s in the training manual

Par accident, cet épisode s’est lancé en VF sur Disney + quand j’ai voulu le regarder. J’ai tendance à vouloir croire en la bonne foi des VF et à vouloir les défendre, mais sérieusement, quel échec la traduction du générique qui gomme totalement le nom de la série et retire le dialogue au profit d’un quasi-monologue (y avait aucune raison qu’elle ne parle pas plus que ça ou n’intervienne pas à la fin pour compléter « pour le meilleur et pour le pire »). Parfois, je me dis que je me suis trompé de métier. Bref, la critique de l’épisode, peut-être ? Clairement, je passe en VO, hein.

Sous couverture | L’ingénieur | Luther & Maria | Le casino | La fin de mission

Sous couverture

Les Tasker se retrouve avec un problème de plomberie, parce qu’ils ont rafistolé le lave-vaisselle avec du scotch. Oui, alors forcément, du scotch sur un tuyau, c’est rarement efficace, hein. Ils ont beau être des espions, ils sont toujours dans la merde financièrement : risquer leur vie ne rapporte rien de plus que ce qu’ils gagneraient dans leur vie quotidienne de couverture. C’est une jolie manière de faire des économies pour les gouvernements ça.

Helen ne comprend toutefois pas comment se concentrer sur le sauvetage du monde avec tous les problèmes qu’ils ont dans le quotidien – une jolie manière de nous parler de la charge mentale de mère de famille quand un père est capable de « compartimentaliser » sa vie professionnelle et sa vie perso. Ben oui. Et encore, il n’est même pas question de Dana et Jake pour l’instant. En tout cas, Ginger Gonzaga continue de me faire rire bien trop simplement : j’ai adoré sa tête quand elle se prend de l’eau sale sur la tronche. La pauvre. C’est la vie sous couverture, ça.

Elle continue de gérer comme elle peut la situation, envoyant les enfants chez les grands-parents pendant que le plombier assure qu’ils auraient dû faire des réparations au moins un an auparavant. Bref, toute la plomberie est fichue, les Tasker ont des problèmes d’argent et tout ça va obséder Helen pendant tout l’épisode.

De son côté, Harry se rend au travail pour mieux… devoir gérer sa mission sous couverture. Je me demandais ce qu’il en était, mais on nous confirme que les agents sont certes des espions, mais ils font aussi du vrai travail de vendeur d’informatique, avec un rapport mensuel à fournir pour que la boîte puisse tourner. C’était rigolo à voir, mais je ne doute pas que les intelligences artificielles s’en chargent en 2023. Cela dit, la série gère bien la comédie grâce à ça.

J’adore vraiment le côté couverture à maintenir tout en sauvant le monde. Pendant l’épisode, on voit ainsi Helen donner un cours à distance en prétendant être malade, pour mieux retirer son pull deux minutes plus tard et révéler une robe magnifique pour partir à une soirée où elle devra être milliardaire. Incroyable. Milliardaire ? Ouais, il va falloir que j’entame la critique de l’intrigue d’espionnage de l’épisode à un moment.

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L’ingénieur

L’épisode commence par une scène un brin choquante, avec une attaque terroriste en plein milieu de Zurich, perpétrée par un certain « Ingénieur », en 2017. Deux ans plus tard, Omega a mené une mission à Prague pour tenter de le retrouver. C’est par cette opération souricière que la série reprend, Omega travaillant avec un certain Ian du MI-6.

J’ai beaucoup aimé cette manière de nous présenter la situation de la mission, c’était rapide et efficace. Tout aussi rapide et efficace était la manière d’intégrer une backstory faisant de Maria et Luther un couple. Je ne m’y attendais pas forcément à ce qu’on nous sorte que ça se soit déjà fait avant – ou qu’on nous présente si vite dans la série une mission qui est un échec pour la super équipe d’Oméga. Celle-ci n’a absolument pas changé depuis 2017.

Ouep, c’est un échec : Ian meure, tué par l’ingénieur et celui-ci court toujours. On comprend donc qu’il sera au centre de ce nouvel épisode. Gib annonce rapidement au reste des agents qu’ils ont une piste pour retrouver l’ingénieur, qui vend une arme nucléaire miniature désormais. Contre toute attente, pour mener à bien la mission, Gib demande l’aide d’Helen.

Si Luther et Maria se retrouvent à devoir bosser dans un casino, pour s’assurer que l’acheteur de la bombe – Pieter Voss – perde l’argent dont il a besoin, Gib demande à Helen et Harry de jouer un couple riche qui jouent et gagnent au casino. C’est rigolo : Omega se sert totalement d’Helen et Harry sur ce coup, ils ont besoin d’agents jouant un couple, et hop, ils utilisent un vrai couple.

C’est assez crédible comme manière de faire, en vrai, et c’était très top de voir les agents partir en mission ensemble. La série gère bien les choses aussi pour intégrer chaque personnage, on nous remet leur nom à l’écran et tout, ça marche bien.

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Luther et Maria

Traquer l’ingénieur ramène Luther à son passé, et c’est surprenant. C’est une bonne manière de développer les personnages secondaires, ce qui est exactement ce que j’espérais à la fin de l’épisode précédent, après tout : Luther se confie ainsi à Harry sur sa rupture avec Maria. Elle a eu lieu juste après la mission en 2017, et il semble clairement ne pas avoir compris pourquoi ils ont rompu.

Reparler de l’ingénieur semble lui donner envie de réenvisager sa relation avec sa collègue. C’est la pire idée du monde, Harry le sait, il le sait, mais il en a quand même envie. Du coup, une fois qu’ils partent en mission et se retrouvent à bosser que tous les deux, il aborde le sujet, demandant à Maria pourquoi elle ne veut pas se remettre avec lui.

La série propose alors un running gag avec les agents qui sont en permanence écoutés à la radio par Gib, qui entend tout quand ils s’embrassent en 2017 et tout quand ils parlent de leur couple en 2023. Le pire, c’est que même en le sachant, Luther continue d’évoquer leur relation, tout en essayant de se connecter au réseau de caméras du casino depuis le toit. Ils y arrivent évidemment.

Par contre, ils manquent de se faire surprendre par un employé du casino qui sort sur le toit pour fumer, les forçant à… s’accrocher au rebord du toit pendant deux minutes. « Interesting choice », effectivement, mais bon humour. Ils survivent évidemment et la conversation continue pour la suite de la mission, avec Gib les pressant pour qu’ils règlent le problème entre eux afin de continuer à faire du bon boulot.

C’est un peu gros que Luther revienne six ans après sur leur relation, là.

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Le casino

Harry et Helen peuvent donc entrer réellement sous couverture, et c’est excellent à voir. On commence par les découvrir à l’hôtel où ils se changent et enfilent des vêtements tellement chers qu’ils pourraient suffire à rembourser tous les frais de plomberie – ou les années fac de leurs enfants. C’est une excellente chose, en vrai, que de nous montrer à quel point tout ça obsède Helen.

D’abord, ça fait de l’humour pour l’épisode, et de l’humour bien senti – les louboutins magnifiques qui lui font mal aux pieds, par exemple. Ensuite, ça permet de nous montrer qu’ils vivent une vie de rêve quand ils sont sous couverture, malgré les risques. Et puis, la série en profite aussi pour leur fournir de jolies fringues. Oui, s’ils sont bien habillés, c’est parce qu’ils interprètent à présent des milliardaires : Harry serait un riche financier et Helen sa femme-trophée, une mannequin de maillot de bain.

Cela ne lui plaît pas tellement et quand ils approchent le couple dont ils doivent provoquer la faillite, Helen comprend que Tiffany, la femme, ne restera pas à leur table de casino si elle rencontre une autre femme-trophée. Helen en profite immédiatement pour improviser et déglinguer leur couverture en une phrase : elle inverse son faux job et celui d’Harry. C’était excellent à voir, même si ce genre d’improvisation reste peu crédible dans le cadre d’une agence d’espionnage qui a dû dépenser des fortunes en création de couverture.

Oui, mais voilà : Helen est novice alors ça passe. Et puis, un bon espion improvise forcément pour mieux gérer une mission. Elle se révèle excellente à ça, gagnant rapidement l’amitié de Tiffany, puis de son mari Pieter. Grâce à Helen, Harry est relégué au statut de mannequin, mais aussi à celui d’espion de seconde zone, franchement. C’est elle qui porte toute la mission, donnant un second rendez-vous crédible au couple, puis, lors de ce second rendez-vous, arrivant à fluidifier tous les mouvements du couple vers les tables où Maria et Luther sont sous couverture comme croupiers.

C’est aussi elle qui remarque que chaque fois que Pieter Voss retourne chercher de l’argent car il se fait plumer, il y a un autre homme qui va en chercher aussi. Si elle utilise cette info pour faire de l’humour, n’importe quel téléspectateur comprend qu’on tient là l’ingénieur.

Pourtant, les espions ne s’en rendent pas compte, trop occupé qu’ils sont à plumer Pieter. En vrai, c’est absolument horrible comme intrigue : je sais bien que Pieter est un méchant, mais Harry le pousse à faire tous les choix qui le poussent à la faillite. Et lui, il n’est pas sous couverture, c’est son vrai argent quoi. Bon, bien fait, c’est un méchant… sauf qu’on ne le voit jamais vraiment comme ça dans l’épisode. Il est juste un homme riche qui se fait plumer au casino, quoi.

Inévitablement, Pieter s’énerve d’avoir tout perdu et finit par se retourner contre Harry qu’il tient responsable de sa ruine. Non seulement, il le tient pour responsable, mais en plus, il l’est. Sérieusement. La situation dégénère un peu quand il sort une arme pour menacer Harry et passer ses nerfs, mais Harry est un bon agent capable de gérer ce genre de stress, contrairement à Helen qui ne l’aurait pas pris comme ça du tout – d’ailleurs, elle panique le lendemain quand elle l’apprend.

Bref, Harry parvient à faire ce qu’on attend de lui : il rassure Pieter et se met dans une situation où il est capable d’avoir plein d’informations sur l’arme nucléaire. Il assure que Gloria (c’est-à-dire la couverture d’Helen) pourra le rembourser et qu’ils vont pouvoir lui soutirer de l’argent. Bim, problème réglé.

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La fin de mission

C’est une jolie théorie pour régler le problème. En pratique, en revanche, c’est autre chose : le lendemain matin, Helen et Harry retrouvent le cadavre de Pieter dans sa chambre d’hôtel. Ils comprennent rapidement qu’il s’est fait doubler et doutent que cela puisse venir du Cap, où sont ses boss.

Cela pourrait être un vrai problème, mais ça n’en est pas un : Helen parle enfin du type qu’elle a repéré la veille et qui s’avère effectivement être l’ingénieur, la reconnaissance faciale le confirme rapidement en l’identifiant à plusieurs endroits stratégiques où l’Ingénieur a fait ses coups terroristes. Et en plus, Gib le repère encore dans l’hôtel, qu’il est en train de quitter.

Tous les agents se mettent aussitôt à sa poursuite en voiture, sachant qu’il a une arme nucléaire dans la sienne et qu’ils ne peuvent surtout pas provoquer d’accidents. Cela complique la situation pour eux, forçant même Maria et Luther à placer leur voiture entre celle de l’ingénieur et un camion. C’est un joli accident de voiture que propose la série : la voiture de l’ingénieur n’a rien, Maria et Luther survivent.

Par contre, derrière eux, il y a Harry et Helen. C’est elle qui conduit et elle est un peu choquée, ça se sent. Harry voulait la protéger et la laisser en arrière, mais elle a insisté pour conduire afin qu’il puisse tirer si besoin. J’adore le running gag du manuel d’instructions qu’Helen doit lire en permanence – j’aimerais bien qu’on puisse en avoir un aperçu, parce qu’elle s’y réfère en permanence et que c’est toujours à des moments inattendus pour faire passer de l’humour.

Bon, la situation n’est pas hyper humoristique là : Harry et Helen pourchassent l’ingénieur qui n’hésite pas à leur tirer dessus. Gib rappelle à Harry qu’il ne doit surtout pas tirer et qu’il faut donc trouver un autre moyen de l’arrêter, pour éviter une explosion nucléaire. Il n’en faut pas plus pour qu’Harry décide de sauter de sa voiture en marche vers celle de l’ingénieur.

Bref, heureusement qu’Helen était là pour conduire, finalement. Tout est évidemment bien qui finit bien, l’ingénieur est arrêté par toute l’équipe d’espions et Ian est ainsi vengé, en très grande partie grâce à Helen.

Oh, suite à l’accident de voiture, Luther a besoin d’être hospitalisé tout de même, parce qu’il s’est cogné la tête. Comme il était dans la voiture avec Maria, ça leur permet aussi d’avoir le temps de conclure leur dispute de l’épisode. Maria finit par reconnaître qu’ils étaient une bonne équipe ensemble, quand ils étaient en couple. Elle explique aussi que c’est la raison de leur rupture : elle avait trop peur de perdre quelqu’un qu’elle aime et a préféré le chasser de sa vie. La révélation est exactement ce que Luther attendait, mais il s’endort à cause des sédatifs avant de l’entendre. Dommage, quand même.

Il est donc temps de conclure la mission sous couverture, pour reprendre la couverture de la vraie vie. Helen m’a fait rire à dire au revoir à chacun de ses vêtements, mais j’ai surtout aimé voir Harry s’occuper du problème de plomberie qu’ils avaient, comprenant qu’il s’était trop reposé sur Helen quand il partait en mission pour tout régler.

C’est donc Omega qui réparera leur plomberie : normal, le système de sécurité mis en place par la boîte pourrait être détruit par la moisissure. Bref, le problème est réglé… Harry et Helen peuvent donc profiter d’un joli bain de billets. Je les adore, je crois.

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9-1-1 Lone Star – S04E15 – Donors – 18/20

C’est un excellent épisode parce qu’il s’intéresse à des personnages que j’adore, mais je le trouve tout de même gâché par une intrigue secondaire qui n’avait pas grand-chose à faire là et qui ouvre juste de nouvelles pistes pour la suite. On aurait pu s’en passer. Il aurait été sympathique aussi de mieux répartir le temps d’écran entre les acteurs… Après, on commence à avoir l’habitude avec cette série, et l’épisode était bien mené, avec aussi un guest star sympa. Il ne faut pas trop en demander !

Spoilers

Des trafiquants d’organes semblent opérer sur Austin.

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The question is where did he get that kidney.

La première intervention | La deuxième | L’enquête de Grace | La troisième | La quatrième | Oncle Strand

La première intervention

Je n’étais pas bien réveillé au moment de commencer cet épisode, mais ce qui est bien, c’est que la sirène du camion pompier dès la première scène met dans l’ambiance et sert de réveil de manière très efficace. Les pompiers interviennent en ce début d’épisode pour venir en aide à un homme dont la voiture est en flammes.

Cependant, ce qui est surprenant, c’est que la victime est à l’arrière de la voiture. Ce n’est que le début d’un mystère qui va nous occuper une bonne partie de l’épisode. Avant ça, il faut déjà sauver l’homme, tandis que le conducteur de l’autre voiture, qui lui est rentré dedans, ne comprend absolument pas ce qu’il se passe. Malheureusement, dès que l’incendie est éteint et que Mateo s’approche pour sortir la victime du siège arrière, le feu reprend. Les pompiers sont obligés d’évacuer la victime en continuant de balancer plein d’eau sur la carcasse.

C’est un début original, mais ça ne fait que continuer en ce sens : Nancy, TK et Tommy évacuent l’homme vers l’hôpital le plus proche. En chemin, ils se rendent compte qu’il a des traces et cicatrices évoquant une greffe d’organe. Ils font donc prévenir l’hôpital, pour mieux se rendre compte à l’arrivée que le chirurgien n’est pas prêt à intervenir car il est en pleine pause repas. Humph. Le but est évidemment de laisser TK seul à l’arrière de l’ambulance avec un homme subissant encore les effets de l’anesthésie, en théorie.

En pratique, l’homme parvient à s’échapper en assommant TK. Oui, oui, à s’échapper. Tommy se retrouve donc interrogée par un certain détective McGregor, interprété par Adam Baldwin. Oh ! C’est une jolie réunion de casting de Firefly ma foi. C’est tout bizarre de les voir interagir comme s’ils ne se connaissaient pas. Le détective ne semble pas bien malin en tout cas, écoutant Tommy lui dire que son patient avait clairement subi une greffe de rein et ne comprenant pas que, l’enquête prouvant que la greffe était probablement illégale, il fallait s’inquiéter de savoir d’où venait le rein.

La première intervention | La deuxième | L’enquête de Grace | La troisième | La quatrième | Oncle Strand

La deuxième intervention

Une femme se réveille dans une chambre d’hôtel, dans une baignoire, complètement sous le coup d’une anesthésie, ça se sent. La femme voit également un mot lui disant d’appeler le 911 à côté du téléphone qui se trouve lui-même juste à côté de la baignoire. Comme si elle pouvait faire autre chose. Comme elle est dans une baignoire pleine de glace, on comprend assez vite ce qu’il en est : elle a perdu son rein.

Le truc, c’est qu’elle explique à Grace sa situation sans avoir cette information clé, contrairement à nous. Il va donc falloir que Grace et Lexi, c’est son nom, réussissent à découvrir sa blessure et à la gérer, tout en essayant de repérer où elle est. Par chance, l’adresse du motel s’affiche sur le moniteur de Grace.

Comme toujours, Grace garde son sang-froid autant que possible, alors que Lexi est en pleine panique, inévitablement. Il faut encore réussir à savoir dans quelle chambre est Lexi, ce qui n’est pas si évident, surtout quand la femme s’évanouit à moitié. Entre le choc et l’anesthésie, ça ne doit pas être facile pour elle de rester réveillée. De là à penser que Grace est sa mère, on comprend bien qu’elle est à deux doigts de mourir.

Par chance, Grace est réactive : les infirmiers la retrouvent donc grâce à elle et son bon réflexe de demander à ce que quelqu’un checke les téléphones en service dans le motel. Grace ne raccroche pas, espérant savoir le fin mot de cette histoire. Comme la série prend le temps de nous montrer toute la scène où Lexi est en train d’être ranimée, j’ai bien cru que les scénaristes allaient la tuer. Ce n’est finalement pas le cas, mais Grace est clairement affectée par cet appel, bien plus que par d’autres qui étaient tout aussi déstabilisant. Peut-être que le fait de devoir interpréter sa mère a provoqué quelque chose.

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L’enquête de Grace

Inévitablement, Grace décide donc de se rendre à l’hôpital pour rencontrer Lexi et prendre de ses nouvelles. Lexi est touchée par son geste, et elle se met à lui raconter ce qui lui est arrivé : on lui a pris un rein et elle a désormais une infection. Cet aspect-là est intéressant, mais la suite est hautement improbable, avec Grace qui se met à jouer les détectives à la place des policiers.

Cependant, c’est une bonne chose : Grace découvre l’histoire terrible(ment prévisible) de Lexi – une rencontre sur une appli qui tourne mal avec un réveil dans un motel pourri, donc – et la théorie des flics en très peu de temps. La police pense qu’elle n’est pas une victime à proprement parler, mais plutôt qu’elle a vendu elle-même son rein. Cela change la perspective, c’est sûr, mais dans tous les cas, on n’aimerait pas être à sa place.

Grace rencontre alors McGregor, le détective, pour lui faire part de son désaccord avec sa théorie principale. Il lui manque un élément-clé toutefois : il y avait de l’argent en cash sur la table de chevet de Lexi. 1500$. La somme est ridicule pour un organe, non ? Grace semble évidemment le penser, mais le détective, qui est bien patient avec elle, finit par lui dire qu’il a vu des gens faire pire pour moins et que, surtout, elle ferait mieux de faire son job et le laisser lui faire le sien. Bim. Je ne doute pas que Lexi soit pourtant vraiment une victime, sinon ça ne ferait pas un excellent épisode.

Grace se met ainsi à mener l’enquête elle-même, en créant un profil sur la même application de rencontres, espérant trouver son agresseur. C’est peu probable, mais c’est une série, alors ça finira par arriver. Par contre, quand Judd découvre ce que fait sa femme, il s’inquiète de la voir utiliser sa vraie photo. La réponse de Grace est loin de me convaincre sur ce point en particulier, parce qu’elle aurait pu utiliser n’importe quelle autre photo de femme de couleur.

Oui, la réponse de Grace est évidemment qu’elle considère que la femme est traitée comme une criminelle ayant vendu un rein parce qu’elle est noire. On sait bien qu’elle a raison quand elle souligne que la même aventure arrivant à une femme blanche serait traitée très différemment, et elle marque des points auprès de Judd en évoquant Charlie, leur fille, qui grandira dans un monde où un tel racisme ordinaire existe encore. Elle gagne donc le soutien de Judd, inévitablement… mais elle aurait quand même pu utiliser une photo différente pour éviter de se mettre en danger.

Bien sûr, Grace fait jouer ses contacts pour rencontrer une autre détective : Carlos accepte de lui venir en aide pour lui faire rencontrer une femme qui se spécialise dans les personnes disparues. Si Lexi n’a pas disparu, Grace a un dossier de poids à lui fournir : d’autres appels au 911 de femmes ayant été ignorées ou oubliées après s’être réveillée avec un organe en moins. Les personnes disparues pour intéresser vraiment la détective ? Ben, les criminels et l’homme avec un rein en plus, évidemment.

Si la détective est convaincue et croit immédiatement Grace, elle lui rappelle qu’il faut cependant en parler avec McGregor. Ce dernier se comporte en vrai con, n’appréciant pas qu’on remette en cause son travail (ben peut-être fallait-il le faire aussi ?) et préférant laisser tout le dossier à sa collègue. L’air de rien, en passant, il apprend aussi à Grace la mort de Lexi.

Oh. Les scénaristes y vont fort pour cette pauvre Grace qui passe son épisode à s’inquiéter pour elle pour mieux apprendre ça au détour d’une conversation. De manière prévisible, Grace finit en larmes au téléphone avec Judd qui ne peut pas exactement la réconforter, mais qui prend le temps de l’écouter et la soutenir. Une fois que c’est fait, Grace peut donc se mettre au travail – non, pas le sien, celui de flic.

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La troisième intervention

Comme à chaque fois que Carlos et Grace mènent l’enquête ensemble, c’est très efficace. La série a trouvé un duo à la dynamique parfaite, je trouve. La liste d’attente de greffe d’organe permet de rapidement trouver l’homme qui a agressé TK la veille, ce qu’il peut confirmer grâce à un appel en visio avec Carlos.

Il n’en faut pas plus pour que la police intervienne au domicile de l’homme, où celui-ci se planque, ça tombe bien. Bien sûr, sa femme essaie de le protéger, mais face à Tommy qui lui explique que la greffe ne semblait pas correspondre à ses besoins et était en train d’être rejetée, ce qui mènerait à sa mort, la femme est heureuse d’indiquer où se trouve son mari. Forcément.

L’avantage, c’est que cette intrigue permet aussi à Carlos de passer un peu de temps avec la détective qui ne comprend pas pourquoi il n’a toujours pas passé l’examen de détective. L’argument de Carlos, qui est qu’il préfère venir en aide à sa communauté en restant au plus proche d’elle, est bon, mais pas vraiment convaincant pour la détective.

Ils attendent le réveil du patient pour savoir qui est l’individu qui a vraiment volé le rein de Lexi. C’est vrai que le travail n’est qu’à moitié fait, comme le souligne Grace à Judd et Tommy. Ces deux derniers prennent bien soin de Grace et lui conseillent de rentrer chez elle où elle sera mieux à se détendre – Charlie étant chez ses grands-parents – qu’à continuer de stresser. En plus, l’enquête avance vite à l’hôpital : l’homme se réveille bien, Carlos lui montre la photo de Lexi, ce qui semble drôlement violent de sa part. Il est toutefois nécessaire de le faire, parce que l’homme est complètement à côté de la plaque, assurant que les victimes n’en sont pas, qu’elles reçoivent 60 000$ et qu’elles sont consentantes.

Ce n’est pas exactement ce qu’il s’est passé. Pour s’éviter une peine de prison plus lourde que ce qu’il envisageait – cinq ans et une amende, en échange de la vie, ça semble effectivement être une sanction pas assez lourde pour empêcher le trafic – l’homme collabore donc et ça permet à Carlos et la détective d’avoir un mandat pour aller arrêter les trafiquants.

Tout pourrait être bien qui finit bien, surtout que Carlos prévient Grace, mais on sent bien que si les scénaristes prennent le temps de nous montrer une scène où elle joue à un jeu vidéo, ce n’est pas pour rien. Et effectivement, ça ne manque pas !

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La quatrième intervention

Grace reçoit une notification de l’application de rencontre qui attire toute son attention : elle est sûre et certaine d’avoir affaire à l’homme qui a flirté avec Lexi et qui lui a ensuite volé un organe. Bien sûr, elle appelle Carlos pour le prévenir, mais il est en intervention et n’a pas pris son portable avec lui, évidemment. Inévitablement, Grace se retrouve à appeler McGregor pour lui faire part de son intention de se rendre à un rendez-vous avec ce Mike.

Non mais sérieux. Tu insistes pour un rendez-vous le lendemain, tu le fais poireauter un peu, tu expliques que tu es loin de l’aéroport, tu trouves n’importe quelle excuse mais non, tu ne te rends pas toi-même et sans assistance policière à un rendez-vous si dangereux. Grace est censée être plus maligne que ça, en plus. Faire confiance à McGregor, c’est une drôle d’idée.

En parallèle, Carlos et la détective arrêtent un « dentiste » qui est en pleine intervention. Le problème, c’est qu’il s’agit de la personne qui s’apprêtait à recevoir un organe, pas de la personne qui s’apprêtait à se faire retirer un organe. On le savait déjà, puisque celle qui doit se faire charcuter, c’est Grace.

De son côté, elle se rend donc à l’aéroport pour avoir un rencard avec « Mike », un charmant monsieur tout gentil avec elle. On comprend à quel point le stratagème est efficace, surtout qu’il opère dans un aéroport, lui laissant une possibilité de se barrer en cas de besoin. Après, j’ai du mal à comprendre comment ils peuvent continuer les opérations après ce qu’il s’est passé avec la précédente. On nous dit dans l’épisode qu’ils opèrent à travers les USA, pourquoi rester à Austin après un tel incident ?

Allez, peu importe, ça permet de nous mettre en scène un excellent épisode. Oh, bien sûr, il y a des choses un peu idiotes, surtout dans le comportement de Grace. Mike trouve le moyen de droguer le verre de Grace bien rapidement. Elle sait à qui elle a affaire, comment peut-elle quitter son verre des yeux, même pour une seconde ? Et bien, en étant maligne, ce qu’il n’est pas évident de voir sur le moment.

En fait, quand on la voit lutter pour qu’ils restent au bar, on sait bien que la bataille est vaine. Mike est évidemment suspicieux quand Grace demande ensuite à aller aux toilettes, montrant tous les signes qu’elle ne veut surtout pas le suivre, en fait. Elle en profite pour tenter d’appeler Carlos une fois de plus, pour lui demander d’intervenir au plus vite. Bien sûr, celui-ci n’est toujours pas sur son portable, malgré les multiples appels de Grace.

C’est peu crédible, mais ce qui est encore moins crédible c’est que Grace appelle Carlos alors qu’elle est en situation d’urgence. Pourquoi n’appelle-t-elle pas le 911 ? BORDEL. Tu es une opératrice du 911, tu connais tout le monde sur place, tu es dans un aéroport donc la sécurité pourrait débarquer en deux minutes, mais non, tu appelles ton pote qui ne décroche pas le téléphone depuis deux heures.

La série en profite pour nous faire une petite frayeur ensuite, quand Mike débarque dans les toilettes à son tour, bien plus menaçant d’un seul coup. Malheureusement pour lui, Grace a pris la peine d’échanger son verre et celui de Mike avant de boire. Mouais. Elle a bu une gorgée, c’est sûr, mais c’est vrai qu’on a eu une ellipse à un moment, c’est-à-dire une coupure : nous n’avons pas vu tout le rencard.

Bref, Mike s’effondre, drogué, devant une Grace rassurée. McGregor débarque alors dans les toilettes, juste après la bataille. C’est rassurant pour Grace, même si c’est un peu tard. L’épisode peut ainsi se conclure de belle manière, avec Nancy et TK qui s’amusent à être tout sauf bienveillant avec leur nouveau patient « Mike », McGregor qui attend pour l’arrêter et Grace qui est félicitée par la détective. Bien sûr, Tommy s’inquiète aussi pour Grace, mais elle va bien : elle n’a même pas bu une gorgée de la drogue, échangeant les verres dès le début. Et c’était bien fait : si on nous le révèle dans un contrechamp permettant de voir ce qu’il se passe, c’est effectivement le cas dès la première fois que l’on voit la scène. Maligne, Grace.

On termine cette intrigue par un échange très cliché entre Judd et McGregor, avec un côté un peu machiste tant qu’à faire, parce que c’est Judd. Le couple Grace/Judd est toutefois l’un des plus solides de la télévision, l’air de rien, je les aime beaucoup et j’aime que la série nous les montre toujours fou amoureux l’un de l’autre, sans jamais s’aventurer vers des tromperies. J’espère que ça pourra durer, ça prouve qu’un couple peut rester intéressant sans ça, malgré les leçons de morale permanente – écouter, c’est une aptitude qui s’apprend !

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Oncle Strand

Suite à la première intervention, TK se retrouve avec une belle marque de coup au visage. Cela semble l’inquiéter beaucoup parce qu’il est sur le point de rencontrer son oncle pour la première fois – oui, ça sort de nulle part, mais on repart sur l’intrigue d’Owen qui cherche à connaître son frère. Je pensais que les scénaristes avaient oublié, comme ils ont oublié la marque sur le visage de TK en cours de route.

Owen organise donc un dîner avec son frère, son fils et son gendre, et c’est une situation quelque peu étrange. Franchement, Owen est insupportable, à insister pour prendre des jours de congés et forcer son frère à rester plusieurs jours pour rattraper le temps perdu. Euh, ils ne se connaissent pas, un dîner pour commencer, c’est déjà bien, non ?

Il faut toujours qu’Owen en fasse des caisses pour rien. Moi, je me demandais surtout pourquoi la série nous ramenait cet oncle dans l’équation. C’est rarement pour rien. En attendant, il présente à TK ses cousines en photo, Hannah et Yvonne, avant de distribuer quelques souvenirs de son père. Owen récupère ainsi une bonne bouteille de vin, bien le plus précieux de son père, et une boucle en cuir, si j’ai bien capté (non je n’ai pas de sous-titres, ce n’est jamais qu’un détail), tandis que TK récupère… le journal intime de son grand-père qu’il n’a jamais connu. Je suis perplexe.

C’est tellement nul de nous pourrir un excellent épisode avec cette intrigue. On aurait pu se passer d’Owen pour un épisode, et j’ai l’impression que l’acteur/producteur s’isole de plus en plus du reste de l’équipe en plus. Cela dit, la dernière scène de l’épisode en revient à cette intrigue pour que l’on apprenne ce qui était visible dès le départ : l’oncle est malade.

Il confesse à Owen avoir la maladie d’Huntington, une maladie qui se traduit par la mort de certains neurones dans le cerveau, avant de mener à la mort. C’est une maladie agressive, qui s’attaque d’abord aux mouvements que l’on fait volontairement et c’est héréditaire, ce qui explique pourquoi le frère est là – prévenir Owen, prévenir TK. Oh, il espère aussi passer du temps avec son grand-frère (qui paraît plus jeune que lui) avant de mourir, bien sûr, histoire de faire une jolie conclusion, mais bon, on voit bien ce qu’ils veulent faire ces scénaristes.

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Riverdale – S06E18 – Biblical – 15/20

Dire que je me plaignais de la rapidité du scénario dans l’épisode précédent, je ne sais même pas quoi dire face à celui-ci. J’ai l’impression d’avoir vu cinq épisodes en quarante minutes, alors qu’il m’en restait justement cinq à voir dans la saison. Certains passages et retournements de situation étaient terriblement mauvais, d’autres étaient tout simplement excellents tellement la série n’a plus aucune limite. Je suis impressionné.

Spoilers

Veronica et Betty organisent une convention pour tueur en série, dans l’espoir d’arrêter le Tueur aux Sacs Poubelle.

A better tomorrow, for our families.

Une puissance biblique | L’organisation du mariage | La bonne idée de Cheryl | Le Messie de Riverdale | Babylone, Baby Anthony, bye bye bye | Le roman de Jughead | Le mariage

Une puissance biblique

C’est un titre d’épisode quelque peu abusé, mais dès le départ, on est mis au courant que l’Apocalypse arrive à Riverdale : grenouilles, invasions de moustiques et de poux sont au rendez-vous. Cette ville continue de nous vendre du rêve, décidément. Le maire sait comment rendre sa ville attirante. Allez comprendre pourquoi, cela semble choquer Kevin, qui l’espionne depuis le mur d’à côté. Soit. Il semble avoir eu une révélation au début de cet épisode, mais on ne saura pas trop pourquoi. Il explique ainsi à Toni et Fangs qu’il ne souhaite plus se battre pour la garde du bébé. Tout ça pour ça. La raison de son changement d’avis ? Il n’est pas le père du bébé et il le sait désormais.

Pour en revenir à l’apocalypse en cours, c’est ensuite l’eau de Riverdale qui se change en rivière de sang. Toute l’eau de la ville devient rouge, et ça inquiète inévitablement tout le monde. De là à imaginer que Perceval soit derrière tout ça ? Même Cheryl est surprise par la puissance d’un sorcier capable de faire ça. Pourtant, il assure à Archie qu’il est bien responsable de ce qu’il se passe.

Face à ça, la solution qui s’impose au groupe lors d’un énième meeting anti-Perceval est simple comme tout. Cheryl souhaite tuer Perceval. Il était temps que quelqu’un le suggère, franchement ! Nos héros s’y refusent toutefois car ils représentent le bien. Non, leur plan, c’est de battre Perceval avec des papillons et des confettis. Le but est donc de rallier toute la ville avec eux grâce… au mariage de Toni et Fangs. Des vraies stars locales les gérants des Serpents !

De son côté, Betty utilise les ressources du FBI pour mener quelques recherches bibliques et devenir experte en plaies, ce qui va être plus qu’utile pour l’épisode qui les enchaîne en en proposant une nouvelle toutes les cinq minutes. Vraiment, c’était impossible à suivre.

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L’organisation du mariage

Après avoir géré sans le moindre souci l’organisation d’une convention de serial-killer, Veronica se retrouve à devoir gérer l’organisation… du mariage de Toni et Fangs. C’est original comme reconversion professionnelle supplémentaire pour Veronica. Si elle accepte volontiers de le faire face à Toni, elle confie ensuite à Tabitha qu’elle n’est pas heureuse de ne pas être à New-York. Au moins, là-bas, elle avait une vraie carrière. Ah ben ça, personne ne sait ce que tu fais à Riverdale cocotte.

L’organisation du mariage se fait en quelques scènes et c’est assez incroyable : Veronica passe d’une réunion sur l’apocalypse en ville à de l’origami de serviettes en forme de cygnes et dix secondes plus tard, on en est déjà au dîner de répétition du mariage qui est pourri par la magie de Perceval… Franchement, cette série me fascine parfois.

Pas de quoi s’inquiéter pour Veronica cependant, elle a plus d’un tour dans sa robe sans manche : elle réorganise tout le dîner de répétition directement à l’El Royale, où elle assure le show et hurle sa dépression d’être célibataire aux oreilles des invités qui n’ont rien demandé. Quel étrange choix de chanson, franchement. Cela met tout le monde mal à l’aise, même Betty.

Elle comprend bien que Veronica est seule et elle finit par proposer à sa meilleure amie de venir avec Archie et elle au mariage, si ça la tue tant que ça d’être sans rencard. Oui, en début d’épisode, Betty et Archie ont aussi décidé d’aller ensemble au mariage, ça va de soi. Archie se retrouve témoin aussi.

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La bonne idée de Cheryl

De manière bien amusante, Toni n’est toujours pas au courant de la jalousie et rancœur que ressent Cheryl face à son mariage. Elle décide donc de faire d’elle sa maîtresse de cérémonie de mariage. Quelle belle idée. Par contre, Cheryl se retrouve avec la meilleure des idées : offrir comme cadeau de mariage à Toni la tête de Perceval. Ma foi.

Tout le monde lui a demandé de ne pas le faire, mais depuis quand Cheryl cherche-t-elle à respecter les décisions collectives ? Elle embarque dans son délire Heather, qui semble ravie de pouvoir aider sa nouvelle copine à se venger du maire. Les deux sorcières lancent donc un sort pour cramer le maire vif. Celui-ci se rend compte bien rapidement de ce qu’il se passe et riposte en se protégeant… et en cramant la grand-mère de Cheryl. Bordel, est-ce qu’ils viennent de tuer un personnage qui est présent depuis six saisons en deux secondes plus comiques qu’autre chose ?

J’y ai cru, mais non : un peu de Biafine magique et la grand-mère pourra survivre. Cheryl en parle quand même à tous ses amis… et c’est ce qui fait que le groupe finit par se dire qu’il est temps d’aller dans le sens de Perceval. Concrètement, ils se retrouvent à gérer les plaies de la Bible au quotidien, alors c’est sûr que ça donne envie d’aller dans son sens, quitte à tout perdre ensuite.

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Le Messie de Riverdale

Oui, en parallèle de tout le reste, la grève continue dans cet épisode. Tabitha et Archie commencent l’épisode en refusant totalement d’y renoncer… avant de changer d’avis face à la pluie de plaies bibliques qui s’abat sur la ville. Rapidement, Archie comprend qu’il va falloir céder du terrain à Perceval. C’est comme cela que chez Cheryl, il décide de le faire en motivant toute son équipe d’ouvriers (oui, il les considère de nouveau comme ça) à laisser tomber la grève.

C’est un bon plan, sauf que Fangs, Carlos et les autres sont 100% contre. Ils préfèrent continuer de glander, parce que c’est à ça que ressemble leur grève – toujours pas vu une seule manifestation par exemple. La glande prend la tournure d’un match de basket improvisé qui tourne très mal quand le maire s’amuse à lâcher une autre plaie biblique sur la ville.

Tous les joueurs se retrouvent couverts de pustules et de furoncles, à l’exception d’Archie. On ne saura pas pourquoi Archie est épargné, mais Perceval prend en tout cas son pied à le recevoir dans son bureau et se moquer de lui. En échange de la fin des furoncles pour toute l’équipe, il propose à Archie d’être le seul à bosser pour lui.

Cette fois, Archie est forcé d’accepter. Je ne vois pas bien le but de Perceval : c’est rigolo de le torturer, d’accord, mais il est supposé souhaiter que la construction des rails reprenne au plus vite en théorie. Je ne suis pas sûr qu’un Archie à demi-nu soit suffisant pour ça, surtout quand le maire s’amuse à lancer une autre plaie qui plonge la ville dans les ténèbres d’une éclipse.

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Babylone, Baby Anthony, bye bye bye

Le groupe en arrive aussi à la conclusion qu’ils ont besoin de quelqu’un proche de Perceval pour leur donner des infos et le faire tomber. Rien de plus simple : ils ont Kevin à portée de main. Celui-ci a bien retourné sa veste dans cet épisode, au point d’accepter de voler le livre de sorts de Perceval pour Betty quand elle lui demande. Malheureusement, il n’est pas très discret quand il fouille le magasin du maire.

Il ment très mal, mais Perceval l’écoute quand même. Il donne ensuite quelques éléments de son plan à Kevin, qui va aussitôt tout baver à Betty. Elle, elle a continué ses recherches et pense désormais être la putain de Babylone – alors forcément, quand elle entend Kevin en parler, elle comprend aussitôt que le maire veut la crucifier en place publique. Il est hors de question qu’elle se laisse faire, évidemment.

Elle va donc confronter aussitôt le maire. Ce faisant, elle détruit la seule avance qu’ils pouvaient avoir : Perceval met deux secondes à comprendre que Kevin l’a trahi. Ce n’est une surprise pour personne de toute manière : Kevin a toujours été un élément du casting qui permettait aux scénaristes de proposer ce genre de retournements dès que les héros en avaient besoin.

Le maire explique aussi à Betty que ce qu’il veut, c’est le bébé de Toni et Fangs. On y revient, c’est que c’est presque cohérent tout ça. Betty l’explique ensuite à tout le groupe, avant d’expliquer sa crainte d’être la putain de Babylone clouée au pilori.

Le mot intéresse beaucoup les sorcières présentes dans le groupe (dont Drake ne fait plus partie pour cet épisode, d’ailleurs) : elles comprennent qu’il s’agit du Pilori de Logarius, privant son prisonnier de ses pouvoirs. Tout le groupe envisage aussitôt de retourner cette arme contre le maire, et Cheryl sait même comment s’y prendre cette fois.

Après tout, Betty a rendez-vous dans sa boutique pour lui livrer le bébé qu’il est sûr d’avoir. Elle s’y rend donc avec une poupée qu’elle lui tend. La surprise vient du fait qu’elle n’est en fait pas seule à être venue à la boutique : Cheryl et Heather savent se rendre invisible après tout. Contre toute attente, c’est aussi le cas de TOUTE la ville. Non mais sérieux. Tous les membres du casting savent donc désormais gérer ce tour de passe-passe qui consiste à retenir sa respiration et d’utiliser un peu de magie pour être invisible.

Vraiment, la série n’en a plus rien à foutre, j’adore. J’adore surtout qu’ils essaient de faire passer ça pour un truc cohérent qui a été introduit avant. Bref, Perceval est fait prisonnier rapidement, mis au pilori parce qu’il était terminé et enfermé dans une pièce du manoir Blossom. Ce what the fuck ? Est-ce qu’on vient de passer la saison à souffrir de la présence de Perceval pour que ce soit terminé comme ça ? Ce n’est même pas le pire dans l’épisode, hein, mais j’y viens !

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Le roman de Jughead

Jughead est de retour dans cet épisode et il semble ne plus souffrir tellement des pensées qu’il entend toujours dans sa tête. Je veux dire, il est capable d’écrire un roman – un de plus – c’est plutôt signe qu’il n’a pas de migraine. Cela donne l’espoir à Tabitha qu’il pourra venir au mariage de Toni et Fangs. Ce n’est malheureusement pas le cas : il refuse par peur de ne pas pouvoir gérer les pensées des autres. Il semble tenir sans entendre celles de Tabitha, cela dit.

Pourtant, il n’est pas totalement à l’abri dans son bunker : il est pourchassé par un monstre étrange qui vient l’observer pendant qu’il dort et qui lui vole une partie de son manuscrit. À vrai dire, le démon utilise aussi la ruse pour affecter Jughead en lui apportant un cheeseburger. Le burger sort de nulle part, mais Jug le mange quand même. Et vous savez quoi ? Il tombe malade. C’est fou, non ?!

Au cœur de sa maladie, il s’imagine que Cheryl essaie de le poignarder. C’est pas tout à fait le genre de fantasme auquel on s’attend de sa part, mais bon. Le poignard est bien présent à son réveil, en plus. Bref, Jughead devient de plus en plus fou tout au long de l’épisode et se parle tout seul, s’adressant aussi au long tunnel noir qui mène à l’extérieur et à… Rivervale ?

Je le crois vraiment, parce qu’en fin d’épisode, Jughead se réveille en pleine nuit et surprend son voleur. Il n’est nulle autre que… lui-même. Vous savez quoi ? Ce n’est toujours pas le pire auquel je faisais référence plus haut. Non, le pire, c’est…

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Le mariage

Oui, oui, Toni et Fangs parviennent à se marier au milieu de tout ça. Avant, ils prennent le temps d’inviter Kevin (et Moose), parce qu’il a été capable de les aider à sauver la ville et que ça les touche de le voir changer comme ça. Je suis bluffé par le fait que les scénaristes nous marient réellement ces deux personnages qui n’étaient clairement pas quelque chose qu’on envisageait il y a quelques saisons.

Le mariage a bel et bien lieu en tout cas, il est célébré par Veronica et sa veste en cuir rouge et Kevin se retrouve chanteur du groupe embauché pour mettre l’ambiance. Non mais vraiment, cette série ! Elle nous propose une soirée dansante pour tout le casting. Toni, fais attention quand tu danses avec ta robe, je ne suis pas sûr que le décolleté tienne bien tout ça. Allez, ça avait du bon tout de même de voir tout le monde heureux et débarrassé de ses furoncles.

Oui, oui, heureux : on en est au stade où même Britta est heureuse et fait une choré avec sa copine. Malheureusement, pendant que tout le monde fait la fête, personne ne surveille Perceval. Grâce à l’aide de petits insectes bien généreux de l’aider, il parvient donc à se libérer et récupérer ses pouvoirs. Comme il est dans le manoir Blossom, il peut donc se servir de Nana pour lancer la dernière plaie.

Oh, bordel, les scénaristes tuent vraiment Nana finalement ! Et personne ne s’en rend compte, trop occupés qu’ils sont à être heureux en couple au mariage. Bon, il reste tout de même Veronica qui est seule… et Tabitha aussi, puisque Jug est toujours dans le bunker. Les deux femmes peuvent donc se parler un moment et Veronica en arrive à révéler qu’elle est toujours amoureuse d’Archie quand elle demande à Tabitha avec qui il finira sa vie.

Ben, la réponse c’est apparemment Betty parce qu’il la termine beaucoup plus vite que prévu : il s’écroule sur la piste de danse du mariage et meurt, très clairement. Le problème, c’est que Toni et Fangs suivent aussitôt après. C’est Cheryl qui semble en être le plus flippée, alors que rapidement d’autres invités du mariage s’écroulent. Une vraie apocalypse tout ça : c’est la mort des premiers-nés. Cela épargne quelques personnages : comme Kevin, Moose, Betty, Cheryl, Heather, Tabitha, Veronica… mais aussi Bébé Anthony. Il est pourtant censé être le premier-né.

De toute manière, la mort, c’est un concept relatif à Riverdale depuis quelques épisodes déjà. Et par chance, Heather connaît une excellente nécromancienne : Sabrina. Allez, c’est reparti pour un crossover avec une série terminée. Oh, et Jughead aussi est mort dans son bunker, en fait.

Compteur d’Archie à poil : +2 ! Archie se prend pour le Messie désormais, c’est de pire en pire ! Ou de mieux en mieux, c’est selon, parce qu’il se met à transpirer et être filmé sous tous les plans tout plein d’huile. Cela faisait longtemps !

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