What If… ? – S02E06 – What if Kahhori Reshaped the World ? – 17/20

La première saison avait proposé une réécriture permettant d’introduire une nouvelle héroïne pendant féminin d’un héros masculin, et c’était super cool à voir. La seconde saison va plus loin avec cette origin Story 100% inédite d’une super-héroïne que j’adore déjà. J’espère sincèrement qu’on reverra Kahoori. Certes, l’épisode a quelques faiblesses, mais j’ai vraiment eu l’impression de voir le pilot d’une série prometteuse.

Spoilers

Et si le Tesseract avait connu un destin différent dès le départ ?

The Tesseract took on a second life.

Kahhori

On s’éloigne à nouveau du générique de Marvel Studio, et pour cause. Cet épisode ignore les événements du précédent pour proposer de lancer sa propre mythologie. Une nouvelle héroïne s’apprête à émerger, et j’espère que je vais aimer. Ce n’est pas gagné quand on commence par nous ramener Ragnarok dans l’équation – je ne suis pas fan de Ragnarok, eh oui, je ne suis fan de rien en fait, cette saison m’en fait prendre conscience.

Bon. Ce n’est jamais qu’un prétexte cependant : Odin ne parvient pas à planquer le Tesseract avant la destruction d’Asgard par Ragnarok, et finalement le Tesseract s’écrase de lui-même à quelques galaxies d’Asgard.

Si vous suivez autant que moi le délire, vous aurez compris que cet épisode se propose donc de mettre en place une origin story. Et j’adore l’idée. J’espère vraiment que l’exécution sera bonne. A-t-on vraiment besoin d’une origin story de plus sur une planète où les héros Marvel sont bien trop nombreux ? Probablement pas, mais ce n’est pas grave, je prends quand même !

Après le générique, on nous introduit donc un petit village typiquement amérindien on ne peut plus paisible. On y suit alors deux adolescents qui s’amusent et se chassent. Bon, j’ai tout de même un problème : ils ne parlent pas anglais et il a fallu que je reparamètre les sous-titres pour être un peu plus lisibles. Cela a limité aussi ma capacité à prendre des notes pour la critique.

BREF. Kahhori est suivie par ce que j’imagine être son petit frère jusqu’aux abords d’une forêt qui comprend un lac interdit. Elle raconte à son frère le mythe de ce lac interdit, ils passent devant un cadavre et… le tonnerre retentit. Du moins, c’est ce qu’ils pensent. En vrai, ce n’est pas exactement du tonnerre : ce sont des colons qui détruisent sans vergogne ou merci le village. Evidemment.

On pourrait les penser à l’abri, mais Kahhori et son frère se rapprochent un peu trop du village. Ils sont finalement surpris par un colon qui décide de les prendre en chasse.

Le lac

C’est parce qu’ils sont acculés par les colons que Kahhori et son frère se retrouvent forcés de se planquer dans une grotte où… ils découvrent le vrai lac maudit. Celui-ci brille d’une lumière bleue qui rappelle évidemment le Tesseract. Sans trop de surprise puisque c’est une origin story, Kahhori tombe finalement dedans, hein. C’est sa potion magique, on va dire. C’est toutefois vachement bien écrit : elle se fait tirer dessus en essayant de protéger son frère. C’est plus que crédible comme manière de la faire tomber.

Le reste de l’exécution est peut-être un peu moins convaincant : une fois au fond de l’eau, elle s’envole littéralement et se trouve nez à nez avec un Avatar. Quoi, c’est le multivers, j’ai le droit à ce genre de références, non ? C’est plutôt un Atlante du dessin-animé Disney vu son look, en plus. Bref, le Gardien nous explique assez vite qu’il s’agit des ancêtres de Kahhori. Grosso modo, l’idée est simple : le Tesseract a transmis ses pouvoirs à un lac.

Ce lac a aspiré au fur et à mesure des générations les ancêtres de Kahhori, et généralement il s’en prenait à des héros. Aujourd’hui, ils vivent dans un véritable paradis… mais avec ses problèmes tout de même. Ainsi, Kahhori se réveille et rencontre un certain Atahrak qui lui explique que la puissance bleue coule dans tout ce qui les entoure, qu’ils vivent dans un vrai paradis tous ensemble, mais qu’ils y sont coincés. Quand Kahhori veut retourner dans son village, elle découvre en effet que le lac est dans le ciel. C’est gênant pour le traverser.

Elle fait aussitôt de l’escalade dans l’espoir de l’atteindre. Atahrak essaie de l’en dissuader : ils ont tous essayé avant elle, j’imagine. L’avantage, c’est que l’objectif de Kahhori lui prend un sacré bout de temps. Il a donc le temps de lui expliquer que tous ont essayé, mais aussi qu’elle peut apprendre à maîtriser l’énergie du Tesseract elle aussi. L’autre sacré avantage de ce paradis ? Personne n’y vieillit.

Le problème, c’est que Kahorri ne voit pas encore ça comme un paradis, mais plutôt comme une cage. Elle veut s’en échapper et sauver son village. Normal.

Malgré ses intentions, Kahhori est finalement détournée de son objectif quand Atahrak lui annonce que la chasse est sur le point de commencer. La série s’éclate très clairement avec cette histoire. Je n’ai pas toutes les références à la culture amérindienne, c’est clair, mais j’ai beaucoup aimé cet épisode qui introduit tout un nouvel univers, une mythologie et des personnages qui mériteraient, une fois n’est pas coutume, d’avoir leur propre série.

La chasse ressemble même à une scène de jeu vidéo franchement, avec un objectif assez clair : il faut récupérer sur le dos de gros animaux, des sortes de bison, des diamants. La règle est claire aussi : il ne faut pas passer devant les animaux. Pourtant, quand Kahhori ne parvient pas à s’arrêter, elle les double et réussit un tour de magie qui lui permet de gagner un tas de diamants.

Bon, on comprend vite l’idée : Kahhori a tellement plus de pouvoirs que tous les autres présents dans la cage paradisiaque ! Elle y prend goût et en oublie presque son village, mais celui-ci a un joli moyen de se rappeler à elle.

Le village

En effet, en parallèle, nous continuons de suivre ce qu’il se passe dans le village de Kahhori. Et ce n’est pas beau à voir. En effet, les villageois sont pris en otage par des espagnols qui veulent tous savoir où est le lac. Grosso modo, ils voient le lac comme une fontaine de Jouvence capable de les faire rajeunir, alors ça se comprend. Il n’en faut pas plus pour que l’objectif soit une obsession pour eux.

Et pas de bol, ils le trouvent grâce au petit frère de Kahhori. Les soldats essaient aussitôt de se rendre dans le lac pour rajeunir – mais ils se font aspirer dans le portail. S’ils pensent un temps que la fortune leur sourit et qu’ils finiront richissimes grâce à cette performance, le portail est finalement le début d’un cauchemar pour eux. Ils s’attaquent au village qu’ils trouvent pour en récolter l’or, sauf que Kahhori sent leur présence à l’orée du bois. Elle parvient à arrêter les balles, voler les fusils et mettre à terre tous les agresseurs.

Bien sûr, leur présence lui rappelle également que son village est attaqué. La voilà donc qui est prise d’un désir de revanche sacrément puissant. En fait, c’est toute la puissance du Tesseract qui se manifeste en elle et lui confère de très beaux pouvoirs. C’est là qu’on sent qu’on est face à un animé de seulement 30 minutes : c’est un peu court pour qu’elle soit déjà si puissante.

Sa rage lui permet en effet de faire venir le portail jusqu’à elle, alors qu’il était dans le ciel. Son but est alors de passer le portail et d’aller libérer les hommes et les femmes de son village des oppresseurs. Simple, efficace. Atahrak n’est pourtant pas convaincu : il craint un monde bien différent de celui qu’il a quitté et souhaite continuer à vivre dans son paradis. Seulement, Kahhori est prête à se battre, avec ou sans lui. Avec ou sans eux, tous ses autres ancêtres.

La paix dans le monde

Voilà donc Kahhori qui revient vite sur Terre. L’animation est très jolie et il ne faut pas longtemps pour qu’elle revienne à son village, entièrement détruit, et rattrape les hommes qui veulent réduire en esclavage son peuple. Ni une, ni deux, elle se sert de ses pouvoirs pour tous les attaquer et les tuer. Cela ne plaît pas au commandant espagnol qui réclame aussitôt qu’on utilise des canons sur Kahhori.

Il faut bien le dire, elle a la classe et un pouvoir incroyable avec le Tesseract. Comme c’est simplement de l’énergie, les possibilités d’utilisation semblent quasi-illimitées : elle peut faire à peu près tout ce qu’elle veut, attaquant les hommes et se protégeant bien rapidement. Cela dit, face au canon, elle a tout de même du mal à faire le poids – parce qu’il y a beaucoup trop de canons. L’un d’eux parvient à percer son bouclier et la fait donc tomber à terre.

Alors que tout semble perdu pour elle et que le commandant est sur le point de la tuer, Kahhori est soudaine secourue par… sans ancêtres ! Ils ont décidé de traverser eux aussi le portail pour venir en aide à Kahhori – elle est si inflexible qu’elle a réussi inspirer tous ses ancêtres de la suivre dans son combat. Et voilà comment Kahhori a réussi à libérer son village des espagnols.

Tous les navires ennemis sont détruits… et ce ne sont que les premiers d’une longue série. La reine d’Espagne n’est pas du genre à laisser tomber ses envies de conquête si rapidement. Elle insiste donc et envoie plein de navires tous détruits les uns après les autres. Apparemment, Kahhori doit se faire quelques otages car elle finit par débarquer en Espagne en maîtrisant parfaitement la langue.

Malgré l’ouverture d’un portail (ah, elle sait faire ça aussi donc ?) en plein milieu de la salle du trône, Kahhori ne parvient pas tout de suite à se faire comprendre de la reine : il est hors de question pour la reine de ne pas se battre et de se laisser dicter sa conduite par Kahhori. Pourtant, celle-ci ne souhaite que la paix. Elle est tout de même prête à tout pour l’obtenir : le trône d’Espagne est ainsi détruit et la paix peut durablement s’installer.

L’épisode se termine alors sur un cliffhanger imprévu : alors que la paix dans le monde est sur le point d’être établi par Kahhori et ses alliés, le docteur Strange débarque pour la recruter. Mais je doute qu’il soit du bon côté, ça ressemble bien plus au méchant Strange de la saison 1…

Et si… je retentais le Challenge Séries ?

Proposition quotidienne de rédaction
Jouez-vous au quotidien ? Que signifie s’amuser pour vous ?

Salut les sériephiles,

Oui, déjà un nouvel article papotage, le deuxième en deux jours, je sais, c’est choquant. Et ce n’est que le début. Tant que ce sont les vacances, j’ai envie de voir si j’arrive à répondre chaque jour aux questions que WordPress pose. Et je ne suis pas senti aidé par celle du jour, parce que non, je ne joue pas. Cela dit, je me suis rendu compte que c’est peut-être le problème !

Vous le savez, ma quête principale pour cette année (ça y est, je regarde Percy Jackson et je me mets à raisonner avec des quêtes), c’est de retrouver ma passion pour les séries. La routine a pris le dessus, l’amusement que j’avais à partager mon avis sur les épisodes s’est éclipsé un peu. Jusque-là, ma lueur d’espoir dans ce brouillard de lassitude restait le Bingo Séries. Chaque mois sur le blog, je vous propose une grille de vingt objectifs, comme vous le savez. Ces derniers mois, personne n’arrive à 20 cependant, ce qui participe aussi à me donner cette impression que la passion s’estompe. Il va donc peut-être me falloir du renouveau dans mon approche des séries… alors pourquoi pas avec cet axe du jeu au quotidien ? Pourquoi pas revenir à une autre formule qui me plaisait ?

Voir aussi

Je me suis ainsi souvenu du Challenge Séries, cette course qui permettait théoriquement de rattraper douze séries en un an. Je n’y arrive plus depuis un moment, j’abandonne toujours, mais je me dis que ça pourrait être bien de retenter cette année, surtout que je sais que certains ici continuent d’y participer.

Les séries qui me feraient de l’œil si je devais m’y mettre ? Assurément, Severance en premier, parce que pour moi le Challenge n’a de sens que si on découvre au passage de nouvelles séries même si ce n’est pas le plus logique. Le truc, c’est que pour moi, le plus logique, ce serait de rattraper des séries dans lesquelles je suis en retard alors que je les ai aimées à un moment. Et là, j’ai l’embarras du choix…

C’est alors plus fort que moi : j’ai dressé la liste et le mois idéal pour tout rattraper. Quand je disais que vous n’étiez pas prêt, je crois que je suis en train de me convaincre tout seul de réessayer le challenge alors que ce n’était pas prévu et que je sais que je ne vais pas y arriver. Bref. Severance en janvier, et ensuite ?

Ensuite, deux saisons de You pour février parce que c’est la St Valentin, la dernière de TWD World Beyond et Fear the Walking Dead en mars/avril parce que les zombies ont toujours été une valeur sûre, la dernière de Dear White People en mai parce que pourquoi pas, faut bien le finir. On arrive alors en juin où je n’ai le temps de rien : les trois ou quatre épisodes de la saison 5 de Strike peuvent faire l’affaire (et puis, d’ici là, j’aurais peut-être commencé le tome suivant). Juillet/août ? L’été, c’est parfait pour du Club de Cuervos (des années que je veux la terminer !), Stranger Things ou In the Dark.

Et ensuite, c’est foutu car c’est la rentrée. Mais bon, il me resterait grosso modo à terminer Lucifer, voir une autre mini-saison 1 (j’ai l’embarras du choix, mais par exemple Obi-Wan Kenobi) et me faire un petit rewatch dans l’année et hop, ce serait plié. Je ne sais pas si c’est bien crédible d’envisager un tel challenge. Pourquoi ça paraît toujours si simple sur le papier ?

Probablement parce que j’oublie qu’il va y avoir des nouveautés aussi cette année et que je suis incapable d’y résister. Et puis, parce que je suis en vacances, j’oublie que je suis débordé autrement, alors je me dis que c’est envisageable de jouer à nouveau. Au pire, même si j’échoue, j’aurais toujours avancé un peu dans mes séries, non ? Allez. Je me chauffe, on va dire que je participe. Voilà, c’est ça s’amuser pour moi, c’est prendre ce genre de décision sur un coup de tête et y trouver du plaisir. Enfin… J’espère y trouver du plaisir.

Et puis, qui sait ? Dans cette quête pour retrouver le fun, peut-être que je réussirai à transformer à nouveau mes critiques quotidiennes en une aventure ludique – et à retrouver ma passion ? Je vais me faire une page de mon agenda rien que pour le Challenge histoire de pouvoir cocher mon avancement au fur et à mesure et ainsi avoir une forme d’amusement. Puis, c’est super satisfaisant en plus, et c’est le but du jeu pour moi.

Sur ce, rendez-vous sur le blog dans quatre jours pour découvrir le prochain Bingo Séries. En attendant, à vos marques, prêts, binge-watchez (c’est faux, je vais bosser un peu parce que bon, je ne suis pas prêt pour la rentrée. Du tout.) !

Orphan Black Echoes – S01E04 – It’s All Coming Back To Me – 14/20

Si la fin d’épisode me raccroche vraiment à l’intrigue, à l’enquête et au désir d’avoir des réponses, j’ai trouvé que tout le reste allait trop vite en besogne. J’ai le sentiment qu’on rushe vers certaines scènes, sans trop savoir pourquoi. L’épisode ne dure que quarante minutes et on dirait vraiment que certains moments sont simplifiés à l’extrême pour aller au plus vite à la destination. C’est dommage que ça se sente, surtout quand on regarde une série et pas un film !

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

I need to figure out who the hell made me

L’épisode reprend par une Jules paniquée par ce qu’il se passe dans sa vie. Elle fait tout ce qu’elle peut pour se barrer au plus vite de chez elle, en en parlant à peine à Wes. Ce n’est pas évident pour Jules en tout cas : Neeva est sur son dos, Wes n’est pas ravi à l’idée de voir sa sœur quitter l’appartement et ne veut pas trop l’aider. Bien sûr, il le fait quand même : il accepte les idées de sa sœur sans trop discuter depuis qu’on le connaît après tout.

Voilà donc Jules qui récupère son téléphone, sa veste et son chapeau de manière à essayer de se faire passer pour lui. Contre toute attente, ça fonctionne auprès de Tom et sa nouvelle collègue, trop occupés à débattre de Maria Carey et Celine Dion ou de blagues de chats. Ecoutez, la vie des agents secrets est ce qu’elle est.

Boston

Contre toute attente également, Lucy et Jack décident de raconter toute la vérité à Charlie… mais pas à Tina. C’est un peu gros : Charlie trouve Lucy beaucoup plus cool maintenant qu’elle sait qu’elle a été imprimée, mais Tina ne pose aucune vraie question, même quand Jules débarque chez elle. Elle préfère se rendre à son rencard sans chercher à comprendre qui est cette gamine de la famille de Lucy qui n’est ni sa sœur, ni sa nièce, ni sa cousine. Ma foi.

J’aime bien l’idée : elles ne se revendiquent pas sœurs, et ça diffère bien de ce que donnait Orphan Black. Après tout, c’est bien d’avoir des différences. Dans les ressemblances, par contre, j’ai beaucoup aimé avoir Jules commentant les différences étonnantes qui existent entre elles : Jules n’est pas du tout monogame, alors que Lucy est casée dans un couple bien pépère avec Jack. Enfin, pépère… Cela fait à peine une semaine qu’ils assument d’être ensemble et on voit où ils en sont.

En tout cas, le commentaire fonctionne bien et j’aime bien la relation qui se tisse entre l’adolescente et sa version adulte. Les deux en arrivent vite à se droguer sous la surveillance de Jack, avec l’excuse de vouloir retrouver les souvenirs perdus. J’ai du mal à croire à cette intrigue, en vrai, c’est un peu trop perché à mon goût.

Cela dit, j’ai bien aimé le petit montage musical, le fun qui suivait avec les deux actrices qui s’amusent et… très vite, on en arrive à une scène où quelques avancées peuvent arriver. Ce n’est qu’une fois droguées que les deux commencent à regarder le carnet de dessin de Lucy pour voir si ça débloque des souvenirs de Jules. Ce n’est pas tout à fait le cas, mais les deux décident de se mettre à dessiner et peindre au maximum la salle de bain de leur souvenir commun pour tenter de la recréer.

Fallait-il vraiment se droguer pour ça ? Je ne suis vraiment pas sûr. Par contre, pour le son qu’elles se mettent à entendre une fois la salle de bain reconstituée en dessin ? Peut-être. Cela ne nous fait pas avancer pour autant. Finalement, tout ça n’est qu’un prétexte pour continuer d’apprendre à connaître les personnages : Jules explique à Lucy qu’elle est heureuse d’être une mère pour Charlie, mais aussi qu’elle pense que l’originale était une maman elle aussi. C’est un brin flippant pour Lucy de s’imaginer mère, cependant, et ça pose aussi des questions sur ce qu’et le bonheur.

Le lendemain matin, Lucy et Jules reprennent l’enquête sur la salle de bain. Avec la drogue et les dessins, elles découvrent de nouvelles choses : Lucy n’avait jamais vu la pile de vêtements et la montre dessinés par Jules, Jules n’avait jamais vu le bâtiment que Lucy a dessiné par la fenêtre. Ce qui est intéressant, c’est qu’en rentrant chez elle, Tina reconnaît le bâtiment comme étant Boston. C’est tellement… simple. Les scénaristes ne se foulent pas trop. Entre ça et Charlie qui n’a quasiment aucune question et reconnaît immédiatement Jules comme un clone de Lucy, on ne se pose pas trop de questions tout de même. Bien sûr, le mot clone, c’est moi qui le pose. La série fait bien attention à ne pas réutiliser le même vocabulaire.

Melissa

Il n’empêche que ça motive Jules et Lucy à se rendre à la fac de Boston. La salle de bain est apparemment là maintenant que le campus de la fac s’y est installée. Je suis plus que mitigé sur le développement de cette intrigue qui semble beaucoup trop brouillon et hâtif : les deux femmes font le tour d’une rue et finissent par trouver la maison qu’elles cherchent grâce au son d’une girouette. Bon, ça, ça passe encore.

Ce qui passe beaucoup moins pour la crédibilité de la série, c’est que la maison est utilisée par une sororité de la fac qui organise une fête ce jour-là et leur donne les clés de la salle de bain uniquement si elle gagne à un beer pong sans bière, mais avec du rosé. Et en vrai, pourquoi pas ? On est habitué aux fêtes d’Alison Hendrix ici. Seulement voilà, c’est trop précipité, pas du tout développé et vraiment pas crédible que Lucy, que Jules fait passer pour sa mère, reste assister à tout ça sans rien dire. En plus, elle finit par aller aux toilettes avec sa fille ? Et personne n’y trouve rien à redire.

La salle de bain est évidemment celle du mémoire flou des filles, mais ça ne suffit toujours pas à en savoir plus. Elles se renseignent donc pour en savoir plus sur la maison elle-même et apprennent qu’une certaine Melissa en l’ancienne résidente. Elles traquent bien vite (trop vite, en fait) cette Melissa jusque dans sa résidence. Atteinte d’Alzheimer, Melissa a tout de même quelques réponses à donner aux clones d’Eleanor. Oui, c’est une première réponse importante : Melissa appelle Lucy et Jules par le même nom.

Elles feraient mieux de se dépêcher à en apprendre plus tant qu’elles le peuvent : l’infirmière appelle bien vite Kira pour la prévenir de ce qu’il se passe, mais l’appel est intercepté par Tom. Il se rend aussitôt sur place avec Emily et une autre partenaire, tout en chantant Céline Dion. Ben voilà, on s’amuse bien… Pas comme Jules, torturée par Melissa lui peignant les cheveux, ou Jules qui se fait engueuler par la même.

Malgré tout, Jules et Lucy découvrent un coussin avec une photo d’Eleanor le jour de sa remise de diplôme de lycée. Elles comprennent que Melissa est la mère de l’originale, et elles en profitent pour poser quelques questions sur leurs origines. Ce n’est pas tellement les questions que je poserai à leur place, surtout qu’elle a Alzheimer et que le temps presse. Mais bon, elles n’en ont pas trop conscience.

Kira

En parallèle de tout ça, Darros continue de mener ses aventures philanthropiques de son côté. Dans le jardin derrière son incroyable maison, il organise donc une sorte de conférence où Kira est supposée faire une présentation, mais bon… Ce n’est pas le plan de Kira. Son but est plutôt de confronter Darros pour savoir ce qu’est son vrai plan concernant Lucy. Il lui explique tout gentiment qu’il n’est pas du genre à avoir du sang sur les mains et que, de toute manière, c’est un projet commun. Autrement dit : si le projet tourne mal, l’échec sera partagé.

Le sous-entendu est clair : il n’a pas l’intention de faire uniquement le bien avec ce projet. Reste à comprendre le lien entre l’originale et Kira à la base. En attendant d’y arriver, on se retrouve avec une scène où Emily vient parler à Kira pendant sa crise d’angoisse. Il y a de quoi faire une deuxième crise d’angoisse, en vrai.

Emily emmène en tout cas Kira dans un hangar où se trouve une caravane. C’est là qu’« elle » vivait et ça fait du bien à Kira d’obtenir quelques réponses apparemment. J’aimerais en dire autant, mais en vrai, pour nous ça manque de détails. On a bien vu que la caravane avait été emmené par deux types en début d’épisode, mais je dois avouer que je n’avais pas fait attention qu’en début de série, Lucy vivait dans une caravane. Pourtant, on la voyait bien au moment de son agression, mais j’étais occupé ailleurs.

Kira décide en tout cas de fouiller toute la caravane de Lucy pour en comprendre plus sur elle. Elle finit par trouver un livre dans lequel Kira a dessiné l’enfant de la photographie – celui qu’elle pense être son fils. C’est important pour Kira apparemment, et elle arrache aussitôt la page. Elle fait bien, ce sera utile en fin d’épisode, quand elle retrouvera Lucy.

En effet, Lucy et Jules sont rapidement retrouvées par Tom et ses coéquipières, mais aussi par Kira qui reçoit le message de la clinique juste après eux. Lucy entend la voiture des agents arriver et déclenche aussitôt l’alarme du foyer dans lequel elles sont, pour tenter de s’échapper. Les deux se séparent rapidement, Lucy sachant bien qu’elle attire davantage les intérêts de ceux qui les pourchassent. Du moins, en théorie. En pratique, Emily continue de jouer double jeu sans qu’on ne sache pourquoi.

Voilà donc qu’elle permet à Lucy de s’enfuir bien vite. Lucy se retrouve alors nez à nez avec Kira, qui lui intime l’ordre de monter dans la voiture, dessin du petit garçon et promesse de réponses à l’appui. Les réponses ne seront pas pour cet épisode, cependant, le cliffhanger se contentant de nous apprendre que Lucy est le fruit de l’amour. D’accord, mais l’amour de qui ? On veut savoir, bordel !

Neeva

Ce n’est que tard le lendemain de sa fugue que Neeva se rend compte que Jules n’est pas chez elle – et qu’elle n’a pas dormi sur place à vrai dire. En fait, elle a pris toutes ses affaires et s’est barrée. Wes ne peut pas tenir longtemps sans raconter à sa mère ce qu’il sait. Bien sûr, il essaie de le faire, mais bon, il finit par tout déballer. C’est compréhensible après tout : il s’inquiète pour sa sœur.

Toutes les informations permettent à Neeva de retrouver rapidement Jules. Elle tombe nez à nez avec elle en sortant de l’ascenseur de la maison de retraite où se situe Melissa, juste après la séparation Jules/Lucy. Il n’empêche que le timing est mauvais pour faire confiance à Neeva, mais Jules n’a pas trop le choix que de faire confiance à sa mère de substitution.

En plus, bon, Neeva regagne sa confiance en n’hésitant pas à gazer Tom avec un spray au poivre. Je suis curieux de voir ce que va donner la suite maintenant !

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Orphan Black Echoes – S01E03 – Pegasus Girl – 15/20

C’est un bon épisode et je suis vraiment dans la série grâce à l’utilisation judicieuse de tout un tas d’éléments pour me rappeler que je suis devant un spin-off d’Orphan Black, mais, tout de même, force est de constater que le niveau est un peu en-dessous. Les nouveaux personnages sont un peu moins géniaux, tout simplement. L’intrigue me fait tout de même me poser un tas de questions, et c’est une réussite.

Spoilers 

L’épisode se concentre davantage sur Jules, pour que l’on apprenne à la connaître.

Yeah I know, I have permission to change.

Ah oui, je veux faire durer mon visionnage de la saison, mais je n’arrive pas à résister : je me suis vite retrouvé devant l’épisode 3, croyez-moi ! Et il faudra me croire sur parole, parce que je n’ai rien publié sur le blog au moment où je le faisais, ce qui est idiot. L’épisode 3 ? Il commence par un petit thème musical qui me replonge immédiatement dans l’univers d’Orphan Black. Et à vrai dire, je commence même à me faire au générique – pas dispo sur Spotify malheureusement.

Jules

L’épisode commence par le réveil de Jules à l’hôpital après son soi-disant accident. On comprend assez vite que l’épisode va nous développer son personnage et, à vrai dire, je pense que j’aurais peut-être réussi à accrocher encore plus si on avait repris par-là avant de tout découvrir. Ce n’est évidemment pas le cas : nous la voyons donc se réveiller alors qu’on la connaît déjà, et on n’est pas trop surpris de voir qu’elle découvre derrière ses oreilles le même liquide que Lucy en début de saison.

Ensuite, l’épisode ne perd pas trop de temps et chaque scène nous fait avancer dans le temps bien rapidement. Jules rencontre donc le Dr Teller (un nom qui ne s’invente pas, c’est littéralement le « docteur raconte-lui »), sa neuropsychologue qui est là pour lui expliquer ce qu’il s’est passé : l’accident de voiture, la mort de ses parents, son amnésie totale sur les souvenirs à long-terme.

Une fois que c’est fait, elle peut lui raconter tous les bobards qu’elle souhaite sur sa vie : les noms de ses parents, la classe qu’elle aurait sautée, le grand-père trop faible pour s’occuper d’elle, sa seule amie qui prend contact qui est absolument insupportable… On sent bien à quel point toute sa vie est contrôlée. Et à vrai dire, c’est beaucoup mieux géré que le réveil de Lucy : quoi de plus logique que l’hôpital et l’âge adolescent pour aider Jules à s’intégrer à son nouveau monde.

Pam Teller est ensuite ravie des premiers souvenirs qui reviennent en tête à Jules et qui sont la preuve qu’on peut se mentir au point d’y croire, j’imagine. Comme Jules est suffisamment malléable pour croire qu’elle a des souvenirs, Pam lui explique que sa famille d’accueil est prête à venir la chercher. Mouais. C’est trop gros pour être crédible, je pense : cette famille d’accueil ne peut pas avoir été choisie au hasard.

Nous ne suivons pas la rencontre entre eux : on est tout de suite au moment où Jules prend la photo avec sa nouvelle famille. Elle dit au revoir à sa psy et suit cette nouvelle famille, et ma foi, j’ai l’impression d’être un peu comme elle : baladé dans ce début d’épisode d’une scène à l’autre sans trop savoir ce que ça nous apporte. L’approfondissement du personnage est pourtant intéressant, et ça donne une idée de déco ce mur avec les trois couleurs au choix.

En plus, ça permet d’en revenir au point où on en est dans la série : nous retrouvons Jules dans sa vie d’ado qui vient de se faire kidnapper et n’en a rien à foutre, avec un Wes qui s’inquiète un peu pour elle tout de même…

Pourtant, Jules peut reprendre sa vie de lycéenne comme si de rien n’était. On découvre donc qu’une autre fille est complètement amoureuse d’elle, mais que la réciprocité est discutable. Jules n’a pas trop envie d’être coincée en couple, apparemment. De toute manière, elle est coincée tout court : elle est convoquée dans le bureau du principal pour mieux y tomber sur Pam. Ouep, la neuropsychologue s’occupe de savoir comment sa patiente préférée, évidemment.

Elle est totalement en train de surveiller Jules qui commence à se méfier et à se poser plein de questions, sentant bien que le passé qu’on lui vend ne correspond pas à 100% à qui elle est. Le boulot a été super mal fait, en plus : on lui a donné un journal intime écrit avec les mots d’un auteur qui a écrit un livre nommé « Pegasus Girl ». Ce n’est pas un livre incroyable, en tout cas. Si Wes suggère qu’elle était peut-être fan de l’auteur, on peut comprendre les doutes de Jules vu la qualité d’écriture.

Par contre, ce développement m’a fait péter un câble. Elle tombe sur un auteur qui est terrifié de voir qu’elle a remonté la piste jusqu’à lui et ne veut pas qu’elle révèle qu’elle est au courant à ses employeurs. Jules veut logiquement savoir qui sont les employeurs, mais Wes coupe court à la conversation. Mais enfin ? À quel moment c’est possible de ne pas creuser cette piste ? Il n’y a personne pour les surveiller et intervenir, franchement !

Forcément, ça me fait douter sur Wes, à nouveau. Jules s’en débarrasse bien vite, comprenant qu’elle est peut-être bien une copie d’une autre.

Lucy

En parallèle, Lucy se rend à l’hôpital où Jules s’est réveillée pour la première fois, espérant y trouver des réponses plus précises que la photo retrouvée dans le bureau de Neeva. Elle s’y rend donc avec Jack, sûre de trouver quelques réponses. En vrai, tout ce qu’elle trouve, ce sont des questions de plus : l’hôpital ne peut officiellement lui communiquer aucune information.

Pourtant, Lucy tombe tout de même sur une infirmière qui révèle tout ce qu’elle sait de Jules, de son amnésie à l’absence de personnes proches, en passant par Pam Teller… une consultante privée, ce qui est étonnant pour un hôpital. C’est cool pour Lucy : ça lui permet d’avoir une nouvelle piste et de continuer d’avancer.

Son attention est vite détournée par Charlie cependant. En effet, pendant ce temps, il est évident que Charlie continue d’être pas mal traumatisée par ce qu’il s’est passé. Chez Tina, elle trouve donc le tiroir de flingues et les admire. Ouais, au pluriel. Les américains, écoutez. Ce qui détourne Lucy de son enquête, c’est toutefois le moment où Charlie agresse un autre enfant dans une aire de jeu en balançant le gamin du haut des jeux, puis en profite pour essayer de confesser au gardien du parc qu’elle a tué quelqu’un. Rien que ça.

Tina, chargée de la surveiller, parvient à embrouiller le gardien comme elle peut, mais elle est bien forcée de contacter Jack. Et en vrai, je ne fais pas confiance à Tina, mais je commence à bien l’aimer, vraiment. J’ai un peu de mal avec sa manière de jouer, mais bon. Tina balance donc Charlie à Jack et Lucy. Partant de là, Lucy passe le reste de l’épisode à essayer de comprendre Charlie. Elle souhaite atténuer sa peine et sa culpabilité, mais c’est finalement Jack qui y parvient en organisant un faux enterrement pour le type laissé derrière eux. C’est une bonne idée cette intrigue, mais je ne suis pas fou de la manière dont c’est mené pour autant.

Kira

Quand on retrouve Kira, elle a un rendez-vous avec Josh. J’ai encore du mal à comprendre comment ces deux personnages sont liés, mais Josh est apparemment très au point sur les expériences menées par Kira sur Lucy. C’est intéressant, parce qu’on apprend que l’imprimante n’était pas assez haute-résolution pour les souvenirs, mais que le choix du sujet de base n’est pas innocent : il s’agit d’une femme qui n’était pas dangereuse, clairement.

Kira regrette tout de même ce qu’ils ont fait, parce qu’elle est stressée par tout ce qu’il se passe. Josh lui apporte du soutien comme il peut, mais ce n’est pas bien efficace en vrai. Pendant que Kira stresse, Emily, la partenaire de Tom, commence à douter elle aussi de ce pour quoi elle est embauchée. Elle comprend que Lucy n’est peut-être pas dangereuse quand le rapport de balistique permet de comprendre que le tireur était bien petit.

Emily finit par rencontrer Kira en présence de Tom et Darros, quand il est question d’organiser un meeting pour décider quoi faire de Lucy. Kira veut la certitude que Lucy ne sera pas blessée et insiste pour dire qu’elle n’est pas fondamentalement dangereuse car les analyses scientifiques le lui suggèrent. Si Darros semble à l’écoute, Kira remarque bien le stress d’Emily pendant toute la réunion.

Elle est forcée de leur faire confiance, toutefois, et de continuer à vaquer à ses occupations. Elle participe donc à la collecte de sang de son entreprise – pour laquelle Josh ne bosse plus d’ailleurs. Sur place, elle retrouve Lucas qui vient donner son sang en présence de sa copine. On sent bien que c’est important, et ça l’est encore plus quand on voit Kira voler le sang de son fils. Pourquoi ?

On ne saura pas. Ce qu’on saura, c’est qu’Emily n’est pas si mauvaise : confrontée par Kira, elle lui avoue que pour garder Lucy en sécurité, Kira ferait mieux de la retrouver en premier. Emily ? Elle n’était pas du FBI, mais de la CIA, et elle a un passé trouble apparemment.

Confrontation

Après tout ça, on découvre sans trop de surprise que Jules cherche à recontacter Lucy. Elle passe par James pour cela, et la confrontation entre les deux personnages est vraiment sympathique. Cela permet à Jules de comprendre que Lucy lui disait peut-être la vérité. Elles ont tout de même les mêmes cauchemars, le même ADN et probablement les mêmes problématiques à gérer.

Cela dit, Jules est une dealeuse de drogue qui créé sa propre drogue au lycée, alors tout n’est pas si simple. Elle propose à Lucy de lui donner sa drogue pour essayer de la prendre ensemble et de faire un trip qui permette de peut-être décoder leur étrange cauchemar dans la salle de bain. Bon, pour ça, il faut toutefois qu’elle retourne chez elle.

C’est une mauvaise idée. Même si elle affirme à Lucy que tout ira bien, Jules oublie un détail : elle a des parents qui surveillent ses faits et gestes tout de même. Ils tentent de la confronter, et ça mène à un moment où elle est forcée de prendre un antidépresseur. Ah oui, des parents aimants qui tentent vraiment de la comprendre. Ils surveillent sa prise de cachet, c’est quelque chose. Jules est suffisamment maligne pour se faire vomir juste après cependant… mais c’est un étrange cliffhanger, du coup.

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