The Walking Dead – S10E03

Épisode 3 – Ghosts – 18/20
Décidément, je suis vraiment convaincu par cette saison qui parvient à merveille à me faire accrocher à la majorité de ses personnages et de ses situations. Franchement, il y a même des personnages dont je n’avais rien à faire que j’arrive à trouver attachant cette saison. Oh, il y en a quand même deux, dont une au cœur de cet épisode, qui continuent de me saouler donc tout n’est pas parfait ; mais ça avance bien côté intrigue et ça fait plaisir d’avoir du rythme dans cette série.

> Saison 10


Spoilers

1003

Just a constant wave after wave.

L’épisode commence bien trop tôt, dès six heures du matin, avec un timer peu agréable et surtout l’angoisse de savoir que tout est minuté. Ce n’est jamais bon signe dans une série. Les premières heures passent bien rapidement : on passe du réveil de Carol à une invasion de zombies repérés par un couple de nos héros. Ils préviennent Aaron et dès la onzième heure, le problème est réglé. En treizième heure, cependant, une nouvelle vague de zombies arrive…

Très vite nos héros comprennent ce qu’il en est : Alpha refait des siennes. Michonne a bien entraîné tout le monde cependant, elle demande à ce que tout soit bien confiné. Depuis les murailles, nos héros repoussent donc des zombies pendant plus de 24h. En fait, il y a tellement de vagues de zombies qu’ils y sont encore après 44h. Je préfère ne pas imaginer l’odeur, ni l’amoncellement de cadavres que ça doit représenter, à vrai dire. Leur petit coin de paradis ne le restera pas longtemps à ce rythme-là.

Michonne est bien déprimée, au moment d’aller dormir, quand elle comprend qu’une nouvelle vague approche encore, plus dangereuse cette fois : nos héros sont pris en sandwich par plusieurs meutes de zombies. Au moins, le rythme est clair, et il est bon.

Enfin, pas pour nos héros, qui eux, sont épuisés lorsque Gamma vient leur rendre une petite visite pour leur donner un rendez-vous avec Alpha, promettant qu’ils ne sont pas responsables des vagues de zombies. Mouais, il n’y a bien que Lydia pour y croire. Heureusement que Michonne a encore un peu d’autorité sur son peuple cependant : elle remet vite tout le monde en place et assure que le meilleur plan est bien d’aller au rendez-vous fixé par Alpha.

De toute manière, ils n’ont pas le choix : elle a l’arme nucléaire avec sa horde de zombies. Rapidement, nos héros se préparent et contre toute attente, Gabriel impose à Aaron de faire équipe avec Negan. Tout ça n’a pas de sens : depuis quand Gabriel a de l’autorité comme ça sur Aaron ? Bon, c’était très rigolo de voir Negan faire équipe avec Aaron, cependant, et j’ai bien aimé la manière dont il l’empêchait de se saisir d’une nouvelle arme.

Après, Aaron était un peu chiant à s’énerver et péter son câble contre Negan. Après toutes ces années, il lui en veut encore pour la mort d’Eric, et les choses ne s’arrangent pas quand Negan lui explique calmement que c’est un peu sa faute aussi d’avoir trop pris la confiance. Aaron se venge en parlant de la femme de Negan, et ce dernier se venge à son tour en le prévenant au dernier moment de l’arrivée de zombies qui nous aveuglent Aaron. Ah ben oui, c’est vrai qu’il faudrait voir à ne pas oublier la menace zombies qui continue d’être présente à tout moment.

Aaron nous suit Negan, à l’aveugle, et le retrouve dans une cabane où Negan attend qu’Aaron soit attaqué par des zombies pour lui venir en aide. Il le sauve donc d’une mort certaine, puis lui apprend que sa cécité sera peut-être définitive, car elle vient d’une fleur qui était sur les zombies l’ayant attaqué. Mouais. Une fois de plus, Negan gagne la confiance de quelqu’un, donc ; et au réveil, Aaron n’est évidemment pas aveugle. Ouf.

Voir aussi : Performance de la semaine – Ross Marquand (#59)

En parallèle, à Alexandria, la fatigue est là, mais personne ne se laisse démonter : le combat continue, on y voit notamment Rosita et Eugène, histoire de. Mais ce n’était pas l’intérêt de l’épisode… Oh, c’était marrant de les voir rentrer chez eux pour que Rosita recadre une fois de plus Eugene sur le fait qu’ils ne seront jamais en couple et qu’il n’est pas le père de Coco. Il était temps qu’il l’entende et que Rosita l’engueule de penser que leur amitié n’est rien… en même temps, toute une amitié fondée sur l’espoir secret d’être aimé, ça ne fonctionne pas tellement. Et je n’ai aucune peine pour Eugène qui m’a soulé, une fois de plus.

Pendant ce temps, à la frontière, Carol prend mal de devoir se désarmer – elle garde donc un flingue tout en étant en deuil d’Henry, évidemment. Putain, mais quelle idée d’emmener Carol à ce rendez-vous, franchement ? C’est fait pour que ça tourne mal. En même temps, ça ajoute tout de suite beaucoup de pression et de suspense à la scène, surtout quand Carol se met à se rebeller, à ne pas écouter Michonne et à menacer Alpha.

Il faut dire qu’Alpha est dans l’abus, elle aussi : elle réclame un territoire beaucoup plus large qu’avant, parce qu’elle sait que nos héros ont traversé par trois fois sa frontière. C’est excellent comme retournement de situation : personne ne s’attendait à ce qu’elle soit au courant pour la tempête de neige et pour Aaron pétant son câble il y a deux épisodes. Décidément, il en pète des câbles cette saison.

Carol n’est pas beaucoup mieux : si Michonne parvient à la sauver des griffes d’Alpha en lui rappelant qu’elle est maman elle aussi, elle n’en reste pas moins le grand maillon faible de notre groupe. Ainsi, elle prend des pilules pour rester éveillée, mais quand elle voit trois Murmureurs aux abords du campement provisoire, on ne sait pas bien si c’est vrai ou non. En effet, elle a aussi des hallucinations en regardant la couverture d’un livre de cuisine, persuadée d’y voir Henry, Lizzie, Sophia et tous les enfants qu’elle a perdus, en fait. J’ai bien ri, mais l’idée était bonne.

Après, ce n’est pas un personnage que j’aime, et Daryl non plus d’ailleurs. Or, c’est une fois de plus Daryl qui veille sur elle et lui raconte sa vie pour lui remonter le moral. L’ennui me guettait, je vous jure, j’aurais préféré que la scène avec Alpha étendant son territoire dure plus longtemps du coup. Pour ne rien arranger, on enchaîne sur un cauchemar de Carol qui croit voir Henry, puis une fille avec un couteau… Elle finit par se réveiller et apprend de Daryl qu’elle a disparu pendant une demi-heure.

Malgré tout, elle persiste à vouloir être armée et prendre ses pilules, même quand il lui explique calmement qu’elle a inventé toute l’histoire qu’il lui a raconté. Ce n’est pas fou tout ça, surtout que ça enchaîne par une scène où Carol pense voir Gamma… humph.

Comme elle n’a pas vraiment eu l’occasion de voir Gamma avant ça sentait bon le piège – et ça n’a pas raté, elle se retrouve la tête à l’envers en un rien de temps. Ce serait une fin triste pour ce personnage, honnêtement, mais elle m’a tellement soulée que je ne suis plus à ça près. La Murmureuse (ce n’est pas Gamma, en fait ? Foutu masque) s’amuse bien avec sa nouvelle proie, la narguant et attirant des zombies à elle.

Carol s’en tire une fois de plus, mais pas sans s’exploser le bras au passage. Elle est amenée à l’infirmerie où il est révélé, une fois de plus, que Siddiq est traumatisé par la nuit qu’il a passé chez les Murmureurs en saison 9. Assailli de flashbacks des morts de la frontière, il ne parvient pas à opérer Carol, et c’est donc l’autre médecin qui s’y colle.

Michonne s’inquiète tout de même pour Siddiq et vient le voir, mais il n’ose pas lui parler et elle ne creuse pas plus que ça. Elle est décevante. Heureusement, il y avait l’autre médecin pour s’occuper de lui. Oh, ce n’est pas bon pour lui : il est clairement amoureux de Siddiq, et ce n’est pas réciproque. Au moins, il connaît bien le choc post-traumatique pour avoir servi en Irak, alors il peut papoter un peu avec Siddiq – en lui expliquant son trauma. Les deux finissent par rire ensemble, alors que de son côté Carol dort enfin. La vie reprend son cours de la meilleure des manières, mais Carol fait de la peine à ne pas se remettre de la mort d’Henry. Quand on pense qu’elle est revenue super vite après la mort de Sophia, c’est un peu étrange quand même.

La fin d’épisode est sympa : Michonne explique calmement à Carol qu’elle ne la croit pas concernant la présence de Murmureurs de leur côté de la frontière, Daryl lui dit que si (mais ne semble pas le croire) et… une Murmureuse est morte et zombifiée, tuée par balle par Carol un peu plus tôt dans l’épisode. Je pensais naïvement qu’elle avait réussi à s’enfuir, moi.

> Saison 10

This is us – S04E05

Épisode 5 – Storybook Love – 19/20
Et voilà, la série reprend des forces cette semaine avec un épisode à la construction vraiment étrange (je n’ai pas réussi à la caser dans la critique, désolé) mais aux émotions très efficaces. C’était encore un épisode qui visait juste à plusieurs reprises et sur plusieurs sujets – après, c’était plus ou moins prenant selon l’attachement aux personnages évidemment. J’ai vraiment aimé, et j’ai envie d’en voir plus.

> Saison 4


Spoilers

405.jpg

That’s when it became the perfect night – when we just let it be what it was.

Décidément, c’est à croire que j’aime bousiller mes stats du nombre d’épisodes vus depuis deux semaines, parce que je regarde vraiment de plus en plus tard mes inédits. Non contents d’avoir raté les deux premières journées de la semaine et de savoir que je n’aurai pas les trois dernières, voilà donc que je me lance dans This Is Us avec sept bonnes heures de retard. Ce n’est pas de ma faute, j’ai fait quelques emplettes avec l’argent que je n’ai pas et géré de l’administratif, voilà tout !

Voir aussi : Une adaptation française pour This is us ?

Comment ça, vous n’êtes pas là pour ça ? Allez, c’est parti pour la critique d’un épisode qui a intérêt à être de qualité vu mon humeur du jour. Allez, ça commence bien avec un épisode qui se décide à nous montrer l’organisation post-déménagement de Rebecca. Quand elle est encore avec Jack, ce n’est pas brillant : ils cherchent quand même la nappe avant la table !

Bon, de toute manière, peu importe leurs activités, ils sont toujours bien trop mignons dans tout ce qu’ils font. C’est fou de puer la romance comme ça, cette alchimie entre les acteurs est dingue, je ne m’en remets toujours pas après quatre saisons. Enceinte de triplés, Rebecca fait en tout cas en sorte que le premier repas chez eux soit parfait… pour finir avec un plat trop cuit au four. Si vous pensez que ça va les empêcher de passer une excellente soirée, vous vous trompez et vous les connaissez bien mal, évidemment.

En revanche, quand un oiseau entre par la fenêtre sans prévenir alors que Jack a peur des oiseaux, c’est tout de suite bien plus mal barré. Jack décide quand même de protéger Rebecca comme il peut, en faisant peur à l’oiseau… ce qui se retourne contre lui, avec l’oiseau qui lui fonce dessus et le plat de lasagnes brûlées qui finit au sol. Plutôt que de passer une soirée de merde, ils décident alors d’en rire, et voilà, selon Rebecca, ce qui en fait une soirée parfaite.

Quelques années plus tard et un mois après le cliffhanger de l’épisode 4, Rebecca et Kate ont trouvé un appartement. C’est gros quand même, d’avoir trouvé si vite de quoi vivre. C’est tout de même intéressant de voir enfin cette partie de leur vie qu’on ne connaît pas et dans laquelle elle semble à peu près s’entendre.

Oh, il y a des sujets de discorde, pourtant, notamment le mariage de Kevin que Rebecca a décidé d’accepter sans rien dire, contrairement à Kate… qui bosse toujours avec le disquaire, qui est devenu son petit-ami, évidemment. Jusque-là, pas trop de surprises. C’est bien plus surprenant quand on voit Rebecca réunir toute la famille – et Miguel – chez elle pour un repas de famille bien angoissant. Beth y rencontre tout le monde et fait le faux-pas d’apporter la sauce préférée de Jack qui était aussi celle de son père (c’est fou comme elle est faite pour Randall, non ?).

Bon, elle s’en tire toujours mieux auprès de Kate que Kevin qui revient avec Sophie, sa femme. Et ils sont parfaitement insupportables et inconscients, à passer la porte dans les bras l’un de l’autre et à raconter les signes idiots qui les ont poussés à se marier. Rebecca encaisse tout ça sans rien dire, mais Kate en rajoute une couche malgré elle quand Marc, son copain, débarque parce qu’il ne voulait pas la laisser vivre cette soirée toute seule.

C’est pire que tout, puisque comme il est plus âgé qu’elle, il ne plaît pas du tout à Kevin. Il n’en faut pas plus pour qu’il le dise à Kate et que les triplés se mettent à s’embrouiller dans la cuisine – tombant juste d’accord pour dire que Beth est parfaite, parce qu’elle l’est (et cette réplique sur le grain de beauté dans l’œil, j’ai tellement ri). Rebecca finit par péter un câble alors que les invités les attendent tous dans le salon.

Finalement, donc, le repas se fait parce que Rebecca demande à ses enfants de lui laisser avoir sa parfaite première soirée en famille dans ce nouveau lieu de vie, et ce malgré la viande trop cuite, parce que Rebecca et son four, c’est toute une histoire. Au moins, ils ont la sauce piquante de Beth pour relever tout ça, non ?

Bon, non, ils ont un repas de merde jusqu’à ce que Miguel se décide à faire boire Rebecca et lui dire qu’il y a toujours de meilleures années pour les vignes, même après la pire des récoltes. C’est beau et ça redonne confiance à Rebecca qui se remet à boire (est-ce qu’elle est partie pour devenir alcoolique ? Franchement, c’est pas la meilleure des solutions qu’il apporte hein !) avant d’expliquer à tout le monde son premier grand repas catastrophique avec Jack dans leur nouvelle maison. La bonne humeur finit par revenir et tout le monde finit par manger quelques pizzas commandées à la hâte. Trop forte cette Rebecca !

Dans le présent, Beth s’inquiète de voir Tess se consumer dans son travail et ses révisions de contrôle d’espagnol, alors que Randall coure beaucoup trop pour oublier que Déjà lui en veut. Il ne le dit pas comme ça, mais c’est clair non ? La routine des Pearson a repris post-déménagement. Malheureusement, c’est rapidement la vie qui les rattrape quand Tess se met à avoir une crise de panique à l’école et que Randall est dépité de l’apprendre.

Il nous fait ensuite du Randall et est insupportable à dire à Tess qu’il est comme elle, et l’adolescente finit par criser car elle ne veut pas ressembler à son père. C’est assez réaliste, et ces personnages sont d’autant plus attachants grâce à ça. En tout cas, Beth n’est pas au bout de ses peines avec une fille anxieuse et un mari qui l’est tout autant, surtout qu’il s’est mis à dos un conseiller municipal en allant chercher Tess à l’école.

C’est d’une violence pour Beth qui voit Randall se reprocher d’avoir passé ça à leur fille, alors qu’elle sait que William (que l’on revoit en flashback, ça faisait longtemps !) lui a confié cette même tristesse d’avoir filé son anxiété à Randall. Et face à tant de trucs difficiles à gérer, que fait Beth ? Elle est parfaite, comme d’habitude. Elle réunit donc son mari et sa fille pour leur parler de William, pour leur filer une astuce contre l’anxiété (les bulles de la limonade, je ne connaissais pas, c’est bon à savoir) et surtout pour faire un discours super touchant et parfait pour réconforter à la fois Tess et Randall. Tess finit même par leur avouer qu’elle est angoissée par son coming-out qu’elle n’a pas fait aussi naturellement qu’elle le voulait.

C’était tellement beau. Et Beth leur cherche ensuite des psys, surtout qu’elle a repéré que Randall recommençait à stresser avec son genou qu’il ne contrôlait pas. Malheureusement, Randall n’apprécie toujours pas Beth à sa juste valeur et se braque, préférant se coucher qu’accepter l’aide dont il aurait bien besoin. Ah Randall !

De son côté, Kate passe tout son temps à s’inquiéter pour Kevin, comme c’est original. En même temps, Kevin s’est donc installé en Pennsylvanie auprès de son oncle ex-alcoolique, il y a de quoi s’inquiéter, je le reconnais. Kevin se contente de raconter à son oncle des souvenirs du passé pourtant. Il l’emmène aussi à la patinoire où Cassidy a une cérémonie officielle de l’armée avant un match de hockey, à laquelle elle fait aussi venir son fils, accompagné par son mari… qui n’apprécie pas du tout la présence de Kevin et se barre, juste après que Nick se soit barré lui aussi, n’appréciant juste pas l’ambiance de la patinoire, avec ses verres de bière et ses bruits insoutenables. Encore un bon épisode pour Kevin, quoi.

Pourtant, il finit par arranger la situation : il réussit à voir que le mari de Cassidy l’apprécie toujours quand il le pousse à faire une crise de jalousie et avouer qu’il ne voulait pas être présent à une cérémonie honorant ce qui avait brisé sa femme, qu’il aime depuis ses 15 ans. C’est une bonne chose, parce que ça veut dire surtout qu’il tient toujours à elle, et Kevin le dit aussitôt à Cassidy.

Quant à Nicky, il se réconcilie aussi avec autour d’une tradition familiale et de quelques explications, parce que la communication, ça suffit à tout faire dans cette série. C’était loin d’être le moment le plus touchant de l’épisode, et j’ai trouvé un peu dommage qu’ils le gardent pour la (presque) toute fin.

Presque ? La toute fin voit Kate recevoir un cadeau de la part de Randall (et un peu Kevin) pour son aménagement et la naissance de bébé Jack : le vieux piano familial. Cela la touche énormément et elle se met aussitôt à jouer avec son bébé, avant de retrouver de vieux polaroïds de la fameuse soirée où toute la famille s’est réunie… Parmi eux, elle trouve une photo de Marc et se fige aussitôt. La série nous laisse ainsi sur un cliffhanger nous promettant que Marc est bien le connard que Kevin imaginait qu’il était, puisque Rebecca dit à sa fille qu’elle s’en veut de ne pas avoir vu avant ce qu’il se passait… Oh lala, ça promet.

> Saison 4

À partir de quand est-on sériephile ?

Salut les sériephiles,

Alors que j’étais en pleine galère de sauvegarde des fichiers de mon portable (ce fut vain), de tri de mes contacts Twitter (qu’est-ce que je n’aime pas faire ça) et que d’une manière ou d’une autre, mon abonnement internet s’emballait et m’affirmait que j’avais dépensé 4 Go sans rien voir de la journée, quelqu’un, hier, est arrivé sur le blog en tapant cette question terrible sur son moteur de recherches habituel : « À partir de quand est-on sériephile ? ».

Résultat de recherche d'images pour "good question tv show"

Ni une, ni deux, je me suis dit que je tenais là un sujet d’article du jour, l’air de rien. Je vous invite à laisser vos avis en commentaires, parce que j’ai failli en faire un débat-twitter avant de me dire que c’était mieux de d’abord mettre au clair mes idées. Voilà donc mes réponses à cette question. Commencez à vous sentir concerné si vous vous sentez concernés par plusieurs des points ci-dessous :

1) Quand tu n’arrives pas à te raisonner sur le visionnage d’une série. Tu as l’ENVIE, voire le BESOIN, de voir le prochain épisode, que ce soit parce que tu es en plein bingewatching, parce que tu sais que l’épisode a été diffusé pendant la nuit ou simplement parce que tu as le DVD à portée de main. Là, tu peux commencer à te penser sériephile, et ça touche déjà beaucoup trop d’entre nous.

Résultat de recherche d'images pour "need tv show"
Et tant pis si on finit nos nuits dans cet état-là !

2) Tu regardes au moins sept séries différentes par semaine… ou une saison complète d’une seule série par semaine. Ca, c’est selon que tu vives à l’heure américaine ou à la mode française, en fait, mais l’idée, c’est que tu regardes quand même une bonne dizaine d’heures de série par semaine MINIMUM. T’inquiète, tu n’es pas seul. Et tu n’es pas seul à connaître des séries qui ne sont pas diffusées sur les grandes chaînes de télévision, dieu merci !

Résultat de recherche d'images pour "scandal gladiator or bitches"

3) Tu rêves de tes séries. Franchement, c’est arrivé à un bon nombre d’entre nous, non ? Il n’y a pas que moi qui part tuer du vampire avec Buffy ou qui me retrouve cerné par quelques zombies pendant la nuit ?

Résultat de recherche d'images pour "buffy faith cemetery"

4) Tu connais le nom des acteurs. C’est fou comme ça élimine d’office un tas de gens… Alors, je rappelle, pas besoin d’avoir tous les critères de cet article pour être considéré comme un sériephile, mais celui-ci est déjà pas mal pour l’être à coup sûr. Combien de « fans hardcore » n’ont pas la moindre idée de qui est Natalia Tena, par exemple ? Les vrais sériephiles, on les reconnaît aussi comme ça.

Résultat de recherche d'images pour "natalia tena"

5) Tu connais les titres et/ou les numéros des épisodes. Là, tu passes dans la catégorie « expert » des sériephiles. Clairement, je ne suis pas un Wikipedia vivant sur toutes les séries, mais vous pouvez comptez sur moi pour quelques épisodes exceptionnels, pour les grands moments de certaines séries (LOST, par exemple) ou juste pour tous les épisodes des premières saisons de Charmed et l’intégrale de Buffy. Eh, pour les deux dernières, j’ai même souvent le couple « titre VO/titre VF » en tête. C’est la catastrophe !

Résultat de recherche d'images pour "charmed why"
Parfois, une simple image suffit à savoir l’épisode, d’ailleurs.

6) Tu as Netflix, Prime Video, OCS… mais tu sais parfaitement que tu regarderas aussi tes séries ailleurs. La télévision, les plateformes, c’est bien aussi, mais une connexion internet te suffit toi. Et puis, avant même l’illégal, il y a aussi les webséries sur Youtube. Et les DVD.

Résultat de recherche d'images pour "you can't take the sky from me firefly"

7) Tu as des DVDs de séries. Tu as dépensé de l’argent pour des épisodes que tu peux voir gratuitement, ou parfois simplement en ayant un abonnement Netflix. Tenez, par exemple, j’ai les premières saisons d’Orphan Black chez moi alors que j’ai un compte Netflix. Zéro logique. Dans la même veine : tu as chez toi des Funko pops et/ou des magazines séries et/ou de la déco en lien à une série et/ou un livre en rapport. Et ça, franchement, c’est la marque des vrais fans, non ? En plus, on finit par aller dépenser de l’argent aussi pour rencontrer les acteurs et/ou avoir des photos avec eux, à ne plus savoir qu’en faire ensuite.

Résultat de recherche d'images pour "amy acker"
Mais non pleure pas, tu finiras encadrée, sur un mur de mon appartement !

Bon, il y a sûrement tout un tas d’autres critères, mais la vérité, c’est que tu es sériephile à partir du moment où tu commences à te demander « À partir de quand est-on sériephiles ? ». Bon, et peut-être un peu aussi quand tu te sens l’être, tout simplement. On sait tous quand on l’est, non ? Un sériephile, c’est un fan de séries après tout, et personne ne pourra jamais vous retirer l’envie et la certitude de l’être. On tombe toujours sur plus calé que nous, sur cette série que l’on n’a pas vu ou sur ce détail qu’on a oublié. Promis, ça n’empêche personne d’être sériephile. Et heureusement !

Voir aussi : Ce que c’est qu’un sériephile

Comment Charmed nous fait un reboot dans le reboot

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, j’ai envie de parler d’une des rares (la seule ?) séries diffusées en ce moment dans laquelle je suis à jour : Charmed.

Résultat de recherche d'images pour "vera sisters season 2"

Inévitablement, il va donc y avoir quelques spoilers sur ce début de saison 2 et sur l’ensemble de la saison 1, ainsi que sur la série d’origine. Quant au reste, je crois que le titre de l’article parle de lui-même : cette année la CW a décidé de placer de nouveaux showrunners à la tête de la série : Liz Kruger et Craig Shapiro. Ces deux-là apportent un vent de changement bien visible à l’univers de ce reboot et, en quelques sortes, nous font un reboot dans le reboot, en tentant de corriger certains défauts de la série. Tour d’horizon rapide des principaux changements pour cette saison, en trois points parce que pouvoir des trois oblige !

Voir aussi : La critique des épisodes de la saison 2

Résultat de recherche d'images pour "charmed harry macy"

  1. Un fil rouge mieux défini

La première chose évidente est le fil rouge de la saison qui est établi dès le premier épisode. Dès le pilot l’an dernier, la série avait voulu instaurer un fil rouge, et ça ne fonctionnait pas toujours à merveille. L’intrigue de la saison était longue et on ne comprenait pas grand-chose à ce qu’il se passait pendant une bonne partie de la saison, entre autres parce que ce n’était pas du tout représentatif de ce que la série d’origine avait fait des sœurs Halliwell. Cette année, il faut moins de dix minutes pour nous introduire le grand-méchant et le premier épisode a déjà défini assez clairement les premiers mystères qu’il faudra soulever. Trop souvent, l’an dernier, c’était le contraire : on découvrait qu’il y avait un mystère presqu’après sa résolution (je pense notamment au côté sombre de Macy).

La grosse différence avec l’an dernier, aussi, c’est qu’en vingt-deux épisodes la saison 1 a fait le tour d’une grande partie des grosses intrigues de la série (la sœur cachée, l’amoureux moitié-démon, la relation compliquée avec la police, la découverte du monde magique et de ses autorités, la Source, les limbes, etc.), alors il ne reste plus grand-chose à pomper de celle-ci. Bon, ils n’ont jamais vraiment pompé, ils ont très bien géré la réécriture, allant parfois jusqu’à proposer des épisodes similaires (celui où Macy regarde sa série télé, notamment, c’était génial comme clin d’œil !). Seulement voilà, à faire huit saisons en une seule, il vaut un peu se redéfinir maintenant, et pour le faire, rien de mieux que revenir aux bases pour construire une nouvelle mythologie… et avec un nouveau couple culte, Macy/Harry. Ce n’était tellement pas prévu à l’origine, cette alchimie !

Résultat de recherche d'images pour "mel vera season 2"
Ou pas !
  1. Un apprentissage de la magie

En saison 1, les sœurs ont reçu des pouvoirs magiques qu’elles ont maîtrisé en deux épisodes à peu près. Elles se sont mises à avoir des formules en espagnol, à utiliser des sorts sortis de nulle part qu’on ne revoit jamais, à faire des potions efficaces du premier coup… En fait, c’est comme si elles avaient toujours été des sorcières. C’est un peu le problème quand on fait un reboot : on connaît déjà assez bien l’univers, alors les scénaristes se sont parfois permis des raccourcis. Cette saison, les sœurs ont perdu les pouvoirs qu’elles maîtrisaient et elles vont devoir apprendre de nouvelles choses, ce que l’on voit déjà dans l’épisode 2 avec la potion de Mel. Et c’est tant mieux.

Dans le même ordre d’idée, Mel était l’an dernier celle qui maîtrisait le mieux ses pouvoirs et la magie, à défaut de maîtriser tout à fait sa vie personnelle – elle a quand même était capable de réécrire le cours du temps en moins de douze épisodes, ce n’est pas rien ! Cette année, elle se sent dans la « B-team » parce qu’elle n’a plus de pouvoirs. Pour ne plus faire de figuration, elle doit donc apprendre la magie, et ça redéfinit totalement le rôle du personnage dans la série. C’est pareil pour Maggie qui décide dans ce deuxième épisode de devenir plus adulte (ce n’est pas gagné), pareil pour Harry qui se retrouve confronté à un étrange alter-égo maléfique et à son rôle de dernier être de lumière, pareil pour Macy qui va devoir maîtriser ses pouvoirs maléfiques. Bon, à la rigueur, c’est peut-être Macy qui change le moins. En tout cas, ces nouvelles storylines sont plutôt intéressantes et promettent quelques surprises… Reste à voir si la série prendra le parti de voir les sœurs revenir à leur vie de la saison 1 ou non, mais la réponse semble plutôt être car les showrunners proposent…

Résultat de recherche d'images pour "sarah jeffery charmed"
(encore un truc qui a disparu en cours de route ?)
  1. Une saison plus sombre

Comme dans la saison 8 de la série d’origine, les sœurs sont considérées comme mortes par tout le monde à la fin de l’épisode. Le rythme de ce reboot étant ce qu’il est, on sait bien que ça ne va pas durer, mais l’exil loin de leur ville d’origine promet une saison plus sombre… Ce qui se voit déjà dans les images. On a moins de lumière cette saison, mais aussi plus de scènes de nuit. La nouvelle ville des sœurs ? Seattle, où il pleut tout le temps. Bref, on veut déjà qu’elles soient dans une ambiance moins éclairée, mais c’est pareil du côté du scénario !

En effet, les sœurs n’arrivent pas à protéger toutes les sorcières, elles sont sous couverture à Safe Space, elles découvrent les nouvelles règles du QG (là encore, un lieu qui est esthétiquement assez sombre), elles vont à l’enterrement de leur père… Eh, ça fait déjà beaucoup en deux épisodes. Si la série ne perd rien de son fun et de ses blagues, on sent une volonté de proposer quelque chose de plus sombre. J’espère juste que ça ne finira pas trop par être en décalage trop important avec l’humour, justement, car je n’ai pas envie qu’on perde l’humour de la série… Déjà que l’épisode 2 était un peu moins rythmé, ce serait dommage de perdre les vrais avantages de ce reboot, qui a su miser sur le ton fun plutôt que de se prendre trop au sérieux !

Résultat de recherche d'images pour "logo charmed"

En bref, le reboot prend très clairement soin de corriger certaines erreurs qui lui étaient reprochées en saison 1, tout en continuant de prendre son indépendance par rapport aux sœurs Halliwell. Ce début de saison 2 n’a vraiment plus grand-chose à voir avec ce que la série des années 90/2000 proposait – à vrai dire, les intrigues abordées pour l’instant n’ont plus grand-chose à voir avec la série d’origine.

Le symbole le plus concret de cet adieu à la série d’origine ? La destruction du Livre des Ombres, bien sûr. Celui-ci n’a jamais servi à rien dans le reboot, alors je ne suis pas vraiment surpris que les scénaristes s’en débarrassent – les sœurs n’en ont pas grand-chose à faire qu’il disparaisse d’ailleurs !! – mais je trouve ça très symbolique sur ce que représente cette saison 2.

Espérons que cet adieu n’entache pas trop la qualité globale de la série qui tirait sa force aussi de la réécriture qu’elle permettait. Pour l’instant, je ne m’inquiète pas trop : découvrir la série sous un nouveau jour (une nouvelle nuit ?), c’est plutôt agréable…

Résultat de recherche d'images pour "macy harry season 2"

Maintenant, faudra m’expliquer pourquoi ils ont voulu faire un reboot si finalement, le but est juste d’écrire une toute nouvelle histoire. J’aurais préféré qu’ils se lancent dans un spin-off se passant dans le même univers ou qu’ils proposent une vraie série 100% originale.

Résultat de recherche d'images pour "harry charmed"