Station 19 – S04E11


Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20
Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très prenant. Qu’on ne vienne pas me dire que les séries devraient éviter le covid et les sujets d’actualité, parce que la qualité des intrigues qui le font cette année est glaçante. Et nécessaire.

Spoilers

Les pompiers sont appelés en intervention dans une patinoire où une machine en feu glisse sans fin d’un bout à l’autre de la glace.


They took more time ending that man life than we did saving one.

Ah, mais je suis à l’ouest ! C’est la mère de Dean que j’avais pris pour une avocate il y a deux ou trois épisodes. Je suis mort de rire. Elle paraît si jeune, en même temps, je suis sûr que vous pouvez comprendre ma confusion. En parallèle, on découvre que Marsha est rentrée chez elle, avec Jack et sa copine qui s’occupent d’elle avant de devoir partir au boulot. Carina est hyper angoissée et n’arrive pas à trouver la bonne tenue pour sa journée de travail, où elle a prévu de démissionner pour partir en Italie.

Tout aussi stressée que Carina, Andy ne trouve pas ses clés. Vic et Travis aussi sont sur le point de quitter l’appartement, et pour Vic, le problème vient de l’absence de son chargeur, mis de côté par Travis. Au moment de partir, ils tombent sur Emmett qui vient les prévenir, avec des gâteaux, qu’un visiteur impromptu s’apprête à passer à la caserne.

Effectivement, Ben arrive au travail juste avant que Dixon ne débarque ; et également juste avant Maya. Dixon souligne bien le « retard » qu’aurait Maya, et il est toujours aussi insupportable. Bien évidemment, il est incapable de garder son masque. Il s’amuse bien de la situation, et n’hésite pas également à se foutre de la gueule de Sullivan, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par Vic criant qu’il est sur le point d’arriver. C’était marrant, Travis et Vic arrivent donc trop tard pour prévenir toute la caserne, mais pas trop tard pour parler des potins ensuite dans le vestiaire.

Les potins, c’est surtout Vic qui les récupère avec Travis lui racontant que s’il est de nouveau attiré par Emmett, ce dernier insiste bien trop pour parler d’amitié entre eux. Bon. L’alarme de la caserne retentit alors. Vic et Travis abandonnant derrière eux les gâteaux d’Emmett, Andy se sert, et ça nous fait de l’humour avec Ben qui ne peut plus que récupérer ceux à la pomme. Je ne l’ai pas trop senti sur le moment, j’imaginais déjà des space cake, mais non, c’est juste de l’humour.

Andy part alors en intervention avec Dean. C’est l’occasion pour eux d’avoir une scène amicale, ce qui est toujours étonnant car leur duo est loin d’être le plus utilisé… Andy y fait une fois de plus, preuve d’un égoïsme hallucinant en se comparant à Pru pour rassurer Dean angoissé d’avoir laissé sa fille auprès de sa mère. Honnêtement, Andy est chiante, c’est tout. Même si la comparaison n’est pas entièrement déconnante, personne ne fait ça. Non ?

La première intervention de la semaine est impressionnante, en tout cas, avec un véhicule en flammes sur une patinoire. Le problème, c’est qu’il y a un homme aussi sur la patinoire, le mari de la femme ayant appelé les pompiers. Il faut que les pompiers aillent le chercher au milieu de la patinoire, et ce n’est pas chose aisée, surtout avec la machine en feu avançant rapidement d’un bout à l’autre de la patinoire, constituant soudainement une cage pour l’engin qui brûle.

Travis s’éclate bien sûr les fesses en dix secondes, et c’était bien drôle à voir. Les pompiers n’arrêtent pas de glisser sur la glace, et j’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée cette intervention, à la fois humoristique et stressante. L’homme est rapidement isolé loin de l’incendie, mais franchement, quelle intervention stressante.

Maya accueille ensuite les flics qui sont prévenus par le central et sont bien forcés de venir faire leur boulot avec la caserne 19, même s’ils ne les aiment pas beaucoup – d’ailleurs, c’est en partie pour ça que Dixon est passé voir Maya le matin. Sullivan voyant les flics vient aussitôt voir Maya pour savoir ce qu’il se passe. Maya est assez énervée de voir que Sullivan est insupportable : il n’écoute pas ses ordres et il se place bien sûr pour tenter de récupérer l’interim de Maya quand elle sera en Italie.

Il est assez ironique, comme le souligne Vic, de voir les pompiers passer le reste de l’épisode à attendre que la machine soit à portée de main pour l’arroser avec du gaz inflammable. Ben oui, la machine fonctionnant à l’électricité, ils ne peuvent risquer le canon à eau. Forcément. Là encore, tout ça nous mène à un duo inattendu, avec Vic se confiant à Jack. Cela faisait bien longtemps que ça n’était pas arrivé, et c’est plutôt drôle de les voir se demander s’il vaut mieux avoir un père comme Dixon, ou ne pas en avoir.

Dans le même genre, on a ensuite le duo Travis et Sullivan. C’était bien marrant, parce que c’est la première fois que Travis se retrouve avec le nouveau bleu, et il est coincé : il n’a aucune idée de comment se comporter avec son ancien boss. Ce dernier a toutefois une idée qui va tous leur faire gagner du temps : utiliser les patins à glace pour aller éteindre cet incendie. Il est peu probable que cela arrive en vrai, mais la scène était vraiment marrante à voir.

Après cette intervention qui est un succès, Jack et Vic se rendent acheter de la bouffe pour toute la caserne, et c’est sans surprise qu’ils retombent sur Theo. Ben oui, Vic se rend dans le restaurant de son père, où elle était déjà tombée sur Theo il y a quelques épisodes. Je suis content de voir que les scénaristes n’ont pas encore oublié cette intrigue, et que Theo échange aussi un regard avec Travis.

Vic se fait inviter à dîner par son père, et ça sent l’intrigue qui aura un impact plus tard, franchement. Le père doit s’inquiéter du futur de sa fille, j’imagine ? Pour l’instant, elle rentre à la caserne, un brin frustrée de devoir à nouveau faire le travail d’oublier Theo alors que Travis veut lui piquer sa bouffe. Non, vraiment, s’il reste des non-dits, ça ne va pas le faire.

Pendant que toute l’équipe est en intervention, Ben reste à la caserne, et il peut donc accueillir Carina qui venait voir Maya pour du réconfort après avoir démissionné de l’hôpital. Je suis trop triste de cette démission, parce que ça veut dire qu’il n’y a plus personne de cette famille dans cet hôpital. Pauvre Bailey !

Carina est en tout cas heureuse de tomber sur Ben, parce qu’il est une bonne épaule pour pleurer et une bonne oreille pour écouter ce qu’il passe en Italie. Les deux peuvent ainsi parler de la situation catastrophique dans chacun des deux pays dont ils viennent. J’aime bien cette amitié, ça me fait apprécier à nouveau le personnage de Ben, ce n’était pas arrivé depuis bine longtemps.

En tout cas, elle a vraiment bien fait de passer par là Carina, parce qu’une femme enceinte qui vient de perdre les eaux débarquent à la caserne. Elle était simplement en train de marcher, et elle se retrouve à accoucher au milieu du garage de la caserne. L’avantage pour elle, c’est qu’elle tombe à la caserne au moment où Ben, expert des accouchements improvisés au milieu du salon de Meredith, la gardait, avec Carina, obstétricienne experte dans son domaine. C’est plutôt un bon timing, même si son bébé n’est pas dans la bonne position pour sortir de son ventre.

Carina peut s’en occuper et tout semble alors aller mieux… sauf que le père de l’enfant s’évanouit et fait un arrêt cardiaque. C’est vachement le moment, gars ! En plus, en pleine pandémie, il est compliqué d’ensuite trouver de la place dans un hôpital. C’est perturbant comme tout – mais ça me rassure que la série aborde ce sujet parce que Carina n’arrête pas de dire que la situation est atroce en Italie, mais purée, elle l’était aussi aux USA avant les vaccins. Depuis, ils ont rattrapé leur retard.

Carina continue comme d’habitude d’envoyer tout le monde paitre ailleurs quand les pompiers arrivent à la caserne et tombent sur un accouchement. C’était excellent à voir, j’adore ce personnage. Je ne sais pas trop pourquoi elle avait besoin de Maya et pas des autres par contre, mais ça marche bien malgré tout avec un accouchement qui se termine sur la naissance d’une petite fille en bonne santé.

A l’hôpital, les choses se passent moins bien par contre : le père du bébé reste en arrêt cardiaque pendant plus de six minutes et aucun lit n’est disponible pour lui. Il est clairement censé mourir, mais comme nous sommes dans une série, il finit par respirer par lui-même au moment même où l’hôpital lui trouve un lit.

A la caserne, Nancy, la mère, se rend compte de la chance qu’elle a eu de tomber le meilleur jour possible à la caserne et tout se termine donc bien pour cette intrigue. Dans les vestiaires, en revanche, Maya confie à Carina qu’elle ne se voit pas partir en Italie finalement. La situation est trop désespérée aux États-Unis pour qu’elle se le permette, surtout que pour une fois qu’une femme est au pouvoir, elle ne veut pas décevoir. Pff. J’étais content d’imaginer Maya là-bas, mais maintenant, j’ai peur que Carina ne revienne pas !

Travis, lui, essaie d’envoyer un SMS à Emmett pour le remercier des gâteaux du matin et pour le draguer un coup. Il est assez bête pour le faire à voix haute, ce qui fait que Ben est désormais au courant de ce crush. Je ne le sens pas du tout.

Dans la cuisine, Vic se retrouve une nouvelle fois avec Jack. Ils en profitent pour faire la cuisine ensemble, jusqu’ici c’est logique, mais aussi pour parler un peu de la famille Hughes. On sent bien que cette intrigue n’est pas là par hasard, et je suis sûr que ça rejoindra la romance avortée de Vic avec Travis.

Malheureusement, cela attendra encore un peu car les scénaristes ont d’autres plans avec ces personnages. En effet, Richard appelle alors Sullivan qui est en plein entraînement pour lui parler de Minneapolis et d’un grand problème qui s’y déroule. Oh. On sent que la série va nous lâcher sur un cliffhanger encore bien horrible, surtout que Ben reçoit aussi une alerte sur son portable. Tout semble pourtant bien se dérouler à la caserne pour une fois. Tout le monde est réconcilié, l’épisode était pas mal drôle, tout allait bien… et voilà donc que les scénaristes décident de nous sortir une version fictive de George Floyd.

C’était hyper prenant comme scène, et horrible à voir. Cela nous ramène tous au choc qu’on a eu en 2020. Je pensais que les personnages l’avaient peut-être déjà eu, vu tout ce qu’il se passe cette saison, mais non. La série ose aborder un sujet beaucoup trop compliqué cette fois-ci, et ça fait que j’ai fini l’épisode avec un gros sentiment de malaise. La fiction rejoint la réalité, et si c’est désagréable, c’est important car ça va permettre d’en parler. Il ne faut surtout pas arrêter d’en parler !

 

The Falcon and the Winter Soldier – S01E05

Épisode 5 – The Truth – 16/20
Sans trop de surprise, l’épisode prend le temps de mettre en place un tas de graines qui ne germeront que lors du prochain épisode. Je n’attendais pas autre chose, surtout que nous avons eu notre dose d’action tout de même cet épisode. Il y a beaucoup de conséquences à gérer après l’épisode précédent de toute manière, et ça se fait plutôt naturellement dans cet épisode qui, s’il bavarde un peu trop et ne donne pas tout à fait tout ce que je souhaitais, réussit bien me hyper pour la fin de la série la semaine prochaine.

Spoilers

Sam et Bucky rappellent à John qu’il doit faire face aux conséquences de ses actes alors que Karli se fait discrète le temps de reprendre des forces.

You gotta give me the shield, man.

Ah ben super, la série reprend cette semaine avec un épisode qui dure plus d’une heure (parce que oui, je reste toujours jusqu’au bout du générique, on ne se refait pas !). Il faut dire qu’il y a de quoi faire avec le cliffhanger de la semaine dernière et il ne reste que deux épisodes avant la fin de la série. Je suis curieux de voir les rebondissements qu’il reste en stock. Pour l’instant, la série reprend avec un bouclier toujours ensanglanté et un John qui n’assume pas tellement ce qu’il vient de faire en tant que Captain America.

Il s’isole donc pour déprimer un coup, et il y a de quoi, puisqu’il vient de se laisser consumer par la rage après avoir vu son meilleur ami mourir. Captain America est donc à terre pour ce début d’épisode où Sam et Bucky le retrouvent et tentent de le raisonner. Pas évident de faire face à la rage pure d’un Captain America franchement. Le problème est justement là : Sam lui demande de lui rendre le bouclier pour qu’il se calme et ne fasse pas plus de dommage à l’héritage de Steve.

En tout cas, c’est comme ça que John le voit, et il décide aussitôt qu’il est hors de question de céder à la pression. Maintenant qu’il a pris le sérum de super soldat, il peut en effet se battre contre les deux héros de la série, et il n’hésite pas à les attaquer, y compris en se servant du fameux bouclier. Il nous détruit un bras robotique de Bucky et s’en prend ensuite à Sam, qui fait tout ce qu’il peut pour récupérer le bouclier.

Il y a des symboles plus forts que tout, et John le sait. Il est tellement dans sa rage de vouloir être Captain America qu’il n’hésite pas ensuite à arracher les ailes de Falcon et se servir du bouclier pour l’achever. C’est sans compter sur Bucky qui se relève à temps pour sauver son ami et foutre une bonne raclée à John.

Ce dernier voit son bouclier arraché littéralement de son bras par Bucky et Sam qui bossent bien ensemble. Finalement, cette excellente scène de combat prend fin lorsque John est mis KO par ce combat à trois et que le bouclier retombe entre les personnages. Bucky est le premier à se relever, et il fait passer un message clair et peu sympathique à Sam en lui balançant le bouclier. Voilà qui est fait.

C’est un sacré début d’épisode qui nous éloigne un temps de l’intrigue de la saison, même s’il est important de voir Sam récupérer ce bouclier. Une fois ce combat terminé, la série peut reprendre sa respiration pour faire le point sur tout ce qu’il s’est passé la semaine dernière, et ce point est fait avec le retour de Torres dans la série.

Il est sympathique ce personnage, je l’aime bien. Il explique ainsi que Karli court toujours les rues, mais que ses hommes ont été en grande partie arrêtés. Cela ne plaît pas à Sam qui comprend que Karli va simplement avoir le temps de reprendre bien plus de forces, ce qui pose un problème sur le long terme. Il en parle vite fait avec Torres, qui regarde ensuite Sam embarquer le bouclier nettoyé avec lui. Sam abandonne ses ailes derrière lui, parce qu’il a bien compris que c’était à lui de revêtir le costume de Captain America…

D’ailleurs, le cas de Captain America tuant un étranger dans les rues de son propre pays ? Cela tourne mal pour John. C’est un incident diplomatique de grande envergure, tout de même, et il doit faire face aux conséquences de ses actions devant un jury de militaire. Ils décident tout simplement de destituer John de son rôle de Captain, lui demande le bouclier (aha, c’est con) et lui retire son droit à la retraite ou à rester soldat.

Cela ne plaît pas du tout à John qui s’énerve et se barre, mais qui au moins ne perd pas le soutien de sa copine. Celle-ci est plus que motivée à rester avec lui malgré tout ça. Ils sont interrompus dans une conversation sur le rôle de Captain non compris de l’armée par une certaine comtesse Valentina Allegra de Fontaine, que je vais effectivement appeler Val dans la critique, ce sera plus simple. Elle est là pour recruter John même si on ne sait pas exactement pourquoi pour l’instant.

En parallèle, Karli retourne dans sa planque après le départ des militaires, et elle est plus énervée que jamais de voir ce qu’ils ont fait de la maison de personnes qui n’avaient rien fait de vraiment mal à simplement les abriter.

Nous retrouvons ensuite Bucky en Sokovie, où il rend une petite visite à a Zemo. Ce dernier est persuadé que Bucky est là pour le tuer, mais ce serait une punition trop simple pour là… et ça ferait rebasculer du mauvais côté notre Soldat de l’Hiver. Il s’occupe donc non pas de tuer Zemo, mais de le remettre aux Dora. C’est un incident diplomatique rapidement réglé, comme ça, mais Bucky a encore un service à demander.

Pendant ce temps, Sam, lui, décide de retourner voir l’homme noir qui aurait pu être le Captain America à la place de Steve Rogers, Isaiah, si les américains n’étaient pas si racistes. Il lui ramène le bouclier de Steve, mais ça ne fait pas particulièrement plaisir à Isaiah qui ne se reconnaît pas dans ce symbole américain. Sam le questionne pour mieux comprendre ce qui a pu se dérouler dans le passé. C’est le moment des derniers bavardages avant la conclusion : on peut donc obtenir la backstory d’Isaiah. Il a obtenu son injection de super sérum en pensant qu’il s’agissait d’un vaccin contre le tétanos.

Ce n’était évidemment pas le cas : il s’agissait de prototypes du super sérum donnés à plusieurs soldats pour voir comment ils réagissaient. Les soldats sont envoyés en mission sans être pour autant stabilisés après la prise du sérum, et Isaiah nous raconte que tout ça a mal tourné. Il a sauvé quelques hommes, mais ce fut en vain : tous les soldats ayant pris le sérum sont morts, à l’exception d’Isaiah, qui a pu servir de rat de laboratoire pendant quelque temps encore.

Une infirmière a fini par le prendre en pitié et s’est arrangée pour le faire passer pour mort, ce qui lui a permis de disparaître complètement. Le gouvernement a alors fait disparaître l’histoire d’Isaiah, comme il a toujours fait disparaître l’Histoire des noirs dans ce pays. Isaiah termine sa petite histoire en insistant sur deux choses : le gouvernement ne laissera jamais un noir être Captain America et aucun noir qui se respecte n’osera jamais porter le costume de Captain America.

Arf. J’imaginais une intrigue différente pour l’acceptation de Sam en tant que Captain America, et je suis perplexe face au personnage d’Isaiah – autant que devant l’idée de l’associer dans cette transition à Bucky, qui reste un homme blanc après tout. C’est en tout cas vraiment intéressant de voir la série prendre le temps d’aborder des sujets vraiment nécessaires, y compris dans l’Amérique aujourd’hui. Ils ont ainsi à la fois un temps de retard et un temps d’avance sur nous : retard parce que j’ai l’impression que la situation y est mille fois pire, d’avance, parce qu’on est loin de se remettre en question comme eux.

Sam finit en tout cas par rentrer chez sa sœur avec le bouclier, en profitant pour s’occuper de ses neveux. Nous sommes vraiment dans un épisode qui marque une pause dans l’intrigue, mais ça marche plutôt bien puisque ça a pour but de nous montrer le cheminement du personnage pour accepter le rôle dans lequel on veut tous le voir désormais. En attendant, il se contente de réparer comme il peut le bateau avec Sarah et tout le quartier.

Puis, avec Bucky qui lui rend visite pour lui remettre une valise venue du Wakanda. Contre toute attente, la série prend alors le temps d’une belle pause humoristique avec Bucky qui aide Sam sans utiliser son bras robotique et en draguant un peu Sarah, tout de même. On enchaîne sur des scènes sympathiques où les deux héros réparent le bateau, tout en discutant encore du cas de Karli. Tout ça ne dure qu’une petite journée, parce que Bucky a déjà prévu de rentrer en avion.

Sam l’invite toutefois à rester plus longtemps sur place, comme la ville est sacrément cool. Bucky accepte et dort sur le canapé, pour mieux être réveillé par les neveux de Sam en train de s’amuser avec le bouclier. Eh, c’est plutôt cool de voir ces enfants jouer avec une arme de guerre et, accessoirement, de meurtre. Non ? Ah, non, peut-être pas.

La journée de la veille peut recommencer, avec Bucky aidant une nouvelle fois Sam à réparer le bateau, mais cette fois-ci avec le thème de la série que j’aime beaucoup. Les deux hommes sont toutefois arrêtés par Sarah qui n’aime pas tellement les voir travailler sur une partie du bateau qui ne pose pas de problème selon elle.

Ils s’isolent donc ensuite pour s’entraîner à utiliser le bouclier et pour parler enfin des différends entre eux à ce sujet. Bucky explique ainsi à Sam qu’il voit le bouclier comme la seule famille qui lui reste. C’est un peu étrange, mais Sam affirme qu’il le comprend, c’est déjà ça. Il insiste par contre pour expliquer à Bucky que l’opinion de Steve n’est pas la plus importante : ce qui compte, ce n’est pas l’avis des autres sur lui, c’est qui il souhaite vraiment être. Humph, étrange conseil. Les deux se mettent ensuite d’accord pour retravailler ensemble face à Karli quand il y aura besoin, même s’il leur reste encore à décider ce qu’ils sont – ils ne sont pas des partenaires ou une équipe, par exemple.

Et ils ne sont pas non plus des Avengers si l’on en croit la réplique de Sam insistant pour dire que la revanche n’est pas la solution pour Bucky qui a passé trop de temps à réparer les erreurs passées et pas assez à se projeter dans ce qu’il pouvait faire. Bucky s’en va finalement en laissant le bouclier à Sam.

Ce dernier peut ainsi passer du temps avec sa sœur, qui avoue qu’elle ne veut pas vendre le bateau finalement. Ce n’est pas une solution viable pour les finances, mais c’est leur héritage familial, et c’est important. Sam en arrive à la conclusion qu’il est important pour lui de se battre encore et de se préparer à prendre le bouclier publiquement. Comme il n’est pas un super soldat, il a besoin d’un long entraînement, dans un montage qui nous donne presque envie de faire du sport, franchement. Et ça permet à Sam de se préparer à être le Captain America que je veux voir en fin d’épisode.

La série prend autrement le temps d’en revenir à John, qui est dans une sale position cette semaine. Il se rend chez les parents de Lemar pour expliquer ce qu’il s’est passé, mais il le fait en mentant et en assurant qu’il n’aurait jamais laissé s’enfuir la personne ayant tué leur fils. Yep, il affirme que l’homme qu’il a tué était le meurtrier, mais nous savons bien que c’est faux. Les parents de Lemar le croient toutefois sur parole, parce que leur fils admirait John et qu’il lui faisait toute confiance. Cela doit être un peu dur pour John de se faire à l’idée qu’il est un menteur sur ce coup-là, mais il simplifie au moins le travail de deuil de la famille.

Autrement, Sharon continue de ne servir quasiment à rien cette semaine, mais sa scène est probablement là pour introduire ce qu’il se passera dans le dernier épisode : elle engage un certain Batroc, qui lui parle en français pour lui reprocher d’avoir perdu la moitié de son équipe à cause d’elle. Le problème, c’est que Batroc a pour intention de tuer Falcon, d’une part, et qu’il bosse avec Karli, d’autre part. Elle assume totalement d’être une criminelle désormais, et tant pis si ça ne plaît pas à tous ses hommes de main.

Son intention est d’attaquer lors d’un vote du GRC pour renvoyer dans leur pays d’origine tous les immigrés étant réapparus aux États-Unis après cinq ans de disparition grâce à Thanos. Charmant, la politique US de l’univers Marvel. Tout cela termine ainsi par une attaque terroriste sur le point de se produire et sur Sam sur le point de revêtir le costume, clairement dans la valise venant du Wakanda. Aaah ! J’avais tellement envie de le voir dans cet épisode, je suis frustré, vivement la semaine prochaine ! En plus, il y a aussi une scène post-générique dans cet épisode pour nous apprendre que John est dans son coin en train de se construire son propre bouclier de Captain America. Captain America contre Captain America ? Hâte de voir Sam gagner !

 

Resident Alien – S01E10

Épisode 10 – Heroes of Patience – 19/20
S’il y a bien une scène qui m’a un peu décroché de l’épisode, tout le reste était sacrément pertinent et bon pour donner l’impression d’une conclusion rondement menée… sans pour autant retirer la perspective d’une saison 2 qui promet d’être aussi fun et réussie que la première ! La saison est menée de manière impeccable, les sous-intrigues sont terminées, d’autres sont prêtes à nous mener ailleurs et les personnages sont restés attachants du début à la fin, avec un humour et des répliques qui font toujours mouche. Bref, un vrai petit délice !

Spoilers

Harry a désormais tout ce qu’il faut pour détruire l’humanité… à part peut-être l’envie de le faire ?


If you kill everyone, you kill me.

Après l’épisode précédent, impossible de m’arrêter, je voulais vraiment savoir la suite. Bon, en vrai, j’aurais pu m’arrêter et attendre une semaine de plus, mais eh, j’avais envie de finir la saison, j’ai tenu tout ce temps avec la diffusion française, c’est quand même pas mal ! Par contre, le résumé de l’épisode précédent m’a frustré : je n’avais apparemment pas l’épisode complet juste avant, puisqu’il me manquait une scène entre Sarah et Richard, où Richard reprochait à Sarah d’avoir pris l’objet extraterrestre dans la chambre de Max.

Tout ça a vite été oublié quand il est révélé au début de cet épisode que cinq mois plus tôt, Harry s’est rendu secrètement en ville pour tuer Sam. Et non, je ne parle pas de l’extraterrestre, je parle bien de l’humain. En fait, la nuit où Harry s’est fait tuer, il venait d’empoisonner le traitement de Sam. Ah oui, sacré karma, effectivement.

Cinq mois plus tard, D’Arcy remue ciel et terre, et surtout les flics, pour venger la mort de l’homme qu’elle aime, Harry. Elle l’a vu dans le congélateur après tout, et elle est hyper inquiète. Elle a toutefois fait l’erreur de quitter la cabane, et quand elle y revient avec les flics, Harry est bien présent, en vie. Il sait évidemment que le cadavre a été trouvé et il a eu la bonne idée de le changer de place.

D’Arcy passe ainsi pour une folle alcoolique, et ça marche bien : elle est arrêtée par le shérif, alors que Liv trouve une chaussure au bord du lac, relançant l’intrigue du pied retrouvé quelques épisodes plus tôt. C’est évidemment Asta qui libère D’Arcy de sa cellule, mais malheureusement D’Arcy n’explique pas totalement l’ensemble de ce qu’elle a vu à Asta, pensant qu’il ne s’agissait pas du cadavre d’Harry (forcément), mais juste d’un cadavre d’une personne tuée par Asta et Harry. Pourquoi pas.

Pendant ce temps, Max montre à son amie la vidéo de Sarah volant l’objet qu’il avait gardé et elle est aussitôt convaincue que Sarah est une femme du MIB, avec une écharpe violette. Ils comprennent qu’ils doivent prévenir Harry de ce qui est en train d’arriver, mais il faut bien sûr faire attention à ne pas être suivis par le gouvernement.

J’ai vraiment cru que l’amie allait prévenir Harry en secret pendant que Max pédalait en entraînant à sa suite les agents, mais je me suis lourdement trompé : leur plan était tout autre, et l’amie fait exprès d’entrer en collision avec le camping-car de Sarah et Richard. Max et son amie ont en fait comme intention de prévenir Asta de ce qu’ils savent. Je suis frustré, parce que la gamine annonce qu’elle a un prénom, mais je n’ai toujours aucune idée de ce que c’est. Je n’arrive pas à l’entendre à chaque fois que c’est dit, et sans les sous-titres ben, je galère. Bref, j’ai enfin pris la peine d’aller sur Google : elle s’appelle Sahar.

Bref, en tout cas, ces gamins sont beaucoup trop malins : ils ont mis le portable de Kate sous le camping-car du gouvernement au moment de l’accident, afin de pouvoir traquer le gouvernement. Malheureusement, ce n’est pas exactement ce qu’il se passe : Sarah et Richard les devancent et entrent par effraction dans la maison pour les interroger, ce qu’ils peuvent faire parce que Kate est occupée à faire son sport avec des écouteurs alors que Ben passe son temps à papoter sur un banc avec D’Arcy.

Il est étonnant de voir qu’il est celui qui essaie de lui remonter le moral et de lui prendre la main pour l’aider à se sentir bien plus utile. Elle n’a vraiment pas de raison de déprimer – oui, elle n’est pas allée loin au niveau professionnel et n’a pas fait de grande différence dans la vie des gens, mais eh, elle a sauvé Asta et Harry il y a deux épisodes quand même. D’ailleurs, n’est-ce pas la main qui est brisée, en théorie, que Ben lui prend ? Bon, D’Arcy gâche le moment de toute manière, parce qu’elle se décide à embrasser Ben.

Cela le fait repartir plus vite, et ce n’est pas une bonne chose pour lui. Il se retrouve en effet face à une porte fermée à clé, parce que Sarah et Richard y sont. Ils interrogent ainsi les enfants et obtiennent ce qu’ils veulent de la part de Max qui leur indique qui est cet alien en blouse blanche. Je sens qu’il les a dirigés vers un mauvais médecin.

En tout cas, s’il le fait, c’est parce que sa mère est en danger dans le placard. En théorie. En pratique, pour protéger son fils et Sahar, elle défonce la porte alors que Ben entre par effraction chez lui pour s’en prendre lui aussi à Sarah et Richard. La scène est magistrale avec les deux parents qui s’éclatent à frapper les agents du gouvernement. Bon, ils ne savent pas qu’ils sont des agents du gouvernement bien sûr, et Ben n’entre que parce que le shérif lui a annoncé arriver « d’ici cinq minutes ». C’était trop long pour lui.

Les scènes sont géniales, que ce soit celle-ci ou celle où les flics arrivent pour prendre les dépositions de tout le monde et voir Ben et Kate se rouler des pelles comme jamais. Eh, ça fait plaisir de voir ce couple au bord du divorce retrouver son amour comme au premier jour.

Bien sûr, Asta tente de contacter Harry après avoir parlé avec Max et Sahar, mais c’est en vain. Elle est interrompue par Liv alors qu’elle quittait le travail, parce que Liv veut récupérer le pied dans le congélateur pour vérifier s’il est compatible avec la chaussure qu’elle a trouvée en début d’épisode. C’est très con pour Harry ce qui est en train de se passer : sans la moindre surprise, Asta reconnaît le pied cette fois : elle a vu la tâche de naissance sur le pied d’Harry dans l’épisode précédent.

Et avec ce que D’Arcy a crié en début d’épisode, elle reconstitue vite la vérité : Harry est mort et dans le congélateur de la cabane, alors que l’extra-terrestre a assuré ne pas savoir ce qui lui est arrivé.

De son côté, Harry passe une bonne partie de l’épisode seul. Il peut ainsi réparer la machine qui lui permettra de détruire l’espèce humaine, mais avant ça, de la publicité pour de la pizza l’interrompt. Heureusement que j’ai moi-même mangé de la pizza juste avant l’épisode, parce que vraiment, ça m’aurait donné envie.

Il rentre alors chez lui pour activer le détonateur qui détruira l’humanité… Mais avant ça, il veut d’abord tester son détonateur sur le cadavre d’Harry. Ce n’est pas si évident de nous détruire apparemment, parce que même ça, ça le fait culpabiliser. L’extraterrestre se retrouve alors en conversation avec Harry, et comme à chaque fois, je n’ai pas trop aimé cette scène. Cela m’a quelque peu décroché de l’épisode final, je dois dire, même si la construction du personnage est bonne.

Finalement, Harry détruit le cadavre juste à temps pour l’arrivé d’Asta qui le confronte pour savoir enfin la vérité. C’est une excellente scène à suivre, parce que ça ressemble tout simplement à une rupture amoureuse. Harry comprend qu’Asta est la part d’humanité qui le brûle chaque fois qu’il touche son détonateur. Eh oui, j’aurais pu ajouter cette information, effectivement : Harry se découvre une humanité grâce à l’engin.

Ses sentiments pour Asta sont ce qui l’empêche de détruire la Terre, mais en découvrant qu’il est un menteur et un tueur, celle-ci a plutôt tendance à le rejeter. C’est étrange, non ? Il vit très mal ce rejet, par contre, et ça lui retire tout sentiment d’humanité. Il peut ainsi se décider à détruire l’humanité, cette fois : le compte à rebours est alors lancé, avec une détonation prévue 90 minutes plus tard. Parfait, cela laisse du temps pour l’acte suivant où Jay se confie contre toute attente à D’Arcy. Elle a un nouveau job au diner de la ville, Jay, et D’Arcy découvre donc le grand secret d’Asta. Elle fait alors en sorte de venir en aide à Jay qui cherche à se venger de son père qui battait sa mère. C’est plutôt drôle à voir, avec une voiture balancée pour provoquer un sacré accident.

Loin de tout ça, le médecin de la ville est embarqué par Sarah et Richard, puis par l’armée. La générale ordonne immédiatement à Sarah de tuer Richard qui n’a plus vraiment d’utilité, alors que la série nous tease une intrigue du complot bien plus large que prévu. Je vais clairement être au rendez-vous pour celle-ci, mais avant d’en arriver en saison 2, il faut déjà conclure la saison 1.

Sans trop de surprise, Max contacte donc Asta pour lui annoncer que le gouvernement lui a appris qu’Harry comptait tuer tout le monde. Comme ce n’est pas vraiment une option qui les fait rêver, les deux se mettent d’accord pour se retrouver et partir à la recherche d’Harry. En plus, ça tombe bien, Max est sûr qu’Harry se rendra à la base militaire, et il a raison. La base qui m’avait toujours paru super loin à être dans un autre Etat n’est en fait qu’à un peu plus d’une heure de route, alors tout le monde y arrive à temps.

Harry s’y rend pour retrouver son vaisseau et décoller. Par contre, le pauvre oublie de prendre ses pizzas au passage, et il envisage un temps de faire demi-tour, même s’il n’a plus le temps. Il est finalement freiné par l’armée, mais ce n’est qu’une broutille pour cet extra-terrestre qui a bien de la force de frappe depuis son vaisseau.

La force de frappe, c’est bien, mais ce n’est pas précis pour éviter de toucher Asta et Max quand ceux-ci sont pris en otage. En effet, ils sont venus à la base pour tenter d’empêcher Harry de détruire l’humanité, mais ils n’ont pas été bien discrets au passage. Comme annoncé plus tôt dans l’épisode, un petit « Ooh Child » est alors lancé, mais désolé, ça ne vaut pas celui de Brothers & Sisters en fin de saison 1 également. La musique est juste là pour nous montrer un Harry sous forme extra-terrestre se débarrasser des soldats.

Asta ordonne à Max d’aller se cacher pendant le combat, puis elle se relève pour un tête à tête très touchant avec Harry. Les deux se déclarent amis, et Harry pense un temps qu’Asta viendra avec lui sur sa planète. Nope. Asta insiste pour sauver l’humanité, et ça suffit pour Harry : il se laisse convaincre que sauver son amie et ses amis à elle vaut le coup. Il ne détruit donc pas notre espèce, yay ! Il prend tout de même le temps de parler une dernière fois de ses pizzas avant de décoller définitivement pour retourner vers sa planète.

Enfin, ça, c’est le plan théorique. En pratique, évidemment, Harry se rend compte après s’être débarrassé du détonateur dans l’espace que… Max s’est caché dans son vaisseau. Et lui, il veut bien être ramené à la maison. Evidemment.

EN BREF – Je ne regrette pas du tout d’avoir été sollicité par Syfy France pour regarder la série le jour de sa diffusion. Je n’en avais que des bons échos, donc elle était sur ma liste et je suis sûr que j’aurais fini par la regarder, mais peut-être pas à la semaine comme je l’ai fait là. Je pense que j’aurais fait une erreur de passer à côté, et je suis content d’avoir suivi tout ça à la semaine, même si je suis persuadé qu’elle fonctionne très bien en bingewatching aussi.

J’ai trouvé satisfaisant de suivre toute cette intrigue sur deux mois, et ça me remotive à faire ça plus souvent sur des saisons en cours ou déjà terminées. Puisque c’est efficace, pourquoi se priver ? C’est probablement ce que Syfy s’est dit d’ailleurs : la série est déjà renouvelée pour une saison 2, pas de suspense à avoir, nous aurons bien la suite de cette histoire.

J’ai déjà hâte de savoir ce que la saison 2 nous réservera : Harry doit retourner Max, bien sûr, mais il y a une multitude de pistes ouvertes pour une suite. Oui, le couple Ben/Kate s’en tire bien et le shérif/Liv sont réconciliés (avec une nouvelle cafetière d’ailleurs !), mais il y a toujours ce meurtre avec le pied du vrai Harry qui n’a pas été élucidé. Jay n’a toujours pas vraiment réussi à se réconcilier avec sa mère biologique, et ce n’est pas parce que D’Arcy va jouer la tante cool que tout va s’arranger pour elle.

D’ailleurs, D’Arcy est probablement le personnage qui aura le plus à évoluer, puisqu’elle finit la saison déçue par son amitié avec Asta, lui cachant trop de choses. Asta va devoir gérer d’être celle qui a sauvé l’humanité, Richard va devoir échapper à cette cinglée de coéquipière qui veut désormais le tuer et les intrigues gouvernementales pourraient prendre le dessus.

Et tout ça, c’est encore sans compter des intrigues beaucoup plus marginales, comme le chasseur d’alien de l’épisode 9 joué par Terry O’Quinn. Rien ne dit qu’il ne fera pas une nouvelle apparition par la suite. Il faut peut-être que je me mette à lire les comics, parce que j’aime vraiment beaucoup la mythologie mise en place par la série.

Et en même temps, je n’ai pas envie de me spoiler la suite. Cruel dilemme, n’est-ce pas ?

Resident Alien – S01E09

Épisode 9 – Welcome Aliens – 19/20
L’épisode prend son temps au début, mais on ne s’y trompe pas : nous sommes clairement sur l’avant-dernier épisode de la saison et tout s’accélère progressivement. C’est une excellente chose car la saison révèle bien toute sa construction. En revanche, certaines intrigues semblent presque bâclées alors qu’elles paraissaient importantes à l’origine, et ça m’a un peu décontenancé. M’enfin, de bons acteurs et une bonne histoire, ça me fait oublier tout le reste !

Spoilers

Harry se remet progressivement de l’épisode précédent avec l’aide d’Asta, alors que D’Arcy se sent mise de côté par ses amis.


I think some of them are here to do good.

Eh, bonjour tout le monde ! Je publie cet article tôt le matin, mais vous comprendrez qu’il s’agit en fait d’un épisode que j’ai vu hier soir… histoire d’en revenir à cette série le jeudi soir, quoi. Elle est tellement bien cette série, c’était l’assurance d’une bonne soirée quand même. Cet épisode reprend avec un énième flashback, trente années plus tôt. Une femme enceinte prend le bus avec son copain et tout part rapidement en vrille quand le reste des passages du bus sont soudainement figés, que les lumières s’éteignent et que seule elle et son copain se retrouvent encore à bouger.

Bien sûr, avec le stress, elle se met à perdre les eaux, avant de léviter face à son copain. Un nouveau flash lumineux les ramène finalement à la réalité… mais la femme n’est plus enceinte. L’angoisse.

Trente ans plus tard, Harry se réveille et découvre qu’il n’est pas mort. Asta continue de vouloir prendre soin de lui parce qu’elle le pense amputé, mais en bon descendant de poulpe, il a des capacités régénératrices qui font qu’il a déjà un tentacule en train de repousser à la place de sa jambe. C’était plutôt marrant, surtout qu’Asta essaie ensuite d’apprendre le respect à Harry en faisant en sorte qu’il essaie au moins de la remercier après tout ce qu’elle a fait.

Pour cela, il suffit de lui faire du chantage avec la radio/télécommande qu’Harry veut absolument récupérer pour contacter sa planète et détruire la nôtre. Bon, cette dernière partie, Asta ne la connaît pas exactement comme ça, bien sûr, et Harry, lui, ne découvre qu’après s’être excusé que l’engin est cassé. Il est tout de même capable de le rebooter, heureusement, mais il est embêté dans sa convalescence par Max qui lui rend visite.

Il est quelque peu surpris et vexé de voir qu’Asta est au courant, mais il est mal placé pour le dire, puisqu’il a lui-même partagé le secret avec son amie qui en est désormais à l’espionner. Cette gamine est trop maligne pour son propre bien, et pour celui de notre planète. C’est une vraie girlboss, et elle explique à Harry que ce sont probablement les Men in Black qui ont pris son vaisseau. C’est bien drôle à voir et ça relance l’intrigue avec Harry qui a pour mission d’aller récupérer une part

Après s’être occupé d’Harry, Asta retourne au travail où elle retombe évidemment sur D’Arcy qui ne comprend pas trop pourquoi sa meilleure amie l’a abandonnée la veille au soir. C’est une bonne chose que les scénaristes prennent la place de s’occuper de cette relation, même si ce n’est pas la priorité de l’épisode avec Harry voulant absolument recontacter sa planète.

Pour ce faire, il embarque Asta dans une convention sur les extra-terrestres, parce que ben… Il a besoin d’experts sur le sujet, et parce qu’il a besoin de quelqu’un pour le conduire comme il prend trop de médicaments pour être en état de conduire lui-même. Les scénaristes s’éclatent bien avec cette convention et quelques théories du complot, comme les astronautes sur la lune, et ça m’a bien éclaté moi aussi.

Et quand en plus Peter, l’expert dont on suit la conférence, est joué par Terry O’Quinn, moi, je suis tout simplement fan. Cela fait toujours plaisir de retrouver Locke dans une série, même si je n’aimais pas le personnage de Locke. Eh, ça marche bien : il joue ici un chasseur d’extra-terrestres qui met mal à l’aise Harry.

Cela dit, ce qui fonctionne bien avec l’épisode, c’est que Peter demande ensuite au public de témoigner de leur expérience avec les extra-terrestres, et ça se termine en une suite de personnes terrorisées par ce qu’il s’est passé dans leur vie. Asta décide alors de prendre la parole pour retourner la situation à l’avantage des extra-terrestres, qu’elle défend… Sans savoir qu’Harry, en voix-off, nous assure qu’elle se trompe.

Harry trouve finalement ce qu’il cherche lors du témoignage d’une femme qui assure avoir un implant extra-terrestre dans le bras, or, lui, il cherche une technologie extraterrestre… Il se met aussitôt à poursuivre la femme, baissant un peu trop sa garde et ne se rendant pas compte que Peter le voit comme un alien. Yep, lui aussi il peut voir les extra-terrestres.

Asta exige tout de même des explications auprès d’Harry qui finit par lui avouer qu’il veut récupérer un implant d’extraterrestre. Ben oui, les personnes enlevées par des extraterrestres ont bien des implants d’après lui, et ça l’encourage à agresser la femme qui a déclaré avoir un implant extra-terrestre. Le problème, c’est qu’elle a menti, et qu’elle prévient ensuite la sécurité.

Harry se retrouve donc à devoir fuir à la fois la sécurité et Peter, parce qu’il voit rapidement que le chasseur l’a pris en grippe. Cela marche bien comme épisode, avec Asta qui détourne l’attention de Peter autant que possible. Ce n’est quand même pas suffisant, car après un aparté dans une autre pièce, Harry retombe nez à nez avec le chasseur.

Ce n’est pas si grave : il réussit à prendre le dessus sur Peter, qui est l’homme du début d’épisode. Il espère grâce à l’implant pouvoir un jour récupérer le contact avec les extraterrestres pour rencontrer enfin son fils… mais ça n’arrivera jamais puisque Harry récupère l’implant, avant de rejoindre Asta à qui un homme a mis le doute quand même en lui expliquant que son alien était peut-être un Christophe Colomb bien déguisé. Intéressant.

Pendant ce temps, en ville, le shérif commence à regretter d’avoir poussé Liv à démissionner quand il comprend qu’elle a passé le repas avec son père et qu’elle a l’avantage d’être à l’écoute, elle. Il reprend donc son tableau de meurtre quand il se rend au travail, persuadé qu’il y trouvera une piste, et c’est le cas. Le meurtre de Sam est facile à résoudre : sa femme est celle qui est la suspecte idéale. Elle avait une relation extra-conjugale et elle a voulu se séparer de son mari, tout simplement.

C’est vite expédié pour un fil rouge, en revanche. Cela nous permet d’en revenir à Ben et Kate, cette dernière ayant invitée « Sarah » et son « mari », « Richard », à dîner avec eux. Cela attriste Ben qui voulait juste sa soirée Tacos, mais ça attriste aussi Sarah de se rendre compte que Max n’est pas présent dans la maison pour ce repas entre adultes.

Cela ne fait rien, elle demande à son faux mari de faire diversion le temps de fouiller la chambre de Max… et d’y trouver ce qu’elle cherche, un morceau de technologie alien. Oups. Bien sûr, elle est grillée par Kate quand même, mais ce n’est pas bien grave car elle a quelques talents d’actrice bien cachée. Elle prétend donc être mal à l’aise de ne pas pouvoir avoir d’enfants, profitant de ce que Richard a improvisé plus tôt pour se caser en tant que possible babysitter. Et ça fonctionne à fond… sauf que Max a une caméra dans sa chambre, évidemment.

En parallèle, Ben se confie à Richard sur sa culpabilité de ne pas avoir pu empêcher le meurtre de Sam. C’était sympathique, mais pas vraiment utile pour l’épisode, à première vue. En même temps, dans le genre inutile, on a un long karaoké entre Liv et le shérif qui se déroule dans le bar de D’Arcy, et c’était excellement joué de la part des scénaristes. La scène est aussi drôle qu’émouvante quand Liv accepte de récupérer son insigne de policière alors que le shérif s’agenouille pour lui rendre.

Dans le bar, bien sûr, on retrouve également D’Arcy interrogée par Jay sur ce qu’il s’est passé dans l’épisode précédent. Jay est plutôt marrante à annoncer faire ça juste pour quelques points supplémentaires dans sa moyenne, mais elle comprend rapidement que D’Arcy a failli mourir, et qu’Asta aussi. Jay flippe donc carrément, mais D’Arcy ne s’en rend pas compte du tout, avec son amie du bowling débarquant en larmes d’avoir failli la perdre.

C’était bien drôle, ça ne fait qu’empirer ensuite quand D’Arcy lui fait remarquer que toute la ville la voit comme une héroïne, à l’exception d’Harry et Asta qui l’ignorent complètement désormais. Pauvre D’Arcy, j’ai de la peine pour elle. Elle se retrouve rapidement à s’inquiéter énormément pour Asta dont elle n’a pas de nouvelle, imaginant qu’elle a pu être kidnappée. D’Arcy se rend donc à la cabane d’Harry pour essayer de retrouver sa meilleure amie et Harry, mais en s’infiltrant par effraction, tout ce qu’elle finit par trouver, c’est… le cadavre du vrai Harry dans le congélateur. L’épisode se termine ainsi sur un joli cri.