Younger – S07E04

Épisode 4 – Risky Business – 18/20
Je retrouve bien plus l’humour de la série dans cet épisode, et c’est une excellente chose parce que j’avais peur que cette dernière saison ne retrouve pas ses origines. Alors certes, l’humour tourne beaucoup autour d’un seul et même sujet explicite, mais ça a toujours fonctionné avec ces personnages grâce à l’amitié très forte qui les lient. Et en plus, ça fait du bien de rire un peu en ces temps de pandémie mondiale.

Spoilers

Quinn continue de squatter Empirical pour y vendre son livre alors que Liza passe du temps avec Kai – dans un objectif professionnel, évidemment.

But we could have sex and work.

Quitte à avoir vu le 3, autant lancer le 4, non ? En plus, les épisodes de cette série s’enchaînent tout seul. Celui-ci dure à peine 25 minutes ! Et il commence de manière bien drôle, avec Josh qui ramène une nouvelle copine à l’appartement : l’agent de star de l’épisode précédent. Et les colocataires de Josh ne peuvent pas la manquer puisque comme Kelsey le fait remarquer, elle a des orgasmes aussi bruyants que ceux des tortues. J’ai tellement ri de cette réplique, parce que, oui, j’ai déjà vu des vidéos de tortues faisant l’amour, et effectivement, on ne peut pas ne pas les entendre. Avant que vous ne jugiez mes passe-temps, je tiens à dire que je n’y suis pour rien si j’ai une amie aux connaissances animalesques loufoques.

Promis, mes amis sont moins bizarres que Lauren et ses habitudes étonnantes au lit. Que Kelsey ? Eh, je n’irai pas jusque-là. En tout cas, le tout était bien drôle. En fin d’épisode, Josh découvre malheureusement que sa nouvelle copine est à la fois très occupée à manager sa star (premier défaut) et totalement contre l’idée d’avoir un jour des enfants (deuxième défaut). Il ne peut plus rien envisager avec elle, puisqu’il a Jemma dans sa vie, même si on ne la voit jamais.

Cette intrigue était principalement fun, mais il faut toutefois en revenir au travail, où Kelsey s’inquiète d’avoir voulu acheter le livre du surfeur alors qu’il est possiblement vide. Il est toutefois trop tard pour changer d’avis, surtout que Charles s’en inquiète aussi. Kelsey lui ment évidemment en justifiant qu’elle est sûre qu’il y aura ce qu’il faut pour justifier les dépenses déjà faites pour le livre.

En effet, Kelsey découvre que Charles va devoir justifier les dépenses qu’elle fait et qu’elle pensait être acquises pour elle : leur investisseur de Chicago est toujours aussi chiant et veut connaître les détails des dépenses budgétaires. Cela déprime Kelsey et Liza, mais pas autant que le retour de Quinn. Oui, elle a déjà eu le temps d’écrire un bouquin – elle est pire que moi avec ces articles de blog apparemment – et elle a toujours un humour bien étrange. La fluidité d’écriture de cette série, franchement, c’est dingue ! Ils enchaînent les blagues et sous-entendus sexuels en permanence, et on se retrouve avec Quinn qui demande à Liza si elle aura besoin de lubrifiant avec Charles, tout de même.

Bon, le rendez-vous de Charles avec Quinn est expéditif et tout se passe bien pour elle, qui peut continuer de flirter en s’assurant un livre qui sera rapidement à vendre. Il faut dire que le message de son livre est plutôt chouette, à affirmer qu’il ne faut pas avoir peur de l’échec, parce que l’échec peut mener à quelques réussites aussi.

La réunion est toutefois écourtée par l’assistante de Quinn qui appelle Charles pour insister que sa boss débarque au plus vite dans un restaurant où son anniversaire surprise est organisé. Le truc, c’est que Quinn le sait et elle n’a pas du tout envie de se rendre à cette fête surprise qui est clairement une réunion de travail à ses yeux. Elle emmène donc Lauren, Kelsey et Charles à Dave & Buster’s, une salle de jeux.

Franchement contre l’idée au départ, Kelsey finit par se laisser gagner par l’ambiance. Je me demande vraiment quelle part du montage où les quatre personnages s’essaient à différents jeux était scénarisé et laquelle était une impro – parce que certaines scènes entre Lauren et Kelsey, on avait l’impression de voir du hors personnage, ou en tout cas quelque chose qu’il est difficile d’écrire.

Dans tous les cas, tout ça paraît super fun et donne envie de s’éclater avec eux – jusqu’à ce que Kelsey exprime à Quinn son regret de ne pas avoir choisi de travailler avec elle et que Quinn finisse par embrasser Charles. Oups.

Heureusement pour Liza, elle peut s’échapper du travail et ne pas être aux réunions avec Quinn en se rendant voir son nouveau surfeur préféré, Kai, qu’elle retrouve chez lui, au bord de la plage. Elle le voit rapidement nu sur la plage en train de se changer, et ça ne semble pas déranger Kai plus que ça. Il faut dire que le soir-même il lui propose de coucher avec elle, tout en bossant quand même, hein.

Avant ça, Liza a le temps de lui parler assez longtemps pour savoir s’il y a un livre à écrire, et elle a vraiment l’impression que oui. Après ça, elle lutte avec elle-même pour finalement prendre la décision de ne pas coucher avec lui et demander à son GPS de la ramener chez elle.

Liza accepte toutefois de revenir le lendemain pour un cours de surf avec Kai. On nous dit que tout se passe bien, mais nous ne verrons malheureusement pas la scène qui aurait pu être sympa si Liza avait connu une ou deux gamelles. Honnêtement, j’ai du mal à croire qu’en un seul cours, Liza dise déjà avoir surfé, parce que bon dieu, que c’est compliqué d’arriver à tenir en équilibre sur une planche de surf (et de lutter contre sa peur des requins).

En tout cas, le surf finit par une douche chaude en extérieur au bord de la plage, et il va de soi que Kai ne la prend pas tout seul. Après avoir lutté un temps, Liza accepte donc de coucher avec. Elle peut ainsi retourner au travail débordante d’énergie, avec tous les carnets de Kai, écrits au cours de ses voyages à travers le monde. Le seul problème, c’est que loin d’être les récits passionnants que Liza imaginait, ces carnets sont en fait remplis de noms de position de surf, de noms de femmes et de dessins tous plus sexuels les uns que les autres, avec des nuages en forme de pénis par exemple.

L’idée est complètement perchée et il n’y a que cette série pour se le permettre, mais c’était franchement drôle de voir les tronches de Kelsey, Liza et Lauren en découvrant tout ça. Le problème, c’est que ça ne leur donne certainement pas un livre à vendre et que Charles débarque pour savoir comment tout ça s’est passé. Liza annonce toutefois avoir besoin d’un peu de temps pour faire le tri dans les carnets, et elle a jusqu’au lendemain pour y parvenir, en grande partie grâce à l’aide de Kelsey qui est venue à son secours dans l’improvisation de ces excuses.

Un livre pour le lendemain avec ce contenu ? C’est que ça va être compliqué. Une chose est sûre, Kelsey et Liza me feront toujours rire dans cette manière de travailler ensemble en y liant le perso et l’amitié de la meilleure des manières. Elles me tuent, tout simplement, surtout Hilary Duff avec ses multiples mimiques. Et puis, elles sont décomplexées, ça fait du bien ce genre d’amitié à l’écran, c’est hyper crédible.

En tout cas, que ce soit crédible, c’est bien, mais ça ne leur fait toujours un contenu de livre à vendre. Fort heureusement, en passant une soirée ensemble à déprimer sur le sujet en « lisant » ces carnets chez Liza, Maggie peut leur venir en aide. Elle a d’excellentes idées en plus, puisqu’elle considère les noms de positions de surf comme des noms de positions sexuelles. Et hop, le Kama-surf tra peut ainsi voir le jour grâce à l’imagination débordante des filles.

Kelsey est sûre d’elle, sûre que ça va se vendre, et Charles est forcé de reconnaître, à la réunion du lendemain, que l’idée peut fonctionner, même si ça ne lui plaît pas tellement de savoir que Liza a forcément pris du bon temps pour en arriver à ce bouquin. La pauvre, elle n’est pas sûre d’assumer d’avoir couché avec Kai en plus, vu le nombre de conquêtes qu’il a eu.

L’épisode peut enfin se terminer sur Quinn venant voir Liza pour s’assurer que Charles est bien définitivement célibataire. Liza n’a pas vraiment le choix de reconnaître que c’est le cas et de lui laisser le champ libre, mais ça ne lui plaît pas tellement de savoir Quinn et Charles ensemble. Elle a alors une bonne répartie en se disant étonnée que Quinn puisse être le rebond de quelqu’un après une relation, car elle ne la voyait pas comme ça.

C’est une excellente réplique blessante, c’est sûr… Par contre, Quinn reste égale à elle-même et elle menace aussitôt la position de Liza : quand une employée ne plaît pas à la nouvelle copine du boss, c’est généralement l’employée qui dégage. Bon, et bien, c’est clair. Il reste à présent moins de dix épisodes à la série pour conclure tout ça, je me demande comment ils vont la terminer !

 

 

Younger – S07E03

Épisode 3 – FKA Millenial – 16/20
La série repart sous de meilleurs auspices avec cet épisode bien fluide qui sert de transition, je pense, entre deux états de son personnage principal. Liza n’est toutefois pas la seule au cœur de cet épisode, et les intrigues s’entremêlent de manière plutôt efficace, comme la série a toujours su le faire.

Spoilers

Liza se remet moins vite que Charles de leur rupture, ce qui n’est pas évident à concilier avec le travail.

With every loss comes an unexpected opportunity.

Je n’ai aucune résistance. Comment voulez-vous que je résiste beaucoup plus longtemps à l’envie de continuer cette saison ? Quelle idée de mettre quatre épisodes d’un coup, ça me rappelle que la série est vraiment bien pour un bingewatching !

Liza se réveille avec une peine de cœur difficile à digérer, mais elle au moins une colocataire trop géniale qui l’accompagne un bout de chemin au travail puisqu’elle doit passer chez Josh. Maggie travaille désormais avec lui, ce qui surprend Liza. Elle n’est toutefois pas encore prête à revoir son ex si vite après la rupture. Il est ainsi complètement con pour elle de se rendre devant chez lui, parce qu’évidemment, elle est forcée d’annoncer la rupture.

Plus exactement, c’est Maggie qui s’en charge. La scène est sympathique, surtout que Liza finit par expliquer que la rupture vient surtout du fait que Charles voulait absolument définir leur relation. C’est con, parce que ce qui a mené à la rupture est donc la théorie de Josh qui affirme qu’il n’y a pas besoin de définir les relations. Voilà qui est fait.

Au travail, Lauren continue d’être insupportable à tenter de se comporter comme Diana alors qu’elle ne l’est pas. Kelsey ne lui en tient pas spécialement rigueur, exactement comme Charles ne tient pas rigueur à Liza de la rupture. C’est assez intéressant à voir : il réussit à rester plutôt professionnel avec Liza… jusqu’à ce que le rendez-vous matinal leur présente un nouvel auteur bien beau gosse, Kai, qui tape dans l’œil de Liza aussitôt. C’est un surfeur qui a plutôt l’air insipide, y compris en tant qu’auteur.

Par contre, Liza joue clairement de la jalousie possible de Charles envers ce surfeur, ce qui se retourne contre elle quand il reçoit un appel de Quinn en pleine réunion, et qu’il décroche, bien sûr. Il accepte même un dîner avec elle, ce que je trouve abusé de sa part. Cela dit, ce n’est qu’à la fin de ce dîner que Quinn apprend toutefois la rupture entre Charles et Liza.

Entre temps, elle a eu le temps de vendre son livre « The F-word » à Charles. Elle se fait donc inviter par celui-ci à Empirical dès le lendemain, histoire d’en parler avec toute l’équipe. Pendant la réunion, Quinn flirte inévitablement énormément avec Charles, et elle s’assure bien de le faire devant Liza qui capte tout de suite ce qui est en train de se passer. Il serait difficile de faire autrement, et forcément les filles ne sont pas tellement convaincues par le projet de livre, qui serait une idée de Charles – quand il l’a croisé dans l’épisode précédent.

On comprend vite qu’elles voteront non, mais cet épisode souligne désagréablement le fait que Millenial n’est plus : le conseil ayant décidé d’enterrer cette marque d’Empirical, Kelsey perd son poste de « publisher » et n’a plus tellement de poids dans les décisions prises par Charles. Cela pose bien des problèmes, notamment parce que ça signifie qu’Empirical se retrouve avec des livres acceptés par Millenial…

De son côté, Josh a toute une intrigue pour lui, avec une chanteuse qui veut se faire tatouer le front. Son agent n’est pas tellement pour, alors elle demande à Josh de la convaincre de ne surtout pas le faire. C’est l’occasion d’apprendre que Josh est pote avec Zendaya (pourquoi pas, après tout ?) et qu’il est capable de refuser ce genre de cliente. Il vaut mieux plaire aux agents de star apparemment.

Il donne tout de même rendez-vous à 20h à la chanteuse, mais pour un tatouage beaucoup plus discret que ce qu’elle envisageait à l’origine. Et un qui ne soit pas sur le front, tant qu’à faire. Le soir-même à 20h, Josh est donc près à recevoir la chanteuse pour la tatouer, sauf que c’est une star, alors elle a déjà changé d’avis sur ce qu’elle voulait. Son agent, en revanche, est très intéressée par un tatouage. Ou par Josh, au choix, le flirt est énorme.

Josh est aussi un personnage qui permet à l’intrigue de l’épisode d’avancer de manière fluide. En effet, il prend aussi le temps de se rendre à une fête chez Clare et Rob, où il emmène également Lauren (qui envoie des autocollants qui parlent en réponse ; désolé, mais ça a été écrit il y a longtemps et ça se voit, plus personne ne fait ça en 2021, non ?).

Oui, Clare est revenue, on ne sait pas où est passée Jemma, mais elle a probablement une bonne nourrice puisque ses deux parents se retrouvent à la même fête. C’est l’occasion d’apprendre que Rob est justement fan du surfeur qui est en pourparlers avec Empirical pour son livre, Kai. Cela arrange bien Lauren qui a envie d’organiser une fête pour permettre de redéfinir la marque Empirical, sans pour autant avoir le budget pour ça.

Redéfinir Empirical ? C’est-à-dire que sans Millenial, la marque souffre de livres très contradictoires entre eux. La fête est rapidement organisée par Rob, et ça tourne rapidement au selfie entre Liza, Kai, Lauren, Rob et Clare pendant la fête. Ben oui, Rob tente de se placer auprès de son surfeur préféré, en lui montrant notamment sa collection de vins. C’est une bonne scène, surtout que le couple Clare/Rob se retrouve dans une salle insonorisée avec Kai et Liza… Oui, oui, Liza se retrouve dans un rencard avec Kai pour apprendre à mieux le connaître avant de l’éditer.

Tout ça est organisé par le fameux type dont je ne connais toujours pas le nom ni le métier (agent, je dirais ?), mais qui se fait toujours un plaisir d’enterrer Kelsey vivante chaque fois qu’il la croise. Il se moque ainsi de la fin de Millenial, qui fait bien du mal à Kelsey (même Lauren la vire des photos désormais). Kelsey garde la tête haute en toutes circonstances, heureusement. Par contre, il est plus dur pour Kelsey de faire face à la nouvelle que Zane est désormais publisher pour une marque concurrente, alors qu’elle n’en a plus l’opportunité. Elle garde la meilleure poker face possible devant l’agent qui lui annonce, mais elle vide illico son verre.

La pauvre. Les filles se retrouvent donc dans la pièce insonorisée pour hurler un coup, et ça fait vraiment plaisir de les voir comme ça ensemble. Également invitée à la fête, Maggie profite de l’occasion pour venir parler à Charles et tenter de mieux comprendre la rupture. Elle instille aussi le doute en Charles, en assurant qu’il avait tout le cœur de Liza. Ce n’est peut-être plus tout à fait le cas par contre.

Si tout se passe bien entre Kelsey et Liza, l’ambiance va vite être cassée pour Liza quand elle voit Quinn débarquer à la soirée pour parler à Charles. Lauren lui annonce alors que Charles a accepté de vendre le livre de Quinn. Par contre, Liza refuse de l’éditer, parce qu’elle a déjà eu à faire tout le travail sur celui de Pauline. Elle confronte donc Charles de manière bien peu professionnelle, surtout que son problème ne vient pas tellement du livre, mais du fait que Charles est en train de flirter avec Quinn.

Elle l’accuse évidemment d’avoir eu un plan de secours suite à leur rupture, et c’est triste à voir parce que Liza retombe bien bas dans sa dépression avec tout ça. Elle décide donc de quitter la soirée sans demander son reste, et elle le fait avec le surfeur, bien heureux de se rendre dans un bar avec Liza pour terminer la soirée.

PS : Le FKA du titre ? Formerly Known As (anciennement connu sous le nom de…). Voilà, la série me met à jour dans mes abréviations anglaises, je ne la connaissais pas celle-ci.

Le ventre mou du Caméléon (The Pretender, #05)

Caméléon (le) - Geek-ItSalut les sériephiles,

Pour cette nouvelle semaine, et comme nous sommes en période de vacances scolaires, j’ai réussi à voir un épisode de plus que d’habitude. Non, vraiment, à ce stade-là, on sent que je vais avoir fini la série en juin. 2022. En tout cas, la série est un peu dans son ventre mou – j’adore les saisons de 22 épisodes, mais il faut bien reconnaître qu’il y a toujours ce moment en milieu de saison où les intrigues du fil rouge patinent et où il ne se passe pas grand-chose. Il faut toutefois en passer par là pour que ça redevienne bien ensuite !

En revanche, je vous rassure toutefois par rapport au titre de cet article, je parle évidemment de la série, et non du personnage. Le ventre de l’acteur, il n’est carrément pas mou si j’en crois l’épisode 14 qui nous permet de bien le voir et le revoir.

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Épisode 11 – Bomb Squad – 13/20

Oh je suis déçu par mon scénariste préféré de la série là, il ne s’est pas foulé. Pas besoin d’être un génie pour trouver directement le coupable de l’épisode… Et ça m’a dérangé, parce que ça reste une bonne partie du suspense de la série qui laisse de côté une grosse partie de son fil rouge. Cependant, le coupable « de la semaine » est donc un homme qui s’amuse à mettre des bombes un peu partout en ville pour être le héros qui les arrête. C’est un symptome classique de pyromane pompier, mais c’est rigolo grâce à l’acteur qui se retrouve dans la peau de ce personnage. En effet, même s’il est bien plus jeune, impossible de ne pas reconnaître immédiatement le futur Artz de Lost, qui a lui-même ses petits problèmes avec les explosifs.

Au-delà de cette blague à laquelle ils ne peuvent pas grand-chose (à moins que l’acteur ne soit casté sur suggestion du scénariste ?), j’ai trouvé que l’ensemble était plutôt moyen parce que Jarod met trois plombes à comprendre l’évidence. C’est dommage car l’épisode avait plein de potentiel ! Je peux en dire autant du personnage de la femme aveugle, victime involontaire du seria-bombeur, mais bon, le problème vient possiblement de moi et de mes envies d’un nouveau Daredevil dans une série qui n’a rien à voir avec le schmilblick.

Comme d’habitude, Jarod a beau être un Caméléon, il continue de lui manquer des grands points culturels puisqu’il n’a pas eu d’enfance. Imaginez ce que ça donnerait à l’époque du Hand Spinner ! Dans cet épisode, Jarod est à fond sur M. Patate, et cette partie de l’intrigue aura réussi à me faire rire… mais c’est bien là les seules scènes qui ont réussi à me captiver à fond du côté de Jarod. Plus j’avance dans la série, plus le personnage me pose problème. Par chance pour moi, s’il est la tête d’affiche de la série, il n’en est pas le seul pour autant.

Ben oui, la série nous parle également du Centre, et de Miss Parker. Même si elle me révolte à écraser des clopes dans un croissant gentiment proposé par Sidney, elle donne de l’intérêt à cet épisode. On découvre en effet que ses supérieurs pensent qu’il existe un traitre dans leur rang. Cela permet, pour une fois, de développer davantage la vie de Broots qui obtient une certaine consistance dans cet épisode. En plus, il consulte un détective privé, ça m’arrange du point de vue du Bingo Séries.

L’intrigue autour de la vie de famille de Broots et de Miss Parker qui veut trop s’en mêler était bien intéressante. Une autre qui était hyper intéressante est celle concernant Angelo. On sent la possibilité d’un certain fil rouge puisqu’il refuse d’identifier comme un indice important une photo de la mère de Jarod vieillie par informatique. Je me demande quelle dent personnelle il aura contre Jarod – car je n’arrive pas à le voir comme un potentiel allié, il fait un trop bon méchant.

The Pretender Season 1 Episode 12

Épisode 12 – Prison Story – 13/20

J’ai un nouveau jeu pour vous ! Prenez n’importe quel job du caméléon et reliez-le à une série !

Cette fois-ci, Jarod se retrouve gardien de prison qui tente de sauver un homme dans le couloir de la mort, et ça ressemble tout de même beaucoup à Prison Break, même s’ils n’ont pas osé faire de Jarod un prisonnier. Cela l’aurait empêché de regarder ses VHS du passé où, lorsqu’il était enfant, il a tenté de prouver l’innocence de quelqu’un condamné à mort.

Je reste étonné de voir Jarod être capable de compatir avec certains personnages – ici la fille du prisonnier – alors qu’il ne montre pas d’émotion pour tout le reste, et toujours face à la douleur. Nous avons même une scène où il s’asseoit à la place du condamné à mort, pour se mettre à sa place, précisément. Bref, l’épisode n’est pas exceptionnellement dur à percer une fois de plus : le condamné à mort est bien innocent et il suffit de voir Jarod cinq minutes en tant que surveillant de prison pour comprendre que tous ses collègues ont un rapport pété à l’autorité. Il met donc tout en place pour faire tomber le garde véreux qui tue régulièrement d’autres prisonniers, dans des incidents qu’il provoque lui-même.

On notera que la série continue ses placements de produit pour tous les jeux possibles des années 90 également, et ça me fait vraiment rire. Hâte d’avoir un épisode où il jouera à la Game Boy. En attendant, nous avons donc un jeu qui occupe Jarod, même si je n’ai jamais su comment ça s’appelait, et un Monopoly géant entre lui et Miss Parker. Cette dernière se retrouve forcée de travailler avec Broots qui l’accompagne désormais en mission pour contrebalancer les sentiments qui existent entre Miss Parker et Jarod.

C’était plutôt intéressant, avec Sidney qui continue de psychanalyser Miss P. Celle-ci n’apprécie pas trop et stresse de plus en plus, ce qui lui provoque des problèmes médicaux. J’imagine qu’on en entendra parler plus tard, puisque le stress est inhérent au travail de Miss P. La pauvre rate finalement Jarod malgré un excellent jeu de piste géant qui la mène à la prison juste après le sauvetage mené par Jarod.

On perd aussi quelques minutes de l’épisode avec une intrigue plus sentimentale : un prisonnier qui a perdu sa femme quelques années avant mais continue de faire comme si elle était en vie. Mignon. La série fait passer son message anti-peine de mort, au moins… même si la torture semble toujours validée par l’équipe des scénaristes au complet.

The Pretender Season 1 Episode 13Épisode 13 – Bazooka Jarod – 12/20

Oula, j’ai eu beaucoup de mal à accrocher à l’intrigue de l’épisode, Jarod rejoignant les marines sans pour autant croiser le NCIS. Blague à part, les intrigues dans l’armée sont rarement celles qui me plaisent le plus dans les séries et ça ne change pas avec cet épisode, même si la manière dont il s’incruste dans l’armée est intéressante, profitant du congé de supérieurs hiérarchiques.

C’est tout le problème d’une série comme celle-ci, et je l’avais déjà avec Dollhouse : si on n’accroche pas à la partie « épisode de la semaine », ben on se retrouve à attendre que ça finisse plus vite. En plus, avec ces 46 minutes par épisode, je trouve le rythme de la série souvent un brin trop long. Cela ne manque pas avec des passages musicaux et censés être plein d’émotions ici… mais tout comme Jarod, je n’ai pas de cœur et d’émotions pour des personnages que je ne connais pas vraiment.

Bon, l’intrigue a ses points positifs tout de même : la fille de la supérieure de Jarod amène un peu d’humanité au sein de l’armée avec sa crise d’adolescence, les aller-retours dans le sous-marin ajoutent de la pression et l’obsession du jour de Jarod est pour des chewing-gums (et les bulles allant avec) qui contiennent des bande-dessinées humoristiques. Soit.

Il était beaucoup plus intéressant de suivre Miss Parker. Elle continue de creuser son passé, principalement à cause de ce que Jarod lui a déjà fait découvrir depuis le début de la série. J’ai encore du mal à recoller les morceaux, en revanche, parce que si elle a un passé mystérieux, il manque encore trop d’éléments à celui-ci pour qu’on puisse voir à quoi mène ce puzzle. C’est frustrant, principalement car on se retrouve à en savoir moins que les personnnages. C’est un bon moyen de conserver le suspense, mais ça nous laisse dans le noir.

Au passage, Sidney reprend son rôle plus que trouble à annoncer à Miss Parker qu’elle risque de finir comme sa mère si elle continue de creuser comme ça – moi, je trouve que ce sont les scénaristes qui creusent de plus en plus, la série a perdu de son peps sur les deux derniers épisodes. Bien sûr qu’elle va le faire de toute manière, puisque son jeu de chat et la souris la mène presque à Jarod… Qui préfère s’amuser à lui laisser une bande-dessinée cryptique directement dans son appartement, recouvert de chewing-gum, pour lui annoncer qu’il a un secret sur son passé. Humph. Je ne sais pas trop ce que ça donnera, mais Miss Parker m’a sauvé l’épisode, vraiment.

The Pretender 01x14 : Ranger Jarod - Series AddictÉpisode 14 – Ranger Jarod – 16/20

Aïe, l’épisode fait un peu mal aux précédents, parce qu’il est beaucoup mieux qu’eux et me redonne enfin la série qui m’accrochait en début de saison. Surtout, il souligne un point qu’il manque quelque peu à la série, surtout pour l’époque : de la romance. Toute bonne histoire finit toujours par nous insérer de la romance, et c’est ce que les scénaristes décident de faire avec cet épisode. Le problème, c’est que ça fonctionne très bien et que ça risque de manquer ensuite à la série ! L’avantage, c’est que ça redonne du pep’s à toute la série en proposant un épisode inévitablement bien plus marquant !

Dans le passé, on nous établit une étrange relation de jeunes amoureux entre Jarod et Miss Parker enfant, avec le mystère du prénom de cette dernière chuchotée à l’oreille de Jarod. Les enfants donnent tout ce qu’ils ont pour faire croire à cette relation amoureuse, et comme c’est soutenu par le jeu de l’actrice adulte, ça passe plutôt bien. L’adulte ? Miss Parker développe clairement un sentiment de jalousie lorsqu’elle apprend que Jarod est en train de tomber amoureux d’une femme. Ben oui, Jarod est perdu face à ses sentiments alors il appelle Sidney pour savoir comment gérer ses émotions et ses sentiments nouveaux. C’est ce qui est efficace avec cette épisode : Jarod a enfin des sentiments autres que ceux qui le poussent à être le white savior de la veuve et de l’orphelin. Cela fait du bien à la série de voir le personnage explorer d’autres aspects de sa personnalité, et j’imagine que ça fait du bien aux audiences de nous le présenter à moitié à poil pendant un bon quart de l’épisode.

Les sentiments de Jarod ? Ils sont pour Nia, une actrice très jolie et un personnage plutôt convaincant pour faire craquer Jarod. Elle est volontaire au centre des rangers du coin, où Jarod bosse dans cet épisode, et un jeu de séduction s’établit tout de suite entre les deux. Elle est marquée par son passé en Argentine, il est marqué par son passé dans le Centre et les deux personnages apprennent à se connaître autour de ces cicatrices. Nia finit l’épisode en en sachant presque plus que nous sur Jarod, et c’était très intéressant de voir cette relation se développer – et Jarod perd même sa virginité dans cet épisode. Le plus gros reproche à faire ici est que cette intrigue aurait mérité d’être étendue sur deux ou trois épisodes, mais c’est difficile à faire avec ce format de série. Nia aurait pu accompagner Jarod pour un ou deux autres jobs, ça ne m’aurait pas dérangé.

Après, ça aurait posé encore plus la question de l’argent, jamais vraiment abordé. Jarod ne restant jamais un mois sur le moindre boulot, je me demande bien comment il a assez d’argent pour se louer des chambres d’hôtel à travers tout le pays (et même pour faire ces voyages d’ailleurs). En plus, c’est bien beau d’être un caméléon, mais il a des trous béants dans sa culture, et ça me choque toujours autant. Que comptait en faire le Centre, au juste ? C’est bien d’avoir un espion capable de s’infiltrer partout et tout, mais s’il se grille dès qu’il est question de M. Patate ou de Star Wars, ça craint un peu, non ?

Bon, donc, l’intrigue amoureuse est laissée derrière par Jarod en fin d’épisode : il fait ses adieux à Nia, qui sait très bien qu’il est poursuivi et qui n’hésite pas à faire croire à Miss Parker qu’il est possible que Jarod change de pays. Ah, oui, il pourrait tout à fait faire ça aussi, ça élargirait les frontières de la série ehe. Bon, d’accord, ce n’est pas ce qu’il va se passer. Et l’intrigue un peu plus policière ? En tant que Ranger, Jarod part à la recherche d’un homme disparu en forêt, ce qui le mène sur la piste de narcotrafiquants. Pourquoi pas, mais quand même, ça tombe bien, l’homme a été coincé par un autre ranger que Jarod peut donc punir ; et Nia ne trouve rien à redire dans cette punition sadique qui consiste à enfermer l’homme dans la même grotte que celle où il a laissé pourir sa victime. Je ne change pas d’avis sur Jarod, malgré ses beaux sentiments pour Nia !

Bref, heureusement que j’ai vu cet épisode 14, sinon ma meilleure amie serait venue me tuer dans mon sommeil pour n’avoir dit presque que du mal de son caméléon préféré (coucou toi qui lis ça !). En vrai, la série ne s’évite pas certains défauts classiques de l’époque et des saisons de 22 épisodes (qui l’ont encore parfois aujourd’hui). Rien de bien grave et un ensemble qui reste assez intrigant pour donner envie de continuer à chaque fois, surtout que je sais que ça peut s’améliorer.

Grey’s Anatomy – S17E12

Épisode 12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.

Spoilers

En plus de l’épidémie de coronavirus, les médecins de l’hôpital voient affluer aux urgences des patients blessés lors de manifestations du mouvement Black Lives Matter.


Cette épisode fait suite au cliffhanger de son spin-off :

Station 19 – S04E11

Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très…


What would Meredith Grey do?

Après le choc du cliffhanger de Station 19, j’ai fait une petite pause dans les séries. Je reprends bien sûr avec Grey’s anatomy qui aborde à son tour le problème de George Floyd, sous la forme de la fiction. Seattle s’embrase donc après ce qu’il vient d’arriver à Minneapolis : un homme s’est fait tuer par des policiers, qui l’ont étouffé jusqu’à ce qu’il meure.

Il y a des protestations qui éclatent dans tout le pays, et en ville aussi, comme Jackson le voit en faisant son jogging, alors qu’un couvre-feu est installé à Seattle. Richard, qui vit mal tout ce qu’il se passe, décide ainsi d’envoyer un mail aux médecins pour qu’ils prennent le temps de s’en remettre si besoin avant de lui-même aller en ville pour manifester.

Si Jackson met son masque pour faire un jogging, il ne le met pas sur le parking de l’hôpital avec sa mère. Allez comprendre. Il est arrêté en chemin par Cormac et ses garçons, parce que Cormac est blessé au crâne. Il est allé protester avec ses fils en ville, et ça a mal tourné lorsqu’une contre-protestation est arrivée de la part de nazis (c’est en tout cas le mot employé par Cormac, et il est difficile de lui en vouloir).

Jackson le soigne, sans se douter qu’il s’agit du premier patient d’une longue série. Richard arrive à son tour du centre-ville avec une patiente. Elle a été blessée par un flic, elle, si j’ai bien suivi, et c’est d’autant plus choquant qu’il s’agit d’une femme d’un âge assez avancé. Jackson et Richard s’en occupent ensemble, et c’est donc l’occasion pour eux de parler de tout ce qu’il se passe en ville et de cette patiente qui semble retrouver sa jeunesse grâce à cette manifestation.

Jackson en profite pour avouer qu’il n’a jamais été participer à la moindre manifestation, parce qu’il avait toujours une raison de ne pas y aller et parce que signer un chèque était bien plus pratique que d’aller manifester. Et plus rapide aussi.

La patiente finit donc par être sauvée par nos médecins, avant d’assurer qu’elle en a vu d’autres, cicatrices à l’appui. Richard, qui se révèle être un habitué des manifestations dans cet épisode après 17 ans parce que pourquoi pas ?, essaie d’entrer en compétition avec elle, mais il est difficile d’entrer en compétition avec une femme qui était là lors d’une manifestation de Martin Luther King.

Tout cela finit par énerver Jackson qui décide d’aller confronter sa mère pour savoir pourquoi eux n’ont pas de cicatrice. Il a l’impression que la fondation a beau faire du bien, elle ne change pas grand-chose au monde. Mouais. Quand même, le monde a changé, et ça se voit rien qu’entre le pilot et cet épisode, alors Jackson paraît juste être en pleine crise de la quarantaine, et ça ne lui va pas si bien que ça, franchement. Je n’ai pas trop accroché au personnage de Jackson dans cette scène.

Sa colère est une bonne chose, mais je la trouve mal placée. Pourquoi s’en prendre à sa mère ? Il finit par lui demander si c’est vraiment une mauvaise chose de ressembler à son père, avant de vouloir quitter l’hôpital à pied en plein couvre-feu. Ce n’est pas la meilleure des idées, mais le cliffhanger le voit monter dans sa voiture pour onze heures de route. J’imagine qu’il retourne donc voir son père ? Humph.

Maggie stresse énormément dans cet épisode, mais elle a de bonnes raisons pour une fois : Winston est en train de traverser le pays en voiture pour elle, au beau milieu d’une pandémie et d’une révolution menée par le mouvement Black Lives Matter. Je peux comprendre sa peur, pour une fois. Elle envisage donc de prendre un appartement avec lui, et elle n’est pas heureuse d’apprendre qu’il en accepte un sans son avis, juste pour ne pas finir à l’hôtel.

Ces soucis s’envolent rapidement toutefois lorsque Winston est confronté à un contrôle de police. Une voiture de police lui demande en effet de se garer pour ce contrôle, et ça les fait stresser tous les deux. Difficile de ne pas être terrifié dans ces conditions, surtout quand elle n’entend plus rien (pourquoi a-t-il coupé le micro ?) et que le policier demande à Winston d’arrêter l’appel, sans la moindre raison. Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix face à deux flics et un chien. Les pauvres, franchement.

Maggie passe vraiment une journée de merde, avec un patient qui est en arrêt cardiaque à ce moment. Elle doit prioriser le patient, mais laisse tout de même son téléphone à une interne pour que les flics sachent bien que quelqu’un s’inquiète vraiment pour lui, même s’il est seul dans sa voiture. Sa crise d’angoisse n’est pas près de s’arrêter : elle passe vingt minutes à continuer de l’appeler en vain, tout en sauvant la vie du patient.

Quand elle l’appelle en renfort, Richard accepte de prendre son téléphone pour continuer de vérifier si Winston va bien en l’appelant en boucle ; alors que Maggie doit continuer de sauver la vie de son patient. Et quand Richard parvient enfin à joindre Winston, il lui passe aussitôt Maggie. Winston lui confie qu’il ne va pas bien, et je le comprends : les flics l’ont forcé à descendre de la voiture et ont tout inspecté de ses affaires, le forçant à tout déballer au bord de la route, sans rien remettre en ordre ensuite, c’est évident.

Maggie fait ce qu’elle peut pour le réconforter, mais que voulez-vous dire ou faire à distance face à une telle injustice ? Déjà que j’adorais Winston, cet épisode en rajoute une couche, honnêtement. Le vrai problème, c’est que je suis sûr que ce genre de choses a pu vraiment arriver au cours du printemps dernier quand tout s’est embrasé, et ce genre de situation, c’est vraiment ce qui donne envie que tout s’embrase.

Et ce qui paraissait être le plus fou, à savoir que toutes les personnes blessées sont pressées de retourner manifester, paraît soudainement être la seule chose à faire. Les fils de Cormac veulent donc y retourner pour être une partie du changement, et ça choque un peu Jo de voir que le père interdit à ses enfants de manifester… même si elle comprend bien son point de vue. Il est carrément stressant et flippant d’aller manifester devant les flics, et en pleine pandémie, en plus, et avec des gaz lacrymogènes qui font tousser tout le monde.

Et pourtant, après cet épisode, Cormac n’interdit plus à ses fils d’aller manifester ; mais il veut être avec eux chaque fois qu’ils iront. Ce n’est pas suffisant pour leur assurer une sécurité complète, seulement, il faut bien tenter de faire quelque chose…

Pendant ce temps, Meredith n’est toujours pas réveillée, mais Teddy et Bailey font tout ce qu’elles peuvent pour la soigner. C’est Levi qui se retrouve à s’occuper d’elle, qu’il considère comme une patiente VIP, et à l’emmener dans la fameuse machine qui ne s’ouvre plus une fois qu’on est dedans. Malheureusement pour lui, la machine est également squattée par un nouvel interne et son patient. Ils peuvent bien la partager, en théorie.

En pratique, l’interne est hyper chiant à demander confirmation sur la réputation de Meredith et à être incapable de prévenir une complication médicale rare sur son patient, alors même que Levi la voyait arriver : les intestins de l’homme perforent soudainement son ventre et sortent de son corps. Glamour. Heureusement, Levi entend la voix de Meredith dans sa tête et, tout en continuant de s’assurer que sa boss va bien, il peut donc prendre en charge ce second patient. Sans l’aide de personne, comme le héros qu’il est. Elle est loin l’époque où on l’appelait Glasses.

En fin d’épisode, il peut alors parler à Jo qui change bien de spécialité et redescend dans l’échelle hiérarchique, tout en prenant le temps de féliciter son ami pour ce qu’il a fait. Par contre, si on entend bien la voix de Meredith pour aider et guider Levi dans ses décisions, Ellen Pompeo continue de dormir pendant tout l’épisode. Vivement qu’elle aille mieux.

Bailey, quant à elle, enchaîne dans sa journée avec un bon bâtard de patient qui pense que le covid n’existe pas. Il refuse donc de se faire tester alors qu’il a pas mal de symptômes qui y correspondraient. Et il balance ça au beau milieu des urgences, à deux chirurgiennes vivant l’enfer depuis plusieurs mois. Merveilleux. Et bien sûr, cet imbécile a le covid, ça va de soi.

Il y a de quoi péter un câble, parce que malgré ça, il refuse toujours de croire qu’il a le covid, il ne met pas son masque et il continue d’affirmer à Bailey que ce virus n’existe pas. Il s’enferme dans sa bêtise au point d’ignorer une chirurgienne qui lui affirme qu’il est en danger de mort. L’homme signe donc une décharge et fait un arrêt cardiaque en sortant de l’hôpital.

Ma foi, c’est la sélection naturelle à ce stade. Je sais que la série fait là de la prévention, mais c’est un peu tard dans la saison – les sceptiques du covid ne doivent plus la regarder depuis longtemps. L’avantage de cette intrigue, c’est toutefois que Teddy apparaît plus sympathique parce qu’elle est celle qui essaie de remonter le moral de Bailey carrément hors d’elle face à ce patient et sa stupidité. Tu m’étonnes.