J’ai tout oublié de la saison 2 de Manifest (récap)

Salut les sériephiles,

Season 2 Nbc GIF by ManifestAprès une première saison vraiment sympathique, Manifest avait fourni une saison 2 beaucoup moins passionnante à mes yeux, et aux yeux de l’audience qui s’est effritée, pour ne pas dire effondrée. Est-ce vraiment une surprise si j’ai oublié avant-hier soir que l’article que j’avais prévu d’écrire était le résumé de cette fin de saison 2 pour se remettre en tête l’épisode ? Et est-ce un hasard si après un mois et demi de compteur sur le blog avant le premier épisode de la saison 3, je n’ai toujours pas trouvé le temps de regarder la reprise de la série ?

Voir aussi : Manifest revient ce soir sur TF1 !

Pour la première question, la réponse est non. Pour la seconde, c’est plus complexe ; parce que je n’ai rien vu d’autre depuis mardi, alors on est sur une semaine où le temps libre manque, tout simplement. J’en ai eu un peu aujourd’hui, mais comater, c’est marrant aussi parfois. Tout ça ne vous remet pas en tête la saison 2, alors si vous êtes aussi en retard que moi dans votre visionnage, voilà où on en était !

NBC – Page 6 – Just One More EpisodeIl faut toutefois que je vous avertisse que j’ai oublié à peu près toute la saison précédente, et que je ne suis même pas convaincu que ce soit une bonne idée de me plonger dans cette saison 3 alors qu’elle risque d’être annulée. Ceci étant dit, il y a deux choses complètement perchées dont je me souvienne de la fin de saison précédente : l’avion et Zeke.

Voir aussi : Manifest – S02E13

If the Manifest Season 2 Finale Doesn't Answer These Questions, We Riot!! - TV FanaticL’avion, d’abord, parce que c’est le cliffhanger le moins logique de ma vie : après avoir explosé dans le pilot, nous découvrons donc que nous avons un nouveau mystère à élucider lorsque la queue de l’avion est retrouvée dans la mer près de Cuba. C’est d’autant plus embêtant que juste avant que des pêcheurs ne trouvent cette partie de l’avion, Ben avait eu une vision de l’avion en train d’exploser. MOUI. Ben autant l’idée d’une date d’expiration était cool, autant l’idée d’un double avion, ça ne me convainc que moyennement.

Autrement, dans le dernier épisode, Zeke arrivait donc à expiration de son compte à rebours… et la série nous faisait une pirouette pour le sauver. La déception est là – j’aime beaucoup son personnage, mais ça n’a aucun sens. Après avoir passé quelques épisodes (et un mariage avec Michaela) à se geler les miches, le personnage plonge dans un lac glacé pour sauver Cal qui est en train de s’y noyer.Manifest Season 2 Episode 13 Review: Icing Conditions - TV Fanatic

Il meurt peu de temps après… mais se met à briller tel un vampire de Twilight avant de revenir à la vie plus en forme que Jésus. Eh, ma foi, c’est une bonne date pour le retour de la série ce week-end de Pâques. Pardon. Reste à savoir pourquoi il a survécu, même si la théorie la plus probable est que c’est parce qu’il a suivi ses Appels – pas comme Michaela qui a traversé une crise de foi et leur a tourné le dos à un moment de la saison 2.

Bon, autrement, si Cal se noyait, c’est parce qu’il avait été enlevé par des dealers de drogue faisant pression sur Michaela et Jared pour retrouver leur came, mais vraiment, sans mon article, je n’en aurais aucun souvenir ! C’est problématique parce qu’apparemment les dealers auront un rôle à jouer en saison 3 – dans la saison 2, ils ont mystérieusement disparu après être tombé dans le lac gelé eux aussi. C’était un peu gros.

TFSA – St Valentin des séries | Smells like Chick Spirit

Au rang de ce que j’avais volontairement oublié, il y a aussi le gâchis qu’est le personnage de Saanvi. Pourtant, elle finit la saison en tant que meurtrière après avoir empoisonnée et tuée accidentellement la Major. Elle voulait pourtant la sauver, mais l’antidote qu’elle avait sur elle a été brisé par la Major elle-même. C’est couillon, ça, tout de même. Et ça l’est d’autant plus que Saanvi voulait juste trouver un antidote au problème de Zeke, qui a trouvé tout seul comment ressusciter apparemment, alors que la Major, elle, lui confie qu’elle n’a jamais eu l’intention de guérir les passagers du 828. Le mystère s’épaissit, et elle s’en confie à Vance. Au moins, elle a enfin une bonne raison de chouiner – après toute une saison à le faire. Ah la recherche de gifs me permet aussi de me souvenir qu’elle a une ex, j’avais zappé.

Voir aussi : Manifest (S02)

Season 2 Nbc GIF by Manifest - Find & Share on GIPHYVoilà, voilà. Autrement, il y a toujours Olive qui ne parvient plus à sauver la série avec son mec parfaitement insupportable, et Grace… Avait-elle accouché ? Il me semble que non. Ou si, y avait un bébé. Vous savez, j’ai vraiment tout zappé en dix mois et demi. Et il faut à présent que je trouve la motivation pour me replonger dans tout ça, or les plongeons dans les lacs glacés et moi, ça fait trois. Ou quatre.

Le Caméléon, une série d’actualité, finalement (The Pretender, #03)

Salut les sériephiles,

Caméléon (le) - Geek-ItMe revoilà pour un nouvel article critiquant de manière express quelques épisodes du Caméléon vus au cours de la semaine dernière. Le rythme est plutôt pépère, franchement, il y en a eu trois. J’ai l’impression d’en avoir vu plein ces derniers temps, et pourtant, ce n’est pas le cas, on est vendredi et mon dernier épisode date de dimanche. J’espère que ça ira mieux avec le télétravail qui me permet une organisation différente – et c’est une série qui peut le faire sur des tâches administratives ne demandant pas une concentration de fou.

Bon, et le titre de l’article ? Très franchement, j’étais surpris de constater que dans les notes prises en cours de visionnage, il était toujours question de 2021. Faut que je me fasse une raison. Sinon, désolé pour l’heure tardive de publication encore aujourd’hui : j’ai beau écrire les articles à l’avance, il faut aussi que je les planifie pour que ça serve vraiment à quelque chose apparemment !

undefinedÉpisode 5 – The Paper Clock – 13/20
Comme pour les épisodes précédents, je reste pour le fil rouge et parce que la série parvient à m’apporter un semblant de nostalgie des années 90 tout en étant assez moderne dans l’esprit. Par contre, ce n’est pas glorieux et je n’ai pas accroché à beaucoup de choses. Je partais pourtant avec un a priori très positif, l’épisode ayant parmi ses scénaristes un certain Javier Grillo-Marxuac, avant qu’il ne fasse ses preuves ensuite dans Charmed et surtout dans Lost.

Cette fois, l’épisode peine à surprendre dans sa construction, avec ce qui ressemble presque à des running gags : Broot croit encore que Miss Parker peut ne pas être au courant de ce qu’il fait et/ou que Jarod n’a pas trois longueurs d’avance sur lui, de même que Miss Parker est sûre et certaine qu’elle va rapidement coincer Jarod alors que non. C’est con, ça, d’ailleurs, parce que sans elle, il se serait gentiment rendu à la fin de cet épisode, Sydney lui ayant procuré ce qu’il demandait : une photo de sa mère.

Comme je l’avais relevé plus tôt dans mon visionnage, j’ai un problème avec ce fil rouge, c’est que je ne cerne pas bien le Centre pour le moment. On aperçoit encore une autre génie enfant dans cet épisode, et je ne vois pas bien pourquoi se focaliser comme ça sur Jarod s’ils ont tant de génies. Et aussi : que souhaitent-ils en faire ? J’ai hâte que la série apporte quelques réponses, sans avoir pour l’instant la certitude d’en avoir pour plus tard.

Sinon, pour en revenir au commentaire plus terre à terre de l’épisode, on y voit Jarod interpréter un avocat et se débrouiller pour en faire tomber un autre, son patron dans l’épisode. Il y parvient grâce à Isaac, qui parce qu’il est travesti offre une touche moderne à l’épisode pour l’époque, très cliché pour aujourd’hui. Au moins, on nous épargne le fameux cliché du travesti/trans qui se fait tuer, alors que ça courait les rues (ou au moins les épisodes) dans les années 90. Bref, la série est en avance sur son temps, mais bien en retard par rapport à ce qui se fait aujourd’hui (ce qui est tout à fait normal) et je continue d’avoir du mal à me remettre tout à fait dans l’esprit des années 90.

Cela me pose beaucoup moins de problèmes quand je regarde des séries que je regardais déjà dans les années 90… Est-ce un effet du biais de conscience ?

undefinedEpisode 6 – To Serve & Protect – 15/20
C’était clairement beaucoup mieux du point de vue de l’évolution du personnage de Jarod, et ça m’a fait plaisir de le voir encore dans une profession bien reconnaissable et habituelle pour les séries. Après les médecins, les flics, donc, et tant qu’à faire les flics ripoux. C’est un épisode qui s’inscrit bien dans l’actualité du futur, même si c’est surtout des flics qui se couvrent du meurtre d’un collègue, là.

Dans l’épisode, j’ai principalement aimé tous les moments où l’on nous fait constater que Jarod est vraiment un génie. Disons que ça aide de le voir être génial, parce qu’à défaut de cerner le Centre, on comprend mieux comment ils forment les recrues. Il n’en reste pas moins qu’il y a un mystère sur ces jeunes génies tous orphelins, et c’est précisément ce qui inquiète Jarod. C’est drôlement efficace de le voir être obsédé par la recherche de sa mère en tant que flic, même si j’ai eu du mal à accrocher à l’idée que la collègue qui lui vient en aide ne soit pas plus curieuse que ça. Encore une fois, les flics entre eux, hein, c’est un monde qui m’échappe.

L’épisode était vraiment sympathique, et ça marche aussi du côté de Miss Parker qui se fait avoir de manière super bête par sa proie. Elle se retrouve derrière les barreaux, et ça, ça me fait bien rire, parce que franchement, elle n’est pas maligne de ne pas savoir qu’il ne faut pas cacher son arme… surtout que bon, ça doit être un truc bien réputé sur cet État où elle était. Parfois, je me dis qu’elle se fait avoir bêtement, mais ça ne m’empêche pas de l’aimer.

Je trouve tout de même étrange qu’elle rate son coup de feu en fin d’épisode. Si c’est hyper crédible par rapport à ce qu’il se passerait dans la vraie vie, c’est quand même étonnant dans une série. Après, elle réussit quand même un coup de maître en empêchant Jarod de découvrir les informations que l’enveloppe contient sur sa mère. Je dois vous avouer que j’étais frustré, je pensais vraiment qu’on allait avancer là-dessus. Du coup, la moue de Jarod quand il fait tomber l’enveloppe n’était pas loin d’être la mienne aussi. Et c’était efficace aussi du point de vue du jeu du chat et de la souris : Miss Parker était vraiment près du but, mais non.

undefinedEpisode 7 – A Virus Among Us – 15/20
Je me repose un peu sur mes habitudes, mais la série est sympathique à découvrir comme ça, grosso modo un jour sur deux avec des épisodes qui s’enchaînent et se ressemblent dans la construction. Cette fois encore, Jarod vient en aide à une famille dont le mari est mort, laissant la veuve éplorée s’occupant d’un gamin. Le schéma est visible sur sept épisodes, surtout quand on se les enchaîne comme ça… mais pourquoi pas ?

C’est une première saison, après tout. En plus, il y a d’autres points qui me paraissent en progrès, comme la continuité entre les différents jobs et les différentes identités de Jarod. Ici, on le retrouve en prof de chimie qui devient épidémiologiste plus vite que Macron, ça le fait ; et ça continue aussi en fin d’épisode après une obsession sur les cafards. Bon, et bien sûr, je découvre cet épisode en 2021, je ne peux pas ne pas parler du coronavirus et souligner à quel point l’intrigue est ironique aujourd’hui. Et le titre de l’épisode avec « Among Us » ? Magique ! Mais il faut vraiment que j’arrête de faire toujours référence au présent.

Dans cet épisode, Miss Parker continue de se faire avoir, et j’ai adoré le coup de la colle en fin d’épisode provoqué par les cafards et tout. Par contre, Jarod qui lui refile la grippe gratuitement, j’ai eu beaucoup de mal. Je suis partagé sur Jarod, parce que j’adore Miss Parker. J’adore qu’elle perde, bien sûr, ça fait partie du personnage, mais je n’ai pas envie qu’il lui fasse non plus autant de mal que ce qu’il fait. C’est quand même un bon gros ***** avec elle, à plusieurs reprises. Et ça me pose un problème pour accrocher à 100% à Jarod, qui est pourtant tout sympathique à d’autres égards.

De la même manière, il punit toujours les personnages qui ont commis des crimes et c’est bien normal, mais la torture va parfois loin. Cet épisode en est encore une preuve quand il fait croire à un médecin qu’il a contracté un virus mortel. Je sais, je sais, il l’a bien mérité… Seulement, je ne suis pas très oeil pour oeil, dent pour dent ; or c’est la philosophie de Jarod.

Bon, dans tout ça, c’est bien parce que je suis Team Miss Parker que je me fais avoir. Sinon, l’épisode continue de nous rendre Sydney de plus en plus intrigant et sombre. Il a une part d’ombre qui me perturbe beaucoup.

On reconfine

Salut les sériephiles,

Ça y est, Macron a annoncé hier soir un deuxième confinement (pardon, un troisième il paraît) ! Il était temps… Même si avec ces 10km sans limite de temps, je ne suis pas sûr que l’épidémie soit freinée. C’est davantage un « faites ce qui vous semble bon » (et pas « comme bon vous semble ») qui permet aux apeurés de la vie comme moi de se confiner enfin quand les insouciants vont continuer leur vie pépère. Et même moi, il y a des choses que je sais que je peux faire par rapport à l’an dernier, et je sais que je vais faire des trucs que je n’aurais jamais fait l’an dernier. A commencer par aller bosser aujourd’hui et demain alors qu’on a dit que c’était la catastrophe sanitaire, hein.

Hors de question de ne pas mettre un pied en-dehors de chez moi comme l’an dernier donc, le soleil matinal quand les gens dorment encore, c’est bien aussi. Et si vous voulez tout savoir, à mon échelle personnelle et vis-à-vis des élèves que j’ai en face de moi cette année, je trouve même les mesures proposées vraiment bien pensées pour la continuité pédagogique. Je dois être le seul au monde par contre, mais c’est déjà ça de pris, non ?

Concrètement, pour le blog, ça n’annonce pas énormément de changements en revanche : les vacances sont certes décalées, mais le planning des articles et podcasts ne devrait pas être trop impacté pour vous. J’espère pouvoir regarder davantage d’épisodes pendant les vacances, mais j’espère toujours ça. Je vais réfléchir à tout ça et je vous tiens au courant la semaine prochaine !

De toute manière, j’ai déjà fait une semaine à distance là, et même si j’espérais gagner du temps en supprimant les transports, il faut bien se rendre à l’évidence, ça n’a pas changé grand-chose. C’est même l’inverse, je fais plein de choses dans les transports d’habitude (à commencer par la rédaction du brouillon de cet article ce matin à 8h) !

Là, je me suis levé plus tard toute la semaine, surtout que je n’ai pas encore digéré le changement d’heure. Je suis d’ailleurs actuellement dans un sale état, parce que je suis parti beaucoup trop tôt à mon goût ce matin pour une reprise de deux jours. Et il faudrait que je finisse la correction de mes copies avant demain pour leur rendre dans un délai raisonnable. Sans commentaire. (Hum, j’ai écrit cette partie ce matin, j’ai abandonné lâchement une classe qui attendra la rentrée).

Pourquoi en faire un article alors ? Parce que même si je dis que ma ligne éditoriale, c’est de ne pas faire de politique, j’en ai fait malgré moi ces derniers temps quand la situation me pesait. Ce semblant de visibilité sur un mois fait du bien, et c’est important de le dire.

En plus, ça tombe bien parce que franchement, les hebdos commencent à revenir du côté des séries et je vais pouvoir à nouveau organiser mes journées comme je l’entends. Ce n’est pas un hasard si vous avez eu des critiques d’épisodes matinales sur le blog ces derniers jours, et ça me manquait de commencer mes journées sur un épisode. Je me sens davantage créatif et productif quand je commence le matin par de la fiction avant de me confronter à la réalité ! Ce n’est pas un hasard non plus si un compte Instagram a vu le jour pour le blog… Il fait que je le maintienne à flot d’ailleurs, pas gagné en ce moment !

Voilà voilà pour les perspectives concernant le blog, je termine mon blabla et je retourne au travail, ça ne va pas se faire tout seul ces copies à corriger en trois jours de moins (d’ailleurs, ça va attendre, donc)… Mais bon, ça vaut le coup puisque c’est synonyme d’une prise de distance ensuite (je vous rassure, je suis submergé de mails et de cours à refaire de zéro, mais pour l’instant, je suis un déni joyeux 😊).

Bonne fin de soirée et bonnes séries à tous, je vous souhaite d’avance un confinement productif et peu épuisant.

PS : J’ai trouvé que cette image en couverture était parfaite pour un reconfinement ; et je n’ai pas encore mangé puisque j’étais dans mon planning des classes virtuelles ; donc pas de gif dans l’article.

Films vus en 2021 #5 : U-turn (2016)

Salut les cinéphiles,

Une fois n’est pas coutume, je débarque aujourd’hui pour vous parler cinéma, et il semblerait que pour 2021 l’option « ne parler que de mes coups de cœur » soit celle que je retiens de plus en plus… Et en même temps, ça me fait de la peine pour un certain nombre d’autres films que je regarde. Je vais réfléchir et peut-être les regrouper différemment (genre, un article « film d’action » ou un « comédie »), parce que je ne vais quand même pas avoir 52 coups de cœur en 2021, si ?

Watch U Turn (Hindi) | Prime VideoOn verra bien, en attendant, j’en ai quelques-uns en stock. Aujourd’hui, il va être question d’un film indien, parce que ça fait un petit moment que je n’en ai pas présenté sur le blog ; et parce que j’ai passé deux heures de mon samedi à le regarder et à vraiment bien l’aimer : U-turn. Après, attention, je ne vous parle pas d’un film comique avec une histoire d’amour improbable et un mariage à l’indienne, hein, mais d’un film policier. Et ça change tout.

Soi-disant inspiré de faits réels, franchement ça m’a quelque peu trompé avec cette mention, le film nous raconte l’histoire d’une journaliste qui mène une enquête de terrain sur des conducteurs qui font demi-tour sur un pont où il est interdit de faire demi-tour. Je sais, ça ne vend pas du rêve raconté comme ça, mais c’est tout ce que j’en savais en le lançant, et ça m’allait bien. Pour ceux qui en veulent un peu plus, je peux vous spoiler un peu plus et vous annoncer que son enquête va la mener à être soupçonnée de meurtre, et que ça aura parfois des allures de films d’horreur, sans en être un.

C’est d’ailleurs un des éléments qui m’a le plus plu face à ce film : le genre est parfaitement hybride, on a de tout dans le film ; de la romance mignonne, du suspense, du thriller, un brin d’horreur… U Turn Movie: Showtimes, Review, Songs, Trailer, Posters, News & Videos | eTimesC’est un pot-pourri qui n’a rien de pourri, mais qui réussit à surprendre car il casse les codes auxquels nous sommes habitués. C’est tout l’avantage des films d’indien, je crois.

Le film m’a bien accroché, malgré des conditions de visionnage pas forcément optimales : comme Tumbbad, il fait partie de ces films d’Amazon Prime Video qui ne sont disponibles qu’en VO sous-titrées en anglais (bon, pour info, il est aussi sur Netflix avec sous-titres français, mais je ne m’en suis rendu compte qu’à la rédaction de cet article). Cela ne me pose pas franchement de problème, mais je sais que ça peut être un frein à certains. C’est bien dommage, parce qu’il est très prenant comme film ; je vous invite à essayer de trouver des sous-titres français ou à le tenter comme ça, parce qu’on est parfois surpris de son niveau d’anglais. En plus, l’histoire est moins compliquée qu’il n’y paraît, donc même sans comprendre tous les mots, il est possible d’accrocher.

Côté technique, certains plans sont incroyables, avec des plans séquences vraiment très réussis pour nous plonger dans le film. J’aime les plans séquences, j’en suis toujours friand et bon public. Côté scénario, je me suis pris au mystère du film, principalement parce que je pensais qu’il s’agissait de faits réels, quand tout ce qu’il y avait de réel, c’est la situation de ces gens n’hésitant pas à faire demi-tour à des endroits où c’est interdit, quitte à provoquer des accidents. Là-dessus, le générique de fin est quelque peu incroyable aussi, avec des images d’archive de demi-tours complètement fous. Autrement, le film a quelques scènes glaçantes de violence et un suspense vraiment bien construit.

U Turn (2018 film) - WikipediaAu-delà de tout ça, l’enquête est intéressante et pleine de rebondissements, avec des retournements de situation devant lesquels je suis resté bouche bée. Je crois que plus je vieillis, plus je suis rouillé ; je vois de moins en moins venir certains plot twists dans les films et séries alors que je les anticipais toujours avant. Bon, j’ai quand même deviné certains éléments avant qu’ils arrivent, je suis heureux.

Voilà donc pour mon coup de cœur de la semaine. Il existe une suite à ce film, mais je n’ai pas encore eu l’occasion de la regarder. Elle est mieux notée sur IMDB et semble reprendre le même casting, alors même que l’histoire est bouclée à la fin du 1. Je suis curieux, et il y a de fortes chances que je regarde également cette suite ! Je vous en parlerai probablement après visionnage, mais pour l’instant, je vous conseille le premier volet, que je ne suis pas à l’abri de revoir un jour. Vraiment, il m’a plu et il fourmille de petits détails qui permettent la constitution d’un puzzle très chouette.

D’ailleurs, attention à certaines affiches du film si vous cherchez d’autres informations dessus, parce qu’il y en a qui nous en montrent vraiment beaucoup trop. Et oui, le film a 150 affiches, mais impossible d’en trouver le moindre gif, il semble vraiment être passé sous les radars de beaucoup de gens alors qu’il vaut le détour – pour ne pas dire le demi-tour si je pars dans les très mauvais jeux de mots sur le titre !