Tout ce qu’il faut savoir sur la grève des scénaristes américains

Salut les sériephiles !

J’ai joué les oiseaux de mauvais augure la dernière fois, mais cette fois, ça y est, nous avons bien affaire à une grève des scénaristes. Il va falloir avec, et comme plein d’autres, je me suis dit qu’il me fallait écrire un article sur tout ce qu’on en savait. D’ailleurs, suivez régulièrement le fil de news de la page d’accueil, je pense qu’il risque d’être mis à jour encore plus souvent que prévu !

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

Les raisons de la grève

C’est officiel depuis quelques minutes à l’heure où j’écris ces lignes : un accord n’a pas été trouvé dans les temps entre les studios et les scénaristes. Cela peut sembler être une simple interruption de travail pour certains, mais on sait déjà que cette grève peut avoir de graves conséquences pour l’industrie des séries télévisées et du cinéma.

Pour rappel, cette grève fait suite aux demandes des syndicats des scénaristes pour des contrats plus justes et plus équitables – notamment à l’ère où les plateformes de streaming réduisent grandement le nombre d’épisodes par saison ou ne paie plus vraiment en fonction d’une audience et des rediffusions de la série. Les négociations avec les studios de production n’ayant pas abouti, les scénaristes ont décidé de manifester leur mécontentement par une grève.

Très sincèrement, je les comprends : ça fait deux mois que l’algorithme de Twitter me met en avant tout un tas de raisons de les soutenir. Les paiements ne sont plus suffisants, ils bossent (parfois sans être payés, ou juste des cacahuètes) dans des réunions avant même la production des séries et le cachet qu’ils touchaient lors des rediffusions est désormais le même quoiqu’il arrive sur les plateformes de streaming. Aujourd’hui, la moitié des scénaristes de la WGA sont payés au tarif minimum, contre un tiers il y a dix ans… On sent bien qu’il y a anguille sous roche quand on a des succès planétaire multi-rediffusés qui rapportent le même budget qu’une série annulée en saison 1 faute d’audience mais présente sur une plateforme.

Pour autant, l’argument des plateformes est que le profit n’est pas toujours si évident. Ainsi, seule Netflix parviendrait à être vraiment rentable – c’est aussi la plateforme la mieux protégée face à la grève, avec une production mondiale qui pourra compenser celle des USA au besoin. Je veux bien, hein, mais justement, face à une diffusion mondiale, a priori, il est possible de payer correctement les gens qui font ton succès à la base.

Les raisons de la grève (et de mon soutien !), j’en parlais plus longuement encore dans mon précédent article :

Un argument qui revient beaucoup ces derniers jours est aussi celui de l’intelligence artificielle. Les scénaristes demandent ainsi la mise en place de sécurité pour éviter qu’on ne demande à des IA de faire leur boulot à partir de scripts qu’ils ont écrit auparavant (légitime, mais compliqué à surveiller, on sait très bien que les IA vont nous remplacer à bien des niveaux… et je ne doute pas qu’elles sachent déjà écrire des épisodes de Riverdale à la hauteur, par exemple).

Un autre point du débat est de s’assurer que les scénaristes ne se retrouvent pas à devoir simplement corriger des brouillons de scripts écrits par une IA… et là, ça me paraît complètement idéaliste. Je comprends la revendication, mais je pense bien que c’est vers ça que se dirige une bonne partie de leur métier désormais. Une part de moi se dit qu’il vaudrait mieux l’accepter tout de suite et s’y adapter avant que ça ne s’impose à eux, une autre se dit que demander protection est probablement la meilleure chose à faire, parce que ça va trop vite nous échapper tout ça. D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que c’était le sujet de notre dernier podcast :

Pour les plus à l’aise en anglais, la WGA a communiqué ici un tableau résumant la réponse des studios aux revendications quelques heures avant le début de la grève. Un accord est loin, très loin d’être envisagé pour le moment, puisque la majorité des demandes sont refusées sans la moindre contrepartie proposée…

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

La première grève en 15 ans

Si l’on avait eu une frayeur en 2017, la dernière grève des scénaristes remonte à 2007-2008, et avait duré… 100 jours. Ce n’était pas la première, mais c’est celle qui me marque le plus, puisque c’est la seule que j’ai pu connaître, et c’est celle qui montre l’ampleur que ça peut rapidement prendre.

Cette année-là, outre l’arrêt des talkshows, les conséquences avaient surtout été visibles par des saisons amputées de plusieurs épisodes. Il y avait aussi eu moins de nouveautés intéressantes – et en plus, la FOX avait voulu tester les épisodes de 50 minutes, un vrai calvaire finalement ! Si la grève de 2007-2008 peut nous donner une idée des conséquences possibles, elle a également été le catalyseur de projets novateurs comme Dr Horrible’s Sing-Along Blog.

Cette mini-série en ligne a été créée pendant la grève par Joss Whedon, scénariste de Buffy contre les vampires, et a été un succès surprise. On peut espérer quelques projets indépendants surprenants en cas de grève, comme on avait eu quelques bonnes surprises avec le confinement. M’enfin, ça a ses limites, tout de même, surtout si on se retrouve sans épisodes hebdomadaires !

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

Les conséquences de la grève

Au fond, c’est la question qui nous préoccupe le plus, parce qu’on a beau les soutenir, on est un peu égoïstes. En tout cas, moi, je le suis, je crois.

Tout d’abord, les talkshows aux États-Unis vont cesser immédiatement leur diffusion (peut-être même dès ce soir pour certains !), car ils dépendent à 100% de l’écriture des scénaristes. Si un accord n’est pas vite trouvé (et ça n’en prend toujours pas le chemin), les saisons de talkshows s’arrêteront donc là, sans les derniers épisodes habituels – qui servent parfois à ce que des animateurs ou chroniqueurs disent au revoir car ils ne reviennent pas l’année suivante. Je n’en regarde pas trop, mais tout de même, il y a un peu de la violence symbolique là-dedans !

Ensuite, la production de séries télévisées sera être impactée, car les networks commencent à travailler sur les nouvelles saisons de septembre dès le mois de mai, au pire juin. Cette grève risque donc d’entraîner des retards de production, voire l’annulation de certaines séries dans le pire des cas, si elle dure plus de deux ou trois semaines… Ce qui est bien en-dessous de la moyenne des grèves des scénaristes précédentes. Ils sont motivés quand ils font grève. Si je le dis autrement, la fin de saison devrait être sans remous, puisqu’elle est pour dans une vingtaine de jours et que tout Hollywood s’y préparait depuis un moment… mais le contenu habituel de septembre sera probablement en octobre, si ce n’est en novembre. Finalement, c’est comme avec le Covid, ça avait eu un gros impact.

Et ça, j’avais eu l’occasion d’en parler longuement aussi, notamment dans l’article du milieu ci-dessous, comme j’écrivais un article par jour à l’époque (ça me manque !).

Sinon, les conséquences sur l’industrie cinématographique seront également importantes, même si elles sont pour le moment moins prévisibles. Les scénaristes étant également impliqués dans l’écriture de scénarios de films, la grève risque de perturber la production de nombreux longs métrages, depuis la préproduction jusqu’à leur sortie. En effet, pour éviter de ne plus rien avoir à se mettre sous la dent pendant une longue période, les studios décaleront peut-être certains films. Exactement comme avec le covid, donc. En tout cas, ce qui est sûr, c’est que la grève tombe mal pour une industrie déjà mise à mal. Avec un peu de chance, ça les motivera à trouver rapidement un accord.

Enfin, pour en revenir aux séries, cette grève des scénaristes risque de perturber également les Upfronts, des événements organisés par les networks pour présenter leur grille de programmation aux annonceurs. La Guilde des scénaristes américains a déjà prévu quelques manifestations pour ces événements, qui doivent commencer d’ici 15 jours. Je ne serais pas surpris qu’on repasse en tout distanciel pour limiter la visibilité de la grève…

Si besoin, un petit rappel détaillé :

Les raisons de la grève | La première en 15 ans | Ses conséquences | La suite au prochain épisode

La suite au prochain épisode…

Bref, espérons que les négociations entre les scénaristes et les studios aboutissent rapidement pour limiter l’impact de cette grève sur nos séries préférées. En attendant, il va falloir rester à l’affût des derniers développements et voir comment cette grève évoluera dans les semaines à venir – sachant qu’elle est déjà soutenue par d’autres (et que d’autres syndicats, notamment du côté des studios, arrivent bientôt à expiration de contrats). En plus de celle des scénaristes, d’autres grèves pourraient intervenir dans les mois à venir. Concrètement, je suis déjà sûr d’en reparler sur le blog, même si cette grève devait être de très courte durée, parce qu’elle risque de mettre en place des changements pouvant affecter la production de séries en général. C’est ce que j’espère pour tout le monde : une issue positive pour tous les partis.

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La page d’accueil reste totalement épurée et les menus sont de moins en moins à jour, je sais. C’est qu’après 10 ans d’existence, le blog représente un temps d’entretien conséquent, temps que je n’ai pas toujours, y compris parfois pour publier les critiques quand il le faudrait. M’enfin, je ne me lasse toujours pas du format blog, j’ai toujours envie d’écrire et de partager. Je ne me gêne donc pas pour le faire et j’espère vraiment que vous n’hésiterez pas à commenter ou entamer des échanges, parce que c’est bien plus fun quand on le fait 😉


Vers une autre grève des scénaristes pour 2023 ?

Salut les sériephiles,

Oui, je sais, ça faisait longtemps, mais ne croyez pas que mes articles quotidiens ne me manquent jamais. On va dire qu’à présent je les réserve pour des occasions particulières, et l’occasion du jour n’est pas superbe.

En effet, je viens d’apprendre une nouvelle qui risque de vous plomber le moral. Non, ce n’est pas un poisson d’avril : la Writers Guild of America, le syndicat des scénaristes aux États-Unis, s’apprête à voter une grève qui pourrait impacter la diffusion des séries estivales et possiblement des « season finales » du mois de mai. Enfin, concernant les networks, le plus logique serait que ça décale les débuts de saison.

Le 11 avril, un vote des syndiqués aura lieu pour savoir si oui ou non une grève est nécessaire. Et on en prend le chemin depuis un moment !

Toutefois, le processus menant à la grève nécessite une certaine notification pour les membres et un certain temps pour prendre le vote. Ainsi, un arrêt de travail ne pourrait pas commencer avant l’expiration du contrat en cours le 1er mai. La WGA a entamé des négociations de contrat avec les plus grands employeurs d’Hollywood dès le 20 mars, sans qu’aucun accord ne soit trouvé depuis. Plusieurs sources de l’industrie indiquent qu’il y aura probablement une communication cette semaine entre les négociateurs de la guilde et l’Alliance of Motion Picture and Television Producers, ce qui nous permettrait de savoir si l’on risque une nouvelle grève ou non.

Ça vous rappelle quelque chose ?
La grève de 2008 avait duré cent jours…

Pour ceux qui ne s’en souviennent pas, la grève de 2008 avait été causée par une demande de meilleures conditions de travail et de rémunération pour les scénaristes. Elle avait paralysé l’industrie du divertissement pendant des mois, entraînant l’arrêt de nombreuses séries et la réduction de la saison pour beaucoup d’autres.

Eh bien, on risque de revivre ça si on n’arrive pas rapidement à un accord du syndicat – en jeu, il y a surtout l’augmentation des salaires des scénaristes et la sécurité vis-à-vis des nouveaux diffuseurs qui sont loin d’être aussi généreux que les networks. Depuis quelques mois, on a vu plusieurs projets être annulés sans même une diffusion. Niveau visibilité pour les auteurs, c’est la merde, même s’ils ont été payés. Les plateformes de streaming ne paieraient pas non plus de la même manière les rediffusions.

Mais bon, tout ça me donne l’impression de crier au loup.

Il y a quand même une différence cette fois-ci avec une possible grève : les plateformes de streaming comme Netflix, Amazon Prime Video et Disney + sont devenues des acteurs majeurs du monde des séries depuis 2008. Et grâce à leur modèle de diffusion, elles ont une certaine flexibilité pour décaler la diffusion de nouvelles saisons en cas de grève. Contrairement aux networks qui diffusent leurs programmes en direct, les plateformes peuvent planifier leur diffusion. Bon, il reste les contraintes de contrat, évidemment. Pour les scénaristes, c’est plus problématique que pour nous, consommateur de séries : ça leur retire un poids dans les négociations, encore.

Pourquoi il faut être pour la grève ?

Bref, tout cela ne veut pas dire qu’on peut dormir sur nos deux oreilles en tant que sériephiles, mais la position à adopter est plutôt claire en ce qui me concerne : je suis pour la grève, parce que les revendications me semblent bien légitimes. Personnellement, je pense que les scénaristes méritent d’être mieux payés pour leur travail acharné. Ils sont les architectes des histoires que nous aimons et je pense que nous leur devons notre soutien en tant que sériephiles, non ?

Après, ce n’est pas non plus comme si j’avais de quoi être inquiet pour des séries que j’attendrais avec impatience, parce qu’il n’y a plus grand-chose qui me motive ces derniers temps. Bien sûr, je regarde des séries de network et je sais que ça va raccourcir encore la saison prochaine si ça devait arriver… mais de toute manière, j’ai plein de séries à terminer, rattraper, découvrir. Il y a tellement plus de séries désormais qu’en 2008 que c’est impossible de tout voir et qu’une autre pause forcée pourrait permettre de voir émerger des projets cools, comme un autre Dr Horrible.

Cela dit, espérons quand même que les négociations entre la WGA et les studios aboutissent à un accord pour éviter une grève. Sinon, on risque de devoir patienter plus longtemps que prévu avant de découvrir la suite de nos séries préférées et ce n’est jamais agréable d’avoir des saisons raccourcies, surtout quand les saisons ont déjà tendance à être guillotinée de quelques épisodes depuis quelques années.

Ouais, grève, guillotine, c’est trop facile, je sais. #BeMoreFrench, chers scénaristes américains !

Cette saison, Grey’s Anatomy se renouvelle bien

Salut les sériephiles !

Suite à une petite conversation Twitter ce lundi, j’ai eu envie de revenir à l’écriture, parce que les articles 500 mots me manquent… et parce qu’il y a plein de choses à dire sur Grey’s Anatomy cette année. C’est un peu honteux de ne pas en parler plus. Cet article est donc à la fois un résumé de ce qu’on a pu dire sur Twitter, de mes articles résumant les épisodes et de l’actu de cette saison 19.

Voir aussi : Grey’s Anatomy (S19)

Inutile de dire que ça déborde de spoilers si vous n’êtes pas à jour !

Le départ de Meredith

Meredith Grey EnthusiastC’est LA nouvelle de l’année : cette saison est marquée par le départ de l’un des personnages les plus emblématiques de la série, Meredith Grey. Et malgré toutes nos peurs que ce soit pourri sans elle, je suis heureux de voir que la série réussit à se renouveler toujours aussi bien (et même mieux ?).

Bon, je n’ai jamais trop angoissé de son départ, j’ai toujours dit que la série avait ce qu’il fallait pour survivre sans elle. Il n’empêche que c’est rassurant de constater que pour l’instant, cette saison 19 effectue un quasi sans-faute dans la préparation de son départ. Quasi, oui, parce que je n’ai pas forcément trouvé ça très malin de lui redonner autant d’importance dans la première partie de saison alors que ça faisait un moment qu’on ne la voyait plus autant. Son départ a une explication toute simple : Zola fait des crises d’angoisse vis-à-vis de la brièveté de la vie et d’Alzheimer parce qu’elle est une génie (forcément).

Zola a donc besoin de changer d’environnement et Meredith est prête à tout pour sa fille.

Meredith Grey EnthusiastAvant de partir, Mer a même eu l’occasion de réécrire une de ses plus fameuses répliques à Derek – le fameux « pick me, chose me, love me » est devenu un « Je ne suis pas une demoiselle qui va attendre qu’on la choisisse » pour Nick. Bim. C’est certes un clin d’œil magnifique aux fans de la première heure, mais aussi une façon de montrer que Mer a évolué et est devenue une femme accomplie. Et c’est exactement ce que j’aime chez Grey’s Anatomy, la capacité à évoluer tout en gardant les éléments qui ont fait de la série un succès. En plus, le message envoyé est ici sacrément important, c’est un féminisme appréciable en 2023.

Un au revoir parmi tant d’autres

Et si c’est frustrant de voir Mer s’en aller au meilleur moment, le premier épisode sans Meredith a été une surprise pour beaucoup d’entre nous, car elle ne manquait pas du tout à l’écran.

Cependant, il convient de noter que ce n’était pas la première fois que Grey’s Anatomy devait faire face à un tel changement. When Cristina Gets So Real About When It's Time to Leave | 31 Times You  Felt Like Grey's Anatomy Understood You Better Than Anyone | POPSUGAR  Entertainment Photo 5Par exemple, dans la saison 11, la série a dû gérer le départ de Cristina Yang, interprétée par Sandra Oh, qui avait été l’un des personnages principaux depuis la première saison. Le déséquilibre provoqué sur le moment se ressentait davantage, probablement parce que la série en avait fait des caisses… Et pourtant Meredith a continué de mener sa vie, tout en téléphonant régulièrement à sa meilleure amie.

Tous les départs ne sont pas si réussis – les décès pour George ou Derek sont frustrants, mais ont permis de renouveler la série -, et certains laissent vraiment un goût amer (Izzie, Alex ou pire, Callie, qui a quitté la série sans qu’on ne le sache dans une simple scène où elle ferme la porte… l’actrice annonçant son départ après la diffusion de l’épisode, tout en me laissant l’impression d’être spoilé). 

Season 12, Episode 1: Sisters Breaking Down a Wall | 17 Moments From Grey's  Anatomy That Remind Us What Friends Are For | POPSUGAR Entertainment Photo  15Malgré ces changements au fil des saisons, la série a réussi à se renouveler et à continuer à captiver son public. De nouvelles arrivées, comme celles de Maggie Pierce (malheureusement) ou Amelia Shepherd (tout droit venue de Private Practice), ont permis de remplacer naturellement les personnages manquants.

Ces personnages ont été intégrés de manière naturelle à l’intrigue et ont apporté de nouvelles dynamiques et de nouvelles histoires à la série.

Il ne faut pas oublier non plus qu’Ellen Pompeo a fait les choses de la bonne manière, en annonçant en amont son souhait de quitter la série. Déjà dans la saison 6, lorsque Pompeo était en négociation de contrat, la série avait déjà préparé une fin alternative pour Meredith Grey, au cas où elle ne reviendrait pas. Heureusement, Pompeo est restée dans la série et a renforcé sa position de pilier en dirigeant également plusieurs épisodes en tant que réalisatrice.

That time April left her fiancé at the altar to be with Jackson. | Greys  anatomy couples, Greys anatomy jackson, Greys anatomy memesJe ne doute pas qu’elle reviendra, surtout avec un départ qui laisse de nombreuses portes ouvertes… Dans le même genre, le départ d’Avery avait été un coup dur, avant qu’on ne se rende compte qu’il avait l’habitude de réapparaître tous les dix épisodes. Je vois bien le même schéma pour Ellen Pompeo, surtout qu’elle est partie bosser avec lui et qu’elle continue de faire la voix off de la série. On aurait aimé les mêmes possibilités de retour pour Alex… mais mystère.

Voir aussi : (SPOILERS) quitte la série sans prévenir

Les nouveaux internes à la rescousse

Greys Greys Anatomy GIF - Greys Greys Anatomy Scrubs - Discover & Share GIFsCela dit, ce qui est intéressant, c’est que même sans Meredith, l’esprit de la série continue d’être présent, et cela est en grande partie dû aux nouveaux personnages introduits en amont, dès le début de saison. Les scénaristes ont réussi à renouveler la série tout en gardant son essence. Les nouveaux internes sont une bouffée d’air frais – ils sont comme une version 4.0 des MAGIC, avec des personnalités plus modernes et plus complexes.

En effet, ils sont un mélange de différentes personnalités de personnages que l’on a adoré par le passé.

Bien que Grey’s Anatomy ait toujours réutilisé les mêmes schémas pour introduire de nouveaux personnages, je dois admettre que cette fois-ci, ils ont réussi à apporter quelque chose de nouveau en rétablissant l’alchimie qui existait chez les MAGIC – Meredith, Alex, George, Izzie et Cristina.

Grey's Anatomy Season 19 –Ce n’est pas que grâce à la colocation qui est en train de se mettre en place dans LA maison emblématique de Meredith (c’était un peu précipité comme manière de faire les choses, d’ailleurs). Chacun apporte quelque chose et je suis heureux de constater que l’ouverture d’esprit est une valeur de plus en plus importante pour notre personnel médical.

Prenons d’abord le cas de Jules. Bien que les personnages de Jules et Jo soient très ressemblants à Meredith ou Lexie, pour leur côté femme fort et indépendante, Jules se démarque de l’héroïne des dix-neuf premières saisons. Jules n’est pas définie par sa vie amoureuse, et certainement pas par son plan cul avec Linc. Her Story ContinuesC’est amusant de constater qu’elle est introduite comme Meredith avec Derek, pour finalement s’éloigner très rapidement de ce schéma. Les scénaristes ont d’autres plans pour elle, et c’est tant mieux : elle est déjà la femme accomplie que Mer a mis 20 ans à devenir, parce qu’elle est le fruit d’une évolution de société aussi.

Mika est une jeune femme inspirante qui ne cache pas sa bisexualité – je pense sincèrement que les scénaristes l’ont écrite juste pour envisager une relation avec Helm (qui la mérite depuis le temps), même si Helm n’est pas tout à fait de retour.

De son côté, Kwan est un autre intéressant, car il est là pour remplacer le célèbre Alex Karev, mais il a l’air d’être une personne totalement différente. Harry Shum Jr Gif Archive — Harry Shum Jr in Grey's Anatomy 10/? 19x02  “Wasn't...C’est qu’il y a un détail qui les distingue beaucoup : Kwan est beaucoup moins machiste que son prédécesseur – et il a récupéré le côté premier de la classe de Cristina, parce que c’est fun de mixer les personnalités.

Quant à Lucas, il veut se faire un nom par lui-même et cache à tout prix son identité pendant quelques épisodes. Il doit être dur de vivre dans l’ombre de son oncle, surtout quand l’oncle en question est Derek (mais du coup, il est le fils de quelle sœur ?).

melaninmonroemedia Tumblr blog with posts - Tumbig.comEnfin, Simone est une interne bienveillante qui se soucie vraiment de ses patients, mais elle est également confrontée à des défis personnels avec Alzheimer. C’était une bonne idée pour la voir se rapprocher de Meredith. Bien sûr, les personnages de Lucas et Simone sont très vite tombés dans le schéma du triangle amoureux, rappelant le fameux trio Meredith, Derek et Addison. Attendons de voir le schéma que suivra le fiancé, mais il a tout du Addison déjà. Je suis prêt à adorer le détester, comme tellement d’autres avant (je n’oublie pas Minnick qui était aussi un mélange des personnages d’Addison et Arizona, même si ce fut un fail).

Un avenir aussi radieux qu’incertain

En plus de tout cela, la compétition entre les internes est plus saine et plus bienveillante que jamais. Ils s’entraident et se soutiennent mutuellement, et cela fait vraiment plaisir à voir. Les internes précédents étaient souvent en concurrence les uns avec les autres, jusqu’à l’excès même (mention spéciale à Helm et Levi qui avaient réussi à échapper à ça), mais cette fois-ci, ils insistent sur l’importance de travailler ensemble pour le bien-être des patients. englishstrawbie — hotticuslincoln: the actual couple:Cela est également dû au fait que la série met l’accent sur eux, contrairement aux fournées d’internes précédentes. Et puis, vraiment, l’écriture est réfléchie pour faire une autocritique des premières saisons, l’air de rien. On est en 2023, quoi.

Bref, la saison 19 de Grey’s Anatomy a été un énième nouveau départ pour la série, et elle a réussi à apporter de nouvelles idées tout en restant fidèle à l’esprit de la série. Bien que le départ de Meredith devait être un moment émotionnel pour les fans, le choix a été fait de tourner la page comme si de rien n’était.

Depuis le premier épisode de cette nouvelle saison, qui effectuait un vrai soft reboot, je me retrouve donc impatient de voir comment la série évoluera à l’avenir et j’ai hâte de découvrir les nouveaux personnages que les scénaristes nous réservent.

Pour ne rien arranger à une situation déjà tendue, Krista Vernoff a annoncé qu’elle quitterait son poste de showrunner de Grey’s Anatomy (et de Station 19) à la fin de la saison 19. Elle a expliqué que son départ était motivé par un désir de se concentrer sur d’autres projets créatifs, tout en laissant la porte ouverte à un éventuel retour à la série à l’avenir – exactement comme Ellen Pompeo, finalement. Le départ de Vernoff pose bien sûr des questions pour la suite, car elle avait une présence créative influente. Grey's Anatomy GIFs - Find & Share on GIPHYSon règne a toujours divisé les fans, certains adorant son travail ; d’autres le détestant… Espérons un peu de renouvellement pour Teddy et Owen grâce à ce départ ; ou plus simplement un renouvellement pour une vingtième saison, déjà. Ce serait franchement débile d’arrêter la série à ce stade, parce qu’elle semble repartie pour vingt ans avec les nouveaux.

Un peu comme moi qui voulait écrire un 500 mots et me retrouve avec plus de 1500 mots, donc. Oups. Je le savais bien qu’il y avait beaucoup à écrire sur le sujet !