NCIS – S20E12

Épisode 12 – Big Rig – 15/20
J’ai plutôt bien aimé l’épisode, même si ça restait très convenu – du NCIS de base, donc, malgré quelques tentatives originales dans le scénario. Il faut souligner surtout le côté convenu de l’épisode qui me l’a un peu gâché, de même que le manque de professionnalisme de certains personnages ou, pour être plus exact, le manque de réalisme des scénaristes. Mais bon, c’est une série et ça fonctionne bien comme ça.

Spoilers

Sawyer est de retour, pour vous jouer un mauvais tour.

L’intrigue principale est originale, au moins : on ne commence pas directement par un meurtre comme bien des fois, mais simplement par un mystère, avec le retour de Sawyer. Déjà, ça commençait mal pour moi : je ne me souvenais pas tellement de Sawyer. Pourtant, j’avais bien aimé le développement de Nick l’an dernier, mais cet épisode de ring de boxe n’était pas mon préféré.

Après, ne pas m’en souvenir n’était pas plus dérangeant que ça pour la compréhension de l’épisode : tout le monde rappelle assez vite que Sawyer et Torres sont plus ennemis que potes. Seulement voilà, ils se sont beaucoup parlés hors écran depuis un an ; comme la série le fait souvent. C’est l’avantage de ne jamais vraiment suivre la vie perso des agents : on peut nous pondre à tous moments des missions sous couverture. On nous a déjà fait le coup avec Kasie il y a peu de temps, ça manque d’originalité !

Cette fois, Torres en a refusé une… qui a été acceptée par Sawyer. Très rapidement, Nick se retrouve à culpabiliser d’avoir dû refuser cette mission parce qu’il l’a refusé pour raisons personnelles (sa santé mentale me paraît une bonne raison, en vrai) et que Sawyer est à présent porté disparu. Une frayeur voit même Nick penser que Sawyer n’est plus qu’un cadavre carbonisé dans le coffre d’une voiture, histoire de bien dramatiser les choses.

Finalement, Jimmy est convaincu qu’il ne s’agit pas de Sawyer – parce que lui aussi est pote avec Sawyer. Décidément, tout le monde est pote avec ce type qu’ils sont censés détester, ça tombe bien.

Le cadavre ? Celui d’un agent du FBI, tué avec l’arme de Sawyer. D’après ce dernier, quand il est enfin retrouvé par Torres, c’est parce que l’agent était un traître, se faisant de l’argent sale pendant sa mission sous couverture. Admettons. Ce n’est pas nouveau : le NCIS sont les meilleurs agents, les autres agences sont toujours les méchants.

Pourtant, la représentation des missions sous couverture dans cet épisode montre à quel point le NCIS n’est pas exceptionnel non plus. Torres fonce tête baissée et parvient à convaincre tout le monde qu’il est parfait pour la mission alors que c’est évident que non. La preuve est apportée assez vite dans l’épisode, quand il est reconnu par quelqu’un qu’il a interrogé en début d’épisode en tant qu’agent du NCIS. Pas le plus malin du monde le Torres.

Sawyer ? Il finit l’épisode lavé de tous soupçons, alors qu’il a tué et brûlé le corps d’un agent du FBI – ça me semble casser un peu le principe des lois à respecter sous couverture, hein. D’ailleurs, il le sait : en fin d’épisode, il préfère trahir sa couverture que tuer Nick, ça en dit long, non ? Et le fait de ne pas checker s’il y a des munitions dans le flingue en dit long sur son professionnalisme. Dans le même genre, il fait tout ça parce que sa sœur est morte à cause de la drogue synthétisée par les méchants à partir des vitamines. Je vous passe la pub pour les vitamines faites par Kasie, d’ailleurs.

Tout est finalement bien qui termine bien : Nick fait un tour de passe-passe bien malin avec un portable pour faire croire qu’il abandonne son téléphone alors que ce n’est pas le cas ; ce qui lui permet de terminer l’épisode en vie. Bien sûr, on nous propose une scène d’action qui n’a pas trop de sens où Nick et Sawyer sont finalement ceux qui mettent les KO les méchants… alors qu’ils viennent juste d’être pris en otage avant et qu’ils n’ont pas d’armes sur eux, contrairement aux criminels et à tous les agents du NCIS qui ont débarqué derrière eux…

Pourquoi donc est-ce eux qui s’y collent ? Probablement pour permettre un peu d’humour à Jimmy en fin d’épisode : il remarque que Nick et Sawyer sont dans un aussi mauvais état que la dernière qu’il les a vus ensemble, mais cette fois-ci, ils ne se sont pas battus entre eux. Super.

En vrai, je dis ça avec plein d’ironie, mais j’ai trouvé super les scènes avec Jimmy dans cet épisode. Il faut dire qu’il travaille peu : il passe beaucoup de temps avec Jess, et l’alchimie de ces deux-là est géniale. J’aime beaucoup ce qu’ils proposent avec les personnages – en vrai, des collègues qui se collent autant, c’est très gênant dans un environnement de travail, mais eux, on leur pardonne tout, non ?

L’intrigue autour de McGee qui devait participer à un jeu télévisé, en revanche, c’était prévisible à souhait dès le départ que ça ne se ferait pas, alors c’était un peu lourd qu’ils insistent autant dès le départ. Mais bon, c’est NCIS, on est habitué !

How I met your father – S02E06

Épisode 6 – Universal Therapy – 13/20
Après la déception de la semaine dernière, je me suis relancé dans la série en partant avec le plus de mauvaise foi possible… Et ma foi, j’ai aimé la manière dont une partie des intrigues de l’épisode finissait par se croiser cette semaine. C’était une petite variation dans le schéma habituel de la série, et ça lui faisait du bien. Disons que pour une fois, j’avais vraiment l’impression de suivre les aventures d’une bande de potes.

Spoilers

Tout le groupe exploite Ellen pour obtenir des conseils de sa thérapeute.

You wonder why don’t you have any regulars ?

J’étais en formation à l’heure où je regarde habituellement mon épisode hebdomadaire, alors je le rattrape un dimanche en espérant ne pas le regretter. On a eu une belle journée ensoleillée, ça ne donne pas envie de la gâcher, non ? Malheureusement, il ne faut quelques secondes pour qu’on me mention la Présidente Ariana Grande, sérieusement ? Humour ou pas, désolé, cela commence mal. Non, vraiment, cette Sophie de 2050, je ne la supporte plus.

Celle de 2023 ? C’est légèrement mieux, j’imagine. Au moins, je peux me moquer d’elle, tout en supportant que les scénaristes fassent toujours des références aux stars à la mode au moment de l’écriture de l’épisode, en inventant toujours des trucs de dingue les concernant. La quinceañera de Lil Nas X, vraiment ?

Je vais commencer par évacuer une première intrigue de l’épisode qui m’a beaucoup moins intéressée que les deux autres, si vous le voulez bien. Sid revient d’un voyage où il a vu sa femme pour mieux se rendre compte qu’il n’a absolument aucun client régulier dans son bar et que le confier à Charles n’est peut-être pas sa meilleure idée.

En effet, il a décidé d’acheter dix caisses de vin à une jolie jeune vendeuse qui lui faisait de la drague. Le problème ? La bouteille est dégueulasse. J’ai bien ri de voir un client se plaindre du bar et s’amuser du fait que Sid ne comprenait pas pourquoi il n’avait pas de clients réguliers alors que Charles leur crache dessus.

Par chance, Ellen passe par le bar et leur donne une solution absolument débile : utiliser le nom d’une star connue et aimée de tous pour vendre les bouteilles qu’ils ont déjà. Charles et Sid arrivent en même temps à l’idée d’utiliser l’image de Juge Judy pour ça, même si je ne vois pas vraiment le lien et que le jeu de mots avec la boisson (Judy Juice) semble être trop inversé pour fonctionner.

En vrai, on comprend facilement que la production avait juste de quoi avoir la Juge Judy, une star de téléréalité US apparemment, en guest. Il fallait donc un moyen de la caser dans l’épisode. Soit. On s’en doutait de très loin : la juge débarque au bar quand la vente des bouteilles est un véritable succès. Elle demande qui est responsable de tout ça, histoire qu’on découvre que Charles a osé la notifier sur Instagram.

En bon respect de la loi et des arnaques, Judy décide finalement de quitter le bar avec toutes les caisses achetées par Sid et Charles, ce qui lui permet de lancer sa propre marque, pour de vrai. Je rappelle que le vin est censé avoir le goût de « cul liquéfié », hein. Faut pas abuser : que les gens achètent une fois un produit dégueulasse parce que ça vient d’une star, soit. Que ça soit un succès commercial ? Non.

Bref, c’était pas terrible comme intrigue. J’ai préféré le reste de l’épisode : l’intrigue du jour pour Sophie concerne un énième rencard. Il s’agit toutefois du premier avec le type de l’épisode précédent, Oscar. Tout s’y passe à merveille, jusqu’à ce que l’embrassant, elle rencontre un problème de taille – non je ne parle pas de cette taille-là, mais de celle du collier qu’il porte partout avec lui. Il s’agit d’un énorme diamant, suffisamment énorme pour qu’il fasse mal à Sophie quand elle l’embrasse.

Comme promis dans un épisode précédent, Ellen a commencé une thérapie : elle s’en sert pour faire passer les questions de Sophie à sa thérapeute, en prétendant que ce sont les siennes et en racontant son rencard avec Oscar. Il n’en faut pas plus pour que la pauvre Rachel se voit affublée d’un horrible collier dans la tête de la psy.

Pour autant, elle conseille à Ellen de continuer son aventure avec sans se soucier de cet accessoire dérangeant. C’est ce que fait Sophie avec Oscar, en lui demandant simplement d’où vient le collier. Il a une origin story bien particulière : il s’agit des cendres de la mère d’Oscar. Yuk. Cela bloque de nouveau Sophie qui redemande à Ellen des conseils pour savoir quoi faire. Sophie décide donc de coucher avec lui, parce que la psy d’Ellen lui confirme que c’est possible ; et elle ne le regrette pas du tout.

Mieux que ça : elle réussit à faire enlever le collier à Oscar en lui citant ce qu’a dit la psy sur sa mère qui sera toujours avec lui en esprit de toute manière.

En parallèle de tout ça, Valentina a encore une semaine extrêmement difficile au travail. Elle fait appel à une agence d’intérim pour obtenir un assistant qui s’avère être… Jesse. J’ai aimé que les scénaristes pensent au fait qu’il a démissionné plus tôt. C’est une occasion de nous ramener une fois de plus Drew dans la série, mais ça ne semblait pas être en trop.

En plus, toute l’intrigue au travail de Valentina fonctionnait vraiment : c’est la seule actrice qui réussit à vraiment me faire rire à chaque fois, et la voir être de plus en plus méchante avec Jesse sous l’influence de son chef, c’était marrant. J’ai aimé aussi le côté flatteur de se faire appeler boss. Par contre, Jesse aime beaucoup moins l’ambiance toxique de ce travail. Sans trop de surprise, la réaction la plus logique pour eux quand il confronte Valentina sur le sujet est d’aller demander conseil à Ellen.

Ellen réclame que ce soit la dernière fois, mais on sait bien que ce ne sera pas le cas, surtout qu’elle accepte aussi de poser une autre question concernant Sophie et Oscar, toujours en prétendant qu’il s’agit de sa propre vie. Cela fait beaucoup pour que ça passe, franchement. La psy demande en tout cas à Valentina de démissionner, alors que Jesse doit accepter de renoncer à sa fierté en demandant de récupérer son travail à Drew. Sophie, elle, devrait dire clairement ce qu’elle souhaite au lit.

Cela ne lui convient pas et en bonne égoïste, Sophie demande donc à Ellen d’y retourner… sauf que ce n’est plus possible : Ellen s’est fait virer de sa thérapie, avec un diagnostic très clair… Elle a des amis trop peu sûrs d’eux. L’idée était marrante, ça marchait bien aussi de voir le trio infernal se rendre chez la psy pour la supplier sous la menace de reprendre Ellen.

Franchement, l’épisode fonctionne mieux. On me l’avait dit de m’accrocher à Ellen et je n’y croyais pas trop, mais la voir jouer les psys avec ses potes était top – et surtout, on avait l’impression d’avoir vraiment affaire à des amis. En fin d’épisode, Jesse reprend son travail, en acceptant les conditions ridicules de Drew. Valentina, elle, décide de démissionner et de le dire en engueulant son boss… Fred Z décide de lui offrir une promotion.

Il reste le problème de Sophie à régler. Elle a décidé de ne pas suivre le conseil de la psy, ce qui fait qu’elle se fait larguer, puisqu’elle se retrouve à lui dire qu’il était meilleur au lit en portant sa mère sur lui. Forcément qu’il la largue. Tous ses amis sont de l’avis d’Oscar… et moi aussi. C’est une nouvelle occasion de se moquer de Sophie, je ne vais pas dire non. Dans le même genre, Sid qui se plaint de pas avoir de clients réguliers et les trois qui vont voir la psy pour la supplier… eh, j’ai l’impression que la série sait que c’est une souffrance de la regarder !

Par contre, c’est toujours aussi gênant de retrouver Kim Catrall en fin d’épisode, ou d’avoir la scène où Oscar serait meilleur au lit une fois sa mère autour du cou. Mais bon.

Grey’s Anatomy – S19E15

Épisode 15 – Mama Who Bore Me – 16/20
Si la série est toujours aussi forte et semble inébranlable pour proposer de bonnes histoires quoiqu’il arrive en coulisses, j’ai l’impression que ce double épisode s’est beaucoup intéressé à des intrigues qui ne me plaisaient pas tellement. Le vrai point positif, toutefois, c’est que les graines plantées pour de nouvelles sont géniales et que j’ai bien l’impression que des pages qui m’ennuyaient se tournent avec cet épisode.

Spoilers

C’est le dernier jour de Maggie Pierce à l’hôpital, encore. C’est aussi celui de Kai, apparemment.


But. This is what people say before they abandoned you.

Je n’ai aucune résistance, purée. J’étais content de me dire que je pouvais attendre un peu avant de voir la suite de la série… et finalement, non. Tant qu’à faire, autant être à jour et s’éviter les spoilers. Bref, j’ai enchaîné, je n’y peux rien. L’épisode commence comme toujours par un détour chez les internes, avec Lucas qui prépare un super petit-déjeuner.

Contre toute attente, Amelia prête à Kai son laboratoire de l’hôpital… alors que c’est clairement pour que Kai puisse préparer son départ à Londres. Malgré ça, Amelia lui en veut tout de même de l’abandonner et elle lui fait bien sentir.

En parallèle, la série reprend évidemment la suite de l’intrigue Maggie/Winston. Moi, ça m’allait d’avoir Maggie à l’autre bout des USA et Winston à Seattle, mais ce n’est pas tellement ce que les scénaristes souhaitent faire apparemment : je ne le sens pas pour Winston à long terme, même si je sais bien que c’est Maggie qui va se barrer. Elle a eu l’opportunité d’une vie d’après elle, et ça passe par un déménagement forcé à Chicago.

Pourtant, le couple semble vouloir trouver une solution pour solidifier leur position. J’aime beaucoup ce que ça donne du personnage de Winston qui ne souhaite pas avoir un autre job grâce à Maggie maintenant qu’il commence à avoir du respect à Seattle. Bien sûr, une part de ce qu’il dit est égoïste, mais il n’a pas tort de souligner que le génie de Maggie lui donnera d’autres opportunités professionnelles et qu’elle ressemble beaucoup à sa mère biologique quand elle se comporte comme ça. De là à espérer qu’elle reste à Seattle ? Il tire un coup contre mon camp, là.

Cependant, j’ai aimé la suite de l’épisode qui voit Maggie demander conseil à Amelia. Les deux sœurs se retrouvent dans des situations inverses : Amelia a peur de se faire quitter et en veut à Kai de partir, Maggie souhaite partir, avec Winston qui lui en veut de partir… Et malgré tout, Amelia conseille à sa sœur de suivre ses rêves et de partir, tout simplement.

Cela ne me semble pas si facile. Il faut dire que l’hôpital entier semble souhaiter que Maggie reste : alors qu’elle est juste là pour rendre son badge et boucler les affaires, elle est interceptée par Simone qui a besoin de son aide pour une consultation. La consultation ne concerne pas vraiment la cardiologie pourtant : Simone a sympathisé avec une patiente dont elle soupçonne un cancer du sein.

Malheureusement, Maggie ne peut qu’aider à confirmer le diagnostic. L’intrigue semble peser pas mal Simone, parce qu’elle se reconnaît dans cette patiente. Elle sait toutefois se montrer présente pour elle, ce qui était beau à voir.

Bien sûr, Maggie doit aussi dire au revoir à Richard avant de partir. Celui-ci craignait qu’elle parte sans ça, mais ce ne serait pas tellement le genre de Maggie, franchement. Elle débarque donc dans son bureau pour l’engueuler, mais tombe finalement sur Catherine. J’aime bien la relation qui s’est tissée entre ces deux-là malgré des différends évidents avec le temps. C’est une bonne idée de les réunir dans la même pièce pour qu’elles envisagent la suite – et pour que Maggie soit rassurée aussi.

Ailleurs dans l’hôpital, Bailey continue de travailler comme elle peut malgré sa récente habitude d’être appelée non-stop parce qu’elle tue des bébés. Elle explique toutefois à Teddy que si elle est là, ça n’empêche pas sa vie d’être rendue bien compliquée avec deux ados coincés dans une chambre d’hôtel aux murs vides et une petite fille à gérer.

Elle ne la laisse pas à la garderie de l’hôpital, préférant l’emmener avec elle partout dans l’hôpital. Partout ? Non, elle ne peut évidemment pas l’emmener au bloc, alors elle la laisse à un interne. C’est un peu n’importe quoi cette affaire : Teddy la laisse partir avec Pru dans les couloirs comme si de rien n’était, franchement. Quant à l’interne qui se retrouve à jouer les babysitters, c’est évidemment Lucas. C’est un Shepard, après tout, il a plein de neveux et nièce. C’est une excuse débile, mais qu’est-ce que ça m’a fait rire pendant tout l’épisode – de Miranda qui trouve cette excuse pour lui confier à Pru qui se planque sous un bureau. Bon, par contre, on retarde les vrais problèmes dans l’intrigue Miranda, ça m’inquiète.

Si tout ça m’amuse, les internes commencent à être légèrement énervés de devoir servir d’assistants à tous les médecins de l’hôpital. En effet, dans l’épisode précédent, on suivait Grayson, le patient de 13 ans de Richard et Levi. Il revient dans cet épisode, histoire de justifier qu’il soit un double épisode. Moi qui espérais qu’on en saurait plus sur Jack de Station 19, je suis servi. Bref, l’idée de l’épisode, c’est que quand le gamin apprend devoir rester plus longtemps à l’hôpital, Levi se retrouve à vouloir rassurer Grayson en lui organisant sa Barmitsvah. Toujours à l’hôpital. Cela lui permettra d’avoir son grand-père.

Teddy accepte, bien sûr, mais c’est Kwan qui se retrouve à tout organiser. On se croirait en saison 2, sérieusement. Tout est donc rapidement organisé… mais Grayson est un adolescent qui est loin d’apprécier l’idée, forcément. Levi se retrouve à devoir faire face à son refus une fois que tout est organisé, alors que Kwan se débrouille pour s’arranger une meilleure option. Il vole ainsi la place de Mika sur une opération révolutionnaire.

En effet, la patiente d’Amelia dans l’épisode est paralysée suite à une mauvaise chute dans la douche, mais avec l’aide de Kai, Amelia lui propose une opération qui permettrait de lui rendre un peu de mobilité. Je n’ai pas trop accroché à la vie de la patiente – son frère qui la surveille trop et l’empêche de vivre à cause de son handicap – mais j’ai bien aimé l’idée de l’opération. En plus, ça permettait un bon rappel de la conversation Amelia/Maggie quand Amelia vient trouver Kai pour lui demander son aide.

Au bloc, on suit une Amelia déprimée par le départ de Kai et énervée par les solutions de Kwan à son problème, alors qu’Owen fait signe à Mika de ne pas rentrer dans le bloc. Si elle rate l’opération du siècle, c’est parce qu’elle est toujours épuisée par la vie qu’elle mène et qu’elle ne s’est pas réveillée de sa sieste de vingt minutes. Evidemment, Kwan a pris sa place à sa première erreur. Dure, la compétition. Mika promet de se venger, mais elle semble trop épuisée pour y parvenir… Je comprends qu’elle ne fasse pas peur à Kwan !

Finalement, Levi parvient à convaincre Grayson de faire sa Barmitsva – tout est bien qui finit bien. Tout finit même très bien quand Richard prend le temps de venir voir Levi et lui annoncer qu’après avoir réfléchi, la meilleure option pour la suite de sa carrière serait de considérer bosser avec et pour les enfants. Bim, le voilà qui envisage de devenir pédiatre. C’est clairement une excellente idée raccord avec ce que l’on sait du personnage ; y compris avant ce double épisode qui mettait lourdement en scène cette idée avec l’intrigue Grayson.

De son côté, Jules n’a pas dormi depuis deux jours, cela inquiète un peu Winston quand il l’apprend face à la patiente de l’épisode précédent – Nola. À l’inverse, Kwan n’en a rien à faire et se contente d’être méchamment honnête avec ce qu’il a de plus proche d’une petite amie, mais j’aime que les deux ne soient pas en couple, justement. Cela fonctionne bien, je trouve.

Malgré cette information sur Jules n’ayant pas dormi, Winston décide tout de même de lui enseigner quelques gestes médicaux au bloc. C’est sur Nola que Jules s’entraîne, parce que la patiente fait une rechute étrange qui panique bien nos médecins et sa meilleure amie. C’est dur, franchement. L’avantage, c’est que ça permet à Jules de souligner à Winston qu’il est un excellent professeur et qu’elle est contente qu’il ne parte pas à Chicago.

Le pauvre a au moins gagné ça. Le soir, il recroise Maggie qui a pris sa décision : elle ne se pense pas froide de partir, elle ne pense plus que son mari est couard. Toutefois, elle ne veut pas se voir non plus comme sa mère biologique : Eillis est restée pour son mari, sa mère adoptive est restée pour son mari… et ça s’est mal terminé dans les deux cas. Par conséquent, malgré son amour de Winston, Maggie décide de quitter Seattle. Ils s’aiment, mais voilà, la vie les sépare et ils ne semblent pas prêts à tester la relation à distance.

C’est tout de même bizarre de voir Maggie partir comme ça. J’espère que comme Avery ou Meredith, elle pourra revenir pour quelques épisodes de temps en temps… histoire qu’on la déteste à nouveau. Il faut bien ça, après tout. En attendant, je continue de détester Owen qui engueule Mika et la prive de bloc suite à son retard pour l’opération avec Kai. Vraiment, c’est un con.

L’opération avec l’aide de Kai ? Elle est un succès, évidemment, et ça finit par donner une idée à Amelia : faire en sorte que Kai reste à Seattle et bosse avec elle, ce qui est techniquement faisable. Kai serait une sacrée aide pour tout l’hôpital et Teddy est prête à considérer cette option et réunir des fonds pour ça. Malheureusement, Amelia ne réfléchit pas tellement à ce que souhaite Kai : c’est un peu violent d’avoir Kai qui explique à Amelia qu’elle ne pense qu’à elle, mais c’est entièrement vrai. Amelia n’a pas félicité Kai pour le job de ses rêves à Londres… et bim, la rupture devient inévitable.

Bon. Il faut bien que j’avoue que si Amelia parvient encore et toujours à me briser le cœur à chacune de ses scènes tristes, je passe totalement à côté de cette intrigue. Je n’ai jamais réussi à me faire à leur relation : je trouve que c’était trop mis de côté cette saison, et même la saison passée, je n’arrivais pas à voir leur alchimie. Et ça m’emmerde, parce que j’aurais aimé qu’Amelia reste avec Lincoln si c’est pour que tout finisse comme ça pour elle. Elle repart vraiment à la case départ : elle n’a plus Lincoln, elle n’a plus Owen. Avec qui vont-ils la foutre ? Kwan ? Cette série ne survit pas sans foutre ses personnages en couple avec les premiers venus, on le sait.

Bien sûr, on se retrouve à suivre l’histoire de Jo également. Elle emmène Luna à l’hôpital pour faire vérifier son audition, mais elle se sent soudainement stressée de tout ce qu’une surdité pourrait vouloir dire pour elle aussi – les adaptations nécessaires pour sa fille, la langue des signes à apprendre. Bon, ça ne devrait pas lui faire si peur, elle est médecin et a un cerveau de dingue, mais bon tout de même.

Le problème, c’est justement qu’elle est médecin. Elle envisage donc toutes les pires possibilités concernant ce qui arrive à Luna. Par chance, elle a toujours Lincoln pour s’occuper d’elles et les aider. Il se comporte en vrai papa avec Luna, l’air de rien, et j’ai aimé voir Jo lui demander de venir avec elle à la consultation du médecin.

L’avis médical n’est en revanche pas bon pour Luna : elle a effectivement une perte significative et progressive de l’audition. Il faut attendre encore un peu pour en savoir plus, car il faut continuer les examens pour en savoir plus. Jo est terrifiée par ce qui les attend et cette fois-ci, les mots rassurants de Lincoln ne parviennent pas à l’aider.

Elle l’envoie donc bouler en fin d’épisode. C’est frustrant comme tout, mais je la comprends clairement. Jo en a vu beaucoup trop pour une vie, Luna aussi. Le truc, c’est que Luna n’a pas encore appris à parler. J’aime le fait que ce soit souligné que les enfants prématurés développent parfois des problèmes médicaux – ça explique le pourquoi du comment… mais que c’est injuste !

La toute fin d’épisode voit toutefois Maggie faire son au revoir à Richard. J’ai aimé le cadeau qu’il lui fait, une miniature du banc où il a appris être son père, et l’au revoir à distance quand elle prend l’ascenseur. En revanche, la scène dans l’ascenseur avec les deux mères de Maggie qui sont avec elle et satisfaites de son choix, c’était lourd. Et juste comme ça, la série dit au revoir au personnage de Maggie Pierce. Elle a un meilleur épisode de départ que Meredith, finalement. Bordel, elle a même un double épisode ?

En tout cas, ça commence à faire vraiment énormément de départ de l’hôpital depuis un an !


 

Grey’s Anatomy – S19E14

Épisode 14 – Shadow of your Love – 15/20
Quand on ne m’annonce pas un double épisode, mais qu’on me le sert, je m’attends toujours au pire ou au moins à un crossover. Finalement, l’épisode est plutôt sympathique, mais il n’en est pas moins très routinier. C’est loin d’être un défaut, surtout que toutes les intrigues avancent… Seulement, je m’attendais à autre chose !

Spoilers

C’est le dernier jour de Maggie Pierce au Grey Sloan Memorial Hospital.


 

I’ve known that number longer than I’ve known you.

Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé cette semaine chez ABC, mais nous voilà avec 1h24 d’épisodes à dévorer au lieu de 42 minutes. Ma foi, je ne vais pas m’en plaindre, surtout que ça commence par Maggie qui fait ses cartons pour déménager. Yeah. Tu ne manqueras pas à grand-monde, pardon… Même si Winston se met à faire du jogging autour de l’hôpital sans trop de raison.

Le parking de l’hôpital n’est pourtant pas dingue en ce moment : Simone y trouve toujours des flyers affirmant que Bailey est une Baby Killer. Bien sûr, en continue de s’inquiéter énormément de cette situation, et on le comprend. Miranda minimise complètement ce qu’il se passe, refusant de changer de numéro de téléphone (je la comprends, cela dit) ou même de déménager. J’aurais moins de mal à déménager qu’à changer de numéro, je crois – enfin, je dis ça, mais c’est chiant un déménagement. Après, Ben ne fait que lui demander six mois ailleurs.

Le début d’épisode nous confirme aussi que Mika a bien pris un nouveau job au bar. C’est sympa de le découvrir parce qu’elle est fatiguée (non) et parce qu’elle entend tous les potins de l’hôpital (oui). C’est sympa surtout qu’elle sache toute la vie de Maggie. Cette dernière a pris sa décision bien trop rapidement : elle se barre, fait tous ses cartons à l’arrache et c’est tout.

Bien sûr, cela énerve Richard : elle n’a pas pris le temps de le consulter avant de prendre sa décision. Le pauvre n’a pas le temps de dire tout ce qu’il a à lui dire que Maggie se fait appeler à l’accueil de l’hôpital par l’amie d’une patiente qui n’hésite pas à voler le téléphone de l’hôpital pour hurler son nom. Elle veut absolument sauver son amie, qui a un cancer énorme et bien problématique. Le cas est suffisamment important pour que Maggie se décide à repousser son départ.

Merde. Franchement, elle est insupportable même à ce moment-là, engueulant Jules parce qu’elle a appelé la sécurité pour gérer la patiente plutôt que de l’écouter. Euh ? Je ne sais pas, voler un téléphone pour hurler dans tout un hôpital, ça me paraît justifier l’appel à la sécurité. Vraiment. Ce n’est pas l’avis de Maggie apparemment, mais elle garde malgré tout Jules et Simone comme internes pour gérer cette patiente bien défoncée par son cancer.

La pauvre a tout de même une super amie qui est prête à tout pour elle, et ça, c’était beau. Jules cherche donc à mieux les connaître, en profitant pour partager ses vues sur le mariage, dans la même pièce que Simone. Inutile de dire que Jules ne pense pas du bien du mariage, hein, et ça fait chier Simone. Elle se sent forcée de justifier son mariage, ce qui en dit long. Elle est heureusement interrompue par, malheureusement, un arrêt cardiaque de la patiente qui finit par forcer Maggie à biper aussi Winston. On note au passage que Maggie est une bonne prof pour une fois.

Bien sûr, la consultation avec Winston termine par ce qu’on voyait à des kilomètres : ils sont forcés d’intervenir ensemble pour sauver la patiente. Je ne sais pas si j’aurais envie d’être dans les mains d’un couple en plein divorce pour survivre. Pourtant, ça se termine bien pour la patiente, après un sacré problème sur la table d’opération. L’essentiel est que ça aille mieux pour elle, mais aussi entre eux apparemment. Maggie se rend en effet compte que Winston est parfait pour elle, qu’il l’aide souvent à voir le meilleur possible et qu’il fait d’elle une meilleure personne. Allons bon. Les voilà donc qui couchent ensemble une fois de plus, en fin d’épisode.

Sinon, Jo et Link ont toujours une super alchimie, qui devient de plus en plus évidente pour tout le monde, y compris la cheffe de l’hôpital. Je recommence à vraiment aimer Teddy, car elle est sous son meilleur jour depuis quelques épisodes. Il faut juste la débarrasser d’Owen, franchement, lui, je ne le supporte pas et j’étais amusé qu’elle le rembarre comme ça.

Ils se retrouvent évidemment à bosser ensemble, une fois de plus, avec Link, tant qu’à faire. Teddy en profite pour souligner que l’amour peut être fatal, mais aussi qu’elle sait que Link et Jo ont couché ensemble. Devant Owen, qui ne le savait pas. OK, ce n’est pas dingue de sa part de balancer un truc comme ça, mais il est temps que cette intrigue avance après tout, alors j’ai décidé de ne pas lui en vouloir. Je fais vraiment des efforts pour l’apprécier à nouveau, parce qu’on est coincé avec elle apparemment.

L’avantage, c’est que cela permet à Link de se confier sur sa vie sentimentale à Owen et nous éclairer un peu sur sa peur de lui dire quoique ce soit. J’ai adoré aussi voir une Mika épuisée être sarcastique comme il faut avec Owen. Je déteste Owen, j’adore de plus en plus Mika, donc forcément… c’était inévitable. Oui, j’adore Mika, et je l’adore encore plus quand elle est fatiguée et dit tout ce qu’elle pense. En un sens, elle me fait un peu penser à une meilleure version de Cristina ? Des gens vont vouloir me tuer pour cette phrase.

D’ailleurs, Mika se retrouve à gérer le téléphone portable de Bailey pour le reste de l’épisode. Cela ne se passe pas super bien : le portable bipe en permanence et finit par l’épuiser encore plus que son service au bar. Elle engueule donc le pauvre médecin qui voulait prévenir que les lunettes de son fils étaient prêtes à être récupérées.

Quand Bailey vient récupérer son téléphone, elle le retrouve dans la poubelle où Lucas vient de le jeter et s’énerve clairement contre Mika… avant de voir que Ben avait raison : plus de 200 appels en absence et une photo de Tuck dans son école la décident à prendre une location et ne pas rentrer chez elle. Tu m’étonnes.

Bon et le patient d’Owen dans tout ça ? C’est un ado qui a jugé que c’était une bonne idée de se mettre dans un carton et d’être envoyé par avion à sa copine. Par chance, le carton tombe avant l’arrivée dans l’avion et le blesse, mettant fin à ses projets et lui faisant passer sa journée à l’hôpital. Il est soigné par tous les chirurgiens qui le sauvent effectivement, et lui répare aussi bien malgré eux le cœur. Sa petite-amie le largue et il déprime, forçant Owen à lui raconter sa relation à Teddy.

Cela devrait être inintéressant comme pas possible, mais l’avantage, c’est que ça permet au patient de comprendre qu’il n’était pas assez amoureux, à Link qu’il est amoureux de Jo (et devrait lui dire, yay !) et à Lucas que Simone sera peut-être là pour lui à un moment ou un autre. Le discours en lui-même était sympathique, à nous rappeler ce que c’est d’aimer quelqu’un. On a parfois l’impression que les scénaristes ne le savent pas après tout – surtout quand on voit Owen et Teddy, quoi.

Pourtant, Teddy entend tout ça et ça la remotive à coucher avec Owen, donc il y a peut-être encore un peu d’amour possible entre eux. Après, ils ne sont vraiment pas le couple que j’aimerais être un jour dans ma vie, hein.

Une autre portion de l’épisode s’intéresse davantage à Levi cette semaine. C’était chouette de le voir de nouveau en médecin s’occupant d’un patient, surtout que le patient reflétait beaucoup Levi tel qu’il était avant, je trouve. C’est donc sans surprise que ce patient aide Levi à se faire entendre. Pendant tout l’épisode, on le voit en effet s’impatienter du caractère de Kwan, qui a beaucoup de mal à supporter leur patient de 13 ans ayant arrêté de prendre ses médicaments un moment.

Au bloc opératoire, Levi recadre donc son interne pour lui dire qu’il est important d’écouter les besoins de son patient – ou de son enfant quand on est parent, ou de son élève quand on est tuteur. Bim. Les mots ont un double sens évident ici : Levi s’attaque également à Richard. En effet, en début d’épisode, Levi a tenté de lui demander conseil pour la suite de sa carrière et Richard l’a juste envoyé bouler en l’engueulant parce qu’il aurait dû s’y prendre avant. J’espère donc que Richard se rattrapera avec lui comme il l’a fait avec son patient de 13 ans.

Sinon, Simone passe bien son épisode à stresser pour son mariage, et contre toute attente, Jules s’avère être une alliée sympathique avec elle, acceptant de prendre ses mesures pour l’aider – car ce n’est pas Lucas qui le fera. For obvious reasons, que Simone nous dit.

En parallèle, j’ai l’impression qu’Amelia passe du temps avec Kai pour la première fois de la saison. Sa sœur se barre, une de plus, mais elle passe du temps en couple. Grand bien lui fasse ! Cela n’empêche évidemment pas Amelia d’être stressée du départ de Maggie, et d’envisager toute la difficulté que ce départ va créer dans sa vie. C’est bien de savoir que Maggie servait à nourrir Amelia chaque dimanche soir – et jusqu’au mercredi.

Amelia passe son épisode à pleurer dans les bras de Kai pour mieux découvrir en cliffhanger que Kai a décidé d’accepter un poste à Londres. La violence. Je déteste le fait que ça veuille dire qu’on risque devoir se passer d’Amelia aussi. Les scénaristes semblent préparer la sortie des trois sœurs à la fois. Ce serait assez logique narrativement parlant, mais je ne le souhaite vraiment pas. Et puis, la douleur d’Amelia en fin d’épisode me fait de la peine.

Ce n’est toutefois rien par rapport à la douleur de Jo quand elle appelle Link pour lui dire que la garderie de l’hôpital pense que Luna a des problèmes d’audition. Lincoln avait préparé un beau dîner romantique et comprend que tout tombe à l’eau maintenant que Luna est possiblement malade. Ah, ces bâtards de scénaristes, toujours une idée pour nous foutre dans le mal vis-à-vis d’un couple qu’on shippe, hein ?

Le pire reste toutefois de voir Lincoln jeter de magnifiques bouquets à la poubelle pour tout ranger avant l’arrivée de Jo. Faut pas déconner, vu le prix, tu les offres au moins à tes voisins, merde.