Station 19 – S06E14


Épisode 14 – Get It All Out – 18/20
J’ai trouvé que l’épisode avait des allures de fin de saison par moments et je ne m’y attendais pas : les intrigues avancent vite, on nous laisse des pistes dramatiques à tous les niveaux, on sent qu’on nous prépare un rollercoaster d’émotions… et on en a déjà un paquet durant l’épisode. Bref, c’était un épisode solide et vraiment cool à regarder. Un plaisir, comme toutes les semaines, finalement.

Spoilers

Maya et Carina se refont un premier rencard, tandis qu’Andy et Travis ne savent même pas qu’ils sont après le même mec.


It’s weird as hell, but I like it.

Comment ça, il y a eu trois épisodes de la franchise cette semaine ? Ne comptez pas sur moi pour rester à jour dans mes séries si vous me faites des coups comme ça. Il faut tout de même commencer par le commencement, et on a eu qu’un seul épisode de Station 19 malheureusement. Le début voit toute la caserne s’affairer à la préparation d’un bon dîner, et c’était étrange comme tout.

Ils sont tous heureux, dansent partout dans la cuisine, sans pour autant oublier les intrigues en cours : le regard de Maya envers Robert est gênant ; celui d’Andy envers son portable attendant une réponse d’Eli tout autant – surtout quand Travis en a, lui. Dans tout ça, Maya fait tomber de la sauce au sol à cause d’un autre pompier, et hop, l’alarme sonne.

En glissant sur la crème renversée, Jake s’explose le crâne, et le pire, c’est que je me disais justement que ça risquait d’arriver. Le problème n’est pas tellement sa chute, finalement, c’est qu’il oublie d’éteindre le feu sous une casserole au passage – et qu’il oublie de signaler à qui que ce soit sa chute.

Par chance, Vic reste à la caserne… mais elle reste bloquée au bureau de l’accueil pendant un long, long moment, sans se préoccuper de ce qu’il se passe à l’étage dans la cuisine. Quand l’alarme incendie s’allume finalement, il est trop tard pour sauver le repas. Tout est foutu. Entre l’eau qui tombe et l’extincteur, c’est foutu pour le repas.

Ce n’est pas si grave en théorie, sauf que pendant l’intervention, Andy et Theo se sont apparemment retrouvés à s’embrouiller – parce qu’Andy a fait plein de commentaires sur les décisions de son nouveau capitaine. Lui a l’impression de ne pas avoir de légitimité et qu’Andy le déteste d’avoir pris le poste qui lui reviendrait. Il serait bon d’expliquer qu’elle l’a refusé, tout de même.

Quand ils montent finalement dans la cuisine, c’est pour mieux découvrir l’état du repas. Quasiment aussitôt, Theo accuse Andy d’avoir laissé la casserole sur le feu, parce qu’il est sûr que quelqu’un a fait exprès de laisser le feu allumé pour qu’il passe pour un mauvais capitaine. Oh lala, c’est du grand n’importe quoi et Vic n’arrive pas à le calmer, évidemment. Tout l’épisode, il est insupportable avec son équipe, au point de provoquer des regrets à Andy qui sait qu’elle aurait pu avoir le job et s’éviter un capitaine si insupportable.

Elle s’en confie à Jack, qui clairement ne va pas bien après son coup à la tête – renversant de l’eau, étant un peu embrouillé dans sa manière de parler, tombant dans l’escalier… Je ne le sens pas. Il a beau être un pompier sachant très bien le danger du coup qu’il a eu sur la tête, il a beau être entouré de pompiers qui sont clairement entraînés à repérer bien des problèmes médicaux, il continue sa journée comme si de rien n’était. Bordel, Vic, sois plus attentive à ce qu’il se passe autour de toi.

Bon, je l’accuse, mais la pauvre passe tout son temps à faire le ménage (de la cuisine, de l’accueil) et à accueillir des gens dans la caserne. A l’accueil, justement, Travis confie à Vic qu’il a couché avec Eli, et ça la met dans la pire des positions possibles : elle sait très bien ce qu’il y avait entre Andy et Eli, puisqu’Andy lui a reconfié en début d’épisode tous ses sentiments d’impatience… Mais bon, elle n’a pas le temps d’en parler à Travis : Eli arrive et Travis part se cacher au plus vite.

Eli retrouve donc Travis dans la cuisine de la caserne… avec Andy. De toute manière, s’il débarque à la caserne, c’est surtout parce qu’il a une nouvelle importante à communiquer : il vient avec l’un des adversaires de Travis pour l’élection qui est prêt à se retirer de la course. Il souhaite juste quelques confirmations avant d’annoncer qu’il votera pour Travis – faisant de notre pompier le premier des sondages pour devenir maire. C’est magnifique.

En parallèle, Vic et Jack se retrouvent à s’occuper d’un adolescent qui vomit sur elle et affirme qu’il n’a ni bu, ni pris de la drogue. C’est effectivement la vérité : il a suivi un challenge avec ses potes qui consistait à manger des chips épicées, avec de la sauce pimentée. Tout se termine bien pour eux, avec Theo qui finit par s’occuper des trois adolescents quand Jack finit par expliquer qu’il ne se sent pas bien. Merci putain. Par contre, juste boire de l’eau, vraiment ?

Bref, les ados s’en vont et l’action se passe majoritairement dans la cuisine de la caserne, avec Jack qui va mal et Travis qui passe à deux doigts de la crise d’angoisse. Il ne se sent pas prêt à être maire et n’a surtout pas envie de se résigner sur certains points. Vic sent bien ce qu’il se passe et lui rappelle de ne surtout pas s’engager à suivre la politique des autres : il est là avec ses idées, pas pour son égo, et ne doit pas se laisser corrompre. Au passage, elle tente bien de parler de sa vie amoureuse ; après avoir essayé de faire en sorte qu’Andy lâche l’idée d’Eli… mais ce n’est pas si simple. Pfiou, ça va lui péter la gueule comme Jack se casse encore la gueule.

Jack finit par révéler ce qui lui est arrivé, devant un Theo qui se sent un peu con vis-à-vis d’Andy et insiste ensuite pour l’emmener à l’hôpital. Ah, d’où les trois épisodes ? On verra bien. En attendant, il reste à gérer l’intrigue de Travis et je suis bien content de le voir se retirer de la course à la mairie. Cela fait quelques épisodes qu’il est évident qu’il ne veut pas être maire et c’est une bonne chose de le voir s’assurer que ce pour quoi il se battait sera repris par un autre.

En revanche, Eli ne l’entend pas comme ça et se casse donc ensuite, pour aller supplier le futur maire d’avoir un emploi. C’est l’occasion pour Travis de faire de l’humour auprès de Vic sur le fait qu’il a couché avec Eli… devant Andy. La pauvre le prend forcément mal, mais elle a l’intelligence de ne pas s’en prendre à Vic – qui se retrouve à devoir expliquer la situation à Travis. La conversation finit en pleine intervention à Paris (pardon, c’est trop simple) : un camion poubelle est en feu et les pompiers galèrent à en éteindre les sacs, sans pour autant être vraiment en danger. Bref, la conversation peut avoir lieu en toute sympathie.

Loin de la sympathie, Andy s’en prend à Theo quand il revient sur place. Cette fois, elle ne supporte plus de le voir vouloir être un bon capitaine et s’en prendre à elle quand tout ce qu’elle fait est d’essayer de lui apporter son soutien par ses actions. Elle lui révèle enfin qu’elle aurait pu avoir le job et qu’elle l’a refusé. C’est une bonne chose pour que Theo commence à prendre conscience de sa stupidité et de son comportement insupportable.

L’autre bonne chose pour aider, c’est Travis. Cela sortait un peu de nulle part car on ne les voit plus être potes depuis un moment, mais quel plaisir de le voir lui faire remarquer qu’il n’a qu’à se concentrer sur son job de pompier et oublier le reste. Il en profite pour lui dire qu’il a quitté la course à la mairie, et je sens que ça risque d’être une belle manière de laisser Theo quitter son poste de capitaine qui ne lui va pas. On verra.

J’ai aimé la fin d’épisode qui voit Travis et Andy gérer la situation comme des adultes. Avec ces scénaristes, je m’attendais à une Andy lui faisant la gueule et je suis content de voir que ce n’est pas le cas. Content aussi que la bisexualité d’Eli soit un non-sujet. Moins content de voir que pour le moment, Travis et lui ne formeront pas un couple. Oui, je dis « pour le moment ». Ils ont passé trop de temps à construire le personnage d’Eli pour qu’il disparaisse si rapidement dans l’arrière-plan.

En parallèle, il reste à gérer les intrigues Maya/Carina et Sullivan/Ross. C’est vraiment bien écrit et géré cette semaine, même si ça commence par une scène qui m’a énervé énormément. On y suit Maya hésiter, puis appeler un représentant syndical, photos de Sullivan et Ross en main. Le simple fait de les emmener à la caserne montre à quel point elle n’a pas évolué, parce que le risque est énorme. J’espère que ça finira mieux pour elle et qu’elle appelle pour prévenir qu’il faut protéger Sullivan.

Sur le moment, ce n’était pas évident en plus. Elle est de toute manière interrompue par Carina, ce qui est une excellente chose. À la base, Carina débarque à la caserne pour un « premier rencard » avec Maya, mais très rapidement, comme toujours avec la série, le rencard tourne en intervention : Carina reçoit un appel de Pam qui a réussi à se coincer la main dans un distributeur de barres chocolatées et qui a maintenant des contractions.

La situation est marrante et complètement perchée – surtout la raison pour laquelle elle a la main coincée, qui est qu’elle voulait simplement manger, hein. Paye, comme tout le monde. Enfin, je dis ça, mais je crois que je n’ai jamais payé quoique ce soit à ce genre de machines ? Bref. Carina embarque Maya et Ben en intervention pour venir en aide à Pam. C’est l’occasion pour que Ben évoque ce qui est arrivé à Miranda en cliffhanger de la semaine dernière, mais aussi que Maya rencontre Pam, même si à aucun moment Pam n’apprendra qui elle est. Je trouve que les scénaristes passent à côté d’une scène qui aurait pu être marrante.

Cependant, la jalousie de Maya est loin d’être marrante, parce qu’elle m’a juste fait de la peine à comprendre bien vite que la situation n’était pas exactement normale entre Carina et sa patiente. Finalement, tout est bien qui finit bien : Maya fait confiance à Carina qui lui assure que Pam n’est qu’une nouvelle amie, parce qu’elle avait besoin de parler à quelqu’un et qu’elle se sentait seule ; Pam accouche d’un bébé en bonne santé ; sa main est libérée.

C’est merveilleux. Il ne reste plus pour Maya qu’à raconter à Carina ce qu’elle sait sur Ross et Sullivan, ce qu’elle fait, en précisant qu’elle veut vraiment récupérer son poste de capitaine… mais pas comme ça. Bordel. Il était important qu’elle le dise, et ça m’a fait du bien de la voir évoluer sur ce sujet. Il était à peu près évident que c’était le but du cliffhanger de la semaine dernière, mais bon, ça rassure quand même.

Le cliffhanger de cette semaine est plus étonnant et je ne m’attendais pas à ce que l’épisode coupe si abruptement : Maya confie l’enveloppe des photos à Andy. Plutôt que de lui en dire le contenu, non ? Je ne sais pas, c’est super gênant les photos qu’elle contient, en théorie, c’est leur collègue et leur cheffe en train de faire l’amour, t’es peut-être pas obligée de filer ça de mains en mains ? Bon, c’est une meilleure décision que de faire du chantage, évidemment, mais ça reste moyen. J’ai hâte de voir la suite de cette intrigue – mais j’imagine que ce sera pour la semaine prochaine, même s’il y a crossover avec Grey’s, ce qui me paraît possible vu que Jack est à l’hôpital (en bonne santé, d’après Theo). Voir Andy s’énerver des mensonges de Sullivan, en tout cas, ça faisait plaisir, surtout que ça permettait de retrouver son amitié avec Maya.

Cependant, Andy n’est pas au bout de ses surprises avec son ex-mari. En effet, Ross débarque à la caserne bien énervée et on ne sait pas pourquoi… jusqu’à ce qu’elle nous révèle qu’elle a reçu un appel pour approuver une demande de mutation pour Robert. Outch. Il décide de changer de poste et de se barrer de la caserne 19 parce qu’il ne peut y avoir de promotion : Ross refuse de lui laisser le poste de capitaine puisqu’ils couchent ensemble et que ça risquerait de se savoir.

Oui, cela risque même d’aller plus vite que prévu, et la pseudo rupture entre eux va être vite oubliée quand elle va croiser Maya et Andy. En attendant, Ross passe son épisode à essayer de comprendre Sullivan, mais moi, ça fait trois saisons que j’ai arrêté, je crois. J’ai un peu décroché de cette intrigue, j’avoue.

 

Riverdale – S06E14

Épisode 14 – Venomous – 14/20
C’est bon, je me suis fait de nouveau à l’ambiance de la série et je vais pouvoir arrêter de surnoter inutilement. J’ai bien aimé que l’épisode se concentre sur le personnage annoncé dans le titre sans pour autant oublier les autres, mais j’ai quand même plus ri des idées perchées des scénaristes qu’autre chose devant cet épisode. En même temps, je regarde la série pour ça : j’ai exactement ce que je cherche quand je la regarde désormais. Du WTF, du surnaturel et des épisodes qui passent vite tellement on nous enchaîne l’improbable à chaque scène.

Spoilers

Veronica découvre ce que ça signifie d’être venimeuse.

Welcome to the sad superhero club.

Maintenant que Veronica a le pouvoir le plus merdique du groupe, Jug peut commencer l’épisode avec une voix off insistant sur les inconvénients d’avoir des pouvoirs. Ils vont me faire pleurer. Ou pas. Heureusement, on passe vite aux choses sérieuses : Reggie révèle qu’il bosse désormais pour Percival et qu’il est OK avec l’idée d’une fermeture de Pop’s. 

Bien sûr, Archie s’oppose à la fermeture de Pop’s, mais Percival lui rappelle qu’il a tout ce qu’il faut pour le tuer : il porte une jolie bague en Palladium. Archie recule donc pour aller passer du temps chez Jug et essayer de mettre au point un plan sur ce qu’ils pourraient fait. Cela leur donne l’occasion de parler de comics en général, avec l’espoir de trouver une manière de contourner la faiblesse d’Archie. Ma foi.

Après avoir passé du temps avec Archie, à qui il conseille grosso modo de passer du temps avec du Palladium pour s’y habituer, Jug enchaîne avec une visite de Betty. Son but ? Elle espère qu’il pourra lire son subconscient, parce qu’elle veut en savoir plus sur son passé, encore. Il promet de faire des recherches pour voir comment faire, et la solution va vous surprendre. Ouais, pardon, je passe à une écriture journalistique à la limite de la parodie, mais… La solution qu’il propose est de lire des comics pour que ses pensées soient flottantes ?

Ecoutez, j’arrête d’essayer de les comprendre. Une chose est sûre : les scénaristes s’amusent, parce que Jug s’infiltre dans la tête de Betty pour y lire des comics « Betty ». C’est amusant comme clin d’œil, non ? Si ça ne l’est pas, vous rejoindrez mon rire sadique de voir Jug témoin de ses ébats passés avec Betty – quand il entrait en secret chez elle… Bref, il se contente des souvenirs en commun pour eux.

Il finit toutefois par entrer plus profondément dans l’esprit de son ex, pour mieux retomber sur Caramel. Je suis sans cœur, mais le cri miaulé du chat quand elle le tue ? C’était ridicule. Suite à ça, Jug entend le père de Betty la rassurer suite à ce meurtre, lui demandant comment elle se sentait et la manipulant pour être sûr qu’elle tourne mal.

Quand Jug retourne dans l’esprit de Betty, c’est pour mieux voir qu’elle a aussi enfoui un souvenir bien profondément : Alice y découvrait qu’elle avait le gêne de serial-killer… ce qui signifie qu’elle savait tout depuis le départ, contrairement à ce qu’elle avait toujours prétendu à Betty. Super.

Pendant ce temps, Veronica découvre que le venin d’araignée est produit en grande quantité par son corps. C’est le légiste de Riverdale qui se charge du diagnostic : ses larmes, sa sueur, sa salive… tout continent du venin. Son remède ? Une période de dialyse et un confinement, évidemment. Elle profite aussi de ce diagnostic pour porter un magnifique rouge à lèvre noir. Tout l’épisode. Evidemment.

Même si elle doit s’isoler, Veronica est trainée de force à une réunion au casino avec tous les actionnaires principaux. Elle se retrouve ainsi nez à nez avec Reggie, qu’elle a pourtant viré. Avec l’aide de Perceval, probablement, il a trouvé un acheteur potentiel pour le Babylonium et surtout, il a retourné tous les investisseurs de Veronica pour qu’ils s’allient à lui. Cela ne semble pas compliqué : le casino ne rapporte pas d’argent à ses investisseurs…

Veronica est légitimement énervée, mais elle se contient pendant la réunion, se contentant de leur promettre un rapport pour prouver qu’il vaut mieux attendre pour voir les vrais profits du Babylonium. Par contre, elle adore retourner ensuite engueuler Reggie en privé. Le privé en question ? Devant Perceval, bien sûr. Comme toujours, elle accuse donc Reggie d’être manipulé, et le pire, c’est que c’est vrai.

Lui, le prend mal, et les voilà qui se mettent à s’engueuler… L’haleine de Veronica n’est toutefois pas idéale pour Reggie : il se met à saigner du nez à cause du poison qu’elle projette. L’idée m’a fait sourire. Elle retourne ainsi voir son médecin inutile, qui lui assure qu’elle est condamnée à mort à ce rythme, parce qu’elle produit trop de venin. Le truc, c’est que le venin ne la tue absolument pas.

Elle est tout de même déprimée de se savoir si toxique, et elle demande donc à Betty et Archie de venir boire des verres avec elle. Enfin, techniquement, elle invite Betty qui invite Archie. C’est super bizarre d’inviter son mec qui est aussi l’ex de Veronica, non ? Ben non. Cela n’empêche pas Veronica de se plaindre de sa situation de toute manière, jusqu’à ce que ça fasse remarquer à notre trio que Veronica n’est pas du tout affectée par l’alcool.

Après tout ça, Betty décide de confronter sa mère sur le souvenir que Jug a retrouvé dans son subconscient : décidément, cette famille, on ne va plus jamais s’en sortir. Alice promet en tout cas à sa fille qu’elle ne fait que raconter des mensonges et que tout ça ne s’est jamais réellement passé. C’est donc une impasse… mais Jug peut débloquer cette impasse grâce à son pouvoir et confirmer qu’Alice cache quelque chose : sous la table du salon. Quand Jug et Betty détruisent le plancher du salon, ils trouvent ainsi un cadavre de flics.

Le pire ? C’est le flashback qui nous montre une Alice jouant hyper mal – et que dans le présent aussi. Alice tente donc de justifier à sa fille ses choix et son éducation, mais bon, j’ai clairement lâché l’affaire sur cette scène. C’était naze, c’est tout.

De son côté, Cheryl continue de se morfondre sur sa rupture passée avec Heather. Pour une idée sortie de nulle part il y a deux épisodes, Heather est beaucoup présente dans cette saison. Cheryl décide de lui envoyer un mail pour reprendre le contact avec elle, et reçoit ensuite une visite d’Archie. Il passe son épisode à se balader d’une maison à l’autre, écoutez.

Son but ? Obtenir effectivement du Palladium pour s’entraîner avec à la salle de gym. Tout ce qu’il fait, c’est s’énerver énormément contre son sac de boxe et saigner énormément. Archie souhaite cacher tout ça à sa petite-amie, mais bon, il lui demande d’ouvrir une boîte de conserve parce qu’il n’y arrive pas. Ce n’est pas très dur de deviner ce qu’il fait et le problème que ça provoque.

Cheryl, elle, promet de chercher un moyen plus surnaturel de venir en aide à son rouquin d’ami, quitte à s’embrouiller avec sa grand-mère (cela m’a bien fait rire). Elle finit par trouver un moyen : une soupe de Palladium, tout simplement. C’est sûr que c’est mieux que de laisser Archie mourir à petit feu, parce qu’il est clairement en train de se tuer avec la bague qu’il porte en collier – sans qu’on ne puisse jamais voir le collier !

C’est bien connu, cependant, que boire du poison aide à aller mieux, n’est-ce pas ? Archie se met à tomber de plus en plus malade. Il se retrouve à faire 61 kg (ben oui, bien sûr, avec ces muscles-là, on y croit !), à s’évanouir pendant ses entraînements et lorsqu’il consulte à nouveau Cheryl, c’est pour mieux apprendre que le Palladium est peut-être en train de le tuer définitivement. Il a pourtant arrêté d’en prendre, mais c’est trop tard : le fer de son corps a disparu.

Malgré ce qui arrive à Archie, Veronica prend encore le temps de demander à Cheryl une manière de s’en sortir. Cela n’a aucun sens, mais bon, elle lui fait confiance apparemment pour… l’empoisonner. Elle a l’impression que les poisons n’ont plus aucun effet sur elle. Le seul truc vraiment sympa dans cette scène ? L’araignée qui passe brutalement sur l’écran quand Veronica demande des bouquins sur les araignées. Si je n’avais pas vu ça sur ma télé, j’aurais peut-être pu sursauter. Après, elle est trop grosse pour qu’on puisse imaginer que c’est une vraie araignée quand même. Bref, Veronica prend plein de poison dans son bain en lisant un livre sur les araignées.

Aucune douleur, aucun effet secondaire : voilà Veronica immunisée face aux poisons. C’est pratique comme pouvoir. Elle comprend aussi, grâce aux livres, que les araignées ne peuvent s’empoisonner avec leur venin, mais aussi qu’elles peuvent contrôler la dose de venin qu’elles produisent. Il suffit juste que Veronica gère ses émotions désormais. Ce n’est pas si simple : Veronica est habituée à être tout le temps énervée, non ?

Pourtant, elle parvient à garder son sang-froid, littéralement, face à Reggie qui la menace à nouveau, avec aussi quelques photos de sa dialyse. Le but est de la forcer à vendre le casino en faisant du chantage, parce que les investisseurs voudront forcément qu’elle vende s’ils la découvrent malade. Cependant, Veronica se contente de le virer de chez lui.

En parallèle, Archie découvre que Cheryl a un nouveau plan pour lui : elle veut tester un sort d’alchimiste pour changer la composition de ce qu’il y a dans son corps, afin de peut-être réussir à lui créer une immunité au Palladium – et le rendre ainsi vraiment incassable. Les détails ne sont pas passionnants, parce que c’est tiré par les cheveux comme Riverdale sait si bien le faire, mais bon, il est décidé qu’ils le feront malgré un petit effet secondaire.

L’effet secondaire en question ? Oh, la mort d’Archie. Rien de grave, quoi. Il prend tout de même le temps de coucher avec Betty avant (histoire d’avoir un petit massage où il est torse nu, faudrait pas perdre les bonnes habitudes) et ne revient que le lendemain pour que Cheryl utilise ses pouvoirs sur lui. Mais ?

La série continue de partir en vrille et est désormais 100% du fantastique et de l’urban fantasy, mais bon, ça me fait rire de les voir partir si loin après tout. Archie finit 100% invulnérable lui et la série part en vrille totale : maintenant qu’il est immunisé, il peut embrasser Veronica et Betty n’hésite pas un instant à le prostituer pour que Veronica se sente mieux.

Putain, mais sérieusement ? C’est un plan à trois improbable à force. Betty reste à regarder un baiser entre Veronica et le seul type qu’elle peut embrasser désormais. Peut-être peux-tu comprendre que ton couple est voué à l’échec si ton mec et ta meilleure amie s’embrassent ? Bon, c’est mignon comme tout de vouloir réconforter une Veronica déprimée que son dernier baiser non mortel soit avec Reggie comme ça, mais… C’est du grand n’importe quoi.

Le pire reste à venir au Babylonium, où Veronica invite les investisseurs à une soirée spéciale où elle prévoit un show pour montrer qu’elle est toujours en pleine forme et que le casino aura bientôt des recettes positives. La série renoue ainsi avec ses premiers amours, avec une excellente performance de Toxic de Britney Spears par Veronica, qui a monté tout un show de dingue pour l’occasion. ET OMG LA CHORÉ D’ARCHIE WTF ? Je ne vais pas me remettre de mon fou rire. Il faut bien pourtant, parce qu’il reste un autre moment incroyable de débilité : Jug se rend compte qu’il est encore amoureux de Betty, mais il promet à Tabitha qu’elle lui manque. Ben moi, oui, elle me manque.

Autrement, le cliffhanger pour Cheryl la voit autrement retrouver Heather… qui ressemble beaucoup trop à Geraldine, non ? Je suis perdu avec cette série, c’est quoi ce cliché de la bibliothécaire pas si sexy là ? La suite au prochain épisode.

 

Compteur d’Archie à poil : +3, il n’était pas en forme dans l’épisode, mais c’est justement une excellente excuse pour se déshabiller apparemment. Cela dit, cet épisode donne vraiment envie de parler des tenues de Cheryl et Veronica aussi. Il fait chaud à Riverdale.

Riverdale – S06E13

Épisode 13 – Ex-Libris – 16/20
Il faut que je justifie cette note, je le sais. L’épisode est bourré des défauts habituels et c’est du grand n’importe quoi tout du long, surtout si on considère le long terme. Seulement voilà, c’est du pur guilty pleasure à ce stade : j’ai adoré cette intrigue autour des livres, le n’importe quoi assumé avec la petite touche de fantastique et les développements complètement improbables. Vraiment, ça fonctionne sur moi cette saison 6 – ça assume tout à fait son non-sens et ça va à un rythme de folie.

Spoilers

Percival veut faire fermer la bibliothèque municipale.

Riverdale, a town without a public library.

Je n’allais quand même pas m’arrêter en si bon chemin ! J’ai repris la série et j’ai bien l’intention de me mettre à jour avant la fin de celle-ci. Possiblement, je suis en train de me jinxer tout seul sur ce coup-là… mais ce n’est pas très grave, c’est Riverdale. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : on peut reprendre le compteur d’Archie à poil avec la première scène de cet épisode !

Betty n’est finalement pas enceinte, et ça permet au couple d’être soulagé… tout en se posant plein de questions sur la manière d’élever un enfant quand même.

Pendant ce temps, Reggie et Veronica semblent bloqués dans une rupture éternelle. J’ai l’impression que c’est la 150e fois que je les vois se disputer pour mettre un terme à leur couple et je ne comprends pas comment à chaque épisode Reggie se retrouve encore à être avec Veronica pour récupérer des affaires. Ce qui est le plus énervant, c’est qu’il souligne tout de même des aspects de Veronica qui sont justes à chaque fois. J’aime bien le voir lui faire remarquer qu’elle tue plein de mecs autour d’elle, tout en n’étant jamais tout à fait toute seule, non plus.

De son côté, Percival passe un excellent début d’épisode en tant que maire. Il débarque donc chez les gens avec la police pour récupérer les livres qu’ils n’ont jamais rendus à la bibliothèque, sachant que sa première action en tant que maire est de fermer la bibliothèque. Cela semble choquer Jughead, alors qu’on n’a littéralement jamais vu la bibliothèque en question en six saisons, si je ne m’abuse.

Bref, ça m’a amusé tout ça. Percival réclame à Jug une édition de la métamorphose qu’il a emprunté lorsqu’il était SDF (hein ?), mais sachez qu’Archie lit également des livres ! Geraldine lui avait conseillé de lire un truc à l’eau de rose au lycée, alors il l’avait emprunté. Chaque fois qu’on pense qu’ils ne peuvent pas être plus ridicules, ils le sont. Ce qui est top, mais improbable, c’est que c’est Archie qui dit exactement la même chose.

En attendant, Percival s’amuse à harceler tous nos anciens lycéens les uns après les autres, récupérant au passage des objets qui leur appartiennent en garantie du remboursement des livres perdus. Bon, je ne comprends pas trop comment il est possible que tous les habitants de la ville oublient de rendre des livres comme ça, hein. Quant à Percival, il récupère le livre du grand-père de Jug, la guitare d’Archie, le squelette du frère de Cheryl, le tableau d’Hiram dans le bureau de Veronica… Une collection passionnante. Betty ne se fait pas harceler par Percival, mais par Alice. Elle n’hésite pas à donner le journal intime de sa fille au maire. Il n’y a que Reggie qui s’en tire, sachant précisément où est le livre en question.

Bon, nos héros sont quand même intrigués par ces actions sans queue ni tête du nouveau maire. Ils convoquent donc une réunion extraordinaire où Veronica souligne que Percival a refusé son argent, alors que Cheryl (oui, elle est là, parce qu’elle doit rendre un livre qu’Heather lui aurait pris – c’est bien, Heather est partout désormais) s’inquiète du parfum de sorcellerie autour de cette chasse aux livres. J’ai tellement ri.

Pourtant, Cheryl semble avoir raison : on voit Percival demander à Kevin de lui rendre lui aussi un livre, avant de jeter clairement un sort sur les objets récupérés et les livres. Le sort ne met pas longtemps à agir : Reggie se rend compte qu’il ne sait plus lire, Veronica est clairement envahie par des araignées imaginaires, Betty est poursuivie par une odeur de Javel qui lui fait voir son père… et on sent que les sorts qu’ils subissent sont en lien avec les livres à retourner.

Franchement, une fois de plus, je tiens à dire que j’aime l’idée, que ce petit côté fantastique colle bien au what the fuck général de la série et que ça pourrait être vraiment sympa comme concept… Mais bon. À l’échelle d’un épisode et dans Riverdale, c’est quand même un grand n’importe quoi. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, en plus : la série se souvient aussi qu’Archie est supposé être prof, recrutant de jeunes militaires se moquant de son passé musical… mais c’est pour mieux le confronter au cadavre de Geraldine.

De son côté, Cheryl est confrontée à son passé, sous la forme d’un fantôme et de quelques roses, alors que Betty fait le lien entre l’odeur de javel et une entrée de son journal intime qu’elle a eu l’occasion de relire en essayant de le récupérer à Percival. Cela fait prendre conscience à Betty qu’elle sentait la javel que son père utilisait quand elle avait 12 pour laver le sang de ses victimes. EUKÉ.

Après Betty – qui confie tout ça à Archie aussi ; ce dernier préférant ne rien raconter à Betty de Geraldine – c’est Reggie qui rend visite à Percival. Il le supplie de récupérer son bouquin pour pouvoir lire à nouveau… mais c’est en vain. Le maire a un autre plan pour lui : il souhaite qu’il donne à Veronica un œuf de Fabergé. Super.

Convaincu par le pouvoir du maire, Reggie l’offre bien à Veronica, qui aperçoit des araignées à l’intérieur de celui-ci. Clairement, on comprend pourquoi elle cherche à retrouver le livre, hein. J’en oublie presque de vous raconter un des trucs les plus funs de l’épisode : Jug a oublié de rendre La Métamorphose, alors il prend cher, ses mains se mettant à saigner. Lui ne parvient pas à récupérer son livre : c’est Doc qui l’a pris, et le maire a envoyé tous les SDF de l’allée de Riverdale marcher jusqu’à la mer. Pas exactement la porte à côté, quoi. En plus, Doc dit avoir vendu le livre, alors ça envoie Jug en Pennsylvanie.

Kevin retrouve Sa Majesté des Mouches bien rapidement. Ce connard a aidé le maire à harceler tous ses potes, mais pas Moose. Cela tombe bien : c’est Moose qui avait le livre de Kevin, et bim, on en profite pour de la drague entre eux, encore. Tout ça sort de nulle part comme la série sait si bien le faire, ça me vend du rêve… jusqu’à ce qu’on enchaîne sur Kevin rendant le livre à Percival et se faisant draguer par le maire. WTF. Bon, ça ne devrait pas me surprendre, le maire semble vouloir draguer tout le monde… mais que ça termine par un baiser entre eux, c’était tout de même trop rapide.

Inévitablement, tous nos héros qui ne sont plus supposés être adolescents se donnent à nouveau rendez-vous pour essayer de comprendre ce qui arrive. Cheryl, toujours aussi blasée que d’habitude, explique qu’ils sont confrontés à leur plus grande peur, tout simplement. Pour briser le sort, il suffit en théorie de retrouver le livre et de le rendre à Percival, tout simplement.

C’est plus simple à dire qu’à faire : les livres sont introuvables et affronter ses démons, ça fait peur. Archie semble le plus affecté par son trauma, avec Betty obligée de lui faire prendre conscience que Geraldine était une prédatrice sexuelle. J’ai tellement ri devant cet épisode – ce que dit Betty est 100% vrai, hein, mais la série ne l’a jamais vendu comme ça avant et semble vouloir se racheter on ne sait pas trop pourquoi, tout en nous foutant plein de flashbacks de Geraldine. Insupportable.

De son côté, Veronica fait appel à Heraldo et what the fuck ? Elle est supposée faire face à un sort qui lui fait affronter ses plus grandes peurs – bon, les araignées, ce n’est pas original – et elle se retrouve à draguer un random à nouveau, pour ne pas finir seule, une fois de plus. Elle donne raison à Reggie, au moins, elle est incapable de rester seule et passe une excellente nuit. Le réveil est moins sympathique, par contre : ce pauvre Heraldo est mort dans le lit à côté de Veronica.

Cela ne semble pas la faire flipper plus que ça quand elle appelle Reggie. Ce qui l’énerve ? L’œuf, les araignées qui ont mordu Heraldo et Reggie. Non, vraiment, c’est Reggie qui énerve le plus Veronica, pas le fait qu’Heraldo soit mort à cause d’elle. Par contre, Reggie ne sait plus lire, mais il sait encore faire des maths et se retourner contre le maire quand il comprend ce qu’il se passe. Contre ? Non. Son but est que Percival lui apprenne à se servir de sa magie.

Toute cette intrigue était amusante, mais comme prévu, elle ne dépassera pas l’épisode. Ce qui fut le sujet d’intérêt de toute la ville pendant tout un épisode est vite oublié quand Jug revient de Pennsylvanie avec les bouquins introuvables de tout le monde. C’est amusant comme tout, et ça permet à tout le monde de récupérer ses affaires.

Cheryl préfère quand même brûler les objets par mesure de sécurité. Elle ne le fait pas avec le livre de Jug, qui refuse de voir son grand-père disparaître, ni avec le tableau d’Hiram, parce que Veronica assure que personne n’aura de pouvoir sur elle. Ah, pas si sûr : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que le venin qui a tué Heraldo vient des lèvres de Veronica – un baiser lui a donné la mort. Et vous savez ce que j’ai dit à voix haute à ce moment-là ? J’adore.

Sinon, malgré tout le reste, Betty continue aussi son enquête sur le tueur aux sacs poubelles. Ce nom continue de me faire rire plus que nécessaire, et la percée de Betty dans cet épisode, c’est que leur serial killer pourrait peut-être avoir une petite fille. Super.

Autrement, vous l’aurez compris : pas de Tabitha (Jug a peur de mourir seul), de Tony, de Fangs (Kevin est occupé avec d’autres)… Mais tout le monde s’en fout apparemment.

Compteur d’Archie à poil : +1… Enfin, +2 si on compte le flashback avec Geraldine, quand même.

 

9-1-1 Lone Star – S04E12

Épisode 12 – Swipe Left – 16/20
Si certaines choses m’ont bien énervé – et dès le début de l’épisode en plus – je trouve que la saison continue de très bien jouer la carte de l’humour. Comme il n’y a qu’un seul personnage que je n’aime pas dans la série, ça a pour avantage que j’adore inévitablement chaque épisode. En plus, les différentes interventions de l’épisode fonctionnaient bien avec les intrigues en cours et l’idée de base de l’épisode était suffisamment divertissante pour nous proposer de passer un vrai bon moment.

Spoilers

Quelques rencards, beaucoup d’humour.

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Is this against hotel policy?

Ce début d’épisode est surprenant, avec TK et Carlos qui stressent avant des entretiens pour trouver la personne qui les unira à vie. Dans cette série, je m’attendais plutôt à ce qu’ils se tournent vers un pompier. Cela limite le budget. Bon, on n’est pas à l’abri que ce soit la conclusion finale, surtout quand on voit les entretiens.

Concrètement, c’est un Enfer – et je ne parle pas du même que celui du révérend qui leur promet une vie éternelle ensemble là-bas : le révérend homophobe, le rabbin qui veut convertir Carlos après un entretien parfait, la femme très spirituelle qui ne croit pas en l’importance du temps… Autant dire que ce n’est pas gagné pour le mariage.

L’autre chose qui n’est pas gagnée et qui m’a énervé comme rarement, c’est que Carlos révèle au passage qu’il ne veut pas d’enfants – contrairement à TK. Oh putain. Comment est-ce que c’est possible, en 2023, d’envisager un mariage sans s’être possiblement demandé avant s’ils voulaient ou non des enfants ? Vraiment, les séries me soulent. C’est toujours LE sujet qui vient briser les meilleurs couples.

Je ne sais pas, dans la réalité, on en parle avant, non ? Le débat qui suit entre Carlos et TK m’a donc passablement énervé, parce que les voir s’engueuler pour ça, ça m’a soulé. C’est le genre de choses que j’ai tendance à penser évacuées bien avant qu’on envisage d’emménager ensemble, même. Je dois être dingue – ou j’ai vu trop de séries par rapport à ces personnages, au choix. En plus, quelle tristesse : j’aurais parié sur le contraire, je vois bien Carlos avec des enfants moi – même si effectivement il a fait de la merde avec leur lézard. Le pire, c’est qu’en fin de conversation, ils finissent par ignorer le sujet, concrètement.

Le sujet reste central durant tout l’épisode, cependant, avec notamment TK s’interrogeant sur la relation entre Tommy et ses filles. Il était tout mignon à lui en parler. Bien sûr, Tommy est fière de voir ses filles grandir – et j’avoue que je suis un peu choqué de les voir si grandes d’un coup. J’ai l’impression qu’elles avaient dix centimètres de moins en début de saison, mais c’est sûrement moi qui suis fatigué.

La première intervention de l’épisode a mis du temps à venir, mais elle valait le coup de l’attendre. On nous ramène l’insupportable couple qui avait eu la bonne idée de faire un procès à Marjan pour se foutre d’eux, mais en attendant, ils sont insupportables. J’ai eu envie de casser ma télé quand ils hurlaient depuis leur décapotable là… et j’ai possiblement dit à voix haute que j’avais hâte qu’ils aient un accident, surtout pendant la course complètement irresponsable.

Je ne m’attendais pas cependant à ce qu’ils soient recouverts, littéralement, de fertilisants et d’excréments. Cela ne donnait pas envie d’être à leur place, mais l’humiliation atteint son paroxysme quand les pompiers qui débarquent pour les sortir de là sont ceux de la caserne 126. Le karma est à son comble, vraiment.

Bien sûr, les scénaristes profitent de l’occasion pour en faire des tonnes, surtout avec Owen qui prend tout son temps et laisse finalement à Marjan l’opportunité de choisir si oui ou non ils porteront des masques pour réduire l’odeur. On en arrive alors, une fois de plus, à un cas qui me pose problème sur l’éthique morale de ce que veut vendre la série avec les réseaux sociaux de Marjan : elle accepte de leur donner des masques s’ils acceptent de tourner une vidéo pour sa story.

On casse totalement le réalisme de ce que serait cette intervention dans la vraie vie, d’une part ; mais en plus, d’autre part, je trouve que ça ne met pas forcément en valeur Marjan. Bien sûr, elle fait passer un bon message et empêche un couple toxique de nuire à des gens qui leur ont pourtant donné de l’argent pour leur payer une nouvelle voiture qu’ils ont dégommé bien vite… mais bon, ce n’est pas tellement son boulot a priori.

J’ai décidé de ne pas trop me concentrer sur cet aspect de l’épisode, cependant, histoire de rester bien centré sur le côté humoristique qui est efficace. On enchaîne avec un acteur de Zoey’s Extraordinary Playlist, et ça m’a fait tout bizarre de le voir comme ça, en coach de physiothérapie qui drague très clairement Marjan, plus encore qu’il ne l’aide à se remettre de sa blessure. C’était drôle de voir la réaction de Paul face à ce flirt, d’ailleurs, parce qu’il se rend compte très vite de ce qu’il se passe entre cette patiente et son coach.

Il l’embête avec ça donc elle réagit de manière logique en fuyant sur les réseaux sociaux. Sa joie de voir les Gerald être ridiculisés se volatilise bien vite par contre : elle découvre que son ex Salim vient d’avoir un bébé. Merci Instagram. Elle est inévitablement triste de la situation et ça la remet face à son célibat.

Toute la caserne s’en mêle aussitôt, pour savoir pourquoi elle ne reprend pas les rencards. Il lui faut théoriquement un chaperon pour ça, et c’est loin d’être le problème qu’elle souligne que c’est : elle a toute la caserne pour ça. Inévitablement, Owen se mêle aussi de la conversation, évidemment, et lui conseille de télécharger trois applications de rencontre.

Marjan prend alors conseil de la part de tout le monde, et ça me fait rire de la voir ramer comme ça avec ses potentiels rencards. Nancy et Carlos sont de bons conseils, au moins. Ils font aussi de bosn chaperons, contrairement à Owen – sous le charme du prétendant encore plus que Marjan – ou Mateo – qui est de loin le pire. Mon prétendant préféré était clairement celui présent avec TK et Carlos, mais bon, c’était un fan d’Harry Potter un tout petit trop peu radical.

Finalement, Marjan espère pouvoir donner suite avec le prétendant qu’elle rencontre lorsqu’elle est avec Owen. Moi, je ne le sentais pas et je suis bien satisfait de ce qu’a donné l’épisode ensuite. Avant d’y arriver, toutefois, Marjan s’est retrouvée à devoir attendre d’avoir de ses nouvelles, ce qui prenait beaucoup plus de temps que ce qu’elle espérait. J’étais content que Marjan veuille se rebeller contre le patriarcat, expliqué par toute la caserne, mais bon, les scénaristes s’amusent juste à lui faire recevoir un texto au moment où elle allait briser le silence entre eux.

Tout ça nous mène finalement à une deuxième intervention. On suit une femme enceinte débarquer à un motel où elle aperçoit la voiture de son mari. C’est pas ouf, ça. Elle essaie donc d’obtenir le numéro de chambre de son mari en négociant avec l’homme à l’accueil. En vain. La pauvre se fait donc dégager bien vite, car ce n’est pas la politique de l’hôtel de donner la moindre information sur les clients – surtout qu’elle n’est pas la première femme trompée de la semaine à essayer d’obtenir cette information. On lui promet même d’appeler les flics… ce qui serait possiblement une meilleure idée que ce qu’elle se décide de faire ensuite : elle vole un engin de chantier pour venir éclater la baie vitrée du restaurant du motel. Elle a l’air de trouver ça fun apparemment.

C’est le genre d’épisode qui donne envie d’être cascadeur pour pouvoir s’éclater à faire de même. Après… Détruire un mur, c’est cool, mais s’acharner comme elle fait, ça craint, franchement. Le No-Tell Motel devient clairement un motel qui attire l’attention – en étant à moitié détruit, en plus. L’avantage de ce genre d’intervention, c’est que ça nous permet de retrouver un peu tout le monde sur scène : Carlos est là pour arrêter la femme, les pompiers sont là pour sécuriser les lieux et l’équipe médicale est là pour s’occuper de la femme enceinte.

Bon, avant ça, il faut déjà la sortir des décombres dans lesquels elle s’est foutue. On peut compter sur Mateo, Paul et surtout Marjan pour ça. Ils m’ont bien fait rire à insister sur le fait qu’aucun juge ne la condamnerait, surtout au Texas. Je suis à peu près sûr qu’il y a un fond de vérité, mais elle a quand même détruit la moitié d’un motel, alors j’imagine que les répercussions seront loin d’être cool quand Carlos l’aura arrêtée.

Bien sûr, on n’en saura rien, car je doute que la série donne suite à cette histoire. Finalement, la femme enceinte voit son mari sortir de la chambre avec sa copine… et bim, le mari n’est autre que le prétendant parfait de Marjan. Décidément, l’épisode joue la carte de l’humour jusqu’au bout. La réaction de Marjan était parfaite, celle de la femme enceinte aussi (et ma foi, celle de Carlos a aidé à m’achever).

En revanche, celle d’Owen ? Putain, mais reste à ta place. Il me soule lui. Il déprime tellement qu’il décide de s’acheter plein de poulet fris tout seul, quoi. Par chance pour lui, TK passe le voir pour parler avec lui de la crise que traverse son couple. L’épisode est plutôt sympathique sur le sujet : il nous met en parallèle la conversation entre Owen et son père, et celle entre Carlos et sa mère. C’est enrichissant, parce qu’on voit le point de vue des deux personnages du couple. Et ça me réconcilie avec Carlos : il ne veut pas devenir père par peur de ne pas être à la hauteur, à cause de la relation qu’il avait lui-même (ou plutôt n’avait pas) avec son père.

C’était bien comme manière d’approcher le sujet, et ça mène à la très jolie conclusion que le couple est en fait prêt à attendre. Tout ce qu’ils veulent, c’est être ensemble. Si Carlos arrive un jour à se décider à vouloir être père, alors tant mieux. Sinon, tant pis. En attendant, ils auront un Louis II à retrouver comme ils peuvent, parce que Carlos offre à TK un animal de compagnie – la première étape selon lui (humph, j’ai un doute) – qui se fait la malle à la première occasion. C’était marrant comme manière de conclure l’épisode.

Quant à moi, avant de conclure la critique, il me faut encore parler de Marjan et de sa vie amoureuse. Sans trop de surprise, quand on suit Marjan et Paul en train de faire des courses pour qu’elle aille préparer à son collègue un dîner avec sa nouvelle copine, Marjan se retrouve nez à nez avec son coach. Dans un magasin qui vend des produits halal, si j’ai bien suivi (non, je n’avais pas les sous-titres). Marjan découvre que son coach est musulman et lui donne rendez-vous le jeudi prochain après une petite scène toute sympathique. L’avantage, c’est qu’elle a un chaperon avec elle : Paul insiste donc pour qu’il soit invité le soir-même.

Bon, on le reverra notre acteur de Zoey, et c’est très bien comme ça. Espérons juste que Grace sera là aussi, parce qu’elle n’a pas eu de temps d’écran cette semaine – Judd n’en a pas eu beaucoup non plus d’ailleurs. De toute manière, cette saison, c’est le Marjan Show j’ai l’impression. Et j’adore ça !