9-1-1 Lone Star – S03E14

Épisode 14 – Impulse Control – 15/20
Bien que tout à fait prévisible à plusieurs reprises, cet épisode m’a beaucoup plu. Son thème est plutôt logique à ce moment de la saison, avec un écho évident à un personnage qui avait besoin de prendre conscience de son problème pour peut-être espérer le traiter efficacement. En parallèle, d’autres personnages sont développés à nouveau, en suivant une voie qui me plaît bien. Bref, les personnages sont bien écrits, et c’est exactement ce que j’espérais pour redynamiser cette saison.

Spoilers

Les excès de colère peuvent ruiner des vies, et ce n’est pas les personnages de cette série qui vous diront le contraire.

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She really doesn’t.

Le mystère des drive de fastfood s’épaissit pour moi quand je regarde ce début d’épisode avec un client de fastfood qui s’énerve contre le serveur qui a mal pris sa commande, est sûr d’avoir raison et finit par vouloir lui sauter dessus quand il insulte sa femme, de manière totalement désinvolte. En vrai, ce vendeur m’a énervé aussi, mais de là à lui sauter dessus comme ça à travers la fenêtre ? Je crois que cet homme mérite un peu ce qui lui arrive. Bloquer le drive, ça aurait été déjà suffisamment drôle comme ça.

Là, le pauvre, ça se retourne contre lui : le client reste bloqué dans la fenêtre du drive et se retrouve à devoir attendre l’arrivée des pompiers pour en être décoincé. Et tant pis si en plus du lubrifiant, il faut de la graisse de fastfood pour s’en sortir. Franchement, j’ai hésité pendant toute la scène : est-ce que ça me faisait rire ? Est-ce que ça m’angoissait ?

C’est franchement déprimant de voir tous les gens qui filment avec les portables. Clairement, ça ferait un carton sur les réseaux sociaux, et en plus, on nous informe que ce père de famille colérique est un habitué de ce genre de problèmes. C’en est presque surprenant que son fils ne le rentabilise pas. Nos héros s’énervent un peu des réactions du public, mais grosso modo, ils ignorent tous les problèmes qui s’ensuivent et enchaînent les phrases comiques.

Clairement, le tout est écrit pour nous faire rire aussi – jusqu’à la phrase assassine du vendeur à la fin – et c’est drôle, je vois que c’est drôle… Mais je n’ai pas pu m’empêcher de me rendre compte que c’était super triste : les gens filment vraiment désormais, et personne n’a envie d’être filmé comme ça, dans des situations d’urgence.

Le point d’intérêt pour les scénaristes est toutefois d’avoir l’occasion de faire parler Owen du psy qu’il allait voir pour gérer sa colère. Ses collègues l’entendent et sont ravis qu’il en dise tant de bien, parce qu’il a clairement besoin d’y retourner, ayant frappé trois hommes de plus depuis sa dernière session imposée par sa hiérarchie. Les pompiers envoient donc Marjan au front pour en faire prendre conscience à Owen, même s’il est totalement dans le déni et trouve encore le moyen de justifier ses actions.

La vérité, c’est qu’il s’énerve trop facilement et souvent pour rien. Et c’est bien que Marjan lui fasse enfin remarquer, allant jusqu’à parler de sa vie commune avec Catherine qui a bien dérapé depuis leur engueulade. On voit bien qu’Owen commence à y réfléchir, et l’idée fait son chemin, surtout quand la deuxième intervention voit les pompiers intervenir pour… s’occuper du même père de famille.

Ne maîtrisant toujours pas sa colère, il décide cette fois-ci de s’en prendre à l’adversaire de catch de son fils. Autant dire que ce n’est pas sa plus brillante idée, surtout quand il se retrouve coincé dans les gradins, les fesses à l’air une nouvelle fois. Les pompiers eux-mêmes ne résistent pas à l’idée d’en faire des blagues, même si Marjan essaie aussi de rassurer le pauvre père de famille sur la durée de vie des memes.

Ce qui devait arriver arriva toutefois : son pantalon craque devant tous les portables de tout le monde, et j’ai juste tellement de la peine pour lui – même s’il a l’air horrible à ne pas maîtriser sa rage. La série s’apitoie un peu sur son sort, à raison, je trouve, et ça me fait de la peine. C’est intéressant de réussir à nous attacher à ce personnage, en plus, même si c’est un peu brouillon de le faire grâce à un parallèle avec Owen.

Sa relation avec Catherine ? Pas si calme et épanouie qu’il l’espérait : Catherine a décidé de rompre suite à une dispute clairement provoquée pour des broutilles – ce quiproquo de l’épisode précédent devrait plutôt être une situation risible… Mais je la comprends tout de même : Owen s’est emporté trop rapidement, sans la laisser parler, ça doit être plus que blessant. Catherine accepte toutefois de revoir Owen au moins une fois, pour envisager de reprendre sa relation avec lui. Elle y met toutefois une condition : elle voudrait qu’il entame une thérapie pour mieux gérer ses excès de colère. Celui qu’il a eu contre elle n’était pas si énorme pourtant ; mais c’était suffisant pour lui faire peur pour la suite, apparemment.

Bien sûr, cela provoque un autre excès de colère chez Owen, et donc une rupture bien plus définitive cette fois. Catherine lui laisse l’opportunité de la rappeler toutefois, seulement s’il accepte vraiment son besoin d’une thérapie – pour sa colère autant que son entêtement.

Ce n’est toutefois pas encore la goutte d’eau dont il a besoin pour se bouger vraiment. Non, la vraie goutte d’eau ne vient que lors de la troisième intervention, qui nous présente à nouveau Al, le père de famille ayant la fâcheuse tendance à se coincer dans le derrière. Alors qu’il se rend chez le psy, en compagnie de toute sa famille, il se trouve pris à parti par un chauffard qui essaie de lui rentrer dedans sans trop de raison, le pousse à l’excès de vitesse, le double avec une bière à la main, puis le nargue avec un flingue.

Il finit par provoquer un accident – et pas un petit accident, le genre bon gros carambolage… Et pourtant, c’est lui, ce mec bourré avec un flingue, que les secours décident de soigner et sauver en premier. Al ne le supporte pas, considérant que sa famille, avec des blessures légères, méritait bien plus l’attention des secours. Clairement, ce genre de situation est énervante pour de vrai, bien plus que les autres raisons pour lesquelles on l’a vu s’énerver.

Et même s’il était en chemin pour sa thérapie, même s’il voulait voir le monde d’un œil nouveau et avec positivité… apprendre de la part de Mateo que l’homme allait survivre le fait vriller vraiment. Il utilise donc le flingue de cet homme pour le tuer, devant tous les pompiers. Owen comprend bien sûr ce qu’il en est une demi-seconde avant que ça n’arrive, et dix bonnes secondes après nous, mais c’est trop tard : Al tue l’homme, sans trop hésiter, et devant sa famille dépitée.

C’est finalement cette situation qui pousse Owen à aller consulter en fin d’épisode, et c’est une très bonne chose. L’autre très bonne chose, bien plus surprenante, vient du côté de Nancy et Mateo.  Nancy voit son patient mourir sans rien pouvoir faire lorsqu’il se fait tirer dessus trois fois par Al ; Mateo ne peut que culpabiliser de ne pas avoir compris juste avant ce qu’allait faire Al… et les voilà tous les deux à être ravagés par des remords et une culpabilité alors qu’ils étaient irréprochables.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que ces personnages se rapprochent et aillent prendre un café ensemble. Franchement, je ne m’y attendais pas, mais c’est un couple qui pourrait vraiment fonctionner. Et puis, j’aime beaucoup Nancy, la voir heureuse, ça me ferait plaisir : c’est typiquement le genre de personnage qui a su gagner mon affection avec le temps.

L’épisode propose de s’immiscer à nouveau dans la vie perso de Tommy, histoire de continuer l’intrigue de l’épisode précédent où elle apprenait à vivre sans Charles. C’est l’anniversaire de ses jumelles, organisée par Tommy avec brio – et avec l’aide de Grace et Judd. C’était fun comme tout à voir, et ça fait du bien après l’horreur de son intrigue perso à la mort de Charles.

C’est d’ailleurs le premier anniversaire des filles sans leur père, et ça s’avère plutôt violent quand les scénaristes en profitent pour remuer le couteau dans la plaie une nouvelle fois. La vie de Tommy n’est pas simple du tout, clairement. En effet, elle voit débarquer son beau-frère chez elle sans qu’il ne s’annonce à l’avance. Julius est le petit frère de Charles dont nous n’avons jamais entendu parler avant, mais il y a une raison à cela : Tommy le déteste. Charles arrivait encore à le supporter… Mais l’aurait-il supporté en apprenant qu’il ne viendrait pas à son enterrement ?

Pas sûr. Tommy est sûre d’elle en tout cas : elle ne veut pas de lui dans sa vie et dans celle de ses filles. Elle le vire de chez elle, plutôt poliment à vrai dire, étant donnée la situation. Le lendemain, elle est en plus forcée de se justifier auprès de Judd, ce que j’ai trouvé abusé. Je pense bien qu’elle a ses raisons et probablement ses torts, mais voir un de ses amis lui tomber dessus comme ça, j’ai eu de la peine pour elle.

Dans le fond, Judd a raison et est bien placé en tant que meilleur ami pour lui faire remarquer… mais je me serais plutôt attendu à cette approche de la part de Grace. Je crois que c’est ce qui m’a déstabilisé. En même temps, c’est toujours un plaisir d’avoir une vraie amitié homme/femme dans une série, pour une fois. Et puis, ça fait avancer Tommy, l’air de rien, même si elle paraît ne pas changer d’avis.

Elle finit par le faire, évidemment, quand les filles la supplient également, à travers une lettre qu’elles souhaitent envoyer à leur oncle, en sachant très bien que Tommy la lira. C’était mignon de la part des petites, et ça fait que Tommy est forcée de se confronter à Julius, parce que ses filles ont raison : Julius fait l’effort de se pointer désormais, et elle ne le laisse pas faire en continuant de lui en vouloir de ses absences précédentes.

La scène avec Julius est aussi prévisible que bien écrite, ce qui est paradoxal : concrètement, Tommy invite Julius pour lui reprocher son absence à l’enterrement de son grand-frère et évacuer sa colère. Julius lui explique alors qu’il était là, devant l’Eglise, et qu’il n’a pas osé, pas pu, entrer dans l’Eglise. C’est triste comme tout, les deux personnages rouvrent la blessure du deuil qu’ils ont en commun, s’excusent, se pardonnent et… s’embrassent ?

Trop de whisky, trop de deuil, trop de dérapage. La scène nous dégomme le personne de Tommy en quelques minutes, parce qu’évidemment, elle est toute perturbée par ce baiser. Cela doit faire plus ou moins un an que son mari est mort, elle se retrouve à embrasser le frère de celui-ci, c’est perturbant, tout de même.

Malgré tout, elle demande à Julius de garder les jumelles toute une journée quand elle part travailler, et elle ne le regrette pas. Il est génial avec les petites, raconte des histoires sur Charles qu’elle ne connaît pas et tout se passe tellement bien qu’elle décide de faire comme si ce baiser n’avait jamais existé, avant de proposer à Julius de rester vivre avec elle et les filles le temps qu’il sera à Austin avec son groupe – parce que bien sûr, il est dans un groupe de musique l’oncle cool.

9-1-1 Lone Star – S03E13

Épisode 13 – Riddle of the Sphinx – 16/20
L’épisode marque des points en se concentrant beaucoup sur les personnages et guest stars que je préfère, mais je me rends tout de même compte que je ne suis plus du tout objectif. Ce n’est pas bien grave, je n’ai jamais prétendu que mes critiques l’étaient de toute manière. C’est un bon épisode, même s’il ne propose que peu d’interventions des urgentistes. Finalement, je suis là pour les personnages plus que pour les situations dingues, contrairement à la série-mère.

Spoilers

TK gère comme il peut le retour à la case départ de sa sobriété, Tommy son retour à la case départ en romance.

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Purple elephant

Un bon dimanche devrait toujours commencer par une petite série, non ? C’est avec plaisir que je me suis lancé dans un visionnage de plusieurs épisodes, même si le début de celui-ci m’a vraiment perturbé avec son filtre sépia qui m’a paru plus violent que dans les précédents. Après ça ne vaut pas la violence de ce début d’épisode tout court, avec un accident de voiture dans tout plein de foin et une victime allergique qui risque de finir paralysée chaque fois qu’elle éternue.

L’intrigue était bien foutue, avec une astuce d’Owen pour éviter qu’elle n’éternue : répéter en boucle les mêmes mots. La victime peut ainsi être évacuée sans souci et on pourrait penser que ça s’arrête là, mais non : les scénaristes ont plus d’un tour dans leur sac. En effet, Mateo trouve alors un pied, forçant tous les pompiers à chercher un autre corps – amputé de son pied. Le pauvre cycliste percuté par la voiture finit par être secouru, mais c’est une sacrée chance tout de même, parce qu’il était bien enfoui dans le foin.

Attendez, pardon, mais depuis quand Carlos a des lunettes ? Cela lui va si bien et TK a tellement raison : il est bien trop mignon ce Carlos, l’homme parfait ! Nous sommes en tout cas quatre-vingt dix jours après l’épisode où TK a recommencé a repris la drogue contre son gré, merci la psychopathe stalkant son père. Je suis content de voir que les scénaristes n’oublient pas cette intrigue et se concentre sur sa sobriété, tout en insistant sur sa difficulté de revenir à la case départ alors que sa mère n’est pas là. Bref, heureusement que Carlos est là pour lui.

Toutefois, il est difficile de ne pas remarquer la jalousie de Carlos quand il est question de Cooper, un autre AA que TK semble voir beaucoup. Il en parle souvent à Carlos et semble vouloir en faire son parrain, mais cela ne convient pas du tout à Carlos. Tu m’étonnes. Bon, je sens l’intrigue où le Cooper sera vieux et père de famille, si ce n’est grand-père… mais en attendant, ça torture Carlos, et tous les fans de Tarlos avec : Carlos se réveille en pleine nuit pour constater que TK est au téléphone avec Cooper. Vraiment, il passe tout son temps avec, et il le surnomme même Coop, ce que TK n’a jamais fait face à Carlos.

Malheureusement, lorsque Cooper passe chercher TK chez lui pour l’emmener, il s’avère que Cooper est grave beau lui aussi. Alors certes, il est hétéro, mais ça n’empêche pas Carlos de développer de la jalousie qu’il sait mal placée et dont il ne veut pas vraiment parler. L’intrigue fonctionne bien pour le coup : lorsque TK rentre finalement, en retard en plus, Carlos fait donc la tronche, mais sans vouloir le montrer pour autant.

TK n’est pas stupide et comprend vite ce qu’il se passe, et la situation est dérangeante à regarder : concrètement, Carlos est jaloux de savoir qu’il n’est pas suffisant pour TK – et même si TK ne le trompe pas physiquement, il ne lui confie pas tout de sa vie, alors que c’est ce que Carlos voudrait. À l’inverse, TK essaie de lui expliquer son point de vue, et son besoin de personnes étant passés par les mêmes difficultés que lui pour ne pas replonger dans l’alcool. C’est vraiment délicat comme intrigue : je me retrouve totalement dans la jalousie mal placée de Carlos ET dans les arguments rationnels de TK. Après, peut-être qu’il aurait pu se choisir un parrain différent aussi, pour aider à faire passer la pilule.

La série se souvient également sur la fin d’épisode qu’elle est supposée proposer des interventions de pompiers… et elle le fait de manière assez horrible avec une intrigue qui sort de nulle part, comme bien souvent. On a ainsi une dispute entre mère et fils qui se termine super mal, avec la mère qui meurt de manière bien stupide en essayant de ramasser un ticket de parking qu’elle a fait tomber au sol. Bon, elle meurt en mettant mal son frein, mais tout de même, c’était horrible parce que c’est une situation qui me stresse déjà suffisamment comme ça, les sorties de parking.

Bref, on s’en fiche, je ne conduis jamais de toute manière ; mais le vrai but de ce segment était de nous montrer un TK présent au moment où un adolescent apprend la mort de sa mère. C’est super violent pour lui, et il est ravagé lorsqu’il rentre chez lui, inévitablement. Il est dans un état de dépression tel qu’il refuse d’aller à sa réunion quotidienne d’alcooliques anonymes.

Carlos le découvre donc dans cet état de détresse émotionnelle énorme et ne sait pas bien quoi faire pour lui. Forcément, la seule solution est finalement d’appeler Cooper. C’est trop rapide comme manière de faire évoluer les personnages, mais l’idée est d’avoir un Carlos qui comprend bien ce qu’il en est des besoins de TK – et qui s’y adapte. Le petit sourire de Carlos quand il sort après un « je t’aime » de TK, tout en laissant TK et Cooper discuter dans l’appartement de ce qui ne va pas ? Clairement, c’était pour me tuer. Après, Carlos qui dit ne pas savoir quoi dire exactement à TK, je ne sais pas. Outre l’alcool, il y a le deuil, et ça, il peut y faire face en théorie. Mais bon, c’était touchant comme intrigue et je suis totalement vendu à n’importe quelle scène Tarlos de toute manière.

Sinon, au petit matin, nous retrouvons Catherine et Owen pour découvrir que tout va bien entre eux. Après les débuts de relation bien mouvementés qu’ils ont eus, c’est sympa de voir qu’ils peuvent avoir une matinée tranquille… sauf qu’elle ne l’est pas. En effet, Catherine est appelée en urgences au boulot, alors qu’elle devait récupérer auprès de son ex Horatio, le chat dont il partage la garde. Original comme situation, non ?

Le problème, c’est que l’ex est invité par Catherine à venir déposer le chat directement chez Owen, et ça ne peut que mal tourner, franchement. Pour ne rien arranger, Owen s’inquiète déjà que son chien ne supporte pas le chat et vire Matéo de la maison parce qu’il y est allergique – bon, en vrai, Mateo se vire tout seul.

Patrick, l’ex de Catherine ? Eh ben… Il ne ressemble pas du tout à Owen, physiquement, contrairement à ce que Catherine avait sous-entendu. Il y a tout de même des ressemblances, dans le caractère : Patrick est absolument insupportable. Il est aussi beaucoup plus vieux que Catherine, donc, ce qui fait que Judd imagine que la ressemblance principale que Catherine voit entre Owen et Patrick est… leur âge. Aha. Il imagine Catherine avoir un « daddy thing », et ça me fait bien rire.

D’un coup, Owen se sent vieux… et il le fait sentir à Catherine quand elle rentre chez lui le soir, s’énervant face à elle parce qu’il considère que la relation honnête qu’ils avaient est un mensonge. Il lui reproche de se chercher un daddy et de le manipuler… avant de rencontrer le vrai ex-mari de Catherine. Celui qui a déposé le chat était en fait son ex-beau-père, qui a le même nom que son fils. Patrick ? Il ressemble vraiment à Owen.

Par contre, Catherine n’apprécie pas du tout de s’être fait engueuler par Owen sans raison, et elle le quitte sur le champ. C’est un peu excessif de le quitter pour ça, surtout après ses excès de colère des épisodes précédents qui ne semblent jamais avoir gêné Catherine.

En parallèle de tout ça, Tommy se retrouve avec un crush totalement imprévu dans son groupe de conjoints en deuil. J’en suis plus qu’heureux : la série a embauché Amaury Nolasco pour jouer le rôle de Morris, un mari endeuillé qui tape dans l’œil de Tommy. Et moi, je suis heureux de retrouver l’acteur de Prison Break. C’est quand même fou de se dire que je ne l’ai jamais vu ailleurs que dans cette série-là, je crois.

Toujours est-il qu’il drôle, sympa, souriant et beau ; alors évidemment, Tommy le remarque. Sa voisine de réunion aussi le remarque et fait tout pour les mettre ensemble, mais ils sont adultes et parviennent à se débrouiller seul pour s’organiser un rencard autour d’un dîner. Les deux sont toutefois confrontés au problème de reprendre les rencards malgré un parcours de vie difficile.

Tommy est extrêmement stressée par le rencard, au point de ne pas savoir comment s’habiller et se comporter comme une adolescente qui appelle Grace alors qu’elle est au milieu de sa journée de travail. C’est une bonne idée, parce que Grace est super forte pour la remotiver, lui donner les bons conseils et réussir à la convaincre de se rendre au rencard, armée de mouchoirs, au cas où.

Après tout, Tommy est confrontée aux doutes bien légitimes sur ce qu’elle est en train de faire, pas vraiment certaine d’être prête à reprendre ce chemin des rencards. Pourtant, sur place, elle s’en tire bien, surtout que Morris est charmant avec elle et sait quoi lui dire pour que le souvenir de Charles soit présent sans être trop lourd à porter – sans que ça ne gâche le rencard aussi. S’il sait quoi dire pour la rassurer et faire passer la gêne, il est toutefois pris de court quand elle évoque le plat préféré de son ex à lui. Bref, Morris finit en larmes, et la soirée se passe mal pour Tommy qui se retrouve plutôt à jouer la psy que la nana en rencard.

Tommy rentre finalement très tôt chez elle auprès d’une Grace babysitter un peu angoissée d’avoir été trop pushy avec sa meilleure amie. C’était une bonne chose pourtant : Tommy la remercie de l’avoir aidée à recommencer à vivre.

Manifest – S04E05

Épisode 5 – Squawk – 16/20
S’il y a toujours des raccourcis douteux et des révélations qui ne tiennent pas forcément la route sur le mystère global de la série, je suis plutôt heureux de la tournure des événements dans cet épisode. Je trouve que l’on avance assez vite et bien dans l’intrigue et qu’une première partie de saison semble vraiment se résoudre. Pour autant, il reste des pistes pour le reste de cette mi-saison, alors c’est bien plus agréable à bingewatcher que l’épisode précédent.

Spoilers

Ben étant retenu en otage chez Adrian, tout le reste du casting part à sa recherche.

Stubborness must be a genetic trait.

On ne va pas se mentir, ça fait un peu peur de lire que cet épisode dure 46 minutes quand le précédent m’a paru si long. En même temps, j’ai prévu de vraiment avancer dans cette saison pour le #WESéries donc j’ai l’impression de ne pas avoir le choix, tout simplement. Je tente un second épisode et si c’est trop lourd, je passe à autre chose par contre.

L’épisode reprend deux heures après le cliffhanger de l’épisode précédent : Vance débarque chez les Stone pour les avertir de la quête solo de Ben. Bon, il est surtout là pour en retrouver la trace, en vain. Il peut toutefois compter sur les Stone pour vite se mettre au boulot afin de retrouver Ben. Malheureusement, si toute la famille s’y met, ça ne mène à rien : Ben a bien appris à couvrir ses traces grâce à Vance lui-même. Mais lol. Sinon, on note que Michaela n’est toujours pas habituée aux Appels et ne comprend pas que la guêpe qui tourne autour d’elle n’a rien à faire dans le grenier des Stone.

À la place, elle préfère traquer son frère en allant parler avec Eagan en prison, où il est encore, dans l’espoir de trouver une piste crédible. Pas de bol pour elle, Eagan n’a pas envie de lui parler (et les scénaristes n’ont pas envie de payer l’acteur).

Au petit matin, Jared se rend chez Adrien pour interroger Erika, la passagère qui a acheté beaucoup d’engrais. Elle a une bonne excuse et les murs de pierres de la maison d’Adrian empêchent les cris étouffés de Ben de se faire entendre de l’extérieur. Yep, Ben est prisonnier dans la maison, sans trop de surprise.

Si Adrian garde bonne figure devant Jared, il est inquiet de voir qu’Erika semble avoir son propre plan sans lui en parler. Toutefois, il n’est pas en position de lui faire beaucoup de reproches puisqu’il a lui-même enfermé Ben dans le sous-sol de sa maison. Je pensais franchement qu’Angelina aurait agi seule. Ce n’est donc apparemment pas le cas.

De retour chez lui, Jared explique à Drea que leur piste n’a mené à rien d’autre qu’un pot de miel. J’ai toujours du mal à comprendre comment ces deux-là en couple paraît être une bonne idée aux scénaristes, mais ça semble les amuser de les faire jouer sexuellement avec du miel. Ecoutez, je me désolidarise de cette série à ce stade.

L’avantage, c’est que Drea passe ainsi la journée chez elle et peut décrocher le téléphone quand Michaela l’appelle après avoir ENFIN suivi la piste des abeilles. Elle sait parfaitement où retrouver Ben s’il est question d’abeilles et de miel, hein. Aussitôt, Zeke, Michaela et Jared se rendent de nouveau chez Adrian, l’occasion pour Zeke de comprendre que Jared et Drea couchent ensemble – ce que Michaela savait déjà et dont elle se fout totalement, apparemment.

Pendant ce temps, Ben est donc enfermé dans un sous-sol où il est rejoint par… Eden ! C’est bon, nous avons enfin droit aux retrouvailles entre eux. Malheureusement, ça ne se passe pas comme Ben l’imaginait : Eden est menée à lui par une abeille en très mauvais effets spéciaux, mais elle est retrouvée ensuite par Angelina. Cette dernière est surprise de voir Ben, apparemment, ce qui ne l’empêche pas pour autant de se comporter en maman pour Eden. Devant lui.

Quelle bâtarde, c’est fou. Elle éloigne aussi vite que possible Eden de son père et la ramène à l’étage, pour lui laver le cerveau autant que possible. Que c’est flippant. Angelina est alors surprise par Erika, qui lui explique qu’elle sait qui elle est et qu’elle n’en a rien à faire de la savoir là. C’est malin. Plus malin encore ? Erika a placé des bombes dans chaque pièce de la maison, pour tout faire péter si les flics devaient s’en prendre en eux. Vivre dans une maison avec des bombes dans chaque pièce ? Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ? Belle idée.

Au sous-sol, Ben prend le temps de parler avec Donovan, un de ses geôliers. Il s’agit d’un des passagers du 828, et il prend le temps de l’écouter. C’est une bonne chose : il peut lui parler d’Eden et Angelina, qui ne sont pas censées être là. Même si Adrian a affirmé que Ben était fou, Donovan ne peut s’empêcher de confronter Adrian.

Celui-ci n’a finalement pas le choix de reconnaître qu’Angelina est bien chez lui, mais qu’il a pour projet de se débarrasser d’elle parce qu’il est plus important pour lui de garder la confiance des passagers que d’Angelina. Mauvais choix mon coco : Angelina entend tout, s’enferme dans un flashback où sa mère la vire de chez elle parce qu’elle ne veut pas aider une criminelle, puis revient dans le présent où elle partage un Appel avec Eden. Clairement, on comprend assez vite qu’elle espère pouvoir tout faire péter, avec les passagers à l’intérieur.

Elle finit par intervenir directement dans la dispute qui a éclaté dans la maison entre Adrian et Erika d’un côté, les autres passagers de l’autre. Pas de bol pour elle, elle s’expose beaucoup trop : à l’extérieur de la maison, Michaela et Zeke s’aperçoivent qu’elle est là.

Une fois Donovan parti du sous-sol, Ben parvient à détacher ses liens, mais pas à quitter le sous-sol. Il réussit à se blesser en voulant s’échapper, c’est tout. Il laisse ainsi un message sur la vitre, rapidement repéré par Michaela : plutôt que d’écrire un message de base du genre « help » ou « Ben Stone prisonnier », Ben s’amuse à laisser les places dans l’avion des passagers qu’il a croisés. C’est super, ça, dis donc.

Cela ne mène à rien cependant. Il en arrive tout de même à entendre Eden par la ventilation, et à faire ce qu’il faut pour la retrouver. S’il savait qu’en parallèle, Angelina en était à menacer tous les hôtes d’Adrian de les faire sauter en utilisant une des bombes, aha. Il aurait peut-être moins confiance en lui.

Pour éviter qu’Angelina fasse de la merde, Adrian lui parle d’Eden. Ce n’est pas complètement con, mais un autre flashback nous révèle qu’Angelina était à ça de se suicider avec Eden dans les bras peu de temps après avoir appris qu’elle avait tué Grace. Ce n’était pas son plan de base.

Autrement, l’épisode nous ramène Saanvi, super. Elle ne me manquait pas plus que ça. Sa nouvelle piste ? Espérer que la fréquence de la boîte noire soit un accès direct à la conscience divine. Sa piste ne fonctionne pas du tout, par contre : elle passe des IRM qui la mènent à une impasse. Cal et Olive, aussi dans une impasse, débarquent ensuite au laboratoire dans l’espoir de trouver leur père – ou au moins d’aider pour l’enquête.

C’est l’occasion pour Saanvi de voir que la cicatrice de Cal semble s’être encore plus aggravée, tandis qu’Olive raconte tout ce qu’ils ont trouvé dans l’épisode précédent. J’ai bien ri de voir Cal être surpris que tout le monde soit capable de comprendre le latin quand littéralement les deux mots en latin sont transparents en anglais. Il accepte finalement de passer un IRM quand Saanvi capte qu’elle n’a peut-être pas utiliser la machine sur la bonne personne.

Et ça fonctionne : il est à peine dans la machine qu’il reçoit un Appel lui indiquant (apparemment) où est Ben. J’ai du mal à comprendre comment ou pourquoi c’est possible, mais il ne faut pas trop se poser de question avec cette série. Dans le même genre, Olive veut partir avec son frère aussi vite que possible, mais Vance s’interpose car il ne veut pas que les enfants Stone y aillent… et hop, Vance part finalement avec Cal, parce que c’est son Appel, alors qu’Olive reste derrière. Non, cela n’a rien de logique. En tout cas, ça lui permet de se rendre compte, avec Saanvi et en regardant les IRM de son frère, que les Appels ne sont peut-être que des souvenirs de la conscience divine, finalement. Bien sûr, c’est logique.

Cal décide en tout cas de débarquer chez Adrian et de ne pas s’arrêter en chemin, même quand il apprend qu’Angelina menace de tout faire sauter avec une bombe. Angelina a du mal à le croire, mais elle reconnaît finalement son Moïse. Cal lui demande de parler en privé, parce qu’il a tout à fait confiance en elle. Moui, bien sûr.

Cela fonctionne contre toute attente, alors que Michaela et Zeke parviennent à libérer Ben qui a réussi à se faire emprisonné à nouveau – par Erika, cette fois, qui n’hésite pas à tirer sur Donovan d’ailleurs, parce que pourquoi pas. C’est complètement alambiqué cette histoire, tout de même. En tout cas, Michaela s’occupe ensuite de faire sortir tous les passagers pris en otage par Angelina, Cal occupe Angelina et Ben… retrouve enfin Eden.

Bien sûr, Eden appelle sa mère à la rescousse alors ça prend un peu plus de temps que prévu cette affaire. Cal affirme à son père qu’il peut s’enfuir malgré le détonateur dans la main d’Angelina : il se souvient que ça finira bien. Et effectivement, quand Angelina appuie sur le détonateur, il ne se passe rien. Immédiatement, en tout cas. En vrai, Ben parvient à sortir avec Eden, mais la maison explose quand Adrian, Angelina et Cal sont encore à l’intérieur.

Cal sort pourtant assez vite des décombres, comme si de rien n’était, et c’en est presque fini de cet épisode. Il reste encore à se poser une sacrée question : Zeke va de plus en plus mal et tout le monde s’en fout. Il s’occupe de savoir comment vont tous les personnages depuis le début de la saison, mais personne ne se pose de questions sur son état à lui.

Il est pourtant évident qu’il ne va pas bien du tout, au point de mal s’occuper d’un de ses patients en début d’épisode. En fin d’épisode, il se retrouve à absorber à une bonne distance la rage d’Erika qui voulait tuer Michaela. C’est finalement Zeke qui la tue, avec le flingue de Jared. Et il ne fait pas les choses à moitié. Cela commence enfin à inquiéter un peu Michaela, mais elle ignore en grande partie le problème, préférant lui faire un câlin.

Et si l’on pourrait croire que tout est enfin réglé, il est assez évident que ce n’est pas encore le cas. La fin d’épisode nous laisse sur quelques cliffhangers. Adrian encore en vie retrouve Angelina allongée au milieu d’une route et la prend sous son aile. Bordel, mais elle a fait péter toute sa baraque, il n’y a pas eu un mort utile et il lui vient encore en aide ? C’est insupportable à la fin.

Sinon, il est à noter que Cal a le covid pendant tout l’épisode, et Zeke aussi. Seulement, Cal est à un stade si avancé qu’il finit par cracher du sang en fin d’épisode. Pas de bol pour lui, son père et sa jumelle n’en ont rien à foutre, trop heureux qu’ils sont d’avoir enfin remis la main sur Eden.

 

Manifest – S04E04

Épisode 4 – Go Around – 12/20
L’épisode n’est pas mauvais en soi et j’aime bien la partie enquête d’une des sous-intrigues, parce qu’on nous laisse découvrir les choses au fur et à mesure sans prise de tête, mais je l’ai trouvé extrêmement long. Peut-être que c’est juste parce que j’avais faim, mais vraiment, ces 45 minutes furent interminables.

Spoilers

Michaela reçoit un Appel le jour de l’anniversaire de mort d’Evie, Cal fait sa crise d’ado, Ben veut libérer Eagan pour retrouver Eden.

We’re gonna do this our way : Twin power.

Je n’ai pas trouvé mieux que le #WESéries pour me remettre à cette saison 4 de Manifest… C’est ambitieux de commencer son année 2023 par une série qu’on trouve médiocre, mais le but est évidemment de parvenir à me mettre à jour au plus vite afin de pouvoir me relancer dans d’autres séries ensuite. Et puis, cette saison 4 ne commençait pas trop mal, en vrai.

L’épisode 4 commence en tout cas de manière surprenante par un jogging de Michaela – et elle ne trouve rien de mieux pour faire son sport que d’aller dans un cimetière (c’est logique, cela dit : ça fait quatre – ou neuf – ans qu’Evie est morte) où elle se fait finalement attaquer par un oiseau qui lui balance des éclairs dans la tronche. Sympa son Appel. Est-ce que c’est un animal imaginaire ? Est-ce que j’ai mon premier point de Bingo Séries ? Je crois. Un aigle qui envoie des éclairs, ça me paraît plus qu’imaginaire.

De retour chez son frère, Michaela découvre un Ben totalement obstiné à vouloir faire appel à Eagan pour s’en sortir. Elle est sûr qu’il fait de la merde, mais elle a d’autres chats à fouetter – ou plutôt d’autres aigles. La voilà donc qui se lancent dans des recherches mythologiques sur les oiseaux capables de balancer des éclairs.

De son côté, Drea continue de jouer au bon petit soldat du gouvernement : elle se rend à la recherche d’un passager du vol 828 qui a sauté ses rendez-vous obligatoires pour se faire recenser. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit envoyée le récupérer, mais il est sur un territoire souverain l’empêchant d’agir vraiment. Quand elle en parle à Michaela, soi-disant au détour d’un appel amical, elle la débloque dans ses recherches : le logo de cette nation n’est autre qu’un aigle balançant des éclairs.

Michaela se rend directement sur place pour venir en aide à Kyle, le passager en question. Guidée par son aigle, elle n’a aucun mal à gagner la confiance des alliées de Kyle. Pourtant, elle n’inspire pas confiance Michaela avec ses bugs toutes les trente secondes parce qu’elle a un Appel avec ce qu’elle appelle désormais ThunderBird (ça sonne mieux qu’oiseau-tonnerre ?).

Quand elle rencontre finalement Kyle, elle gagne sa confiance en reprenant les mots de Cal : IT’S ALL CONNECTED. C’est justement ce que disait la mère amérindienne de Kyle… et celle-ci est en train de mourir dans un hôpital où il ne peut se rendre sans risquer d’être arrêté. Hop, Michaela joue aussitôt les mères Teresa et cherche un moyen d’aider Kyle, persuadée que c’est la chose à faire suite à son Appel.

Le problème, c’est qu’en retournant en ville, elle a un autre Appel qui la ramène en flashback à… la mort d’Evie. Cela la traumatise suffisamment pour qu’elle fasse aussitôt demi-tour et arrive à convaincre Kyle de la suivre à l’hôpital : il ne sait pas combien de temps il aura avec sa mère avant qu’elle ne meure.

Elle réussit à nous l’infiltrer dans l’hôpital grâce à l’aide de Zeke qui joue de sa carte de psy pour ça… Mais attendez, pardon, un hôpital, c’est un lieu public non ? Genre s’ils sont capables de trouver la chambre de la mère de Kyle par eux-mêmes, à quoi bon faire semblant de venir consulter un patient en tant que pseudo-psy là ?

Bon, cependant, la présence de Zeke se justifie pour aider Kyle à commencer son travail de deuil. Sa mère est déjà semi-inconsciente quand il arrive, mais Zeke peut débloquer ses émotions grâce à ses pouvoirs. La nouvelle mission de ce trio est donc de ramener la mère de Kyle sur ses terres, ce qu’ils parviennent à faire assez vite, en compromettant une nouvelle fois le boulot de Drea. Cela ne pouvait que se faire vite car l’épisode commençait à traîner en longueur quand même. En échange de toute l’aide reçue par Michaela, Kyle décide de lui laisser une écharpe qui l’a aidé et qu’elle ramène chez elle. Bien.

En parallèle, l’épisode insiste sur la crise d’adolescence de Cal qui est encore un enfant à l’intérieur. Olive se confie la mission divine de l’aider, encouragée par Zeke. C’est super chiant : Olive est supposée être un de mes personnages préférés, hein, mais bon, elle n’est pas aidée par les flashbacks. On y voit un Cal frustré de devoir prétendre qu’il n’existe pas – histoire de comprendre sa crise du jour – et une Olive en plein deuil de sa mère, mais forcée de jouer les adultes avec son jumeau. Quand Zeke vient voir comment elle va, elle s’effondre donc (et désolé, mais je trouve leur relation super cheloue). Quand il lui prend la main (pour se présenter et repartir à zéro avec elle, mais je ne sais pas comment il en est arrivé là), il réussit à lui absorber sa douleur, découvrant ainsi son don avec plus de précision. C’est que ça tombe bien : il en a eu besoin dans le présent avec la mère de Kyle.

Dans le présent, Olive parvient à convaincre Cal de reprendre de l’énergie en reprenant sa méthode des recherches sur la date d’expiration pour enquêter sur la cicatrice avec laquelle il doit désormais vivre. J’ai plutôt aimé cette partie de l’épisode : on nous reprend toute la partie mystère et intrigue de l’épisode, et c’est quand même beaucoup plus efficace que les délires de Michaela avec son oiseau-tonnerre et sa brume partout. On nous rappelle au passage que l’expiration est pour le 2 juin 2024.

C’était sympathique et on se doute bien quand on voit Michaela débarquer dans le salon avec sa nouvelle écharpe que l’on va pouvoir avancer un peu plus dans le mystère global grâce à cet épisode. Avant ça, il faut toutefois supporter un développement psychologique de Michaela pas si dingue, avec sa culpabilité concernant Evie, encore et toujours. Heureusement que Zeke est là pour elle.

En attendant, dans le salon, Olive déplie l’écharpe et y trouve une étoile qui la ramène à la carte de tarot obtenu il y a un moment dans la série. Grâce à celle-ci, ils parviennent avec Cal à avancer vraiment vite : ils trouvent un bouton sur la boussole qui permet de détacher le fond de celle-ci. Ils y trouvent gravé les mots « Divine conscience », mais en latin, pour faire genre que c’est difficile. De là, Cal voit tous les objets glanés au cours des quatre saisons se mettent à briller ; et il en déduit que pendant tout ce temps, ils étaient tous « dans la divine conscience ». Il est tout content de lui, mais soyons honnêtes : ça ne veut rien dire. 

Et en fait, dans tout ça, Ben et Eagan ? Ce dernier insiste pour dire qu’il a des infos concernant Eden. Et il en a, grâce à ses Appels : il a tout ce qu’il faut pour convaincre Ben qu’il a des informations et qu’il faut l’aider à organiser sa sortie de prison. Il n’en faut pas beaucoup pour que Ben soit hyper relou à nouveau, en allant gueuler sur un officier de police qui ne l’aidera certainement pas.

On note que la barbe de Ben me paraît encore plus fournie que dans les épisodes précédents – et ça ne lui va toujours pas comme look, même si la barbe est mieux taillée. Bref. Confronté à une impasse administrative, Ben a la réaction la plus logique possible : il se rend auprès de Vance pour faire libérer Eagan. C’est rigolo.

Il n’a pas parlé à Vance depuis un an, mais il revient le voir juste pour obtenir un service de sa part. S’il ne l’obtient pas parce que Vance est incapable de pouvoir l’aider, il découvre en revanche que Saanvi travaille désormais (ou encore ?) pour Vance. Soit.

Bon, Vance est incapable de l’aider car il n’a plus les contacts pour ça MAIS la scène suivante les voit tous les deux à la prison avec un formulaire pour une libération d’Eagan. C’est n’importe quoi ? Ben découvre au passage, devant Eagan, que Vance est divorcé à cause de ce qu’il s’est passé en fin de saison 3. C’était si ridicule de voir Ben et Vance s’engueuler devant Eagan !

Celui-ci parvient quand même à négocier sa libération en échange d’un bout de papier qui se consume dans les mains de Ben dès qu’il le touche, parce que c’est rigolo de faire un peu de drama avec un Appel, j’imagine. Ben et Vance se séparent en tout cas, et Ben en profite pour utiliser un nouveau téléphone avec une puce prépayée, laissant Vance le traquer dans la mauvaise direction. C’est si chiant de voir Ben se la jouer cavalier solo.

Une autre sous intrigue nous montre aussi Drea utiliser sa position au bureau de surveillance du 828 pour obtenir des informations et les refiler à son mec – Jared. Ce dernier continue d’aider les passagers en faisant de l’ingérence dans des enquêtes en cours ; et là, il est question d’engrais collectés pour fabriquer une bombe d’après le marchand.

Le problème, c’est que Jared n’est pas aussi discret que ce qu’il pense quand il fait ses enquêtes en parallèle de sa journée de boulot. Cela dérange fortement son nouveau partenaire, Diaz, qui en a marre d’être pris pour un idiot. Pourtant, il est dans Manifest, alors ce n’est probablement pas terminé. En attendant, Jared et Drea mènent l’enquête et remontent la piste de cet engrais jusqu’à une passagère qu’ils relient facilement à Adrian.

Les voilà qui trouvent la maison d’Adrian – et donc Eden. Ils ne le savent pas encore, et Ben non plus. Pourtant Ben est bien devant la bonne maison. Quand il entre à l’intérieur, en revanche, il se fait assommer. La suite au prochain épisode.