Walker – S03E09

Épisode 9 – Buffering – 12/20
Qu’est-ce que ça traine encore dans cet épisode ! Cela commence à se voir qu’ils ne savent pas quoi faire des vingt épisodes de cette saison, et c’est franchement dommage. Bien sûr, il y a quelques avancées pour les personnages, mais dans l’ensemble, cet épisode est oublié plus vite qu’il n’a été vu (le ressenti était long !) et je ne pense pas qu’il aura beaucoup de conséquences sur la suite. Bref, on passe le temps jusqu’à un cliffhanger, pardonnez le jeu de mots, énergique.

Spoilers

Cordell et Cass vont recevoir une récompense du maire pour les services rendus à la ville (notamment en se faisant kidnapper, un vrai héros).

Il y avait bien une enquête dans cet épisode, je ne peux donc même pas trop critiquer la série cette semaine sur son oubli habituel d’être un procédural efficace. En effet, nous suivons une sombre histoire de prise d’otage qui n’en était pas une, avec une otage et un braqueur qui travaillent ensemble pour que les distributeurs en ville se mettent à cracher des billets de banque pour les passants.

Pourquoi est-ce que ça n’arrive que dans les séries et les films, et jamais au distributeur à proximité de chez moi, hein ? Et puis, il faut voir la conclusion de cette enquête ! Cordell fait la morale aux méchants pas si méchants de l’épisode, et hop, c’est terminé ? On vit dans le monde des bisounours, quand même.

Le début de l’intrigue partait pourtant bien : la fausse otage, Tray qui s’en rend compte sur la vidéosurveillance… C’était une idée sympathique. Seulement, ils ont manqué de temps pour développer vraiment quelque chose ensuite, et ça donne ce résultat frustrant. Je suis frustré aussi concernant Tray qui culpabilise encore pour sa soi-disant faute de l’épisode précédent. Il n’a absolument rien fait de mal et s’est fait engueuler par James, ce qui fait qu’il remet en cause toute sa vie désormais.

Pourtant, Tray fait un meilleur ranger que Cordell en quelques épisodes… alors c’est étonnant de le voir si peu sûr de lui. Cass fait ce qu’elle peut pour lui faire reprendre conscience en lui, mais ça n’a pas l’air gagné, malheureusement. Cassie a aussi d’autres chats à fouetter puisque son couple avec Kevin se développe petit à petit. Dans cet épisode, Kevin est censé recevoir les héros de la ville que le maire veut honorer, et Cass en fait partie.

Ils tentent donc de se débrouiller comme un couple malin capable de faire la part entre le perso et le pro… mais c’est loin d’être évident une fois mis en pratique. Sur le papier, ça fonctionnait pourtant. En pratique, Cass est gênante plus qu’autre chose, son obsession de savoir si elle aura une médaille n’est pas trop raccord avec le perso et on tourne en rond. J’étais content de voir Cassie et Kevin se retrouver seuls pour faire le point sur leur relation naissante… Par contre, qu’est-ce que ce fut long aussi comme scène !

Et Cordell qui appelle Cassie pour lui dire qu’il faut aller en ville et qu’il la rejoindra alors qu’ils sont supposés être au même endroit et être venus avec la même voiture, je n’ai pas bien compris. Bien sûr, Cordell avait aussi son intrigue pseudo-romantique : Julia, la journalise avec qui il était pris en otage en début de saison, revient de nouveau. Elle aussi est une héroïne selon le maire, grâce à son article sur les conditions de détention.

Les retrouvailles Julia/Cordell confirment que les scénaristes veulent mettre de la romance là où il ne devrait pas y en avoir – et je ne sens pas Julia, comme toutes les femmes de la vie de Cordell. Cela me rappelle franchement ce que je pensais de Géri au départ. Et Geraldine n’est toujours pas de retour dans cet épisode, don callez savoir ce qu’elle mijote de son côté.

À la place de s’intéresser à cette intrigue qui promet de nous péter à la gueule à un moment ou un autre, les scénaristes préfèrent donc insister lourdement sur la romance Kevin/Cassie et sur le rapprochement Julia/Cordell. Mais comment faire confiance à Julia ? Elle gagne beaucoup trop rapidement celle de Cordell à mon goût ; elle aura forcément des casseroles dans son passé. Il va pourtant falloir faire avec elle : le cliffhanger de l’épisode voit Cordell lui demander de la voir très rapidement. Si elle imagine possiblement que c’est pour un rencard, elle va être déçue : Cordell a juste reçu un colis de boissons énergétiques, semblant sous-entendre que ses ravisseurs sont toujours en activité. On ne sait toujours pas ce qu’ils veulent à Cordell par contre.

Bon, autrement, l’épisode se concentre vite fait sur Liam également. Théoriquement, c’est aussi un héros qui devrait être interrogé par Kevin lors de son déjeuner gênant avec le reste du casting, mais en pratique, il est mis de côté pour gérer les affaires de son père comme il peut. Et il ne peut pas : il fait de la merde, en accusant un partenaire commercial de l’escroquer quand c’est en fait tout le contraire.

Liam suit ensuite les conseils de Stella, mais il est quand même surpris en fin d’épisode quand son père le remet en place parce qu’il n’a fait que de la merde dans leur projet d’ouvrir un refuge pour les chevaux. Voilà qui est fait. Ce n’est pas la bonne période pour Stella cette saison, encore. Cela commence à faire un moment qu’elle est en congé sabbatique pourtant, mais elle ne semble toujours pas trouver son équilibre pour autant.

Cet épisode la voit donc passer à côté aussi de ce que vit Colton : le voilà en difficulté parce que sa grand-mère est entrée en contact avec lui. Il ne lui pardonne pas tout ce qu’elle a fait et ne sait pas comment gérer la chose. Heureusement pour lui, il a un « frère » qui gère bien les grands-mères, j’ai nommé August. Tout devrait déjà lui être pardonné à ce petit imbécile qui a insulté Abby il y a deux épisodes. C’est fou comme la série part du principe que l’excuse de sa mère lui manquant justifie tout.

Le grand-père se fait donc remettre en cause par Abby qui veut les voir s’entendre à nouveau et Colton qui était énervé après August (puisqu’il a fait vivre l’Enfer à Stella, c’est logique) finit par écouter ses arguments et être de nouveau pote avec.

Tant mieux pour August, on va dire.


NCIS Hawai’i – S02E06

Épisode 6 – Changing Tides – 14/20
Il faut bien reconnaître que c’est un peu surnoté, mais une scène de l’épisode m’a fait penser que j’étais possiblement passé à côté de quelque chose pendant l’intrigue… Alors qu’en fait non. On en parle plus longuement dans la partie avec spoilers évidemment, seulement, je considère que c’était toujours bien joué de leur part d’avoir réussi à me faire douter. Bref, c’était autrement un bon épisode, plutôt classique pour la série. C’est déjà du spoil de dire ça, je sais.

Spoilers

Un homme meurt empoisonné après avoir bu de l’eau de mer.

Je vais commencer par évacuer au plus vite l’enquête policière dans cette critique. On ne va pas se mentir, c’est rarement le point qui m’intéresse le plus dans un épisode, et dans cet épisode, ça a été particulièrement véridique : j’ai préféré me préparer à manger, désolé. En plus, je l’ai vu il y a deux jours cet épisode et j’ai oublié d’écrire la critique.

Du coup, j’en retiens trois choses principalement. 1) C’était l’occasion de nous rappeler que Lucy avait peur de l’eau. La scène était sympathique, jusqu’à ce qu’elle s’approche finalement beaucoup plus que ce qu’elle avait dit de la mer… C’est dommage, ils tenaient un bon filon. 2) Kai n’a absolument pas peur de l’eau et tous les prétextes sont bons pour nous le montrer torse nu. Cela faisait longtemps, j’imagine. 3) Ils ont réussi à me faire croire qu’on allait peut-être perdre Jesse, parce que c’était quand même bien en fin d’épisode et que je me suis dit que ça aurait été un putain de cliffhanger. M’enfin, nous sommes toujours devant une série de la franchise NCIS, et ce n’est donc pas ce qu’il se passe.

C’en était presque dommage. La série serait passée dans la cour des grands avec une telle perte inattendue comme ça. Mais justement : c’était trop inattendu ! Nous n’avions plus eu d’épisode sur lui depuis un moment ; pas de mention à sa fille récemment et finalement assez peu de scènes « perso » pour lui au cours de l’épisode.

Tout au plus, ses interactions avec Jane étaient intéressantes cette semaine. M’enfin, ils préparent mieux les sorties de personnages quand ils virent les acteurs habituellement. Il n’empêche, ça m’a attaché un peu plus que prévu à l’intrigue ; et j’ai failli faire cramer mes tacos. Ce ne fut pas le cas, et j’ai bien mangé après cet épisode.

Pour en revenir à l’épisode, je l’ai donc surtout apprécié pour l’intrigue concernant Jane et son fils. Apparemment, cette saison, les scénaristes ont totalement zappé qu’elle avait une fille aussi. J’aime beaucoup la vision de l’éducation de Jane, qui correspond bien à celle que je voudrais que tous les parents donnent aux gosses. Ne pas dire qu’elle n’aime pas sa copine, ne pas lui interdire d’aller en Europe s’il finance son voyage… Ma foi, ce sont de bonnes réactions de sa part.

Et tant pis si le karma lui envoie dans la figure que son fils est aussi débrouillard qu’elle. C’est une bonne chose qu’il se trouve un job, et on n’a pas tous besoin de l’université pour être heureux dans la vie. Il a toute une vie pour y retourner en plus. Enfin, je ne sais pas comment fonctionne le système américain exactement, mais le passage par la case fac n’est pas forcément synonyme d’un avenir brillant, alors c’est bien de le laisser faire ses propres choix.

Voilà, ce n’est jamais que mon opinion ; mais vous lisez les critiques pour ça en général. Evitez de m’insulter en commentaire en cas de désaccord, please.

Et sinon ? Je n’ai pas trop compris l’intérêt de l’intrigue autour d’Ernie. Bon, il a perdu son père avec qui il ne s’est jamais entendu, OK, bien, vu, next ? Cela n’avait pas trop d’intérêt a priori, sauf si la propriété que son père revend permettra de faire un quelconque lien lors du crossover avec les autres séries de la franchise. Cela sortait de nulle part et ça va être vite oublié par la suite, j’imagine. C’est un peu dommage.

En plus, pour une fois, je n’ai pas trop aimé les réactions de Lucy. Bon dieu, mais qu’est-ce qu’elle a forcé pour qu’il lui parle de son père ? Laisse-le respirer s’il n’a pas envie de t’en parler. Bon, c’est le problème quand tes collègues sont tes seuls amis, je pense. Bonjour l’angoisse de faire appel à Kate en tant qu’avocate pour régler le problème de la vente, d’ailleurs ! Vraiment, ils sont un petit noyau en mode seuls contre le reste du monde, non ?

Bon. Je n’aime pas Ernie, ça a dû jouer sur le fait que j’étais blasé de cette intrigue. Peut-être.

NCIS – S20E06

Épisode 6 – The Good Fighter – 16/20
L’épisode était plein de bonnes surprises et donnait envie d’en voir plus, parce qu’il y a plein de choses qui se déroulent hors écran qui doivent être bien fun. C’est dommage que l’idée soit un peu de nous dire « eh, ça s’est passé comme ça » plutôt que de nous le montrer sur plusieurs épisodes, mais j’aime vraiment le personnage mis en avant par ces quarante minutes. En plus, c’était tellement bien fait avec humour et clins d’œil bien pensés, il est dur de leur en vouloir de ne pas proposer un épisode parfait.

Spoilers

Kasie prend des cours d’autodéfense, mais est surprise en sortant de l’un d’entre eux par… Suspense.

Cette première scène est un brin répétitive après l’épisode précédent, puisqu’on commence par Kasie en train de prendre son cours d’autodéfense avant d’être probablement agressée sur le parking. La série garde toutefois le suspense sur cette partie de l’intrigue, pour se concentrer sur une enquête différente : les agents découvrent un autre agent du NCIS, Otis, mort dans son appartement.

Bon, ils mettent du temps à le reconnaître, à cause d’une réaction allergique, mais ils en arrivent très rapidement à la conclusion qu’il s’agit d’un meurtre. J’ai trouvé original de voir l’épisode laisser de côté Kasie pendant tout un acte pour mener une enquête qu’on ne pouvait suivre sans se poser d’autres questions. En plus, l’absence de Kasie pose évidemment problème : Jimmy est obligé de ressortir un cahier de notes d’Abby. Le clin d’œil est sympathique.

Finalement, Kasie débarque de nulle part comme si de rien n’était et les scénaristes nous baladent complètement : il s’avère que Kasie était finalement en train de travailler sous couverture depuis plusieurs mois pour découvrir qui était la taupe au NCIS. Pardon ? J’aurais adoré la voir enquêter plus longuement et savoir ce qu’elle faisait exactement pour vérifier que toute l’équipe était clean. Je veux dire, elle y passe trois mois et un jour de congé, tout de même. Il y a plein de moments de l’épisode où je me suis dit que ça aurait été cool d’en voir plus, et c’est un peu frustrant – tout en étant signe que je passais un vrai bon moment.

Kasie est un personnage qui est très fun, de toute manière, apportant son humour bien à elle – elle a réussi à remplacer Abby, c’est absolument incroyable quand on y pense. Bon, par contre, elle affirme qu’elle a voulu s’assurer au plus vite que l’équipe était clean, mais… cela donne plutôt l’impression qu’elle a terminé par ses collègues, et ça n’explique pas pourquoi elle a foutu un lapin à Jimmy.

Si on met tout ça de côté, c’était tout de même un twist qui était une bonne idée et que j’ai trouvé vraiment sympathique. Il n’en reste pas moins qu’on a une taupe au NCIS, alors c’est embêtant. Les soupçons tombent forcément sur Otis… et l’enquête finit par révéler qu’il ne volait pas des infos au NCIS, mais qu’il se servait des serveurs du NCIS pour obtenir des infos, puis faire des dons à des œuvres caritatives.

L’idée est plutôt originale, et c’est fait avec beaucoup de classe pour mettre en avant le personnage de Kasie. C’est cool de la voir enfin dans un rôle autre que celui de la laborantine ou de la victime sans défense. Non seulement, elle enquête sur tous ses collègues dans cet épisode, mais elle entre ensuite sous couverture pour enquêter avec eux (et c’était un peu ridicule quand elle a bugué avant d’engueuler une employée sans avoir le moindre souci).

Non contente d’avoir mené à bien son enquête pour déterminer qu’il n’y avait pas vraiment de taupe au NCIS, de s’être réconciliée avec l’ensemble de ses collègues lui en voulant (bon gag du côté de McGee, réaction exceptionnelle de Jess) et d’avoir été sous couverture avec succès, Kasie peut même terminer l’épisode en arrêtant la vraie taupe qui œuvrait dans l’ombre depuis le départ : la nana à qui elle confiait les informations qu’elle recueillait.

Clairement, le twist manquait de surprise parce que c’est ce que font TOUTES les séries, mais ce n’est pas grave : j’ai adoré voir Kasie avoir un peu plus d’action, même si c’était hors écran. Le faux suspense avec l’équipe qui s’approche du camion dans lequel elle est coincée avec la nana qui se trahit toute seule de manière grotesque était bien mené. Bref, les cours d’autodéfense de Kasie lui servent vraiment et elle est désormais capable de neutraliser des agents entraînés chaque jour pour ça.

Je ne suis pas sûr que ce soit tout à fait crédible, mais j’aime bien quand même ; parce que ça apportait de bonnes choses à l’épisode. En plus, comme si ça ne suffisait pas, l’épisode propose même des scènes vraiment chouettes où Jimmy et Jess flirtent ensemble, sans que ça ne semble trop forcé dans l’épisode. Ils étaient géniaux ensemble, j’ai beaucoup accroché à la manière dont était traité le couple s’occupant du chat là – et la chanson pour récupérer le chat ? Qu’est-ce que j’ai ri !

Non, vraiment, cet épisode était plein de bonnes idées par rapport aux précédents et je suis content d’avoir terminé mon #WESéries avec celui-ci (oui, c’était encore un épisode vu pendant le week-end ; j’ai près de 35 pages de critiques à publier, hein).

9-1-1 Lone Star – S03E15

Épisode 15 – Down to Clown – 15/20
C’est une deuxième partie de saison plutôt solide avec le développement d’un fil rouge plutôt cohérent et des sous-intrigues autour de chaque intervention qui sont plutôt efficace. La série semble vouloir capitaliser sur l’humour, mais ce n’est pas pour me déplaire. Il est dommage que ce soit un peu prévisible et que ça sente parfois le réchauffé d’autres séries tout de même… mais est-ce vraiment surprenant pour une série qui fonctionne selon la formule procédurale ?

Spoilers

Owen entame une thérapie pour gérer sa colère, Grace se montre trop généreuse, une fois de plus.

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I don’t have any trauma about clowns.

L’épisode commence comme toujours en nous introduisant un nouveau personnage qui aura bientôt besoin de l’intervention des pompiers. On le sent venir de très loin quand il sort un couteau pour s’attaquer à un lézard… mais de là à ce qu’il plante un couteau dans la jambe, quand même, quel débile. Sa copine a bien fait de le larguer, non ?

Je suis méchant et dans le jugement, cette critique commence mal. L’intervention était sympathique et nous montrait une fois de plus le sang-froid incroyable de Tommy qui semble avoir déjà tout vu dans sa carrière. Je veux dire, un lézard à l’intérieur d’une jambe, ça devrait être plus déstabilisant que ça. Finalement, la chose qui semble le plus la dépasser, c’est la soif de popularité du vlogger qui espère pouvoir un gros plan de sa blessure pour ses followers.

Bizarrement, elle n’est pas dépassée par la fascination de TK pour le lézard, mais c’est probablement parce qu’elle ne s’en rend pas compte immédiatement. TK, lui, en est bien fan : il le ramène chez lui et décide d’en faire son nouvel animal de compagnie, Lou. Carlos va devoir se montrer patient, parce qu’il n’est pas convaincu par l’idée. Il l’est encore moins quand Lou s’échappe dans l’appartement et se retrouve sur son t-shirt sans même que TK ne le lui signale. La scène était marrante, mais ils auraient pu éviter de perdre le lézard si TK avait été un peu plus malin.

Carlos passe alors beaucoup de temps et d’énergie à la recherche de Lou, qu’il finit par retrouver, simplement par amour pour TK. Malgré tout, ils se débarrassent du lézard, c’est évident, en le confiant aux services les plus adéquats.

Bien sûr, cet épisode reprend l’intrigue d’Owen qui doit apprendre à gérer ses excès de colère. C’est plutôt intéressant de le voir chez le psy pour ça, même si ça semblait un peu caricatural comme séance chez le psy. On le fait finalement suivre une thérapie de mouvements oculaires pour explorer la raison de sa colère profonde. Au départ, il évoque des traumas qui pourraient bien justifier sa colère, mais finalement… c’est un nez rouge de clown qui intéresse le plus le psy.

Il lui diagnostique bien rapidement une coulrophobie, même si sa peur des clowns ne semble pas irrationnelle ou extrême. Franchement, c’est difficile de ne pas rire : moi aussi j’évite les cirques parce que je n’aime pas les clowns, merde, ils ne sont pas drôles. Quant aux exemples de clowns psychopathes, franchement, à part Ronald McDonald, je n’en connais pas de gentils. Bref, j’ai un fond de coulrophobie, ce n’est pas nouveau du tout. Ca l’est pour Owen en revanche, et je vois mal comment ils vont s’en tirer pour expliquer que ses excès de colère viennent de là. Cela semble plus comique qu’autre chose.

Il faut dire aussi qu’on enchaîne sur Owen faisant un cauchemar avec le psy qui se retrouve déguisé en clown – et bizarrement, j’ai trouvé qu’avec le maquillage, il ressemblait à… François Hollande ? Bizarre. Toujours est-il qu’il y a bien un trauma dans tout ça, puisque le clown l’appelle « Sonny boy » et que ça semble poser problème à Owen lorsqu’il se réveille. Sans trop de surprise, Owen s’énerve donc après son psy quand il y retourne, refusant catégoriquement de parler de clown à présent.

Et comme il est question d’éviter les clowns et de ne plus en parler du tout… devinez ce qu’il y a lors de l’intervention suivante ? Un clown. Le gros plan était-il vraiment nécessaire ? Probablement. Bon, finalement, le clown est impliqué dans un accident pas dingue. Il s’agit d’un anniversaire d’enfant et il passe à travers le plancher de la cabane de jeu dans le jardin. Un classique, quoi. Le moins classique de l’intervention ?

Owen fait clairement une crise de panique quand il voit le clown, se figeant sur place et étant incapable de prendre la moindre décision rationnelle sur le moment. Tommy observe le capitaine et comprend bien vite les symptômes, donc elle prend soin de lui, puis s’occupe de tous les pompiers comme si de rien n’était. Judd prend le commandement pour cette intervention. Le clown est évidemment sauvé, et au passage, Owen sort de son trauma quand le clown reprend une voix normale… et s’avère être le père du gamin dont c’est l’anniversaire. C’était amusant.

La résolution l’était moins concernant Owen, car ce n’est pas super original : ce n’est pas Catherine qui a des Daddy issues, c’est lui. La figure du clown renvoie Owen à son propre père, à qui il ne parle plus. Le cliffhanger de l’épisode le voit donc essayer d’appeler son père.

Sinon, une des interventions de l’épisode est vraiment le genre d’intervention que j’adore, parce qu’il est question de voir un opérateur du 911 se débrouiller pour sauver sa victime comme il peut, sans aide extérieure. L’employé que l’on suit – et que Grace observe (vas-y mais donnez-lui une intrigue la pauvre ?) – est en effet au téléphone avec un homme qui est piégé dans un immeuble désert et en flammes.

C’est absolument horrible : Dave, l’employé du 911 que l’on suit, fait vraiment tout ce qu’il peut, utilisant les ressources à sa disposition, pour aider l’homme à s’en sortir. Pas évident : l’homme ne connaît pas l’adresse du bâtiment, mais Dave parvient à la trouver à partir de quelques questions, avant d’indiquer à l’homme où se rendre pour se mettre le plus en sécurité possible. Le temps est contre lui, toutefois, et Jordan, l’homme, finit par mourir alors que Dave est encore au téléphone avec lui. Oh, Jordan le remercie, mais ça reste difficile pour Dave de perdre quelqu’un au téléphone.

Pire encore, Grace apprend que Dave n’avait jamais perdu quelqu’un en ligne jusque-là, alors qu’il bosse au centre depuis plusieurs années. C’est assez improbable, mais ça arrive, j’imagine. Grace l’invite donc à manger chez elle et Judd quand elle se rend compte que Dave est pour le moment dans le déni de ce qu’il ressent.

Il refuse d’avoir à faire appel aux psys à disposition, il refuse même l’invitation à dîner… au départ. Il finit par se rendre chez eux, et c’est une excellente chose : le dîner lui permet de prendre du recul et de se faire appeler un héros, c’est pas mal. Par contre, ça termine en soirée à boire avec Dave… qui reste donc dormir sur place. Grace est clairement déstabilisée de retrouver son collègue dans sa cuisine, parce qu’elle est partie se coucher la première.

On voit bien que cela la dérange un peu de l’avoir encore chez elle, et ça la dérange encore plus quand elle se rend compte que Dave s’est occupée de sa fille en lui donnant un peu d’antiacide. Elle n’est pas franchement convaincue par la présence de Dave ce matin-là et va vite regretter d’avoir proposé de l’inviter à dîner.

Judd devient super pote avec Dave, et Dave s’installe chez eux pour une bonne semaine à cause d’un problème de plomberie chez lui. Oh, c’était un peu drôle, j’avoue. Par contre, la suite était quelque peu clichée, avec Grace qui ne supporte pas Dave chez elle – puis qui ne le supporte plus du tout. Il prend du temps sous la douche (et de l’eau chaude), il finit le lait sans la prévenir, il l’attend tous les matins, il fait du café au lieu de prendre celui du boulot comme elle…

Grace finit par prendre un Uber pour rentrer chez Tommy plutôt que de prendre la voiture pour aller chez elle. Elle pète un câble et ne trouve pas comment dire à Dave qu’elle ne veut plus de lui chez eux, surtout que Judd n’est pas forcément d’accord avec elle. Quand il vient la récupérer chez Tommy, Grace se rend compte que Charlie, sa fille, est encore chez eux, avec « Oncle Dave ». Cela la stresse et ça la dépite encore plus quand elle se rend compte que sa fille a fait ses premiers pas avec Dave, plutôt qu’avec ses parents.

Pire encore, Dave était tellement content de la voir faire ça qu’il a voulu filmer, mais s’est mis en mode selfie. J’ai ri. L’humour sur cette intrigue était efficace, avec même Judd qui finit par expliquer à Grace que c’est à elle d’envoyer bouler Dave. Cela pose problème à Grace, évidemment : il reste son collègue, elle reste une croyante qui veut faire le bien autour d’elle.

Le plus incroyable est encore que quand elle essaie de parler à Dave pour le virer, c’est lui qui se vire tout seul de la maison : il explique qu’il se sent étouffé chez Grace et Judd. Il sent qu’ils aiment sa présence, ils aiment sa présence parce que ça leur donne un projet et il ne peut donc pas s’extirper de la situation. Selon lui, en tout cas. Allez, l’ensemble était plutôt comique, ça fonctionne bien comme intrigue, même si je suis à peu près sûr que ça a déjà été fait ailleurs. Et plus d’une fois, probablement.

Que voulez-vous ? Tout est bon pour ne pas nous parler de Mateo et Nancy apparemment (vraiment, je suis curieux de la direction que prendra cette intrigue !).