Missions – S03E04

Épisode 4 – Le Sanctuaire – 17/20
Les premières réponses commencent à arriver avec cet épisode, comme je m’y attendais. Les intrigues se croisent enfin et on commence à mieux voir ce que cette saison a voulu proposer, mais ça me laisse quand même avec un certain nombre de questions que j’avais déjà en fin de saison 2. Bref, je ne suis pas sûr que la série apportera toutes les réponses, mais elle reste passionnante à suivre grâce à une construction vraiment sympathique.

Spoilers

Jeanne, Alice et Peter sont à la merci de William.

T’aurais dû me tuer, t’es un monstre.

Bien. Normalement, cet épisode devrait faire avancer les choses plus que les précédents pour mettre en place l’épisode final de la série. J’ai hâte de savoir comment tout ça va se terminer ! Avant d’en arriver là, il faut déjà prendre le temps d’en revenir à Jeanne et William. Jeanne a accepté de suivre William sans faire d’histoire apparemment. Elle lui fait une confiance trop aveugle, je trouve, et elle lui confie beaucoup trop de choses.

En échange, elle obtient des mensonges de sa part, notamment sur le fait que Peter et Alice auraient travaillé ensemble un moment. Le problème, c’est qu’elle finit par expliquer à William qu’Alice aurait dû mourir et qu’elle a soudainement peur de lui quand elle le voit saigner du nez. William s’attaque alors à Jeanne, qui finit inconsciente.

Après le générique, on se rend compte qu’Alice aussi a été attaquée dans la voiture qui la menait à Jeanne. Inconsciente, elle finit par se réveiller menottée à un lit, dans une nouvelle tenue. La trahison vient de son père, qui apparaît à visage découvert et lui explique que tout ce qu’il a fait était pour elle. Evidemment, elle ne le vit pas comme ça et elle comprend bien qu’il est prêt à sacrifier le monde pour elle.

Elle en veut toujours autant à son père, et elle n’hésite pas à balancer des verres sur lui. Bon, Alice n’est toutefois pas du genre à rester prisonnière bien sage et passive dans la chambre où elle est enfermée. Elle n’hésite donc pas à se lever pour faire le tour de la chambre, en trainant avec elle son lit. C’était marrant à voir, surtout qu’elle est pas mal débrouillarde en vrai. Bon, un homme de main de son père finit toutefois par arrêter tout ce qu’elle fait.

Alice se retrouve donc à devoir attendre, menottée au lit. Elle s’enferme dans un souvenir de la veille, où elle a pu converser un moment avec Peter. Ils sont un peu mignon à se tourner autour ces deux-là. Clairement, toute la saison repose sur eux, ça change des deux précédentes. Déjà qu’on n’est plus sur Mars, ça fait beaucoup de changement… mais c’est efficace. On découvre en tout cas qu’Alice et Peter se sont embrassés. C’est mignon, vraiment.

Dans le présent, Alice est de nouveau confrontée à William, et elle lui demande pourquoi elle trouve des photos d’elle un peu partout dans des albums dans cette chambre. La conversation tourne au cauchemar pour elle quand elle apprend que son père a tué Peter. C’est con, ça. En face d’elle, William est sacrément incohérent en plus, ça ne doit pas être évident d’être à la place d’Alice et d’essayer de tout comprendre.

Déjà, elle sait que le fait qu’elle soit en vie a compromis le sort du monde ; mais en plus, elle se sent maintenant responsable de la mort de Peter. Il est assez évident qu’il n’est pas mort, hein. Quand William vient l’interroger, il comprend assez vite que son bourreau est victime du même cancer que Samuel en début de saison et il en joue autant que possible. Pour éviter de se faire torturer ou tuer, il propose même à William de lui venir en aide… mais celui-ci n’approuve pas l’idée.

Pendant ce temps, Jeanne reprend son cauchemar habituel, tombant cette fois-ci sur un double d’elle-même qui lui demande de la regarder. On n’avance pas vraiment… mais à son réveil, cette autre Jeanne est encore là pour lui indiquer qu’elle doit s’accepter.

Elle n’a pas tout à fait le temps de le faire : elle est confrontée plus rapidement par William. Il vient la voir pour lui reprocher de lui avoir parlé toute sa vie. C’est intéressant : il a eu des visions de la Jeanne de la saison 2 pour l’avertir des crimes qu’Alice risquait de commettre ; de la maladie qu’elle aurait ; de tout le bordel que ça provoquerait pour le monde entier. Mieux encore, il révèle avoir les souvenirs du William qu’on connaît, à travers cette autre Jeanne.

La pauvre Jeanne de cet univers, prisonnière, ne capte rien de ce qu’il lui dit en revanche. Elle se retrouve ensuite à devoir faire face à elle-même qui lui demande de la retrouver.

William se rend ensuite auprès de sa fille, dont il détache les menottes. Il lui explique qu’ils sont dans sa maison d’enfance et qu’il n’a plus que les souvenirs pour lui. Je trouve ça quelque peu abusé de voir Alice lui faire ensuite un câlin quand clairement il ne le mérite pas. Peut-être qu’elle espérait pouvoir être ainsi libérée… mais ce n’est pas ce qu’il se passe.

Peter n’est finalement pas torturé par William. Les hommes de ce dernier reçoivent au contraire l’ordre de l’emmener voir Jeanne. La confrontation permet d’avoir quelques explications plus claires, même si personne ne comprend vraiment ce qu’il se passe. Jeanne accuse en effet Peter d’être responsable de sa présence dans le sous-sol miteux où ils sont.

Pourtant, Peter finit par tout lui révéler : Jeanne ne vit pas sa vie et c’est pour cela qu’elle est attirée par des gens qu’elle pense ne pas connaître, comme Alessandra. Dans un autre monde, une autre Jeanne est partie dans l’espace avec Samuel, où elle était attendue. Il connaît en fait toute l’histoire de la série ; avec l’idée que l’humanité présente sur Terre est en fait la suite d’une Histoire qui avait commencé sur Mars.

Peter comprend donc que Jeanne est connectée à son double, même s’il ne sait pas pourquoi. Il explique aussi à Jeanne que ses deux versions d’elle-même ont un don, mais tout ce qu’elle entend, c’est qu’elle serait responsable de la mort de ses amis. Ce n’est pas la meilleure idée du monde d’énerver Jeanne comme ça, par contre. Celle-ci commence à utiliser ses pouvoirs contre lui, alors il tend une main vers elle pour se protéger et… un flash de lumière apparaît.

Ce flash nous renvoie dans le passé, le jour de la mort de la mère de Jeanne. Cette mort se produit de manière bien bête : William était venu pour tuer Jeanne, mais sa mère a souhaité la protéger, évidemment. Jeanne a donc découvert ses pouvoirs… en tuant par accident sa mère. Et ce n’est qu’après que l’étrange homme qui les suit depuis le début de la saison s’est montré. J’imagine que cet homme sera Peter, dans le futur.

Pour l’instant, c’est difficile à dire cependant, alors concentrons-nous plutôt sur Alice qui est assez maligne pour se cacher sous son lit, menotter le type chargé de la surveiller, lui voler son flingue et s’enfuir. Elle décide tout de même d’aller voir ce qu’il se passe dans le sous-sol de la propriété quand elle en voit une entrée, et elle fait bien, car nous savons que c’est là que sont les autres personnages – et notamment Peter, qu’elle cherche toujours.

Dans la cave, on découvre que Peter et Jeanne ont partagé le même flash. Jeanne cherche immédiatement à savoir pourquoi William a voulu venir ce jour-là avec un flingue. Sans surprise, elle parvient à utiliser son pouvoir pour détruire ses menottes (jolis effets spéciaux) et menacer William, qui explique qu’il a juste voulu tuer Jeanne quand elle avait six ans, sans y parvenir.

Alors qu’elle est sur le point de tuer William, Jeanne est interrompue lorsqu’Alice arrive pour protéger son père. La fille fait l’erreur de laisser le flingue par terre quand elle protège son père, ce qui mène à une Jeanne considérant le suicide. AH.

En parallèle, nous suivons de nouveau Adrian, qui se dit déçu d’avoir été trahi par William. Tout ça n’est pas bien clair au niveau des enjeux, je trouve. Il cherche en tout cas à retrouver William au plus vite, ce qui n’est pas évident : trouver un riche qui souhaite rester caché, ça ne marche pas apparemment.

Adrian remonte également les pistes qu’il a pour retrouver Peter. Il ne retrouve que la dernière maison dans laquelle ils étaient avant que les hommes de William viennent le chercher. À l’intérieur de celle-ci, il trouve toutefois le livre d’Asma, dans lequel Peter a mis une clé USB avec la vidéo du meurtre d’Alessandra (c’était pourtant sur un disque dur avant).

Il y a également d’autres vidéos avec toutes les sessions Jeanne/Alessandra. Il les envoie à son laboratoire où sa directrice de la sécurité s’avère aussi être une excellente scientifique. Elle comprend donc que Jeanne ne maîtrise pas ses pouvoirs, mais que tout ce qu’elle fait s’apparente à ce qu’un trou noir pourrait faire. Rien que ça.

Forcément, les scientifiques veulent à tout prix retrouver Jeanne, mais ce n’est pas si évident. En attendant, ils ont fait une nouvelle avancée…

Missions – S03E03

Épisode 3 – Empty Handed – 15/20
L’épisode est un peu en-dessous des précédents, sans que ce ne soit véritablement une surprise. On est au beau milieu de cette courte saison, alors il faut nécessairement que le rythme ralentisse avant de repartir pour un final qui sera probablement très bien. En attendant, on développe un peu la psychologie des personnages, et ça se fait au détriment de certaines réponses qui tardent à venir. Bon dieu, que je suis impatient !

Spoilers

Jeanne, Alice et Peter cherchent à retrouver Jeanne.

Vous n’êtes pas quelqu’un à qui je peux mentir.

J’ai hâte d’obtenir des réponses, alors j’enchaîne les épisodes, tout simplement. Cela faisait un moment que ça ne m’était plus arrivé. L’épisode débute par le réveil de William, qui cherche à nouveau à entrer en contact avec sa fille. C’est quand même triste d’avoir tout fait pour lui sauver la vie, mais de ne pas être fichu de lui parler une fois qu’elle est adulte.

De son côté, Alice demande à Peter plus d’éclaircissements encore : elle ne comprend pas, malgré ses explications sur sa conversation avec Irène, pourquoi il est là. Elle comprend bien que son père a fait le choix de la sauver elle plutôt que le monde, mais ça n’explique pas Peter, effectivement. C’est bien de nous clarifier certains aspects comme ça en tout cas, parce que ça ne me paraissait pas évident que William avait fait ce choix en connaissance de cause.

Peter emmène ensuite Alice chez Jeanne, pour mieux constater que Jeanne n’est plus là, justement. Ce n’est pas une surprise pour nous, puisqu’elle a fait ses valises dans l’épisode précédent. Toutefois, quand il fait le tour de la maison, il se rend compte que la porte-fenêtre de derrière est ouverte. Alice prend tout son temps à le rejoindre, alors que le plan est entrecoupé d’étranges flashbacks où il semble avoir déjà fait le tour de la maison par le passé.

Il est attaqué par deux hommes à l’intérieur de la maison, et il nous révèle qu’il a de bons skills en combat franchement. Il va jusqu’à poignarder à deux reprises un des assaillants qui menaçait d’un pistolet Alice. Il appelle ensuite Adrian pour nettoyer ses traces et le couvrir ensuite. Bon, il n’est pas un simple psychologue, là, franchement ; même s’il affirme qu’il s’agit de son premier meurtre. En échange, Alice se confie sur ce qu’il s’est passé avec Axel. L’intérêt, c’est que Peter peut souligner qu’elle n’a jamais été amoureuse de lui ; mais ça ne change rien au fait que William soit un connard avec sa fille.

Une fois cette conversation terminée, ils décident de se rendre en Italie pour reparler à Alessandra. Celle-ci a reconnu connaître Jeanne, alors c’est leur seule piste. Cela leur fait un sacré roadtrip tout de même ; alors ils en profitent pour papoter. Alice s’interroge principalement de savoir ce que ça fait de vivre en pouvant détecter tous les mensonges. Ils décident finalement de passer la nuit dans une auberge.

Pendant ce temps, Jeanne décide de se rendre chez… Simon. Oui, celui-ci a menti à Peter quand il a dit ne pas la connaître. Je l’espérais un peu, mais c’est chouette de savoir que ces deux-là ont pu être un couple, deux ans plus tôt. Elle se rend chez lui parce qu’elle a confiance en lui, même si elle ne l’aime plus.

La conversation entre eux finit par revenir sur l’homme que Jeanne pense avoir vu et qui semble être le meurtrier de sa mère, à ce stade. Elle ne l’a pas vu depuis trente ans, mais elle est sûre que c’est lui. Elle découvre ensuite que Peter est venu voir Simon et elle est sûre de ne plus être en sécurité : il a forcément réussi à décrypter son mensonge.

Jeanne décide donc de se rendre en Italie (si elle savait !) et elle embarque Simon avec elle. Elle en profite pour lui faire jeter son portable, afin qu’on ne la retrouve pas, et pour lui raconter qu’elle est sûre d’avoir vu l’homme le jour de la mort de sa mère.

Le lendemain, Jeanne et Simon se rendent chez Alessandra – mais Alessandra et Simon ne semblent pas se connaître. Pendant la session de Jeanne, Simon reste dans le couloir à attendre… et il l’entend hurler à plusieurs reprises dans le bureau. Cela finit par l’inquiéter. La porte est cependant fermée à clé.

Quand elle s’ouvre, Jeanne sort en courant et entraîne Simon avec elle. Ils sont interrompus par un cri de Peter qui les aperçoit au loin. Toutefois, Jeanne n’a pas envie de leur parler. Elle s’enfuit donc en courant, avec Simon également. Peter échoue à les rattraper et ils s’enfuient en voiture.

Par dépit, Peter et Alice retournent du côté du bureau d’Alessandra, pour l’interroger elle. Malheureusement, il ne reste plus personne à interroger. Est-ce qu’ils ont vraiment tué Alessandra comme ça, si vite ? Je suis dégoûté. Jeanne lui en voulait d’avoir parlé d’elle à Peter, persuadée que c’était à cause d’elle si elle avait été retrouvée. Elle la souhaitait morte et… Alessandra s’est mise à hurler de douleur, avec du sang surgissant par jets de son bras. Elle est ensuite effacée de l’existence, sans qu’on ne sache exactement comment, malgré la caméra filmant la séance. Oui. Jeanne la tue juste avec un regard.

Flippant. Jeanne s’en confie comme elle peut à Simon, qui commence à être inquiet d’être avec elle, même s’il dit le contraire. Peter et Alice, eux, se posent des questions en regardant les vidéos d’Alessandra. Peter en arrive à la conclusion que les personnages de la série sont liés entre eux, à cause des liens créés par leur première dimension.

En Alaska, Adrian continue à se poser des questions sur son fantôme – ou plutôt son espion. Il n’en a plus de trace, ni ADN, ni empreinte ; et il ne peut même pas être certain qu’il soit le meurtrier de Samuel. L’enquête continue avec sa directrice de la sécurité (j’imagine) et tout le personnel du laboratoire, et ça les mène sur la piste d’un empoisonnement qui aurait eu lieu à cause de leur fournisseur. Ils terminent l’épisode en interrogeant la veuve d’un transporteur. Sympathique.

Cela va jusqu’à la torture, et ça permet de savoir que le mari a tué Samuel sans le vouloir, simplement en contaminant le matériel, en échange d’une place dans un programme qui pourrait sauver son beau-père de sa leucémie. Soit.

En parallèle de tout ça, William retourne voir Ivan, qui ne trouve rien de mieux à faire que de lui raconter l’histoire de Gilgamesh pour lui faire comprendre à quel point il est obsédé par sa fille. Soit. La scène n’était pas la plus intéressante.

Du côté du cliffhanger de l’épisode, j’avoue ne pas avoir tout compris. Jeanne et Simon se cachent dans une maison où ils couchent ensemble, mais ils sont retrouvés par un groupe d’hommes armés. Simon cache Jeanne dans un placard, avant de probablement aller se sacrifier pour la protéger. Jeanne entend ainsi de nombreux tirs, laissant peu de doutes sur ce qu’il se passe. Mais je ne comprends pas trop : Peter les cherchait, certes, mais ça, on l’aurait vu si c’était lui. L’autre homme ne semble pas du genre à se trimballer avec un commando armé, alors… qui ?

Toujours est-il qu’en fin d’épisode, Jeanne retrouve le cadavre de Simon. Bordel, ils vont tuer tout le monde cette saison ? Enfin, cela dit, ils vont tuer tout le monde dans le même épisode ? C’est un peu abusé, tout de même non ?

Jeanne finit par récupérer le portable de Simon, qui est harcelé d’appels… de Peter. Elle finit par décrocher, et elle accuse Peter d’avoir tué sa mère et Simon. Elle ne peut évidemment pas lui faire confiance, mais elle est quand même chiante à ne jamais rien dire aux autres, elle. Malgré la situation, Peter parvient à gagner la confiance de Jeanne et à obtenir une adresse où la rejoindre. Malheureusement, il se rend compte que lui aussi est surveillé.

À court de solution, Alice finit par faire appel à son père, parce qu’elle lui fait assez confiance. Et hop, elle ramène dans ce bordel un autre personnage du casting de la mission de la saison 2, c’est malin. C’est finalement un certain Marc qui est embauché par William pour transporter sa fille jusqu’au « colis » qu’il doit aller chercher.

Le problème, c’est qu’ils vont arriver trop tard : le cliffhanger de l’épisode nous apprend que c’est William lui-même qui va chercher Jeanne, alors qu’en parallèle, en Alaska, on l’accuse du meurtre de Samuel. AH.

That ’90s Show – S01E07

Épisode 7 – Boyfriend Day One – 14/20
OK, j’ai eu quelques sourires devant l’épisode, mais les intrigues sont trop perchées pour que j’accroche à fond. Je sais bien que c’est toujours comme ça les sitcoms, surtout dans les années 90, mais eh, on reste en 2023 quand je vois ça, non ? En plus, toute une intrigue de l’épisode n’a pas réussi à m’accrocher. Cela va être embêtant pour la saison 2 : il y a trop de nouveaux personnages que je n’aime pas plus que ça.

Spoilers

Kitty va chez le dentiste, Red doit refaire ses plaques d’immatriculation… et Jay en profite pour voir Leia.

You are banned from this house : get out !

Vingt minutes après avoir reçu sa voiture, Leia trouve le moyen de se faire contrôler et arrêter par les flics. Même son père n’a jamais été aussi boulet, je crois… Kelso, en revanche ? Red a raison de comparer le fils à son père, ma foi. Pourtant, ce n’est pas la faute de Jay si la voiture a été arrêtée : c’est de la faute de Red. C’était bien marrant comme retournement de situation : la voiture était immatriculée avec une plaque des années 80. Apparemment, aux USA, c’est un problème de ne pas la renouveler régulièrement.

Le problème, c’est que ça signifie que Jay est banni de la maison par Red. Voilà qu’on nous sort à nouveau une intrigue à la Roméo & Juliette pour les deux pauvres adolescents de la série. Bon, les punitions de Red n’ont jamais été incontournables cela dit. Un coup de fil plus tard, Jay se pointe à nouveau – parce que Nate lui a dit qu’il lui manquait.

Pourtant, Nate ne l’attend pas chez Leia, trop occupé qu’il est par sa propre sous intrigue. Quand Jay arrive, il n’ose pas rentrer dans la maison, par peur de Red (même s’il dit le contraire). Cependant, Sherri redébarque et… je l’avais oubliée. Elle, elle n’hésite pas une seule seconde à rentrer chez les Forman pour faire ses courses.

Oui, oui, ses courses. Elle est typiquement la voisine insupportable que tout le monde adorerait avoir et que l’on voit dans toutes les sitcoms – et même dans WandaVision. Par conséquent, je trouve ça dommage qu’elle soit encore si peu exploitée. Dans cet épisode, elle apporte à son tour beaucoup d’humour, confirmant que les adultes sont décidément plus drôles et intéressants que les ados.

Après sa relation avec Fez, on découvre donc que Sherri continue d’envahir régulièrement la maison des Forman et qu’elle a toujours plein de problèmes à gérer et régler. En échange, elle offre quelques services : par exemple, elle a accepté d’aller chercher Kitty chez le dentiste, parce qu’elle sera trop shootée aux médocs pour rentrer seule.

Leia y voit une occasion parfaite pour que Jay puisse se montrer responsable aux yeux de ses grands-parents. Eh, qu’est-ce qui pourrait mal se passer au cours d’un trajet de cinq minutes en voiture ? Il y a tellement de réponses possibles à cette question qu’il est dingue de se dire que la réponse choisie par les scénaristes soit que Gwen essaie de se servir de Kitty pour se faire faire un tatouage avec une autorisation de personne majeure.

Le problème, c’est que quand elles rentrent de nouveau dans la voiture, ce n’est pas Gwen qui a un tatouage… C’est Kitty. Ah ben là, il va passer pour un être sérieux et responsable le Jay. Au-delà de ce tatouage, l’humour dans la voiture prenait vraiment bien sur moi : je commence à me faire aux personnages de Leia et Jay (il serait temps) et l’écriture de ce couple est plutôt cool et réussie (le coup de parler en même temps, ça fait très années 90 de mon point de vue, mais je ne sais pas pourquoi).

Après tout ça, on revient donc chez les Forman où Kitty se rend compte qu’elle a désormais un tatouage de chat au poignet. Ce n’était pas prévu et elle évacue son stress dans la cuisine, à s’énerver quand même contre à peu près tout le monde. Sherri redébarque à son tour, évidemment, en profite pour que Gwen vole quelques fruits au passage parce qu’elle s’en va à l’arrivée de Red et passe son épisode à se souvenir de son père qui la maltraitait.

Si Gwen s’en va, c’est parce que Jay est prêt à prendre la responsabilité de ce qu’il s’est passé – alors même qu’il a arrêté la voiture uniquement à un feu rouge ET quand Kitty a voulu lui cacher les yeux. Bordel, Kitty me fait trop rire. Red débarque donc dans la cuisine et il est super énervé d’avoir perdu sa journée à faire refaire les plaques de la voiture. Kitty planque donc son tatouage comme elle peut, mettant sa main dans le poulet qu’elle prépare juste après avoir assuré qu’elle disait toujours la vérité à son mari. Humph, on sait que c’est faux.

Franchement, c’était tellement ridicule que j’ai clairement éclaté de rire. Bon, après, Red finit par savoir toute la vérité. C’est une nouvelle occasion pour lui de virer Jay de chez lui, afin de faire la morale à Sherri. Pour elle, c’est aussi une sacrée occasion : elle peut enfin dire tout ce qu’elle a sur le cœur à Red, comme s’il était son père. Franchement, ça fonctionnait bien.

Bon, sinon, on nous fait tout un pataquès sur le tatouage de Kitty… mais il est mignon, non ? Celle-ci semble s’y faire bien vite, en plus. Elle préfère raisonner bien vite Red sur la situation : elle a pris conscience que sa petite-fille avait raison et qu’ils n’ont jamais laissé la moindre chance à Jay, le comparant trop à Michael. Le pire, c’est que c’est efficace.

Pourtant, Jay aussi fait des conneries – rentrant sans autorisation dans la maison et montant carrément dans la chambre de Leia. Oui, il peut passer par la fenêtre après tout. Malgré tout, Red est désormais prêt à faire un effort pour faire plaisir à sa petite-fille. Espérons qu’il ne le regrettera pas.

Sinon, j’avais parlé plus haut d’une intrigue pour Nate. Il ne sera jamais mon personnage préféré, c’est très clair. Le voilà donc dans cet épisode extrêmement jaloux vis-à-vis du prof particulier de Nikki. Elle vise une grande université et a donc besoin de plein de cours, pendant l’été. Inévitablement, cela passe par du travail supplémentaire – et par un Nate jaloux.

Ce dernier est rapidement convaincu par Ozzie d’aller rencontrer ce Trevor avec qui Nikki passe tout son temps. Une fois sur place, Nate est super gênant, mais pas autant qu’Ozzie à vrai dire. Il oublie vite Etienne quand il aperçoit Trevor, faisant exprès de prendre une voix grave, dans l’espoir de se faire remarquer par le prof particulier. Cela n’arrive pas, c’est évident, et j’ai totalement décroché de l’intrigue où Ozzie s’imagine présentateur d’un talk-show où Nate aurait à justifier qu’il est un meilleur petit ami que Trevor pour Nikki.

Franchement, on commence à avoir passé du temps avec ces personnages, mais l’intrigue ne leur rend jamais tout à fait justice. Ainsi, on termine l’épisode par Nikki qui tente de rassurer Nate sur leur couple, tout en insistant sur le fait qu’elle veut aller à l’université et faire des études. C’est improbable. J’imagine qu’on est censé compatir pour Nate et s’attacher à ce couple, mais ils n’ont pas eu suffisamment de temps d’écran pour que ça m’affecte. Ou alors, je n’ai pas de cœur, allez savoir.

That ’90s Show – S01E06

Épisode 6 – The Birthday Girl – 15/20
J’ai encore du mal avec un certain nombre de personnages, mais les anciens sont largement suffisants pour compenser tous mes problèmes et me faire passer un agréable moment devant la sitcom. Cela fait vraiment du bien de retrouver une comédie qui me plaît assez pour me faire rire, et tant pis si tout repose une fois de plus sur Kitty. Sinon, l’exploration des années 90 est chouette, surtout quand ça vire au méta improbable.

Spoilers

Pour ses 15 ans, Leia doit se remettre d’une rupture amoureuse qui n’en est pas une.

Not a break-up.

Leia est tellement enfouie sous ses plaids et couvertures que personne parmi ses amis ne se rend compte qu’elle est là quand il s’agit de la critiquer. Il y a de quoi la critiquer franchement : elle est déprimée par ce qu’elle appelle sa rupture avec Jay – et qui n’en est pas une, vraiment. Je peux comprendre le cœur brisé, mais de là à regarder Beverly Hills toute la journée et à être en boucle sur Jay ? Insupportable.

Sinon, pour l’anniversaire de Leia, ses amis lui achètent… de la drogue. Forcément. Je ne trouve pas ça dingue, mais bon. En échange, Leia décide de leur offrir le repas – au moins à Ozzie et Gwen – pour les remercier de leur soutien. Non mais sérieux. Bien sûr, sur place, tous les adolescents sont là : Nate et Nikki s’embrouillent parce que Nate ne sait pas écrire le prénom de Nikki (euh ??), Jay et Serena ont un autre rencard. Il n’en faut pas plus pour que Leia les invite à sa soirée d’anniversaire.

Elle est insupportable, et se comparer à Brenda n’est pas la meilleure de ses idées, franchement. La série part en vrille totale avec une scène totalement méta où les acteurs nous font le générique de la Beverly Hills version pauvre, avant que Leia s’imagine des scénarios. Je trouve ça plutôt drôle, en vrai, c’est le genre de méta que j’aime habituellement… mais qui sonne bizarrement dans cette série. Pourtant, ils avaient tout ce qu’il fallait, y compris David. Non, sérieusement, ils assurent.

Le pire était encore à venir : Ozzie qui se prend pour un break-danceur avec un doubleur ridicule là ? Au secours. Je passe tellement à côté du personnage d’Ozzie, c’est un truc de fou. Après, il m’a fait rire quand même quand il assiste au combat de soutien-gorge entre Leia et Gwen. C’est déjà ça.

La conclusion pour Leia ? Il faut qu’elle agisse comme une bimbo blonde afin de reconquérir le cœur de Jay quand il viendra à sa soirée d’anniversaire. Pas de bol pour elle, Jay ne se pointe pas du tout sur place, la laissant à devoir supporter une soirée interminable.

Contre toute attente, Eric et Donna ne se pointent pas pour l’anniversaire de Leia. L’excuse utilisée n’est pas dingue, avec le camp spatial d’Eric, mais bon, admettons. Le budget de la série et le temps de l’épisode est passé ailleurs : c’est le retour de Bob ! C’est vrai qu’il est aussi le grand-père de Leia, après tout. C’est un vrai plaisir de retrouver cet acteur – et ce personnage.

Pour l’anniversaire de Leia, il débarque donc et dérange Kitty et Red plus que prévu : il ne croit pas que Kitty fera un bon repas ET il achète un cadeau super cher qui rendent aussitôt jaloux Red et Kitty. L’argent ne fait pas tout cela dit : Red achète un kit de bricolages à sa petite-fille, tout de même. Kitty, elle, fait tout ce qu’elle peut pour calmer Bob : elle utilise carrément des somnifères pour s’en débarrasser quand même.

Ce n’est pas suffisant pour que le grand-père rate les 15 ans de sa petite-fille, par contre. Il se pointe donc pour chanter la chanson la plus gênante possible sur sa machine à karaoké, sans même se rendre compte de la salacité des paroles qu’il utilise. J’avoue : j’ai rigolé, sur ce coup-là, plus que sur la blague avec Leia apprenant à se servir de talons ou conversant seule avec David de Beverly Hills.

La machine à karaoké n’est donc pas le cadeau préféré de Leia, et c’est un vrai bon point pour Red qui peut donc lui offrir son cadeau : la Vista Cruiser d’Eric. Oui, oui, il offre une voiture à sa petite-fille de 15 ans.

C’est du grand n’importe quoi, mais il y a encore pire. Serena passe le meilleur de ses anniversaires quand Jay se pointe chez elle après la fête pour s’excuser de l’avoir ratée. Il ne voulait pas se pointer avec Serena, ce qui est plutôt un bon point pour lui. Il a au moins l’avantage d’être plutôt malin, je n’aurais pas parié dessus !

Leia, quant à elle, tient sa promesse de se comporter comme une bimbo. Elle se jette sur lui et l’embrasse, ce qui fait que les deux finissent en couple (oui, adieu Serena, comme si de rien n’était) à faire un tour dans l’ancienne voiture d’Eric. C’est inattendu comme fin d’épisode, parce qu’à nouveau, les scénaristes précipitent un peu les choses entre Leia et Jay. Admettons, on est déjà à la mi-saison, après tout. Et comme c’est une mi-saison, il fallait aussi un cliffhanger : Jay et Leia se font arrêter par les flics…