She-Hulk: Attorney at Law – S01E08

Épisode 8 – Ribbit and Rip it – 18/20
L’épisode de cette semaine prouve tout ce que la série avait dans le ventre depuis le début, mais c’est presque frustrant que ce ne soit qu’à l’avant-dernier épisode que tout parvienne si bien à se mettre en place. Le rythme est excellent, les clins d’œil fonctionnent, on s’amuse énormément tout en ayant de l’action et on nous prépare le terrain de l’épisode final avec succès. J’espère vraiment qu’on aura une saison 2, car il y a moyen de faire tellement d’autres histoires !

Spoilers

Jen est embauchée par un client qui la force à se confronter à son styliste… et à son avocat.

I do not make suits that malfunction.

Le résumé d’épisode est génial ? Le tout début avec la partie sur Jen qui refuse d’être une super-héroïne, ça m’a fait mourir de rire. L’épisode reprend ensuite sur un cambriolage de nuit interrompu par un justicier grenouille. Malheureusement pour lui, tout ça se passe mal pour lui : il ne fait pas le poids face aux deux cambrioleurs alors il décide de prendre la fuite, après une cascade plutôt marrante.

Il s’enfuit grâce à son costume qui n’est pas censé pouvoir s’enflammer, mais qui le fait quand même. Forcément, c’est là que le lien avec la série est fait : il entend bien recevoir l’aide juridique appropriée de la part du cabinet de Jen pour obtenir réparation du préjudice subi par ce problème de costume.

Jennifer n’est pas trop impressionnée par la situation du type et accepte de l’aider, un brin trop vite, surtout qu’on voit bien vers quoi ça se dirige ce problème de costume. En effet, le problème est que Jacobson est le styliste de cette grenouille ridicule, mais aussi celui de Jen. Elle est loin d’être ravie de devoir s’attaquer à son styliste, mais on ne lui en laisse absolument pas le choix. Son patron insiste pour dire que le père de cette grenouille est un client important, Patilio. Par conséquent, la grenouille est un client important.

Jennifer est ainsi forcée de se rendre auprès de Jacobson pour l’informer de la situation, et celui-ci ayant le caractère qu’on lui connaît déjà, il le prend super mal. Il vire donc Jen de ses clientes, et tant pis pour le gala très important auquel elle devait assister avec une robe de Jacobson.

Très rapidement, les voilà qui se retrouvent donc au tribunal. Tout aussi rapidement, j’ai compris où la série voulait en venir : Jacobson a un avocat, un de ses clients que l’on connaît déjà… C’est Daredevil qui débarque pour prendre sa défense. Enfin, c’est Matthew Murdock, parce que son identité est secrète. C’est amusant de le voir s’excuser pour son retard, parce que ça fait un peu sept épisodes qu’il est attendu suite à la promo de la série.

Bien sûr, il est un excellent avocat et ça tourne vite au débat juridique avec Jen qui voulait faire révéler toute la liste des clients de Jacobson. En cours de route, il est question des accords de Sokovie, histoire de nous rappeler que nous sommes dans le MCU. C’est chaque fois un peu plus officiel : Daredevil en fait bien partie. Grâce à son odorat très développé, Matthew Murdock anéantit rapidement le client de Jen, parce qu’il a utilisé du kérosène pour prendre la fuite alors que c’était spécifiquement contre les recommandations de Jacobson.

L’affaire est réglée comme ça, laissant Jennifer dépitée par la stupidité de son client. Au passage, Jennifer essaie aussitôt de récupérer Jacobson comme styliste, mais ce n’est pas exactement comme ça que ça se passe les relations humaines. La pauvre.

Le soir, au bar, Jennifer se fait alors draguer par Daredevil. Cela fait plaisir de retrouver cet acteur, mais c’est tout étonnant de le voir dans une comédie après sa série – je n’ai toujours pas regardé la saison 3 d’ailleurs. Le voir draguer Jennifer en lui demandant s’il a bien mis un pantalon ?

C’était marrant, je ne dis pas, mais c’est étonnant. En tout cas, la scène fonctionne bien et la dynamique entre eux est top. Malheureusement, il faut bien que l’épisode avance, alors nous n’en restons pas là. Todd envoie alors un SMS à Jennifer car il a besoin d’elle, et ça la dérange bien car ça met fin à son non-rencard avec Matt. Celui-ci a du boulot aussi d’ailleurs, et on se doute bien que ça risque d’être lié avec ce qu’il se passe du côté de Jen.

Ce n’est pourtant pas le cas : Todd le fétichiste veut voir Jen juste pour tenter à nouveau de coucher avec elle. Jennifer n’a pas vraiment le choix de le voir parce qu’il lui fait du chantage vis-à-vis de son travail, mais en fait, il a simplement trouvé un prétexte avec une lance wakandaise qu’il a acheté alors qu’elle avait été volée par des colons. Oui, la série en profite apparemment pour faire un peu de pub pour le prochain film du MCU. Todd essaie vraiment de draguer Jen avec insistance, elle est donc obligée de le repousser, et c’était hilarant à voir. Bon, ça ne l’est sûrement pas pour Jen après. Elle rentre chez elle, dépitée… et reçoit un autre coup de fil, cette fois-ci de Leapfrog, son client débile. Pour l’occasion, Jen décide d’utiliser le costume que Jacobson lui avait fait et part aussitôt à son secours.

En effet, Leapfrog a besoin d’elle car il est en pleine course-poursuite, avec quelqu’un essayant de l’arrêter. Il fait appel à She-Hulk plus qu’à son avocate, et elle accourt, enfin avec son costume de super-héroïne. Il rend plutôt bien d’ailleurs.

On se retrouve là avec une scène un peu promise auparavant : Daredevil contre She-Hulk. Je ne m’attendais pas forcément à ce qu’ils battent comme ça, mais voilà donc Matt Murdock qui s’en prend à Leapfrog. Le nouveau costume de Daredevil est plutôt classe, la scène de combat entre eux aussi, avec plein de catchphrases et de moments qui paraissaient très comics dans l’âme.

She-Hulk utilise finalement son pouvoir contre Daredevil, et ça fonctionne : elle bat des poings comme Hulk lui avait pris, mettant à terre Matt juste assez longtemps pour le démasquer. Les masques tombent pour de vrai entre eux, Jen comprend mieux les phrases profondes de Matt sur la possibilité d’aider le peuple plutôt que les riches et cherche surtout à savoir pourquoi ils se battent.

Il lui est alors révélé que Leapfrog n’est pas un gentil : il a pris en otage Jacobson. Le point le plus intéressant pour Jen ? Le costume ketchup-moutarde audacieux de Matt, fait par Jacobson. La pointe d’humour fonctionnait bien. Le parking où ils se battaient est quand même détruit pour rien. L’enlèvement de Jacobson ? Ce n’est pas un mensonge de Matt, c’est la vérité, évidemment. Luke a enlevé Jacobson pour avoir un nouveau costume. Quel succès, ce styliste !

Les pouvoirs de Daredevil sont quand même super géniaux : She-Hulk et lui se retrouvent sur le toit du bâtiment où est retenu en otage Jacobson, et il est capable de déterminer très exactement combien d’hommes se dressent entre eux et Jacobson, parce que oui, Leapfrog a des hommes de main. Ou des sbires. Il y a débat.

Matt drague clairement Jen, une fois de plus, et ça marche à peu près autant que quand il draguait Elektra, ma foi ? Matt pointe évidemment que Jen n’est jamais entrée par effraction dans un hangar ennemi, alors que lui a l’habitude de le faire et qu’ils feraient mieux de suivre sa méthode plutôt que celle qu’elle propose et qui est de foncer dans le tas, tout simplement. La dispute entre les deux est plutôt marrante à suivre, mais ça me faisait de la peine d’être du côté de Daredevil plutôt que du côté de Jen.

On enchaîne sur la traditionnelle scène de couloir où Daredevil débarque pour mettre KO tous les sbires de Leapfrog. Malheureusement, il y avait moins de plans séquences que sur Netflix, mais ça marchait quand même. Après, il est logique, dans une série She-Hulk, que celle-ci court-circuite complètement le combat en tombant du plafond et en mettant KO plein de types d’un seul coup. C’était marrant. La scène de combat qui suit est efficace, avec Jen tentant de donner des conseils juridiques sur place à son client, sans que ce ne soit une grande réussite.

Le type-grenouille saute par la fenêtre pour s’enfuir tellement il a peur de Matt et Jen, quand même. Par contre, il a oublié de remettre son costume enfin, donc ça met fin à sa fuite tout aussi vite. La fin d’épisode peut alors voir Jen se réconcilier avec Jacobson. On accorde ensuite un peu de temps pour que Jen et Matt puissent causer un peu. C’est intéressant parce qu’il est question de l’identité secrète de Matt et parce que la relation entre eux fonctionnent vraiment bien. Ils sont mignons comme tout. Jen s’inquiète même de savoir quand il repartira à New-York… Avant de l’inviter chez lui.

C’est fluide, c’est naturel, mais c’est bien plus rapide que ce qu’on avait vu avec Josh. Je veux dire, l’épisode se termine en fait sur Matt et Jen qui se roulent des pelles énormes en tentant de se déshabiller avant de coucher ensemble ? Matt Murdock, je suis jaloux de toi : Elektra puis She-Hulk. C’est tranquille.

Le lendemain, parce que non l’épisode n’est pas terminé, Jen est surprise de voir que nous sommes encore là à la regarder tandis que Matt fait son walk of shame en costume. Nikki débarque chez Jen, et on comprend donc qu’il s’agit de la journée du gala. Ainsi, il est évident que non, l’épisode n’est pas terminé. Nikki est géniale à se la jouer Wolverine avec son maquillage quand il est question d’une menace qui plane sur She-Hulk, et on s’amuse bien avec cette scène clairement bonus fun qui est proposée.

Très vite, c’est l’heure du gala en tout cas, et la série s’est vraiment trouvée à 100% avec cet épisode : on a les dynamiques efficaces entre Jen et tous les personnages, des clins d’œil Marvel, une vraie intrigue, du fun… Et j’adore Ginger Gonzaga quand elle fait de l’humour, que ce soit dit une fois de plus !

Au gala, Jen retrouve ses parents et a aussi droit de voir Todd. C’est anecdotique pour l’instant, mais je ne serais pas surpris qu’il fasse partie de la menace Inteligentsia. En attendant, le gala est en fait l’occasion de célébrer l’avocate de l’année, ou plutôt les avocates. Mallory fait aussi partie des gagnantes, et elle fait passer un message féministe au passage. Jennifer en profite elle pour remercier sa famille et ses amis, mais son discours est interrompu par les incels d’Inteligentsia.

Un peu à la Anonymous, ils décident d’exposer toute la vie privée de Jen pour révéler qui elle est vraiment. Elle qui pensait que donner son identité à tous suffirait à la protéger se trompait donc lourdement. La vidéo avec toutes ses infos privées se terminent en plus par une sextape tournée contre son gré, où Jen couche avec Josh. Je ne m’attendais pas à cette partie-là ; la photo prise aurait déjà été assez violente comme ça.

Inévitablement, Jen décide de détruire tous les écrans et fait aussitôt flipper toute la scène et tout le public du gala. Elle n’a pourtant rien fait de bien mal à détruire des écrans et je trouve les réactions des gens autour d’elle disproportionnées. Même Mallory qui lui dit de ne pas détruire les écrans, là ? C’est en fait le truc à faire quand t’as une sextape en train d’être diffusée non ?

Elle a de bonnes raisons d’être furax, mais c’est elle qui est prise pour cible par les autorités quand elle essaie d’arrêter un type cagoulé – bon, certes, après avoir détruit un mur. Nikki parvient à empêcher qu’elle ne s’énerve trop contre le type, mais l’épisode se termine sur Jen cernée par des hommes armés la braquant… Alors que vraiment, non, elle n’a rien fait de si catastrophique. C’est énervant. Bon, ben… La suite au dernier épisode, donc. Le « gang » de l’épisode précédent a intérêt à débarquer pour l’aider (même si elle est capable de s’en sortir seule, je sais) !

She-Hulk: Attorney at Law – S01E07

Épisode 7 – Retreat – 15/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.

Spoilers

Jen passe de bons moments avec Josh. Jusqu’à ce que…

You’re thirsty and a cliché.

Et si je me dépêchais un peu ? La fin de saison approche et moi, je prends du retard dans le visionnage ? C’est un peu inadmissible, mais bon, je n’ai rien vu pendant deux semaines de toute manière. Cette série est suffisamment géniale, par contre, pour avoir envie de la regarder ce matin que j’ai un peu plus de temps. Vive le week-end, vive le générique Marvel Studios !

Cet épisode recommence avec Jennifer chez elle, mais un peu plus heureuse qu’avant : sa rencontre avec Josh s’est suffisamment bien passée pour qu’il souhaite la revoir. C’est plutôt une bonne chose et ça fait qu’elle commence sa journée de très bonne humeur – avec un shot quand même ? Elle est devenue complètement alcoolique ?

Josh vient la chercher chez elle, ils passent un très bon rencard en foodtruck ; ne savent pas trop comment se dire au revoir, mais savent déjà qu’ils se reverront. Tout ce début d’épisode nous montre une Jennifer qui s’attache à Josh et passe de bons moments avec lui, même quand il n’est pas là ; envoyant des SMS depuis son boulot.

Le soir, elle rentre toutefois sans penser à l’embrasser et elle le regrette aussitôt. Par chance, Josh ne se décourage pas et lui propose un autre rencard, au cinéma en plein air cette fois. C’est une belle première scène tout ça, et le montage musical les mènent finalement dans le même lit. Le jeudi soir, ils couchent donc ensemble et Jennifer est complètement sous le charme.

Au matin du vendredi, cependant, il n’est plus dans le lit. Le charme est rompu quand le matin elle passe d’un état euphorique à la sérieuse inquiétude qu’il se soit foutu d’elle. En fait, elle est plus inquiète de ça que de ses haters en ligne qui souhaitent pourtant la tuer. Après, on peut la comprendre : 24h de silence après une semaine de rencards parfaits, il y a de quoi péter un câble.

De là à faire du sport devant son portable et passer un samedi soir de déprime devant la télévision, c’est triste. Il y a plus triste dans sa vie : le dimanche matin, elle reçoit un appel d’un flic qui doit vérifier si Blonsky s’est transformé en abomination ou non. Son bracelet électronique s’est en effet déréglé et son contrôleur judiciaire a peur de confronter seul Blonsky.

Jennifer accepte donc de l’accompagner, mais sans oublier une seule seconde de checker son portable. Même au portable. Bon, après, à la place de Jen, je me serais mis moi aussi à écouter M’bop, c’est vrai, mais j’aurais aussi eu le cran d’appeler Josh ? Je veux dire à un moment se faire ghoster comme ça, ça va deux secondes.

Finalement, Blonsky est toujours sous sa forme humaine et tout va bien, ce n’est jamais qu’une petite défaillance électronique. Du moins, officiellement. Officieusement, je continue d’avoir des doutes surtout quand on découvre que Blonsky entraîne deux autres hommes avec pouvoirs à gérer leurs émotions. Au passage, les deux hommes détruisent la Prius Prime de Jennifer, et ça me paraît important de préciser la marque de la voiture car les scénaristes ont dû galérer à gérer ce placement produit de manière si fluide.

Toujours est-il que sa voiture est déglinguée par les deux hommes -El Aguipa et Man-Bull – et que Jennifer finit par être complètement déprimée de son dimanche. Je peux la comprendre : elle est coincée chez son client qui a certes une magnifique propriété, mais qui n’a aussi pas une once de réseau ou de wifi. On a connu de meilleurs dimanches. Jennifer est attachante à être accro à son portable, d’un coup ; et j’ai beaucoup apprécié le jeu de Tatiana Maslany, une fois de plus. La meilleure scène de l’épisode, pour l’instant, est clairement celle où elle redevient humaine en étant toujours en colère.

Bref, la suite de l’épisode voit Jennifer chercher du réseau partout et n’en trouver que dans la cabane où Blonsky réunit ses disciples pour une séance de soutien et de calme. C’est amusant à voir sans être exceptionnel, avec les deux hommes précédents, mais aussi un porc-épic et un faux vampire.

Tout pourrait aller bien, surtout que l’humour se met en place avec les deux premiers en relation de co-dépendance, mais finalement, on se retrouve face à un problème quand Jen voit débarquer un autre homme à la réunion : celui qui leadait ses agresseurs il y a quelques épisodes. C’est l’occasion d’un bon retour en arrière avec humour, mais aussi l’occasion pour que Jen s’énerve à nouveau. Elle se retransforme en Hulk, peut-être avec un petit décalage entre les effets spéciaux et le moment où elle envoie valser l’homme.

L’homme est évidemment un des disciples de Blonsky, alors ça permet finalement d’établir un dialogue et la communication entre eux. La scène vire en soutien de groupe qui n’est pas loin d’une secte, les cinq autres hommes parlant finalement avec Jen pour mieux la comprendre. Elle finit par s’ouvrir à eux sur sa relation avec Josh. Assez vite, on apprend que Jennifer a donc renvoyé un autre SMS pour dire qu’elle s’inquiétait pour Josh et… Sérieusement, appelle-le en vrai ?

Et pourtant non, elle se laisse convaincre qu’elle doit laisser tomber son bouclier et peut-être même supprimer le numéro de Josh. Je trouve ça abusé, même s’ils ont raison quand ils soulignent qu’elle ferait mieux de passer plus de temps à se concentrer sur Jen, et moins de temps à se concentrer sur Josh si lui n’a pas le temps pour elle. C’est une intrigue toute mimi, mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour Josh – je n’ai pas envie qu’il soit méchant, alors j’opte pour le choix où il est gentil et kidnappé.

En attendant, Jen décide de tester la yourte pour passer de bons moments relaxants en ce dimanche. Après cette super journée, la dépanneuse pour la voiture de Jen débarque et elle peut donc rentrer chez elle, avec une carte d’au revoir de tout le groupe. Blonsky s’inquiète encore pour elle et fait ce qu’il peut pour s’assurer qu’elle ne recontactera pas Josh et ne sera pas trop amnésique du temps passé avec eux.

L’épisode pourrait donc s’arrêter là, mais la vérité est ailleurs concernant Josh : trois jours plus tôt, on retrouve donc Josh après sa nuit d’amour avec Jen. J’espérais que ce ne soit pas un méchant, mais une victime… et ce n’est finalement pas le cas. Il a juste copié le téléphone de Jen avant de la prendre en photo nue dans son lit. Elle a clairement fait confiance à la mauvaise personne.

Les Anneaux de Pouvoir – S01E07

Épisode 7 – The Eye – 16/20
Il restait beaucoup de choses à démêler suite à l’épisode précédent. Si c’est bien ce qu’il se passe dans cet épisode, cela se fait avec beaucoup trop de bavardages et de longueurs cette semaine. Je ne suis pas forcément contre ça, surtout que les personnages sont développés, mais je n’aime pas trop quand ça traîne en longueur pour le plaisir de s’écouter parler. Cependant, on sent que l’intrigue avance et que toutes les pièces du puzzle se mettent en place ; c’est déjà ça !

Spoilers

Les cendres volcaniques impactent à peu près toutes les intrigues – à l’exception de celle de Durin et d’Elrond.

They’re dead, aren’t they ? Arondir. My friends. My… my mother.

Je sais, je sais, il y a plein de séries qui reprennent aujourd’hui et j’ai plus d’une bonne semaine de retard dans toutes mes séries puisque le dernier épisode que j’ai eu l’occasion de voir était l’épisode 6 de cette série… Mais bon, on fait ce qu’on peut et je me dis que je trouverai un autre moment pour tout rattraper. Avec un peu de chance, mon week-end se passera devant les écrans.

En attendant, avec un titre pareil, on sait qu’il va être question de Sauron, non ? Je crois bien que oui, en tout cas. Le résumé nous rappelle brièvement le volcan qui vient d’entrer en éruption, avant qu’on nous propose une nouvelle pause générique. Au moins, tous les grains de poussière et de sable prennent un peu plus de sens quand on sait que les personnages vont devoir survivre à un tas de cendres volcaniques.

Je n’aimerais pas être à la place de Galadriel quand elle se réveille en début d’épisode, et je n’aimerais pas non plus être à la place de l’actrice, car ça doit être très désagréable ces fausses cendres partout sur elle. Bon, l’avantage, c’est qu’elle se réveille, contrairement à un tas d’autres gens. L’inconvénient, c’est qu’elle est dans un paysage qui ressemble fort à l’Enfer.

Le volcan a laissé des flammes un peu partout derrière lui, même sur les chevaux. Le village est complètement détruit, on ne voit pas à cinq mètres dans la poussière, il y a des cadavres partout au sol et l’ado insupportable de la série a survécu. Cela fait beaucoup d’un coup, mais Galadriel semble le vivre bien quand même. Certes, elle se met en quête pour retrouver Halbrand, mais le suspense demeure encore sur son sort.

À la place, on insiste sur la défaite ressentie par Galadriel et la frustration de Theo face à la situation. Lui n’est pas encore prêt à reconnaître sa défaite, mais Galadriel ne lui en laisse pas vraiment le choix. Le déni et la colère laissent place à une acceptation difficile pour Theo : il est persuadé qu’Arondir et sa mère sont morts désormais. C’est vrai que Bronwyn était déjà bien mal en point.

Les deux personnages que sont Galadriel et Theo se mettent en route dans la forêt, pour échapper à la cendre volcanique. Il faut bien survivre après tout. On admire leur capacité à ne pas s’étouffer toutes les cinq secondes, d’ailleurs. En attendant, Galadriel donne une épée à Theo tout en lui faisant un petit discours plein d’espoir, lui rappelant de ne pas céder au mal et au deuil trop vite.

Bizarrement, les orques sont bien discrets dans cet épisode. J’entends bien leur victoire, mais ils pourraient la célébrer plus fortement en venant tuer quelques humains, surtout qu’avec les cendres, ils peuvent marcher en plein jour. Ce n’est pourtant pas le cas. Même pendant la nuit, Theo et Galadriel ont le temps de papoter et de faire une longue pause, histoire que l’on apprenne plus le passé de l’elfe. Elle a ainsi été mariée et a toujours une vision bien sage de la vie ; assurant à Theo que tout ce qu’il se passe n’est pas de sa faute. Sa culpabilité le dédouanerait de sa vraie responsabilité, car les sages sondent nos cœurs.

Bon. On ne va pas se mentir : je vois l’intérêt de la scène pour la construction des personnages, mais on s’est un peu fait chier quand même, non ? Heureusement que les orques arrivent enfin pour interrompre ça. Galadriel et Theo manquent de très peu de se faire griller par leurs ennemis, mais finalement, les orques abandonnent bien vite la recherche. Dommage, ça aurait fait une petite scène d’action sympa ! En tout cas, il est loin le temps où Galadriel était perdue en mer, je trouve.

Bien sûr, la série se concentre également sur Isildur au réveil de l’éruption. Il est retrouvé par la Reine de Numénor au moment où il essaie de sortir des décombres Valandil, le tout pour mieux découvrir leur autre pote complètement mort. Pas cool du tout ce début d’épisode. Je suis content que la série prenne le temps tout de même de nous montrer ce réveil apocalyptique. Pour le suspense, on termine cette première séquence avec Isildur coincé sous de nouveaux décombres quand un bâtiment qu’il évacuait pour sauver des enfants s’effondre sur lui.

Cela laisse son père bien angoissé : il gère comme il peut les troupes dans la forêt, récupérant un tas de survivants tout de même. Il retrouve également la reine, mais celle-ci n’a pas de bonnes nouvelles pour son capitaine. Elle était avec Isildur lorsqu’il est mort – supposé mort – après tout. Elendil apprend ainsi la mort de son fils, même si personne ne semble capable de mettre des mots dessus. Malgré le chagrin, les personnages se remettent en chemin. Ce n’est que là qu’on comprend que la reine a perdu une bonne partie de la vue : le chemin suivi les éloigne peu à peu des fumées volcaniques, mais elle continue de ne rien voir – de ne voir que du gris. C’est triste ça, mais elle le prend bien, guidant toujours son peuple avec sérénité.

Au petit matin, Elendil retrouve le cheval de son fils, mais celui-ci n’obéissant plus, il est convaincu par Valandil qu’il vaut mieux le laisser s’échapper. Je ne doute pas qu’il ira retrouver bien vite Isildur pour le sauver d’un sort funeste. En attendant, Galadriel et Theo rejoignent enfin le campement. On ne sait pas bien pourquoi ils ont mis tant de temps à retrouver les autres quand les autres semblent ensemble depuis un moment…

Il n’empêche que Theo se précipite vers l’infirmerie pour retrouver sa mère. Après un faux suspense, nous découvrons donc que Bronwyn est bien en vie, et même qu’elle pète la forme. Ca n’a rien de bien crédible vu qu’en 24h, elle s’est prise trois flèches et une éruption dans la gueule, mais bon, Arondir a dû la protéger ? Lui aussi est en vie, et je regrette un peu de ne pas avoir vu comment il s’en était sorti.

Galadriel coupe court aux retrouvailles avec Theo en tout cas, parce qu’elle veut retrouver au plus vite la reine Mitrel. Celle-ci semble avoir avoué à son peuple qu’elle était aveugle désormais, mais elle promet surtout à Galadriel que son armée reviendra aider les elfes. Cela ne semble pas plaire à Elendil, par contre.

Elendil, Mitrel, Valandil et le reste de Numénor rentrent au bercail après cette défaite considérable. Ils laissent derrière eux Galadriel et Arondir. Ce dernier, accompagné de Bronwyn, a décidé de mener les humains vers un autre village pour les protéger. Pas tous, cependant ! Galadriel apprend en effet qu’Halbrand a bien survécu, finalement… Il est toutefois très mal en point : blessé par les orques, le roi des Terres du Sud a besoin d’un remède elfique. Le voilà qui repart en quête avec Galadriel, donc, sous les acclamations de son peuple – et de Theo – heureux de retrouver un roi pour les Terres du Sud.

Cependant, côté Orques, on n’appelle plus ça Terres du Sud et on ne considère pas qu’Halbrand en soi le leader. En effet, côté Orques, on est plutôt parti pour parler d’un Mordor où on acclame Adar. Je crois bien que les méchants vont gagner ce combat…

Loin de cette intrigue bien plus intéressante et ayant donné un vrai coup de fouet positif à la série, nous reprenons également celle de la migration des hobbits. C’est beaucoup moins intéressant, mais c’est inévitablement lié à l’éruption volcanique là aussi : Nori et sa meilleure amie découvrent ainsi, avec le reste de la communauté, des roches volcaniques ayant cramé une partie des bois. Inévitablement, la réponse du sage du village est de se tourner vers l’étranger.

Il compte sur lui et sa magie pour leur venir en aide, notamment en parlant à un arbre affecté par l’éruption et dont ils auraient bien besoin pour se nourrir. Malheureusement, une des gamines du village est assez débile pour s’approcher de l’arbre dont les branches sont clairement en train de craquer, alors ça ne termine pas si bien.

La gamine est sauvée de justesse par Nori, mais tout le village se retourne désormais contre l’étranger. Ils ont tort, parce que l’arbre est bien régénéré comme tout le monde le souhaitait. Malgré tout, personne ne semble s’en rendre compte à temps. Le sage propose donc à l’étranger de partir pour rejoindre une ville d’humains adaptée à sa taille. En guise d’adieu, Nori lui adresse tout de même une pomme, un symbole de réconciliation comme un autre.

L’étranger s’en va donc, sans Nori. Cette dernière commence à comprendre les enseignements de sa mère et elle le lui dit, reconnaissant qu’elle n’est qu’une Hobbit et qu’elle ne pourra pas s’émanciper des traditions comme elle l’envisageait en début de série. Mouais. Je ne suis pas convaincu par son revirement là, tout ce qu’il s’est passé lui donne plutôt raison.

D’ailleurs, ça se confirme encore au petit matin : tous les arbres sont régénérés et fournissent de belles pommes aux hobbits, prêts à faire la fête à nouveau. La fête est de courte durée quand la meilleure amie de Nori trouve finalement une empreinte bien flippante en allant chercher de l’eau.

Elle abandonne aussitôt son seau qui descend la rivière jusqu’aux étranges êtres qui sont à la recherche de l’étranger. J’ai hâte d’en savoir plus sur eux quand même, le mystère est trop plombant cette fois-ci. Bon, ils sont loin d’être gentils en tout cas. Nori les observe partir sur la trace de l’étranger et elle tente de les détourner de ce chemin.

Tout ce qu’elle y gagne, c’est de se mettre en danger. Son père arrive donc de nulle part pour la protégeant, menaçant ces étranges êtres… On découvre qu’ils ne craignent pas le feu et qu’ils sont des ennemis redoutables, foutant le feu à tout le village hobbits en quelques braises redoutables. Pour le coup, la scène est allée beaucoup trop vite par rapport au reste de l’épisode très lent. On passe en quelques minutes à peine de hobbits dégoûtés à hobbits qui font la fête, pour en revenir à des hobbits encore plus dégoûtés. Et Nori a encore fait de la merde, en plus.

C’est toutefois son père qui redonne de l’espoir à tout le village quand même le sage, Sadoc, veut juste du temps pour pleurer. L’intrigue se termine ainsi sur Nori qui décide de s’écarter du chemin des hobbits, pour aller avertir son ami. Contre toute attente, elle ne part pas seule : il y a sa meilleure amie, bien sûr, mais il y a aussi sa mère, Goldie, et Sadoc. C’est abusé de le voir changer d’avis si vite, comme le reste du village d’ailleurs, mais ce n’est pas nouveau : l’intrigue des hobbits est malmenée depuis le début.

Encore plus loin du volcan (et du Mordor), les nains et les elfes continuent de se parler de Mithril, comme si de rien n’était. Il faut dire qu’il n’en est rien, pour eux, l’éruption est trop loin. Elrond essaie donc de convaincre le roi Durin qu’il peut lui faire confiance, s’engageant dans une promesse sur cinq siècles. Avant d’accepter, le roi souhaite parler à son fils et lui faire à nouveau la leçon.

Il est loin d’apprécier la proposition d’Elrond : il craint un éboulement dans sa cité et ne souhaite pas venir en aide aux Elfes dans une entreprise qu’il considère comme un moyen de tromper la mort. Effectivement, ce n’est pas très raccord avec les valeurs des nains, ça. Le jeune (pas si jeune) Durin est énervé, mais il se range à l’avis de son père. Ce n’est pas tout à fait le cas de sa femme qui est extrêmement énervée. Bon, elle finit par se taire toutefois.

C’est ensuite au tour d’Elrond d’apprendre la décision du roi et d’en être dégoûté. Il sait que cela signifie la fin prochaine de Lindon : il devait sauver son peuple sur la Terre du Milieu avec le Mithril et il s’en sait désormais incapable. Cela sent bon le petit conflit armé si le roi ne meure pas bien vite, mais en attendant, Durin et Elrond se disent Namarië, pour aller vers le bien.

Elrond quitte les nains en laissant derrière lui une pierre de MIthril… et celle-ci régénère aussitôt une feuille morte devant Durin et sa femme. Le prince décide donc de ne pas obéir à son père, assistant au miracle du Mithril. Il commence donc à miner avec Elrond, au risque de provoquer un éboulement. Là encore, nous n’avons pas beaucoup d’action, mais des scènes sympathiques où Elrond et Durin continuent de sympathiser. Il est ainsi question de nom secret pour les nains, mais Durin n’annonce pas encore le sien à Elrond. Ce dernier l’en empêche en effet.

Là aussi, la scène a semblé traîner en longueur mais le but était de réaffirmer leur amitié, j’imagine. Le problème, c’est que quand ils trouvent enfin le Mithril, le roi est là aussi. Alors qu’Elrond venait juste de trouver exactement ce dont il avait besoin pour sauver son peuple, le roi pète un petit câble et nous l’exile. Bon, le roi a raison d’être énervé après tout, son fils lui désobéit. Elrond parvient tout de même à récupérer un petit bout de mithril avant d’être mis à la porte.

De son côté, Durin se retrouve à avoir droit à un nouveau sermon de son père et… bon, ben voilà, je sais qu’il y a eu trop d’action pour un seul épisode la semaine dernière, mais cette intrigue me fascine quand même beaucoup moins que celle du volcan. Je retrouve ce que je n’aimais pas dans Le Seigneur des Anneaux, avec des personnages qui s’écoutent parler sans fin pour donner des idées très simples, qui se résument en une phrase ou deux. Genre, c’est bon, accouchez. On a compris que le prince Durin fait sa crise d’adolescent à quarante ans.

Père et fils en viennent enfin à s’engueuler comme il faut, parce que Durin précise qu’il voit Elrond comme un frère et qu’il considère que son père est en train de trahir son père. Il le trouve indigne de sa couronne – mais tout ce qu’il gagne, c’est que son père le considère lui aussi indigne de ses têtes de noblesse. Ce n’est pas si grave, cependant : il a toujours le soutien de sa femme.

Elle lui assure qu’ils creuseront de nouveau même si le roi fait de nouveau sceller la galerie avec le Mithril. Gros connard ce roi, surtout qu’il y balance, juste avant, la feuille plus si morte du début de l’épisode. Elle s’engouffre au fond des galeries souterraines pour mieux cramer une fois au sol. Le fait qu’elle crame, ce n’est pas si grave. Par contre, le fait que Balrog, démon du feu, s’y réveille, ce n’est pas terrible pour la suite. C’est un bon cliffhanger, allez.

Les Anneaux de Pouvoir – S01E06

Épisode 6 – Udûn – 19/20
En évacuant les personnages que je n’aime pas et en se concentrant bien plus que prévu sur l’action, cet épisode s’avère l’un des meilleurs de cette saison pour l’instant. Il y a quand même trop de blabla et des longueurs qui donnent envie qu’il s’achève quand on arrive sur la fin, mais les nombreux retournements de situation et les scènes de combat à l’esthétique soignée donnent envie d’en voir bien plus ! C’était hyper prenant, et vraiment réussi.

Spoilers

Bronwyn et Arondir se préparent à affronter les Orques, sans savoir encore que Galadriel est en route pour leur venir en aide avec l’armée de Numénor.

Where is Sauron?

Déjà près d’une semaine que je n’ai plus regardé d’épisode, et j’ai un week-end juste assez chargé pour ne pas en regarder non plus. Il fallait donc que je me lance dans cet épisode ce soir ou jamais ; après une matinée avec les sœurs Sanderson – désolé Prime Video, Disney + avait clairement la priorité avec Hocus Pocus 2, et ça s’est fait sans regret parce que j’ai bien aimé. Ce n’est toutefois pas le sujet, puisque nous en sommes déjà à l’épisode 6 de cette série et qu’il va bien falloir le commenter à un moment ou un autre.

L’épisode commence par son générique, toujours sublime sans que je ne sois fan, et un gros plan sur la main d’Adar. Il n’a toujours pas confirmé qu’il était Sauron, mais il a toujours autant d’autorité sur les Orques : nous le voyons convaincre son armée d’aller se battre. Parmi l’armée, nous retrouvons aussi le paysan de la semaine dernière, qui n’a pas hésité à tuer le pote de Théo.

Difficile de lui pardonner ou de le comprendre, surtout qu’il est presqu’en position de bras droit à marcher aux côtés de son nouveau leader. Leur destination ? Le poste de garde où tous les humains et Arondir étaient la semaine dernière.

Ca, c’était la semaine dernière. Dans cet épisode, il n’y a plus personne en vue au poste de garde quand l’armée d’Orque arrive. Seulement, ça ne veut pas dire pour autant qu’il n’y a plus personne du tout : Arondir est toujours là à monter la garde, bien caché. IL a beau se cacher, Adar est capable de le sentir – et ça n’est pas si étonnant quand on le voit tout plein de sueur hein.

Arondir se révèle finalement pour montrer tout l’ingéniosité de ce plan. Une petite flèche enflammée suffit en effet à provoquer l’effondrement d’une tour enflammée sur tout l’avant-poste. C’est une sacrée surprise et une victoire bien sympathique pour les villageois qui viennent ainsi à bout d’une grande partie des Orques. C’est un plan intéressant, avec beaucoup de ruse pour coincer tous les méchants au même endroit. C’est malin, et ça nous permet de comprendre aussi qu’Adar est peut-être bien à la recherche de Sauron finalement.

En tout cas, les villageois sont heureux d’avoir survécu, mais ils ne peuvent toujours pas chômer. Ils ont une journée de soleil pour se préparer à un second assaut, sans la moindre ruse cette fois. Arondir tente bien de détruire ce que convoite Adar, mais c’est un échec. Il motive donc les troupes, alors que tout le village s’arme comme il peut en attendant la nuit.

Bronwyn essaie d’en savoir plus sur le plan d’Arondir pour cacher l’objet convoité par les Orques, mais il refuse de lui dire quoique ce soit dessus. C’est trop risqué d’en dire trop selon lui, il préfère donc que personne ne sache rien ; et elle le comprend, surtout qu’elle veut mettre aussi son fils à l’abri. C’est malin cette affaire, je ne le sens pas son fils moi.

Elle est toutefois trop occupée à draguer Arondir pour se poser des questions sur lui. Arondir est un vrai séducteur avec elle, même qu’il veut planter sa graine avant le combat, hein. J’ai trouvé la scène un peu lourde sur ce coup, on a compris qu’ils se plaisaient, à quoi bon passer du temps à toucher les arbres ? Embrassez-vous qu’on en finisse !

Ils l’ont fait à peu près au moment où j’allais dire cette dernière phrase à voix haute. C’est romantique tout plein, mais sommes-nous vraiment là pour ça ? Je ne pense pas. Nous sommes devant cette série pour ses paysages et pour ses scènes d’action, non ? Cela tombe bien : la scène suivante est pleine d’action – ou en tout cas de suspense. L’elfe et les villageois observent donc ce qu’il reste de l’armée d’orques, encore un peu trop pleine.

Ce n’est pas grave, face au nombre de l’armée, l’elfe a toujours des ruses. Bronwyn a un peu du mal à craquer les allumettes qui sont au cœur du plan pour battre les Orques. Qu’à cela ne tienne, elle utilise la torche d’un Orque pour allumer l’incendie dont elle avait besoin. La scène nous confirme que Bronwyn est une excellente guerrière, mais elle montre aussi un Orque venir à bout de la villageoise qui faisait duo avec Bronwyn. C’est bien triste à voir, mais elle n’a pas le temps de se concentrer sur sa perte : il faut encore mettre en place tout le piège.

Cette fois-ci, le piège consiste simplement à encercler les Orques entre deux charrettes enflammées. C’est un plan plutôt sympa et efficace, qui permet de nous montrer une belle scène d’action. Les villageois s’en donnent à cœur joie pour tuer plein d’orques, et Arondir aussi. Ce dernier est toutefois attaqué par deux orques à la fois – puis par d’autres une fois tombé de son toit. Il est trop fort, cet Arondir, et la scène de combat est vraiment fluide et belle, avec plein de cascades.

C’est agréable de retrouver enfin une vraie scène d’action, et j’aime vraiment ce personnage d’elfe qui nous montre toute son agilité au combat. Il est toutefois pris de court par cet Orque qui est beaucoup plus fort que lui et est vraiment à quelques centimètres de le tuer en lui crevant l’œil. La scène a un petit côté gore, avec le sang qui coule de l’œil de l’Orque directement dans la bouche d’Arondir.

Celui-ci est finalement sauvé de justesse par Bronwyn, et je m’attendais à un mauvais retournement de situation qui nous la tuerait au moment où elle le sauverait. Ce n’est toutefois pas le cas : le retournement de situation ne la concerne pas directement. Il a lieu quand Arondir comprend un brin trop tard que si les hommes gagnent si facilement contre les Orques, c’est parce qu’ils ne se battaient pas contre des Orques, mais contre des hommes.

Oui, oui, les villageois ont juste tué les traitres de l’épisode précédent, déguisés en Orque. Et c’est là que ça part en vrille avec les Orques plus malins capables de les piéger eux aussi. Je m’y attendais, mais pas à ce moment-là. Bronwyn se prend deux flèches d’orque. Je la voyais bien mourir avant ça. Bref, tous les villageois se replient comme ils peuvent dans la taverne, mais ça ne pourra qu’être de courte durée.

On nous fait durer le plaisir avec une Bronwyn qui souffre énormément et dont il faut cautériser les plaies. La scène est bien foutue, même si c’est plus que prévisible que Bronwyn survivra au moment où ils essaient de nous faire croire à sa mort. Autant quelques minutes avant, j’envisageais de la voir mourir, autant après tout ça, sans l’effet de surprise, ça ne passait plus.

Bref, elle survit bien et les Orques peuvent envahir la taverne pour… menacer de la tuer. C’est fou, ça. Si elle n’avait pas survécu, le chantage sur Arondir aurait eu beaucoup moins d’effets je pense : il est peut-être prêt à mourir pour protéger le secret de la cachette de l’objet convoité par Adar, mais il n’est pas prêt à voir mourir Bronwyn pour autant. S’il résiste et ne dit rien tout de même, c’est Theo qui finit par révéler où l’objet se trouve.

Les Orques obtiennent donc ce qu’ils veulent, et je savais qu’on ne pouvait pas avoir confiance en Theo. Il fait le bon choix, je pense : oui, c’est une victoire pour les Orques, mais sa mère survit tout de même. Ce n’est pas rien.

Pendant ce temps, Isildur mange une pomme, littéralement. Il la partage avec un cheval dans la cale du bateau avant de la jeter en pleine mer, ce qui n’avait pas trop de sens franchement. Nous le retrouvons donc sur le même navire que Galadriel, et il ne faut pas longtemps pour que ces deux personnages centraux de la saga se croisent. C’est toutefois intéressant de découvrir ce moment de la rencontre entre eux.

Elle le prend pour un soldat quand il n’est qu’un garçon d’écurie et le dialogue s’instaure entre eux presque comme d’égal à égal – sauf qu’il est fasciné par la vue perçante de l’elfe, puis par le lever de soleil qui le laisse incapable de poursuivre la conversation. C’est un beau lever de soleil et je peux comprendre qu’Isildur reste bouche bée, mais là, on en est vraiment à une scène bizarre où Galadriel semble presque le draguer à lui dire qu’il ressemble à son père.

Ce dernier arrive justement pour vérifier ce que fait son fils, puis pour parler avec Galadriel qui a plein de questions sur la mère d’Isildur, morte noyée. Soit.

Sur son navire, la reine demande de hâter l’expédition pour que les bateaux atteignent plus vite la terre, et elle fait bien. Son armée arrive à temps pour venir en aide aux villageois coincés par les Orques dans la taverne. Oh bien sûr, quand ils entendent les chevaux de l’armée de Numénor, les Orques décident d’exterminer un tas de villageois, mais ceux-ci sont capables de se défendre sous l’impulsion de leur leader Arondir.

Galadriel mène évidemment la tête de cette expédition, et elle aide à sauver le village bien vite. Elle apprend toutefois d’Arondir où se situe le leader des Orques : Adar est en train de s’enfuir avec l’objet qu’il convoitait tant. Cela mène à une sympathique course poursuite en cheval, avec Galadriel s’arrangeant même pour que son cheval aille plus vite que celui d’Adar.

Ce dernier se fait toutefois avoir par Halbrand qui a clairement une dent contre lui. Il a en effet bien envie de le tuer, surtout qu’Adar ne se souvient pas de lui. Galadriel parvient contre toute attente à empêcher Halbrand de mener à bien son projet d’exécution d’Adar. Elle souhaite l’interroger pour retrouver Sauron, ce qui n’est pas des plus efficace. Fait prisonnier, Adar n’est pas trop du genre à révéler tout ce que Galadriel souhaite savoir. Au contraire, il papote avec elle, mais plutôt pour faire quelques rimes et énigmes. C’est chiant comme tout quand les personnages s’écoutent parler comme ça.

J’ai préféré la scène qui voyait Isildur être envoyé par la reine au combat contre les Orques, et la camaraderie qui s’est dégagée avec Valandil et Ontamo une fois la bataille achevée. Après, ça ne me fait pas passer à côté de la conversation Galadriel/Adar pour autant : il lui révèle qu’il préfère être appelé Uruk et lui assure qu’il a éventré Sauron lui-même.

Comme Galadriel, je ne le crois pas l’espace d’une seconde, mais c’est peut-être parce que je connais le futur avec la double trilogie, hein. En attendant, Galadriel torture Adar, qui est bien un elfe comme ses oreilles le laissaient supposer, en parlant indéfiniment avec lui. C’est assez insupportable, parce que je me sens torturé moi aussi, quand elle menace en vain de tuer des Orques ou lui assure un futur misérable où elle le tuera, après toute sa descendance.

C’est cette fois à Halbrand d’empêcher Galadriel de tuer Adar, alors que moi, j’en étais à penser « tuez-le qu’on en finisse ». Comme avec le baiser plus tôt donc. Bref, Halbrand et Galadriel nous empêchent de voir Adar mourir, mais tout cela les rapproche à nouveau. Halbrand confie ainsi à Galadriel que pour la première fois depuis longtemps, il allait peut-être pouvoir avancer dans son deuil et ses envies de revanche. Il est assez clair que ces deux-là se plaisent aussi, mais pas encore assez pour s’embrasser apparemment.

Il faut donc se contenter de changer de scène pour que les deux intrigues de l’épisode continuent de se croiser. Bronwyn et Arondir rencontrent ainsi la reine de Numénor… qui souhaite présenter Halbrand à Bronwyn. Ben oui, Halbrand est le roi qu’elle attendait tant. Cela sent le couple à plein nez, hein, et c’est frustrant parce que j’aimais bien Arondir et Bronwyn ensemble jusque-là.

Il faudra voir comment tout ça évolue dans l’épisode suivant. En attendant, Galadriel redonne à Arondir l’objet des Orques et Arondir tente de consoler Theo, persuadé qu’il se sent coupable d’avoir donné un objet si crucial aux Orques. Ce n’est toutefois pas la culpabilité qui l’étouffe, c’est la perte du pouvoir : en tenant l’objet de Sauron, il se sentait puissant. Bon, la série nous laisse entrevoir la possibilité que Theo soit Sauron là, avec une hache qu’il récupère pour qu’elle soit jetée à la mer.

Et alors que vraiment je pensais que l’épisode s’achevait, ce n’était toujours pas le cas : le paysan ayant tué le pote de Theo a encore son rôle à jouer loin du village : il nous ouvre un barrage qui craque complètement. L’eau s’engouffre et s’infiltre dans toute la vallée, passant par les souterrains sous le village, provoquant des explosions et des fuites tout au long de celui-ci.

Dire que les villageois pensaient une fois de plus avoir gagnés… C’est finalement un fail monumental qui les attendait. Cela nous donne une fin d’épisode incroyable : après quelques scènes de bavardages chiantes et trop longues, nous découvrons enfin le vrai plan des Orques concernant les terres du Sud. Les souterrains mènent ainsi directement au volcan au loin.

J’étais loin de me douter que l’épisode finirait sur une éruption volcanique quand je l’ai commencé, mais ça donne une sacrée scène finale avec des effets spéciaux de qualité. Les Orques sont heureux et s’écrient Udûn, alors qu’Adar parvient à s’enfuir et que le village est décimé par l’éruption. C’était une sacrée éruption, avec des boules de feu impressionnantes et un sentiment de défaite puissant qui s’inscrit sur les visages de tout le casting.

La fin nous laisse en suspense sur le devenir de Theo, du cheval d’Isildur et de Galadriel. Cette dernière reste complètement figée face à l’éruption et aux giboulés volcaniques qui lui foncent dessus à grande vitesse. Si on sait qu’elle survivra, ça faisait toutefois une fin pleine de suspense et vraiment marquante – avec une esthétique toujours aussi magnifique.