Walker (S03)

Synopsis : La saison 2 se terminait sur une scène improbable et déconnectée du reste, avec Cordell qui se faisait enlever le jour de la remise de diplôme de Stella.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, et comme pour les deux premières saisons, j’ai l’impression de devoir me justifier d’être encore là devant la série. Si elle est si médiocre que ça, pourquoi est-ce que je continue de la regarder quand j’ai plein d’excellents épisodes qui m’attendent ailleurs ?

Déjà, parce qu’elle est bien pratique à regarder dans le train ou quand on mange, vous commencez à le savoir. Ensuite, parce que je me rends bien compte qu’elle présente un autre avantage : je ne suis pas plus attaché que ça à ses personnages – et même certains me soulent – alors je n’ai pas besoin de m’impliquer à fond. Elle peut se regarder d’un œil quand on est fatigué, elle ne nécessite pas de longues critiques pour parler de chacun ou pour évoquer 36 000 théories ; non, elle est sympa, c’est du divertissement quand le cerveau est posé à côté de nous.

C’est important, parfois, de ne pas avoir que la qualité. La qualité, ça nécessite trop de concentration et d’investissement. C’est triste pour eux, probablement, mais c’est la vérité : je les regarde encore parce qu’ils ne sont pas brillants, justement.

Note moyenne de la saison : 12,5/20

S03E01 – World On a String – 12/20
Ce premier épisode de saison est décevant pour une raison principale : je n’ai pas eu l’impression de faire face à un changement de saison. Tout continue exactement comme en saison 2, à une exception notable près, je reconnais. Par conséquent, ça va à l’encontre de ce que j’imaginais pour cette saison : j’aurais aimé une vraie nouveauté pour redémarrer sur de meilleures bases. On verra bien ce que donne l’intrigue fil rouge, cependant.
S03E02 – Sittin’ on a Rainbow – 14/20
Franchement, c’est un peu mieux avec ce second épisode qui privilégie l’action aux scènes insupportables avec des personnages débiles. Oh, cela ne veut pas dire qu’il n’y en a pas, parce que si, bien sûr que si, des personnages sont débiles, mais que ça passe mieux car c’est enrobé d’action. Tous n’ont pas de temps d’écran, également, parce qu’on se concentre sur l’essentiel. Après, l’essentiel aurait pu être de donner une vraie intrigue fil rouge à cette saison, ou au moins de donner des pistes de ce qui va nous attendre en saison 3. Ce n’est malheureusement pas le cas… mais bon, il ne faut pas trop en demander avec ce reboot.
S03E03 – Rubber Meets the Road – 10/20
C’est un cas typique de « be careful what you wish for » : j’ai regardé cet épisode parce que je n’avais pas le temps de rédiger une critique complète et que ça me paraissait facile de poser mon cerveau devant… mais je regrette franchement d’avoir posé mon cerveau à ce point. La série s’enferme grosso modo dans ce que je souhaitais voir arriver il y a deux épisodes, mais ce n’est pas brillant pour autant. Frustrant, surtout quand il n’y a pas vraiment d’intrigue en retour.
S03E04 – Wild Horses Couldn’t Drag Me Away – 13/20
La date était parfaite pour un épisode d’Halloween… mais ce n’est finalement pas ce que propose la série. C’est bien dommage. Cela dit, avec cet épisode, j’ai l’impression que les scénaristes offrent enfin une vision d’ensemble de ce que chaque personnage peut devenir en saison 3 – il était un peu temps d’avoir l’impression qu’on avançait sur le sujet, parce que la saison est déjà bien entamée l’air de rien.
S03E05 – Mum’s the Word – 09/20
Qu’est-ce que je suis en train de regarder ? Je me suis posé plusieurs fois au cours de l’épisode la question et c’est le sentiment qui persiste après visionnage : c’est un énorme what the fuck à bien des niveaux. Cet épisode tente de mettre en place plein de nouvelles choses, mais très peu fonctionnent vraiment. Pire, les personnages semblent réagir en étant totalement à côté de ce qu’ils nous ont habitué à faire. Bref, c’était mal écrit.
S03E06 – Something There That Wasn’t Here Before – 12/20
C’est moins mauvais que l’épisode précédent et je me dis ainsi que j’ai bien fait de reprendre mon visionnage de séries par cet épisode. Il fallait bien reprendre quelque part, autant le faire par la série qui m’a propulsé dans ma panne. Autrement, les intrigues avancent, mais je reste toujours aussi confus par rapport à ce début de saison 3 qui n’arrive pas à expliquer clairement ses enjeux. C’est bien dommage.
S03E07 – Just Desserts – 14/20
La série remonte clairement la pente avec cet épisode : ce n’est toujours pas l’enquête policière qu’on pourrait attendre d’une série nommée « Texas ranger », mais je m’éclate bien face au drama familial proposé par la série pour ce dernier épisode avant leur pause. Et en plus, petit bonus : me voilà à jour dans la série… à temps pour son retour la semaine prochaine.
S03E08 – Cry Uncle – 14/20
Pas si mal pour une reprise, ma foi. L’épisode repousse complètement le fil rouge pour se concentrer sur tout le drama familial et propose des résolutions parfois simplistes, mais peut-on vraiment attendre autre chose de leur part ? Probablement pas. Bref, j’ai eu ce pourquoi j’étais venu finalement : des personnages écrits avec flemmardise, un statu quo qui se réinstalle toujours et des intrigues étirées sur une vingtaine d’épisodes.
S03E09 – Buffering – 12/20
Qu’est-ce que ça traine encore dans cet épisode ! Cela commence à se voir qu’ils ne savent pas quoi faire des vingt épisodes de cette saison, et c’est franchement dommage. Bien sûr, il y a quelques avancées pour les personnages, mais dans l’ensemble, cet épisode est oublié plus vite qu’il n’a été vu (le ressenti était long !) et je ne pense pas qu’il aura beaucoup de conséquences sur la suite. Bref, on passe le temps jusqu’à un cliffhanger, pardonnez le jeu de mots, énergique.
S03E10 – Blinded by the Light – 08/20
J’ai eu beaucoup de mal à rester concentré devant cet épisode – peut-être parce que je préparais mon agenda pour février en même temps, vous me direz. Mon problème vient de l’écriture des personnages : de plus en plus souvent, je ne les reconnais pas. Pour cet épisode, c’est soit afin de préparer une intrigue à venir (mais c’est mal fait), soit juste incohérent (et donc mal fait). C’est problématique, quand même, surtout que ça commence à se généraliser à l’ensemble de la saison où tous les deux épisodes un personnage pète un câble sans raison et s’en prend à tout le monde sans qu’on ne nous explique pourquoi.
S03E11 – Past is Prologue – 12/20
Franchement, j’ai trouvé que c’était un épisode un peu trop mou, une fois de plus. Les plus grosses surprises étaient prévisibles depuis au moins un épisode, si ce n’est plus, et les scènes d’action n’étaient pas plus surprenantes. N’oublions pas que l’épisode a aussi la bonne idée d’utiliser des flashbacks inutiles… mais bon, il se termine avec quelques bonnes promesses pour la suite, ce qui explique que je remonte un peu la note quand même. Et puis, je n’attendais pas autre chose.
S03E12 – Best Laid Plans – 13/20
Toute la partie sur le drama familial est incroyablement ennuyeuse cette fois encore, mais l’épisode parvient à être plus intéressant que les précédents grâce à son fil rouge. Maintenant qu’on se concentre dessus et que les révélations principales sont faites, on avance enfin dans l’intrigue et les motifs sont de plus en plus clairs. J’espère juste que la suite continuera de déblayer tout ça pour que la qualité remonte vraiment.
S03E13 – The Deserters – 15/20
La série s’en sort tellement mieux quand elle se concentre enfin sur son fil rouge et son désir d’être une série à enquête que je me demande pourquoi elle nous inflige encore une intrigue familiale si peu réfléchie et aboutie. En même temps, j’aime parfois quand ils jouent à fond la carte de la famille… Bref, ce n’était pas le cas dans cet épisode : j’ai largement préféré voir se mettre en place les éléments de la prochaine partie de saison, alors que certaines réponses commencent à se dessiner.
S03E14 – False Flag (1) – 17/20
Il est appréciable que la série se décide à démêler tous les fils lors d’un double épisode, mais je me demande quand même de quoi sera faite la dernière partie de saison à présent. Il semble en effet que cet épisode pose les bases pour résoudre absolument tout ce qui était introduit jusqu’ici dans cette saison 3. Définitivement, sa construction m’aura perturbé, mais eh, ça mène à ce bon épisode, c’est déjà ça…
S03E15 – False Flag (2) – 16/20
Je m’y attendais et ça se confirme : tout semble régler, on pourrait presque voir cet épisode comme une fin de saison. Pourtant, la série reviendra bien dans environ trois semaines pour une dernière salve d’épisodes. Drôle de diffusion et de construction de saison, aussi bien dans le scénario que dans les choix de la CW. Pour en revenir à cet épisode, cependant, il était plutôt bon, même s’il va vite en besogne à mon goût.
S03E16 – Daddy Was A Bank Robber – 16/20
Ramenez-moi une actrice que j’ai adorée récemment en guest-star dans une série et votre épisode sera immédiatement largement meilleur à mes yeux. C’est un syndrome que je connais, mais que je redécouvre avec plaisir cette semaine. Qu’on m’explique par contre la construction de cette saison : il ne reste que trois épisodes et je ne sais pas où ils souhaitent aller maintenant que tout semble résolu, mais ça permet d’en revenir à une formule plus procédurale. Et ce n’est pas plus mal.
S03E17 – It Writes Itself – 04/20
Franchement, je ne sais pas s’il s’est écrit tout seul comme le suggère son titre ou avec une intelligence artificielle, mais à une semaine de la fin de saison, autant vous dire que la perte de temps incroyable, les coïncidences peu crédibles même si elles devaient être forcées et les intrigues secondaires à dormir debout ne m’ont pas spécialement convaincues. En fait, j’en viens à me demander si ce ne serait pas plus mal que la série soit annulée, ce qui est une possibilité tout à fait envisageable à l’heure où j’écris ces lignes.
S03E18 – It’s a Nice Day for a Ranger Wedding – 14/20
Est-ce que c’est vraiment censé être ça la fin de saison ? Une chance que la série soit renouvelée pour une quatrième saison, parce que ça aurait été autrement un beau foutage de gueule de s’arrêter sur un épisode qui prend tout son temps à en venir à ce qui était annoncé en cliffhanger de l’épisode précédent. Non, vraiment, c’est un final à l’image de la saison : une structure décevante et beaucoup de temps perdu.

Grey’s Anatomy – S19E02

Épisode 2 – Wasn’t Expected That – 17/20
La saison va vraiment bien fonctionner si elle continue comme ça : elle surfe sur la nostalgie des débuts tout en se servant des nouveaux personnages pour introduire les commentaires et critiques que les spectateurs pourraient faire eux-mêmes. C’est efficace, surtout que le casting large est plutôt bien géré pour l’instant, avec des dynamiques anciennes perturbées par l’arrivée de sang frais. Non, vraiment, ça fait du bien à la série.

Spoilers

Un nouveau quotidien se met en place à l’hôpital avec la nouvelle classe d’internes.


Two interns make a whole doctor.

C’est tout à fait le genre de moment où j’aurais mieux fait d’aller dormir que de me mettre devant un autre épisode de série, mais j’avais trop envie d’avancer dans cette nouvelle saison et de voir ce qu’allait proposer cet épisode – surtout afin d’être sûr qu’on restait bien concentré sur les nouveaux internes.

Les premières scènes sont bien rassurantes de ce point de vue : nous reprenons directement sur Simone qui part de chez elle, confirmant que l’intention est bien de se concentrer sur les internes. J’espère que ça ne me soulera pas trop et que ça continuera d’être bien géré par les scénaristes comme la semaine dernière. Après, je ne sais pas trop ce que ça peut donner quand je vois l’intrigue pour Simone : c’est encore et toujours une histoire de grand-mère qui perd la mémoire, pas très original quoi.

Mika décide quant à elle de s’installer sur le parking de l’hôpital. On notera que c’est la première fois en presque vingt ans qu’on aperçoit un parking couvert pour l’hôpital, mais ça tombe bien, ça met son van à l’abri. J’aime bien l’idée qu’elle décide de vivre dans ce van avec wifi, parce que quand on voit les gardes qu’ils enchaînent, ça paraît logique. Par contre, elle en parle à Jules, ça me paraît une mauvaise idée.

Ce même matin, Lucas se change dans une des salles de repos de l’hôpital et y est surpris par… sa tante. Amélia envisage immédiatement qu’il est en train de vivre à l’hôpital – et ce ne serait pas le premier à le faire, en plus. Elle a toutefois raison et lui propose de venir vivre chez Mer, mais Lucas refuse d’avoir le moindre traitement de faveur pour le programme. Ce n’est pas de bol, par contre, parce que Benson le voit sortir de la salle de repos avec Amelia – sans savoir qu’il s’agit de sa tante.

Apparemment, la première idée qu’il a en tête, c’est que Lucas a couché avec Amelia, et ça me fait rire que ça soit déjà banalisé comme ça dans sa tête. Les internes partent en tout cas en courant car ils sont en courant, et ils manquent de percuter Meredith et Maggie.

Ce début d’épisode est déjà bien fluide, franchement. Les trois sœurs se retrouvent ensemble, et c’est chouette : cela leur permet de parler de Nick qui a bien accepté le poste et propose déjà de gros changements à Meredith… par mail. On nous case aussi la première mention de Zola cette saison, parce qu’elle a rédigé un devoir sur son héroïne : la chirurgienne Ellis Grey. AHA.

Ceci étant introduit, on peut commencer la journée à l’hôpital comme on le faisait sur la première saison : les internes se voient attribuer différents cas et docteurs, et franchement, ça va me simplifier la critique. On note que les internes sont une fois de plus malmenés parce que Nick n’en a rien à faire qu’ils lèvent la main, contrairement à tous les autres dans cet épisode, alors que Levi est un chef des résidents (et seul résident) pas bien sympathique avec eux. Le pouvoir ne lui réussit pas, je trouve. Mais bon, je vais me contenter de critiquer l’épisode avec la journée de chaque interne pour commencer.

D’abord, nous suivons Benson Kwan qui est affecté en cardiologie avec Winston. Par malchance, le patient dont ils doivent s’occuper n’est pas la priorité de Maggie : elle décide de refaire tout l’emploi du temps de son mari sans vraiment en discuter avec lui avant, et elle fait ça devant Benson. Ainsi, Winston ne peut trop rien dire. Le pauvre.

De son côté, Lucas est affecté également en cardiologie : il retrouve Maggie et espère assister à une super chirurgie. Ce n’est évidemment pas le cas : Maggie a bien compris qu’il ne voulait pas de traitement de faveur. Elle est assez désagréable avec lui, mais il s’avère utile quand il écoute ses conversations avec Amelia sans sa permission. Bon, Amelia s’inquiète de croiser un Winston clairement énervé après Maggie et vient lui en parler, mais cette conversation n’était pas si intéressante. Le plus fun était bien d’avoir Lucas qui rappelle à Maggie qu’ils ont un résident à l’hôpital désormais.

Un seul, c’est peu : Levi est débordé au point de chercher de l’aide partout où il peut. Il se rend donc au bar Joe’s pour demander à la barmaid de revenir à l’hôpital pour travailler. Vous avez bien lu : Hellm est désormais barmaid. Bordel. Le pire, c’est probablement qu’elle affirme s’y faire plus de thunes que quand elle bossait à l’hôpital ! Elle refuse donc la proposition de Levi de revenir, même quand il lui affirme que c’est Meredith qui la réclame – parce que ça y est, elle a de l’estime et elle sait que ça ne sert à rien de fantasmer sur une hétéro. Alléluia. Ca semble lui faire du bien d’être barmaid, effectivement.

Si on en revient à l’hôpital, et à Lucas, sa journée continue en présence de Benson, puisqu’ils sont tous les deux en cardiologie. Amelia décide de profiter de ce moment pour réclamer la présence de son neveu, soi-disant pour parler d’un patient. J’ai hâte de savoir laquelle des sœurs de Derek sera la mère de Lucas, j’aimerais tant que ce soit Amy Acker !, mais en attendant, je savoure les petites piques sur les sœurs ; parce que vraiment, ça fait plaisir.

Tout ça ne m’empêche pas d’en revenir à Winston : le pauvre prend cher avec une femme aussi insupportable que Maggie. Elle veut tout contrôler et, désormais, elle gère l’emploi du temps de son mari… sans y faire suffisamment attention pour être parfaite avec lui. Elle l’empêche donc d’opérer pendant tout l’épisode, parfois par accident parce que Lucas lui a rappelé que Levi était résident et qu’elle pouvait se servir de lui, quand il s’était déjà engagé auprès de Winston.

En fin d’épisode, le couple prend le temps d’en parler et semble tomber d’accord sur le fait que Maggie a provoqué plus de problèmes que de solutions. Cela n’apporte toujours pas de solution, mais ça semble leur suffire. Pour l’instant, en tout cas.

Ensuite, nous suivons également la journée de travail de Mika. La pauvre se retrouve à devoir bosser avec Owen, qui est surveillée par Teddy. C’est bien simple, le couple passe son temps à s’engueuler pour savoir si Owen est bien surveillé quand il fait la moindre action médicale. Elle a bien raison, mais elle est chiante ; sauf qu’en fait, c’est Owen qui la force à être chiante. Dans tous les cas, ça me soule.

Je suis aussi d’accord avec elle sur le fait que c’est n’importe quoi de laisser Owen enseigner à des internes alors qu’il risque de voir sa licence médicale être suspendue.

Mika pète rapidement un câble de se retrouver face à eux, alors elle demande évidemment de changer de service à un Levi toujours débordé qui lui refuse cette faveur. Apparemment, ce n’est pas évident d’être chef des résidents. Ce n’est pas évident non plus d’être Mika, parce que sa journée ne fait qu’empirer : son patient est là parce qu’il s’est enfoncé le portable de sa femme dans le cul. Et autant j’adore l’actrice qui joue sa femme (elle me fait toujours rire) autant cette intrigue est atroce et naze. En plus, il faut Teddy pour retirer le portable ? La scène avait certes un côté comique, mais bon, Teddy et Owen sont insupportables.

Richard doit probablement être d’accord avec moi, en plus, parce que vraiment, les deux se plaignent auprès de lui en permanence. Il conseille même à Owen de prendre de la distance, ça en dit long.

Enfin, Jules et Simone se retrouvent à bosser ensemble sur un cas aux urgences, parce qu’à deux, elles font un médecin complet, paraît-il. Les pauvres sont rapidement débordées quand leur cas simple et non chirurgical de gueule de bois s’avère être un peu plus compliqué que prévu : un type de dix-neuf ans entre en détresse respiratoire avec un énorme eczéma sur tout le corps. Il est là avec son coloc, qui s’inquiète un peu d’avoir certains de ses symptômes.

Les internes sont rapidement dépassées par la situation, alors elles bipent chacune un supérieur, ce qui nous ramène Richard et Meredith sur le cas. Il fallait bien ça, même s’ils ne sont pas ravis : le gamin de 19 ans (outch je suis vieux, ça y est) a bien besoin d’aide, parce que son état s’aggrave rapidement. Il a donc une maladie que Meredith ne parvient pas à identifier.

Elle fait appel à Richard et Teddy pour l’aider, sans beaucoup plus de succès. En même temps, Teddy est plus préoccupée par son mari et sa situation financière instable qu’autre chose. Elle est juste insupportable, sérieusement. Toujours est-il qu’on se retrouve avec les internes censées trouver la solution du problème médical et faire le sale travail des chefs. J’ai beaucoup aimé cette petite vibe saison 1 qui revenait, surtout que Meredith demande à ses deux internes de faire appel aux autres aussi pour les recherches.

C’est bon, je me contrefiche de l’aspect perso de chacun des internes – à part Lucas peut-être – pour le moment, mais je les aime suffisamment pour que cette saison me plaise. Simone se rend ensuite auprès du colocataire pour avoir des informations supplémentaires sur son patient, et c’était plutôt drôle à voir.

Le problème, c’est que l’humour est vite détruit dans l’épisode quand Jules cherche Meredith, paniquée, pour lui expliquer qu’elle a bipé Linc : le patient a besoin de voir sa jambe être coupée. Super. C’est absolument horrible, parce que c’est à Jules de le faire – et en plus, Jules interrompt une conversation bizarre entre Nick et Meredith où notre héroïne tente trop de draguer Nick. J’ai du mal à cerner comment la série va se passer de Mer en insistant autant sur sa présence et ses intrigues en début de saison comme ça.

Nick, quant à lui, fait ce qu’il peut pour gérer le programme. C’est un peu compliqué avec l’ingérence de Richard en permanence, mais c’est plutôt pas mal ce qu’il fait, heureusement. Bon, pour en revenir à l’intrigue médicale, cependant, Jules se retrouve à devoir couper la jambe de son patient sous la supervision de Linc. C’est un peu un problème, parce que Linc tente de faire de l’humour sur les jambes du patient (c’est creepy) et qu’elle prend ça pour de la drague.

Ouep, rien ne va dans cette scène, je sais, mais c’est marrant. Ça l’est moins quand Simone trouve finalement ce qui ne va pas avec le patient et qu’elle débarque au bloc, empêchant Lincoln de bien surveiller Jules. Celle-ci se retrouve à devoir gérer une hémorragie sans trop savoir pourquoi ou comment. Elle est paniquée.

Meredith l’apprend… et est une super prof. Elle a eu un petit côté Addison dans cet épisode quand elle a demandé à Simone de s’occuper de Jules. C’était chouette de la voir se rappeler que les internes ont besoin de réconfort et d’entraide, et c’était chouette d’avoir une scène entre les deux internes en fin d’épisode. Leur méthode pour se déstresser ? Ce n’est pas les bébés de la maternité, ce sont les peluches que l’on peut acheter à l’hôpital.

Elles en achètent même pour les autres internes, histoire d’avoir une nouvelle scène de fin d’épisode à cinq où Benson balance à tous que Lucas couche avec Amelia. Et ce n’est pas comme s’il pouvait le contredire sans révéler son lien de parenté avec elle. Franchement, les nouveaux internes avec les petits quiproquos que ça provoque et les commentaires sur les personnages tous en couple qui nous soulent nous aussi, ça fonctionne bien. Ils sont aussi spectateurs que nous pour l’instant, et c’est tant mieux.

Sinon, l’épisode ne se concentre pas que sur l’hôpital. Nous avons également le droit à une intrigue très secondaire et surprenante dans l’épisode : Miranda propose à Jo de prendre un pique-nique au parc avec Luna et Pru. C’est un peu n’importe quoi vu la hiérarchie qui a existé entre elles pendant si longtemps, mais Jo y va en étant persuadée que Miranda veut être une « pote-maman ». Ce n’est pas le cas, bien sûr : elle veut juste des informations sur l’hôpital.

C’est plutôt marrant quand Jo se met à balancer tous les changements que Nick fait et allant, selon Miranda, dans le bon sens quand elle apprend quelques avantages pour les internes. Cela l’énerve toutefois de voir que certains des changements se font alors qu’elle, elle n’a jamais pu les mettre en place. Malgré tout, Miranda n’est pas prête à revenir à l’hôpital.

L’épisode se termine, comme annoncé au début, par une présentation d’un devoir de Zola qui espère avoir un prix en parlant de sa grand-mère. Toutefois, quand elle commence à évoquer Alzheimer, elle entre dans une crise de panique, devant toute sa famille – et tout le public. Ah. Meredith monte sur scène pour l’apaiser et la sortir de là, et nous, on comprend que les scénaristes tiennent là une possible porte de sortie pour Meredith. Prendre un an sabbatique pour s’occuper de sa fille, ça pourrait être une explication logique – Miranda fait la même chose, de toute évidence.

Bon, après, Miranda, on la voit justement. Sinon, Meredith prend aussi le temps, avant ce cliffhanger, de se réconcilier avec Nick, en lui faisant une jolie déclaration d’amour et des excuses pour les six mois où elle a décidé de ne pas l’appeler. Malgré l’interruption d’un Owen toujours aussi énervant et demandant à repasser prof à plein temps pour ne plus avoir la surveillance de Teddy (ouf), le couple parvient à rétablir le dialogue sur autre chose que les internes et leurs avantages. Ouf, bis.


 

Station 19 – S06E02


Épisode 2 – Everybody’s Got Something to Hide Except Me and My Monkey – 18/20
Pas de cas exceptionnel, on retrouve ce qui devrait être la routine de la série, mais bizarrement, je trouve cet épisode plus intéressant que le précédent. C’est probablement parce qu’il prend vraiment le temps de donner une scène au moins à chacun des personnages afin d’avancer dans les intrigues de tous et que les développements sont intéressants. Je n’approuve pas tous les twists, forcément, mais ça tient debout et ça me donne envie de voir la suite bien vite.

Spoilers

Toute la caserne se demande quel chantage Maya a bien pu faire.


 

We’ve all been gross and inappropriate at some point or another.

Rien de tel qu’un petit combo Station 19/Grey’s Anatomy pour passer une bonne soirée. C’est la théorie et je vais tenter de la confirmer ce soir encore, avec une soirée qui commence comme trop souvent quand il est question de ces séries par des scènes de cul. C’est la base sur ABC après tout. On se retrouve donc avec Vic et Theo sous la douche, tandis que Jack couche toujours avec Eva.

Il en profite pour ghoster Andy alors que Maya, elle, est ghostée par Carina qui est pourtant dans son lit. Pas tellement du cul pour elle, cette fois ; et ce n’est pas étonnant vu comment l’épisode précédent s’est terminé. Maya passe donc sa frustration dans le sport, mais c’est sans compter qu’elle a toujours une vie de merde au boulot, puisque que Beckett lui mène la vie dure.

Ce n’est pas la seule à avoir une vie de merde : Travis aussi prend un peu cher avec ses collègues qui veulent tous le maquer – même si le seul autre gay qu’ils connaissent, c’est son père. Bordel, Vic me fait toujours mourir de rire, saison après saison. Elle est incroyable. Elle veut aussi gérer la campagne de Travis pour l’élection, et elle sait qu’un copain l’aiderait bien.

La conversation déraille bien vite cependant : Theo balance qu’il a entendu Carina dire à Maya qu’elle n’approuvait pas le chantage qu’elle avait fait sur Ross. Il n’en faut pas beaucoup plus pour que toute la caserne se mette à chercher le potin qui pourrait bien rendre ça vrai, même si une part de doute subsiste, parce que le chantage, c’est vraiment une technique digne de Sullivan. J’aime bien que les scénaristes se rappellent que ça ne ressemblait pas à Maya.

Après, on peut tous faire des erreurs un jour ou l’autre. Celle-ci, c’était une énorme erreur de la part de Maya. Andy voit en tout cas les réactions de Sullivan et semble faire le lien avec ce qu’elle a vu à la fin de l’épisode précédent. Elle se rend donc dans le bureau de Maya pour en savoir plus. L’avantage certain de cette scène, c’est que ça nous rappelle que Maya et Andy sont censées être meilleures amies – même si elle a Jack depuis.

J’ai trouvé que toute la scène entre elles sonnait très juste et que ça faisait bien longtemps que nous n’avions plus eu de moment comme ça pour ces deux personnages. Il faut dire qu’Andy était un peu occupée à culpabiliser d’avoir tué un mec ; mais ça, c’est de l’histoire ancienne cette saison apparemment. Toujours est-il qu’Andy qui découvre toute la vérité sur les soupçons de Maya concernant son ex-mari et leur cheffe ou sur le fait qu’elle n’avait rien dit du tout à Carina, c’était très chouette à voir.

Comme toujours, elles sont interrompues par une alarme, alors qu’Andy demandait à Maya deux choses – la première, de ne rien dire aux autres (qui passent l’épisode à chercher et imaginent une Ross draguant Maya), la seconde… D’écouter sa femme et de chercher l’aide d’un professionnel, parce qu’elle en a bien besoin.

L’intervention de la semaine est plutôt habituelle, avec simplement un petit incendie à gérer. Seulement, il n’existe pas de petit incendie : tous présentent un risque. Celui-ci se déclare dans une résidence où Travis sauve une femme (et son album de mariage), Ben un homme et Sullivan un type que j’ai voulu être Topher de Dollhouse quand je l’ai vu tenter de gérer des serveurs en surchauffe. Bon, n’est pas Fran Kranz qui veut, cela dit.

L’incendie est donc provoqué par ces serveurs trop nombreux pour l’appartement et clairement en surchauffe. L’homme dans l’appartement en sait beaucoup et culpabilise quand il voit une victime en arrêt cardiaque, ce qui fait que Maya décide de lui confisquer son portable (pas bien sûr que ce soit légal) pour qu’il parle. En parallèle, Andy a la bonne idée d’utiliser l’eau de la piscine de la résidence pour éteindre l’incendie.

Pendant ce temps, Ross a le plaisir de bosser dans le même bâtiment que Dixon – quand il n’est pas en campagne électorale. On sait bien qu’ils ne s’aiment pas, mais ils ne le cachent plus, l’élection les divisant vraiment et leur donnant le sujet parfait pour exprimer les désaccords entre eux. Alors que Ross est plutôt confiante pour Travis, elle se rend compte qu’elle surestime peut-être le syndicat des pompiers quand Dixon lui fait d’horribles sous-entendus.

Cela ne l’empêche pas de se rendre sur le lieu de l’intervention pour découvrir que l’homme des serveurs n’est qu’une fourmi parmi tant d’autres. Un millionnaire – allons savoir qui – s’amuse à payer des types pour qu’ils fassent tourner un maximum de serveurs afin de déceler la suite d’une formule qui pourrait valoir très cher. Le problème, c’est que ça provoque des surcharges d’électricité à des endroits pas conçus pour et plutôt vétustes, pouvant mener ensuite à des incendies. Les problèmes, quoi.

L’avantage de tout ça, c’est que Maya réussit à établir une vraie connexion avec l’homme des serveurs, et à le faire parler. Elle fait tout ça devant Beckett – qui continue de la détester – et Ross – qui semble un peu changer d’avis tout de même. Maya se retrouve donc coincée avec Beckett pour chercher d’autres résidences avec des surcharges électriques. Beckett refuse toujours de lui parler, alors la journée est longue.

En parallèle, le reste de la caserne 19 cherche à retrouver Bryan, le type payant les autres pour qu’ils fassent tourner les serveurs à sa place. Quand il les voit débarquer, il prend peur et décide de tenter de s’enfuir, pour mieux s’éclater l’entrejambe sur l’arrière d’un pick-up. Au secours, ça doit faire tellement mal. Le karma existe dans cette série, et Vic qui se retient de rire après ses blagues, j’adore, tout simplement.

Bien sûr, au passage, tout le monde – enfin, Vic et Theo quoi – cherche encore à savoir ce que Maya a bien pu faire pour s’attirer les foudres de Beckett. Quand même Sullivan se met à participer aux théories, Andy est énervée et décide d’expliquer la vérité ; mais une vérité qui est un énorme mensonge. J’aime beaucoup son idée, ça aurait bien plus raccord avec le personnage de Maya en plus : elle leur explique que Maya a fait du chantage à Ross en l’accusant de couvrir l’alcoolisme de Beckett. L’objet du chantage ? Andy, bien sûr : elle voulait la voir revenir à la caserne 19. C’est un bon gros mensonge auquel Sullivan assiste, sans rien dire. Andy protège sa meilleure amie, et ça marche bien. Après, un regard d’Andy à Robert suffit à lui faire comprendre qu’elle sait, quand même.

Tout le monde peut rentrer à la caserne, y compris Ben et Travis – Travis ayant gagné au passage le numéro du petit-fils d’une des femmes de l’incendie. Il n’en veut pas et doit lutter pour le faire comprendre à ses collègues, par contre.

De manière parfaitement inattendue, nous retrouvons également Carina à l’hôpital cette semaine. Jack a eu la brillante idée de coucher avec Eva en début d’épisode, mais sa main n’est pas encore tout à fait guérie. Il a donc empiré son cas et sa cicatrisation, ce qui le force à se rendre aux urgences. Et plutôt que de proposer un cliffhanger avec un interne, nous voilà donc avec Carina qui s’occupe de lui aux urgences.

Ce n’est pas tout à fait son lieu habituel, alors oui, je trouve ça normal que Jack soit surpris de la voir là-bas. Déjà, elle passe plus de temps à la caserne qu’à l’hôpital (bon, d’accord, ça, c’est ce qu’on voit) ; mais même à l’hôpital, c’est vraiment rare qu’elle soit aux urgences. Il n’empêche que la voilà qui se retrouve à traiter Jack, ce qui leur permet d’avoir une conversation. Sans l’engueuler, elle peut donc lui faire le reproche de l’avoir abandonnée quand elle tentait de faire un enfant grâce à son sperme.

Bon, la scène finit en engueulade quand même, parce que Jack reconnaît ses torts et qu’elle ne s’attendait pas à ça. Le poignet de Jack ? Carina décide finalement de le mettre dans les mains d’un interne pour vérifier s’il a besoin ou non de chirurgie. C’est plutôt chouette, parce que ça permet déjà un premier crossover pour un des nouveaux internes.

C’est avec plaisir que l’on voit donc Lucas débarquer pour s’occuper du poignet de Jack – et le pauvre Lucas ne s’attendait certainement pas à se faire engueuler par Carina à défaut de savoir toutes les procédures de l’hôpital. Franchement, la scène était drôle, parce que Carina met tout sur le dos des hormones, mais quand même, elle hurle sur un pauvre interne qui n’est juste pas au courant de ce qu’il faut faire.

C’est le retour des débuts de Grey’s franchement. Autrement, Carina a quand même le droit de péter un câble pour autre chose que les hormones : elle n’a juste plus de bonheur dans sa vie. La semaine dernière, c’est Jo qui faisait une tirade sur le gouvernement américain – et la Cour Suprême surtout – qui les forçait à mettre des tenues noires en protestation face à la décision d’interdire l’avortement. J’aurais aimé avoir une scène avec Vic sur le sujet, pour continuer son intrigue de l’an passé, mais Carina qui le fait, ça fonctionnait bien aussi.

Bref, dans tout ça, Jack a besoin d’une radio et prend tout le temps de travail de Carina. Espérons qu’aucune femme n’était en train d’accoucher ce jour-là. Comme il y a forcément de l’attente pour passer une radio, Jack en profite pour raconter sa vie à Carina, parce qu’elle lui demande des explications. Jack a donc bien cherché son frère de foyer – en Utah. Il l’a trouvé, tout ça pour que son frère ne se souvienne pas du tout de lui.

Cela explique au moins pourquoi il est dans un état si misérable, pourquoi il aime tant l’alcool ou pourquoi il n’a pas cherché sa sœur tout en se consolant avec Eva. Il est difficile de lui en vouloir, même s’il est difficile aussi de ne pas reconnaître ce que lui dit Carina : tous les États-Unis semblent aller mal et être confrontés à des situations compliquées ; si ce n’est le monde entier. C’est un peu misérabiliste comme point de vue, mais ça colle vraiment à cette série où effectivement tout le monde prend bien cher depuis le Covid.

Cela n’empêche pas Carina d’avoir raison : il faut que Jack arrête de se morfondre sur lui-même, sérieusement. En lui disant ça, elle finit par prendre conscience que l’énervement qu’elle a contre lui et plutôt dirigé envers Maya. Sans trop de surprise, elle finit donc l’épisode à la caserne, où Beckett continue de s’acharner sur Maya en lui faisant remarquer qu’il voit trop souvent Carina à la caserne. C’est tellement vrai.

Cela n’en reste pas moins abusé qu’il l’attaque comme ça, tout en lui confiant encore plus de boulot, pour le plaisir. Cela n’empêche pas Andy, Maya et Carina de parler de Jack, cependant. C’est l’occasion de découvrir que Maya est vraiment hyper énervée après Jack – si Carina lui pardonne, ce n’est clairement pas son cas. De toute manière, Maya est fermée à toutes les discussions, et elle finit par péter un câble quand Carina lui demande si elle a commencé à chercher un psy. Devant Andy.

Ce n’est pas le cas, et ça choque autant Andy que Carina. Cette dernière prend cher sans trop de raison, et elle me fait juste beaucoup trop de peine. Heureusement, l’épisode compense ensuite avec une scène vraiment mignonne pour Theo et Vic. En vrai, Vic est tellement heureuse d’avoir une relation parfaite avec Theo qu’elle craint déjà le pire. Elle en parle à Theo, qui est capable de la rassurer. Ils sont mignons, et c’est bien d’avoir pu passer un peu de temps avec eux pour ça avant la conclusion de l’épisode.

La conclusion de l’épisode voit Jack retourner auprès d’Eva pour boire un bon coup, pendant que Ben remercie Maya d’avoir fait du chantage à Ross pour ramener Andy à la maison. C’était bien et ça permet à Maya de prendre au moins un peu de recul… Ou du moins, c’est ce que je pensais. La fin de l’épisode la transforme encore plus en énorme bad bitch, et c’en est trop pour moi. On est en train de totalement la perdre : elle apporte du whiskey à Beckett pour faire la paix ? Sérieusement ? Cette fin d’épisode avait un étonnant petit côté Angel saison 2 dans un arc bien dark, je ne m’y attendais pas.

À ce stade, je suis en train de trouver Robert plus sympathique qu’elle ? Ca en dit long. Robert, d’ailleurs, est sur une application pour rencontrer quelqu’un. Il s’en confie à Andy (que j’aime énormément cette saison également) qui cherche à savoir le vrai dans les accusations de sa meilleure amie – et il me fait de la peine à se plaindre de ne plus pouvoir parler à Ross sans être accusé. Vivement la semaine prochaine !

 

Les Anneaux de Pouvoir – S01E08

Épisode 8 – Alloyed – 18/20
C’est ironique : ça aurait dû être un épisode parfait à voir un dimanche, parce qu’il se concentre beaucoup sur un programme de dimanche inattendu, l’air de rien. Pourtant, c’est le premier épisode depuis un moment que je ne vois pas un dimanche. Cela n’empêche pas de l’apprécier et d’aimer la manière dont l’intrigue fil rouge se met en place sans jamais oublier de développer le personnage principal de la série. Jennifer Walters est juste beaucoup trop attachante, la série réussit à me faire rire, j’aime beaucoup.

Spoilers

Galadriel cherche à sauver Halbrand, Nori cherche à sauver l’Etranger.

You chose by what you do.

Après une fin de saison inattendue pour She-Hulk hier soir (inattendue parce que je ne lis pas les comics, il paraît que sinon, c’est hyper raccord), difficile de ne pas me jeter sur cet épisode dès 9h ce matin (ou presque). Je mets à profit un emploi du temps où mon vendredi matin est libéré quitte à bosser le samedi, mais en même temps, comme hier, je n’ai pas envie d’être spoilé en me connectant sur Twitter.

Bref, c’est parti pour la fin de saison des Anneaux de Pouvoir, déjà. Cela fait à peine un mois que la série a débarqué, mais je m’étais attaché à ce rendez-vous du vendredi, et je sais qu’elle va me manquer. Oui, la saison 2 est en cours de tournage, mais on ne l’aura probablement pas avant 2024, et ça m’énerve un peu ce rythme de production pour une diffusion sur un mois. Tout ça n’a rien à voir avec l’épisode cependant. On recommence par un résumé qui nous rappelle qu’Adar a affirmé avoir tué Sauron, et j’avoue que j’avais oublié cette partie à laquelle je ne crois pas plus que Galadriel.

Une fois le résumé terminé, c’est sous la pluie et dans les bois verts que nous retrouvons l’étranger. Sera-t-il oui ou non Gandalf ? J’espère qu’on aura un semblant de réponse dans cet épisode quand même, parce que c’est bien beau de nous faire une introduction interminable en huit épisodes, mai sil faut quelques réponses quand même.

Bon, en attendant, le magicien semble au bord de la dépression, se rattachant comme il peut aux dires de Nori affirmant qu’il est un homme bon. Il est toujours plus bon que la personne qui lui vole sa pomme, j’imagine. Pourtant, le voleur a l’apparence de Nori. Elle est à sa recherche pour le prévenir qu’il est pourchassé, alors on pourrait le croire… mais on n’est pas si idiots.

On comprend vite que cette Nori n’est jamais qu’un des êtres qui pourchassent l’étranger depuis quelques épisodes. Et ce n’est pas pour le tuer ! Non, c’est pour le servir, parce qu’il s’agit du Seigneur Sauron. Euh pardon, mais non, on a compris que c’était Gandalf, votre type. Je sens qu’on va terminer l’épisode avec trois ou quatre personnages persuadés d’être Sauron.

Non parce que là, l’étranger est trop mis en avant comme un personnage bon pour être Sauron. Il a utilisé de la magie puissante, c’est logique de le confondre avec le grand méchant, non ? Espérons. Le générique tombait bien pour en débattre en tout cas.

Ce n’est pas gagné, parce que les servantes de Sauron veulent le mener au plus vite sur les terres du Rhûn où il sera reconnu pour ce qu’il est vraiment. Le temps est compté : un voile lui fait oublier qui il est après tout. Pour retrouver le Rhûn, il faut encore reconnaître les étoiles du Chapeau de l’Ermite, la constellation qu’il cherchait et qui n’est visible que là-bas. Force est de constater que les pouvoirs de l’Etranger sont énormes, qu’il maîtrise bien le feu et le vent et qu’il pourrait être Sauron. Cela me soulerait, par contre.

On sent qu’il y a des doutes chez les serviteurs de Sauron quand l’étranger s’énerve et perd le contrôle de sa magie cependant. Le doute vient peut-être aussi de la surveillance qui s’exerce sur eux : les hobbits sont déjà là à observer la scène et à chercher un moyen de sauver l’Etranger. Ce n’est pas gagné : les serviteurs ne sont pas idiots et comprennent ce qu’il se passe. Ils tendent aussitôt un piège à Nori et ses amis.

Je suis un peu triste qu’ils tombent dedans quand c’était évident : il n’y a plus que deux serviteurs avec l’étranger, bien sûr que c’est un piège. L’un des serviteurs a donc pris l’apparence de l’Etranger pour mieux piéger la personne qui viendra tenter de le libérer. C’est ainsi que Nori est rapidement dans la merde, mais aussi que Sadoc est tué avant même qu’on ne puisse vraiment s’attacher à lui. C’était beaucoup trop expéditif à mon goût. J’étais donc content de le savoir encore en vie assez longtemps pour sauver une autre Hobbit un peu après.

En effet, au moment où Nori allait mourir, elle est sauvée in extremis par « Sauron » qui n’hésite pas à s’attaquer à ses serviteurs. Il est hors de question de voir Nori être blessée, alors il fait ce qu’il peut pour la sauver. Nori a beau s’enfuir avec sa mère et sa meilleure amie, elle est quand même en danger quand l’une des serviteurs n’hésite pas à s’attaquer à tous les Hobbits, en foutant de nouveau le feu à une portion de forêt.

En fait, la mère de Nori, sa meilleure amie et Sadoc, encore en vie malgré sa blessure sont pris à part par une des serviteurs maîtrisant le feu et les menaçant de les cramer vifs. S’ils renoncent à la vie, c’est sans compter sur Nori : elle n’hésite pas à apporter le bâton à l’Etranger afin de lui donner à nouveau de la magie. Le serviteur crache du feu vers les hobbits ? Pas grave, l’Etranger est toutefois capable d’éteindre le feu.

Ce faisant, il sauve la vie d’une créature inférieure et prouve qu’il n’est pas Sauron. Les serviteurs l’appellent aussitôt Istar, le désignent comme « l’autre » et sont réduits à l’état de spectre bien vite par notre Etranger qui a beaucoup trop de pouvoir. Le lendemain, l’Etranger confie à Nori qu’il continue de vouloir se rendre au Rhûn. Les serviteurs lui ont dit la vérité, il en est sûr : il souhaite se rendre là-bas pour savoir toute la vérité.

La série en profite pour nous confirmer ce que l’on sait déjà : Istar signifie sage, ou magicien. Les hobbits auraient bien besoin d’un nouveau sage puisqu’ils viennent de perdre Sadoc… mais ce n’est pas le cas : le Magicien décide de s’en aller, alors que Nori refuse de l’accompagner. Les Hobbits peuvent donc continuer leur migration tous ensemble, mais sans Sadoc.

Seulement voilà, les parents de Nori ne veulent pas qu’elle reste avec eux. Ils ont bien compris que le magicien avait besoin d’elle et qu’un chemin plus grand l’attendait. Nori prend donc la décision de quitter le village, mais aussi sa meilleure amie. Les Hobbits ont encore besoin d’elle pour mener le chemin, parce une personne d’autre ne semble savoir lire une carte comme elle. Les adieux entre elles sont compliquées et un peu avortés, mais Nori n’a vraiment pas le temps : elle doit aussi dire au revoir à ses parents.

Cela fait beaucoup. Le voyage qui attend Nori est compliqué et long. Cette fois, personne ne se rend avec elle. Je trouve ça un peu exagéré : sa mère pourrait suivre, en vrai. Je comprends l’évolution de la mentalité de son personnage, mais ça reste sa fille à qui elle dit adieu là. Elle ne souhaitait pas le faire dans l’épisode précédent, et là, c’est une évidence de le faire. Bon, ça fait un joli moment d’émotions pour l’épisode cependant, surtout quand Poppy, la meilleure amie, se précipite dans les bras de Nori.

Les adieux sont bien plus réussis cette fois, avec émotion et humour (le coup du monde pas si grand a fonctionné), tandis que les chemins se séparent vraiment : les hobbits partent d’un côté, Nori et le Magicien d’un autre, en suivant son flair comme dirait Gandalf. Bon, eh, on vous voit les scénaristes à reprendre les gestes et les répliques de Gandalf. Vous êtes lourds, donnez-nous son nom même s’il n’est pas censé être là dans les livres. Allez, l’image de fin était jolie comme tout : Nori et Gandalf, parce que c’est lui, prennent la route pour le Rhûn où le Magicien souhaite se rendre car les Spectres lui ont dit la vérité.

 

De plus, cet épisode prend également le temps de revenir à Numénor, et cet épisode m’a pris par surprise quand il le fait : nous nous retrouvons dans la chambre du roi où la sœur d’Isildur a le droit de passer une heure pour le dessiner afin de tenter d’être une artiste reconnue dans tout le royaume à la mort du Roi. C’est dingue, mais c’est logique : il faut bien un portrait pour célébrer le Roi une dernière fois.

Seulement voilà, le Roi n’est pas encore mort. Il se réveille donc en sa présence et confond la sœur d’Isildur avec Miriel, sa fille. Il est sénile, quoi. Comme il la prend pour Miriel, il lui annonce la chute à venir de Numénor s’ils continuent sur le même chemin et lui propose d’aller regarder la boule magique qui lui montrera le fameux tsunami.

Pendant ce temps, Miriel, la vraie, essaie de se repérer dans le bateau qui la ramène à Numénor et de se faire à son handicap. Elle est épaulée dans cette tâche par Elendil – à qui elle demande de prendre congé une fois à Numénor, parce qu’il a perdu son fils tout de même. Effectivement. La scène entre eux était sympathique, mais elle mène surtout à la révélation que le roi est déjà mort. En effet, leur bateau arrive en ville pour mieux voir les drapeaux noirs étendus un peu partout. On s’arrête là pour cette intrigue, et ce fut tellement court avec un double cliffhanger que c’en est frustrant.

En plus, comme l’épisode commence sur le navire, nous ne voyons ni Arondir, ni Theo, ni Bronwyn dans cet épisode. Ils auraient au moins pu découvrir qu’Isildur n’était pas mort, en fait. Non parce qu’ils le laissent pour mort alors qu’il est censé récupérer l’anneau de Sauron un jour ou l’autre. Et ça m’a frustré, même si leur cliffhanger où ils restaient au village à attendre le retour de leur roi du Sud fonctionnait. Ah, le roi du Sud, parlons-en !

 

En effet, du côté des elfes, il est enfin l’heure de retrouvailles entre Galadriel et Elrond. Je ne m’y attendais pas, je dois dire. Galadriel débarque chez les elfes pour qu’Halbrand, roi du Sud, puisse être sauvé. Nous apprenons que cela fait déjà six jours que le volcan est entré en éruption et Halbrand est rapidement pris en charge par les elfes guérisseurs.

C’est déjà ça de pris. La vraie surprise ne vient pas tellement du fait que Galadriel soit avec le roi des Terres du Sud, par contre : Elrond est surpris de découvrir que Galadriel est encore sur la Terre du Milieu. Elle aurait dû embarquer en bateau, et il regrette tout ce qu’il a pu lui dire jusque-là. Embarquer sur le bateau était une erreur qu’il n’aurait pas dû lui faire commettre. Les deux personnages se réconcilient bien vite, décidant ensemble de nager face aux difficultés de la vie plutôt que de se noyer.

De son côté, Halbrand est rapidement sur pied. Son premier réflexe ? Chercher Galadriel un peu partout. Il tombe rapidement sur Celebrimbor, dont il connaît la réputation et qu’il admire. Si Celebrimbor est admiré par tous, il est toutefois plus idiot qu’Halbrand apparemment. Celui-ci voit les gemmes précieuses de son héros et trouve rapidement une solution à son problème : il n’a pas assez de Mithril à son goût pour en faire quoique ce soit ? Il n’a qu’à en faire un alliage – et non, ça ne veut pas dire un groupe de musique des années 90 – pour en cacher les défauts et amplifier ses qualités et pouvoirs. Allons bon.

Elrond, Galadriel et Celebrimbor proposent aussitôt la solution au roi des elfes : ils veulent créer une couronne avec tout le pouvoir du Mithril et la donner au roi. Celui-ci n’est pas convaincu, par contre : il considère que ça fait trop de pouvoir pour un seul être, il n’aime pas que l’idée vienne des propositions d’un homme et surtout, il n’y a plus de temps pour lui. En effet, depuis une semaine que le volcan est entré en éruption, l’arbre perd de plus en plus vite ses feuilles.

Celebrimbor est énervé de se faire congédier alors il tente le tout pour le tout, parlant des pouvoirs que la pierre pourrait conférer. C’est bien mignon, mais les mots qu’il utilise ne sont pas anodins et Galadriel le sait bien : un pouvoir qui vient d’un monde invisible ? Un pouvoir sur la chair ? Il parle comme Sauron, et ça inquiète Galadriel. Elle perd ainsi toute confiance en Halbrand, le soupçonnant d’être celui qui manigance tout dans l’ombre.

Elle envoie donc un elfe se renseigner sur sa lignée, parce qu’elle doute de lui et qu’elle est plutôt du genre à assurer ses arrières. Pourtant, Halbrand la remercie d’avoir cru en lui et de lui donner l’opportunité de bosser avec Celebrimbor. La scène est compliquée à voir : elle devrait être super mignonne, mais Galadriel se méfie de lui désormais et ses mots sonnent presque comme une menace.

Cela ne manque pas : quand elle reçoit l’arbre généalogique des Rois du Sud, Galadriel s’aperçoit que la lignée a été rompue. Elle sait donc qu’elle a affaire à un imposteur, mais c’est trop tard : Elrond, de son côté, demande à son roi de pouvoir rester trois mois de plus sur la Terre du Milieu. Le roi n’est pas bien convaincu de lui devoir quoique ce soit, mais comme Elrond cite ses propres mots pour plaider sa cause, Elrond obtient l’autorisation tant désirée.

Il peut donc avec Halbrand et Celebrimbor faire plein de tests sur le Mithril. Au départ, ils forcent un alliage entre la pierre et d’autres métaux, mais c’est là tout le problème : Halbrand comprend qu’il faut au contraire amadouer les pierres pour qu’elles fassent ce qu’ils veulent.

Il a l’idée des anneaux, même si ce sera clairement le cliffhanger de l’épisode. En attendant, Galadriel confronte donc Halbrand pour mieux comprendre qu’elle a bel et bien affaire à Sauron. Il confirme avoir pris son sceau sur un mort et Galadriel sait qu’elle est face à son pire ennemi. C’est horrible parce qu’elle s’est battue à ses côtés et a vraiment cru avoir à faire à un allié. La trahison est légèrement moins violente pour nous : je me doutais depuis un épisode ou deux qu’on nous cachait quelque chose avec Halbrand.

De là à ce qu’il soit Sauron, c’est abusé. Je suis surtout dégoûté pour Galadriel : elle vient donc, dans cet épisode, de nous sauver Sauron d’une mort certaine. C’est donc à elle qu’on doit tout ce qu’il s’est passé avec Frodon ensuite ?

Elle ne le sait pas encore. Pour l’instant, elle tente de tuer Halbrand, en vain. Celui-ci use de ses pouvoirs pour infiltrer son esprit et la manipuler. C’est horrible : Galadriel se retrouve en présence de son frère. Elle essaie bien de se battre contre cette manipulation mentale, mais c’est plus fort qu’elle : elle se laisse attendrir par son frère. Celui-ci tente de la convaincre que Sauron n’est pas si méchant que ça et que sa tâche est de faire régner la paix.

Mouais. La vision de Sauron est intéressante car elle nous permet de mieux cerner ses intentions. Galadriel ne se laisse pas berner pour autant et critique à nouveau Sauron. Ce dernier décide donc de la ramener sur le radeau pour papoter avec elle et… la proposer en mariage ? Il lui propose en effet de l’accompagner dans sa quête de pouvoir pour établir la paix sur la Terre du Milieu. Le problème, c’est que pour Sauron, avoir la paix, ça signifie gouverner en tyran et que Galadriel le sait bien. Elle essaie donc de s’en prendre à lui, mais en vain : il est plus fort qu’elle dans son propre esprit et décide de la noyer. Nous, ça nous prouve la détermination et la force de Galadriel : elle n’est pas corruptible pour un peu de pouvoir.

Par chance, Elrond passe par-là dans la réalité – pas dans l’esprit de Galadriel. Il parvient à la sauver de la noyade, parce qu’évidemment, Sauron a décidé de la laisser pour morte dans le fleuve de la cité des elfes. Une fois Galadriel sûre qu’elle est en présence d’Elrond, l’inquiétude prend le dessus à nouveau : elle a peur que les anneaux soient déjà forgés, parce que Galadriel sait bien que deux anneaux, ça ne serait pas un bon équilibre ; ça diviserait. La bonne nouvelle, c’est qu’Halbrand est parti sans anneau (et elle ne cherche pas à le poursuivre, bizarrement ?). La mauvaise, c’est que pour forger trois anneaux, Celebrimbor affirme avoir besoin d’un métal pur… Il souhaite utiliser l’or et l’argent de Valinor. Pour cela, Galadriel doit sacrifier la dague de son frère qu’elle conservait depuis des années, parce que eh, un grand pouvoir implique de grandes responsabilités. Euh pardon, de grands sacrifices. Bref.

L’épisode peut ainsi se terminer sur la forge des trois anneaux des elfes. Cela faisait un moment qu’on avait compris que la saison allait se terminer là-dessus. C’est un grand classique des séries désormais : on donne un titre, mais il ne se met pas en place avant les dernières secondes de la saison 1. Pensez Perry Mason, pensez Ms Marvel. L’alliage se fait devant nous et c’est une scène bien importante. Déjà, les effets spéciaux sont jolis, mais en plus, nous assistons à la manière dont on forge un anneau.

Cela prend bien beaucoup de temps, et ça en laisse assez pour qu’Elrond fasse 1+1 et comprenne la vraie identité d’Halbrand, retrouvant l’arbre généalogique dans le fleuve. Il ne confronte même pas Galadriel, cependant : quand il vient la voir, les trois anneaux des elfes sont enfin prêts à être portés. Bon, les trois personnages ne ressemblent pas tellement aux acteurs vus dans l’introduction de la trilogie, mais on sait bien que ce sont eux qui les porteront.

De son côté, Halbrand est bien Sauron, et on le retrouve à son arrivée sur le Mordor où il va pouvoir créer son propre anneau… en saison 2 ? Pas sûr. Il reste les sept anneaux des nains et les neuf des hommes à forger encore. Ca peut nous faire quatre ou cinq saisons, facilement. Allez, à dans dix ans.

L’avantage de ce cliffhanger, c’est qu’il est excitant sans nous torturer pour autant : pas de gros suspense sur la suite. Limite cette saison pourrait se suffire à elle-même. Le générique de fin est très sympathique, avec un retour des répliques du début de la trilogie du Seigneur des Anneaux, présentant toute la mythologie de l’anneau sous forme de chanson. Cela donne un générique sympathique à regarder !

Et pas de scène post-générique.

EN BREF – La série est une réussite en ce qui me concerne. Je ne suis pas un grand fan du Seigneur des Anneaux, mais j’ai (re)vu les deux trilogies cet été et clairement la série n’a rien à leur envier. Les paysages sont magnifiques, les répliques bien similaires, les clins d’œil nombreux et les personnages attachants. On retrouve dans la construction de la série les mêmes défauts que je trouvais aux films, avec un déséquilibre des intrigues et une manière de tout parsemer sans faire de liens explicites pour le moment. Par contre, la série s’en tire mieux : j’y trouve moins de longueurs, bizarrement, et plus de simplicité à suivre chaque intrigue. Chacune avait son intérêt – alors qu’il y a des parties de la première trilogie qui ne m’intéressait pas plus que ça.

Toute cette saison n’est jamais qu’une vaste introduction aux anneaux, avec un gros suspense autour de l’identité de Sauron, mais ça a bien fonctionné. Galadriel est un personnage génial, Arondir aussi. Bon, après, en huit épisodes, je trouve qu’on n’a pas le temps de s’attacher à certains personnages, bizarrement : Sadoc qui meurt, ça ne me fait ni chaud ni froid parce qu’on l’a vraiment très peu vu. Peut-être que je suis sans cœur.

Quoiqu’il en soi, l’attente sera longue quand même avant la prochaine saison et c’est dommage que le rythme de production ne soit pas plus soutenu si on n’a qu’une poignée d’épisodes à chaque fois. Si je suis encore en vie d’ici là, je serai probablement au rendez-vous cela dit : la série m’a beaucoup plu et nous fait bien voyager dans son univers. C’était un plaisir – même si maintenant on sait tous que Sauron est un beau gosse, et ça, ce n’était pas prévu franchement.