Westworld – S04E03

Épisode 3 – Années Folles – 19/20
Cette fois, la série est vraiment en train de renouer avec l’excellence. C’est un véritable plaisir de découvrir cet épisode : il n’a pas besoin d’apporter des réponses, juste de développer son intrigue et ses rebondissements. Chargé de clin d’œil à un passé qu’on ne connaît que trop bien, l’épisode passe à une vitesse dingue. Un vrai plaisir.

Spoilers

Maeve et Caleb découvrent le nouveau Westworld, alors que Bernard revient de Sublime.

Even dumb down, we can still take care of ourselves

J’hésitais franchement sur la série à regarder car j’ai une liste longue comme le bras de choses à voir, y compris dans mes hebdos du moment quand je me suis souvenu que si on était lundi, cela signifiait qu’un nouvel épisode de Westworld était disponible. Dès lors, je me suis jeté sur mon ordinateur pour voir ce qui allait être proposé cette semaine, et ça en dit long sur le fait que je suis encore plus fan que ce que je pensais de la série. Tant mieux.

Cet épisode reprend de manière intrigante avec Bernard se réveillant lorsqu’un enfant lui demande de se réveiller. Il suit l’enfant en-dehors de la maison dans laquelle il est, et c’est super étrange parce que ça ressemble assez vite à une espèce de vision mystique, avec un animal au loin, des flammes, une ville futuriste détruite, le saloon du parc plein de cadavres… C’est assez dingue.

Bernard se fait clairement une visite dans ses souvenirs, et c’est un passé qui ne semble pas le ravir, mais qu’il s’obstine à revivre. En effet, on apprend assez vite de la part d’un personnage que j’adore mais dont je suis incapable de me souvenir le nom bien trop compliqué à écrire que Bernard est dans le Sublime. Il atteint donc le fameux paradis convoité par les robots, et l’on en découvre en effet que les robots s’y plaisent.

Là-bas, ils peuvent créer les mondes qu’ils souhaitent et explorer ce qu’ils veulent, créer des simulations infinies, avec un millénaire à vivre quand une simple année passe dans le monde. Le problème, par contre, c’est que le temps reste limité dans le vrai monde, avec tous les chemins menant à la destruction.

Bon, concrètement, il s’agit là du Bernard de la saison 3, celui qui la terminait au moment du chaos provoqué par Dolores. Après avoir visité tout un tas de possibilités et simulations, Bernard s’est rendu compte qu’il finissait toujours par mourir, quoiqu’il fasse… à moins de rester à Sublime. Il ne reste toutefois pas à Sublime comme on le sait : il fait le choix de se réveiller, recouvert de poussière et non nettoyé par Leslie.

Oui, parce que Leslie est là au moment de son réveil : il le veille depuis tout ce temps. Plusieurs années se sont déroulées pendant que Bernard était dans le sublime, mais rien n’a changé en-dehors de celui-ci : Leslie a fait en sorte que rien ne bouge, comme Bernard le lui avait demandé. En fait, rien n’a tellement bougé que Bernard a déjà une bonne idée de ce que Leslie va lui dire ou sait qu’il y a une pelle à portée de main devant la maison où il était.

C’est un début étonnant pour cet épisode : je suis content de retrouver Bernard, mais on sent qu’il se réactive pile au moment où la guerre repart en vrille à côté, ça tombe quand même bien. Surtout, je trouve que cette affaire de simulation, même pour un robot hyper intelligent, est difficile à avaler : en sept ans, a priori, la pelle aurait eu le temps de bouger quoi. Un orage, et hop ? Allez, je chipote, de toute manière, on sait très bien que je suis à fond dans l’intrigue proposée, et c’est le cas à chaque saison.

Dans celle-ci, Bernard est donc capable de prédire l’avenir grâce à un sacré nombre de simulations, et c’est assez dingue que le Sublime puisse être si précis sur les détails. Le nouveau but de Bernard est clair : il veut provoquer certains événements pour éviter que la fin du monde n’arrive. Le tout sur la chanson Call me, ce qui est un excellent choix, ma foi. Leslie a bon goût, alors que Bernard s’acharne à tabasser des types, allez savoir pourquoi.

En tout cas, ça lui permet ensuite de montrer une carte avec un dessin du labyrinthe Westworld à une résistante qui passe par-là. Oui, il s’avère que ce diner était un point de rendez-vous pour une résistante et de potentiels alliés, sauf que les alliés en question étaient en fait des robots envoyés pour infiltrer le groupe. Cependant, Bernard en sait tellement qu’il a déjà la tête du robot dans un sac et des demandes très précises à la résistante, souhaitant se rendre dans un désert.

Pas n’importe lequel par contre, un désert protégé par des faisceaux laser qui ne disent rien qui vaille. Rapidement, Bernard et Leslie rencontrent toutefois le reste des résistants, à qui Bernard explique qu’il est là pour les aider. Il sait qu’il y a une arme cachée dans le désert, et il est persuadé de pouvoir aider les résistants à la trouver plus vite qu’au rythme où ils cherchent actuellement.

 

Pendant ce temps, dans les années 20, Maeve et Caleb découvrent le nouveau Westworld. J’adore l’idée, et franchement, les années 20, ça me vend beaucoup plus du rêve que l’époque Western. Vous pouvez être sûr que vous me trouveriez dans un speakeasy du parc, hein. En tout cas, le réalisme de cette rue est incroyable : il y a des enfants, des SDF, des passants, une nouvelle Dolores qui fait tomber sa boîte de conserve et un nouveau saloon.

Les scénaristes s’éclatent bien. Maeve se rend bien sûr compte que tout est absolument pareil et elle n’hésite pas à le souligner à Caleb pour que ce soit bien clair aussi pour nous. C’était difficile de passer à côté, cela dit, et ça nous rappelle à quel point le parc avait tout prévu pour que les invités soient pris en charge par les hosts et rencontrent des scénarios intéressants. Maeve, en revanche, est blasée, parce qu’elle rencontre sa remplaçante qu’elle trouve moins efficace qu’elle.

Les répliques sont en effet les mêmes, parce qu’elles sont suffisamment intemporelles pour ça. En tout cas, Maeve reste sacrément patiente malgré tout ce qu’il se passe et elle est capable d’attendre le bon moment pour tuer quelques hosts, y compris sa remplaçante. Son but est en effet d’atteindre les laboratoires, car c’est là le cœur de Westworld.

C’est assez facile apparemment : il suffit de se faire passer pour un cadavre en montant à l’arrière du camion qui emmène tous les hosts se faire réparer. On se retrouve très rapidement au cœur des laboratoires derrière le parc, et c’est une bonne chose : la nostalgie est excellente et prend immédiatement quand on est remmené dans les couloirs de Westworld comme en saison 1.

Les costumes sont certes différents, mais les pratiques (sexuelles) restent les mêmes, apparemment. Et pour cause : Maeve comprend assez rapidement qu’ils ne sont pas du tout dans les laboratoires comme elle le pensait. Non, ils sont en fait dans un nouveau niveau du jeu, un niveau qui s’amuse à reproduire le massacre du parc en fin de saison 1, avec Dolores/Wyatt. Et avec des joueurs qui se retrouvent à pouvoir tuer les gardes qui ne sont que des hosts.

Bref, il fallait un peu plus de temps pour que Maeve et Caleb arrivent enfin au cœur des laboratoires, et la vérité y est surprenante. Cette fois-ci, le parc n’est pas géré par des humains, mais par des hosts sans visages. J’adore l’idée : Dolores a dû lancer tout ça pour corrompre les humains ensuite, et le parasite que Caleb et Maeve observent semble en dire assez long sur le sujet.

Rapidement, il découvre aussi les mouches déjà vus dans les épisodes précédents, mais aussi des vers. Les insectes sont en fait infectés par le parasite et semblent adorer les humains : tout ce qu’il faut pour les tuer, ou les manipuler, ou rentrer en eux afin d’en prendre le contrôle.

En parallèle de tout ça, Frankie, la fille de Caleb, cherche désespérément à contacter son père grâce à une radio. Ce n’est pas tout à fait efficace, puisque son père est coincé à Westworld. La mère est un peu dépassée par la situation, mais je trouve qu’elle s’en tire plutôt bien avec une gamine si obstinée. Par chance pour elle, la gamine est assez maligne aussi pour se rendre compte des pièges dans lesquels elle risque de tomber.

Ainsi, elle comprend plus vite que sa mère que le garde du corps que Caleb avait placé pour les protéger a été remplacé bien rapidement par un robot. C’était assez évident au moment où le robot n’a pas su répondre à la petite sur le tour qu’il était censé apprendre à son ours en peluche, mais ça l’est encore plus quand Frankie trouve le cadavre du garde du corps. Le pauvre ! Il n’a pas été très efficace, de toute évidence.

Le robot qui le remplace ne l’est pas beaucoup plus à se laisser berner par la mère de Frankie, rapidement mise au courant par sa fille de ce qu’il se passe. Alors que la petite part se planquer, la mère trouve rapidement une des armes de secours de Caleb et compte bien s’en servir. Je ne sais pas si c’est la meilleure option de commencer tout de suite à s’attaquer à l’host, par contre.

Jouer le jeu le temps de trouver un autre véhicule aurait probablement été plus utile. En attendant, là, l’host retrouve rapidement Frankie, pourtant bien cachée dans la maison. La fin d’épisode mène à un cliffhanger bien inattendu : Frankie est emmenée à Westworld, elle aussi.

Sur place, Maeve entend une fréquence que les humains ne captent pas – ce que l’on sait car Caleb ne l’entend pas. Par contre, les humains sont bien impactés par cette fréquence mystérieuse puisqu’elle les pousse à se suicider sans que Maeve ne parvienne à arrêter l’ordinateur qui diffuse la fréquence.

La scène est assez lourde à regarder, psychologiquement j’entends, car on assiste au suicide de plusieurs personnages qui sembleraient plutôt vouloir continuer de vivre. Et ce n’est que le début : dans d’autres pièces, il y a en effet Frankie… Caleb se précipite pour tenter de lui venir en aide, mais c’est en vain. Heureusement, Maeve finit par réussir à pirater la fréquence juste à temps pour empêcher le suicide de Frankie. La scène était très prenante, mais assez vite, on comprend que quelque chose ne va pas.

Cela me paraissait étonnant que Frankie soit arrivée si vite à Westworld, et pour cause : elle ne l’est pas. L’épisode révèle alors que Frankie est toujours chez elle, bien à l’abri. Elle s’est défendue avec un jouet contre son garde du corps robotisé, mais sa mère a eu raison de l’host bien vite. Du coup, à Westworld, Caleb se retrouve face à un robot ayant l’apparence de sa fille.

Maeve s’en rend bien compte, mais trop tard : elle est rapidement confrontée à William-Dolores qui attendait sa revanche depuis un moment. Et si Maeve parvient à s’en débarrasser bien vite au premier abord, elle est rapidement rattrapée par l’host au chapeau noir. Du coup, personne ne peut venir en aide à Caleb quand la tête de sa fille s’ouvre pour laisser s’échapper plein de mouches. L’épisode se termine sur ce cliffhanger inattendu : Caleb est infecté par les mouches.

Déjà que c’était un insecte que je n’aimais pas, cette fin d’épisode flirte franchement avec l’horreur cette fois.

Moon Knight – S01E03

Épisode 3 – The Friendly Type – 16/20
Ce n’est définitivement pas mauvais et j’ai du mal à comprendre certaines critiques que j’avais pu apercevoir concernant cette série, mais ce n’est pas non plus aussi excellent que ce que j’aimerais. Le principal problème de la série vient du fait que la saison ne dure que six épisodes : elle ne prend pas le temps de poser clairement les enjeux ou de savourer ce qu’elle a déjà réussi à mettre en place qu’il faut de nouveau tout bouleverser. Et c’est un peu trop rapide pour qu’on le savoure nous aussi.

Spoilers

Marc est désormais au Caire et cherche à retrouver Harrow avant qu’il ne soit trop tard.

I thought he talked.

Je sais déjà que je ne finirai pas la série avant mon avant-première de Thor finalement, mais ce n’est pas ça qui m’empêche d’avoir envie d’essayer d’avancer autant que possible dans cette mini-saison. Cet épisode 3 commence de manière déroutante. Désormais qu’on a envie d’être là pour en apprendre plus sur Steven, nous reprenons en effet par une scène où Layla explique qu’elle a pu le retrouver, qu’il est au Caire pour de mauvaises raisons et qu’elle n’est pas une voleuse car elle vole ce qui l’a déjà été.

Bon, pourquoi pas ? Elle parle à une femme qu’on ne connaît pas mais qui l’aide à se faire un faux passeport pour se rendre elle aussi au Caire. Cette scène de préparation permet de mieux connaître Layla, mais ça ne nous aide pas forcément à comprendre les enjeux de cette saison, contrairement à la fin de l’épisode précédent. C’est le principe des séries d’avoir des scènes qui développent d’autres choses, je sais bien, mais l’intérêt de la scène est pour l’instant assez minime.

Pendant ce temps, au Caire, le méchant de la saison utilise le scarabée pour s’approcher du tombeau tant convoité d’Ammit. Ce n’est pas spécialement une surprise puisque c’était son plan, mais j’étais étonné de voir qu’il avait amené avec lui tant de gens pour assister à sa réussite.

Il est tellement confiant d’ailleurs qu’il ne s’inquiète pas du tout de la présence de Marc au Caire. Pourtant, ce dernier mène sa petite vie de son côté et se bat sur les toits du Caire. La scène est plutôt à son avantage, jusqu’à ce que Steven lui parle en plein milieu du combat, à travers le reflet de la lame d’un de ses ennemis.

Là-dessus, la série a la bonne idée de nous faire le schéma inverse du premier épisode : Marc a un trou de mémoire car Steven prend le dessus… mais nous ne savons pas ce qu’il se passe. C’est frustrant maintenant qu’on connaît le principe de voir que la série continue de nous garder dans le flou, mais on se doute assez vite qu’il y a autre chose à deviner.

En effet, en cours d’épisode, on comprend assez vite que Marc veut absolument retrouver Harrow quoiqu’il en coûte et que dans ses absences, il réussit à faire encore plus peur aux hommes contre qui il se battait. Et quand je dis homme, j’exagère un peu, car l’un d’eux est un ado. La première fois que Marc se réveille, il est dans un taxi et on dirait bien que Steven a trouvé un moyen de se barre sans problème.

La deuxième fois en revanche ce n’est plus du tout le cas : Marc se réveille un poignard planté dans le corps d’un de ses ennemis. Steven jure qu’il n’a rien fait et il reproche à Marc de suivre tout ce que Khonshu lui dit de faire. Le rythme est très bon dans l’épisode et ce nouveau mystère quand on pensait avoir tout percé est plutôt bienvenue. En revanche, Marc n’écoute pas assez Steven et c’est frustrant.

Autant il fait tout ce que dit Khonshu quitte à provoquer le suicide d’un gamin, autant il ne se pose pas de questions sur Steven qui serait d’un coup un meurtrier. Ce n’est pas bien crédible, pas plus qu’il n’est crédible de voir Steven oublier très vite les meurtres pour être simplement heureux de visiter l’une des pyramides. Khonshu permet en effet à Marc d’accéder à la pyramide après avoir envoyé un message aux autres dieux.

Un message ? Juste une éclipse imprévue qui freine un peu les hommes d’Harrow, mais pas trop. À l’intérieur de la pyramide, Marc rencontre Yatzil, l’avatar de la déesse égyptienne de la musique, Hathor. Ce n’est qu’un début : très rapidement, tous les avatars des dieux égyptiens se réunissent pour un jugement hâtif de Khonshu. Oula. La série part en vrille avec cette scène, en vrai, je ne vois pas bien d’où ça sort et où ça mène.

C’est tout le problème d’avoir six épisodes : l’équilibre doit sans cesse être retrouvé alors que l’histoire avance à toute vitesse. Ce procès contre Harrow demandé par Khonshu permet au moins à Khonshu de réussir à faire ce qu’il souhaitait : il fait convoquer Harrow bien vite. Par contre, j’adore Oscar Isaac dans ce rôle, mais cette manière de hurler les répliques de Khonshu, ça n’était pas top du tout. Du coup, entre ça et les paroles très calmes d’Harrow face aux dieux et aux accusations, Khonshu passe pour un idiot fini.

Ce n’est pas compliqué pour Harrow de souligner que Khonshu est dans un avatar compliqué, avec un homme schizophrène. Cela joue en sa faveur auprès des dieux, surtout que Khonshu est énervé par la situation au point d’utiliser la violence. Le procès n’est donc pas en sa faveur, et les dieux demandent à parler à Marc. Comme celui-ci reconnaît qu’il ne va pas bien, les dieux laissent tomber les charges retenues contre Harrow et… ignorent totalement Marc leur demandant d’arrêter cet ennemi ?

Je trouve ça quelque peu abusé comme avancée dans l’épisode, surtout qu’on enchaîne par Yatzil qui explique à Marc comment mener à bien sa mission de stopper Harrow dans la résurrection d’Ammit que personne ne veut… Mais dans ce cas, pourquoi ne pas l’avoir écouté ? Pourquoi le fait d’aller mal discrédite-t-il forcément les propos de Khonshu ?

C’est assez énervant, mais on passe vite à autre chose quand Marc retrouve sans trop de surprise Layla sur le marché du Caire. On savait qu’elle arrivait, lui non. Il est donc énervé que Khonshu puisse la repérer bien vite, mais ça ne change rien à l’intrigue pour autant. Cela change un peu la relation entre eux : Layla est contente de le voir s’excuser, mais rappelle qu’elle n’est pas là pour lui. Evidemment. C’est pourtant désormais la préoccupation principale des scénaristes : la relation entre Marc et Layla – et Steven.

Et pour la première fois de la série (en même temps, c’est l’épisode 3), Marc et Layla partagent une scène qui nous permet de voir pourquoi ils étaient un couple fonctionnel, avec une vraie conversation et de la communication sur les sentiments de tout le monde. Heureusement qu’ils avaient un voyage en bateau à faire, ça aide tout de même. Cela permet aussi de petites incursions culturelles en Egypte – et ça me rappelle un peu le déséquilibre qu’on retrouve depuis dans Ms Marvel, avec des incursions culturelles qui n’ont rien à voir avec le propos et sont déstabilisantes car pas forcément justifiées.

Bref, il est temps pour la série de faire intervenir Gaspard Ulliel. Je savais pourtant qu’il était là, mais j’avais oublié avec ces deux premiers épisodes. Il joue le rôle de Mogart, un collectionneur fan d’équitation et pote de Layla qui a pile ce dont Marc a besoin. Le problème pour Marc, c’est que ça se passerait mieux pour lui si Steven était là en train de vérifier le contenu de ce que le collectionneur lui montre.

Layla le sait bien et lui explique, mais c’est en vain : Marc refuse de rendre le corps à Steven pour examiner le sarcophage de Senfu, capable de le mener à la tombe d’Ammit. Un peu de chantage plus tard, Steven l’aide finalement, mais ça n’est toujours pas à l’avantage de Marc : les gardes du corps d’Anton Bogart, le collectionneur, le voit toucher à l’intérieur du sarcophage et la tension escalade bien vite entre tout le monde.

Il n’en faut pas plus pour qu’Anton ne fasse plus confiance du tout à Layla et Marc. C’est d’autant plus problématique qu’Harrow a la bonne idée de choisir ce moment pour débarquer et convaincre Anton qu’il peut lui offrir bien plus que Marc.

Et comme preuve, il a le scarabée et les pouvoirs d’Ammit. Khonshu ne supporte pas ce qu’il se passe et ordonne à Marc d’utiliser le costume. Il met un peu de temps à le faire, mais une fois que c’est fait, il est d’un coup plus badass. Le costume est pare-balle et peut même protéger Layla pendant qu’elle pille le sarcophage. Marc, lui, utilise le costume de Moon Knight et découvre un peu le problème d’avoir une cape ou une double personnalité. Steven essaie en effet de calmer le jeu, mais quand il reprend le corps, ça ne sert qu’à se faire transpercer par quelques lances ennemies.

Autant dire que ce n’est pas un franc succès. Layla est plus efficace que Steven, elle, et elle a moins de remords à s’en prendre aux hommes d’Anton.

Seulement voilà, Anton n’apprécie pas tout ça et s’en prend à Layla. C’est la pire idée : il énerve ainsi Marc qui s’énerve contre lui et sauve Layla de justesse, blessant Anton qui s’en va tout de même vers d’autres cieux. Allez, on se retrouvera à l’épisode suivant. En attendant, Gaspard Ulliel était quand même un excellent acteur.

Bon, en tout cas, la fin de tout ça est plus positive pour nos héros : ils récupèrent ce qu’ils voulaient dans le sarcophage avant de s’en aller se disputer comme un vieux couple dans une voiture ; ignorant au passage qu’ils sont suivis par un des disciples d’Harrow. Cela n’en finit plus !

Et en même temps, tout s’enchaîne tellement que le puzzle autour d’Ammit n’est pas si clair que ça quand on y arrive : on voit bien qu’ils sont sur une piste, mais c’est frustrant de ne pas pouvoir les aider à résoudre ce qu’ils essaient de résoudre – ou au moins tenter de notre côté quoi. Après, le but, c’était surtout de montrer une fois de plus le talent d’Oscar Isaac à passer d’un personnage à l’autre – et merci la possibilité de changer d’accent pour ça, hein.

Ce n’est pas du Tatiana Maslany non plus, mais c’est efficace. Et Steven l’est aussi, résolvant le puzzle en deux temps trois mouvements. La solution n’est pas si efficace quand la technologie a ses limites aussi : la solution donne le plan d’une constellation, mais les étoiles bougeant, ça ne permet pas à Steven et Layla d’avoir une idée précise du lieu où se rendre.

Par chance, Khonshu a une bonne mémoire et peut ramener les étoiles à leur position initiale. Cela demande toutefois un sacrifice qu’il n’explicite pas et qui supposera pour lui de devoir accepter que Marc le libère ?

Allez comprendre ce que ça veut dire exactement. Une chose est sûre : Khonshu bouge vraiment les étoiles du ciel égyptien et ça fonctionne assez pour trouver la solution au problème ; tout en offrant de jolis effets spéciaux à regarder. En revanche, ça attire aussi l’attention des dieux égyptiens qui se réunissent à nouveau. Khonshu souffre très clairement de la prière qu’ils font. Il finit par se décomposer à la Thanos, laissant Steven très affaibli : Khonshu devra effectivement être libéré car il est enfermé dans une statuette désormais. Steven tome inconscient, lui.

Harrow, par contre, sort plutôt victorieux de cette affaire : les dieux expliquent qu’Harrow avait raison à son propos et que c’est pour ça qu’ils ont décidé de l’enfermer dans la pyramide, comme de nombreux autres avant lui. Une fois seul avec la statue de Khonshu, Harrow est donc tout content de pouvoir se vanter d’être heureux d’avoir pu provoquer la douleur quand il était sous l’influence de Khonshu.

Il se vante aussi d’être sur le point de faire ce que Khonshu n’a jamais pu faire – et le remercier de la victoire qu’il lui doit. Evidemment.

Westworld – S04E02

Épisode 2 – Well Enough Alone – 18/20
Eh, j’ai tout compris (ou presque) ! Ce doit être le signe que la série a fait le tour de ce qu’elle avait à dire et j’avoue que j’ai envie de croire que cette saison 4 puisse être la dernière, surtout avec les twists de cet épisode. Quoiqu’il en soit, la qualité est toujours là : c’est un excellent épisode qui est tout simplement un plaisir à découvrir, tant pour son intrigue que pour ses effets spéciaux. Une belle réussite. Ah vivement lundi prochain !

Spoilers

William à leur recherche, Maeve et Caleb se rendent auprès d’un sénateur alors que Christina enquête sur Peter.

Well, it’s actually worse than I thought.

Il n’y a quand même pas à dire, c’est une série magnifique à regarder, et ce dès le premier plan. Et oui, vous ne rêvez pas, on est lundi, et je suis déjà devant le nouvel épisode. C’est que la série m’a vraiment manqué pendant longtemps, alors il était temps. Et puis, en contrepartie, je garde mon retard dans The Orville. On fait ce qu’on peut.

L’épisode reprend dans une ville du sud, même si je n’ai pas réussi à identifier si c’était censé être plutôt la France ou l’Espagne. En tout cas, une chose était sûre très rapidement, il s’agissait du dos de Clémentine, et ça, c’était inattendu. Cela faisait un bon moment qu’on ne la voyait plus dans la série, et c’est toujours une actrice aussi géniale.

Par contre, dans sa petite robe jaune d’été, elle nous leurrait bien : elle passait pour la jeune damoiselle en détresse, mais elle était encore capable de bons lancers de couteau. Malheureusement, ce ne fut pas suffisant pour arrêter William : celui-ci lui rend visite, toujours dans le but de retrouver Maeve.

Yep, il est fait une petite obsession le William, mais ça ne surprend absolument personne. De son côté, Maeve a quant à elle repris la route avec Caleb, toujours à la recherche d’un Sénateur qui risque fort d’être ciblé par William. En même temps, quand ils arrivent devant la demeure, je n’ai pu m’empêcher d’avoir l’impression qu’il s’agissait d’une maison vue en flashback dans la tête du robot décapité.

J’ai apparemment bonne mémoire : c’est bien le cas. Cela est révélé très rapidement par Maeve. Heureusement qu’elle semblait sous-entendre qu’ils étaient à la recherche d’un allié parce que Maeve et Caleb se rendent bien vite compte que ce n’est pas le cas. Le sénateur et sa femme sont remplacés par des robots. Ils ne semblent pas le savoir immédiatement, mais dès que Maeve l’indique, après avoir tiré sur le sénateur tout de même, les robots se relèvent et passent à l’attaque.

La femme manque de très peu de tuer Caleb, mais il est sauvé heureusement par Maeve qui a réussi à se débarrasser également du sénateur. Il est toutefois à souligner que Maeve a perdu une bonne partie du contrôle qu’elle avait avant sur les hosts.

Si elle est capable d’éteindre à distance les caméras, elle a beaucoup de mal à arrêter les robots quand ils l’attaquent. Elle nous tue la femme du sénateur sans trop de mal et conserve le sénateur lui-même pour pouvoir l’interroger.

L’interrogatoire est vite mené et permet à Caleb et Maeve d’apprendre qu’il y a 249 hosts infiltrés en tant qu’émissaire du Nouveau Monde. Bon, les humains sont clairement en train de perdre la guerre et comme Maeve le souligne bien vite, c’est pire que prévu : un flashback permet de révéler que William remplace donc des figures influentes par des émissaires hosts. Et il n’agit pas seul : ce n’est pas une surprise pour nous, il travaille avec Charlotte. On le savait déjà puisque le vrai William est mort lui aussi. Reste à savoir si tout ce beau monde est Dolores ou non. Et reste à avoir des nouvelles de Christina aussi, parce qu’il n’y a pas assez d’épisodes dans la saison pour ne pas la voir à chaque fois, non ?

Une chose est sûre, l’intrigue s’intéresse beaucoup à Maeve et Caleb cette semaine. Les deux enchaînent donc l’interrogatoire par la découverte des écuries du sénateur. Tous les chevaux y sont tués par… Anastasia, la femme du sénateur. Après tout, on l’a juste vu se prendre un coup de couteau dans le dos. Certes, le sénateur s’est pris une balle dans le crâne, mais elle non. Maeve nous apprend bien vite que malgré sa folie, elle n’est pas un host, mais bien la vraie Anastasia.

Pourtant, elle se comporte comme un robot, c’est bizarre. Elle transmet à Caleb et Maeve le message qu’un certain Don Giovanni les attend avant de les attaquer. Ouep, si elle est humaine, il y a quand même quelque chose de bizarre, comme si un disque dur avait remplacé un bout de son cerveau.

Maeve nous la tue rapidement, et face à tout ce qu’il se passe, Caleb décide de demander à son pote, Carver, de faire en sorte que sa femme et sa fille quittent la ville. Il veut les mettre à l’abri à tout prix, et ça sent rapidement l’intrigue qui finira en prise d’otage.

Le duo Maeve/Caleb se rend ensuite à l’opéra pour assister à une représentation bien particulière de Don Giovanni : il n’y a pas de public, pas d’host et pas non plus de chanteurs sur scène. Non, il y a en revanche un tourne-disque qui, une fois éteint, actionne un système de levier au niveau de la scène. Assez rapidement, Caleb et Maeve se retrouvent donc dans un étrange souterrain qui ne rassure pas Caleb. Il a bien vu que Maeve avait eu du mal à se débarrasser du sénateur-host plus tôt.

Pourtant, le souterrain mène à une sorte de speakeasy secret où tout semble aller pour le mieux avec une petite musique jazzy. En plein après-midi, plein de gens sont là à boire des verres quand même. Le duo me fait bien rire en tout cas, ils ont l’air assez efficace quand ils travaillent ensemble et ça fait regretter de ne pas avoir vu leur travail d’équipe se mettre en place.

La scène est toutefois intéressante malgré tout, parce qu’elle permet aux deux personnages de parler du passé qu’ils fuient, avant de se rendre compte qu’ils foncent tout droit vers le passé : le speak-easy n’est jamais qu’un wagon de train se rendant probablement à Westworld. Sauf que Westworld est interdit dans le monde désormais.

Pourtant, alors qu’aucun signal ne peut sortir du train, Maeve et Caleb sont bien approchés par un host au visage bien connu. Elle leur demande leur nom, sur tablette heureusement. Maeve peut trafiquer celle-ci et se faire passer pour Mrs Morgan, une ancienne habituée de Westworld bien contente de revenir. Sans qu’on ne sache vraiment où ils se rendent, le train avec tous les habits disponibles et les questions de l’host qui les accueille ne trompe pas trop : il y a là tout ce qu’il faut pour mener à de nouvelles simulations dignes de Westworld, le parc d’attraction. On demande même à Caleb de choisir un chapeau blanc ou noir, c’est dire.

Ailleurs, dans un building hyper moderne comme toujours, Jim Navarro du département de la Justice rend visite à ce qui ressemble fort à un Westworld. En tout cas, il parle à une autre version de Clémentine, encore, qui l’envoie bouler bien vite. Le type a beau représenter le gouvernement, il n’en reste pas moins un assistant à qui elle n’a pas envie de présenter son boss.

Son boss n’est autre que William-Dolores, ce que l’on découvre un peu plus tard quand celui-ci est à jouer au golf et est interrompu par… le vice-président. Même ça, ça n’empêche pas Clémentine de tenter de jouer le barrage, mais c’est inefficace cette fois. William a donc tué une version de Clémentine en l’égorgeant avant que Charlotte-Dolores ne la remplace ? Cela me suffit comme explication, contrairement à Clémentine qui est pleine de questions – demandant aux agents des services secrets pourquoi on les dit secrets alors qu’ils sont très visibles. Elle m’a fait rire, il fallait que ça apparaisse dans la critique.

En plus, ça se fait en parallèle de la conversation entre William et le vice-président, et celle-ci ne me passionne pas énormément. L’idée est que William attend l’autorisation du gouvernement pour reconstruire son business – et on comprend mieux pourquoi Charlotte-Dolores a décidé de compter sur lui pour recréer ses robots.

En attendant, le vice-président est impressionné par la capacité de William à faire de sacrés tirs de golf. On voit bien que le vice-président n’est pas encore un robot, mais ça ne saurait tarder à mon avis. Il fait l’erreur de menacer William et de lui expliquer qu’avoir plein de sénateurs ne suffira pas.

Sans trop de surprise, la menace change vite de compte quand William souligne au vice-président qu’il est venu lui parler quasi sans sécurité. C’est loin d’être une bonne idée, effectivement.

Le vice-président découvre bien vite que ses deux agents secrets sont tués par Clémentine, alors que William-Dolores se sert de son club de golf pour nous débarrasser du vice-président. C’est presque trop simple.

Clémentine peut ensuite s’en prendre à Navarro, l’assistant du début d’épisode, en l’étranglant dans sa voiture. Charlotte-Dolores monte alors dans la voiture pour voir Navarro en vrai, lui expliquer qu’il avait à peu près raison dans ses soupçons et… prendre possession de lui. Voilà qui explique ce qui est arrivé à Anastasia : une mouche entre dans l’œil de Navarro alors que Charlotte-Dolores sort de la voiture.

Cette dernière est ensuite vue en train d’interroger… William ? Mais le vrai ? Il ne serait pas mort ? C’est assez étonnant comme scène, mais au moins, ça permet d’en savoir plus sur le plan de Charlotte-Dolores. Je m’attendais à un peu mieux comme jeu de sa part à elle : elle veut simplement chasser les humains quoi. Rien de nouveau sous le soleil. La scène finit par William découvrant William-Dolores, mais ça aussi, ça n’est pas nouveau. En fait, ça ressemblait à une redite de la scène post-générique de la saison 3 mais sans arme à feu.

À la place, elle nous tue William avec du gaz. Bon, il est mort dans un sommeil sans fin, quoi, mais je ne sais pas trop à quoi ça sert de nous le remontrer. Pour moi, on en était débarrassé. En tout cas, cela permet à William-Dolores de commencer un petit discours, en présence du vice-président. Il y annonce l’ouverture d’un nouveau parc Westworld et ça donne beaucoup trop envie : bienvenue à Temperance dans les années folles si je ne m’abuse. Maeve a l’air ravi de découvrir une nouvelle variation du parc Westworld.

Pendant ce temps, nous retrouvons Christina-Dolores dans son lit, comme toujours. Elle dort toujours aussi paisiblement qu’en saison 1, et ça donne envie d’être un robot quand même. Pourtant, elle prétend auprès de sa colocataire qu’elle n’a pas pu dormir de la nuit suite au suicide de Peter.

La colocataire rassure Christina comme elle peut en lui prouvant que Peter avait perdu pied de la réalité il y a bien longtemps, comme le prouve les articles de journaux parlant de lui et de son suicide. Cela n’aide que partiellement Christina qui décide finalement de se rendre au travail. En chemin, elle entend un SDF se plaindre de la musique sans son qui est émise par la Tour. Cela sent bon les émissions d’onde, tout ça.

Difficile à dire pour l’instant. En tout cas, le SDF n’arrive pas à engager une vraie conversation avec Christina, qui est ensuite dépitée de trouver des oiseaux morts au pied du building de son travail. C’est un grand classique à New-York les oiseaux qui se prennent des vitres, pourtant. C’est apparemment suffisant pour qu’elle décide de ne pas aller au boulot.

Olympiad la harcèle sans trop de surprise : Emmett, son boss, l’appelle alors qu’elle essaie d’écouter son histoire – celle qu’elle avait dictée concernant un personnage nommé Peter. Le problème est donc rapidement qu’elle découvre qu’elle avait bien inventé une histoire similaire à celle de l’homme qui s’est suicidé devant elle. Pour ne rien arranger, Emmett finit par lui expliquer qu’il sait qu’elle lui ment en prétendant être chez elle : il est capable de la localiser dans le Jersey. Clairement, il est menaçant là. Ou harcelant, au moins.

Cela ne décontenance que partiellement Christina de savoir qu’elle perd l’un de ses quatre jours d’arrêt-maladie (oula, elle n’ira pas loin avec ça) pour se rendre dans une villa en travaux. Il s’agit en fait de la villa où est établie l’action de charité pour laquelle Peter avait légué toute sa fortune. Le problème, c’est que la fondation est clairement fermée. Christina appelle sa colocataire à la recherche d’explication car elle est celle qui lui a expliqué à qui il avait donné son argent… mais ça ne l’aide vraiment pas à comprendre tout ce qu’il se passe.

Pour ne rien arranger, elle découvre dans l’une des chambres de cet ancien asile des dessins de tour radio. Décidément, cette Tour n’en finit plus de nous hanter… mais moi, j’ai surtout hâte de retrouver le parc la semaine prochaine !

Evil – S03E04

Épisode 4 – The Demon of the Road – 18/20
Incroyable comment cet épisode, à peine plus long que d’habitude, réussit à apporter l’air de rien de nombreuses réponses et une continuité à des interrogations de la saison 2. C’est un vrai plaisir de suivre cette saison 3 parce que je trouve qu’elle solidifie vraiment l’ensemble de la série, au point de la ramener à son excellent niveau de départ. Après s’être perdue un temps, la série semble vouloir retrouver le chemin de la logique et de la conclusion des intrigues. C’est bien mieux comme ça, j’ai moins l’impression que les scénaristes oublient une partie de ce qu’ils ont écrit.

Spoilers

Le trio enquête sur un routier dont la femme pense qu’il est possédé depuis qu’il a peur d’une portion de route.

Someone’s fucking with us.

Oui, j’ai pris du retard dans mes séries hebdo, à nouveau. J’essaie déjà de me rattraper en voyant cet épisode que j’aurais dû regarder hier et qui commence par l’interrogatoire de la sœur d’Andrea par trois prêtres. Interrogatoire, c’est un grand-mot : les trois prêtres viennent en fait lui déclarer qu’ils souhaitent qu’elle parte à la retraite. Et par souhait, il faut entendre qu’ils veulent lui forcer la main.

Heureusement pour elle, Andrea est suffisamment maligne pour avoir vu le coup venir, et surtout pour refuser de signer sa démission. Elle n’est pas bête, et elle l’est encore moins quand Leland se pointe à cette réunion impromptue. Elle sait bien qu’il est celui qui a décidé de se plaindre d’elle et qui a affirmé qu’elle parlait à des personnes qui n’étaient pas là.

Cela dit, elle lui donne rapidement raison en voyant un démon derrière Leland à qui elle fait coucou. Normal, quoi. En tout cas, elle refuse de signer la démission et Andrea demande donc à être jugée par un conseil de trois prêtres, et elle a bien raison de le faire : c’est son droit, et ça lui permet de gagner du temps. Bien joué.

Elle en gagne d’autant plus qu’elle tombe sur le psy habituel de la série, celui de Kristen, qui a l’avantage d’être de plus en plus ouvert d’esprit. Bon, de là à croire en l’existence de démon, c’est beaucoup lui demander, je reconnais. Ce n’est donc pas le cas, même s’il est intéressant d’avoir la sœur Andrea qui lui explique en voir depuis l’âge de 15 ans. Au moins, on sait pourquoi elle est devenue bonne sœur désormais.

Quant au psy, il se retrouve à tester son propre piano pour voir s’il aperçoit des démons, avant de conclure que la sœur Andrea ne va pas tout à fait bien. Oups.

De son côté, David est de retour au confessionnal pour entendre une étrange confession : celle d’une femme qui souhaite attirer son attention en tant qu’enquêteur, parce qu’elle espère bien qu’il pourra écouter son histoire et mener ensuite l’enquête. C’est malin de la part de la femme : son plan fonctionne, évidemment.

La femme s’appelle Jacqueline et semble avoir une vie similaire à celle de Kristen quand il est question des habitudes domestiques : Kristen a le train, Jacqueline a l’avion. La femme a donc contacté l’Eglise pour qu’ils s’occupent de son mari, qui l’a blessé quand elle a voulu le réveiller. Bon, ça ne semble pas vraiment concerner l’Eglise, tout ça.

Et pourtant, assez vite, on apprend que l’homme a aperçu un démon volant alors qu’il conduisait, de nuit. Après ça, il a vu un homme assis dans son camion, sauf qu’il n’avait rien à faire là. Cette petite hallucination ne paraît pas très inquiétante à nos héros, jusqu’à ce qu’il soit question d’une amnésie de plusieurs heures. Par chance, le type se dit amnésique de la journée du 8 mars alors même que Ben est assis sur un ticket de caisse du 8 mars. Cela fait une première piste facile sur laquelle enquêter.

La seconde est encore plus simple : David repère un des fameux sceaux de la saison 2. Cela faisait un moment que ça n’avait plus été le cas, mais Ben s’inquiète tout de même qu’ils en repèrent absolument partout, par principe. L’enquête ne les mène donc nulle part. De même, ils espéraient pouvoir parler à une certaine Traci qui avait écrit sur le ticket de caisse, mais elle leur affirme souhaiter un bon retour à tous ses clients.

Par chance pour eux, ils tombent sur un autre routier qui les informe qu’il y a bien une portion d’autoroute un peu maudite. Sur celle-ci, chacun entend et voit des choses qui ne devraient pas être là. Il n’en faut pas plus pour que l’équipe prenne la route à son tour, chantant un petit Happy Together au passage, parce que c’est fun. Et vraiment, l’épisode était tout fun, à prendre le temps aussi de revenir sur le mal-être de Ben lors du dernier épisode.

Alléluia, la série se met à être beaucoup plus cohérente qu’avant, et plus suivie. J’aime beaucoup ça, mais la conversation est interrompue par un cri, puis par une fréquence radio qui reste bloquée sur 666. Le trio entend de drôles de voix dans la radio, se retrouve confronté à un drone les suivant – des yeux rouges – et à une panne. Le problème, c’est que la voix dans la radio semble appeler directement Ben.

Pendant ce temps, Kristen reçoit une étrange visite chez elle : celle de l’homme qu’elle avait agressé dans un supermarché et qui demande des excuses. Les filles sont dégoutées d’apprendre que la mère s’est excusée. Cela perturbe principalement Lexis, parce qu’elle ne comprend pas pourquoi les garçons peuvent faire tout ce qu’ils veulent. C’est plutôt intéressant comme scène, mais c’est trop vite expédié pour en revenir à Kristen qui fait faire des travaux chez elle et demande des conseils d’éducation à Sheryl.

Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment un bon plan pour les gamines que d’avoir le droit à l’éducation de la grand-mère quand on voit la grand-mère, mais bon, Kristen est dépassée par ses filles de toute manière – et l’école aussi apparemment, puisqu’elles expliquent que la mère est chasseuse de démon. Rien que ça.

Et pendant que Kristen se remet au travail pour se renseigner sur le syndrome du troisième homme qu’elle soupçonne d’être responsable d’une partie de l’hallucination du mari de Jacqueline, Ben entame son enquête habituelle en s’intéressant à un possible piratage de son téléphone et de la radio. Pourquoi pas, après tout, le nom de Ben avait été donné dans la voiture juste avant que la radio ne se mette à lui parler.

Pourquoi pas. En parallèle, David se rend une nouvelle fois sur la fameuse route, parce que Jacqueline lui affirme que son mari y est et se pense possédé : il aurait heurté quelque chose en voiture, mais il n’y a rien sur la route. Et ça se confirme quand David s’y rend : la même histoire s’y répète, avec David heurtant quelque chose qu’il ne voit pas alors que la radio fait des siennes.

David finit toutefois par apercevoir un démon au bord de la route, et il interrompt son repas. Comme David est assez bête pour faire tomber ses clés, l’échange de regard entre lui et le démon est assez long…

Le démon se met alors à sa poursuite et… Bordel ? David s’interrompt quand le ciel noir s’ouvre soudainement devant lui. Un vitrail apparaît et chasse le démon par sa simple présence. La femme sur le vitrail sourit à David et tout est beau. David est clairement fasciné par ce qu’il voit, et il manque de peu de se faire renverser par un camion à cause de ça. Bien sûr, après ça, David se retrouve à tout raconter à Andrea.

Elle est loin d’être surprise, elle : de la même manière que David peut voir et être menacé par les démons, il peut également voir les saints et les anges, et être protégé par eux. Cela pousse David à se confier à Andrea sur ses tentations et sa peur de ne pas être assez bien pour être protégé par Dieu.

Autrement, pour en revenir à Kristen et ses problèmes familiaux, elle tente bien sûr de confier ses doutes sur l’éducation des filles à Andy. Malheureusement, celui-ci est en plein trek, et il ne sait pas trop quoi lui répondre. Par conséquent, Kristen se tourne vers Youtube pour trouver de bons conseils et y apprend ce qu’il faut pour reprendre suffisamment confiance en elle. C’est excellent à voir, parce que ça se traduit par une Kristen qui pète totalement un câble sur un des hommes travaillant sur le chantier de sa maison.

Celui-ci essaie de mentir sur la date à laquelle elle doit lui donner un second chèque et il le regrette vite : elle s’en sert d’exemple pour rassurer ses filles sur le fait qu’elle soit toujours une badass. Ainsi, elle n’hésite pas à détruire au marteau une partie du travail du type jusqu’à ce qu’il reconnaisse que son second chèque n’arrivera qu’à la date prévue.

Forte de sa confiance en elle regagnée, Kristen décide alors de prendre le volant pour retourner sur l’autoroute. Elle le fait avec Ben et David, et avec l’expertise du premier, ils arrivent assez vite à la conclusion qu’il y avait bien du hacking de radio comme prévu. Par contre, il est aussi question d’une fréquence fantôme capable de provoquer des hallucinations, ce qui remet en question ce qui est arrivé à David.

En tout cas, Kristen prend rapidement plaisir à détruire l’équipement du hacker, n’ayant pas idée qu’ils sont également surveillés par le Vatican. De toute manière, peu importe, ce qui est fait est fait. Et c’en est fini de cette intrigue. Ou presque. En effet, on peut conclure sur la sœur Andrea qui est défendue par David alors qu’on essayait encore de la virer. J’aime aussi particulièrement le fait qu’elle se venge du psy la jugeant folle de voir des démons en lui refaisant exactement ce que le démon lui avait fait quand il en avait vu un en saison 2.

Une fois que c’est fait, David reçoit à nouveau la visite du Vatican. Le représentant lui explique alors qu’il peut être fier de lui car avec la destruction du matériel radio, Kristen, David et Ben ont mis fin à une maison démoniaque. Son représentant, le hacker, se serait en effet suicidé peu de temps après leur départ. Et cette fois, l’Eglise s’est occupée du corps de ce représentant de la maison des démons avant qu’il ne soit mangé par quelqu’un d’autre, mettant un terme à cette maison démoniaque.

Voilà donc comment tout ça fonctionne ? Le cannibalisme des méchants, c’est pour se passer les pouvoirs d’une maison démoniaque ; et le Vatican cherche juste à détruire toutes les maisons, représentées par les fameux sceaux. Le but de la série est ainsi désormais de détruire toutes les maisons démoniaques, donc, car cela permettra d’en arriver enfin à la paix sur Terre. Simple, efficace. Des réponses, des vraies ; avec toujours ce qu’il faut de doute. C’est parfait.