The Book of Boba Fett – S01E03

Chapter 3 – The Street of Mos Espa – 13/20
Je dirais bien que je suis déçu, mais pour avoir de la déception, il aurait fallu que j’attende quelque chose vraiment de l’épisode. Concrètement, il s’agit d’un épisode de transition entre deux phases pour la série, mais le problème n’est pas là : le problème vient de nouveaux acteurs qui peinent à me convaincre, de faux raccords bien visibles et d’effets spéciaux grossiers. Je regarde la série principalement pour sa qualité visuelle. Si elle se met à la perdre, ça va me poser un problème. Bref, c’était bizarre cette impression d’un épisode bâclé.

Spoilers

Boba doit se faire respecter des petites frappes de Mos Espa.

Keep an eye on them. Sorry, it’s an expression.

Oh, c’est reparti pour un épisode de seulement trente-neuf minutes, moins le générique de fin, moins le bien long résumé de l’épisode précédent. Si j’avais su, je me serais sûrement lancé plus tôt dans le visionnage, mais c’est tout le problème de Disney + dont les épisodes sont toujours de durée variable.

En tout cas, me voilà parti pour un épisode 3 qui commence par une araignée peu réjouissante à voir. Nous sommes de retour dans le présent où un droïd explique à Boba la répartition du pouvoir de la région. Oui, oui, nous sommes en pleine géopolitique et Boba comprend que Jabba ne tenait position que partiellement en tant que leader : il y a des clans et des familles qui veulent à présent le tester.

Ce devrait m’intéresser tout ça, mais franchement, j’ai trouvé la manière d’introduire tout ça franchement peu prenante. C’était bien mieux quand un simple habitant vient faire remarquer à Boba qu’il n’a aucune autorité et que personne ne le respecte. J’ai trouvé que ça apportait un bon humour à la scène, avant d’introduire l’intrigue de l’épisode : des mi-hommes, mi-robots mettent au défi l’autorité de Boba en embêtant un des hommes vivant sur les terres qu’il est supposé contrôler, lui volant son eau, qu’il produit.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour donner à Boba l’envie d’enquêter, mais apprendre que l’homme lui paiera le double de son tribut si le problème se règle vite semble le motiver tout de même encore plus. Il se retrouve assez vite à fréquenter les quartiers mal famés du district ouvrier de la ville et à trouver les voleurs d’eau. Ce n’est pas bien compliqué et ils n’ont effectivement aucun respect pour lui, l’appelant le vieux et ayant bien du cran face à lui.

Quand une femme lui fait remarquer qu’ils ne risquent pas de trouver du boulot pour payer leur eau, Boba décide de les embaucher. Cela ne plaît pas tellement à l’homme qui lui avait demandé d’enquêter, mais il va devoir apprendre à s’en contenter. De manière autoritaire, Boba lui fait en effet remarquer que ses prix de vente de l’eau sont trop élevés et que c’est intenable. Il ne rembourse que partiellement le vol, le force à baisser ses prix et recrute donc les voleurs d’eau.

Boba peut donc rentrer tranquillement chez lui et dans son pod à souvenir… mais sa nuit est interrompue : il se réveille pour faire face à une sorte de Chewbacca un brin plus balèze et plus armé. En flashback, cet épisode insiste pour nous montrer l’enfance de Boba. On en a eu des images à chaque épisode, mais c’est encore trop flou pour savoir quoi en tirer. L’enfant qu’il était avait une sacrée vue sur une ville futuriste et regardait des vaisseaux partir régulièrement. Allez savoir.

Une fois adulte, mais toujours en flashbacks, on retrouve Boba dans sa nouvelle position de petit lord du désert, là. A dos de mammouths (écoutez, je ne connais pas les noms des créatures de Star Wars, j’avoue), il se rend donc en ville pour s’assurer que l’on paie bien les Tusken pour la protection qu’ils fournissent sur leur territoire. Le problème, c’est que l’extra-terrestre à qui il a affaire lui fait remarquer qu’il paie déjà une protection à un autre groupe pour les mêmes terres.

Voilà qui donne rapidement un objectif à Boba du coup : il est bon pour aller s’attaquer à ce second groupe qui empiète sur le territoire de ses amis. Pas de bol, alors qu’il rentre au bercail, il aperçoit au loin de la fumée et comprend bien vite qu’il est trop tard. Pendant son absence, tout son village a été ravagé. Et dire qu’il se pensait plus fort que l’autre groupe… Les cadavres jonchent le sol là, c’est terrible.

Et ça l’est d’autant plus que le crime est signé : les hommes que Boba avait vu piller une maison il y a deux épisodes semblent derrière ce massacre. Nous voilà donc probablement parti pour une histoire de vengeance, mais avant ça, il nous faut un montage longuet nous montrant Boba brûler les derniers souvenirs possibles de ses amis.

C’est donc là que le Chewbacca (qui n’en est pas un, je sais) débarque pour réveiller Boba. Et autant dire qu’il ne fait qu’une bouchée de Boba en slip, même si celui-ci se défend plutôt pas mal. Au moment où il est sur le point de mourir, il peut s’avérer heureux d’avoir recruté du nouveau personnel. Si Fennec est introuvable, ce sont en effet les nouveaux qui débarquent pour sauver de justesse Boba.

A eux tous, ils ne sont encore pas tout à fait suffisants, et même les gardes habituels prennent cher à se faire bouffer par ce Chewbacca enragé – désolé, mais je ne peux trouver de meilleurs termes là. Par chance, Fennec finit par redébarquer et emprisonner ce nouvel assassin – Krrsantan ? – sous le trône de son maître.

Bien que non signé, le message vient clairement des jumeaux et Fennec le fait remarquer. Elle conseille aussi à Boba d’attendre sagement la suite pour voir si le jeu de leurs ennemis sera plus visible ensuite. Et il l’est rapidement : les jumeaux débarquent pour s’excuser d’avoir envoyé un assassin, offre un tribut bien à eux et expliquent à Boba qu’ils ne restent pas sur Tatooine, un caillou sans valeur.

En effet, ils ont appris que le maire, Mok Shaiz, avait promis le territoire à un autre syndicat. Les jumeaux n’étant pas trop guerriers, ils décident de se barrer en laissant aussi le Krrsantan à Boba. Ce dernier décide de le libérer vite avant d’arranger un rendez-vous avec le maire, pour savoir ce qu’il en est. Avant d’en arriver là, il doit toutefois encore gérer son rancor, l’énorme monstre offert par les Hutt.

Je dis monstre, mais c’est une bestiole toute affective et touchante : elle est en pleine dépression et son gardien nous explique que c’est le genre de bête qui peut former un lien fort avec son propriétaire. Aussitôt, Boba envisage de faire de ce rancor sa monture. C’est original comme idée, mais ça pourrait effectivement asseoir assez vite son autorité. Et ça donnera une certaine classe au personnage, aussi. La bestiole semble se laisser assez vite apprivoiser et regretter le départ de son nouveau maître.

En effet, Boba, Fennec et leurs nouveaux hommes de main se rendent en ville pour aller voir le maire. Celui-ci tente bien de les faire patienter une vingtaine de jours, affirmant qu’il n’a pas de possibilités de rendez-vous avant. Ce n’est pas le genre de Boba d’attendre si longtemps, par contre. Quelques menaces de Fennec à la mairie suffisent à ce que leur réceptionniste préféré accepte d’envisager un rendez-vous avec le maire.

La vérité est toutefois que le type préfère s’enfuir et être poursuivi par les nouveaux hommes de main de Boba. On a droit au passage à un faux raccord vraiment grossier, puisqu’ils montent deux fois sur les engins leur servant à se lancer dans cette course poursuite. Et puis, avec les espèces de scooters volants de différentes couleurs, ils ressemblaient franchement à des Power Rangers. J’ai trouvé que le montage de l’épisode et les effets spéciaux n’étaient pas tellement à la hauteur cette semaine par rapport à d’habitude.

Tout faisait sacrément faux. Heureusement la musique était assez bonne pour que je reste concentré, mais il y avait trop d’amateurisme dans certains plans. Cela fait mal à dire par rapport à la qualité des épisodes précédents. En vérité, j’ai peu accroché au jeu de l’actrice censée être une badass recrutée par Boba.

Bon, sans trop de surprise, la course poursuite se finit par le réceptionniste de la mairie forcé de parler à Boba et d’expliquer que le maire est avec les Pykes – à qui il a vendu le territoire. L’épisode peut donc se terminer sur un faux-raccord dans les regards de Fennec (décidément) et la promesse d’une guerre contre les Pykes.

Walker – S02E07 (express)

Épisode 7 – Where Do We Go From Here ? – 14/20
On sent bien que les scénaristes eux-mêmes tatonnent pour trouver la réponse à la question servant de titre à cet épisode, mais ce n’est pas forcément pour le pire. Au milieu d’un mélange d’intrigues fades, il y a quelques personnages et moments qui sortent du lot – et j’ai eu un fou rire devant l’épisode, c’est toujours ça de pris. Après, ce n’était pas forcément leur intention première.

Spoilers

Liam fait face aux conséquences de ses actions – parce que Cordell provoque un tas de conséquences.

Je pense que ça se sent dans le résumé que je propose de cet épisode, mais… je ne comprends pas le personnage de Cordell. Le type en fait des caisses pour nous dire qu’il veut protéger sa famille et qu’elle est plus importante que tout, et à la première occasion, il plante un couteau dans le dos de son frère et le balance. L’appel que Liam a passé dans l’épisode précédent était ANONYME. Ils reviennent plusieurs fois dessus dans cet épisode… alors pourquoi tout le monde est-il au courant que Liam l’a passé ?

Il en a parlé uniquement à son frère. Quand cet épisode commence, une semaine après le précédent, Cordell est toujours énervé après son frère. Si ça peut se comprendre, je l’ai trouvé bien lourd d’en parler à un repas de famille et d’en informer ses gosses. Il s’agit d’histoire d’adultes, je ne vois vraiment pas l’intérêt que les ados sachent ça. La mère était déjà au courant (le père a disparu ?), et voilà donc que toute la famille est au courant. Deux semaines plus tard, l’appel anonyme n’a plus rien d’anonyme.

S’il avait voulu protéger sa famille, peut-être que Cordell aurait pu faire le choix de ne rien dire ? Je veux bien qu’il y ait des obligations et tout, mais là, personne n’aurait même pu prouver qu’il était au courant si jamais l’anonymat avait été révélé plus tard. Bref, ça me semble complétement perché et c’est malheureusement le moteur de l’épisode : Cordell en veut à Liam, et Liam finit par s’isoler.

Bon, Liam n’est pas un personnage que j’aime, ce n’est pas nouveau. Le voir tomber en déchéance comme ça n’a rien arrangé. Une fois de plus, on nous annonce qu’au Texas, quand on est énervé, on va s’isoler pour couper du bois à la hache. Cela m’a bien fait rire puisque 9-1-1 Lone Star ne disait pas autre chose la semaine dernière. Et plutôt que de rester planqué dans sa petite retraite comme il voulait le faire, on ne sait pas trop pourquoi, Liam se laisse convaincre de revenir en ville.

L’avantage, c’est qu’il y retrouve son mec qui a désormais décidé de l’attendre sagement après avoir pourtant refait sa vie la saison passée ? L’inconvénient, c’est qu’il s’y bourre la gueule et n’arrange pas ses affaires au moment de faire une déposition officielle. L’épisode peut malgré tout se terminer sur un Liam qui reprend pied, ce qui renforce encore plus le sentiment d’inutilité de l’épisode : les scénaristes le forcent dans une situation où il n’avait pas trop de raison d’être avant de l’en sortir vite fait. Je ne sais pas, je crois que je ne vois pas trop les conséquences de cet appel anonyme et pourquoi c’est si mal.

En parallèle, nous apprenons qu’il n’y a pas que Liam qui est bien relou dans la famille Walker. Il y a aussi Stella ! Celle-ci doit en effet faire des choix d’orientation, parce qu’après tout, elle n’est que lycéenne. Je ne sais pas pourquoi la série s’obstine à vouloir avoir ce côté teen. J’ai bien aimé la bande-son que ça donnait à l’épisode, mais niveau intérêt, on était proche du néant. Et tout a terminé en fou rire quand pour s’en remettre elle demande à passer une journée solo avec son père comme elle le faisait avec sa mère avant. Qui fait ça, sérieusement ?

Et pire que tout : qui considère que faire une partie de pétanque, c’est le meilleur plan pour oublier ses soucis d’orientation ? J’ai tellement ri de les voir nous expliquer les règles de la pétanque. Purée, je n’aurais pas cru possible de voir un jour une partie de pétanque dans un épisode de série américaine. Tout finit par arriver, j’imagine ? Ils semblent super mauvais en pétanque les acteurs en plus, je crois qu’ils n’avaient aucune idée de ce qu’ils faisaient.

Pour en revenir à l’épisode, Stella a donc besoin une fois de plus d’attirer toute l’attention sur elle, mais les scénaristes nous affirment que c’est tout l’inverse : en fait, elle ne sait pas ce qu’elle veut faire car elle est trop occupée à se préoccuper des autres. MOUAIS. Et ça se termine évidemment par un choix qui sort de nulle part : comme sa mère, elle postule pour une université dans le Maine. Eh, cela permet aux scénaristes de caser leur obsession hollywoodienne du yoga avec des chèvres qu’on voit dans un tas de séries et peut-être, peut-être !, de nous débarrasser d’elle en saison 3. Je ne dis pas non.

À l’inverse, j’aurais dit non au départ de Micki si j’avais pu. Alors que son départ était tout doux-amer la semaine dernière et laissait envisager un retour peu de temps après tout de même, voilà donc que tout le monde considère qu’elle est partie pour de bon. Tray se retrouve dans une maison pleine de cartons… Pourquoi ? Genre, elle a juste dit qu’elle avait besoin de temps pour se remettre en question, mais ça ne fait que trois semaines et il en est déjà à envisager qu’elle ne reviendra jamais ? À l’inverse, son bureau au boulot n’était pas encore débarrassé de ses affaires et elle n’est pas encore remplacée ? Trois semaines, c’est pourtant long.

La série parvient à trouver son équilibre sans Micki pendant l’épisode. C’en est même frustrant : elle est totalement zappée de l’épisode ; on a peu de répliques la concernant et c’est bizarre. Cordell la cite à peine une fois et Tray comme le capitaine font comme si rien ne s’était passé, n’en parlant pas parce qu’ils ne savent pas quoi dire. Moi je sais dire qu’elle me manque, ce n’est pas si compliqué, les gars !

En tout cas, il faut bien justifier la présence de Tray encore dans la série, et ça se fait avec son rôle de coach pour ados et les hommes de Serrano qui le surveillent. Parce que oui, il en a encore finalement, et il a tellement de connexions haut placées (??) qu’il envisage déjà d’être remis en liberté suite à l’erreur de Liam qui remet en cause tout ce qu’il a pu faire avant. MOUAIS. L’épisode termine sacrément bien, du coup, avec un homme de Serrano qui vient s’attaquer à Tray devant chez lui.

Par contre, allez savoir pourquoi, l’homme ouvre le feu sur le capitaine sans le moindre espoir de toucher Tray. Et le capitaine qui était bien à l’abri derrière sa voiture s’expose soudainement et se prend immanquablement une balle. C’est un sacré cliffhanger, et il me fait presque perdre de vue l’idiotie permanente d’August. Non, je n’ai pas oublié que ce boulet fini a encore révélé à une personne de plus qu’il a trouvé une lampe de sa famille dans les ruines de la grange des voisins. À ce stade, on dirait vraiment qu’il veut que ça foute la merde entre les familles, intentionnellement. Les scénaristes ne savent plus comment retarder l’inévitable.

C’est quand ils veulent pour leur épisode flashback chiant qui nous révèlera ce qu’il s’est passé et qui nous donnera des conséquences intéressantes sur le présent. En attendant, on se contente des flashbacks de Stella et Emily… bordel, que ça ne servait à rien !


Euphoria – S02E01

Épisode 1 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.

Spoilers

Toujours en pleine rechute, Rue squatte Fez pour le Nouvel An.

He ain’t a kid asshole, he’s my partner.

La saison 2 commence bien, mais elle prend clairement par surprise : la première réplique nous introduit un nouveau personnage bien inattendu… La grand-mère de Fezco, le dealer de Rue. Euh. Bon, ben d’accord. Très rapidement, la série reprend son ton irrévencieux et ses jeux de miroir, avec la grand-mère qui se rend dans un strip-club. Elle y a clairement du pouvoir puisqu’elle peut le traverser sans se faire emmerder – et quand je dis qu’elle le traverse, elle le traverse vraiment, passant même par les salons privés. Elle finit dans le bureau du directeur.

Même pas deux minutes et on en arrive déjà à un sexe en érection : le directeur est en train de recevoir une gâterie d’une de ses danseuses quand la grand-mère arrive pour tirer une balle dans chaque jambe de l’homme. Oui, oui, on a droit à un plan de ça, alors qu’on s’en passerait bien. Le but ? Nous expliquer que c’est comme ça que la grand-mère obtient la garde de son petit-fils, qui se faisait battre par son père.

Soit. Elle le kidnappe donc pour le mêler à ses trafics de drogue. C’est étonnant, mais ça semble bien se passer pour la grand-mère qui fait bien jeune et le petit-fils qui apprend tout un métier compliqué auprès d’elle. Grâce à elle, il est aussi particulièrement doué en mathématiques à l’école : il est habitué à calculer la quantité de drogue après tout. Cependant, il n’y a bien qu’à l’école qu’il est traité en enfant. Partout ailleurs, il est le partenaire de sa grand-mère dans tous ses deals.

Et on suit ça comme si c’était bien normal, de même qu’il est normal de nous expliquer que son petit-frère est en fait un bébé qui a été confié à la grand-mère pour quelques heures. Pas de bol pour le bébé, la mère n’est jamais revenue, alors il s’est retrouvé élevé par la grand-mère et Fezco. Enfin, élevé, le mot est fort bien sûr.

La réalité est que le bébé se retrouve à manger des cigarettes dans l’évier de la cuisine/labo de drogue lui servant de baignoire – ce qui lui vaut son nom d’Ashtray, c’est-à-dire cendrier. Tout va bien dans le meilleur des mondes, nous sommes bien devant un nouvel épisode d’Euphoria. Oui, ça me manquait énormément. Et avec un début pareil, on se doute bien que la vie va mal tourner pour Fez. Etonnamment, c’est le cas, mais d’une manière à laquelle je ne m’attendais pas : il se prend un coup de barre de fer dans la tronche en tentant d’empêcher sa grand-mère de tabasser un type.

C’est très con, parce que c’est comme ça qu’il se retrouve à avoir son premier trou noir. Après ça, la grand-mère est rapidement retirée de l’équation : il n’appelle pas les secours quand elle s’effondre dans la salle de bain, ce qui mène à un moment bien compliqué pour lui, car il est forcé de reprendre le business et de s’occuper de son petit frère. On sait évidemment qu’il fait tout ça à merveilles… mais ça n’empêche pas qu’il se fait aussi des ennemis, comme Nate.

Il passe alors son temps à se demander ce que sa grand-mère ferait à sa place, mais ce n’est pas si efficace. Quant à Ash, il grandit comme il peut dans cet environnement et finit par exploser la tronche de deux dealers avec lesquels Fez négociait. Voilà qui nous remet bien en contexte pour ce début de saison 2 : la série ne perd rien de sa superbe et est toujours aussi incroyable dans sa narration.

Comme nous en revenons au présent, nous pouvons enfin retrouver Zendaya à l’écran. Elle commence la saison en chantant comme elle peut du rap, une opération d’autant plus complexe qu’elle est aussi en train de se droguer en même temps à l’arrière de la voiture de Fez. Fez la conduit jusqu’à un deal de drogue, et elle est à l’arrière parce qu’Ash est à la place du passager avant. Le deal ?

On ne sait pas trop de quoi il s’agit, mais Rue se retrouve à l’arrière de la voiture avec Faye, la copine d’un autre dealer. Nous apprenons que tout ça se déroule une semaine après la longue conversation qu’elle avait eu avec son parrain, puisque nous sommes au Nouvel an. Bienvenue en 2020, donc ? Elle n’est pas prête pour le covid vu la vie qu’elle mène. De toute manière, Rue n’est pas prête pour grand-chose alors que Faye se drogue à l’héroïne en se piquant directement le sexe. Rien que ça.

C’est charmant. Elle est interrompue dans son shoot de toute manière, puisque Rue et elle sont kidnappées bien vite et emmenées chez Brucy, le vrai caïd que venait voir Fez et son dealer habituel. S’il est en période de probation, le type trempe toujours autant dans des activités illégales, c’est très clair. Ash est ainsi mis dans un placard le temps que tous les adultes se déshabillent pour que le dealer vérifie si les deux dealers et les deux droguées portent des micros.

Allez, ben ça y est, ça c’est fait. La série reprend ses bonnes habitudes d’excellents choix musicaux pendant que le caïd s’amuse à danser devant tout le monde se mettant à poil. Tout le monde ? Pas Rue bien sûr. Elle est encore au lycée, alors elle n’en a pas envie. Le caïd l’emmène sous la douche pour la forcer à se déshabiller, mais c’est à peu près tout ce qu’il se passe pour elle. Elle n’est pas violée, c’est un excellent début pour cette saison, parce que je n’ai pas envie de voir ça.

Je n’avais pas forcément envie de voir non plus les personnages secondaires à poil ou Fez juste en chaussettes après. Tout ça finit par permettre à Fez de parler avec Laurie, la vraie directrice des opérations ici. Il présente Rue comme sa famille et fait finalement son deal comme si de rien n’était. Une fois que c’est fait, ils peuvent tous repartir vers la maison de Fez. Rue révèle qu’elle a trouvé toute l’expérience absolument géniale et qu’elle s’est éclatée malgré la peur – adorant particulièrement que le deal se fasse finalement avec une femme. Soit.

C’est un peu abusé tout de même, parce que c’est un début qui ne permet pas de savoir exactement de quoi parlera cette saison. A-t-on vraiment besoin de savoir que Rue continue sur une pente qui craint vraiment énormément ? En plus, je ne sais pas, il me semblait que des agents fédéraux avaient débarqué chez Fez il n’y a pas si longtemps ?

Que faire après un tel deal de drogue ? Si l’on en croit Rue, on se rend à une super fête de lycée où tout le monde boit et se drogue. Rue y évite autant qu’elle peut Jules alors que les scénaristes nous réintroduisent vite une Maddy pas si fraîche que ça et une Lexi inquiète du sort de Cassie. Suite à une dispute avec sa sœur en route, Cassie se retrouve à une station-service où elle croise la route de… Nate. Oh bordel. C’est un plaisir de retrouver Nate, mais le voir emmener Cassie à la fête avec tout ce que ça suppose de flirt entre eux, vraiment, je n’étais pas pour.

Et putain, Nate, qu’est-ce que tu fous à boire de la bière en conduisant sans regarder la fucking route ? Et putain, la post-prod, pourquoi vous faites des bons choix musicaux comme ça à chaque scène ? Et putain, Nate, arrête d’accélérer, tu as Cassie dans ta voiture. Vraiment, je crois qu’elle était mieux avec McKay finalement, même s’il ne s’occupait pas vraiment d’elle. Là, j’ai juste été terrifié pour elle : Nate accélère, elle se renverse de la bière sur elle et finit par oublier sa peur. Elle se détache ainsi pour retirer sa culotte trempée et… ils n’ont pas d’accident.

J’y croyais vraiment pourtant, puisqu’elle n’était pas censée être arrivée à la fête. Finalement, elle y était bien, mais dans la salle de bain en train de coucher avec Nate. Oh bordel, non. Je ne voulais pas voir ça, et j’ai quand même eu de la peine pour elle quand c’est Maddy qui frappe à la porte pour aller aux toilettes, n’ayant aucune idée qu’elle est en train d’interrompre sa meilleure amie et son (ex) petit ami dans leur coucherie. C’est d’une tristesse pour le développement de Cassie. Ah, les ravages de l’alcool.

Cassie se rhabille malgré sa terreur alors que Maddy est insupportable à s’exciter contre la porte pour pouvoir entrer, se moquant de Nate qu’elle pense être en train de faire de longs besoins. Elle finit par parler avec Travis, qui la drague, et ça gagne juste assez de temps pour que Cassie se cache dans la baignoire. Je m’y attendais, honnêtement, mais ça fait un bon suspense pour Nate lorsqu’il sort de là : il laisse Maddy aller pisser alors que Cassie est cachée dans la salle de bain.

Et il attend alors, clairement à un carrefour de sa vie : son ex et amour de sa vie est dans les toilettes avec la fille avec qui il vient de coucher, alors que Jules est là en train de danser à quelques mètres de lui – et il ne peut s’empêcher de regarder – et que Fez est présent lui aussi. C’est intéressant, mais pas autant que la situation de cette pauvre Cassie. Elle est coincée dans la salle de bain et finit par se prendre une serviette pleine de pisse sur la tronche.

Un bon gros début de saison pour elle. Mieux vaut être Jules dans ce début d’épisode apparemment, parce que même si elle cherche Rue partout, Cassie est ensuite coincée quand Maddy se retrouve à draguer Travis, le nouveau, dans la salle de bain. Cela ne donne pas envie d’être à sa place, et les scénaristes jouent avec nos nerfs puisqu’il y a aussi son portable juste à côté d’elle dans la baignoire. On pourrait penser que Nate viendrait interrompre tout ça pour prétendre vouloir parler avec Maddy… mais non.

Il prend un temps fou à le faire, et il finit par tomber sur McKay. Comment ne pas arranger les choses franchement. Après, il suffirait qu’elle prétende être K.O à cause de l’alcool dans la salle de bain, franchement. Là, elle empire sa situation à tenter de récupérer son portable.

Pendant ce temps, Rue s’isole bien vite de cette fête du nouvel an pour aller se réfugier dans une voiture loin de Jules, en pleine conversation avec Kat, alors que Lexi rencontre une nouvelle fois Fez. Lexi est tellement un personnage que j’adore et qui nous montre toute sa culture (elle n’en a pas tant que ça, hein, mais juste assez) que j’ai fini par ne pas aimer la scène. Je n’ai pas envie qu’elle flirte avec Fez. C’est une suite pas si illogique pour la série, mais je n’aime pas l’idée de ce couple.

Heureusement, Cassie reste la priorité de Lexie : elle fait ce qu’elle peut pour la retrouver et l’appelle. C’est ainsi que Cassie est retrouvée par Travis dans la baignoire… mais tout finit bien quand même : Maddy s’en fout de savoir qu’une fille est mal au point dans la baignoire, elle préfère se barrer pour aller danser avec Travis.

Non, mais sérieux. Cela permet à Cassie de sortir de sa baignoire, mais pas sans voir un pénis de plus, parce qu’elle est dans les toilettes après tout. Elle retrouve ensuite Lexi, toujours inquiète pour elle… mais bon, c’est de courte durée. L’enchaînement est logique, fluide et bien foutu jusqu’au bout : Cassie se retrouve isolée par Maddison lui souhaitant une bonne année, puis par McKay qui veut faire le point sur leur relation. Pas si évident.

Cassie passe vraiment un sale nouvel an en tout cas, et je suis content de ne jamais avoir eu à en vivre un aussi merdique. Elle refuse évidemment de se remettre en couple avec McKay, se demandant surtout si elle est une bonne personne et voulant une fois de plus se concentrer sur elle. Oh.

McKay, lui, sort de la pièce et se fait aussitôt harcelé par Nate qui veut savoir s’il a couché avec elle et s’il portait un préservatif. J’imagine que le but de la scène est de s’inquiéter vis-à-vis de possibles MST ? C’était intrigant, et Nate reprend son rôle de type gênante et toxique.

 

C’est abusé, mais Rue trouve l’héroïne de la droguée du début d’épisode et en prend un peu, avant de retourner à la fête où elle rencontre un nouveau type en train de se droguer sur la machine à laver. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’ils partagent ensemble ce qu’ils ont. C’est si abusé, vraiment. Après un deal, Rue se retrouve donc à faire une nouvelle overdose et un arrêt cardiaque, en plus. Elle est heureusement sauvée par une dose d’Aderall précieusement conservée dans sa chaussette et par ce nouveau type.

Elle ignore que Jules est en train de la chercher partout en parallèle, évidemment… C’est si triste pour elle. Pour elles, même. Bien sûr, la série tourne autour du pot avec ces deux-là, préférant nous réintroduire plus rapidement Kat et son mec. Quand Jules et Rue se retrouvent, cependant, on en arrive au moment le plus fort de l’épisode – et c’est la fin évidemment. Jules s’inquiète pour Rue, cherchant à savoir à quel moment elle a pu replonger dans la drogue. La réponse est malheureusement loin de lui plaire, puisqu’elle a replongé au départ de Jules.

La vraie fin d’épisode, c’est toutefois Lexi qui se fait draguer par Fez. Celui-ci prend son numéro de téléphone, parce qu’il a adoré passer du temps avec elle. Et il lui fait du bien aussi niveau égo, l’incitant à reprendre confiance en elle. C’est plutôt une excellente chose, mais c’est chiant aussi : la conversation avec elle prend fin alors il est prêt à partir. Cela met fin à la soirée pour Rue et Ash, évidemment.

Il leur demande de monter au plus vite dans la voiture et de la démarrer… parce qu’il a prévu un début d’année sacrément problématique. Lexi le comprend alors que le décompte pour la nouvelle année s’apprête à commencer : Fez retire son pull, regardant bien mal Nate. Oh non. Non, non, non, ils vont vraiment faire ça ?

La fin d’épisode est excellente, nous montrant où en sont les personnages juste avant minuit. Jules et Rue ne parviennent pas à se quitter du regard, Cassie est au plus mal, Maddy dans l’inconscience la plus totale, et… Tout tourne mal. Le cœur de l’épisode est évidemment Rue tentant de s’excuser à Jules avant de partir, avec des jeux de lumière sublimant vraiment les deux interprètes et permettant de passer de l’une à l’autre de manière originale.

Rue peut ainsi dire à Jules qu’elle veut être en couple avec, et le baiser peut avoir lieu. J’étais sûr que ça allait être interrompu par Fez pourtant, mais le baiser a bien lieu, pile pour la nouvelle année. Et à la fin du décompte, Fez vient finalement parler à Nate. La dernière fois, Fez voulait tuer Nate. Il endort la méfiance de Nate… puis lui éclate une bouteille sur la tronche.

L’épisode finit super mal : Fez n’éclate pas qu’une bouteille, il éclate complètement la tronche de Nate. C’était angoissant à voir comme la série sait bien le faire, parce qu’elle n’a pas été timide dans ce qu’elle montrait – sang y compris. C’était violent, donc, avec Cassie qui tente de s’interposer (plus que Maddy d’ailleurs), puis McKay. Fez finit par s’en aller, mais bien des témoins ont vu ce qu’il se passait, y compris Lexi. La pauvre.

L’épisode termine toutefois par un bon « damn » bien senti de Zendaya qui est toujours aussi géniale comme actrice. Bonne année.

Euphoria (S02)

Synopsis : Depuis la fin de saison 1, deux épisodes spéciaux en pleine pandémie ont permis d’apprendre que Rue avait bien survécu à sa rechute et son overdose. Reste à savoir ce qu’il advient de tous ses camarades.

Saison 1 | Saison 2


Pour commencer, je meurs d’impatience de voir enfin cet épisode après quasiment deux ans d’attente… Si j’avais oublié une grande partie de la saison avant d’en proposer un résumé hier, je n’ai en effet pas oublié qu’elle permettait de retrouver Zendaya une fois par semaine au sein d’une production qui sait comment sublimer ses acteurs. La saison 1 avait été marquante à bien des égards du côté de l’intrigue, des jeux d’acteurs, de l’esthétique et de la mise en scène de toutes ces histoires.

Voir aussi : Euphoria revient enfin… Récap saison 1

J’espère retrouver la même ambiance en saison 2 – cette qualité bien particulière, parfois même dérangeante, de l’écriture qui nous accable comme la vie accable les héros vraiment plus si adolescent que ça après deux ans d’absence. Bref, j’ai hâte de savoir ce qu’on nous réserve et vous aussi apparemment, parce que le nombre de vues du blog explose depuis qu’il est question de la diffusion de cette saison 2. Pas la peine de languir beaucoup plus longtemps et de s’appesantir en introduction pour cette saison, donc, on l’attend depuis assez longtemps pour se jeter tout de suite dessus.

Et tant pis si l’épisode dure encore une heure.

Note moyenne de la saison : 17/20

S02E01 – Trying to Get to Heaven Before They Close the Door – 17/20
C’est toujours aussi brillant et dérangeant à la fois. Ce début de saison nous ramène dans toute la noirceur de la saison 1 et se débrouille comme il peut avec les intrigues laissées en suspense. Il ne répond pas à toutes les questions, évidemment, et il prend un détour pour respecter sa construction narrative habituelle et nous réintroduire lentement à son univers et ses personnages. C’est efficace, mais j’en attendais possiblement plus de cette reprise. Quel plaisir en tout cas de retrouver les personnages et l’esthétique dingue de la série. C’est toujours aussi efficace.
S02E02 – Out of Touch – 18/20
J’ai préféré l’épisode de cette semaine, qui change un peu les habitudes de la série. La narration se fait différemment, avec une introduction plus inhabituelle et une Rue qui nous cache parfois des choses, pour mieux nous surprendre et nous faire changer d’avis. J’aime surtout le fait qu’on se concentre davantage sur tout le monde dans cet épisode, même si la chronologie finit par être un peu chaotique pour écrire une critique linéaire. J’ai oublié de dire plein de choses dans mon avis, je crois, mais eh, ça fait déjà quatre pages de critique.
S02E03 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.
S02E04 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.
S02E05 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.
S02E06 – A Thousand Little Trees of Blood – 15/20
Je ne sais pas si c’est à cause de ma panne de séries de la semaine dernière ou s’il y a une autre raison, mais j’ai eu du mal à entrer dans cet épisode. Je trouve que ça trainait en longueur parfois inutilement et qu’on sent vraiment passer l’heure qu’il dure. Quarante minutes auraient été largement suffisantes pour raconter tout ça, et là, j’ai surtout l’impression qu’on fait durer des scènes qui, finalement, ralentissent trop le rythme de l’épisode et nous font oublier les moments marquants qui sont pourtant là.
S02E07 – The Theater and its Double – 17/20
C’est déjà beaucoup mieux pour cet épisode qui sait au moins ce qu’il essaie de raconter. Le rythme est présent principalement grâce à une narration toujours aussi éclatée qui ne permet sincèrement plus de savoir où nous en sommes dans la chronologie des événements, mais ce n’est pas grave. L’essentiel réside dans la psychologie de chacun des personnages principaux, et ça, on l’a bien, pas de problème.
S02E08 – All My Life, My Heart Has Yearned for a Thing I Cannot Name – 18/20
La série n’a rien perdu de sa force de frappe pour son dernier épisode de la saison, mais on sent passer les vingt minutes supplémentaires, tout de même. Surtout, elle reste trop bavarde parfois. Je sais pourquoi, je vois à peu près où ça mène, mais c’est trop bavard pour la critique. La conclusion de la saison ? Elle est plus fermée que celle de la saison 1, malgré de nombreuses pistes ouvertes pour une suite. Une fois de plus, il est difficile de résumer Euphoria en quelques mots seulement.

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