NCIS S19E14 (express)

Épisode 14 – First Steps – 14/20
Comme prévu, on laisse de côté ce qui pourrait être un fil rouge intéressant cette semaine. Pour autant, ce n’est pas désagréable de voir la série s’intéresser à un personnage sous un angle légèrement différent. La relève est déjà assurée si besoin est dans quelques saisons pour un reboot après annulation. OK, je suis un peu dans l’abus, je reconnais, mais cet épisode m’a rappelé les débuts de la série, en fait ?

Spoilers

La fille de Leon Vance débarque au NCIS pour mener sa première enquête.

Oh bordel, que c’était lourd de voir le personnage de Leon agir comme ça avec sa fille. Mec, bordel, tu l’élèves pour qu’elle devienne une agent du NCIS et tu ne veux pas la voie en danger ? Je ne sais pas, tu t’es pas dit à un moment qu’il y avait un souci dans la manière dont tu l’élevais ?

Bon, l’épisode ne mettait vraiment pas Leon en valeur pour le coup, mais ce n’est pas grave, j’ai adoré le personnage de Kayla. La fille qui s’impose envers et contre tous, qui est impatiente de découvrir le terrain, qui trouve les meurtres fun et qui ne respecte pas les ordres… ça avait un côté rafraîchissant pour la série. En fait, par certains aspects, ça m’a rappelé certains bons côtés de Tony dans les premières saisons. La série a perdu en fun et en vitamines avec le temps – peut-être aussi parce qu’Abby continue de manquer.

C’est fou qu’après autant de temps un seul épisode me fasse regretter des personnages et des situations que je pensais avoir oublié depuis un moment. Je ne sais pas pourquoi cet épisode en particulier m’a fait penser à tout ça, mais c’est le cas, alors autant parler.

Du côté de l’intrigue, c’était bien plus classique en revanche, avec des méchants qui étaient soporifiques comme jamais et un début d’épisode qui se prenait pour un mauvais volet de Grey’s Anatomy. Le coup du patch qu’on retrouve au sol, c’était un peu gros ; le médecin criminel qui vient d’empoisonner le suspect numéro 1 est vraiment grillé aussi ; le directeur qui empêche sa fille d’aller sur le terrain, puis qui l’y autorise juste pour la voir être mise en danger… Eh, vraiment, on n’est pas sur du super original.

Bon, tant pis, ça arrive, et on n’était pas là pour l’enquête, mais une fois de plus pour les personnages. Cela fonctionne toujours mieux sur moi quand c’est le cas. C’était inintéressant quand il s’agissait de Parker (et genre il propose à son boss de faire un truc totalement illégal juste parce que « eh, elle fait partie de notre équipe » alors qu’il a eu genre trois échanges avec elle dans l’épisode ???), mais ça marchait bien pour développer davantage Leon et… Nick.

Avec le départ de Bishop, j’ai l’impression que les scénaristes ont décidé de se concentrer davantage sur lui et que désormais, j’ai vu plus d’épisodes centrés sur lui que sur les saisons précédentes réunies. Ce n’est pas du tout un défaut, par contre, parce que l’évolution du personnage est intéressante. Elle est soulignée de manière un peu grossière par Knight qui est pourtant celle qui le connaît le moins : il agit désormais en papa de substitution pour les filles de ses collègues, et ça lui va bien.

J’ai bien aimé le voir agir en tuteur pour Kayla et j’espère que nous aurons d’autres occasions  de le voir dans ce rôle de protecteur et guide. Bon, après, je n’ai pas compris pourquoi il n’est pas entré dans le jeu du ravisseur au moment où il allait kidnapper la fille du directeur du NCIS, mais soit, il a son égo le petit après tout.

Dans l’ensemble, c’était donc un bon épisode de la série. C’est divertissant, ça ne bouleversera pas sur du long terme la formule de la série et en attendant, on a un épisode qui sort de la routine grâce à la présence d’une bleue. Au risque de me répéter sur une critique pourtant plus courte que d’habitude, c’est vraiment quelque chose qui manquait et qui rappelle les premières saisons. Qu’elle revienne au plus vite, car elle a sublimé quelques personnages.

Walker – S02E10 (express)

Épisode 10 – Nudge – 16/20
Voilà un épisode qui me plaît beaucoup pour ce qu’il réussit à mettre en place très rapidement. Je ne m’attendais pas du tout à aimer autant. C’est très cliché, mais ça m’a malgré tout pris par surprise et ça permet de relancer la saison vers de nouveaux horizons. Il était temps que ça arrive, même si le fil rouge est encore un peu trop négligé à mon goût.

Spoilers

Cordell mène l’enquête sur un usurpateur d’identité qui va le faire croiser la route d’une certaine Cassie.

Vous voyez un éléphant dans un magasin de porcelaine ? Il est probablement plus délicat que les scénaristes de la série avec cet épisode qui nous introduit évidemment une remplaçante au personnage de Micki. Il était probablement temps que ça se fasse : on a eu le temps de se faire à son absence, mais on sent bien qu’il manque encore quelque chose à la dynamique globale pour que ça redevienne intéressant. Et moi qui m’était dit que j’allais probablement détester sa remplaçante… eh bien, j’ai beaucoup aimé !

Dès le début de l’épisode, on nous dit évidemment que Cordell se sent seul, même si ça sort de nulle part, et on sent bien vers quoi on se dirige. Cependant, je m’attendais vraiment à ce qu’on lui propose de faire équipe avec une personne avant qu’il ne tombe sur la remplaçante de Micki. Et pourtant, après cet épisode, je n’ai aucun doute : j’ai envie que Cassie soit là pour rester ; et pour rester longtemps, en plus.

Le personnage amène des idées intéressantes pour la série : elle a un partenaire qui a disparu, ce qui est exactement ce dont nous avons besoin pour la série, car ça ajoute une dimension en fil rouge. Cela devrait être réglé d’ici la fin de saison, mais en attendant, le mystère demeure à la fin de l’épisode et est prenant. J’aime particulièrement l’idée que ça reviendra au moment où on ne s’y attendra plus et que le personnage de Cassie ne sera par conséquent pas tout à fait plat.

Ce mystère restera quelque chose qui fait qu’elle risque de claquer entre les doigts de Cordell à tout moment, et c’est très bien comme ça. Ceci étant dit, son introduction est donc particulièrement lourde : elle prend Cordell pour un criminel et le fait entrer dans le coffre d’une voiture volée, ce qui n’a pas beaucoup de sens pour une ranger en arrêt, mais bon. Chapeau bas à Jared qui arrive à rentrer dans le coffre d’une voiture malgré sa taille – ça m’a fait rire.

Le choix qui est fait est donc de nous montrer deux personnages qui se tapent sur les nerfs, mais qui vont faire équipe bien malgré eux pour résoudre efficacement une enquête. Comme le précise James en fin d’épisode, il est évident qu’ils sont faits pour travailler ensemble dès qu’elle l’électrocute un coup, mais ce n’est évident que pour les personnages d’une série et pour nous téléspectateurs. Dans la vraie vie, ce serait terrifiant de voir une équipe comme celle-ci mener une enquête.

Bref, je me perds totalement dans cette critique, mais la dynamique entre eux a réussi à me plaire jusqu’au bout de l’épisode. Pourtant, Dieu sait que ça n’a aucun sens de voir Cassie débarquer au ranch pour se renseigner sur le partenaire dont elle ne veut théoriquement pas. Au moins, elle s’impose encore plus vite dans la série et la famille Walker que ne l’avait fait Micki comme ça.

Il en va de même pour sa manière de s’imposer dans la vie de son nouveau partenaire, d’ailleurs. Les scénaristes profitent en effet de son arrivée pour faire avancer ENFIN l’intrigue avec Geri. Bien sûr, je ne fais toujours pas confiance à 100% à celle-ci, même si bon, depuis le temps, je devrais m’y faire et me dire que j’ai tort. En attendant, Cordell lui fait bien confiance lui, et il a fort envie de faire un bout de chemin avec elle. Cela tombe bien : elle est enfin prête à avancer dans son deuil d’après ce qu’elle dit à son groupe de paroles ; et lui, il est sur le point de commencer un nouveau chapitre de sa vie. Le fait que Geri et Cassie se rencontrent brièvement dans l’épisode permet de diluer tout de suite un possible triangle amoureux qui serait chiant à mourir (et j’espère qu’ils ne s’aventureront jamais sur cette piste) et offre une voie royale à Cassie pour dire à Cordell d’assumer enfin ses sentiments pour Geri.

C’est ainsi que dans la dernière scène de l’épisode les deux personnages s’embrassent à pleine bouche, yeah. Par contre, soyons honnêtes, ce cliffhanger n’a pas beaucoup de logique du côté du montage : c’était super étrange d’avoir cette dernière scène juste après ce qui semblait être le vrai cliffhanger de l’épisode. En effet, on nous vend une histoire super chiante de terrain occupé probablement illégalement par les Walker. Voilà donc la discorde familiale qui avait probablement éclaté il y a quelques années et qui avait mené au meurtre dont on nous rabâche l’existence à chaque épisode.

Après, je ne vais pas mentir non plus sur le fait que j’ai aimé Abby dans l’épisode pour une fois. C’est peut-être parce qu’elle est remise à sa place pour une fois qu’elle était plus appréciable. Et en même temps, les scénaristes trouvent encore un moyen de la glorifier quand elle agit soi-disant en enquêtrice en dévoilant l’identité de Cassie. Y a zéro difficulté à deviner que la nana mène son enquête sur Cordell sérieusement.

Bon, bref, je pars trop sur le négatif, ça y est ; mais l’épisode était vraiment plus divertissant que ce à quoi je m’attendais et j’aime déjà beaucoup le personnage de Cassie. Un plaisir !


Grey’s Anatomy – S18E10

Épisode 10 – Living in a House Divided – 16/20
J’ai eu tendance à dire que la série tournait en rond ces derniers temps et je continue de le penser, mais face à ce genre d’épisode, je me rends compte aussi que je n’ai vraiment pas envie qu’elle s’arrête pour la qualité d’écriture de certains personnages et de certaines scènes. Dans les deux cas, la série sait se rendre unique et prendre la liberté de mettre en scène ce qu’on ne voit nulle part ailleurs alors qu’il faut en parler. L’avantage d’être un mastodonte de la télévision américaine, j’imagine.

Spoilers

Une réunion est mise en place à l’hôpital pour examiner ce qu’il s’est passé dans le bloc opératoire de Levi pour que ça se termine si mal.


It was an unanticipated repercussion.

Je détestais déjà les M&M’s mais savoir qu’il y a un monde dans lequel ça veut Morbidité et Mortalité, ça n’aide pas. Il s’agit de réunions où les médecins se réunissent pour faire le point sur des opérations s’étant mal déroulées, et il y en a justement eu une tout récemment avec ce qu’il s’est déroulé dans le bloc de Levi. Ou plutôt, le bloc de Richard confié à Levi, c’est justement le problème. Levi se retrouve responsable de la mort d’un patient dont il était fan – et ça ajoute au drama le concernant.

D’ailleurs, c’est un peu ce qui rendait ce twist prévisible. Meredith ne peut assister à la réunion malheureusement, mais elle demande tout de même à Bailey d’y aller mollo avec Levi… sauf que celui-ci ne vient même pas assister à la réunion au départ, laissant Helm gérer tout le monde lui demandant où il est. Il arrive avec un retard certain et remarqué, et il n’a clairement pas dormi depuis la fin de son opération. On le voit débarquer comme on l’a rarement vu : pas rasé, fatigué, déprimé, au bout de sa vie. Bon, cela dit, celui qui est vraiment au bout de sa vie, c’est son patient et son podcasteur préféré, donc bon, ça fait beaucoup.

J’ai de la peine pour Levi. J’aime ce personnage, mais il a fait une connerie, alors c’est important pour lui d’en passer par là pour avancer. La réunion ressemble toutefois à un tribunal et il finit par craquer sous la pression, se rappelant ce qu’il vient de se passer. Certes, personne n’ose lui poser de questions vu son état et certes, Helm essaie de l’aider un maximum, mais il craque et s’enfuit en courant, tout de même suivi par Nico.

Il y a eu une époque pas si lointaine où Nico n’en aurait rien eu à foutre de lui – on progresse. Si eux deux progressent dans leur couple, l’épisode progresse vers un autre point très attendu : la méthode Weber est mise à mal. C’est Dr Lin la première à la remettre en question publiquement, et ça semble choquer Miranda alors même qu’elle est celle qui met Richard au micro. C’est un peu évident que ça tournerait au tribunal tout ça.

Le pire, c’est que les attaques viennent de Lin, d’accord, mais aussi de Maggie. Elle n’était pas là lors de la mise en place de la méthode, et elle ne comprend pas comment ça a pu se mettre en place – n’en déplaise à Winston. La scène est intéressante et montre à quel point la série est parfois en roue libre par rapport aux vraies pratiques d’un hôpital, tout en nous montrant que Winston et Maggie en sont encore au stade où ils apprennent à se connaître après un mariage précipité.

Face à tout ça, Catherine décide finalement que la méthode Weber est entre les mains de Bailey. Miranda décide donc de se reposer à 100% sur Meredith – elle n’a pas le temps de tout gérer vu la situation et la fuite des chirurgiens.

Cela donne une bonne excuse pour que Meredith fasse appel à son mec, lui file du boulot et nous ramène un nouveau chirurgien dans le tas. Est-ce que c’est pour ça qu’ils ont dégagé Hayes ? Je suis vraiment dégoûté par ce choix du personnage et je suis heureux de voir que l’acteur est encore là pour cet épisode. Il a même le temps de croiser Meredith, et c’était important pour l’arc du personnage d’Hayes d’avoir cette scène.

Il a en effet l’occasion de la remercier pour sa compréhension et pour l’aide qu’elle lui a apportée. En parallèle, Teddy essaie désespérément de comprendre ce qu’il s’est passé dans la voiture – et c’est en vain parce qu’Owen refuse de lui expliquer et que Hayes l’évite autant que possible. Elle le rattrape toutefois sur le parking… pour rien, là aussi. Il se contente de généralités quand il lui parle, mais j’aime au moins que la série prenne le temps de lui faire dire au revoir à certains personnages. J’aimerais quand même qu’il reste un peu plus longtemps que ça dans la série.

Ce n’est pas ce qui semble être dans les plans pour cet épisode, puisqu’à la place, on a simplement Teddy qui comprend par elle-même le problème à force de fliquer Owen. Si Megan lui conseille de faire confiance à son mari, parce qu’elle sait bien que le caractère d’Owen est toujours de faire le bien et de faire passer sa famille en premier, Teddy prend en effet la décision de suivre la femme d’un des patients d’Owen qui récupère un médicament dans la voiture d’Owen. Oups. Le cliffhanger fait qu’on devrait avancer plus vite dans cette intrigue ensuite.

Pour en revenir au M&M et surtout au procès de la Méthode Weber, l’épisode prend le temps de nous proposer des scènes utiles, comme ce moment où Maggie vient voir Richard. Ce dernier lui en veut énormément de son attaque pendant la réunion et il est… clairement en tort ?

Bordel, pour une fois que j’aime Maggie, il faut qu’il se mette à lui hurler dessus et lui reprocher ses absences ? C’est du grand n’importe quoi sur ce coup-là. J’ai tout de fois trouvé intéressant les scènes sur lesquelles ça débouche : Maggie vient voir Meredith pour la prévenir que Richard se sent abandonné et… c’est plutôt logique et bien amené.

Cela nous permet d’avoir ENFIN des scènes avec les trois sœurs ensemble. La série a trop oublié les relations entre Maggie, Amelia et Meredith dernièrement et ça se sent énormément dans cet épisode. Elles se réunissent pour soutenir Richard, mais aussi pour croiser Nick. C’était vraiment sympa d’avoir les sœurs de Meredith qui rencontrent enfin Nick et ça lui permet d’avoir sa place dans sa série aussi.

Malheureusement pour lui, il n’est pas encore prêt à quitter son Minnesota et Meredith a bien l’intention de rester un peu plus longtemps à Seattle. Elle a bien raison : elle est complètement à l’ouest sur ce qui est en train de se dérouler à l’hôpital et cela ne met pas (encore) en péril sa relation, alors tout va bien. Tout va bien aussi avec Richard en fin d’épisode : il reconnaît qu’il n’aurait pas dû compter sur Catherine pour faire passer en force sa méthode et il comprend que Bailey souhaite y mettre un terme décisif.

Je préférais l’approche de Meredith, qui était que la méthode pouvait être efficace sur des procédures routinières moins problématiques, mais clairement, je n’aimerais pas être un patient subissant les conséquences de cette méthode. A priori, je n’ai pas envie non plus d’être un médecin la subissant : Levi est ravagé au point de retourner chez sa mère et envoyer bouler Nico (bon, ça, c’est plutôt un bon point, mais ce n’est pas perçu comme tel par les scénaristes), Helm est dévastée elle aussi. J’ai aimé que les scénaristes prennent le temps de faire le tour du personnage d’Helm également, en lui offrant une scène nécessaire avec Bailey pour avancer. Dans l’ensemble, les conséquences de cette intrigue sont bien écrites, surtout que ça nous ramène aussi à l’erreur de Maggie ayant tué par accident et excès de confiance la nièce de Richard. Tout ça était bien écrit.

Autrement, on repart sur Jo et Linc qui couchent donc ensemble, et ils trouvent ça fun – ou du moins, lui, il trouve ça fun. Elle a l’air moins convaincu par le choix de l’adjectif, bizarrement. La pauvre. On sent qu’elle est mise mal à l’aise par ce qu’elle a pourtant provoqué, mais c’est peut-être aussi parce qu’une fois au travail, elle se retrouve à bosser avec Amelia. Forcément.

C’est vrai que Jo n’a pas encore eu le plaisir d’expérimenter la joie de faire partie de la grande famille de l’hôpital qui couche avec tout le monde, au fond. Enfin, si, un peu, elle a couché avec Jackson, mais personne ne le sait. Bordel, mais faudrait vraiment que je prenne le temps de faire un schéma de tous ceux qui ont couché ensemble, parce qu’on doit pouvoir relier plein de personnages rien qu’avec les partenaires sexuels. Terrifiant.

Bref, Amelia aussi a une patiente qu’elle connaît bien cette semaine, un peu comme Levi il y a trois épisodes. On lui souhaite tout de même un meilleur sort, la pauvre, parce qu’elle est entre les mains d’Amelia, Jo et Carina, trois personnages que j’adore. Cela fait plaisir de voir Carina jongler entre les deux séries et le faire si bien. Dans celle-ci, sa vie perso est mise de côté au profit de sa vie pro, et j’aime la voir enseigner ce qu’elle fait à Jo. Après, Jo est clairement déconcentrée par sa vie perso sur ce coup-là, et ça fait presque de la peine de la voir si mal à l’aise 100% du temps.

Elle est gênante à regarder et ça détourne presque de l’intrigue qui est pourtant plus qu’importante : il est question d’endométriose, et je crois que c’est la première fois qu’on me l’explique si facilement et si bien. Il nous faut plus de Carina dans les séries !

Elle est tellement parfaite que tout semble simple dans son monde : Jo en arrive même à se confier à elle alors qu’elle est sa boss. Là encore, Carina a la bonne réponse : il faut parler à Linc des sentiments que Jo a pour lui si ça la met mal à l’aise ou leur amitié n’y survivra pas. Ah Carina, c’est si simple avec elle, je vous jure. Et que ça ne me fasse pas oublier Amelia qui confronte Jo, persuadée que Linc parle d’elle car Jo est sa meilleure amie.

Pendant que Jo fait tout ça, Linc passe une journée sans le moindre remords ou la moindre interrogation vis-à-vis de ce qu’il fait avec Jo. Il a une journée chargée à l’hôpital, entre Niko qui cherche Levi sans le trouver et son résident qui lui présente son ancienne maîtresse qui vient à l’hôpital pour une consultation. La pauvre n’est pas vraiment écoutée quand Linc n’hésite pas à faire preuve d’une bonne dose de grossophobie. Comme bien des médecins, il imagine aussitôt que le problème de la patiente vient de son poids, même quand celle-ci essaie de lui expliquer sa situation. Horrible.

C’est tout de même important que la série souligne ce problème, parce qu’on le connaît bien et on en entend de plus en plus parler. C’est en tout cas raccord avec les habitudes de la série de nous informer sur les pratiques clairement peu inclusives des médecins et de la société américaine, et ça fait plaisir de voir Perez – le résident dont j’oublie tout le temps le nom depuis un an ou deux ? – s’imposer comme ça face à Linc.

Ce dernier reconnaît son erreur devant Bailey, tout en tentant de s’en justifier en vain. Bailey peut donc recadrer Linc, sans que la scène ne soit trop dérangeante à regarder, parce que Linc est capable d’écouter et se remettre en question. Là encore, j’aimerais voir plus de scènes comme ça à la télévision. Malheureusement, l’épisode ne fait que quarante minutes, alors ça se termine simplement sur une scène où il ne peut pas dire à Jo ce qu’il voulait lui dire sur le sujet, Jo préférant le confronter.

Et plutôt que de lui dire qu’elle l’aime, elle lui dit simplement qu’elle ne veut plus faire l’amour avec lui. Dommage, parce que ça mériterait une plus longue conversation là.


 

NCIS Hawai’i S01E14 (express)

Épisode 14 – Broken – 15/20
Si cet épisode ne fait pas dans la subtilité du point de vue du développement des personnages, il n’en reste pas moins efficace car désarmant de simplicité. L’enquête est intéressante sans être marquante sur du long terme, elle apporte la petite dose d’action attendue, mais sans nous faire oublier non plus les personnages, qui ont l’occasion d’être développés un peu plus. L’équilibre est trouvé, ça fonctionne.

Spoilers

Jane fait face aux conséquences de l’épisode précédent vis-à-vis de sa hiérarchie.

C’est un épisode intéressant parce qu’il fait passer les personnages au cœur des préoccupations des scénaristes au lieu de se concentrer une fois de plus sur l’enquête. Ce n’est pas qu’il n’y en a pas pour autant, au contraire : on suit une intrigue plutôt réussie cette semaine, avec une arme qui s’attaque aux oreilles des gens alentours. Simple, efficace, il y a ce qu’il faut du point de vue de l’action et du suspense, et ça, dès le début avec la scène sur la plage.

Ben oui, nous sommes à Hawai’i, il faut bien en profiter pour mettre des gens en maillot de bain de temps en temps. Cela fait toujours du bien aux audiences d’avoir des militaires à moitié à poil. Dingue, non ?

Concrètement, ce n’est jamais une série qui manque d’action de toute manière. On se retrouve ainsi avec une bombe artisanale qui explose, et c’était une bonne idée pour se centrer davantage sur le personnage d’Ernie, même si je ne l’aime pas.

Ce dernier est beaucoup mis en avant dans l’épisode, parce qu’il sert de confident à Lucy et que l’intrigue romantique entre Lucy et Whistler est tout de même importante pour la saison 1. On sent bien que Lucy est peinée par l’état de sa relation amoureuse, mais je trouve assez logique ses appréhensions et sa décision d’y mettre un terme. Je me doute que ça ne sera pas un statu quo pour très longtemps : nous sommes dans une série, le casting est limité, elles se croisent régulièrement ; c’est bon, elles se remettront en couple à un moment ou un autre. Reste à attendre que ça arrive.

Le plus étonnant reste l’amitié naissante Whistler/Jane dans cet épisode. Je veux dire la blonde débarque pieds nus chez la collègue de son ex en fin d’épisode, c’est quand même fou. Je ne peux pas m’empêcher de continuer de douter d’elle par contre ; et cette amitié renforcée à ce moment-là ne me rassure pas vraiment sur la suite de l’intrigue. En soi, ça pourrait être une bonne chose, mais comme par hasard, ça se fait au moment où Jane est interrogée sur ses relations avec Maggie.

C’est pour moi le vrai bon point de cet épisode d’ailleurs : les scénaristes prennent le temps de revenir sur le double épisode et de nous montrer que les répercussions sur la série et son équilibre seront importantes sur du plus long terme. La confiance de Jane est entamée par la trahison de Maggie, et c’est bien normal. J’ai aimé les scènes où on interrogeait Jane sur sa relation avec Maggie. Dans l’ensemble, elles fonctionnaient toutes très bien et permettaient l’arrivée d’un guest de talent, c’est donc pleinement bénéfique pour la série.

En revanche, si ces scènes sortaient du lot, le malaise de Jane risque d’être vite oublié par la suite : on sent que les dernières scènes de l’épisode la font avancer vers l’acceptation de ce qu’il s’est passé, entre le fait qu’elle reconnaisse qu’elle aurait mené l’entretien de la même manière et le fait qu’elle explique à Whistler avoir passé une excellente soirée lors de son voyage avec Maggie quand un peu plus tôt dans l’épisode on la voyait douter face à sa fille.

De toute manière, l’essentiel a été montré : j’aime savoir que Jane se remette en question ; j’aime le savoir aussi pour Lucy, et c’est tout ce qu’on voulait nous apprendre avec cet épisode. Il est simple et retombe dans la routine, avec quelques scènes tout de même bien senties. Bref, je suis attaché à la série, je crois.