9-1-1 Lone Star – S03E04

Épisode 4 – Push – 17/20
L’épisode apporte une conclusion vraiment réussie aux cliffhangers de la semaine précédente et se concentre cette semaine sur les personnages que je préfère. Si la fin de cette longue tempête de neige est réussie, il reste certaines scènes superflues ou trop peu crédibles pour que ce soit une meilleure note, franchement. J’ai tout de même eu ce que j’attendais comme scènes depuis quatre épisodes, et un petit shot d’émotions parce que je suis un public facile, alors je ne vais pas faire ma fine bouche trop longtemps.

Spoilers

TK est toujours entre la vie et la mort, Grace toujours en train d’accoucher. Et les personnes les plus importantes dans leur vie ne le savent toujours pas.


Kid’s a hero too, apparently.

La série reprend exactement là où elle nous avait laissés la semaine dernière, et ça me fait presque culpabiliser de ne pas être revenu plus tôt : notre pauvre Grace est toujours en train d’accoucher en étant coincée dans un embouteillage avec Billy. Cela fonctionne plutôt bien d’avoir ce duo ensemble, parce que ça me fait rire cette relation entre eux avec une Grace qui lutte vraiment pour ne pas nous le tuer sur place.

Il a toutefois de bonnes idées et heureusement qu’il est là pour aller vérifier si d’autres voitures sont en état de rouler ou de contacter les secours. Pendant qu’il fait ça, elle a le temps de prier Dieu avant de se mettre en mouvement, parce que le meilleur plan est finalement de… marcher. Allez savoir pourquoi, elle a en effet coupé le chauffage de sa voiture. Je ne sais pas, ça ne doit pas faire si longtemps qu’elle est coincée puisque personne ne se soucie d’elle dans le reste de l’épisode.

Marcher était une bonne idée : Billy l’emmène jusqu’à un autobus emménagé où Grace peut s’allonger sur un canapé pendant que son sauveur détesté part en quête d’essence. Certes. Evidemment qu’il fallait que le bus soit en panne d’essence. C’est tellement logique pour un bus coincé dans un embouteillage de ne pas avoir d’essence ??? Déjà que l’embouteillage créé par la tempête de neige, c’était étonnant…

Bon, c’est un faux problème tout ça. Billy revient bien vite auprès de Grace… et s’évanouit après avoir avalé un peu trop d’essence en essayant d’en voler. L’avantage, c’est qu’avant de faire ça, il a eu le temps de rallumer le chauffage du bus, donc on progresse.

Sinon, j’adore TK, mais en revanche, je n’accroche pas du tout à son intrigue depuis l’épisode précédent. On le retrouve de nouveau en pyjama aux côtés de sa mère, sur le point de manger les cookies de l’épisode précédent. Pour une fois, je peux aimer sa mère qui lui fait prendre conscience qu’il doit vraiment arrêter d’être en train de mourir, alors que les infirmières qui s’occupent de lui font de la grosse merde en expliquant qu’elles ne lui laissent qu’entre trois jours et trois semaines.

Ce pauvre Carlos entend tout ça et doit digérer l’information. Il compense ensuite dans une scène avec Nancy qui le console sur les sentiments de TK pour lui, même si TK ne voulait plus de lui dans sa vie. Bon, c’est super énervant comme scène, parce qu’on apprend que TK a détruit le cœur de son copain… mais on ne sait toujours pas pourquoi. C’est d’un frustrant !

Pendant ce temps, Owen rentre enfin chez lui pour découvrir une maison dans un sale état : le courant est coupé et il y fait moins de zéro degré puisqu’on y voit de l’eau gelé. Ce n’est pas bien crédible et ça l’est encore moins quand on voit le personnage en t-shirt devant un feu de cheminée. Genre, oui, la cheminée réchauffe, OK, j’entends, mais s’il fait si froid que ça dans la maison, un feu de cheminée ne peut suffire.

Une fois rasé, il apprend heureusement ce qui est arrivé à son fils grâce à Vega qui vient le voir. De son côté, Marjan revient à la caserne et découvre ce qui est arrivé à Paul, puis à TK. J’ai préféré sa scène franchement, même si comme dans le cas d’Owen, on sent tout de même que les acteurs n’ont pas à jouer les pires moments – ceux de la découverte de l’information. En plus, tout ça nous fait perdre de vue l’intrigue de Grace pendant un long moment.

Owen a même le temps de se rendre à l’hôpital et de nous faire tout un discours chiant sur le fait que ce n’est pas le cœur de TK qui s’est arrêté mais le sien quand il a arrêté de se battre pour sa caserne. C’était lourd et plein d’émotions, et heureusement que Carlos et Marjan sont là pour nous transmettre les émotions qu’il faut. Bordel, la larme de Carlos qui coule au moment où Owen lui fait un câlin, c’est grandiose. Simple comme tout, mais vraiment efficace. En tout cas sur moi.

Bref, Owen quitte finalement l’hôpital pour se battre et trouver l’énergie de faire rouvrir la caserne. J’ai apprécié le câlin sans un mot à Carlos. C’est toujours ça de pris. L’épisode approfondit vachement le personnage et ses sentiments pour TK, et c’est d’autant plus frustrant de ne pas savoir la raison de la rupture. Ils sont clairement amoureux, alors je vois mal une histoire de tromperie. Je pense que TK a juste eu peur de s’engager, mais on avait déjà géré ça les saisons précédentes il me semblait.

Dans le même genre, on en revient à la peur intrinsèque au personnage d’Owen de perdre son fils. On l’avait déjà évoqué les saisons précédentes, mais là, ça permet aussi de rassurer Tommy sur sa culpabilité d’avoir emmené TK à sa mort. Cette intrigue est finalement mise de côté quand Tommy et Owen traquent le GPS de Billy jusqu’à chez Grace.

De là, ils partent vers l’hôpital prévu en appelant à la radio Judd pour qu’il arrive à temps pour l’accouchement, parce qu’ils ont bien compris ce qu’il en était. Finalement, ils ne mettent pas trop longtemps à trouver Grace et Tommy, et ils arrivent à temps parce que Grace était vraiment en train d’accoucher cette fois. Et quand on voit le diamètre de la tête du bébé, sérieux, tu m’étonnes qu’elle souffre ! J’en oublie de dire que par un miracle, Judd arrive à temps pour l’accouchement.

En parallèle, heureusement que la mère de Carlos débarque à l’hôpital pour aider un peu son fils à faire face à la situation de TK. Bien sûr, c’est énervant qu’elle ne découvre que maintenant que Carlos et TK ont rompu, mais c’est une bonne chose qu’elle lui dise d’exprimer sa colère envers TK une bonne fois pour toute.

L’acteur est excellent : on ne sait toujours pas ce qu’il s’est passé entre eux, mais il arrive une fois de plus à nous verser sa petite larme sur la joue droite, et ça fait son effet. Bon, c’est redondant pour l’épisode, et c’est redondant aussi d’en revenir à TK dans son coma. C’est là qu’on apprend ce qu’il s’est passé entre eux, parce qu’il l’explique enfin à sa mère : Carlos leur a trouvé un appartement superbe… que TK ne pouvait pas acheter avec lui finalement.

Malheureusement, il a donc fallu qu’ils gèrent ensemble la déception, et particulièrement celle de TK. Pour y faire face, Carlos a eu la meilleure des idées : il a acheté cet appartement incroyable et pour éviter que TK ne se sente chez Carlos, il a décidé aussi de le mettre sur le bail, en payant tout lui-même. Bordel, j’ai fait exactement la même tête que la mère de TK face à cette raison de rupture totalement naze. Comme prévu, TK a saboté sa relation parce que Carlos était trop bien pour lui. Putain, les personnages de séries qui sont incapables de communiquer, je vous jure, ça me soule.

Tout ça permet donc à TK de se réveiller au moment où Grace est en train d’accoucher. Oh, on nous fait aussi des plans bien lourds sur le personnage d’Owen à genoux dans la neige et Billy disparaît complètement, ce qui était bien dommage et cassait un peu la scène. Sans ça, elle était parfaite ; et elle reste magnifique en tout cas : TK se réveille donc à l’hôpital et après un petit moment de souffrance, que fait-il ?

Il tend la main vers TK bien sûr. Aaah. Ce couple me fait fondre trop facilement, mais que c’était chouette de voir Carlos réussir enfin à faire exactement ce qu’il voulait depuis le départ, à savoir lui tenir la main, lui caresser les cheveux, l’embrasser. C’était une scène simple et efficace d’avoir TK qui le réclame pour une réconciliation plus qu’attendue.

Et la tempête de neige s’arrête enfin : on reprend quelques semaines plus tard (j’imagine ?) quand TK sort de l’hôpital et… vient vivre chez Carlos. Pour être plus précis, il vient vivre chez lui : Carlos a emménagé toutes ses affaires chez eux, grâce à l’aide de Matteo. C’est bon de les savoir enfin réconciliés ! Et l’appartement est un énorme loft inabordable et franchement magnifique. Je ne veux pas savoir le prix de leur facture de chauffage, mais bordel, j’adore.

Si la neige a totalement fondu, Grace et Judd n’ont toujours pas donné de nom à leur fille ! C’est totalement abusé, même si ça permet une scène très touchante. En effet, Judd et Grace ont décidé d’appeler leur petite fille Charlie, en l’honneur de Charles, le mari de Tommy. Je l’ai senti venir pendant la scène avec les gamines de Tommy, mais ça passait super bien.

La fin d’épisode passait bien aussi : Owen et Marjan se donnent rendez-vous pour la destruction de la caserne qu’ils n’ont pas pu empêcher et sont rejoints par tout le casting, tristes de devoir dire adieu à cette caserne… sauf que Cole Robertson débarque juste à temps pour fournir les fonds nécessaires à la réouverture de la caserne sur la cagnotte mise en place par Marjan.

Cole Robertson ? Le père milliardaire de la gamine sauvée par Paul dans ce début de saison. Et hop, on peut passer encore quelques semaines plus tard à la réouverture de la caserne. Elle était très chouette cette réouverture, avec une cérémonie où chacun a pu faire sonner la cloche de la caserne. Oui, oui, ils sont tous réintégrés comme si de rien n’était, y compris TK, déjà sur pied. Heureusement qu’il a failli mourir en début d’épisode.

Par contre, tout ça donnait un étrange goût à cet épisode final de l’arc tempête de neige : franchement, j’avais l’impression d’avoir déjà affaire à une fin de saison. Tout le monde finit heureux, Billy est même réconcilié avec Judd et Owen maintenant que la caserne est reconstruite à l’identique, et tout le monde peut avoir un petit moment fun sur la piste de danse.

Non, ça ne vire pas en danse texane pour une fois, mais c’est pas grave, c’était chouette comme tout cette fin d’épisode !

Reacher – S01E01

Épisode 1 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Spoilers

Reacher est suspecté d’un meurtre ayant eu lieu juste avant son arrivée dans la ville de Margrave.

I don’t need a lawyer.

La série commence de manière très surprenante en Georgie avec un plan nocturne, des coups de feu silencieux tirés et un meurtre. La scène de crime est rapidement nettoyée, le meurtrier cache le cadavre après s’être défoulé dessus et hop, REACHER.

Bien. Après un pseudo générique, on tombe sur l’arrivée du héros de la série en ville… et il se fait rapidement remarquer en empêchant un mec de s’attaquer physiquement à sa copine après qui il est clairement énervé. Euh… soit ?

Il l’empêche en étant parfaitement silencieux, avec un simple regard, puis se rend commander de quoi manger dans un diner. Le pauvre n’en a pas le temps : les flics arrivent et il se fait arrêter pour meurtre devant toute la clientèle très surprise du diner. Il faut dire que les flics s’approchent de lui avec beaucoup de violence et de bruit pour un type qui, en face d’eux, reste très calme.

On apprend dans la scène suivante qu’il s’appelle Jack Reacher, et on voit assez vite vers quoi on se dirige pour la série quand la flic à l’accueil semble mille fois plus cool. Eh, il fera équipe avec eux pour les aider à résoudre des enquêtes. Encore une série procédurale, c’est bien ce qu’il me fallait. Jack Reacher, Jack Ryan… Amazon ne se foule pas, non ?

On enchaine assez vite sur l’interrogatoire de Reacher, mais l’interrogatoire n’est pas fait par les flics énervés, juste par leur supérieur pas très approbateur des méthodes à l’ancienne de ses hommes. C’est plutôt intéressant, parce que c’est là que Jack Reacher prononce enfin ses premiers mots : il affirme ne pas vouloir ou avoir besoin d’avocat, parce qu’il n’a pas tué d’homme. Du moins, pas celui-ci. Il en a tué d’autres, il ne nie pas, mais dans cette ville, il n’a rien fait.

En fait, il explique calmement que le meurtre vu en début d’épisode est l’œuvre de trois personnes, et j’avoue, j’ai bien aimé la manière calme dont il explique les choses, faisant un bon profil psychologique des trois meurtriers. Cela fonctionne plutôt pas mal, avec le boss des flics (shérif ?) en face de lui qui stresse d’avoir affaire à quelqu’un de si confiant et calme. Il faut dire que Reacher est un mystère pour lui, avec sa médaille française, son passeport au 1er janvier et son silence. Ou ses manières d’avouer qu’il est meurtrier à un flic peut-être.

Bref, Reacher finit en cellule le temps que son alibi soit vérifié auprès d’une compagnie de téléphone – parce que le cadavre avait un numéro de téléphone noté sur sa chaussure, en-dessous du mot « Pluribus ». Bon, Reacher a surtout le temps de sympathiser avec la flic du début d’épisode avant qu’elle soit embarquée par son chef pour interroger l’homme du numéro de téléphone, Paul Hubble. De manière SUPER DISCRETE, une voiture noire se gare pile en face de la maison de Paul Hubble au moment où il est interrogé par les flics.

À l’instant où il voit la voiture, Paul décide de se mettre à parler et d’avouer le meurtre. Le problème, c’est qu’il n’a clairement pas commis le meurtre dont il s’accuse et que tout le monde s’en rend compte immédiatement. Les flics sont bien forcés de l’arrêter malgré tout, mais c’est de courte durée : Stevenson, un autre flic, sait qu’il a un alibi en béton puisqu’il était avec lui, tout simplement. Bon, ça, on ne le sait pas immédiatement, on nous fait juste constater que Stevenson est mal à l’aise en le voyant.

Reacher s’en rend compte aussi avant de se libérer lui-même des bracelets supposés le menotter : il a la force physique pour s’en détacher, mais il attendait que Finlay (le shérif ? le boss ?) en donne l’ordre. Il fait ça devant la flic cool, et on comprend bien que ça va flirter sévère d’ici la fin de l’épisode. Avant ça, Finlay veut interroger Reacher, mais il le fait en-dehors du commissariat pour s’éviter tout témoin.

La scène d’interrogatoire ne tourne vraiment pas à l’avantage de Finlay cependant : il est clairement dépassé par Reacher et ses capacités d’analyse. Obsédé par les détails, il nous fait la psychanalyse de Finlay de manière très précise et nous explique donc que Stevenson n’est pas à l’aise face à Paul. C’est ainsi que Stevenson raconte l’histoire de l’alibi.

Malgré tout, Finlay décide de se garder Reacher à portée de main, parce qu’il comprend bien vite que ses capacités d’analyse et déduction en font un atout précieux. C’est clairement un côté que j’aime bien chez ce personnage et qui peut me donner envie de rester, même si tout le reste est super prévisible et assez stéréotypé pour le moment. On n’est pas sur la série de l’année, quoi.

Pour se le garder à portée de main, Finlay décide d’envoyer Reacher en détention provisoire. C’est aussi un plan pour qu’il accompagne Paul et que Paul se mette à parler, hein. Quant aux scénaristes, ben… On passe ainsi par la très nécessaire scène de nudité du héros… mais à l’entrée en prison, Reacher se fait remarquer en refusant une fouille à nu qu’il considère illégale – et il a raison de le faire, parce que c’était bien illégal. Eh, ça fait de lui un héros sympathique, très attaché au détail… et au silence. J’aime bien son côté armoire à glace, j’avoue que ça fonctionne et que c’est marrant de le voir prendre Paul sous sa protection.

Bien sûr, Reacher n’est pas du tout perturbé par la prison, ni par quoique ce soit. En fait, il se récupère assez vite des lunettes de soleil quand le caïd du coin vient casser celles de Paul pour le fun – et pour le convaincre de le sucer parce que Paul fait tout ce qu’on lui dit. Bien sûr, Reacher intervient avant que ça ne dégénère trop et nous confirme qu’il est tout de même un héros au grand cœur malgré son silence constant et malgré son côté armoire à glace.

Tout ce qu’il gagne dans cette affaire, c’est un pot de colle : Paul refuse de le lâcher et le suit partout où il va, en profitant pour lui expliquer aussi qu’il n’est pas un criminel. C’est important de le faire après tout. C’est aussi important de se garder quelques éléments de surprise : Reacher compte jusqu’à trois avant d’attaquer ses ennemis. Le premier, il lui explose la tronche à deux. Les suivants, à un. Il faut dire qu’il était en train d’être attaqué dans les douches, c’était peu rassurant alors il a eu raison de s’en prendre à eux comme ça.

Il attire aussi l’attention des gardiens qui se rendent compte que Reacher et Paul sont en détention provisoire normalement, pas avec les condamnés à perpétuité. C’est clairement une erreur volontaire d’un des gardiens de la prison, ça, et ça prouve que Paul trempe dans quelque chose de bien plus louche qu’il ne veut bien le dire. Bref, nos prisonniers préférés retournent en détention provisoire et tout est bien qui finit bien.

De retour au commissariat, nous comprenons que Finlay a bien une vie familiale compliquée avec sa Sharon et la flic cool de la série, Roscoe, apprend à son boss qu’il vient de faire une grosse erreur. Il est ainsi confirmé que Reacher est un officier haut gradé et héros de guerre qui n’a rien à faire en prison. Le chef est à deux doigt de se refumer une cigarette dis-donc, alors qu’en prison, Reacher et Paul font plus amples connaissances autour d’un repas.

Paul passe ainsi aux aveux, comme prévu : il est très clair qu’il est innocent, mais qu’il est impliqué dans quelque chose de plus grave que ce qu’il en paraît. Bizarrement, Reacher agit comme s’il s’en foutait de ça aussi. Il sait qu’il va être libéré rapidement après tout, et désormais, il veut quitter la ville. Tant pis s’il n’a pas eu l’occasion de trouver son artiste mort là, il oublie cette intrigue pour se casser au plus vite de la ville, sentant bien que quelque chose va déraper très vite.

Il est libéré de prison plus vite encore, ayant ainsi l’occasion de sympathiser avec Roscoe. C’était cool comme tout ces scènes où ils apprennent à se connaître tout en flirtant dans un will they/won’t they hyper prévisible. Pour un type qui s’apprêtait à quitter la ville, Reacher y passe finalement beaucoup de temps. Il s’achète des fringues avec Roscoe, puis reste pour son artiste et une coupe de cheveux vite fait.

Là, sérieusement, il était temps pour moi de décrocher de cet épisode. Pourtant, on voit bien qu’il y a une voiture qui suit Reacher partout, et lui aussi il le voit. Il se rend donc confronté les deux types qui en sortent, un petit clairement énervé qui est celui qui nous a défoncé le cadavre post-mortem et son cousin très froid et calculateur. Ce dernier n’hésite pas une seconde à nous menacer Reacher avec son passé trouble.

Plus trouble que celui des flashbacks où il est un adolescent insupportable, en tout cas. Bon, restons avec le présent : un deuxième meurtre a lieu dans cette toute petite ville, ce qui nous met Finlay sur les nerfs. C’est aussi une bonne raison pour que Roscoe ne puisse pas avoir son dîner-rencard avec Reacher et pour que Finlay force Reacher à venir avec eux à la morgue. C’est clairement une excellente idée, parce que Reacher reconnaît directement le cadavre rien qu’avec une photo de sa main gonflée par une allergie au latex.

Evidemment. La victime est son frère, alors il en connait toute la vie et toutes les cicatrices. Il identifie sans mal le corps, semble affecté, mais pas trop non plus et ça nous laisse Finlay encore plus énervé après lui qu’avant. Tu m’étonnes. Roscoe est forcée de séparer son boss et celui qui vient juste de gagner son rôle de consultant/suspect auprès de la police de Margrave, avant qu’on en arrive à la fin de l’épisode à laquelle on s’attendait : Reacher révèle que le musicien qu’il venait voir, c’était son frère qui en avait parlé. Et maintenant, il veut venger la mort de son frère. Inévitablement.

Allez, ça peut me faire une série pour les fins de soirée, quand je commence à m’endormir. Ca se regardera tout seul, je pense.

Reacher (S01)

Synopsis : Jack Reacher est accusé à tort d’un meurtre, mais il va vite découvrir qu’il est plus impliqué qu’il ne le pensait dans ce crime.

Pour commencer, je ne sais pas si la série va me plaire, et je suis même à peu près sûr qu’elle va me déplaire. Je sais que ça n’a donc pas tellement de sens de la regarder, mais j’ai décidé de me lancer quand même sans rien en savoir d’autre que le casting, pour voir si j’allais accrocher ou non. Il faut se lancer des défis parfois quand on est sériephile, et surtout, sans NCIS, NCIS Hawai’i et Walker cette semaine, je manque d’une série procédurale avec de l’action et une enquête.

Ajoutez à cela une bonne promo de la part d’Amazon Prime Video qui diffuse la saison 1 aujourd’hui, et voilà, je me suis embarqué dans un visionnage du premier épisode pour me faire une idée. L’idée est claire : ce n’est pas une série qui va me fasciner, mais je pense tout de même que je vais regarder cette courte saison de huit épisodes. Juste, je vais espérer que personne ne me spoile, parce que je ne me vois pas enchaîner les huit épisodes d’un coup. Par contre, les regarder de temps à autres durant les semaines à venir, pourquoi pas.

S01E01 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

How I met your father – S01E04

Épisode 4 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.

Spoilers

Sophie fête ses 30 ans.

We’re the same age, but we’re not at the same stage.

Honnêtement, rien que le titre de l’épisode ne me dit rien qui vaille, et cette scène d’introduction n’arrive toujours pas à me convaincre. J’aime pourtant cette actrice, mais non, ça ne passe pas. Bon, passons vite, comme les scénaristes, pour en revenir aux trente ans de Sophie. C’est l’intrigue de l’épisode, mais elle divise tout de même les personnages en plusieurs sous-intrigues, inévitablement.

D’un côté, nous avons donc Sophie qui s’apprête à avoir trente ans en organisant avec Valentina une super soirée sur le thème « Dirrty ». Euh ok ? Je veux bien qu’à trente ans, il existe deux types d’état d’esprit, m’enfin quand même, ça sonne plus thème de vingtaine que de trentaine. Inévitablement, elle est en décalage avec Drew ensuite, puisque lui lui propose un rencard on ne peut plus classique où il excite Sophie en étant un vrai adulte qui commande une bouteille de vin parfaitement random mais sans regarder la carte. Hmm… Gênant comme tout, surtout quand on revient à Kim Cattrall.

Le rencard reste plutôt sympathique à voir et à vrai dire, j’ai bien aimé le personnage de Drew avec son côté rétro. Les blagues sur les taxis sont toujours aussi convenues que celles de la semaine dernière, et d’autant moins réussies qu’on enchaîne avec un chauffeur hyper patient, mais ça fonctionnait plutôt bien.

En parallèle, nous continuons de suivre aussi les autres personnages dans la préparation des trente ans. C’est super bizarre à voir aussi, car Jesse et Sid en sont à faire des jeux de langage dignes de collégiens à vouloir inventer de super concepts (non) et s’en approprier le nom (pour ?). Genre, sérieusement, j’avais envie de dire à tous ces personnages de devenir adultes au lieu de se comporter comme des ados de quinze ans. Et je sais de quoi je parle, j’en surveille un certain nombre d’heures dans la semaine… et il y en a des plus matures que certains personnages de cette série. Gê-nant.

Sid a désormais une bague de fiançailles pour hommes dont il est fier, mais dont tout le monde se moque. Allez comprendre pourquoi ? La blague ne fonctionnait pas, à aucun moment de l’épisode. C’était lourd et triste de faire ce genre de blague qui frisait les attitudes toxiques de la série d’origine. En revanche, aussi facile soit celle sur le fut de bière qui tombe dans les escaliers, ça, ça fonctionnait. Oui, je suis un public facile, mais je crois que c’est la première fois que je riais vraiment devant la série.

En tout cas, la soirée qui devait être exceptionnellement trash change du tout au tout quand Sophie se retrouve à inviter Drew à son anniversaire, un peu par surprise. Il voulait la revoir dès le lendemain du rencard et elle ne se voyait pas refuser. Par contre, le fait qu’il parle de « beaujolais nouveau » n’a absolument rien de classe, on est d’accord ? Le jeu de mots était efficace, mais terriblement américain. Qui a envie de boire du beaujolais nouveau à une soirée classe ?

Bon, la soirée n’est pas classe après : certes, Ellen n’a pas à se boire tout un tas de tequila en essayant d’aller pêcher une pomme avec ses dents, mais la majorité des invités rate l’information selon laquelle il ne faut plus venir habillés de manière dirrty thirty. C’est gênant à voir, donc, mais pas autant que de s’imaginer être Drew dans cette soirée où il ne connaît quasi personne. Tout ce qu’il se retrouve à faire est donc… lire ??

Par chance pour lui, Sophie a acheté des livres d’occasion pour faire genre qu’elle était grande lectrice. Après, laisser Valentina choisir les livres n’était peut-être pas la meilleure idée, mais ça m’a bien fait rire. Enfin, non, pas rire pour de vrai, mais vous voyez quoi, façon de parler. J’attends d’une sitcom qu’elle me fasse vraiment rire par contre… C’est compliqué, tout ça. J’en oublie de préciser que Sophie parvient à péter sa chaudière (enfin un tuyau ??) juste avant l’arrivée des invités, avec un Drew parfaitement ponctuel.

Elle essaie tellement de se changer pour lui que c’est voué à l’échec, de toute manière, mais elle fait tout pour lui plaire. Au moins, elle essaie, on va dire. Un peu trop, probablement, avec plein de blagues qui n’arrivent pas à me faire rire. Après, il ne faut jamais dire jamais, peut-être qu’un jour ça réussira à me faire rire. Il faudra que je sois plus vieux et plus déprimé ?

Pendant ce temps, Charlie essaie de définir sa relation avec Valentina avant la soirée… et il est bien déçu de se rendre compte qu’elle ne veut toujours pas être officiellement en couple avec lui. Elle se le garde de côté au cas où, mais si jamais elle peut rencontrer mieux aux 30 ans de sa meilleure amie, elle n’hésitera pas. Cela vexe Charlie qui décide de draguer toutes les femmes qu’il croisera pour rendre jalouse Valentina.

Au lieu de ça, il réussit à l’exciter davantage et il en tire profit. Forcément. Ils ont un côté couple maléfique que j’aime bien dans cet épisode – le genre de couple voué à l’échec mais que j’espère quand même voir réussir sans qu’il ne passe jamais par la case Sophie. Par contre, quelle lourdeur de les voir coucher ensemble dans la salle de bain quand Sophie y emmène Drew pour le guérir d’une brulure. C’était trop gros (et qui serre la main d’un type qu’il vient de trouver nu avec une nana sous une douche qui ne tourne pas ????).  

Allez, c’était sympathique comme développement de Valentina et Charlie au moins : ils finissent vraiment en couple ensemble et tout va très bien entre eux, parce qu’elle est prête à être monogame pour lui. Par contre, quand ils sortent de la salle de bain, ensemble, ils se retrouvent nez à nez avec tous les gens qu’ils ont dragué. La vraie blague aurait probablement été de nous dire que ces gens voulaient aller aux toilettes, mais non, à la place de ça, on se retrouve avec des blagues foirées sur les gens en couple et sur la bague de Sid. What the fuck ?

Enfin, la série développe davantage le personnage d’Ellen. Il était temps qu’elle soit autre chose qu’un personnage secondaire pour les blagues, même si c’est l’un des aspects de la série réussissant à me faire sourire. Si elle n’arrive une fois de plus pas à draguer autant qu’elle le voudrait, elle se réconcilie dans cet épisode avec son frère, Jesse. Celui-ci fait en effet en sorte qu’elle passe une bonne soirée, nous ressortant les techniques de « wingman » de Ted et Barney, mais avec sa sœur.

Cheloue. On creuse davantage dans la relation de ces deux-là et ça fonctionne plus ou moins. Disons que c’est bizarre de voir des adultes qui refusent autant de grandir et en sont à être tout heureux de frauder dans le métro parce que la carte est démagnétisée. En plus, pourquoi ils prennent le métro au juste ? Ils sont juste sortis faire des courses.

Et quel âge à le fils de Sophie dans le futur pour qu’elle lui raconte tout ça sans qu’il raccroche au nez ? Et quelle drôle de fin pour Sophie et Drew que de chanter dirrty sur le toit de l’immeuble. Cela avait un vrai côté HIMYM, il faut bien avouer, mais ce n’était pas vraiment fun pour autant. Dommage.