Walker – S02E05 (express)

Épisode 5 – Partners and Third Wheels – 10/20
Ce n’est pas du tout à la hauteur de ce que j’attendais de cet épisode, parce que franchement, je me suis ennuyé presque tout du long. D’accord, la fin donne un peu envie de revenir, mais autrement, les scénaristes peinent énormément à amener l’histoire où ils veulent, les fils rouges avancent à pas de fourmis et les développements de personnages ne sont pas spécialement fluides. Pénible.

Spoilers

August et Stella organisent une fête dans le dos des grands-parents, Micki reprend du service et Larry est amoureux.

Une fois de plus, c’est un épisode qui peine vraiment à nous emmener là où il souhaite aller : et là où il souhaite aller, c’est sur deux intrigues en fil rouge à la fois. Ce devrait donc être positif, mais ça ne l’est pas, parce que dans les deux cas, j’ai l’impression de voir un éléphant dans un magasin de porcelaine et de perdre un temps fou. C’est pénible, ce genre d’épisode.

Première intrigue importante de ce début de saison : le départ de Micki a été annoncé il y a quelques épisodes et je pensais vraiment que la voir bloquée à son bureau serait sa porte de sortie pour la suite. Ce n’est pourtant pas le cas, avec une intrigue qui enfonce une porte ouverte de plus pour elle. En effet, Micki est contrainte de quitter son bureau pour mener une enquête avec William. Eh, franchement, Liam, personne ne sait plus quoi en faire dans l’équipe des scénaristes, je crois. Au moins, c’est honnête de le voir douter sur son futur dans cet épisode.

Mener l’enquête, ça la ramène inévitablement sur le terrain. Elle nous renverse un pauvre employé de bureau qui n’a rien demandé dans une course poursuite ridicule, puis finit par s’ouvrir sentimentalement à sa suspecte pour s’assurer qu’elle ne tue pas son oncle – en gros. Bon. On sent que l’actrice n’est pas sur les cascades qu’elle faisait en saison 1 et je me demande vraiment ce qui la pousse comme ça vers la sortie pour la suite.

En attendant que l’info fuite, ça viendra bien un jour, on doit donc se contenter de la regarder mener cette enquête et reprendre le boulot, donc. C’est vraiment étonnant puisque tout semblait indiquer qu’elle avait le terrain prêt pour quitter la série, et maintenant les scénaristes nous la gardent vraiment sous le coude, toujours sans expliquer où ira son couple avec Tray. Le pauvre est relégué à un second rôle, à nouveau, cette fois-ci avec les grands-parents Walker à surveiller pendant qu’ils hésitent à vendre le ranch – mais finalement non.

Cela termine par un excellent cliffhanger où il laisse toutefois un post-it à Micki pour comprendre qui est Garrison… J’ai presque hâte de voir le prochain épisode, alors que celui-ci m’a donné l’impression de perdre mon temps tout du long.

Les vieux qui laissent le champ-libre au ranch permettent à Stella et August d’organiser une fête où ils ramènent tout le lycée. C’est l’occasion d’apprendre que Stella est vraiment une nana super populaire d’après le jeune Davidson… Allez comprendre, je pensais qu’on en était toujours à nous vendre une Stella et un August loin d’être cools avec tout le drama familial autour d’eux. Et pour des gamins qu’on voit toujours traîner ensemble avec les deux mêmes personnes, ils ont soudain tout un tas d’amis apparemment.

Cette petite fête improvisée permet ainsi à Stella de draguer le fils Davidson – la mère restant aux abonnés absents pour cet épisode – alors qu’August flirte avec Faye. On tourne en rond comme jamais et tout ça n’est en fait qu’un prétexte pour nous ramener au fameux ranch qui a cramé des années avant. Personne n’a pris le temps ou la peine de déblayer le terrain : August escalade donc une structure qui ne peut clairement pas supporter son poids et s’étale de tout son long au sol. Ce sont ses pieds qui prennent le choc dans ce qu’on peut voir, mais c’est à l’épaule qu’il a mal ensuite.

De toute manière, cet accident n’avait que pour but de nous montrer qu’August était débile : il retrouve une lampe à huile à l’effigie du ranch Walker dans une grange qui a pris feu… et il la déterre devant ses potes, incluant Stella (bon, soit) et le fils Davidson. Et en plus, il explique bien ce qu’il trouve, hein. Cette trouvaille est ce qui fait avancer le fil rouge cette semaine, mais c’est aussi une idiotie énorme de la part d’August : il détaille devant le fils Davidson que les Walker sont bien responsables de l’incendie, en gros. On verra ce que ça donne la semaine prochaine.

Une dernière partie de l’épisode se consacre davantage à Larry cette semaine. Le capitaine a recommencé à avoir une vie sentimentale et il souhaite présenter la nouvelle venue dans sa vie à Cordell. J’ai clairement décroché comme jamais de cette sous-intrigue, mais apparemment, la nouvelle a un passé trouble à cacher parce qu’elle est très perturbée quand elle a une petite conversation avec Cordell sur Emilie et sur les voitures. On verra ce qu’il en sera plus tard, peut-être, en attendant Larry se fait dégager sans plus d’explication que ça.

Cela permet en tout cas une scène finale où les choses sont remises en perspective pour Cordell. C’est finalement lui qui bénéficie des avancées de l’intrigue concernant Larry : il comprend qu’il va falloir se remettre en selle sur le plan sentimental. Il ne le fait pas avec Geri, la pauvre ayant beaucoup à gérer avec ses deuils successifs pas encore digérés, mais avec une inconnue du bar. C’était tellement dérangeant de voir Geri lui apporter une boisson offerte par une inconnue alors qu’elle a clairement envie de se mettre en couple avec lui elle aussi.

Ce n’est donc pas cette semaine encore que nous verrons Cordell et Geri se mettre ensemble – ils ont à peine évoqué le coup de la semaine dernière, d’ailleurs, Geri voyant bien que même si ce n’était qu’une couverture, Cordell est encore à fond sur son ancienne voisine. Pourquoi lui donner le verre d’une inconnue alors ? Mystère.

Non, vraiment, ce n’était pas passionnant comme épisode.


NCIS Hawai’i S01E08 (express)

Épisode 8 – Legacy – 13/20
Rien de bien transcendant cette semaine du côté du NCIS hawaiien : on poursuit la saison avec un épisode tout classique de procédural et du développement de personnage(s) que je n’aime pas plus que ça. Heureusement, il y avait encore et toujours un acteur que j’adore pour aider à profiter de l’épisode.

Spoilers

Un corps est retrouvé sur une terre militaire sur le point d’être rendue aux habitants de l’île.

L’enquête de la semaine permet aux scénaristes d’aborder une nouvelle fois la particularité de l’île d’Hawaii, qui est vraiment un personnage à part dans la manière de construire les épisodes. Cela se sent dès la scène de départ, avec Joe (Enver Gjokaj de retour, c’est toujours positif en ce qui me concerne) qui remet aux hawaiiens l’une des terres que le gouvernement américain avait utilisé sans accord. On sent directement qu’on se dirige vers la découverte d’un corps, mais la scène est plutôt efficace, de même que l’idée de l’intrigue.

Bien sûr, ce meurtre sur une terre militaire, même si la terre s’apprêtait à ne plus l’être, permet au NCIS de se saisir de l’enquête. L’avantage, c’est qu’on s’éloigne assez vite du militaire avec cette enquête qui a plutôt pour but de développer d’autres problèmes, notamment l’achat de terres ancestrales par des milliardaires. L’inconvénient, c’est que c’est un peu trop cliché dans les oppositions que ça amène à l’épisode : américains vs hawaiien, riches vs pauvres, bon, ils auraient pu être plus subtils. Le personnage de Kai est particulièrement cliché et insipide dans cet épisode, parce qu’il se retrouve une fois de plus réduit à n’être que la voix d’Hawaii.

Du côté de la structure de l’épisode et de l’équilibre de la saison, je trouve aussi dommage cette manière de passer d’un personnage à l’autre selon les épisodes plutôt que d’essayer de développer chacun un petit peu à chaque épisode. C’est le problème des séries procédurales : même quand elles développent des intrigues pour les personnages, c’est secondaire, donc pas là à chaque épisode. Rien sur Kai, rien sur Lucy cette semaine… Juste des clichés.

Kai est donc un peu énervant avec son nationalisme, Lucy est amusante avec ses poses de top-modèle dans chaque scène et ses commentaires sur les riches… m’enfin, ça n casse pas trois pattes à un canard. Et puis, la scène où on interroge le riche de l’épisode avec son armée d’avocats et tout le monde qui reste debout sans la moindre raison valable, c’était marrant. D’ailleurs, l’épisode commet l’erreur de nous introduire tout de suite la femme du milliardaire, donc on sait tout de suite qu’on se dirige vers une importance capitale de sa part dans l’intrigue de l’épisode.

La victime ne pouvait plus être que l’amante du milliardaire ou sa fille. Banco, ça ne manque pas, c’est finalement sa fille. Et sans surprise, le riche n’y est pour rien dans la mort de sa fille, parce que c’est juste son garde du corps qui passe son épisode à clamer qu’il sera une aide précieuse pour l’équipe qui est coupable. Il avait pourtant fourni un alibi très solide… LOL. J’espère qu’il maîtrise mieux Photoshop que la post-prod de cette série, parce que les photos de la femme en vacances à la plage, bordel, que le photomontage était foireux.

Bon, voilà, l’intrigue n’était donc pas super, mais c’est à peu près ce que j’attends du NCIS. Du côté du développement des personnages, c’est à nouveau Jane qui est sous le feu des projecteurs cette semaine. Et pour cause, Joe, le beau capitaine militaire, a demandé son transfert au Pentagone. Il a intérêt à revenir vite dans la série, mais ça en prend le chemin, je pense.

Avec son départ prochain, Jane laisse en effet tomber ses grands principes et l’optique que ça donnerait à sa carrière si la relation venait à se savoir. C’est plutôt logique : il ne sera bientôt plus un de ses collègues, alors elle peut bien coucher avec, hein. BEN NON. Si vraiment elle tenait à ses principes, elle aurait attendu qu’il ne soit plus en poste, non ?

Allez, on va dire qu’elle avait très envie de lui et on ne va pas trop la blâmer, parce que ça donne une relation mignonne entre eux. Par contre, le rencard n’avait rien de mignon : elle le force à boire de la Tequila et il commence par lui mentir après être arrivé en retard ? L’un et l’autre se ferait lourder bien vite d’un rencard s’ils tentaient ça en vrai, non ?

Cette scène était écrite avec les pieds, heureusement que c’était mieux par la suite quand Joe rencontre Alex, le fils de Jane. Les scènes avec Alex étaient plutôt marrantes et contribuaient à rendre cette intrigue mignonne. Et puis, la scène finale avec l’ado relou (m’enfin, l’acteur est adulte non ?) qui créé un profil Tinder à sa mère, c’était efficace et crédible.

La conclusion de l’épisode est toutefois que les terres d’Hawaii sont rendues comme il faut aux Hawaiiens et que vraiment les américains sont gentils même quand ils ont été méchants avant, j’espère que vous l’aurez retenue comme ça. Ah, les américains et les grandes leçons de vie… Je suis partagé, mais j’ai bien aimé tout de même le fait qu’Hawaii ne soit pas oubliée et reste bien un personnage à part entière de la série. Et pourtant, on sent qu’elle n’est pas de tout repos pour le tournage cette île, il y a un moment où le vent souffle bien fort et où, en observant Lucy, on constate que le son a été ré-enregistré (ça se fait souvent) en post-prod et qu’elle n’était pas heureuse de se prendre du vent dans la tronche. Au moins, ils gèrent bien les explosions en post-prod (impossible que ce soit une vraie explosion vu le vent qu’il y avait le jour du tournage).

NCIS S19E08 (express)

Épisode 8 – Peacekeeper – 14/20
L’épisode de cette semaine est banal à souhait du côté de l’intrigue, mais il parvient à développer plusieurs nouvelles facettes de divers personnages, ce qui est finalement ce qui me plaît dans la franchise en général. Le débat sur les armes à feu qu’il instaure est également un point positif de l’épisode, parce que c’est important d’en parler aux États-Unis où la vente d’armes à feu est plus libre qu’en Europe.

Spoilers

Un cadavre est retrouvé criblé de balles dans un stand de tir à l’arme à feu. Et comme c’est un militaire, le NCIS est appelé à la rescousse.

L’intrigue, je l’ai déjà oubliée quelques jours après mon visionnage, c’est dire à quel point l’épisode était marquant. J’ai vu l’épisode il y a quatre jours en effet, et je me souviens juste que ça commence par un gros plan de citrouille, genre, c’est plus Halloween, les gars.

Bon, j’exagère, m’est revenu quand même. Il était surtout question de nous pondre un épisode sur le port des armes à feu, et c’est toujours intéressant quand les américains tentent de faire ça : ils sont pour le port de l’arme à feu de manière globale, surtout sur CBS… mais les scénaristes ont tendance à avoir une petite tendance contre. L’intrigue n’avait donc rien de surprenant, avec des ventes d’armes à feu et des suspects qui se renvoient la balle de fusil entre eux alors qu’il était évident que le tout premier d’entre eux allait être le coupable.

Oh, il était évidemment ignoré par l’équipe pendant un long moment, mais c’est précisément ce qui le rendait finalement suspect. Sa manière d’avouer faisait une scène mignonne comme tout, avec la répétition des agents fédéraux sortant de nulle part pour une arrestation et la sympathie de Knight pour leur coupable. Clairement, on a affaire à un meurtrier qui l’est malgré lui. L’alcool, c’est mal, leçon retenue. Je crois ?

De manière surprenante, l’épisode développe aussi le personnage de Knight. Cela fait une dizaine d’épisodes qu’on la connaît, il serait donc temps de le faire. Bien sûr, elle fait partie du NCIS depuis plus longtemps que ça, et ça se sent dans sa relation à Kasie… et à Jimmy ? J’ai trouvé très sympathique la scène qu’ils partagent dans cet épisode, quand elle a besoin de souffler un coup parce que son trauma d’avoir perdu son équipe lui revient en pleine poire (il serait VRAIMENT temps).

Une part de moi a même envie de se mettre à les shipper. Bon, il faut que je me calme, une scène, ce n’est pas grand-chose pour en arriver là… mais ce serait très intéressant de changer le format habituel qui la précipiterait dans les bras de Nick. Nick n’est pas prêt pour se remettre à flirter après Bishop, ou en tout cas, les fans ne sont pas prêts. En revanche, Knight/Jimmy, ce serait très original comme schéma.

Je suis donc à fond pour que ça se fasse, même si les scénaristes n’oseront pas forcément. Après la mort surprise de la femme de Jimmy il y a un peu plus d’un an, je trouve que tout ça pourrait se faire. Je ne connaissais pas bien sa femme puisque je ne suivais plus assez la série quand elle était là, cependant.

Cependant, comme je le disais en début de critique, le vrai personnage qu’on nous développe aujourd’hui est celui de Kasie. On sent bien avec elle le dilemme profondément américain de la Constitution, du droit de se défendre, de l’envie de le faire… et de la peur d’avoir une arme à feu, parce que toutes les statistiques montrent qu’il y a de nombreux accidents avec. Dans cet épisode, elle incarne le mieux tout ça avec le retour à la surface de ses traumas récents, entre la prise d’otage partagée avec Jimmy et le moment en début de saison où elle a failli y passer. L’épisode gagne clairement des points grâce au développement des personnages : ce n’était pas évident qu’on se dirigerait vers là au départ quand les personnages partagent juste leur repas comme si de rien n’était et qu’on apprend que Kasie s’est remise au sport.

Le Krav Maga, c’est une chose, une arme à feu, c’en est une autre. Je trouve la manière de développer les doutes de Kasie vraiment intéressante. De mon point de vue européen et français, l’achat d’une arme à feu pour se défendre, ça tombe plutôt du côté de l’aberration, mais chez les américains, c’est culturellement quelque chose de tout à fait banal et normal. Partant de là, c’est intéressant d’avoir une série qui prend le temps d’en parler.

En effet, on trouve plein de séries pour nous dire que c’est mal (surtout du côté des dramas médicaux), plein de séries qui évitent le problème, mais rarement des séries dans lesquelles les personnages en ont presque tous une qui prennent le temps d’évoquer ce que ça implique pour la vie personnelle de chacun. Là-dessus, l’épisode est donc vraiment intéressant à suivre, avec Kasie qui parle de ses doutes à plusieurs personnages.

C’était surprenant de voir McGee et Nick autant sur la touche, mais à nouveau, la scène avec Jimmy fonctionne très bien. C’est aussi l’occasion de découvrir une nouvelle facette de Parker, avec en plus les références à son enfance, un peu lourdingues je trouve. On sait bien qu’il n’allait pas y passer juste après son arrivée dans la série.

Finalement, avec cette intrigue, la série parvient à redevenir pleinement divertissante : l’enquête n’est pas passionnante, mais on explore les facettes des nouveaux personnages grâce à ce qui arrive à un personnage auquel on est déjà attaché. L’amitié entre Kasie et Knight fonctionne, sa nouvelle relation à Parker aussi, et l’absence de Gibbs est traitée de manière à faire avancer la réflexion.

D’ailleurs, je suis toujours aussi surpris de me rendre compte que Gibbs ne me manque pas plus que ça. Je n’aimais pas beaucoup le personnage, mais je le pensais plus irremplaçable que ça. Mon avis va indigner bien des fans, j’imagine.

Riverdale – S06E02

Épisode 2 – Ghost Stories – 14/20
Non, je ne suis pas tombé sur la tête. Je n’ai vu qu’un épisode cette semaine alors je suis généreux dans la notation, mais je le suis aussi parce qu’une des trois intrigues de l’épisode me plaît assez pour avoir passé un bon moment devant cet épisode. Les scénaristes s’amusent avec leur idée pourrie pour ce début de saison, mais ça donne une ambiance plus sympathique et surtout très cathartique. Il n’y a aucune cohérence entre ces deux premiers épisodes, mais un schéma qui se dessine et qui pourrait me plaire sur un malentendu.

Spoilers

Les habitants de Rivervale sont hantés par des fantômes du passé et n’en ont plus rien à foutre d’Archie ou de la secte de Cheryl.

Is there any universe in which she tells the truth ?

J’ai décidé d’être dans le déni du boulot que j’ai à faire pour au moins regarder un épisode inédit cette semaine, et tant pis si c’est de la merde. Rien que le titre, ça commence mal, j’ai vu tout récemment un épisode qui s’appelait comme ça, donc la série n’est déjà pas originale. Et on reprend une fois de plus par Jughead qui se croit dans Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire. Il nous narre donc ce qu’il se passe à Rivervale et il s’y passe que Toni nous tue Danny, le fils de Darla, en balançant un couteau plus vite que la mère ne tire une balle.

Non. Non, je ne peux pas vous expliquer la raison de cette scène. Apparemment, Rivervale, c’est une cité en feu et en sang qui n’a plus rien à voir avec le Midsommar de la semaine dernière. D’ailleurs, tout le monde s’en fout de la mort d’Archie dans les premières minutes de cet épisode ?? Je veux dire, Jug et Tabitha sont toujours chez eux, finalement, et ils en sont passés à l’étape installer des cadres au mur. Ou ne pas les installer justement, puisque Jug est un vieux bâtard qui passe sa journée sur le canapé pendant que sa nana se démène pour ramener de l’argent.

D’ailleurs, Jug devrait avoir repris son boulot avec elle puisqu’elle le payait pour qu’il traque le serial killer avec Betty là ? Finalement, c’est Tabitha qui mène l’enquête sur leur appartement quand même et apprend que les locataires précédents sont morts. Ce qui lui met la puce à l’oreille ? Une pièce secrète derrière un mur, qu’elle trouve quand elle tente d’accrocher les cadres que Jug n’a pas accroché. Ce foutage de gueule depuis une saison, Jug est vraiment le personnage à l’évolution la plus naze possible. Genre, de toute la télévision !

C’est terrible. Et comme il ne donnait pas encore assez envie de vomir, Jug passe sa journée à s’organiser un bureau dans la pièce secrète avant de révéler à Tabitha qu’il savait que l’appartement avait un passé et qu’il pensait même écrire dessus désormais. M. D. R. Tabitha doit se contenter de savoir qu’il va bientôt écrire et faire quelque chose de ses journées… Mais… Pire mec du monde. En plus, il laisse le tube de dentifrice ouvert et littéralement qui fait ça au secours ?

Je comprends Tabitha quand elle rêve de lui éclater la tête au marteau, et j’étais presque triste que ce ne soit pas la réalité. Enfin, la réalité de cet univers parallèle, là. Bref, ce n’est pas glorieux, comme d’habitude. Et le pire, c’est qu’après les aliens la saison précédente, on apprend désormais que Pops a connu aussi des fantômes. C’est le grand-père de Tabitha qui lui apprend ça, pendant que Jug, lui, passe sa journée à tenter de faire rentrer des maquettes de bateau dans des bouteilles.

Mais bordel, largue-le, qu’est-ce que tu fais avec, sérieusement ? On ne sait pas trop, mais j’aime qu’elle soit persuadée que les fantômes soient en train de les pousser à s’entretuer avec un marteau. Cela me laisse de l’espoir pour une nouvelle mort de Jug, hein. Et c’est bien vers ça qu’on se dirige, clairement : Betty révèle à Tab que Jug lui laissait lire ses premiers jets de romans quand Jug vient justement de lui dire que personne n’avait jamais pu lire ses premiers jets.

Il n’en faut pas plus pour que Tab soit énervée et les lise pour mieux se rendre compte qu’il la déteste et critique son absence d’âme artistique. La scène part alors en vrille, avec une Tabitha qui explique bien peu calmement à Jug qu’il est un gros porc horrible avec elle et un déchet humain. C’était chouette à voir, même si ça va trop loin quand elle éclate des bouteilles pour le fun. En même temps, on nous dit que Jug achète des bouteilles de Whisky pleines pour les vider dans l’évier, y a de quoi péter un câble, vu le prix ?

Elle prend donc la hache à nouveau et à ça de le tuer… mais elle comprend malheureusement qu’elle est possédée par le fantôme de la précédente habitante de l’appartement. Elle la voit dans un miroir et refuse finalement de tuer Jug. Au moins, elle a tué sa machine à écrire, c’est déjà ça. Alors que Tabitha était à ça de tuer Jug, elle finit donc simplement par lui dire qu’elle l’aime. L.O.L. Tout est bien qui finit bien donc.

Comme il n’y avait pas assez d’intrigues pour gérer en cinq épisodes apparemment (?), les scénaristes nous ramènent également le personnage du père de Reggie pour nous apprendre qu’il est malade. On s’en fout quelque peu. On s’en fout de l’ensemble de cette intrigue, en fait, qui va se concentrer pour Reggie non parce que son père va mourir, mais parce qu’il est amoureux d’Isabella, une de ses anciennes profs de conduite qui couchait avec les garçons à qui elle enseignait.

Bon, du coup, c’est pas bien clair, mais apparemment, Reggie couchait avec Isabella à peu près au moment où Archie se tapait Geraldine ? Si on tente d’avoir une chronologie à peu près efficace, c’est ça, surtout qu’on nous dit dans l’épisode que Reggie fait une crise de la vingtaine à s’acheter une belle voiture comme sa première Bella défoncée il y a fort fort longtemps. On ? Ne vous inquiétez pas, juste Hermosa, l’ex de Reggie et demi-sœur de Veronica qui se fait un plaisir de jouer les conseillères conjugales pour sa sœur. Non mais sérieusement ? Sérieusement ?

Je sais, ce n’est pas le vrai problème de cette intrigue, avec la prof qui paraît sortir d’un passé très lointain, avec Veronica qui explose la voiture mais pardonne finalement à Reggie juste parce que son père est mort ou avec Reggie qui finit par avoir une nouvelle voiture offerte par Veronica qui n’hésite pas à lui offrir la possibilité de se refaire une virée avec le fantôme de sa prof – et avec la photo limite porno que la prof lui avait donnée. Zéro morale à l’histoire, zéro leçon sur la pédophilie, non, rien que cette intrigue qui nous montre un Reggie tout heureux ???

Mais alors, pourquoi une note à peu près positive pour cet épisode ? Parce que Toni, bien sûr. Avant ça, il faut en revenir à Archie : la série a décidé de le tuer pour ces cinq épisodes spéciaux, donc forcément, plus personne n’est à l’abri. Et ça fonctionne à peu près, c’est cathartique de voir mourir des personnages qui ont fini par m’énerver autant après des saisons de foutage de gueule.

Ce n’est qu’après le générique qu’on nous parle d’Archie, entre deux. Betty ne semble pas si flippée que ça de la mort de son mec, mais ça va, elle est enceinte de toute manière, donc elle a autre chose à penser. Of course. Elle se concentre ainsi sur… sur… ? Le FBI qui veut qu’elle condamne pour meurtre une femme dont la petite fille est morte noyée.

Bien sûr. Betty demande l’aide de Toni sur cette affaire, parce que pourquoi pas, et ça nous permet de savoir que la gamine de seize ans est morte noyée par la llorana, un esprit vengeur qui s’attaque aux enfants pour les noyer. C’est stupidement ridicule, mais comme on a vu avant le générique une scène où Juniper se faisait justement noyée par une figure encapuchonnée sortie du lac.

D’accord, ils profitent donc de ce reboot dans un univers parallèle pour se faire plaisir avec des histoires d’horreur ratées ? C’est limite mieux que la série d’origine, on ne va pas se mentir, mais c’est tout naze. Cheryl met quand même trois plombes à taper contre la porte alors qu’elle a les clés de la salle de bain pour entrer et sauver Juniper, hein. La gamine est quand même en train de hurler à la mort, mais non, Cheryl prend tout son temps. Et bordel, ces jumeaux, y avait vraiment besoin de les ramener ?

Probablement pas, mais bon, l’essentiel est ailleurs : Toni fait des recherches sur la Llorana et rappelle Betty pour lui indiquer que ça semble assez sérieux comme menace. La Llorana peut même s’en prendre aux enfants pas encore nés apparemment… donc il n’en faut pas plus pour que Betty reçoive une visite pendant la nuit. Non, vous emballez pas, elle ne meurt pas tout de suite. Par contre, Archie Jr y passe.

Et ça ne semble pas perturber Betty plus que ça, parce qu’elle se contente de papoter au téléphone avec Toni alors que bordel elle vient de perdre le bébé du type qu’elle a fait tuer ? La Llorana décide ensuite de rendre une petite visite à Toni pendant qu’elle surveille un contrôle. Ses étudiants sont très sages et peuvent même être laissés seuls pendant les contrôles alors que leur prof balance l’alarme incendie et utilise une hache pour s’attaquer aux fantômes qu’elle pense voir.

Pas étonnant que Kevin, son pseudo meilleur ami avec qui elle a vécu avant qu’elle ne finisse par élever leur gosse avec son mec à lui (on en est là ?????) appelle les services sociaux ensuite. Pas de bol pour Toni, sa pote assistante sociale débarque à l’appartement en même temps que la Llorana, donnant l’impression que Toni s’occupe vraiment mal de son enfant.

Qu’importe : Toni et Betty sont déjà sur le coup. La maman demande donc à Fangs d’embarquer leur bébé dans un bar clandestin qui a cramé il y a peu où il sera entouré et protégé par un gang de routiers – c’est clair que l’assistante sociale va kiffer l’idée – pendant qu’elle se rend avec Betty auprès de Cheryl pour faire une petite séance de spiritisme. Normal. Là, elles apprennent par l’intermédiaire l’identité du fantôme, mais aussi l’identité de la personne qui a fait appel à ce fantôme : Darla, évidemment, depuis la tombe de son fils.

La menace est assez claire pour Toni qui comprend que le vrai but de la Llorona est de buter bébé Anthony. J’aime beaucoup la Llorana en tant que mythe, je trouve qu’il y a moyen d’en faire un bon film d’horreur (celui qui existe et que j’ai vu était pas mal, mais pas culte non plus). Je suis donc plutôt content de voir les scénaristes s’en inspirer pour cet épisode.

L’intrigue est malheureusement trop bâclée : les cinquante Serpents se retrouvent noyés on ne sait trop comment, mais ils survivent tout de même, parce que Fangs n’est pas la victime de cet épisode. Non, la vraie victime, c’est Toni : elle parvient à se sacrifier pour son bébé juste à temps, demandant à la Llorona de l’emporter à la place d’Anthony. Ainsi, Toni brise le cercle de vengeance de la Llorona, libère un esprit vengeur en prenant sa place et assure la survie de son bébé, qu’elle confie à Betty.

Du coup, est-ce que la série devient un slasher pour ces cinq épisodes ? Il n’en reste que trois… Ils auraient pu en faire plus si c’est pour buter tout le monde, je suis au RDV, j’ai hâte de voir Jug ou Reggie y passer. Même Betty bordel, qu’elle se fasse avoir par son tueur des sacs poubelles ou bouffer par Caramel revenu d’entre les morts.

Mandarine, mandarine, mandarine. Tuez tout le monde et contentez-vous de faire de l’horreur de très bas étage. C’est mieux que la série d’origine, à ce stade. Le retour à Riverdale va me faire chier s’il faut que tout le monde soit en vie et personne n’y passe plus.

Compteur d’Archie à poil : je crois qu’il faut s’estimer heureux d’avoir vu sa tronche, l’acteur se fait quelques vacances supplémentaires