Zoey’s Extraordinary Christmas

Zoey’s Extraordinary Christmas – 16/20
J’ai beaucoup attendu ce film, et j’en ai peut-être trop attendu. Ironiquement, je pense qu’il arrive trop tôt après la fin de la série pour que ce soit vraiment des retrouvailles avec les personnages. Cela donne juste l’impression d’un long épisode de la série, et pas le meilleur qui plus est. C’est longuet et déséquilibré, mais ça a l’avantage d’apporter une vraie fin à la série cette fois. Il faut peut-être savoir s’arrêter tant qu’il est temps. Ce fut un joli voyage.

Spoilers

C’est le premier Noël de Zoey sans son père.

Their costumes shined.

J’ai attendu bien trop longtemps avant de me lancer dans ce film, mais c’est finalement sur un coup de tête que je me suis dit qu’il fallait que je tente de m’y mettre. Hier soir, j’étais donc parti pour ces cent minutes qui ne sont jamais qu’un long double épisode de la série, et je ne regrette pas de les avoir enfin vues… même si j’aurais aimé une ambiance différente. En effet, je m’attendais à de la comédie pure, et ce n’est pas ce que j’ai eu.

Cela commence plutôt pas mal, avec un résumé de la série par Zoey pour donner aux personnes qui découvriraient l’univers avec le film les cartes pour le comprendre. Et en même temps, le résumé est finalement interrompu par le père Noël, car c’est à lui qu’elle parle, et il l’est bien trop tôt pour réussir à replacer chaque personnage. Cela donne un étrange sentiment, parce que le film semblait vouloir être pour tout le monde, et soudainement, il ne l’est plus.

La première scène nous rend aussi une héroïne qui n’est pas si cool que ça, à garder pour elle le père Noël plutôt que de le laisser aux enfants qui l’attendent. C’est étonnant comme choix, ça l’a fait passer pour une horrible narcissique, et c’est quelque chose qui va perdurer pendant tout le film… alors que le personnage est supposé être l’exact opposé de ça. En plus, en même pas deux heures, ils n’ont pas le temps de gérer toute l’intrigue de dépression qui était en cours, alors ça fait vraiment bizarre, on ne trouve pas tout à fait le bon équilibre pour Zoey.

Elle qui adorait Noël se retrouve à jouer les elfes grincheux auprès de Mo qu’elle accompagne au centre commercial ce jour-là. Mo promet de garder pour lui ce qu’il pense vraiment de cette journée, mais eh, c’est oublier le pouvoir de Zoey : évidemment qu’on enchaîne aussitôt en chanson de Noël. Et c’est une excellente chose, parce qu’il fallait tout de même se mettre dans l’ambiance et que ça permet de voir que le format film permet davantage de choses, avec l’intervention de quelques figurants lambdas dans les chansons.

Malgré tout, Zoey a bien du mal à entrer dans l’ambiance de Noël malheureusement… Et je dis malheureusement parce que cela la rend toute bizarre. Je ne peux m’empêcher de la trouver un peu chiante par rapport à d’habitude. Elle cherche à s’enfuir alors que, pfiou, la Zoey qu’on aime devrait être toute heureuse à cette idée. Tout le problème vient de sa dépression probablement, sauf que ce ne sera pas abordé de plein fouet, se contentant de se centrer sur l’absence de son père, qui devient un refrain obsédant pour elle. Je ne peux pas comprendre ce que ça fait car j’ai la chance d’avoir mes deux parents en vie et je n’arrive pas à imaginer ce que ça doit être… mais je trouve tout de même qu’elle semble s’enfermer dans des attentes irréalistes.

Quand elle retrouve Max, Zoey reste tout aussi chiante. En effet, il est plutôt heureux d’avoir obtenu les pouvoirs deux semaines plus tôt et il est ravi de les avoir parce qu’il s’en sert pour venir en aide à ses clients. J’imagine que ça aide bien. Cela fait donc deux semaines qu’il a les pouvoirs : c’est encore fun et Zoey lui a fait gagner du temps, il sait déjà comment ça fonctionne.

Zoey retourne aussi au travail, parce que ce film serait incomplet sans ce genre de passage. Et c’est agréable de la retrouver dans ces décors. En revanche, ça donne presque l’impression de revenir en arrière quand elle en est une fois de plus à parler avec Simon du deuil du père. Bon, le but du film est aussi de boucler certaines intrigues, j’imagine. Nous avons donc une journée pull de Noël avec encore un concours où personne ne bosse – et un concours qui est gagné par Leif et Tobin, en plus.

Sur les conseils de Simon, Zoey organise une réunion de famille pour parler avec eux du réveillon. C’est le premier sans le père et il faut bien en parler. Le problème, c’est que toute la famille a déjà des plans de prévu. Outch. Ils sont gênés comme tout de devoir avouer la vérité à Zoey : elle est la seule à ne pas avoir de plan pour Noël, parce qu’Emily et David vont chez la sœur de la première alors que Maggie est prête pour une petite virée à Hawaii.

Et alors que Maggie demande à Zoey ce qu’elle pense de tout ça, voilà Zoey qui se la joue Taylor Swift pour nous chanter Bad Blood. C’est plutôt intéressant à regarder, parce que ça signifie que c’est Max qui se retrouve à la place de Zoey : il entend ce qu’elle pense au plus profond d’elle et il va être bon pour jouer son psy quand elle est en plein déni de la situation en face d’eux.

L’avantage, c’est que Max est vraiment le copain parfait pour Zoey. Il aborde la situation avec le ton léger qu’il faut, il répond bien à ses blagues et il l’aide à faire face à la catastrophe comme il le faut, en en parlant tout simplement. Cela ne fait pas tout le travail pour autant : Zoey se rend compte assez vite que tout le monde autour d’elle a de gros plans pour Noël.

Après sa famille, c’est au tour de Simon de savoir quoi faire loin de San Francisco, puis de Leif, puis de Mac et Tobin. Et même avec Mac qui fait passer le message que Zoey s’apprête à avoir des vacances nazes, ben, tout le monde a bien du mal à faire comme si. Et le pire, c’est qu’ils cachent tout comme il faut, mais ils ne peuvent pas taire les chansons en eux. La chanson était sympathique, mais ce n’était pas leur meilleur numéro, c’en est presque décevant.

S’il y en a une qui est déçue, en tout cas, c’est Zoey. Elle rentre dans la maison familiale pour mieux découvrir que sa mère n’a pas pris la peine de décorer quoique ce soit. Bordel, je me sens moins seul soudainement à ne pas avoir de déco à une semaine du réveillon. Elle se met aussitôt en quête de décorations pour mieux tomber sur une boîte à souvenirs un brin désespérante et déprimante pour elle : elle se rappelle ainsi des différents Noëls en famille.

Pendant que David et Emily sont jaloux de leurs connaissances envoyant des cartes de Noël parfaites, Zoey est donc en pleine dépression. Max le voit bien et après une petite soirée à l’opéra, il tente de la convaincre que des vacances de Noël rien qu’à eux deux pourraient être fun.

Ce n’est pas exactement ce que Zoey a en tête, cela dit. Les deux se retrouvent alors coincés dans une étrange scène où Zoey est à fond dans l’ambiance de Noël dans sa tête alors que Max est coincé dans un Just the two of us. Il y avait de bons moments dans cette scène, malgré son ambiance bizarre, principalement parce que les acteurs s’éclatent, en fait. Je suis amoureux de Max et sa petite balade romantique, je suis amoureux de Zoey et son surjeu total de l’ambiance de Noël.

Malgré tout, la conclusion est finalement que Max est prêt à faire ce que veut Zoey. Comme toujours. Il accepte donc de faire en sorte d’organiser un grand réveillon de Noël en la mémoire de Mitch, car c’est finalement ce que veut faire Zoey. Pour ça, il lui faut encore convaincre sa famille de rester. Par chance pour elle, Emily et David ne sont pas si ravis d’aller voir Jena finalement, alors que Maggie ben… C’est une maman. Elle se laisse facilement convaincre, même si Deb était très motivée à l’idée d’aller à Hawai’i. Elle se fait inviter au réveillon, alors ça va, surtout que le voyage est décalé à la St Valentin.

Bref, tout va bien dans le petit monde de Zoey, et tout le monde fait encore en sorte d’aller dans son sens. Et pourtant, malgré ça, la vie continue et il va falloir que Zoey s’y fasse un jour ou l’autre. Oui. Evidemment, au moment de l’achat du sapin, Zoey se rend compte que sa mère en pince totalement pour le marchand de sapin. C’est n’importe quoi, parce que bien sûr, la rousse voulait juste un joli Noël en souvenir de son père. Malgré tout, elle est prête à venir en aide à sa mère et ses envies de recommencer à rencontrer des hommes. Par contre, quand il est question de s’inscrire sur des applications de rencontres, il y a trop rapidement trop de moments gênants pour elles. Maggie en arrive à la conclusion qu’elle n’est pas prête, pensant encore trop à Mitch.

Dans le fond, c’était le plan de Zoey, non ? Elle se retrouve à gérer le réveillon pour que tout le monde pense à Mitch, non ? Et c’est… terrible à voir. Elle est insupportable avec tout le monde, je crois. Heureusement, Mo est capable de lui donner quelques bons conseils pour les préparatifs – et j’ai particulièrement aimé le conseil pour acheter des cadeaux en suivant quelqu’un avec de belles chaussures.

C’est complètement perché, mais admettons. Le plus perché n’est pas encore là : le plus perché, c’est Max qui invite le vendeur de sapin au réveillon de Noël sans en parler personne, pas même à Zoey, juste parce que Maggie a chanté une chanson et qu’il l’a entendue ? C’est tellement perché, faut arrêter, franchement.

 

En tout cas, Zoey n’arrive pas à se faire à l’idée que les choses sont en train de changer. Son père n’étant plus là, l’idée de tout refaire comme avant ne peut pas fonctionner. C’est toujours un plaisir de voir le casting de la série, heureusement, mais en plus, faut voir la chanson que Max a entendu : Call me maybe, version soixantaine. C’est… original, mais de là à dire que Maggie y a mis tout son cœur, je ne sais pas quand même.

Pour en revenir au réveillon (bordel, c’est dans quatre jours pour nous), tout ne se passe pas si mal pour autant, parce que Max avait raison : le vendeur de sapin a bien une raison d’être là, et l’univers le rend touchant quand il pleure sur des chaussettes de Légo. Elles étaient pour Max à l’origine, mais il lui cède avant même de savoir que ça peut avoir le même impact sur Jack. Quant à Maggie, si elle n’est pas encore prête à se relancer dans des rencards, elle cède vite au charme de l’homme à qui elle fait visiter la maison.

Zoey pète de plus en plus un câble puisqu’elle perd peu à peu le contrôle de la situation, mais elle est loin de se douter que ça ira aussi loin que ce qui arrive : Maggie embrasse Jack après un petit tour de claquettes, et évidemment, Zoey les surprend. Perturbée, elle retourne en cuisine où elle n’hésite pas à engueuler toute sa famille avec le repas ne tourne à la catastrophe quand elle se retrouve à être cassante avec tout le monde… et que Jack se retrouve cassant avec la boule à neige de Mitch, le pauvre.

La boule à neige s’éclate au sol. Evidemment. Je pense qu’on l’avait tous vu venir dès le départ puisqu’elle est introduite comme la référence à Mitch, la tradition du début de tous les Noëls familiaux. C’est un accident fâcheux, bien sûr, et ça suffit largement à provoquer quelques émotions comme la série savait le faire. Pas aussi bien, je trouve, mais de manière assez efficace tout de même.

C’est finalement Max qui est le plus affecté par l’accident. Il comprend bien que son pouvoir peut être une malédiction : il entend toute sa belle-famille se mettre à chanter sa peine, son deuil, sa tristesse. Et ça fait beaucoup d’un coup. Le reste de la soirée nous sera inconnu jusqu’au moment où Zoey est sur le point d’aller se coucher auprès d’un Max dépité par ce qu’il a provoqué. Maggie les interrompt tout de même pour venir voir Zoey et parler de ce qu’il s’est passé avec Jack, mais ça ne mène un peu nulle part.

La nuit de Noël est enfin là après une dernière conversation pour le couple, cela dit, et ça se passe mieux pour Zoey. La décoration de la maison est magnifique durant la nuit, et il se met même à neiger soudainement dans le salon. C’est le petit miracle de Noël : Mitch se met à lui chanter un chant de Noël alors que tout passe en noir & blanc. Bien sûr que le film se devait d’avoir une scène entre Zoey et Mitch lui aussi. C’est un peu cliché, mais c’est un film de Noël après tout. Mitch peut ainsi lui apporter le réconfort dont elle a besoin et la morale de ce film. On le voyait venir dès le départ, hein, mais bien sûr, Zoey apprend que c’est une mauvaise idée de vouloir absolument garder Noël exactement comme il l’était auparavant.

Mitch lui explique qu’elle a besoin de nouvelles traditions, de nouvelles histoires et surtout, surtout, qu’elle a besoin d’oublier la perfection. Simple, efficace, petit chant de Noël et hop, on repart vers la conclusion du film. Il y a de quoi faire pour arriver à une fin heureuse.

Au lendemain matin, Zoey se lève tout fraiche et pimpante, et elle souhaite s’excuser auprès de sa famille pour le réveillon horrible qu’ils ont passé… mais avant ça, elle doit encore retrouver Max qui s’est éclipsé. Aaah. Mais c’est horrible, ça, surtout qu’ils doivent tous s’attendre pour l’ouverture des cadeaux. Zoey n’étant pas là, Maggie profite du temps qu’elle a pour se rendre sur la tombe de Mitch.

Elle a des choses à lui confesser : elle a fait une petite danse de claquette à quelqu’un qui n’était pas Mitch, et elle l’a embrassé aussi. C’est beaucoup pour elle, et j’aime le fait que les scénaristes prennent le temps de développer son personnage à nouveau dans cette direction. Son travail de deuil est clairement difficile à gérer. Bon, par contre, une part de moi espérait vraiment une comédie pour Noël, et ce n’est pas exactement ce que propose la série avec ce film. Non, c’est même plutôt déprimant à vrai dire.

La déprime, c’est aussi l’état de Max : si le film ne cherche pas à nous expliquer pourquoi il a les pouvoirs de Zoey désormais, il nous montre les difficultés que ça entraîne dans la vie de Max. Il comprend enfin les difficultés qu’avait Zoey ces deux dernières saisons et il s’en veut en plus de ne pas avoir réussi à plus la comprendre. Mouais. Je trouve que la série a toujours bien été proportionnée là-dessus, et j’ai souvent été du côté de Max franchement. Finalement, la série se dirige vers autre chose : Zoey en arrive à la conclusion que Max a obtenu son pouvoir pour pouvoir mieux la comprendre.

L’empathie est une bonne chose, mais la justification est quelque peu surprenante. Il ne faut pas trop réfléchir à ces histoires de pouvoirs je crois et se contenter de les vivre avec joie. J’aurais aimé toute une saison se centrant sur Max, on aura juste eu un petit film avec Max entendant principalement des chansons de Zoey.

En effet, après un dernier duo, Max se rend alors compte qu’il a perdu son pouvoir… Et ça, franchement, je trouve ça nul. C’est bien d’avoir l’empathie pour Zoey, mais j’aurais aimé que ça dure pour lui aussi. Tant pis. Il est l’heure d’en arriver à la conclusion du film de toute manière. C’est finalement du côté de David et d’Emily que j’ai reçu le coup que je m’attendais à avoir dans le film parce que ces scénaristes savent le faire ! Je ne m’attendais pas à ce que ça vienne de leur intrigue pas dingue, par contre.

Plutôt que de se consacrer à une newsletter vantant une année extraordinaire, David décide finalement de raconter la vérité dans une lettre. Les mots choisis par David sont parfaits, et comme le dit Emily, ils sont courageux et plein d’amour. J’aurais préféré qu’ils envoient cette lettre, d’ailleurs : je comprends l’idée du gag de les avoir en train d’envoyer la première lettre plutôt que la plus jolie des deux, mais ça gâche une partie du message, pour rien.

En parallèle, Mo et Penny continuent de filer le parfait amour, et c’est très chou à voir. En deux semaines, la relation a pris beaucoup de poids, je trouve. C’est tant mieux car ça donne envie que Mo termine avec une jolie conclusion. En attendant, Mo se contente d’aller chercher la fille de Penny à sa chorale et il n’en faut pas plus pour qu’elle prenne aussitôt la direction de cette chorale qui manquait de joie, effectivement.

Après, je ne suis pas certain que Mo apporte tant de joie que ça aux enfants, mais bon, c’est justement le but de cette intrigue qui finit par nous montrer qu’elle est partie en vrille sévère. Elle se prend pour la star du show, et autant vous dire que les parents ne sont pas ravis d’assister à un spectacle de Mo plutôt qu’à un spectacle de leurs enfants. C’est ridicule à bien des égards. La voix de Mo est magnifique, hein, mais personne n’est là pour ce spectacle et il se ridiculise énormément. C’est plutôt en raccord avec le personnage après.

Penny lui fait prendre conscience en fin d’intrigue que ce n’est pas tout à fait le but de ce genre d’événements d’éclipser les enfants. Le problème, c’est qu’il ne reste pas tellement de temps pour traiter cette histoire et que, de toute manière, ça a juste trainé en longueur tout du long en étant perpétuellement détaché de l’intrigue principale. Le format série appliqué à un film, clairement… C’était étrange.

En plus, Tobin et Leif ont manqué beaucoup à tout ça. On ne les retrouve qu’à la toute fin du film, quand Zoey prend enfin la décision d’instaurer de nouvelles traditions de Noël. Elle se rend donc à MaxiMo où Mo organise sa soirée annuelle de Noël avec tous ceux qui ne savent où aller pour Noël. Il s’agit évidemment d’un karaoké, et tous les collègues de Zoey sont là, comme d’habitude. Simon est là lui aussi, évidemment, et il offre à Zoey… une boule à neige. C’est beau les coïncidences. Alors par contre, ces drôles de regards qui nous renvoient dans un triangle amoureux ? Ce n’était pas nécessaire du tout.

La conclusion du film ? Tout est bien qui finit bien, évidemment. Mo apprend à s’éclipser pour laisser Amira, la fille de Perry, chanter. Allez la relève est là. Et ça fait une fin sympathique, avec Perry qui se met à chanter lui aussi. On n’avait pas eu l’occasion d’entendre sa voix, c’était un peu dommage.

C’est une jolie conclusion pour la série je dois dire, et cette fois-ci, je ne suis pas certain qu’apporter une suite sera vraiment nécessaire. Oh, j’aurais envie d’en avoir une, mais j’ai peur qu’ils s’essoufflent encore plus : de ce film, il ne reste rien de bien marquant, finalement. Aucune performance ne s’est vraiment démarquée, aucune scène n’a réussi à avoir l’impact émotionnel que j’en attendais (à part la lettre, mais c’était vite expédié) et l’équilibre de l’ensemble n’était pas spécialement stable. L’avantage, c’est toutefois qu’on a une vraie dernière scène cette fois. Là, les sourires de fin pour tous, c’était quand même génial. Restons-en là, une page se tourne.

 

Grey’s Anatomy – S18E07

Épisode 7 – Today is a Fairytale – 15/20
Comme chaque fois, l’épisode est dense et concentré en une multitude d’intrigues, mais ça marche bien car les scénaristes ne cherchent pas à tout prix à caser tous les personnages dans l’épisode. Et comme il me manque des personnages que j’aime moins, ça ne me dérange pas plus que ça. Ce qui me bluffe le plus dans cet épisode, c’est surtout qu’il arrive à me faire apprécier une intrigue que j’avais décidé de détester avant même qu’elle ne commence tant je ne voulais pas la voir… et voilà, de bons acteurs et une écriture efficace plus tard, je me retrouve à envisager ce que je ne voulais pas voir. Pff.

Spoilers

Il n’y a que Maggie et Winston qui savent profiter à sa juste valeur d’un jour off apparemment.



Everyone knows: when Meredith Grey wants something to happen, she finds a way.

Lincoln est toujours déprimé de s’être fait larguer par Amelia alors qu’elle a toujours envie de coucher avec lui. Il n’est pas au bout de ses peines, je crois… mais en attendant, Jo le force à sortir pour leur jour de congé. Tu parles d’un jour de congé : une sortie avec deux bébés à se remémorer de leur passé en tant que serveurs.

Je ne sais pas, ça n’a pas l’air si dingue que ça Après, Jo a l’air tellement heureuse de son programme à emmener les bébés voir Raiponce dans un parc que… bon. Comme on s’y attendait tous avec cette série, Jo et Lincoln se rapprochent donc de plus en plus, au point que des passants les prennent pour un couple marié. Evidemment. Autant j’aime voir Jo heureuse d’être mère après tant de temps en galère, autant cette intrigue, c’est non.

Heureusement, on s’en éloigne vite avec des débats sur les contes de fée et un prince pour Raiponce qui nous fait un malaise au moment d’escalader la tour. On s’y attendait très clairement car on connaît la série, par contre, vraiment, le public qui reste tout calme quand il tombe alors que clairement on voit bien que c’est un accident médical, c’était ridicule, un peu comme la manière de Jo de se relever. Ah la joie d’être médecin dans une série médicale, pas une journée de pause… à moins d’être Maggie.

Et oui, Maggie est enfin de retour dans cet épisode ! Il faudrait que je me renseigne davantage sur la raison de son absence, mais à vrai dire, qu’importe ? Il y a tellement de personnages désormais qu’elle n’a pas manqué tant que ça à la série – juste à Winston. Et c’est cool de les revoir ensemble… jusqu’à ce qu’ils passent tout l’épisode à coucher ensemble. Il y a des limites, franchement.

Pour en revenir à Jo et Lincoln, j’ai bien aimé la panique de leur intrigue, avec un comédien de parc dont il faut sauver la vie avec deux bébés à gérer en même temps et ses collègues paniquées. L’homme est finalement sauvé grâce à l’allergie d’un des enfants du spectacle et emmené à l’hôpital par une ambulance… qui n’est ni de la caserne 19, ni de la caserne 23. Franchement, on nous fait des « crossovers » ratés toutes les deux semaines mais quand il y a une vraie intrigue qui le justifierait, on n’a pas d’acteurs disponibles ? C’est abusé.

C’est abusé aussi que je me retrouve à apprécier la manière dont la relation Jo/Lincoln est traitée dans l’épisode : ils soignent l’homme, en partie grâce à Teddy au bloc opératoire, et Jo se retrouve à se moquer d’une des collègues du patient assurant être sa meilleure amie alors qu’elle est très clairement amoureuse de lui. C’est là que Lincoln lui révèle qu’il était lui-même amoureux d’elle il y a des années de cela, avant que la vie ne les mène loin d’une relation amoureuse. Et… Autant ça me soule royalement cette habitude des séries de nous affirmer qu’une amitié homme/femme n’est pas possible, autant cette évolution me paraît… plus crédible ?

On sent clairement que ça bouscule JO dans ses certitudes d’apprendre que Lincoln a été amoureux d’elle, et elle le joue super bien. La gêne s’installe entre eux sans même qu’il ne s’en aperçoive, avec Jo qui se retrouve soudainement fan des contes de fée et s’espère une jolie fin comme celle-ci. La pauvre en arrive donc à expliquer à Lincoln qu’ils auront peut-être une fin heureuse eux aussi, après avoir traversé bien des difficultés…

Lincoln analyse ça comme une possibilité pour se retrouver avec Amelia : il n’a pas besoin d’un happy end immédiat, il peu bien supporter quelques turbulences de plus… Et Jo va devoir y faire face également. La pauvre m’a vraiment fait de la peine à devoir ravaler ses sentiments naissants face à l’excitation de Lincoln. Je suis partagé : je veux que Jo soit heureuse quoiqu’il arrive à la fin de cette saison, car j’ai peur d’une fin de série à nouveau ; mais j’adore aussi le couple Amelia/Lincoln, même si Amelia a encore fait n’importe quoi, j’avoue. J’ai beau adorer Amelia, il faut bien le dire, elle n’a pas fait beaucoup d’efforts pour réparer sa relation avec Lincoln.

Après un épisode à gérer difficilement sa vie privée dans Station 19, Miranda est de retour… mais pas en tant que chirurgienne, en tant que directrice de l’hôpital. C’est plutôt intéressant à voir, puisque ça permet aussi d’intégrer la nouvelle chirurgienne pendant que Winston préfère coucher avec Maggie, qu’Owen est occupé au bloc (sans qu’on ne le voie, ça fait des vacances) et pendant que Meredith est occupée dans le Minnesota.

Ah, Meredith. Elle est en galère sur le projet Parkinson, parce qu’Hamilton est un bâtard sans nom qui n’apprécie pas de voir sa santé se dégrader (comme tout le monde). A l’inverse du reste du monde, il a beaucoup de fric et il ne comprend pas que la recherche médicale n’avance pas. S’il a clairement l’une des meilleures répliques de l’épisode (j’aimais beaucoup celle de Meredith oubliant d’envoyer son SMS aussi), il n’en reste pas moins un gros relou avec elle.

Et il n’hésite pas à menacer de la virer si la recherche n’avance pas assez vite. Il le fait devant tout le monde et le conseil d’Amelia est alors… de prendre une journée de pause ? Comme Jo et Lincoln, la journée de pause de Meredith n’est pas de tout repos puisqu’elle se retrouve à opérer un patient présenté par son nouveau copain.

J’étais franchement convaincu que ça allait être lui le patient vu comme il le présentait et insistait pour avoir Meredith comme chirurgienne, mais bon, ce n’est finalement pas le cas. C’est avec plaisir qu’on se retrouve avec Meredith opérant dans un hôpital qui n’est pas censé être le sien. Bon, elle se rend compte en cours de route que le patient est plus qu’important pour son mec, puisqu’il s’agit de celui qui lui a donné un organe pour la transplantation il y a quelques années. Il n’en faut pas plus pour que Meredith dégage son mec du blog et se retrouve seule avec un autre résident à opérer le patient. Là, elle rencontre en fait un résident qui est archi-fan de Miranda, et ça tombe bien : il souhaite clairement quitter le Minnesota pour bosser à Seattle auprès de Miranda si possible et Miranda avait bien besoin de le rencontrer pour se remonter le moral.

Comme Meredith est bien incapable, apparemment, d’assurer sa vie professionnelle dans deux états différents, elle se rattrape en le présentant à une Miranda dépitée. Cette dernière passe en effet son épisode à essayer de recruter de futurs médecins, et elle se rend compte qu’elle n’est plus du tout dans le coup : ne donnant ni pizzas, ni objets high-tech à ses futurs médecins, plus personne ne semble prêter attention au Grey-Sloan Memorial Hospital. Eh, on en est au point où même la fameuse méthode Weber qui a révolutionné la vie de Levi et de ses compères n’impressionnent personne. C’est la crise du recrutement, quoi.

Franchement, j’ai trouvé cette intrigue assez déroutante après tant de saisons sans jamais voir les médecins de l’hôpital se rendre à ce genre de convention pour recruter de futurs étudiants… et je regrette de n’avoir jamais vu ça avant, parce que ça apportait un peu de fraîcheur à l’épisode, et aussi de l’humour, notamment avec la nouvelle dont je ne connais toujours pas le nom et qui m’a fait mourir de rire à retirer les stylos devant Bailey. Il en faut peu, je sais.

Pendant ce temps, Amelia reste au laboratoire avec Kai, histoire de nous fournir encore plus de scènes. Kai apprend à mieux connaître Amelia, et j’avoue que c’est intéressant même pour nous parce qu’on y découvre une facette d’Amelia qu’on connaît un peu moins, celle qui en a marre d’être dans l’ombre de son frère. De là à dire que Kai est sa personne préférée juste parce qu’il n’est pas question de la réputation de Derek ? Mouais.

Bon, au moins, c’était sympathique de suivre ces scènes qui changeaient un peu de nos habitudes, avec Kai qui ne supporte pas d’être en échec et qui expulse sa frustration en criant dans une pièce vide et en marchant avec Amelia. Cela donnait quelques étranges bouffées d’oxygène à l’épisode. Le côté recherche avec l’aiguille à mettre au congélateur ? C’est une idée sympathique pour l’épisode également, et évidemment, ça marche à merveille pour guérir Parkinson.

La fin d’épisode voit tout de même Amelia rentrer à Seattle, mais elle n’est pas insensible au charme de Kai qui lit en elle comme dans un lit ouvert. Kai ? La manière de se retourner sur les fesses d’Amelia en fin d’épisode en dit long sur ses intentions la concernant, hein. La suite au prochain épisode, du coup.

 

Station 19 – S05E07


Épisode 7 – A House is not a Home – 14/20
J’ai eu du mal à reprendre la série après sa pause qui me paraît plus longue qu’elle ne l’a vraiment été… Je ne sais pas pourquoi, me remettre dans chaque intrigue m’a pris plus de temps, mais j’ai l’impression aussi que c’était volontaire de la part des scénaristes. Dans l’ensemble, l’épisode a un rythme quelque peu différent et traite beaucoup d’intrigues en parallèles. Ce n’est pas pour le meilleur, malheureusement.

Spoilers

La mort de Dean continue d’affecter les pompiers de la série, mais la vie continue quand même.


How dare you ?

Ben oui, pourquoi attendre plus longtemps ? Pour m’éviter de tomber dans une panne de série, j’ai préféré voir cet épisode hier soir – ou cette nuit, au choix – plutôt que de rédiger mes critiques d’épisodes de séries procédurales. Pardon pour les lecteurs de celles-ci… J’étais quand même impatient de retrouver ces personnages.

L’épisode propose un début très étrange, avec directement un incendie qui voit intervenir tous nos pompiers, mais pas Jack, mais pas Theo, mais pas Vic. Bon, Vic, c’est bien logique après ces déboires, mais la manière de filmer tout ça en étant avec une caméra décalée et un montage musical sympathique était perturbant.

J’imagine que le but est juste de nous rappeler la mort de Dean de manière originale ? Cela fonctionnait à vrai dire, et c’est toujours bien de voir le reste de la caserne reprendre son boulot comme ils peuvent. Ils en arrivent même à avoir des conversations sur les courbatures comme avant, malgré ce chef chelou. Après, vraiment, la vie continue, surtout quand Carina organise une sorpresa pour Maya.

Pétales de rose, chaleur, vin rouge et rideau rouge : Carina donne tout ce qu’elle a pour que Maya passe une bonne soirée avec elle. C’était parfaitement inattendu comme scène, je dois dire, surtout que le but de toute cette romance est juste… de choisir un donneur de sperme. Ah ben super.

Si ça commence en sexe à gogo et que ça reste très dénudé tout l’épisode, il y a tout de même des conversations très importantes qui ont lieu l’air de rien au cours des quelques scènes qu’elles partagent : il y est question d’éducation, mais aussi et surtout de conception, avec un bébé qui serait entièrement du donneur et de Carina, pas du tout de Maya. Drôle de choix quand elles avaient moyen de partager, mais… OK ? C’est plus simple, et c’est ce que Carina voulait, clairement.

À la caserne 23, Duval est toujours aussi chiante à se laisser martyriser par le reste de la caserne. Andy et Théo font ce qu’ils peuvent pour elle, mais elle est persuadée qu’elle tient là la meilleure façon de s’intégrer. Alors oui, mais non. Andy a du mal à se faire accepter comme capitaine en plus et, pour ne rien arranger à cette intrigue qui n’arrivait pas à me passionner, on lui colle Robert dans les pattes grâce à un de ses lieutenants. Bordel, il faut que les scénaristes lâchent l’affaire à un moment, cette relation est tellement insupportable depuis deux saisons.

Et le pire, c’est clairement Sullivan. Alors que j’ai cru que j’allais pouvoir l’aimer quand il se retrouve à parler à Théo de Vic, c’est finalement tout l’inverse : comme toujours, il trouve un moyen de ramener la conversation à sa petite personne et sa petite personne a beau faire deux mètres, elle est vraiment minuscule quand il s’agit d’avoir un égo de taille raisonnable.

Heureusement, ils sont interrompus par un incendie qu’ils gèrent avec difficulté. En effet, Andy donne de bons ordres, mais comme toujours, il y a Maddox, son collègue trop débile qui fait le contraire de ce qu’elle ordonne – et qui entraine la bleue, en plus. Enfin, Duval est rapidement lâchée par Maddox, ça va de soi. Là encore, c’est Théo qui est le meilleur personnage de cette intrigue : il fait comprendre à Andy que c’est à elle de prendre les choses en main et de se faire respecter.

Et il le fait en s’entendant avec Robert ? Oh bordel, ça, c’était relou à voir. Je n’ai pas envie que le personnage de Théo soit coincé dans des scènes avec Robert, parce que malheureusement, celui qui a une influence sur l’autre pour l’instant, c’est Robert sur Theo. Il est plutôt cool de voir Andy s’imposer en fin d’épisode et réussir à remettre davantage d’ordre dans la caserne 23… Par contre, vraiment, je n’ai pas compris le délire de terminer l’épisode sur elle parce qu’elle avait l’intrigue la moins prenante de l’épisode : elle avoue à Robert qu’elle l’a trompé (en quelque sorte) en couchant avec son nouveau chef à lui. Je n’en ai rien à carrer…

En parlant de carrés et de carreaux (c’est vraiment ma transition, ça ?), très clairement, Vic tourne en rond (en plus, je passe des carrés aux ronds pour en revenir aux carreaux après ?) dans la maison avec ses problèmes cardiaques. J’ai de la peine pour elle, mais c’est encore pire que Travis s’inquiète pour elle en faisant semblant de s’inquiéter surtout pour Jack. Les deux sont clairement en dépression, et ça ne va pas s’arranger pour Jack quand il découvre que, finalement, la maison de Dean ne va pas rester inoccupée jusqu’à la majorité de Pru comme il l’espérait en s’y installant.

Eh oui, les grands-parents sont toujours à l’affût pour faire chier nos personnages : ils conseillent à Jack de déguerpir bien vite, car ils revendent la maison. Pru ? Ils se la partageront avec les autres grands-parents : la gamine restera vivre chez eux mais passera l’été avec ses autres grands-parents sur un yacht en Italie. Autant dire que Miranda et Ben ne sont pas ravis par la configuration qui se met en place.

Sérieusement, tout ça est étonnant : Dean a mis en place toutes les protections juridiques pour s’assurer que Miranda et Ben puissent l’adopter et l’éduquer à sa mort. Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça marche, et les grands-parents ont de bons arguments pour un procès. C’est tellement terrifiant pour Miranda qu’elle préfère encore abandonner tout de suite le combat pour éviter de faire plus de mal que nécessaire à Pru.

En fait, Miranda accepte vachement bien tous les coups bas des grands-parents : elle réagit de manière froide face à tout ça. Si Ben est incapable d’être rationnel, elle fait bien l’équilibre en lui rappelant les faits, à savoir que déchirer une famille pour garder une enfant qui n’est pas à eux, c’est quand même un problème. Cela ne l’empêche pas de changer d’avis quand Ben lui fait un discours passionné. J’ai bien cru qu’il allait nous détruire une assiette, mais même pas.

Ben et Miranda se rendent donc voir les parents de Dean, en train de vider la maison de leur fils, pour tenter de parler entre adultes raisonnables. Le problème, c’est que ce n’est pas évident d’être raisonnable dans ces conditions : je veux dire, Dean est mort, la petite-fille est sur le point d’être arrachée à ses grands-parents, évidemment que c’est l’enfer. Et puis, les parents, surtout la mère, n’approuvaient pas du tout les choix de Dean – que ce soit en matière de carrière ou de vie personnelle.

Malgré tout, la mère de Dean me fait sacrément de la peine, franchement, surtout qu’elle n’a pas entièrement tort quand elle a peur que sa petite-fille perde un autre père.

La scène est difficile à encaisser, surtout qu’elle remet en question les choix de vie de Ben et Miranda et, sincèrement, qui est-elle pour faire ça ? Tout le monde parle aussi calmement que possible étant donné la circonstance, mais le désaccord est trop important pour être réglé à l’amiable là. On peut heureusement compter sur Pru pour les aider à choisir en fin d’épisode : elle n’arrive pas à dormir et demande à ses grands-parents de parler à Miranda. La scène est très mignonne au moins.

Quand on en revient à Jack, c’est pour mieux le voir débarquer chez Vic et Travis finalement. Et il débarque à temps pour venir en aide à Vic qui est en train de réparer un petit problème dans la salle de bain. Malheureusement, elle comprend aussi qu’elle a besoin d’évacuer la colère de son deuil – avec une manière de le faire qui est très sérialisée et très hollywoodienne. Il faut comprendre par cette tournure de phrase qu’elle décide donc de détruire la salle de bain suite à un micro-accident et, le tout, sans faire attention à son bracelet indiquant un rythme cardiaque trop élevé.

Et Jack la regarde faire, sérieusement. Bref, ils détruisent toute la salle de bain, sérieusement, commençant par juste quelques carreaux, buvant énormément d’alcool et faisant enfin face au deuil de Dean. BORDEL. Il était temps de voir Jack péter un câble, je crois. Je veux dire, Vic, on a eu l’épisode précédent pour la voir faire face à la perte de Miller, mais Jack n’avait encore rien fait.

La décision irrationnelle de l’épisode n’est pas de laisser Vic détruire les carreaux de la salle de bain ou de boire avec elle, c’est de rattraper le maillet quand tout est terminé pour détruire le mur encore un peu plus par lui-même. Je ne préfère pas savoir combien tout ça coûtera, mais ça semble fun à faire. Bon, par contre, le deuil est vraiment difficile à vivre pour Miller qui pète un câble et a droit à un câlin de Vic.

Avec cette série, avec ces personnages qui viennent de dire que le sexe est le premier instinct pour oublier certaines douleurs, il est prévisible de voir ces personnages s’embrasser. Ils ne dérapent heureusement pas beaucoup plus que ça, mais une grosse partie du mal est fait. La petite partie qui reste, c’est quand Jack rentre chez Dean et se rend compte que toutes les affaires de Dean sont emballées. Si vite que ça, vraiment ? La scène était super triste et touchante…

De son côté, Travis n’a pas que Jack et Vic-la-destructrice-de-salle-de-bain à s’occuper : il a aussi sa mère. J’aime beaucoup l’actrice choisie, elle me fait bien rire. Pour cet épisode, elle a décidé de quitter la maison, tout simplement… et ça se fait avec des conversations importantes pour Travis qui peut reprocher à sa mère d’avoir suivi son père dans des moments où elle n’aurait pas dû, notamment lorsqu’elle a fait le choix de ne pas venir à son mariage. Le pauvre, clairement. La fin d’épisode est touchante pour cette intrigue aussi, avec la mère de Travis qui quitte sa maison (putain, elle aussi, tous les cartons en une journée à deux en prenant le temps de faire à bouffer à son fils ????) après un dernier câlin à son mari. Triste comme tout. Il faut en passer par des moments douloureux pour avancer.

 

Manifest – S03E04

Épisode 4 – Tailspin – 14/20
J’aime bien que l’épisode apporte des morceaux de réponses vraiment intéressants et permettent de mettre à jour certaines de mes théories, mais il faut bien reconnaître que la série en elle-même a perdu beaucoup de son charme avec le temps. Je crois que mon problème vient du fait que je n’aime plus tellement les personnages mis en scène, ni les arcs scénaristiques qu’ils suivent. Le mystère est la seule chose qui maintienne mon intérêt, donc. C’est déjà ça.

Spoilers

Avec sa main droite, Ben a très très envie de toucher la queue… de l’avion.

 

Yes, just a lot to process.

Il faut bien avancer dans cette série à un moment ou un autre, et c’est donc parti en espérant récupérer un ou deux derniers points de Bingo Séries tant qu’on y est. Est-ce que j’ai revu le début de l’épisode 3 en pensant quand j’en étais là ? Bien sûr. Je me suis vite rendu compte du bug, c’est déjà ça. Et je me marre bien avec début d’épisode : il se déroule deux mois plus tard, et ça m’aide bien. Je me dis au moins que les personnages seront aussi paumés que moi.

Ben se réveille après un énième cauchemar, pour voir que sa main brille toujours autant. C’est à croire qu’il s’en est servi pour faire des choses pas catholiques dans son lit pendant que sa femme était toujours exilée chez son frère, là. Bon, en tout cas, Ben fait tout ce qu’il sait faire du coup : il appelle Saanvi pour avoir une consultation.

Finalement, c’est auprès de Vance et de la NSA qu’il l’obtient : il souhaite revoir l’épave de l’avion. L’épave, elle, est dans un bunker nommé Eureka. Des tas de scientifiques, dont le Dr Gupta, effectuent tout un tas de recherches sur l’épave. Cela n’aide pas trop Ben à avoir confiance dans le gouvernement, parce qu’il trouve que l’envergure du projet le dépasse. Et il n’a pas confiance dans le gouvernement, contrairement à Vance. Oui, on a droit à des retrouvailles entre Ben et Vance, et ça ne se passe pas bien.

En tout cas, tout ça leur permet d’apprendre qu’une queue d’avion a disparu la nuit où Zeke avait survécu – et ça perturbe Saanvi, parce que c’est la nuit où elle a tué la Major. On ne s’en débarrassera jamais de celle-ci. Dans le même genre, on ne se débarrassera jamais de Troy. Encore en vie, l’ex stalker de Saanvi se retrouve donc à bosser sur le projet Eureka et l’avion 828, avec aussi cette queue d’avion qui a disparu dans un flash lumineux et que Ben veut absolument toucher.

Il y a toute une montée du suspense autour du moment où il le fera, évidemment… mais finalement, ça s’arrête là : il ne se passe rien du tout quand il touche la queue de l’avion devant un Vance surpris de le voir si convaincu qu’il se passerait quelque chose. Sa main ne brille même pas, M.D.R. Cependant, elle brille quand il passe devant une porte, où personne ne le mène.

Il est aussitôt certain qu’on lui cache quelque chose. Ben oui, c’est le gouvernement ducon. Cela dit, c’est tellement bien caché que personne ne l’empêche de franchir la porte, hein. Il finit par être repéré par un garde, hein, même si Saanvi tente de lui gagner du temps. Comment ? On ne sait pas trop, elle retourne se confesser du meurtre de la Major auprès de Vance, assurant que la disparition de l’avion a eu lieu en même temps que la mort de la Major. Oups.

De toute manière, le temps qu’elle gagne ne sert à rien quand sur la queue de l’avion apparaît soudain l’empreinte de la main de Ben. Pas grave, Ben a trouvé ce qu’il ne devait pas voir : Kelly Taylor, une passagère de l’avion, est dans un cube, gelée. Le problème, c’est qu’alors qu’elle est morte d’une balle dans la tête, ses blessures montrent désormais qu’elle est morte dans l’avion. AH.

Ben est aussitôt convaincu qu’ils sont tous morts dans l’avion et que petit à petit, les corps (et l’avion) redeviennent ce qu’ils étaient au moment de mourir. C’est intéressant comme théorie, ma foi, et j’aime bien avoir un peu d’avancée de ce côté-là. J’ai encore tant à découvrir dans cette saison, je le sens. Hum. En attendant, Saanvi récupère son poste auprès de Vance et abandonne son labo. Putain, ils n’ont jamais su quoi faire de ce perso, c’est fou.

Après deux mois, Michaela en est apparemment toujours à apprendre à gérer sa nouvelle colocataire. C’est pourtant Zeke qui sait mieux la gérer, toujours grâce à ses sortes de pouvoir. Il est capable de sentir ce que Beverly ressent, et il a mis deux mois à s’en rendre compte alors que j’étais à peu près sûr que c’était là que j’en étais.

Au rang des intrigues dans lesquelles deux mois ne sont pas passés contrairement à ce qu’on nous dit, Jared continue de mener l’enquête sur la mort du Major pour le bénéfice de sa fille. C’est pire qu’un cold case à ce stade-là, mais bon, apparemment, ça commence à avancer au bout de deux mois. Au moins, ça nous ramène le personnage de l’ex-coéquipière de Michaela, et comme j’adore l’actrice, je trouve que c’est une excellente idée. Par contre, ça ne plaît pas à Vance qui fait surveiller Jared de voir que celui-ci s’approche petit à petit de la vérité.

Du côté des personnages que j’ai zappé, Pete est toujours en cellule et continue de voir la gamine de l’épisode précédent – Angelina. Il voit aussi de drôles de flashs… et bordel, j’ai tout oublié à nouveau de cette intrigue. Ce n’est pas grave, si ? Il ne lui reste plus qu’une semaine avant de mourir au petit Pete. En tout cas, Angelina est sûre que Pete a reçu un Appel quand elle était à le voir en prison, alors elle demande l’aide de Michaela et Zeke.

Ces deux-là veulent aussitôt venir en aide à Pete, allez savoir pourquoi. Enfin, remarque, on sait pourquoi : dès qu’il y a un Appel, Michaela est au taquet. Pas de raison que ça change. Pete leur décrit donc son cauchemar, qui est bien sûr lié à Jace, son frère, et à un compteur énorme étrange. La partie enquête autour des Appels me plaisait avant. C’est devenu moins fun cette saison, surtout avec Zeke qui se découvre vraiment un nouveau pouvoir en se connectant à présent aux émotions de Pete.

En parallèle, on suit les méchants pour voir qu’ils ont les mêmes visions que Pete. Cet autre groupe de gens revenus pose bien des problèmes, et pas qu’à Vance. Michaela fait donc ce qu’elle peut pour mener l’enquête et les retrouver à temps avant la fin du compteur qu’ils voient, et c’est efficace : elle tombe sur l’un des deux méchants et découvre ainsi que leur ancien coach était un dealer de drogue et tout. Allez, bon, OK, Appel réussi.

Et en ce qui concerne les intrigues parfaitement inutiles, Olive décide de rater son bal de promo, allez savoir pourquoi. Elle ne voit apparemment plus ses amis, mais ma vraie question est de savoir de quels amis il s’agit. TJ est apparemment de l’autre côté du monde et Olive se retrouve donc coincée à faire des recherches avec Angelina… avant de l’emmener à son bal de promo, tout ça pour qu’Angelina n’y entre pas. Et, en plus, la robe d’Olive ? Immonde, tout simplement.