The Falcon and the Winter Soldier – S01E06

Épisode 6 – One World, One People – 17/20
Beaucoup d’action dans cet épisode, mais aussi une conclusion plutôt naturelle aux intrigues ouvertes tout au long des six épisodes, avec des prolongements possibles pour le reste du MCU. Toutefois, la lisibilité des scènes d’action n’est pas toujours la meilleure, me laissant l’impression que ça aurait pu être mieux géré par moment. Autrement dit, j’ai aimé cette série, qui est excellente. Force est de constater qu’elle est une série d’action avec un très bon message… servant un peu trop de transition peut-être ? Je ne sais pas, cet épisode final m’a un peu déçu dans mes attentes, tout en étant très bon quand même. 

Spoilers

Sam et Bucky empêchent Karli et ses hommes de main de mener à bien leur attentat.

I don’t fly man, that’s your thing.

C’est déjà la fin de saison (et de série), ce qui nous promet un épisode mouvementé. Difficile de résister à l’envie de voir cet épisode, donc, et je n’ai pas résisté longtemps malgré le travail qu’il me reste à faire. Je suis en vacances après tout.

L’épisode prend un peu son temps à commencer, histoire de nous remettre toute la série en place, avec les personnages qui se pointent tous un à un vers l’immeuble où va se diriger l’attentat de Karli et son groupe. Oui, tous les personnages : Bucky y est rejoint par un vieillard qui s’avère en fait porter un masque numérique et être Sharon. Sacrée technologie, on ne l’avait plus revue depuis Agents of S.H.I.E.L.D, il me semble ? Content de voir une nouvelle référence à la série, même si elle est oubliée par Marvel depuis deux ans, avant même sa fin.

Bref, Sharon retire alors son masque en public, en assurant que personne ne la recherche là, mais ça n’a aucun sens. Ce n’est pas bien logique d’avoir gardé ce masque avant de venir sur la scène, en tout cas, parce que le retirer, c’est clairement visible ?

Bon, l’attentat commence très vite une fois qu’elle est là, et je ne lui fais pas confiance pour aider nos héros parce qu’elle a un rôle trop peu clair sur tout ça. L’attentat ? C’est soft au départ, avec juste des fumigènes balancés dans la salle où devait avoir lieu le vote. Captain America débarque alors en volant, parce que ça y est, Sam a bien enfilé le costume !

Il s’agit clairement de ce qui était dans la valise, donc, et je suis déçu. On ne le voit pas le découvrir ou l’enfiler, on le voit juste avec le costume sur le dos, costume qui a désormais les ailes de Falcon associé à lui, malgré le bouclier. C’est un super-héros après tout ! Et comme il n’a pas le super-sérum, il lui faut bien des avantages pour se battre contre les super méchants.

Je reste déçu de la manière dont est introduit ce costume, parce que c’est censé être le grand moment de révélation, et ça se fait dans le feu de l’action. Nous n’avons pas vraiment le temps de le voir, et tout est en lumière rouge quand il se bat. C’est dommage. Il débarque en tout cas au dernier étage pour mettre à terre quelques méchants et permettre l’évacuation des personnes censées voter…

Malheureusement, ces derniers finissent tout de même otage de Karli, qui part en cacahuète ensuite à annoncer à ses collègues terroristes que même si l’idée est de négocier grâce aux otages, elle est prête à les tuer si cela s’avérait nécessaire. Humph. Avant ça, elle contacte Bucky pour tenter de le rallier à sa cause, parce que j’imagine que ça vaut le coup d’essayer ?

J’ai eu du mal avec ce début d’épisode : autant l’épisode précédent semblait tout mettre en place, autant là, on se retrouve balancé avec des personnages qui ont des intentions claires qui n’ont jamais trop été données avant. Quel est le but exact de Bucky, à part monter sur une moto pour le sex-appeal et les cascades qui ont la classe ?

Bon, allez, il se débrouille pour aller sauver des otages coincés dans un camion, alors que les flammes risquent de tout faire exploser. Cela lui permet d’être vu en héros et d’avoir quelques remerciements bienvenus, ça le change. Sam aussi a droit à quelques applaudissements après avoir mis à terre un hélicoptère en sauvant les vies qui devaient l’être. Il ne s’arrête pas pour les entendre pour autant, retournant à l’assaut d’un deuxième hélicoptère dans lequel il repère une femme capable de le piloter.

Il parvient à la contacter et réussir à mener une excellente opération lors de laquelle il fait tomber le pilote de l’engin en s’assurant que la femme puisse sauver tous les autres otages. C’était franchement la classe comme scène : il n’y a pas grand-chose à commenter, si ce n’est que les effets spéciaux sont toujours à la hauteur.

C’est le cas dans tout l’épisode, avec des chorégraphies de combat bien réussies pour Bucky, de la ruse pour Sharon qui met KO un type avec un gadget ou des situations tendues lorsqu’un camion d’otages manque de s’écraser de peu au sol en tombant de très haut… Il est toutefois retenu de justesse par John Walker, également sur les lieux de la baston.

Lui, il vient en faux Captain America pour stopper Karli et venger Lemar. La terroriste a la bonne idée de lui balancer que la vie de Lemar ne valait rien du tout à ses yeux, en plus, c’est quelque chose tout de même. Le combat entre eux est sympathique, mais vite abrégé, et pour cause : l’équipement de Walker ne tient pas la route.

On est loin du vrai bouclier de Captain America, qui est vite déformé par un simple coup de pied de Karli. Il me ferait presque pitié cette semaine John : il ne parvient pas du tout à faire le poids face à Karli, et même quand il pense pouvoir faire une différence en sauvant les otages, la terroriste et ses hommes de main lui tombent dessus. Il ne parvient pas à sauver les otages, mais heureusement Sam arrive…

Il peut donc sauver le camion d’une chute mortelle pour ses otages et être reconnu comme le nouveau Captain America qu’il est censé être. C’est jouissif à voir, surtout qu’il s’en tire très bien et met à terre les terroristes ensuite en un coup de bouclier. Malheureusement, il ne parvient pas à les arrêter à cause de nouveaux fumigènes qui permettent à Karli de s’enfuir.

Celle-ci peut ainsi se retrouver nez à nez avec Sharon, dont le rôle de grande méchante s’éclaircit enfin : sans trop de surprise, elle est le fameux Power Broker qui fait trembler tout le monde depuis le début, y compris Karli. Cette dernière découvre que Batroc – le plus canadien des français – avait été embauché pour l’espionner, et ça ne lui plaît pas tellement.

Elle profite cependant d’un désaccord entre Sharon et Batroc pour s’en tirer mieux que prévu : Batroc est tué par Sharon d’un coup de feu, Sharon se fait tirer dessus par Karli et tout le tumulte que ça provoque attire Sam sur les lieux. Lui, il ne voit pas Sharon comme le Power Broker qu’elle est, malheureusement, et c’est bien dommage.

Karli a beau lui demander de rester en-dehors de ça, ce n’est pas ce qu’il fait, forçant la rousse à s’en prendre à lui, dans une scène très touchante où elle s’énerve de remarquer que Sam refuse de s’attaquer à elle. Il accuse les coups, ne fait rien d’autre que de la légitime défense très sobre et il est ainsi un très bon Captain America se battant pour la paix. Malheureusement, ça n’arrange pas les affaires de Sharon de voir que Karli risque de s’en tirer, alors elle n’hésite pas à lui tirer dessus deux fois, en traitresse, sans que Karli ne puisse voir venir le coup.

J’ai de la peine pour elle qui est laissée pour morte, mais qui est bizarrement celle que Sam privilégie : il l’emmène en volant auprès des secours, laissant Sharon derrière lui alors qu’elle est également blessée par balle ? Bizarre. Il est toutefois beaucoup plus symbolique de voir ce nouveau Captain America atterrir avec Karli dans les bras devant un parterre de journalistes et d’ex-otages tout juste sauvés. Ces derniers ne perdent pas le Nord de leur agenda politique et affirment toutefois à Sam qu’ils voteront tout de même.

En parallèle de tout ça, j’oublie tout de même de souligner que si Sam s’occupe de Karli, Bucky et Walker font alliance pour arrêter rapidement les autres terroristes, grâce à leur application, tout simplement. Pas futés ces terroristes… sauf que Sam insiste bien pour souligner qu’ils ne sont pas des terroristes : ils sont des victimes du pouvoir en place. Il se lance alors dans une belle leçon de morale auprès de tous les politiques, y compris un Sénateur qui continue de lui dire qu’il ne comprend pas la situation.

Tout ça se fait évidemment devant des caméras qui diffusent en direct au reste du pays le discours de ce nouveau Captain America sur les riches prenant des décisions entre riches, sans prendre en compte les personnes que ces décisions affecteront en premier lieu. C’est frustrant comme situation, et je me demande vraiment quelle décision sera prise ensuite…

En attendant, Captain America peut papoter un peu avec Bucky, puis avec Sharon qui s’en tire très bien dans cette saison. Il est ensuite appelé à la rescousse pour aller récupérer un homme qu’il a fait tomber dans l’eau et qui est encore en vie, mais a besoin d’être secouru. Malheureusement, ce faisant, il ne peut sauver les autres hommes de main de Karli, victimes d’un attentat, un vrai cette fois, puisque le camion dans lequel ils sont faits prisonniers explose.

Cela arrange bien les affaires de Valentina, dont on ne sait toujours pas bien quel rôle elle jouera à plus grande échelle dans cet univers. En attendant, elle paie un nouveau costume à Walker : celui de Captain America, mais en noir. Il peut ainsi rester en service en tant qu’U.S Agent. Allez, hop, un super-héros de plus à suivre par la suite. Cela va commencer à devenir aussi compliqué que les comics, là.

En attendant, il faut conclure les intrigues ouvertes : Bucky peut donc retourner auprès du vieil homme avec qui il était très ami dans le premier épisode, histoire de lui annoncer qu’il est le meurtrier de son fils. C’est une bonne chose, et ça lui permet d’arriver au bout de son carnet. Il fait ainsi un petit cadeau à sa psy et termine bien son intrigue en s’effaçant à nouveau dans la rue.

Sam, lui, choisit de retourner voir Isaiah qui le félicite de sa sdécision et l’appelle Captain American. C’était chouette comme tout, mais il fallait que ça finisse différemment : il est donc très chouette de voir de Sam l’emmener au musée Captain America pour lui montrer qu’il a fait en sorte qu’une salle lui soit consacrée. Oui, il y a une salle Isaiah Bradley, afin que l’Histoire se souvienne de lui et ce qu’il a vécu ; de ce qu’il a fait pour son pays.

Le message de la série est là, il était important de finir là-dessus… mais j’ai eu un goût de trop peu quand même, me donnant un sentiment de « tout ça pour ça », parce qu’au fond, tout ça n’a servi qu’à faire la transition de Falcon à Captain America, et j’ai peur que ce soit une manière de se dédouaner par la suite en oubliant ce message. Je ne sais pas, je ne suis pas directement concerné par les problèmes évoqués, peut-être que c’est pour ça que l’impact est amoindri sur moi. Je ne peux pas dire qu’il n’y en a pas eu en plus, parce que j’ai trouvé que c’était très beau comme scène, ce moment dans le musée entre Isaiah et son petit-fils.

C’était une fin toute en émotion, donc, et on termine par un super barbecue dans la ville d’origine de Sam, avec un Bucky qui se comporte envers lui comme le buddy qu’on voulait qu’il soit. Simple et efficace comme fin, avec un petit flou sur ces personnages. Bien sûr, cela laissait d’autres personnages dans le flou : le vote est reporté, mais on ne sait pas encore ce qui sera fait… Quant à Sharon, on découvre que Sam a tenu sa promesse.

Elle est rétablie comme agent Carter par le gouvernement américain qui l’honore et lui rend son titre et sa position hiérarchique… sauf qu’elle est désormais une grande méchante en tant que Power Broker. Arf. J’ai quand même l’impression qu’on nous a vendu une série qui se centrerait aussi sur elle, alors que pas du tout. Il lui faudra son propre chapitre, plus tard… au contraire de Zemo, qui termine dans une prison luxueuse (The Raft !) et qu’on ne reverra peut-être pas de sitôt ?

EN BREF – La fin est moins surprenante que celle de Wandavision, et j’ai moins l’impression de voir un grand changement dans l’univers Marvel – pourtant, il y en a. Concrètement, la série permet de montrer au mieux quand Sam accepte de devenir Captain America, ce qui n’aurait pas pu être fait avec tant de travail dans un film. Là, les bavardages sur la question sont utiles et bien écrits, j’ai hâte de le voir dans les prochains films – et j’espère qu’il aura son propre film.

En ce qui concerne Bucky, nous ne sommes pas à fond dans le buddy movie que j’espérais, notamment dans ce dernier épisode où on ne le voit pas assez se battre aux côtés de Sam – ils sont toujours séparés. C’est un peu dommage, mais son évolution fonctionne et le mène au bout de sa rédemption. Il est donc prêt lui aussi pour d’autres films dans lesquels les scénaristes n’auront pas trop à s’embarrasser d’expliquer qu’il est bel et bien un gentil.

Parmi les autres pistes ouvertes par la série, Karli est laissée pour morte sans que son pouls ne soit pris et sans qu’elle ne soit enterrée : dans le l’univers Marvel, tout peut donc encore lui arriver. Sharon, elle, rejoint donc le S.H.I.E.L.D, je suppose, tout en étant le Power Broker. Sa scène finale ne peut être plus explicite : elle veut revendre sur le marché noir tout un tas de technologie US de pointe, elle sera donc une méchante de l’ombre pour une partie au moins de la phase 4. Enfin, John Walker est introduit comme l’US Agent, avec Valentina pour le chapeauter, ce qui nous laisse une part de mystère pour les films à venir. Ou les séries.

L’univers s’étend sans plus s’arrêter… mais la série donne tout de même un sentiment d’achèvement qui fonctionne bien. Well done. Vivement Loki dans deux mois, maintenant !

 

NCIS S18E12 (express)

Épisode 12 – Sangre – 12/20
Même si j’aime le personnage sur qui se centre cet épisode, ce n’est pas assez innovant du tout pour me convaincre comme épisode. En fait, ils auraient pu écrire la même chose en saison 12, 6 ou 1… Et bon, ça me blase un peu. 

Spoilers

L’enquête de la semaine va forcer Nick à se confronter à son passé.

C’est compliqué les séries procédurales quand même, faut toujours qu’on nous sorte des épisodes qu’on a vu quinze fois ! Cette semaine, la série se concentre donc sur le personnage de Nick, dont le père est mort depuis des années. Il n’en faut pas plus pour donner aux scénaristes l’idée de faire revivre son père comme un agent de liaison pour la CIA, histoire d’expliquer qu’il a été forcé de se faire passer pour mort afin de protéger sa famille. Ugh. Comme ce n’est toujours pas assez larmoyant dans les chaumières, on nous ajoute la bonne touche qu’il veillait sur sa famille depuis le début.

Sérieusement, ce genre d’intrigue est vue et revue, et quand ça mène à la traditionnelle scène où son père se sacrifie pour sauver Nick, mais en fait non, parce que SURPRISE, il avait un gilet par-balle depuis le début, j’ai vraiment levé les yeux au ciel comme jamais. En plus, même la trahison de la nana de la CIA se voyait venir à des kilomètres, peut-être pas comme ça, mais bon. La simple introduction de ce personnage quand elle laisse passer Nick à l’hôtel… c’est tellement grillé ! Et comment ne reconnait-elle pas le fils de celui qu’elle envoie en mission ? Ils ne sont pas censés avoir des dossiers sur tout le monde aux States ?

Bref, vous l’aurez compris, la performance d’acteur offerte par l’interprète de Nick sauve l’épisode, à grand renfort également de scènes avec Bishop pour atténuer une intrigue qui est par ailleurs particulièrement redondante et peu originale. Je ne peux même pas vraiment dire que c’est une évolution intéressante pour Nick, parce qu’on sait que ça n’aura que peu d’impact sur le long terme, avec un père qui redisparait en fin d’épisode et va nous le laisser frustré et énervé après lui. Comme avant cet épisode, donc.

Et j’aimerais bien pouvoir dire du bien d’une intrigue secondaire pour compenser, mais je n’accroche toujours pas à ce qu’ils font de Gibbs. La série est renouvelée pour une saison supplémentaire dans laquelle il sera toujours là (mais peut-être moins ?), alors je me dis que ça va être long. Je comprends pourquoi les scénaristes ne se séparent pas de ce personnage culte, mais j’espère qu’il finira comme Ducky, en visio de temps à autres, et laissera la série voler de ses propres ailes. 

Après, c’était une bonne idée de caster la femme de l’acteur dans la série, parce qu’on sent bien l’alchimie entre eux… Peut-être même un peu trop d’ailleurs, car c’est surprenant de voir l’attache immédiate entre Gibbs et cette journaliste. J’ai en tout cas envie qu’il prenne sa retraite pour de bon et laisse les agents se débrouiller, parce qu’ils s’en sortent plutôt bien seuls. Il va être temps de nous ramener un nouveau bleu pour la suite, non ? On adore les séries qui font du harcèlement au travail quelque chose de positif. Ah, non, en fait.

Bref, ce n’était pas glorieux cette semaine, j’ai eu l’impression de voir un épisode qui aurait pu être écrit il y a dix ans et qui ne parvenait pas du tout à me surprendre.

PS : non, ce titre n’a rien à voir avec l’épisode, les scénaristes ont juste mis un titre espagnol parce qu’on se concentrait sur la famille Torres et quoi les liens du sang, quoi. Non plus. C’est à la limite du racisme, même ; surtout que l’espagnol ne joue même pas un rôle-clé dans l’épisode. D’ailleurs, l’agent de la CIA ne les entend pas ? Le regard de Torres vers le couteau à la fin est si peu discret… Ca n’a aucun sens.


Riverdale – S04E19

Épisode 19 – Killing M.Honey – 18/20
Oui, oui, 18, j’y vais à fond, mais c’est parce que j’ai vraiment aimé cet épisode, en grande partie indépendant de toutes les intrigues en cours et justifiant tous les moments les plus nazes (ou presque) par une explication qui tient la route. C’est tellement inhabituel ! Comme trop souvent, la série me donne l’impression qu’elle va faire une super intrigue et tout, mais je suis sûr qu’en deux épisodes tout sera à nouveau ruiné. Ah, et pour une fin de saison improvisée car imposée plus tôt que prévu par le Covid, je trouve qu’ils s’en sortent vraiment bien !

Spoilers


Although one thing that would stop Mr. Honey is if we killed him.

Betty est de nouveau dans l’enquête des VHS et ça ne sert pas à grand-chose. Après le meurtre de Jason, c’est celui du premier épisode musical qui est recréé… et personne ne semble s’inquiéter des victimes, apparemment.

Betty étant sur tous les fronts dès le début de cet épisode, on apprend qu’Honey refuse d’imprimer le Yearbook de leur promo parce qu’elle a dépassé les délais… et ça l’énerve profondément. Elle débarque donc dans le foyer des lycéens pour raconter ce qui lui est arrivé à tout le monde, alors que Jug vient d’être accepté à la fac de l’Iowa qui est géniale en écriture. MAIS PUTAIN ? Il était accepté à Yale ? Alors certes quand il est mort, il a peut-être perdu sa place, mais il devrait pouvoir la récupérer facilement, non ?

Anyway. Les scénaristes se souviennent soudainement des différentes punitions données par Honey tout au long de la saison, mais uniquement la partie qui les arrange : tous les étudiants sont bannis de la cérémonie de remise de diplôme par le nouveau principal, et ça pose problème à nos personnages principaux.

Nous voilà donc avec Betty en roue libre qui envisage de tuer son principal et… ma foi, ça passe comme conversation de lycéens énervés, pour une fois. Elle envisage tout un scénario où les lycéens pourrait kidnapper M. Honey pour lui faire peur et le tuer. Ou au moins faire en sorte qu’il ne reste pas en ville. Allez, on se marre bien avec cette histoire qui n’a aucun sens, mais qui, comme elle n’est que le fruit de l’imagination des personnages, a beaucoup plus de sens que d’habitude.

Mieux vaut cette fiction débile que la réalité de toute manière, parce que dans la réalité, ils mettent de la colle sur sa chaise et son téléphone. Enfin, de la glue. Et de manière pas crédible du tout, Honey est évacué par les pompiers au milieu d’un lycée plein d’élèves en train de le filmer.

Le lendemain matin, Jug révèle qu’il a commencé à rédiger une nouvelle intitulée « Killing M. Honey » qui reprend grosso modo le fantasme de Betty de la veille. Et ça nous occupe pour une bonne moitié de l’épisode, mais honnêtement, ça m’a plu cette fausse intrigue où les lycéens torturent un Honey plus malin qu’eux, qui n’a aucun mal à les reconnaître… et finit par se faire tuer. Bien sûr, il y a de l’humour avec les étudiants qui annoncent les études qu’ils s’apprêtent à faire ou leur expérience à se débarrasser des corps.

C’est dingue, parce que c’est au niveau de tous les épisodes habituels avec les mêmes conneries… mais ça marche parce que cette fois c’est supposé être une fiction écrite par Jug pour entrer à la fac, alors c’est marrant de les voir enterrer ce M. Honey fictif. Cela part en vrille ensuite avec Reggie qui se met à boire et balance presque le décès d’Honey simplement porté disparu ! Aussitôt, les freins de la voiture de Reggie ne fonctionnent plus et il meure. Veronica et Cheryl ne s’en remettent pas, et elles découvrent le visage de psychopathes des autres… ce qui est franchement marrant.

En parallèle de tout ça, Honey continue de se faire des ennemis dans la réalité en annulant le bal de promo. Aha. Pour une fois qu’il a de l’autorité… il se la fait saper automatiquement par les parents de Riverdale qui n’apprécient pas qu’on touche à leur progéniture. Il est menacé par tous les parents qui sont toujours capables de lui pourrir la vie.

S’il est forcé d’annuler l’annulation de ce bal de promo, il trouve vite une nouvelle excuse pour annuler l’annulation de cette annulation : une vidéo qui montre le devant du lycée pendant quelques heures, puis l’intérieur de celui-ci. C’est un vrai danger pour toute la promo à ses yeux, alors voilà, il annule tout. Betty refuse de croire que la vidéo vienne bien du même dérangé que d’habitude, car la coïncidence est trop belle. Elle a raison : M. Honey est bien celui qui est derrière cette vidéo, et elle réussit assez vite à le prouver.

Aussitôt, Charles soutient Betty et Jug, permettant ainsi l’annulation de l’annulation de l’annulation de l’annulation du bal de promo et tout est bien qui finit bien. Ou pas ! M. Honey démissionne, ce qui paraît être une victoire pour les lycéens, jusqu’à ce qu’il révèle devenir le nouveau principal de Stonewall, où il sera trois fois mieux payé. Trois fois ? Faudrait voir à pas déconner, le système d’éducation aux USA paie mal aussi, franchement.

De toute manière, le vrai drame n’est pas là : la secrétaire du lycée, présente depuis le début de la série, débarque avec plus de répliques que jamais, assurant qu’Honey est le meilleur principal ever. Oui, il s’acharnait contre nos héros, mais personne n’est mort pendant qu’il était principal, il a aidé des étudiants à avoir des bourses et il a amélioré les résultats. Un vrai héros, quoi. Il rédige même une lettre à la gloire de Jug, histoire de convaincre l’Iowa de le prendre à l’université.

En fait, il est tellement glorifié que Jug réécrit toute son histoire, culpabilisant de l’avoir tué dans sa fiction. Honey peut donc finir en vie dans son histoire… et vraiment, j’ai cru qu’il allait mourir dans la série. C’est clairement un truc que cet épisode a loupé : la fin voit Betty et Jug recevoir une nouvelle VHS et se rendre dans la cabane où Hermione avait tué son amant. Une autre vie.

Là, ils trouvent une nouvelle vidéo où des gens masqués aux couleurs de chaque étudiant de Riverdale tuent un faux M.Honey. Cela aurait pu être le vrai pour être encore plus marquant, mais ça fait un bon épisode de fin de saison.

Compteur d’Archie à poil : à quoi bon ? Il a vraiment arrêté de se dénuder pile une fois que j’avais gagné. On va m’accuser d’avoir triché… quelqu’un veut-il bien jouer les arbitres et faire un recompte depuis le début ? Non ?

EN BREF – Je suis arrivé au bout de cette saison 4 ! Qu’en dire ? C’était moins pire que la 3, largement, et j’ai préféré la suivre, surtout qu’il y avait finalement un fil rouge convaincant à suivre avec tout le délire sur la mort de Jug. Je suis beaucoup trop sympa avec cette saison 4, parce qu’elle finit plutôt bien, mais la vérité, c’est que je ne sais même plus trop où elle a commencé et par quoi je suis passé pour en arriver là.

Il y a tellement de sous-intrigues et de scènes qui ne servent à rien ou sont mal exploitées ; tellement de moments où tout part en vrille ; tellement de choses à en redire… mais je reconnais que comme beaucoup, je suis fasciné et je continue de la suivre. Le masochisme est réel avec cette série. C’est marrant, je me marre vraiment beaucoup quand je ne suis pas trop blasé. Ca se bingewatche bien, ça se regarde aussi bien à la semaine… Je ne sais pas, va vraiment falloir qu’on en parle.

Mais avant ça, j’ai donc dix épisodes à regarder. Dix. J’hésite. Soit je repars sur du un par semaine pour le bien de ma santé mentale et pour finir mon rattrapage à peu près au moment où la deuxième partie de saison 5 reprendra ; soit je bingewatche ça à un moment.

On verra bien. En tout cas, pas mécontent d’avancer. Et d’avoir gagné mon pari sur le nombre d’Archie à poil !

Riverdale – S04E18

Épisode 18 – Lynchian – 10/20
Et merde, j’y croyais, on était sur une bonne lancée, mais voilà la série qui retombe dans tous ses pires démons. Le bon fil rouge étant évacué, il ne reste que des intrigues vraiment peu prenantes et qui finissent en queue de poisson dans cet épisode. Quant au nouvel arc entamé, je ne comprends pas bien l’évolution qui est suivie ici. Dire qu’il y a encore deux saisons au moins alors qu’ils n’ont plus rien à raconter déjà et qu’ils se recyclent sur plein de trucs !

Spoilers


Don’t say we didn’t warn you.

On repart sur les VHS et… Je suis mort de rire, tout simplement. Le fait que Jug regarde les vidéos données au shérif, ça n’a déjà pas beaucoup de sens, mais on se retrouve avec Charles, agent du FBI, qui demande l’aide de Jughead pour résoudre une enquête là, tout de même. Betty refuse d’y prendre part, ce qui n’a aucun sens pour elle et Jug… se retrouve à gérer des pistes tout seul, parce qu’il n’a pas envie d’en parler.

Mais. IL EST AU LYCEE BORDEL. Voilà, fallait que ça sorte, reprenons. Il interroge donc Ethel qui est évidemment sa piste… mais il ignore finalement cette piste. Seulement voilà, tout pointe vers elle, encore et encore.

Charlie décide donc de suivre cette piste, et ça ne plaît pas à Jug de voir qu’il a raté une partie de l’enquête, surtout qu’il est sûr de l’innocence de la rousse… Contrairement à Charles qui lui donne une VHS trouvée chez elle, bien sûr : la sextape de Jug et Betty, que l’on a vu Jug détruire dans un épisode précédent. Allez, on va dire qu’une copie est possible.

Ethel a une bonne excuse cela dit : elle aurait trouvé la cassette dans une « Velvet room » où se trouvent des vidéos interdites… y compris le meurtre de Jason Blossom.

Depuis l’épisode précédent, Reggie est de retour dans la tête des scénaristes, et l’acteur doit le regretter, parce qu’il se retrouve lié à l’intrigue des mecs qui se chatouillent. J’avais déjà oublié, et ce n’est pas un plaisir de retrouver cette activité extrascolaire de Kev et Fangs. Bien sûr, Reggie est super heureux de voir qu’il peut se faire de l’argent facile, alors il convainc ses amis de larguer le type qui leur a donné cette idée et de lancer leur propre branche de vidéos.

C’est une mauvaise idée, j’en suis sûr… mais Kevin écoute Reggie qui recrute toute l’équipe de foot du lycée (ah oui, c’est vrai qu’il y a eu ça aussi dans la série !), puis Toni et toutes les Vixen, qui sont celles qui chatouillent les mecs, évidemment. C’est un succès immédiat qui se retourne contre Kevin : il est menacé par Terry et ses hommes de main, qui s’amusent à menacer les mains de Kevin.

Reggie refuse de se laisser faire, jusqu’à ce que Terry prévienne M. Honey des occupations des lycéens avec les uniformes du lycée. Pour une fois, c’est cohérent ! Putain, y a du sens dans la série ! Le site qu’ils viennent de créer doit donc être supprimé et ça finit comme ça pour cette intrigue, semble-t-il. L’argent que ça représente ? Ils semblent s’en foutre, surtout que Fangs est admis dans une grande université. Euké.

De son côté, Veronica est étonnée de voir que son père est heureux de vivre à nouveau… mais elle le soupçonne d’être rapidement devant les menaces des Malloy, un groupe qui s’en prend au club privé qu’elle gère avec Cheryl. Ceux-ci menacent les filles avant de tout détruire du club pendant la nuit. Bien sûr, Hiram n’y est pour rien : il lui indique même que les Malloy sont de dangereux concurrents face à qui il a eu peur lui-même.

Veronica lui indique qu’il est trop faible pour l’aider à régler ce problème… mais Hiram essaie quand même de le faire par lui-même. Il est très menaçant, mais il montre un « signe de faiblesse » en ne tuant pas l’homme qu’il va menacer, ce qui est une erreur : Hiram se fait vite tabasser, et Cheryl refuse de rester une collègue de Veronica dans ces conditions. Tss. Cela force Veronica à redemander de l’argent à son père.

Elle est sûre qu’il est de nouveau quelqu’un de bien, donc ils peuvent affaire ensemble puisqu’elle a besoin d’argent pour faire face au départ de Cheryl. Le seul problème, c’est qu’Hiram est de nouveau un type louche qui va tuer d’autres types dans de sombres allées la nuit.

Sinon, Betty est toujours amoureuse d’Archie, au secours. Elle relit ainsi ses anciens journaux intimes, notamment celui où elle a rencontré Archie ; alors que lui, il fait de la guitare en se souvenant de son baiser avec Betty. Pff. Littéralement, pff. Les deux se retrouvent alors dans le bunker squatté par Jug lors de l’épisode précédent pour une petite intrigue sur un lit.

Malgré toutes les punitions en cours contre elle pour tricherie, Betty reste celle qui gère le Yearbook, et M. Honey est heureux de lui rappeler. Elle est moins heureuse de devoir refuser l’aide d’Archie pour le constituer… Ce qui ne l’empêche pas d’accepter un autre rencard dans le bunker le lendemain. Au secours. Au secours. AU SECOURS.

Heureusement, Cheryl parvient à rappeler à sa cousine qu’elle était amoureuse de l’idée d’un couple avec Archie, pas vraiment d’Archie. Cela calme les ardeurs de la blonde qui calme le rouquin malgré la petite centaine de bougies qu’il a allumées pour elle dans le bunker. Et la chanson ! Il lui a écrit une chanson bien sûr, puisqu’il est de retour dans son intrigue musicale. Cet énième rejet de Betty blesse grandement Archie : il décide donc d’annoncer à sa mère (eh, qui se souvient qu’elle est lesbienne désormais ?) qu’il est OK pour envisager de rejoindre la Marine. J’ai baillé, on ne va pas se mentir.

Sinon, l’épisode termine sur deux révélations : Honey est un client de la Velvet room, Cheryl reçoit à son tour une vidéo creepy où quelqu’un portant un masque est tué d’une balle dans la tête… comme Jason.

Compteur d’Archie à poil : Nope, plus rien.