Dollface – S01E01

Épisode 1 – Guy’s Girl – 19/20
Vraiment, parfois, je passe à côté de séries que je ne peux qu’adorer et je le sais… Mais cette fois-ci, je n’étais pas au courant du tout et je m’en veux d’avoir raté ça lors de la diffusion américaine. Cet épisode possède tout ce que j’adore, surtout du côté de l’humour absurde et des métaphores marrantes pour nous parler de ce que l’on connaît tous dans la vie. C’est excellent tout simplement.

Spoilers

Jules se fait larguer et tente de recontacter d’anciennes amies pour s’en remettre.

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I think what you do now is… Go back.

J’aime ce sentiment de suspense quand je commence une nouvelle série, et celle-ci commence plutôt bien avec un dîner romantique directement interrrompu par un petit ami qui balance à sa copine, Jules, qu’il ne l’aime plus. C’est la douche froide pour elle qui ne s’y attendait certainement pas, après cinq ans de relation. Elle, elle voulait juste manger les frites de son copain.

Celui-ci ne veut donc plus l’être et il explique qu’il n’est simplement plus amoureux. Il faut donc envisager la rupture, et ça fait mal à Jules, surnommée encore Dollface par son ex, surtout qu’elle doit lui rendre toutes ses affaires. Forcément. Après cinq ans, il n’y a plus grand-chose à elle dans sa vie. Elle peut toutefois récupérer le chat, qui s’appelle Turtle. C’est vrai que ça donne envie.

Jules peut donc prendre le bus pour retourner chez elle, mais c’est là que la série révèle tout son fun : le bus est conduit par une femme à la tête de chat. Et ce n’est que le début d’un épisode qui envoie ensuite énormément de vibes de Man Seeking Woman, mais avec une héroïne dans le rôle principal. Comment est-ce que je suis passé à côté de cette série ? Sérieusement ?

Elle est beaucoup trop bien ! Le bus est donc celui des fins de relation pour les femmes qui viennent de se faire larguer, et on enchaîne tous les clichés possibles en très peu de temps – avec des nanas qui pleurent en attendant de rejoindre leurs amies et d’autres qui essaient de se transformer en mec comme elles n’ont pas d’amies. C’est si drôle ! Le bus est plein de femmes en larmes et Jules veut rapidement en descendre, mais les options sont peu alléchantes. Le premier arrêt est celui de « rebound town ». Evidemment, un couple foireux se forme, et c’est bien drôle à voir.

En revanche, le deuxième est une gare beaucoup plus triste pour Jules : il s’agit d’un terminus dans lequel toutes les filles du bus peuvent retrouver leurs amies et partager leurs émotions. Pas de bol pour Jules, elle n’a plus d’amies : toutes les dates d’expiration de ses amitiés sont passées d’après la guichetière de la gare. C’est parfait comme trouvailles, parce que ça nous résume vraiment ce qu’est une rupture, surtout après cinq ans si on n’a pas pensé à garder du temps pour ses amis. Bon, super, la série fait passer un message dès son pilot comme ça.

Ce qui est bien, c’est qu’on compatit immédiatement pour Jules qui se retrouve dans une situation bien déprimante, mais qui prend le parti de ne pas déprimer, justement. Tout ça change de ce que je vois habituellement côté rupture dans les séries, et ça fait du bien. Et puis le point de vue de la série avec les métaphores, c’est assez rafraîchissant également.

En tout cas, Jules se retrouve à contacter son ancienne meilleure amie, Madison, pour tenter de reprendre le contact avec elle. Pas de bol, Madison, toujours célibataire, a vraiment une dent contre son ancienne amie qui n’a pas du tout pris de nouvelles d’elle pendant cinq ans. Elle lui mène ainsi la vie difficile, et il est également marrant de constater qu’elle a bien des facilités à parler aux inconnues dans la rue, contrairement à Jules.

Cette dernière est complètement rouillée et se fait donc dégager rapidement par Madison, qui a autre chose à faire. Déprimée, mais déterminée à ne pas le montrer, Jules contacte alors une autre amie de fac, Stella. Pas si évident, cela dit : Stella est occupée à faire une séance photo avec des hommes nus jouant les meubles autour d’elle, histoire de renverser l’objectivisation du corps par la société. Tzatziki ! C’est tout ce que j’ai à en dire, ça, et Lemon, l’amie photographe, qui me fait vraiment rire. Bref, Jules la recontacte non pas pour voir des hommes nus, mais pour avoir des conseils afin de reprendre contact avec Madison. C’est une idée comme une autre, même si c’est déroutant comme manière de procéder.

Cela fonctionne en tout cas, et moi ça me fait plaisir, car je sens que je vais adorer ce nouveau personnage pour l’actrice. Stella lui conseille donc d’amener Madison à une fête, tout simplement, pour reprendre le contact. Elle m’a fait mourir de rire, comme Shay Mitchell a toujours su le faire de toute manière. Elle est attirée par sa table basse en même temps !

Le conseil finit par faire son bout de chemin dans la tête de Jules qui comprend qu’elle a besoin de faire exploser sa zone de confort avec une petite bombe. Au travail, elle tente donc de s’intégrer à un groupe de collègues femmes absolument atroce si vous voulez mon opinion. C’était bien drôle à voir, parce qu’elles sont littéralement les bitchs du lycée, mais Jules a envie d’entrer dans leur « clique », au moins plus abordable que celle des militaires vues plus tôt dans l’épisode.

Les collègues, toutes nommées Alison, restent difficile d’accès pour Jules qui est obligé de courir après leur table s’éloignant chaque fois un peu plus. Cela demande des efforts d’être quelqu’un de sociable après tout. Quant à la série, elle se montre plutôt moderne avec une soirée de travail étonnante autour d’un objet pour le Mkundu. Cela veut dire anus, apparemment. Et ben super. Jules réussit donc à se faire inviter à cette soirée, à laquelle a clairement envie de se rendre pour les mauvaises raisons.  

Elle réussit également à faire en sorte que Madison et Stella puissent être invitées, et elle leur annonce en déterrant un vieux t-shirt qui est un achat en commun avec Madison. Madison lui dit toutefois avoir jeté le sien. GENRE. Stella, elle, est caractérisée de la meilleure des manières dans cet épisode : elle est fun, elle aime l’alcool et elle aime le sexe. Good for you. Je vais l’adorer, c’est évident. Et Madison est contente de voir Jules prête à faire un effort pour elle et se rendre à une fête.

La soirée pendant le week-end ? Non, franchement, ça ne fait pas rêver cette soirée avec comme cadeau des plugs annaux ! Madison est surprise de voir Jules faire tant d’effort, car elle sait qu’elle déteste les soirées. Stella décide toutefois de compter sur l’alcool pour dénouer les tensions. C’est donc l’heure du jeu « Here’s to » que je ne connaissais pas du tout et qui consiste à boire une gorgée en faisant un toast qui s’enchaîne avec le dernier mot du toast précédent. J’aime bien ce jeu, c’est beaucoup trop drôle, mais pas autant que l’hypocrisie énorme présentée juste après par les scénaristes.

Stella et Madison retrouvent donc les Alison en hurlant de joie ; et la série révèle juste après qu’elles viennent juste de se rencontrer évidemment. C’est bien trop drôle que les scénaristes se permettent ce genre de blague sur les amitiés qui se font (et se défont !) beaucoup trop vite parfois entre les filles en boîte de nuit, parce que c’est le reflet d’une réalité universelle, clairement. Madison cache toutefois des informations à Jules, en ne lui expliquant pas ce qui est arrivé à sa mère.

Qu’importe, il est l’heure de danser un coup et de prendre des selfies, avant d’envisager de changer de lieu pour finir la soirée. Avant ça, Stella se rend évidemment aux toilettes… et Jules ne comprend pas en quoi il est si important de l’accompagner, parce que Madison veut évidemment l’accompagner. Il y a des clichés qui sont parfaitement vrais dans cette série dis-donc ! Madison prend mal que Jules refuse de l’accompagner et part sans elle, la laissant avec une des Alison… révélant que son vrai prénom est Isadora.

Isadora raconte alors toute la vérité sur son changement de prénom uniquement dans le but de plaire aux deux Alison. Elle m’angoisse tellement, et elle angoisse aussi Jules. La pauvre Jules a alors du mal à atteindre les toilettes pour retrouver ses amis, et c’est une métaphore qui fonctionne vraiment bien pour nous montrer à quel point la vie peut parfois être difficile. Bref, j’imaginais un nouveau Younger, j’ai clairement un nouveau Man Seeking Woman, vous n’avez pas fini de m’entendre en parler !

En attendant, comme elle a été seule aux toilettes, Stella est donc enlevée dans un van pourri, et son téléphone est dans le sac de Jules. Jules, énervée à nouveau, décide de « ranger », et dans la rue, elle se retrouve à ramasser les ordures pour les mettre à la poubelle pendant que Madison tente de se renseigner sur la personne qui a pu emmener Stella. Jules étant dans les ordures, c’est sans surprise que Jeremy débarque et remarque que son ex est dans un sale état.

Il lui propose même de la ramener chez elle… au moment où Madison revient et prend très mal le fait de voir que Jules l’a appelé ; exactement comme elle le craignait. Jeremy se place aussitôt en victime face à l’agressivité pourtant bien placée de Madison. Jules trouve alors le courage de dire à son ex que « dollface » est un surnom stupide et qu’elle a fait de la merde à négliger ses amies. Yay, la série peut ainsi avancer puisqu’elle reconnaît tout ça devant Madison qui ne peut que lui pardonner. C’est une scène vraiment sympathique, et même si le but est de retrouver Stella, Jules prend encore le temps de demander à Madison, dans leur taxi, ce qu’il s’est passé avec sa mère. Cette dernière était malade, gravement, et Jules n’a pas pris la peine de décrocher son téléphone quand Madison l’a appelée. Oups.

Elles sont interrompues par un appel de Stella qui leur dit vaguement où elle est, avant de raccrocher, clairement bourrée. Jules est toute heureuse de savoir où elle est, mais elle est tout simplement dans un restaurant qui porte exactement le nom qu’elle a dit, franchement. Elle est donc un rencard avec un vieux étrange qui l’écoute déblatérer les idées d’une nana bourrée et sans job, tout simplement.

C’était marrant, mais on sent qu’on arrive à la fin de l’épisode, surtout que Madison propose à Stella de venir dormir chez elle, pour s’assurer qu’elle ne finisse pas trop mal. Jules ne rentre toutefois pas avec Stella et Madison, même si elle a tout fait dans la soirée pour passer du temps avec ses amies. Il faut dire que ce n’est pas évident pour Jules de retourner directement en arrière et à ce stade d’amitié.

Jules finit anisi l’épisode seule chez elle à jeter aux toilettes la brosse à dent de son ex (meilleur moyen de finir avec une canalisation bouchée), alors que Madison et Stella partagent un lit. Il est bien sûr révélé que Stella a encore son t-shirt, alors que Jules est plutôt heureuse de voir une photographie Instagram d’elle et de ses deux amies. I’m in.

Dollface (S01)

Synopsis : Une jeune femme, Jules, se fait plaquer et décide réintégrer son groupe d’amies, laissées derrière elle pendant sa relation.

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Pour commencer, cette série est la preuve flagrante qu’il y a trop de séries américaines aujourd’hui dans le monde. D’accord, je ne me savais pas encore fan de Kat Dennings à l’époque où elle est sortie, mais le fait que Shay Mitchell soit dedans et que le tout soit produit par Margot Robbie devrait déjà être des arguments suffisants pour m’intéresser et pour que je regarde.

Pourtant, j’ai eu l’impression de découvrir pour la toute première fois la série hier quand Disney + en a fait la promo. En effet, avec l’arrivée de Star sur la plateforme, tout un tas de séries débarquent en France et je dois bien avouer que c’est intéressant à surveiller, d’autant plus qu’ils proposent les séries au format hebdomadaire. C’est donc parfait pour moi, et je dois avouer que si je m’en étais rendu compte plus tôt, j’aurais peut-être regardé avant d’autres séries.

Mieux vaut tard que jamais, je vais donc suivre la diffusion Disney + pour cette série avec des actrices que j’aime et une histoire qui me fait rire d’avance. J’espère que ce sera une sorte de Younger bis, pour compenser la fin à venir de la série !

Note moyenne de la saison : 17/20

S01E01 – Guy’s Girl – 19/20
Vraiment, parfois, je passe à côté de séries que je ne peux qu’adorer et je le sais… Mais cette fois-ci, je n’étais pas au courant du tout et je m’en veux d’avoir raté ça lors de la diffusion américaine. Cet épisode possède tout ce que j’adore, surtout du côté de l’humour absurde et des métaphores marrantes pour nous parler de ce que l’on connaît tous dans la vie. C’est excellent tout simplement.
S01E02 – Homebody – 18/20
Ce deuxième épisode confirme largement l’essai et est franchement très agréable à regarder. Le rythme est soutenu tout du long et bien trop drôle, avec un nombre dingue de gags en une trentaine de minutes à peine. Cela risque fort de finir en série coup de cœur de l’année – et du Challenge Séries 2021.
S01E03 – Mystery Brunette – 16/20
Je suis frustré par cet épisode qui est plus court que les précédents et un peu moins percutant, alors que j’en attendais aussi bien que les précédents. C’est dommage d’ailleurs : j’ai des attentes super hautes avec la série désormais. En soi, l’épisode est très bon et m’a bien fait rire, mais je suis loin des fous rires des précédents. J’espère que ce passage à vide ne sera que ça et ne durera pas plus longtemps !
S01E04 – Fun Friends – 18/20
Je suis rassuré par cet épisode qui est vraiment beaucoup plus fun que la semaine dernière et qui parvient très bien à me faire rire à nouveau. Je pardonne à l’épisode 3 d’avoir moins réussi à me convaincre grâce à celui-ci qui est excellent, tout simplement, et varie la formule avec deux duos qui fonctionnent très bien. La série trouve son rythme.
S01E05 – Beauty Queen – 19/20
La série enchaîne les situations hilarantes et j’ai bien cru que je n’allais pas m’arrêter de rire du tout devant cet épisode. J’adore la fluidité de l’épisode qui n’a que deux intrigues différentes à explorer, mais le fait très bien dans les deux cas. C’est bien simple, l’épisode tire parti de tout ce qui a été mis en place avant lui pour être génial. Tout simplement.
S01E06 – History Buff – 16/20
Je n’étais peut-être pas assez d’humeur pour rire autant que je l’espérais, ou alors justement j’en attendais beaucoup trop après quelques mois sans regarder la série. J’ai passé un bon moment divertissant et la série me plaît toujours autant pour quelques gags hyper efficaces. J’aime aussi la réflexion qui se tisse à chaque épisode sur les relations amoureuses. C’est plaisant.
S01E07 – F*** Body – 15/20
J’ai moins ri que ce que je pensais devant cet épisode, et c’est dommage, c’était une bonne occasion de le faire en théorie. En tout cas, ça me fait plaisir de reprendre la série après quelques mois et je continue de penser qu’elle est très bien. M’enfin, c’est mon problème avec les comédies, une fois de temps à temps, ça me suffit bien apparemment. Reste à voir si je vais finir la saison ce week-end ou pas, donc.
S01E08 – Mama Bear – 14/20
Je ne sais pas exactement comment on en est arrivé là en tout juste 25 minutes, mais clairement nous sommes passés d’un épisode de comédie à un épisode au ton très différent de ce que j’en attendais. Et c’est tout ce dont je n’avais pas besoin ce soir où je voulais reprendre mon #WESéries par quelque chose de plus fun. C’est raté – même s’il y avait des moments funs.
S01E09 – Feminist – 16/20
C’est déjà un peu plus drôle, mais je suis partagé devant cet épisode : je trouve qu’il était super bien écrit pour faire avancer les personnages. Malheureusement, la fin contraste énormément avec tout ce qui est mis en place au cours de l’épisode et avec la nouvelle maturité offerte à la série. Heureusement, le décalage comique fonctionne toujours.
S01E10 – Bridesmaid – 17/20
La conclusion retrouve l’humour du début, mais pas forcément le brio des messages qu’elle faisait passer. La saison se termine de manière sympathique, seulement, ce n’est pas le coup de coeur que j’avais pour les premiers épisodes. J’ai passé un bon moment devant la deuxième moitié de saison, m’enfin, c’était mieux avant. J’espère que la saison 2 parviendra à rétablir l’équilibre qui me plaisait tant !

Walker – S01E09 (express)

Épisode 9 – Rule 17 – 10/20
Alors là, l’épisode est plutôt décevant à bien des égards, que ce soit concernant le fil rouge ou le développement de certains personnages. Pour une épisode censé être une pierre angulaire du récit, c’est tout de même bien gênant à voir et ça me paraît très mal écrit, parce que ça ne fonctionne pas comme la conclusion que ça se veut être.

Spoilers

Cordell ayant découvert que le meurtre d’Emily n’est pas encore résolu, il décide de tout faire pour boucler l’enquête au plus vite.

Je suis blasé à un point, vous ne vous rendez pas compte, je crois ! L’épisode en lui-même n’est probablement pas si mauvais, mais il fait partie de ces épisodes qui me rappellent pourquoi j’ai arrêté de regarder des séries procédurales, où la subtilité semble ne pas exister du tout. Honnêtement, cet épisode est une catastrophe industrielle, et ça se résume en un mot cette catastrophe : Geraldine.

Déjà, j’ai ri, parce que Geri s’appelle donc Geraldine. Ensuite, elle est de retour et bon dieu, que ce n’était pas brillant ! Elle revient donc dans la vie de Cordell par accident, puisqu’elle se rend à une partie de poker où est supposé se trouver le nouveau suspect du tueur d’Emily. C’est l’occasion pour Cordell de découvrir qu’elle est une « person of interest » (eh, c’est un point du Bingo Séries ça !) et d’aussitôt faire de la merde. Aucun ranger ne peut être aussi peu professionnel que lui, sérieux. Déjà, il enquête sur un meurtre qui le touche directement, ce qui est plus qu’inapproprié, mais en plus, il sort à toute allure du van où il est en planque pour aller parler à Geri, sur le parking du lieu où se retrouvent les gens qu’il surveille.

Cela n’a aucun sens et c’était beaucoup trop drôle. En plus, il affirme que Geri est son amie, mais il ne semble pas s’être rendu compte de sa disparition dans les derniers épisodes… Ce n’était que le début d’une longue suite d’incohérences où Geri se retrouve finalement à jouer les flics sous couverture pour Walker, alors qu’elle n’est pas flic. La voilà donc qui se retrouve à une partie de poker, où elle est plus ou moins accusée du meurtre d’Emily alors que le criminel refuse qu’elle vende son bar à Cordell.

C’est super louche et Geri est poussée dans ses retranchements, avec une espèce de crise d’angoisse censée attirer notre sympathie. Désolé, mais ça ne prend pas, elle est plus que louche dans l’affaire, à commencer par le flashback du début d’épisode où elle cache sa veste ensanglantée à Cordell le soir de la mort d’Emily. Je ne lui fais aucune confiance, elle cache forcément autre chose que le prêt auprès du criminel. Ce dernier est loin d’être stupide et comprend vite que Geri est en planque.

Il est donc arrêté en deux temps trois mouvements par Cordell et son boss, et tout est bien qui finit bien. LOL. Ce n’est qu’après arrestation que les rangers découvrent qu’il a un alibi solide pour le 8 avril, soir du meurtre, et qu’ils se sont trompés sur toute la ligne. Comme ils sont assez débiles pour avoir fait confiance à une femme qui était là pendant la partie de poker, ils comprennent vite qu’ils ont fait une erreur et que ce serait elle la meurtrière. Grosso modo, elle reconnaît implicitement le meurtre en assurant qu’Emily était là au mauvais endroit au mauvais moment.

Et alors qu’elle accepte de se rendre, mais tente encore de tuer Cordell, devinez qui est là au bon endroit au bon moment pour tuer cette nana ayant des infos sur le meurtre d’Emily ? Geri bien sûr ! Comme elle tombe à pic… Cordell est convaincu de son innocence et finit même l’épisode en l’embrassant ?? Ce n’a aucun sens. Déjà, ça m’énerve parce que ça en rajoute une couche sur l’impossibilité d’une relation amicale entre homme et femme que l’on voit dans quasiment toutes les séries, mais en plus, je suis persuadé que Geri est liée au meurtre d’Emily. Nous sommes à peine au milieu de la saison, on ne me fera pas croire que le fil rouge est résolu et que Geri est une pure innocente. 

Il me manque encore des éléments pour vous faire son portrait à charge et prouver par A+B qu’elle est coupable, mais elle est clairement en train de cacher des choses. Le fait qu’elle tue la femme comme ça pile au bon moment ? C’est trop gros, elle s’en débarrasse de manière vraiment peu discrète.

Bon, et sinon, Micki ? Après une bonne réplique de Walker qui voulait faire équipe avec elle, elle est reléguée à de la figuration cette semaine. Elle fait plus exactement du babysitting pour la famille de son partenaire : les parents, insupportable, le frère, qui veut devenir gouverneur maintenant (?) et les enfants, qui se chamaillent comme s’ils avaient huit ans. Sérieusement, je ne me suis jamais battu comme eux avec mes sœurs passé un certain âge ; j’ai trouvé ça gênant à voir.

De toute manière, quand la seule occupation que Micki trouve ensuite pour eux est de leur faire tirer à la carabine, j’ai compris que je ne pourrais jamais accrocher à leur vision de la famille américaine idéale. Stella continue de mentir sur l’identité de son copain qui la ghoste et elle et August restent super chiants en tant qu’adolescents vis-à-vis de leur père. Nous n’avançons donc pas dans ces intrigues, puisque tout se centrait autour de la rédemption de Geri, à laquelle je ne crois pas.

Bref, ce n’était pas glorieux du tout. En fait, c’est soit très mal écrit si Geri est censée être innocente parce qu’il est impossible de croire à de telles coïncidences, soit très mal écrit si elle est censée être coupable, parce qu’on la voit venir à des kilomètres. Je n’aime pas les séries procédurales !


Younger – S07E04

Épisode 4 – Risky Business – 18/20
Je retrouve bien plus l’humour de la série dans cet épisode, et c’est une excellente chose parce que j’avais peur que cette dernière saison ne retrouve pas ses origines. Alors certes, l’humour tourne beaucoup autour d’un seul et même sujet explicite, mais ça a toujours fonctionné avec ces personnages grâce à l’amitié très forte qui les lient. Et en plus, ça fait du bien de rire un peu en ces temps de pandémie mondiale.

Spoilers

Quinn continue de squatter Empirical pour y vendre son livre alors que Liza passe du temps avec Kai – dans un objectif professionnel, évidemment.

But we could have sex and work.

Quitte à avoir vu le 3, autant lancer le 4, non ? En plus, les épisodes de cette série s’enchaînent tout seul. Celui-ci dure à peine 25 minutes ! Et il commence de manière bien drôle, avec Josh qui ramène une nouvelle copine à l’appartement : l’agent de star de l’épisode précédent. Et les colocataires de Josh ne peuvent pas la manquer puisque comme Kelsey le fait remarquer, elle a des orgasmes aussi bruyants que ceux des tortues. J’ai tellement ri de cette réplique, parce que, oui, j’ai déjà vu des vidéos de tortues faisant l’amour, et effectivement, on ne peut pas ne pas les entendre. Avant que vous ne jugiez mes passe-temps, je tiens à dire que je n’y suis pour rien si j’ai une amie aux connaissances animalesques loufoques.

Promis, mes amis sont moins bizarres que Lauren et ses habitudes étonnantes au lit. Que Kelsey ? Eh, je n’irai pas jusque-là. En tout cas, le tout était bien drôle. En fin d’épisode, Josh découvre malheureusement que sa nouvelle copine est à la fois très occupée à manager sa star (premier défaut) et totalement contre l’idée d’avoir un jour des enfants (deuxième défaut). Il ne peut plus rien envisager avec elle, puisqu’il a Jemma dans sa vie, même si on ne la voit jamais.

Cette intrigue était principalement fun, mais il faut toutefois en revenir au travail, où Kelsey s’inquiète d’avoir voulu acheter le livre du surfeur alors qu’il est possiblement vide. Il est toutefois trop tard pour changer d’avis, surtout que Charles s’en inquiète aussi. Kelsey lui ment évidemment en justifiant qu’elle est sûre qu’il y aura ce qu’il faut pour justifier les dépenses déjà faites pour le livre.

En effet, Kelsey découvre que Charles va devoir justifier les dépenses qu’elle fait et qu’elle pensait être acquises pour elle : leur investisseur de Chicago est toujours aussi chiant et veut connaître les détails des dépenses budgétaires. Cela déprime Kelsey et Liza, mais pas autant que le retour de Quinn. Oui, elle a déjà eu le temps d’écrire un bouquin – elle est pire que moi avec ces articles de blog apparemment – et elle a toujours un humour bien étrange. La fluidité d’écriture de cette série, franchement, c’est dingue ! Ils enchaînent les blagues et sous-entendus sexuels en permanence, et on se retrouve avec Quinn qui demande à Liza si elle aura besoin de lubrifiant avec Charles, tout de même.

Bon, le rendez-vous de Charles avec Quinn est expéditif et tout se passe bien pour elle, qui peut continuer de flirter en s’assurant un livre qui sera rapidement à vendre. Il faut dire que le message de son livre est plutôt chouette, à affirmer qu’il ne faut pas avoir peur de l’échec, parce que l’échec peut mener à quelques réussites aussi.

La réunion est toutefois écourtée par l’assistante de Quinn qui appelle Charles pour insister que sa boss débarque au plus vite dans un restaurant où son anniversaire surprise est organisé. Le truc, c’est que Quinn le sait et elle n’a pas du tout envie de se rendre à cette fête surprise qui est clairement une réunion de travail à ses yeux. Elle emmène donc Lauren, Kelsey et Charles à Dave & Buster’s, une salle de jeux.

Franchement contre l’idée au départ, Kelsey finit par se laisser gagner par l’ambiance. Je me demande vraiment quelle part du montage où les quatre personnages s’essaient à différents jeux était scénarisé et laquelle était une impro – parce que certaines scènes entre Lauren et Kelsey, on avait l’impression de voir du hors personnage, ou en tout cas quelque chose qu’il est difficile d’écrire.

Dans tous les cas, tout ça paraît super fun et donne envie de s’éclater avec eux – jusqu’à ce que Kelsey exprime à Quinn son regret de ne pas avoir choisi de travailler avec elle et que Quinn finisse par embrasser Charles. Oups.

Heureusement pour Liza, elle peut s’échapper du travail et ne pas être aux réunions avec Quinn en se rendant voir son nouveau surfeur préféré, Kai, qu’elle retrouve chez lui, au bord de la plage. Elle le voit rapidement nu sur la plage en train de se changer, et ça ne semble pas déranger Kai plus que ça. Il faut dire que le soir-même il lui propose de coucher avec elle, tout en bossant quand même, hein.

Avant ça, Liza a le temps de lui parler assez longtemps pour savoir s’il y a un livre à écrire, et elle a vraiment l’impression que oui. Après ça, elle lutte avec elle-même pour finalement prendre la décision de ne pas coucher avec lui et demander à son GPS de la ramener chez elle.

Liza accepte toutefois de revenir le lendemain pour un cours de surf avec Kai. On nous dit que tout se passe bien, mais nous ne verrons malheureusement pas la scène qui aurait pu être sympa si Liza avait connu une ou deux gamelles. Honnêtement, j’ai du mal à croire qu’en un seul cours, Liza dise déjà avoir surfé, parce que bon dieu, que c’est compliqué d’arriver à tenir en équilibre sur une planche de surf (et de lutter contre sa peur des requins).

En tout cas, le surf finit par une douche chaude en extérieur au bord de la plage, et il va de soi que Kai ne la prend pas tout seul. Après avoir lutté un temps, Liza accepte donc de coucher avec. Elle peut ainsi retourner au travail débordante d’énergie, avec tous les carnets de Kai, écrits au cours de ses voyages à travers le monde. Le seul problème, c’est que loin d’être les récits passionnants que Liza imaginait, ces carnets sont en fait remplis de noms de position de surf, de noms de femmes et de dessins tous plus sexuels les uns que les autres, avec des nuages en forme de pénis par exemple.

L’idée est complètement perchée et il n’y a que cette série pour se le permettre, mais c’était franchement drôle de voir les tronches de Kelsey, Liza et Lauren en découvrant tout ça. Le problème, c’est que ça ne leur donne certainement pas un livre à vendre et que Charles débarque pour savoir comment tout ça s’est passé. Liza annonce toutefois avoir besoin d’un peu de temps pour faire le tri dans les carnets, et elle a jusqu’au lendemain pour y parvenir, en grande partie grâce à l’aide de Kelsey qui est venue à son secours dans l’improvisation de ces excuses.

Un livre pour le lendemain avec ce contenu ? C’est que ça va être compliqué. Une chose est sûre, Kelsey et Liza me feront toujours rire dans cette manière de travailler ensemble en y liant le perso et l’amitié de la meilleure des manières. Elles me tuent, tout simplement, surtout Hilary Duff avec ses multiples mimiques. Et puis, elles sont décomplexées, ça fait du bien ce genre d’amitié à l’écran, c’est hyper crédible.

En tout cas, que ce soit crédible, c’est bien, mais ça ne leur fait toujours un contenu de livre à vendre. Fort heureusement, en passant une soirée ensemble à déprimer sur le sujet en « lisant » ces carnets chez Liza, Maggie peut leur venir en aide. Elle a d’excellentes idées en plus, puisqu’elle considère les noms de positions de surf comme des noms de positions sexuelles. Et hop, le Kama-surf tra peut ainsi voir le jour grâce à l’imagination débordante des filles.

Kelsey est sûre d’elle, sûre que ça va se vendre, et Charles est forcé de reconnaître, à la réunion du lendemain, que l’idée peut fonctionner, même si ça ne lui plaît pas tellement de savoir que Liza a forcément pris du bon temps pour en arriver à ce bouquin. La pauvre, elle n’est pas sûre d’assumer d’avoir couché avec Kai en plus, vu le nombre de conquêtes qu’il a eu.

L’épisode peut enfin se terminer sur Quinn venant voir Liza pour s’assurer que Charles est bien définitivement célibataire. Liza n’a pas vraiment le choix de reconnaître que c’est le cas et de lui laisser le champ libre, mais ça ne lui plaît pas tellement de savoir Quinn et Charles ensemble. Elle a alors une bonne répartie en se disant étonnée que Quinn puisse être le rebond de quelqu’un après une relation, car elle ne la voyait pas comme ça.

C’est une excellente réplique blessante, c’est sûr… Par contre, Quinn reste égale à elle-même et elle menace aussitôt la position de Liza : quand une employée ne plaît pas à la nouvelle copine du boss, c’est généralement l’employée qui dégage. Bon, et bien, c’est clair. Il reste à présent moins de dix épisodes à la série pour conclure tout ça, je me demande comment ils vont la terminer !