Younger – S07E03

Épisode 3 – FKA Millenial – 16/20
La série repart sous de meilleurs auspices avec cet épisode bien fluide qui sert de transition, je pense, entre deux états de son personnage principal. Liza n’est toutefois pas la seule au cœur de cet épisode, et les intrigues s’entremêlent de manière plutôt efficace, comme la série a toujours su le faire.

Spoilers

Liza se remet moins vite que Charles de leur rupture, ce qui n’est pas évident à concilier avec le travail.

With every loss comes an unexpected opportunity.

Je n’ai aucune résistance. Comment voulez-vous que je résiste beaucoup plus longtemps à l’envie de continuer cette saison ? Quelle idée de mettre quatre épisodes d’un coup, ça me rappelle que la série est vraiment bien pour un bingewatching !

Liza se réveille avec une peine de cœur difficile à digérer, mais elle au moins une colocataire trop géniale qui l’accompagne un bout de chemin au travail puisqu’elle doit passer chez Josh. Maggie travaille désormais avec lui, ce qui surprend Liza. Elle n’est toutefois pas encore prête à revoir son ex si vite après la rupture. Il est ainsi complètement con pour elle de se rendre devant chez lui, parce qu’évidemment, elle est forcée d’annoncer la rupture.

Plus exactement, c’est Maggie qui s’en charge. La scène est sympathique, surtout que Liza finit par expliquer que la rupture vient surtout du fait que Charles voulait absolument définir leur relation. C’est con, parce que ce qui a mené à la rupture est donc la théorie de Josh qui affirme qu’il n’y a pas besoin de définir les relations. Voilà qui est fait.

Au travail, Lauren continue d’être insupportable à tenter de se comporter comme Diana alors qu’elle ne l’est pas. Kelsey ne lui en tient pas spécialement rigueur, exactement comme Charles ne tient pas rigueur à Liza de la rupture. C’est assez intéressant à voir : il réussit à rester plutôt professionnel avec Liza… jusqu’à ce que le rendez-vous matinal leur présente un nouvel auteur bien beau gosse, Kai, qui tape dans l’œil de Liza aussitôt. C’est un surfeur qui a plutôt l’air insipide, y compris en tant qu’auteur.

Par contre, Liza joue clairement de la jalousie possible de Charles envers ce surfeur, ce qui se retourne contre elle quand il reçoit un appel de Quinn en pleine réunion, et qu’il décroche, bien sûr. Il accepte même un dîner avec elle, ce que je trouve abusé de sa part. Cela dit, ce n’est qu’à la fin de ce dîner que Quinn apprend toutefois la rupture entre Charles et Liza.

Entre temps, elle a eu le temps de vendre son livre « The F-word » à Charles. Elle se fait donc inviter par celui-ci à Empirical dès le lendemain, histoire d’en parler avec toute l’équipe. Pendant la réunion, Quinn flirte inévitablement énormément avec Charles, et elle s’assure bien de le faire devant Liza qui capte tout de suite ce qui est en train de se passer. Il serait difficile de faire autrement, et forcément les filles ne sont pas tellement convaincues par le projet de livre, qui serait une idée de Charles – quand il l’a croisé dans l’épisode précédent.

On comprend vite qu’elles voteront non, mais cet épisode souligne désagréablement le fait que Millenial n’est plus : le conseil ayant décidé d’enterrer cette marque d’Empirical, Kelsey perd son poste de « publisher » et n’a plus tellement de poids dans les décisions prises par Charles. Cela pose bien des problèmes, notamment parce que ça signifie qu’Empirical se retrouve avec des livres acceptés par Millenial…

De son côté, Josh a toute une intrigue pour lui, avec une chanteuse qui veut se faire tatouer le front. Son agent n’est pas tellement pour, alors elle demande à Josh de la convaincre de ne surtout pas le faire. C’est l’occasion d’apprendre que Josh est pote avec Zendaya (pourquoi pas, après tout ?) et qu’il est capable de refuser ce genre de cliente. Il vaut mieux plaire aux agents de star apparemment.

Il donne tout de même rendez-vous à 20h à la chanteuse, mais pour un tatouage beaucoup plus discret que ce qu’elle envisageait à l’origine. Et un qui ne soit pas sur le front, tant qu’à faire. Le soir-même à 20h, Josh est donc près à recevoir la chanteuse pour la tatouer, sauf que c’est une star, alors elle a déjà changé d’avis sur ce qu’elle voulait. Son agent, en revanche, est très intéressée par un tatouage. Ou par Josh, au choix, le flirt est énorme.

Josh est aussi un personnage qui permet à l’intrigue de l’épisode d’avancer de manière fluide. En effet, il prend aussi le temps de se rendre à une fête chez Clare et Rob, où il emmène également Lauren (qui envoie des autocollants qui parlent en réponse ; désolé, mais ça a été écrit il y a longtemps et ça se voit, plus personne ne fait ça en 2021, non ?).

Oui, Clare est revenue, on ne sait pas où est passée Jemma, mais elle a probablement une bonne nourrice puisque ses deux parents se retrouvent à la même fête. C’est l’occasion d’apprendre que Rob est justement fan du surfeur qui est en pourparlers avec Empirical pour son livre, Kai. Cela arrange bien Lauren qui a envie d’organiser une fête pour permettre de redéfinir la marque Empirical, sans pour autant avoir le budget pour ça.

Redéfinir Empirical ? C’est-à-dire que sans Millenial, la marque souffre de livres très contradictoires entre eux. La fête est rapidement organisée par Rob, et ça tourne rapidement au selfie entre Liza, Kai, Lauren, Rob et Clare pendant la fête. Ben oui, Rob tente de se placer auprès de son surfeur préféré, en lui montrant notamment sa collection de vins. C’est une bonne scène, surtout que le couple Clare/Rob se retrouve dans une salle insonorisée avec Kai et Liza… Oui, oui, Liza se retrouve dans un rencard avec Kai pour apprendre à mieux le connaître avant de l’éditer.

Tout ça est organisé par le fameux type dont je ne connais toujours pas le nom ni le métier (agent, je dirais ?), mais qui se fait toujours un plaisir d’enterrer Kelsey vivante chaque fois qu’il la croise. Il se moque ainsi de la fin de Millenial, qui fait bien du mal à Kelsey (même Lauren la vire des photos désormais). Kelsey garde la tête haute en toutes circonstances, heureusement. Par contre, il est plus dur pour Kelsey de faire face à la nouvelle que Zane est désormais publisher pour une marque concurrente, alors qu’elle n’en a plus l’opportunité. Elle garde la meilleure poker face possible devant l’agent qui lui annonce, mais elle vide illico son verre.

La pauvre. Les filles se retrouvent donc dans la pièce insonorisée pour hurler un coup, et ça fait vraiment plaisir de les voir comme ça ensemble. Également invitée à la fête, Maggie profite de l’occasion pour venir parler à Charles et tenter de mieux comprendre la rupture. Elle instille aussi le doute en Charles, en assurant qu’il avait tout le cœur de Liza. Ce n’est peut-être plus tout à fait le cas par contre.

Si tout se passe bien entre Kelsey et Liza, l’ambiance va vite être cassée pour Liza quand elle voit Quinn débarquer à la soirée pour parler à Charles. Lauren lui annonce alors que Charles a accepté de vendre le livre de Quinn. Par contre, Liza refuse de l’éditer, parce qu’elle a déjà eu à faire tout le travail sur celui de Pauline. Elle confronte donc Charles de manière bien peu professionnelle, surtout que son problème ne vient pas tellement du livre, mais du fait que Charles est en train de flirter avec Quinn.

Elle l’accuse évidemment d’avoir eu un plan de secours suite à leur rupture, et c’est triste à voir parce que Liza retombe bien bas dans sa dépression avec tout ça. Elle décide donc de quitter la soirée sans demander son reste, et elle le fait avec le surfeur, bien heureux de se rendre dans un bar avec Liza pour terminer la soirée.

PS : Le FKA du titre ? Formerly Known As (anciennement connu sous le nom de…). Voilà, la série me met à jour dans mes abréviations anglaises, je ne la connaissais pas celle-ci.

Grey’s Anatomy – S17E12

Épisode 12 – Sign O’ the Times – 15/20
Même si cet épisode rebondit sur le cliffhanger de Station 19, j’ai trouvé qu’il parvenait moins à prendre aux tripes – et ce n’est pas faute d’en montrer. On est finalement sur un épisode relativement classique de la série. Certaines scènes resteront marquantes et gravées en mémoire, mais elles ne concernent pas tellement les cas médicaux, juste la situation tendue aux États-Unis. Les scénaristes abordent avec beaucoup de recul l’actualité brûlante, mais ce recul était nécessaire pour que ça puisse être le reflet d’histoires vraies tout en permettant à tout un chacun de mûrir sa réflexion et grandir avec ces intrigues.

Spoilers

En plus de l’épidémie de coronavirus, les médecins de l’hôpital voient affluer aux urgences des patients blessés lors de manifestations du mouvement Black Lives Matter.


Cette épisode fait suite au cliffhanger de son spin-off :

Station 19 – S04E11

Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très…


What would Meredith Grey do?

Après le choc du cliffhanger de Station 19, j’ai fait une petite pause dans les séries. Je reprends bien sûr avec Grey’s anatomy qui aborde à son tour le problème de George Floyd, sous la forme de la fiction. Seattle s’embrase donc après ce qu’il vient d’arriver à Minneapolis : un homme s’est fait tuer par des policiers, qui l’ont étouffé jusqu’à ce qu’il meure.

Il y a des protestations qui éclatent dans tout le pays, et en ville aussi, comme Jackson le voit en faisant son jogging, alors qu’un couvre-feu est installé à Seattle. Richard, qui vit mal tout ce qu’il se passe, décide ainsi d’envoyer un mail aux médecins pour qu’ils prennent le temps de s’en remettre si besoin avant de lui-même aller en ville pour manifester.

Si Jackson met son masque pour faire un jogging, il ne le met pas sur le parking de l’hôpital avec sa mère. Allez comprendre. Il est arrêté en chemin par Cormac et ses garçons, parce que Cormac est blessé au crâne. Il est allé protester avec ses fils en ville, et ça a mal tourné lorsqu’une contre-protestation est arrivée de la part de nazis (c’est en tout cas le mot employé par Cormac, et il est difficile de lui en vouloir).

Jackson le soigne, sans se douter qu’il s’agit du premier patient d’une longue série. Richard arrive à son tour du centre-ville avec une patiente. Elle a été blessée par un flic, elle, si j’ai bien suivi, et c’est d’autant plus choquant qu’il s’agit d’une femme d’un âge assez avancé. Jackson et Richard s’en occupent ensemble, et c’est donc l’occasion pour eux de parler de tout ce qu’il se passe en ville et de cette patiente qui semble retrouver sa jeunesse grâce à cette manifestation.

Jackson en profite pour avouer qu’il n’a jamais été participer à la moindre manifestation, parce qu’il avait toujours une raison de ne pas y aller et parce que signer un chèque était bien plus pratique que d’aller manifester. Et plus rapide aussi.

La patiente finit donc par être sauvée par nos médecins, avant d’assurer qu’elle en a vu d’autres, cicatrices à l’appui. Richard, qui se révèle être un habitué des manifestations dans cet épisode après 17 ans parce que pourquoi pas ?, essaie d’entrer en compétition avec elle, mais il est difficile d’entrer en compétition avec une femme qui était là lors d’une manifestation de Martin Luther King.

Tout cela finit par énerver Jackson qui décide d’aller confronter sa mère pour savoir pourquoi eux n’ont pas de cicatrice. Il a l’impression que la fondation a beau faire du bien, elle ne change pas grand-chose au monde. Mouais. Quand même, le monde a changé, et ça se voit rien qu’entre le pilot et cet épisode, alors Jackson paraît juste être en pleine crise de la quarantaine, et ça ne lui va pas si bien que ça, franchement. Je n’ai pas trop accroché au personnage de Jackson dans cette scène.

Sa colère est une bonne chose, mais je la trouve mal placée. Pourquoi s’en prendre à sa mère ? Il finit par lui demander si c’est vraiment une mauvaise chose de ressembler à son père, avant de vouloir quitter l’hôpital à pied en plein couvre-feu. Ce n’est pas la meilleure des idées, mais le cliffhanger le voit monter dans sa voiture pour onze heures de route. J’imagine qu’il retourne donc voir son père ? Humph.

Maggie stresse énormément dans cet épisode, mais elle a de bonnes raisons pour une fois : Winston est en train de traverser le pays en voiture pour elle, au beau milieu d’une pandémie et d’une révolution menée par le mouvement Black Lives Matter. Je peux comprendre sa peur, pour une fois. Elle envisage donc de prendre un appartement avec lui, et elle n’est pas heureuse d’apprendre qu’il en accepte un sans son avis, juste pour ne pas finir à l’hôtel.

Ces soucis s’envolent rapidement toutefois lorsque Winston est confronté à un contrôle de police. Une voiture de police lui demande en effet de se garer pour ce contrôle, et ça les fait stresser tous les deux. Difficile de ne pas être terrifié dans ces conditions, surtout quand elle n’entend plus rien (pourquoi a-t-il coupé le micro ?) et que le policier demande à Winston d’arrêter l’appel, sans la moindre raison. Ce n’est pas vraiment comme s’il avait le choix face à deux flics et un chien. Les pauvres, franchement.

Maggie passe vraiment une journée de merde, avec un patient qui est en arrêt cardiaque à ce moment. Elle doit prioriser le patient, mais laisse tout de même son téléphone à une interne pour que les flics sachent bien que quelqu’un s’inquiète vraiment pour lui, même s’il est seul dans sa voiture. Sa crise d’angoisse n’est pas près de s’arrêter : elle passe vingt minutes à continuer de l’appeler en vain, tout en sauvant la vie du patient.

Quand elle l’appelle en renfort, Richard accepte de prendre son téléphone pour continuer de vérifier si Winston va bien en l’appelant en boucle ; alors que Maggie doit continuer de sauver la vie de son patient. Et quand Richard parvient enfin à joindre Winston, il lui passe aussitôt Maggie. Winston lui confie qu’il ne va pas bien, et je le comprends : les flics l’ont forcé à descendre de la voiture et ont tout inspecté de ses affaires, le forçant à tout déballer au bord de la route, sans rien remettre en ordre ensuite, c’est évident.

Maggie fait ce qu’elle peut pour le réconforter, mais que voulez-vous dire ou faire à distance face à une telle injustice ? Déjà que j’adorais Winston, cet épisode en rajoute une couche, honnêtement. Le vrai problème, c’est que je suis sûr que ce genre de choses a pu vraiment arriver au cours du printemps dernier quand tout s’est embrasé, et ce genre de situation, c’est vraiment ce qui donne envie que tout s’embrase.

Et ce qui paraissait être le plus fou, à savoir que toutes les personnes blessées sont pressées de retourner manifester, paraît soudainement être la seule chose à faire. Les fils de Cormac veulent donc y retourner pour être une partie du changement, et ça choque un peu Jo de voir que le père interdit à ses enfants de manifester… même si elle comprend bien son point de vue. Il est carrément stressant et flippant d’aller manifester devant les flics, et en pleine pandémie, en plus, et avec des gaz lacrymogènes qui font tousser tout le monde.

Et pourtant, après cet épisode, Cormac n’interdit plus à ses fils d’aller manifester ; mais il veut être avec eux chaque fois qu’ils iront. Ce n’est pas suffisant pour leur assurer une sécurité complète, seulement, il faut bien tenter de faire quelque chose…

Pendant ce temps, Meredith n’est toujours pas réveillée, mais Teddy et Bailey font tout ce qu’elles peuvent pour la soigner. C’est Levi qui se retrouve à s’occuper d’elle, qu’il considère comme une patiente VIP, et à l’emmener dans la fameuse machine qui ne s’ouvre plus une fois qu’on est dedans. Malheureusement pour lui, la machine est également squattée par un nouvel interne et son patient. Ils peuvent bien la partager, en théorie.

En pratique, l’interne est hyper chiant à demander confirmation sur la réputation de Meredith et à être incapable de prévenir une complication médicale rare sur son patient, alors même que Levi la voyait arriver : les intestins de l’homme perforent soudainement son ventre et sortent de son corps. Glamour. Heureusement, Levi entend la voix de Meredith dans sa tête et, tout en continuant de s’assurer que sa boss va bien, il peut donc prendre en charge ce second patient. Sans l’aide de personne, comme le héros qu’il est. Elle est loin l’époque où on l’appelait Glasses.

En fin d’épisode, il peut alors parler à Jo qui change bien de spécialité et redescend dans l’échelle hiérarchique, tout en prenant le temps de féliciter son ami pour ce qu’il a fait. Par contre, si on entend bien la voix de Meredith pour aider et guider Levi dans ses décisions, Ellen Pompeo continue de dormir pendant tout l’épisode. Vivement qu’elle aille mieux.

Bailey, quant à elle, enchaîne dans sa journée avec un bon bâtard de patient qui pense que le covid n’existe pas. Il refuse donc de se faire tester alors qu’il a pas mal de symptômes qui y correspondraient. Et il balance ça au beau milieu des urgences, à deux chirurgiennes vivant l’enfer depuis plusieurs mois. Merveilleux. Et bien sûr, cet imbécile a le covid, ça va de soi.

Il y a de quoi péter un câble, parce que malgré ça, il refuse toujours de croire qu’il a le covid, il ne met pas son masque et il continue d’affirmer à Bailey que ce virus n’existe pas. Il s’enferme dans sa bêtise au point d’ignorer une chirurgienne qui lui affirme qu’il est en danger de mort. L’homme signe donc une décharge et fait un arrêt cardiaque en sortant de l’hôpital.

Ma foi, c’est la sélection naturelle à ce stade. Je sais que la série fait là de la prévention, mais c’est un peu tard dans la saison – les sceptiques du covid ne doivent plus la regarder depuis longtemps. L’avantage de cette intrigue, c’est toutefois que Teddy apparaît plus sympathique parce qu’elle est celle qui essaie de remonter le moral de Bailey carrément hors d’elle face à ce patient et sa stupidité. Tu m’étonnes.

Station 19 – S04E11


Épisode 11 – Here it Comes Again – 17/20
Si l’épisode était plus classique cette semaine et continuait de jouer sur la tendance « miracle américain » que je repère beaucoup dans les deux séries médicales du Shondaland cette année, on sent qu’il continue également d’aborder des sujets importants et que le prochain sera à nouveau probablement très prenant. Qu’on ne vienne pas me dire que les séries devraient éviter le covid et les sujets d’actualité, parce que la qualité des intrigues qui le font cette année est glaçante. Et nécessaire.

Spoilers

Les pompiers sont appelés en intervention dans une patinoire où une machine en feu glisse sans fin d’un bout à l’autre de la glace.


They took more time ending that man life than we did saving one.

Ah, mais je suis à l’ouest ! C’est la mère de Dean que j’avais pris pour une avocate il y a deux ou trois épisodes. Je suis mort de rire. Elle paraît si jeune, en même temps, je suis sûr que vous pouvez comprendre ma confusion. En parallèle, on découvre que Marsha est rentrée chez elle, avec Jack et sa copine qui s’occupent d’elle avant de devoir partir au boulot. Carina est hyper angoissée et n’arrive pas à trouver la bonne tenue pour sa journée de travail, où elle a prévu de démissionner pour partir en Italie.

Tout aussi stressée que Carina, Andy ne trouve pas ses clés. Vic et Travis aussi sont sur le point de quitter l’appartement, et pour Vic, le problème vient de l’absence de son chargeur, mis de côté par Travis. Au moment de partir, ils tombent sur Emmett qui vient les prévenir, avec des gâteaux, qu’un visiteur impromptu s’apprête à passer à la caserne.

Effectivement, Ben arrive au travail juste avant que Dixon ne débarque ; et également juste avant Maya. Dixon souligne bien le « retard » qu’aurait Maya, et il est toujours aussi insupportable. Bien évidemment, il est incapable de garder son masque. Il s’amuse bien de la situation, et n’hésite pas également à se foutre de la gueule de Sullivan, jusqu’à ce qu’il soit interrompu par Vic criant qu’il est sur le point d’arriver. C’était marrant, Travis et Vic arrivent donc trop tard pour prévenir toute la caserne, mais pas trop tard pour parler des potins ensuite dans le vestiaire.

Les potins, c’est surtout Vic qui les récupère avec Travis lui racontant que s’il est de nouveau attiré par Emmett, ce dernier insiste bien trop pour parler d’amitié entre eux. Bon. L’alarme de la caserne retentit alors. Vic et Travis abandonnant derrière eux les gâteaux d’Emmett, Andy se sert, et ça nous fait de l’humour avec Ben qui ne peut plus que récupérer ceux à la pomme. Je ne l’ai pas trop senti sur le moment, j’imaginais déjà des space cake, mais non, c’est juste de l’humour.

Andy part alors en intervention avec Dean. C’est l’occasion pour eux d’avoir une scène amicale, ce qui est toujours étonnant car leur duo est loin d’être le plus utilisé… Andy y fait une fois de plus, preuve d’un égoïsme hallucinant en se comparant à Pru pour rassurer Dean angoissé d’avoir laissé sa fille auprès de sa mère. Honnêtement, Andy est chiante, c’est tout. Même si la comparaison n’est pas entièrement déconnante, personne ne fait ça. Non ?

La première intervention de la semaine est impressionnante, en tout cas, avec un véhicule en flammes sur une patinoire. Le problème, c’est qu’il y a un homme aussi sur la patinoire, le mari de la femme ayant appelé les pompiers. Il faut que les pompiers aillent le chercher au milieu de la patinoire, et ce n’est pas chose aisée, surtout avec la machine en feu avançant rapidement d’un bout à l’autre de la patinoire, constituant soudainement une cage pour l’engin qui brûle.

Travis s’éclate bien sûr les fesses en dix secondes, et c’était bien drôle à voir. Les pompiers n’arrêtent pas de glisser sur la glace, et j’ai trouvé que c’était vraiment une bonne idée cette intervention, à la fois humoristique et stressante. L’homme est rapidement isolé loin de l’incendie, mais franchement, quelle intervention stressante.

Maya accueille ensuite les flics qui sont prévenus par le central et sont bien forcés de venir faire leur boulot avec la caserne 19, même s’ils ne les aiment pas beaucoup – d’ailleurs, c’est en partie pour ça que Dixon est passé voir Maya le matin. Sullivan voyant les flics vient aussitôt voir Maya pour savoir ce qu’il se passe. Maya est assez énervée de voir que Sullivan est insupportable : il n’écoute pas ses ordres et il se place bien sûr pour tenter de récupérer l’interim de Maya quand elle sera en Italie.

Il est assez ironique, comme le souligne Vic, de voir les pompiers passer le reste de l’épisode à attendre que la machine soit à portée de main pour l’arroser avec du gaz inflammable. Ben oui, la machine fonctionnant à l’électricité, ils ne peuvent risquer le canon à eau. Forcément. Là encore, tout ça nous mène à un duo inattendu, avec Vic se confiant à Jack. Cela faisait bien longtemps que ça n’était pas arrivé, et c’est plutôt drôle de les voir se demander s’il vaut mieux avoir un père comme Dixon, ou ne pas en avoir.

Dans le même genre, on a ensuite le duo Travis et Sullivan. C’était bien marrant, parce que c’est la première fois que Travis se retrouve avec le nouveau bleu, et il est coincé : il n’a aucune idée de comment se comporter avec son ancien boss. Ce dernier a toutefois une idée qui va tous leur faire gagner du temps : utiliser les patins à glace pour aller éteindre cet incendie. Il est peu probable que cela arrive en vrai, mais la scène était vraiment marrante à voir.

Après cette intervention qui est un succès, Jack et Vic se rendent acheter de la bouffe pour toute la caserne, et c’est sans surprise qu’ils retombent sur Theo. Ben oui, Vic se rend dans le restaurant de son père, où elle était déjà tombée sur Theo il y a quelques épisodes. Je suis content de voir que les scénaristes n’ont pas encore oublié cette intrigue, et que Theo échange aussi un regard avec Travis.

Vic se fait inviter à dîner par son père, et ça sent l’intrigue qui aura un impact plus tard, franchement. Le père doit s’inquiéter du futur de sa fille, j’imagine ? Pour l’instant, elle rentre à la caserne, un brin frustrée de devoir à nouveau faire le travail d’oublier Theo alors que Travis veut lui piquer sa bouffe. Non, vraiment, s’il reste des non-dits, ça ne va pas le faire.

Pendant que toute l’équipe est en intervention, Ben reste à la caserne, et il peut donc accueillir Carina qui venait voir Maya pour du réconfort après avoir démissionné de l’hôpital. Je suis trop triste de cette démission, parce que ça veut dire qu’il n’y a plus personne de cette famille dans cet hôpital. Pauvre Bailey !

Carina est en tout cas heureuse de tomber sur Ben, parce qu’il est une bonne épaule pour pleurer et une bonne oreille pour écouter ce qu’il passe en Italie. Les deux peuvent ainsi parler de la situation catastrophique dans chacun des deux pays dont ils viennent. J’aime bien cette amitié, ça me fait apprécier à nouveau le personnage de Ben, ce n’était pas arrivé depuis bine longtemps.

En tout cas, elle a vraiment bien fait de passer par là Carina, parce qu’une femme enceinte qui vient de perdre les eaux débarquent à la caserne. Elle était simplement en train de marcher, et elle se retrouve à accoucher au milieu du garage de la caserne. L’avantage pour elle, c’est qu’elle tombe à la caserne au moment où Ben, expert des accouchements improvisés au milieu du salon de Meredith, la gardait, avec Carina, obstétricienne experte dans son domaine. C’est plutôt un bon timing, même si son bébé n’est pas dans la bonne position pour sortir de son ventre.

Carina peut s’en occuper et tout semble alors aller mieux… sauf que le père de l’enfant s’évanouit et fait un arrêt cardiaque. C’est vachement le moment, gars ! En plus, en pleine pandémie, il est compliqué d’ensuite trouver de la place dans un hôpital. C’est perturbant comme tout – mais ça me rassure que la série aborde ce sujet parce que Carina n’arrête pas de dire que la situation est atroce en Italie, mais purée, elle l’était aussi aux USA avant les vaccins. Depuis, ils ont rattrapé leur retard.

Carina continue comme d’habitude d’envoyer tout le monde paitre ailleurs quand les pompiers arrivent à la caserne et tombent sur un accouchement. C’était excellent à voir, j’adore ce personnage. Je ne sais pas trop pourquoi elle avait besoin de Maya et pas des autres par contre, mais ça marche bien malgré tout avec un accouchement qui se termine sur la naissance d’une petite fille en bonne santé.

A l’hôpital, les choses se passent moins bien par contre : le père du bébé reste en arrêt cardiaque pendant plus de six minutes et aucun lit n’est disponible pour lui. Il est clairement censé mourir, mais comme nous sommes dans une série, il finit par respirer par lui-même au moment même où l’hôpital lui trouve un lit.

A la caserne, Nancy, la mère, se rend compte de la chance qu’elle a eu de tomber le meilleur jour possible à la caserne et tout se termine donc bien pour cette intrigue. Dans les vestiaires, en revanche, Maya confie à Carina qu’elle ne se voit pas partir en Italie finalement. La situation est trop désespérée aux États-Unis pour qu’elle se le permette, surtout que pour une fois qu’une femme est au pouvoir, elle ne veut pas décevoir. Pff. J’étais content d’imaginer Maya là-bas, mais maintenant, j’ai peur que Carina ne revienne pas !

Travis, lui, essaie d’envoyer un SMS à Emmett pour le remercier des gâteaux du matin et pour le draguer un coup. Il est assez bête pour le faire à voix haute, ce qui fait que Ben est désormais au courant de ce crush. Je ne le sens pas du tout.

Dans la cuisine, Vic se retrouve une nouvelle fois avec Jack. Ils en profitent pour faire la cuisine ensemble, jusqu’ici c’est logique, mais aussi pour parler un peu de la famille Hughes. On sent bien que cette intrigue n’est pas là par hasard, et je suis sûr que ça rejoindra la romance avortée de Vic avec Travis.

Malheureusement, cela attendra encore un peu car les scénaristes ont d’autres plans avec ces personnages. En effet, Richard appelle alors Sullivan qui est en plein entraînement pour lui parler de Minneapolis et d’un grand problème qui s’y déroule. Oh. On sent que la série va nous lâcher sur un cliffhanger encore bien horrible, surtout que Ben reçoit aussi une alerte sur son portable. Tout semble pourtant bien se dérouler à la caserne pour une fois. Tout le monde est réconcilié, l’épisode était pas mal drôle, tout allait bien… et voilà donc que les scénaristes décident de nous sortir une version fictive de George Floyd.

C’était hyper prenant comme scène, et horrible à voir. Cela nous ramène tous au choc qu’on a eu en 2020. Je pensais que les personnages l’avaient peut-être déjà eu, vu tout ce qu’il se passe cette saison, mais non. La série ose aborder un sujet beaucoup trop compliqué cette fois-ci, et ça fait que j’ai fini l’épisode avec un gros sentiment de malaise. La fiction rejoint la réalité, et si c’est désagréable, c’est important car ça va permettre d’en parler. Il ne faut surtout pas arrêter d’en parler !

 

The Falcon and the Winter Soldier – S01E05

Épisode 5 – The Truth – 16/20
Sans trop de surprise, l’épisode prend le temps de mettre en place un tas de graines qui ne germeront que lors du prochain épisode. Je n’attendais pas autre chose, surtout que nous avons eu notre dose d’action tout de même cet épisode. Il y a beaucoup de conséquences à gérer après l’épisode précédent de toute manière, et ça se fait plutôt naturellement dans cet épisode qui, s’il bavarde un peu trop et ne donne pas tout à fait tout ce que je souhaitais, réussit bien me hyper pour la fin de la série la semaine prochaine.

Spoilers

Sam et Bucky rappellent à John qu’il doit faire face aux conséquences de ses actes alors que Karli se fait discrète le temps de reprendre des forces.

You gotta give me the shield, man.

Ah ben super, la série reprend cette semaine avec un épisode qui dure plus d’une heure (parce que oui, je reste toujours jusqu’au bout du générique, on ne se refait pas !). Il faut dire qu’il y a de quoi faire avec le cliffhanger de la semaine dernière et il ne reste que deux épisodes avant la fin de la série. Je suis curieux de voir les rebondissements qu’il reste en stock. Pour l’instant, la série reprend avec un bouclier toujours ensanglanté et un John qui n’assume pas tellement ce qu’il vient de faire en tant que Captain America.

Il s’isole donc pour déprimer un coup, et il y a de quoi, puisqu’il vient de se laisser consumer par la rage après avoir vu son meilleur ami mourir. Captain America est donc à terre pour ce début d’épisode où Sam et Bucky le retrouvent et tentent de le raisonner. Pas évident de faire face à la rage pure d’un Captain America franchement. Le problème est justement là : Sam lui demande de lui rendre le bouclier pour qu’il se calme et ne fasse pas plus de dommage à l’héritage de Steve.

En tout cas, c’est comme ça que John le voit, et il décide aussitôt qu’il est hors de question de céder à la pression. Maintenant qu’il a pris le sérum de super soldat, il peut en effet se battre contre les deux héros de la série, et il n’hésite pas à les attaquer, y compris en se servant du fameux bouclier. Il nous détruit un bras robotique de Bucky et s’en prend ensuite à Sam, qui fait tout ce qu’il peut pour récupérer le bouclier.

Il y a des symboles plus forts que tout, et John le sait. Il est tellement dans sa rage de vouloir être Captain America qu’il n’hésite pas ensuite à arracher les ailes de Falcon et se servir du bouclier pour l’achever. C’est sans compter sur Bucky qui se relève à temps pour sauver son ami et foutre une bonne raclée à John.

Ce dernier voit son bouclier arraché littéralement de son bras par Bucky et Sam qui bossent bien ensemble. Finalement, cette excellente scène de combat prend fin lorsque John est mis KO par ce combat à trois et que le bouclier retombe entre les personnages. Bucky est le premier à se relever, et il fait passer un message clair et peu sympathique à Sam en lui balançant le bouclier. Voilà qui est fait.

C’est un sacré début d’épisode qui nous éloigne un temps de l’intrigue de la saison, même s’il est important de voir Sam récupérer ce bouclier. Une fois ce combat terminé, la série peut reprendre sa respiration pour faire le point sur tout ce qu’il s’est passé la semaine dernière, et ce point est fait avec le retour de Torres dans la série.

Il est sympathique ce personnage, je l’aime bien. Il explique ainsi que Karli court toujours les rues, mais que ses hommes ont été en grande partie arrêtés. Cela ne plaît pas à Sam qui comprend que Karli va simplement avoir le temps de reprendre bien plus de forces, ce qui pose un problème sur le long terme. Il en parle vite fait avec Torres, qui regarde ensuite Sam embarquer le bouclier nettoyé avec lui. Sam abandonne ses ailes derrière lui, parce qu’il a bien compris que c’était à lui de revêtir le costume de Captain America…

D’ailleurs, le cas de Captain America tuant un étranger dans les rues de son propre pays ? Cela tourne mal pour John. C’est un incident diplomatique de grande envergure, tout de même, et il doit faire face aux conséquences de ses actions devant un jury de militaire. Ils décident tout simplement de destituer John de son rôle de Captain, lui demande le bouclier (aha, c’est con) et lui retire son droit à la retraite ou à rester soldat.

Cela ne plaît pas du tout à John qui s’énerve et se barre, mais qui au moins ne perd pas le soutien de sa copine. Celle-ci est plus que motivée à rester avec lui malgré tout ça. Ils sont interrompus dans une conversation sur le rôle de Captain non compris de l’armée par une certaine comtesse Valentina Allegra de Fontaine, que je vais effectivement appeler Val dans la critique, ce sera plus simple. Elle est là pour recruter John même si on ne sait pas exactement pourquoi pour l’instant.

En parallèle, Karli retourne dans sa planque après le départ des militaires, et elle est plus énervée que jamais de voir ce qu’ils ont fait de la maison de personnes qui n’avaient rien fait de vraiment mal à simplement les abriter.

Nous retrouvons ensuite Bucky en Sokovie, où il rend une petite visite à a Zemo. Ce dernier est persuadé que Bucky est là pour le tuer, mais ce serait une punition trop simple pour là… et ça ferait rebasculer du mauvais côté notre Soldat de l’Hiver. Il s’occupe donc non pas de tuer Zemo, mais de le remettre aux Dora. C’est un incident diplomatique rapidement réglé, comme ça, mais Bucky a encore un service à demander.

Pendant ce temps, Sam, lui, décide de retourner voir l’homme noir qui aurait pu être le Captain America à la place de Steve Rogers, Isaiah, si les américains n’étaient pas si racistes. Il lui ramène le bouclier de Steve, mais ça ne fait pas particulièrement plaisir à Isaiah qui ne se reconnaît pas dans ce symbole américain. Sam le questionne pour mieux comprendre ce qui a pu se dérouler dans le passé. C’est le moment des derniers bavardages avant la conclusion : on peut donc obtenir la backstory d’Isaiah. Il a obtenu son injection de super sérum en pensant qu’il s’agissait d’un vaccin contre le tétanos.

Ce n’était évidemment pas le cas : il s’agissait de prototypes du super sérum donnés à plusieurs soldats pour voir comment ils réagissaient. Les soldats sont envoyés en mission sans être pour autant stabilisés après la prise du sérum, et Isaiah nous raconte que tout ça a mal tourné. Il a sauvé quelques hommes, mais ce fut en vain : tous les soldats ayant pris le sérum sont morts, à l’exception d’Isaiah, qui a pu servir de rat de laboratoire pendant quelque temps encore.

Une infirmière a fini par le prendre en pitié et s’est arrangée pour le faire passer pour mort, ce qui lui a permis de disparaître complètement. Le gouvernement a alors fait disparaître l’histoire d’Isaiah, comme il a toujours fait disparaître l’Histoire des noirs dans ce pays. Isaiah termine sa petite histoire en insistant sur deux choses : le gouvernement ne laissera jamais un noir être Captain America et aucun noir qui se respecte n’osera jamais porter le costume de Captain America.

Arf. J’imaginais une intrigue différente pour l’acceptation de Sam en tant que Captain America, et je suis perplexe face au personnage d’Isaiah – autant que devant l’idée de l’associer dans cette transition à Bucky, qui reste un homme blanc après tout. C’est en tout cas vraiment intéressant de voir la série prendre le temps d’aborder des sujets vraiment nécessaires, y compris dans l’Amérique aujourd’hui. Ils ont ainsi à la fois un temps de retard et un temps d’avance sur nous : retard parce que j’ai l’impression que la situation y est mille fois pire, d’avance, parce qu’on est loin de se remettre en question comme eux.

Sam finit en tout cas par rentrer chez sa sœur avec le bouclier, en profitant pour s’occuper de ses neveux. Nous sommes vraiment dans un épisode qui marque une pause dans l’intrigue, mais ça marche plutôt bien puisque ça a pour but de nous montrer le cheminement du personnage pour accepter le rôle dans lequel on veut tous le voir désormais. En attendant, il se contente de réparer comme il peut le bateau avec Sarah et tout le quartier.

Puis, avec Bucky qui lui rend visite pour lui remettre une valise venue du Wakanda. Contre toute attente, la série prend alors le temps d’une belle pause humoristique avec Bucky qui aide Sam sans utiliser son bras robotique et en draguant un peu Sarah, tout de même. On enchaîne sur des scènes sympathiques où les deux héros réparent le bateau, tout en discutant encore du cas de Karli. Tout ça ne dure qu’une petite journée, parce que Bucky a déjà prévu de rentrer en avion.

Sam l’invite toutefois à rester plus longtemps sur place, comme la ville est sacrément cool. Bucky accepte et dort sur le canapé, pour mieux être réveillé par les neveux de Sam en train de s’amuser avec le bouclier. Eh, c’est plutôt cool de voir ces enfants jouer avec une arme de guerre et, accessoirement, de meurtre. Non ? Ah, non, peut-être pas.

La journée de la veille peut recommencer, avec Bucky aidant une nouvelle fois Sam à réparer le bateau, mais cette fois-ci avec le thème de la série que j’aime beaucoup. Les deux hommes sont toutefois arrêtés par Sarah qui n’aime pas tellement les voir travailler sur une partie du bateau qui ne pose pas de problème selon elle.

Ils s’isolent donc ensuite pour s’entraîner à utiliser le bouclier et pour parler enfin des différends entre eux à ce sujet. Bucky explique ainsi à Sam qu’il voit le bouclier comme la seule famille qui lui reste. C’est un peu étrange, mais Sam affirme qu’il le comprend, c’est déjà ça. Il insiste par contre pour expliquer à Bucky que l’opinion de Steve n’est pas la plus importante : ce qui compte, ce n’est pas l’avis des autres sur lui, c’est qui il souhaite vraiment être. Humph, étrange conseil. Les deux se mettent ensuite d’accord pour retravailler ensemble face à Karli quand il y aura besoin, même s’il leur reste encore à décider ce qu’ils sont – ils ne sont pas des partenaires ou une équipe, par exemple.

Et ils ne sont pas non plus des Avengers si l’on en croit la réplique de Sam insistant pour dire que la revanche n’est pas la solution pour Bucky qui a passé trop de temps à réparer les erreurs passées et pas assez à se projeter dans ce qu’il pouvait faire. Bucky s’en va finalement en laissant le bouclier à Sam.

Ce dernier peut ainsi passer du temps avec sa sœur, qui avoue qu’elle ne veut pas vendre le bateau finalement. Ce n’est pas une solution viable pour les finances, mais c’est leur héritage familial, et c’est important. Sam en arrive à la conclusion qu’il est important pour lui de se battre encore et de se préparer à prendre le bouclier publiquement. Comme il n’est pas un super soldat, il a besoin d’un long entraînement, dans un montage qui nous donne presque envie de faire du sport, franchement. Et ça permet à Sam de se préparer à être le Captain America que je veux voir en fin d’épisode.

La série prend autrement le temps d’en revenir à John, qui est dans une sale position cette semaine. Il se rend chez les parents de Lemar pour expliquer ce qu’il s’est passé, mais il le fait en mentant et en assurant qu’il n’aurait jamais laissé s’enfuir la personne ayant tué leur fils. Yep, il affirme que l’homme qu’il a tué était le meurtrier, mais nous savons bien que c’est faux. Les parents de Lemar le croient toutefois sur parole, parce que leur fils admirait John et qu’il lui faisait toute confiance. Cela doit être un peu dur pour John de se faire à l’idée qu’il est un menteur sur ce coup-là, mais il simplifie au moins le travail de deuil de la famille.

Autrement, Sharon continue de ne servir quasiment à rien cette semaine, mais sa scène est probablement là pour introduire ce qu’il se passera dans le dernier épisode : elle engage un certain Batroc, qui lui parle en français pour lui reprocher d’avoir perdu la moitié de son équipe à cause d’elle. Le problème, c’est que Batroc a pour intention de tuer Falcon, d’une part, et qu’il bosse avec Karli, d’autre part. Elle assume totalement d’être une criminelle désormais, et tant pis si ça ne plaît pas à tous ses hommes de main.

Son intention est d’attaquer lors d’un vote du GRC pour renvoyer dans leur pays d’origine tous les immigrés étant réapparus aux États-Unis après cinq ans de disparition grâce à Thanos. Charmant, la politique US de l’univers Marvel. Tout cela termine ainsi par une attaque terroriste sur le point de se produire et sur Sam sur le point de revêtir le costume, clairement dans la valise venant du Wakanda. Aaah ! J’avais tellement envie de le voir dans cet épisode, je suis frustré, vivement la semaine prochaine ! En plus, il y a aussi une scène post-générique dans cet épisode pour nous apprendre que John est dans son coin en train de se construire son propre bouclier de Captain America. Captain America contre Captain America ? Hâte de voir Sam gagner !