The Walking Dead – S10E16

Épisode 16 – A Certain Doom – 16/20
Moui, bon, l’attente n’en valait pas vraiment la chandelle… Je m’en doutais, mais ce dernier épisode paraît long et son suspense est énormément atténué par les annonces faites pour la suite de la franchise. Il est sympathique, mais ce n’est pas le meilleur de la saison et ce n’est certainement pas la meilleure fin de saison. Après des mois de teasing de la part du casting, ça tombe un peu à l’eau comme fin de saison.

> Saison 10


Spoilers

We still have things to do here.

Après quelques mois d’attente, le dernier épisode de la saison est enfin disponible et il était donc temps pour moi de mettre à le regarder… J’ai un peu attendu, par habitude de voir ces épisodes le dimanche ou le lundi. En plus, j’ai déjà vu les premières minutes de l’épisode lors du Comic Con @home, alors que je fuis tout ça d’habitude, et je sais que ces premières minutes ne me fascinent pas.

Voir aussi : Comic Con @home, le récap (part.2) : le point sur la franchise The Walking Dead

Mon souvenir est le bon : on reprend par Gabriel qui fait un serment aux enfants pour les rassurer sur leur sort, alors que leur sort pue tout de même. Le montage a la bonne idée de nous aider à nous rappeler où on en est cela dit : les Chuchoteurs sont là et prêts à s’attaquer à nos héros.

Ils sont quasiment tous piégés. Même Daryl, Carol et Kelly se retrouvent forcés de s’enfermer dans l’hôpital, alors que celui-ci est complètement cerné par les zombies – dans un tournage qui n’a rien à voir avec les règles du Covid. Je ne vois pas comment ces séries vont pouvoir continuer, franchement… Encore que bon, ils peuvent toujours mettre des masques sous le maquillage, mais bonjour la chaleur…

Bref, Gaby nous fait un petit point de la situation bien malgré lui, avec ceux qui sont coincés dans l’hôpital, ceux qui sont à vélo à la recherche d’aide, Aaron et Alden tombent sur un type armé et surtout, SURTOUT, Maggie est de retour ! Elle se sera fait attendre plus que jamais, elle, mais ça fait plaisir de la voir recevoir une lettre de Carol ! Ça me fait plus plaisir en tout cas que de voir Bêta mener ses Chuchoteurs à l’attaque dans des plans franchement approximatifs et crédibles – les Chuchoteurs qui se retournent au milieu des zombies, ça n’a pas de sens.

Daryl et Carol sont donc encerclés par les zombies, mais pas de quoi s’inquiéter du tout, ils ont encore le temps de parler de Michonne et d’être inintéressants. On n’est pas sortis de l’auberge avec eux de toute manière, puisqu’ils ont leur ticket de survie pour les deux prochaines années : un spin-off se concentrera sur eux après la saison 11. Au secours.

Ils rejoignent rapidement Gabriel et le reste des survivants – tiens Briana Venskus est là ? J’avais oublié qu’elle était encore en vie dans cette série. Elle est tellement partout… Ici, elle joue une membre de Oceanside, qui a même le droit de gagner le prénom de Beatrice dans cet épisode. C’est chouette de redécouvrir des gens comme ça, mais on sait ce que ça veut dire, hein. La série redonne une importance aussi à Dianne, un perso oublié avec le temps et qui a maintenant une dent contre Carol, comme le reste du monde. C’est fou, ça, tous les personnages qu’on oublie avec le temps.

J’avais oublié aussi le pétage de câble de Carol qui fait qu’elle a encore tout le monde à dos, alors que Lydia, elle, l’aime bien et vient carrément la remercier d’avoir fait tuer Alpha. Bien sûr. Soyons rassurés, elle ne vient pas chercher une autre mère en parlant à Carol. C’est déjà ça… mais ça traîne en longueur. On est là pour de l’action, on nous a promis un épisode épique !

À la place, on a droit à des préparatifs interminables de Luke et sa nouvelle copine, Daryl, Magna… Pfiou. Negan, lui décide de rester en arrière, avec Judith qui n’est qu’une enfant, notamment, ou Lydia qui ne doit pas troi aimer le plan de nos amis. Tous les autres héros se recouvrent de sang et se font passer pour des zombies au milieu de la horde qui est à leur porte.

Je comprends ce plan, on a l’habitude après tout… mais c’est faire fi de la présence des Chuchoteurs qui peuvent les tuer à tout instant, ça, non ? Et que dire de la focalisation de la série sur le personnage de YYY qui est au milieu des zombies alors qu’elle n’entend plus rien. La scène traîne en longueur, comme toujours, mais elle offre de bons moments, notamment lorsque l’on a des gros plans sur Magna qui vit sa pire vie.

Le plan est un peu improbable, mais il fonctionne à peu près : nos héros dans la horde servent d’appât pour révéler les Chuchoteurs qui sont observés par Gabriel, Dianne, Lydia et d’autres. Eux, ils ont des arcs et savent viser assez bien pour blesser les zombies. Le plan ne dure qu’un court temps avant que Bêta ne réagisse en resserrant les rangs de la meute.

Pour ne rien arranger, des zombies parviennent à entrer dans l’hôpital et forcent ceux qui étaient restés à l’abri à faire face à la menace, avec Lydia qui comprend qu’elle va bien devoir renfiler un masque de zombie. Quelle chance.

Elle est bien plus habituée que nos héros et n’a aucun mal à rattraper rapidement Carole et Beatrice qui trainaient vraiment beaucoup la patte. Tellement, d’ailleurs, que comme prévu cette dernière se fait tuer dans cet épisode, de la plus atroce et douloureuse des manières. Bon ben, c’était cool de revoir Briana Venskus, on va dire. Elle se fait donc dévorer par les zombies, de même que la nouvelle seconde de Beta, si je ne m’abuse.

Hop, deux personnages de moins, alors que le sac de Beatrice est récupéré bien vite par Lydia. Finalement, Carol et Lydia rejoignent donc le reste du groupe qui est à l’abri dans la forêt et le plan est enfin révélé : ils ont un chariot avec une chaîne hi-fi qui fait assez de bruit pour attirer tous les zombies loin de l’hôpital.

Cela ne peut durer qu’un temps et à la tombée de la nuit, les Chuchoteurs repassent à l’attaque, mettant à mal le plan de nos héros. Ceux-ci se retrouvent rapidement sans stéréo, sans chevaux et sans charrette. Qu’à cela ne tienne, Daryl se propose d’aller tuer les Chuchoteurs directement dans la horde pour protéger au mieux leurs alliés de l’hôpital qui n’ont peut-être pas réussi à évacuer et Lydia a la bonne idée de prendre la place de Beta pour mener les zombies vers un ravin. Ben oui, Alpha lui a appris à guider les zombies, bien sûr.

Cela ne semble pas bien difficile, cela dit… mais bon, admettons, elle semble être la seule à pouvoir le faire pour le moment. On suit donc des scènes sympathiques où nos Chuchoteurs se font massacrer par Magna ou Daryl. Finalement, Lydia est repérée par Beta et manque d’y passer, mais Negan sort de nulle part, déguisé en zombie sous sa veste en cuir quasi intacte pour s’en prendre à Beta. Avec l’aide de Daryl qui lui sauve même la vie (allons bon), Negan participe donc à la mort de Beta, qui finit aveuglé par Daryl et content de retrouver Alpha dans son nouvel handicap lui offrant quelques flashbacks de son amour perdu.

Le pire ? Beta est heureux de mourir ainsi et Negan regrette presque de l’avoir tué, parce qu’il le reconnaît. On sait qu’il s’agit d’une star de la musique, mais on n’en saura apparemment jamais plus.

En parallèle, dans l’hôpital, les choses empirent avec l’utilisation de bombes par les Chuchoteurs. Normal. Gabriel survit malgré tout, hein, ça va de soi… mais il décide de se sacrifier en restant en arrière pour protéger Judith et les autres qui descendent par un ascenseur. Oui, Gabriel décide de se suicider en laissant juste un dernier message pour Rosita, grande absente de l’épisode.

Malheureusement et contre toute attente, Gabriel est sauvé de justesse par l’étrange homme armé croisé par Aaron en début d’épisode… Il s’agit du bras droit de Maggie ! Bon, ben, il faudra faire avec Gabriel l’an prochain quand la série reviendra, hein… pour la suite de sa saison 10 parce que non, cet épisode final n’est pas tout à fait la fin de la saison 10 finalement, mais en fait si, mais pas vraiment parce qu’il y aura huit épisodes de plus quand même, mais huit épisodes hors sujet. Quelle idée de merde. J’anticipe trop là.

Le lendemain, on retrouve Lydia qui continue de mener la horde de zombie vers un précipice énorme, même si ça suppose de se suicider. Finalement, Carol décide de prendre sa place au dernier moment et s’apprête à se suicider, pour absolument rien, parce qu’une fois que les zombies sont lancés dans une direction, il n’y a pas de raison qu’ils s’arrêtent.

Lydia le sait et elle empêche donc la mort de Carol au dernier moment. Bon, de toute manière, ça aurait fait un cliffhanger tout naze (littéralement, en plus) parce qu’on sait déjà qu’elle va survivre un moment. Là, la scène entre Carol et Lydia est sympathique. Elles reviennent de loin. Quant au jeté de masque parmi les zombies, c’est un symbole plutôt joli pour marquer la fin des Chuchoteurs dans la série. Toute la meute se jette donc de la falaise, et Lydia et Carol restent en vie, en prenant le risque insensé de rester un moment à découvert sur le bord du précipice alors qu’on est toujours à zéro certitude de la fin de l’ensemble des Chuchoteurs, mais bon.

La série veut nous faire croire que c’est bon, et la saison se termine donc sur des retrouvailles très mignonnes entre les enfants de la série et Maggie, puis entre Lydia et Negan, Carol et le reste du groupe. C’est bien, Carol et Lydia se font pardonner par tout le monde comme ça.

Ailleurs, on découvre enfin la survie de la Connie, à laquelle plus personne ne pensait la pauvre. Déjà qu’à l’époque où aurait dû être diffusé cet épisode, je ne pensais plus à elle, mais alors après autant de temps, j’avais oublié cette intrigue sur sa présupposée mort. Elle est pourtant le cliffhanger final de cette saison, puisqu’elle est retrouvée par l’homme étranger dont on ne sait pas encore grand-chose mais qu’on a vu en début d’épisode. C’est un peu un Morgan bis.

Sinon, côté cliffhanger, il ne faut pas oublier ceux qui étaient à vélo en début d’épisode, et ce n’est pas glorieux. En effet, comme d’habitude, Eugène est dépité et se lamente sur son sort, parce qu’il se rend compte qu’il n’arrivera pas à temps à son rendez-vous galant. Putain, mais ta gueule le gémisseur. Rendez-moi les chuchoteurs, finalement.

Heureusement, Ezekiel l’empêche de craquer totalement et le remotive, parce que Yumiko est inutile pour ça. Même Princesse finit par avoir plus d’utilité qu’elle, ça craint, tout de même. Elle a réussi à me faire rire sur l’affaire du code secret non fixé entre Eugène et son crush.

Comme prévu, le groupe semble arriver trop tard au rendez-vous, mais puisque la scène est placée stratégiquement en fin d’épisode, on sait bien que ce n’est pas pour rien. Eugene le déprimé a en effet finalement repris l’espoir de trouver sa Stéphanie… Le voir reprendre confiance comme ça m’a donné envie qu’il se fasse tuer par surprise pendant son petit discours, surtout quand ils se sont tous mis à rire.

C’est à ce moment-là que débarque le cliffhanger, mais il n’y aura pas de mort marquante dans cet épisode (hormis Beatrice, mais bon, j’avais oublié qu’elle était là avant cet épisode, alors…) et rien qui ne marquera vraiment les esprits sur le long terme, juste quelques projecteurs braqués sur Yumiko, Ezekiel, Eugene et Princesse, désormais entourés par des hommes armés. Allons bon.

EN BREF – Cette saison 10 m’a redonné le plaisir d’attendre le prochain épisode de la série et m’a plutôt bien convaincu, avec clairement un meilleur niveau global. J’ai réussi à me réinvestir dans la série grâce aux nouveaux personnages, mais j’ai bien conscience que je suis à contre-courant de la majorité des fans qui semble encore en avoir quelque chose à foutre de Daryl et Carol. Moi, j’aurais été partisan d’en voir mourir un des deux, car ça commence à faire longtemps qu’ils tournent en rond, désormais.

Je suis bien content de retrouver Maggie pour le reste de la série, même si elle n’a pas eu grand-chose à jouer dans cet épisode et content d’avoir assisté à un départ réussi pour Michonne. Le coronavirus a fait bien du mal à la série, puisqu’il aura fallu attendre plusieurs mois pour le dernier épisode de la saison 10, qui sera suivi de huit autres en 2021, épisodes qui feront officiellement partie de la saison 10 mais reviendront sur d’autres intrigues et personnages… Je ne suis vraiment pas sûr d’être convaincu par cette idée.

En attendant, la saison se termine sur des cliffhangers sympathiques, mais pas inoubliables, ce qui est vachement problématique comme la saison 11 ne sera que dans un an. Mais bon… j’aurai ma critique pour me souvenir d’où j’en suis !

> Saison 10

Emily in Paris – S01E05

Épisode 5 – Faux Amis – 17/20
Les clichés et stéréotypes s’essoufflent, mais la série peut s’appuyer désormais sur ses personnages qui sont tous très installés et auxquels on est attachés désormais. L’intrigue en elle-même se montre assez prévisible dans l’épisode, mais les gags continuent de me faire rire. Je suis bon public face à ce genre de série, et je suis content de voir que je ne m’étais pas trompé sur le potentiel de celle-ci. Je savais que j’allais adorer !

> Saison 1


Spoilers

Under the Eiffel Towel ? High five!

Je n’ai aucune volonté et me revoilà devant la série après une courte pause. L’épisode commence de manière plutôt marrante sur Emily et Mindy en train de prendre le petit-déjeuner ensemble et de découvrir des faux-amis gênants quand Emily demande un préservatif avec son croissant… au lieu d’une compote. Ca y est, la vie parisienne est dans les veines d’Emily, qui parle de plus en plus français l’air de rien… Elle en oublie totalement son footing matinal, apparemment. Il faut dire qu’elle a bien besoin d’une amie à qui raconter sa soirée de la veille, cela dit, surtout qu’elle essaie désormais d’éviter Gabriel et Camille.

Pas de bol, ce n’est pas simple dans le petit village qu’est Paris, et Camille elle-même les rejoint pendant que Gabriel dort, puisqu’elles utilisent le même café qu’elle. Inévitablement. Mindy est la pire des amies, faisant exprès de prendre une photo de Camille et Emily, puis de la vendre comme une super amie, expliquant son nombre d’abonnés sur Instagram comme cela. Ce nombre d’abonnés est une bénédiction pour Emily, qui se fait inviter par Durée, sa marque de cosmétique préférée, à un événement pour les influenceurs.

Malheureusement, Emily découvre que Durée est un ancien client de sa boîte et Julien lui conseille de ne pas mentionner la marque au bureau. Que fait donc Emily ? Elle se précipite dans le bureau de Sylvie pour se renseigner sur l’absence de clients cosmétiques, en vain, et décide donc d’ignorer les propositions salaces de Julien et Luc pour se rendre au rendez-vous des influenceurs.

Elle y découvre qu’elle n’y est pas si populaire que ce qu’elle espérait, mais tente tout de même de s’approcher d’Olivia Thompson, qui gère Durée. C’est un échec au premier abord, mais elle gère tellement bien le marketing – c’est son master après tout – qu’elle attire rapidement son attention et qu’Olivia Thompson accepte finalement de la rencontrer. Oh l’entrevue est courte, mais l’air de rien, Emily se place et gagne la possibilité d’un lunch.

C’est fou comme elle est douée dans son travail avec les idées les plus simples possibles, tout de même. On sent qu’on est devant une série qui ne se prend pas la tête sur son intrigue, mais c’est satisfaisant précisément pour cela. Malheureusement pour Emily, lorsqu’elle rentre tard chez elle pour du télétravail, elle se retrouve embarquée dans une soirée avec Gabriel et Camille. C’est cette dernière qui lui propose de venir avec eux et ça devient rapidement gênant quand ils font des photos tous les trois et que ça ressemble parfaitement à un plan à trois.

Ils finissent dans un musée génial avec des projections de tableaux de Van Gogh. Lorsque Camille s’éclipse pour parler à un ami, Emily a alors la possibilité de souligner à Gabriel qu’elle regrette de l’avoir embrassé. S’ils décident de faire comme si ce baiser médiocre n’était jamais arrivé (hum, médiocre ?), les regards qu’ils s’échangent en disent long.

Le lendemain matin, lors d’une réunion, Emily profite de l’inspiration offerte par cette soirée et décide de l’utiliser pour proposer à une autre marque une opération marketing sympa invitant les gens à se coucher sur leur matelas un peu partout dans Paris. Ben voyons, bonjour l’hygiène du truc. Après, l’idée est bonne, c’est clair, et bien plus que le truc blasant proposé par Sylvie ou la Tour Eiffel de Luc qui a juste le mérite de nous faire rire.

Pour son repas du midi, Emily tente de se récupérer la marque Durée, mais c’est un échec total : Olivia Thompson la voulait comme ambassadrice de sa marque et n’a clairement pas envie de travailler avec Sylvie. Il y a une histoire à creuser par-là, j’ai hâte de savoir ce que ce sera. La directrice de Durée lui souligne à quel point elle serait meilleure en tant qu’influenceuse, mais Emily refuse de le faire, par éthique professionnelle. Malgré ça, Sylvie prend tout très mal quand elle découvre qu’Emily fait des pubs gratuites pour d’anciens clients.

Sans trop de surprise, le compte Instagram d’Emily pose donc problème et doit être selon Sylvie supprimé au plus vite… Le conseil de Mindy ? Faire intervenir les avocats de son père. Sauf qu’Emily n’a pas de père riche comme Mindy, alors ça ne sert à rien. Emily se décide donc à tout supprimer, mais avant ça, elle veut une dernière soirée avec une superbe story. Elle passe tout son temps à faire le tour de la ville avec Mindy et, ma foi, leur soirée a l’air super fun. Un peu trop alcoolisée, peut-être, mais fun.

Elle rentre donc dans cet état-là chez elle et tombe évidemment sur Gabriel. Si lui n’est pas bourré, il en profite tout de même pour lui dire que les sentiments étaient réciproques. Arf, ça sent mauvais pour son couple tout ça, mais où est Camille, franchement ? Pas là, puisqu’on ne la retrouve que le lendemain, Place Dalida dans le quartier de Montmartre où Emily avait posté une photo la veille avec Mindy.

La photo a été adorée par la gérante de la pub de matelas qui demande donc à ce que le compte Instagram d’Emily soit réactivé et qu’elle serve d’influenceuse pour leur marque. C’est sans surprise, ça, et la photo me donnerait presque envie de me remettre à utiliser Instagram. La série ne pouvait pas se débarrasser du compte Instagram comme cela, évidemment, et j’imagine qu’ils font même la promo de la série sur Insta.

Sylvie lui reconnaît donc la victoire et lui demande d’être une influenceuse uniquement pour les clients de Savoir. Il n’en faut pas plus pour qu’Emily s’exécute et se rende à un shooting photo Place Dalida où a été mis un lit pour le bien de cette campagne. Elle y invite Camille qu’elle remercie pour l’inspiration, ce qui rassure Camille qui avait senti un froid lors de leur soirée à trois.

Camille est persuadée que le problème vient de Gabriel un peu trop ours et dit vouloir être très amie avec Emily. Hmm… Pas sûr, là. Les filles finissent au lit ensemble, et Emily en fait un post évidemment vu et liké par Gabriel, avec le hashtage « couche avec nous », ce n’est pas spécialement une surprise cela dit !

> Saison 1

Emily in Paris – S01E04

Épisode 4 – A Kiss Is Just A Kiss – 18/20
Evidemment, plus les épisodes passent et plus je m’attache à la série, son ambiance, ses personnages. Je me dis donc qu’il est temps de faire durer le plaisir et de ne peut-être pas tout dévorer d’un coup… mais ça va être compliqué parce que la série est vraiment très chouette comme ça. J’aime la manière dont tout se met en place naturellement pour le moment, en espérant que ça va continuer à jouer comme ça le fait avec à la fois les stéréotypes et mes attentes.

> Saison 1


Spoilers

You’re the one bringing the drama.

Emily rencontre Camille alors qu’elle tente d’acheter des roses à une fleuriste parfaitement aimable comme le sont tous les commerçants de Paris, particulièrement dans cette série. Ma foi, on se marre bien. Camille est donc une française qui parle un anglais impeccable et qui aperçoit Emily en galère avec l’achat de roses. Elle lui conseille donc d’en donner six euros au lieu des 5€60 demandés. Euh. Six euros le bouquet de roses ? Dans Paris ? Hein ?

Bon. Camille est super charmante avec Emily, lui proposant quelques petites destinations touristiques sympathiques (à Filles du calvaire, vraiment ? Jamais testé ça, faudra que je me renseigne) et l’invitant à venir à un vernissage le soir même, avec un hôtelier de Chicago super connu. Ben oui, évidemment qu’elle ira, ça paraît mieux que ses cours de français.

La matinée d’Emily continue ensuite lorsqu’elle reçoit des colis des États-Unis en arrivant chez elle. La pauvre galère à les monter, mais elle est aidée par Gabriel qui semble avoir pas mal de temps libre lui aussi. Ah les séries, c’est chouette. Le beurre de cacahuète dans le colis est évidemment complètement éclaté et s’est répandu partout, et Gabriel découvre vite qu’Emily est désormais célibataire, avec de la lingerie très chouette.

Il l’invite donc chez lui pour une petite omelette bien meilleure que le beurre de cacahuète où ils apprennent à se connaître sans qu’il ne la drague lourdement. C’est abusé, ça, quand même, depuis le temps. Il est vraiment français ? Non parce que quand même, on a eu tellement de clichés jusque-là qu’il est bien trop sage avec elle, je trouve.

Bref, il est temps pour Emily d’aller au boulot, où elle entend Sylvie et Antoine se disputer, à propos du boulot. Craignant que la boîte ne perde un client en route, Emily décide d’intervenir dans la dispute et de caser le nom de Randy Zimmer, l’hôtelier, suggérant qu’il pourrait être une relation très intéressante pour Antoine et que l’idée vient de Sylvie.

Ce n’est pas le cas, mais ça permet à Sylvie de s’en sortir de la dispute. Oh, elle reste blasée malgré tout, et je l’adore en patronne, ça fonctionne à merveille. Sylvie prend malgré tout très mal l’idée d’Emily, de même que le bouquet de roses qu’elle redonne aussitôt à Emily. Il faut dire qu’elle n’aime pas trop le fait qu’Emily soit probablement une amante d’Antoine – parce qu’elle a reconnu la marque de la lingerie, ça va de soi.

Julien et Luc invitent aussitôt Emily à déjeuner pour lui réexpliquer que c’est la pire idée du monde de coucher avec Antoine, l’accusant immédiatement d’être en train de le faire, alors que la série persiste et signe sur son cliché des merdes de chien. Espérons qu’Hidalgo ne regarde pas la série… Tout ça mène finalement à la soirée de Camille, à laquelle Emily se rend bien sûr avec Mindy.

Et Mindy, elle, elle est plutôt bien intéressée à l’idée de rencontrer un jour Antoine et à insister pour qu’Emily vive une liaison sulfureuse parisienne. Sans ça, elle ne connaît pas Paris comme il se doit, après tout. Emily n’est toutefois pas là pour ça, et surtout pas avec Camille qu’elle a pourtant embrassé par accident le matin même, mais bien pour le boulot.

Elle ne perd pas le Nord et fait ainsi une présentation éclair à Randy Zimmer que Camille lui présente. Eclair, certes, mais surtout percutante et efficace : elle réussit à lui vendre l’idée d’un parfum associé à son hôtel, afin que l’odeur puisse faire un impact sur les clients. J’ai bien aimé son pitch, aussi prévisible et niais soit-il avec ses cookies… C’est crédible.

Randy se rend donc le lendemain à Savoir, où Sylvie fait en sorte que tout se passe le plus mal possible pour Antoine. Elle est toujours jalouse et elle espère clairement qu’Emily puisse foirer dans les grandes largeurs sa nouvelle idée, histoire de la décrédibiliser aux yeux d’Emily. Elle fait donc en sorte de lui demander de réserver dans un grand restaurant où personne n’arrive jamais à avoir la moindre réservation.

Sans surprise, c’est un échec pour Emily qui y croyait pourtant dur comme fer avant de découvrir que les français et les américains n’écrivent pas les dates de la même manière. Au moins, on nous confirme que tout ça est censé se passer en août, ça explique un peu les tenues d’Emily et le fait que Mindy garde des enfants à n’importe quelle heure apparemment. Par contre, l’échec de la réservation n’arrange pas Emily qui est finalement obligée de contacter Gabriel.

Allez, c’était prévisible à 1000 km, et encore plus qu’Antoine essayant de lui expliquer que la lingerie n’était pas pour ses fantasmes chelous à lui, mais pour qu’elle se sente sexy et pleine de confiance en elle. Ben. Voyons.

En tout cas, Gabriel lui arrange le coup bien rapidement – mais bon, il pourrait lui aussi en tirer une jolie promotion avec le temps. L’avantage ? Sylvie peut rencontrer le fameux Gabriel et découvre donc qu’Emily ne lui a peut-être pas menti. Elle lui conseille donc de rester plus longtemps dans le restaurant pour s’occuper un peu de Gabriel, de la même manière que Sylvie compte s’occuper de se remettre avec Antoine après lui avoir fait la misère pendant tout l’épisode (en anglais à chaque fois, allez savoir pourquoi ils ne parlent pas en français entre eux) et après avoir fait également quelques sous-entendus à Randy.

En ce qui concerne Gabriel, Emily décide donc de l’embrasser sans prévenir, parce que les plus belles relations sont les plus compliquées d’après Sylvie. Ben oui, évidemment. D’ailleurs, c’est pour ça qu’on découvre ensuite que Gabriel est déjà en couple… avec Camille. C’est particulièrement bien amené avec cette idée que Paris n’est qu’un village ; parce que Camille le dit en début d’épisode et parce que ça y fait un joli écho en fin d’épisode.

Je m’attendais à ce que Gabriel soit en couple, mais je n’ai pas eu le temps de voir venir Camille. C’est une bonne chose, j’aime bien la surprise.

> Saison 1

Emily in Paris – S01E03

Épisode 3 – Sexy or Sexist – 18/20
La série a clairement trouvé son rythme de croisière et est pleine de riches idées pour tordre le cou aux clichés et pour s’amuser des stéréotypes, à la fois culturels et langagiers. Je me marre beaucoup devant cette série qui est une excellente comédie et dont les personnages sont attachants car criants de réalisme, quand bien même il s’agit d’une série souvent dans l’excès.

> Saison 1


Spoilers

Well, the French word for team is équipe, and there’s an I in équipe.

Alléluia, Madeline est de retour ! J’avais peur qu’on ne puisse revoir Kate Walsh, mais c’est bon, elle s’inquiète de la vie de sa petite protégée qui continue ses joggins parisiens en tant que célibataire pour mieux découvrir les urinoirs publics des quais de Seine. Hum. On nous enchaîne par une chanson disant « ça fait rêver, ça te fait envie » et… euh… non ?

La série ne fait pas dans la dentelle sur la vie parisienne en tout cas, et c’est dur de ne pas être mort de rire devant l’attroupement pause clope en face de la salle de gym ou devant la concierge imblairable qui engueule Emily parce qu’elle a une coupure d’eau et qu’elle s’habille n’importe comment dans l’immeuble. Gabriel est heureusement là pour la traduction, mais ça termine en douche au bidet pour Emily. La vie à la parisienne, pour de vrai.

Tellement pour de vrai qu’Emily porte ensuite un béret pour aller à des cours de français où elle tente de sympathiser avec sa prof, Jacqueline… pour mieux découvrir qu’elle prend 50€ de l’heure en-dehors de sa classe. C’est tellement, tellement ça. C’est une belle journée qui commence pour Emily donc, parce qu’elle fait tout ça avant 10h30, hein. C’est sûr qu’en commençant à cette heure-là, on a le temps d’avoir deux ou trois vies par jour, et ça c’est plutôt cool.

Sylvie est ravie de tomber sur Emily en allant au travail, surtout que maintenant Emily apprend à parler français et peut lui dire qu’elle aime ses bottines. Par contre, il ne faut pas trop en attendre de cette patronne parisienne qui se doit d’être désagréable et de souligner qu’Emily a besoin d’arrêter de sourire et d’être dans l’excès. Bienvenue à Paris, chère américaine.

Pour ne rien arranger, ses collègues la déteste parce que Madeline lui a demandé de leur envoyer une charte de bon comportement à respecter – tout l’inverse du comportement français, ma foi – alors la journée de merde peut commencer. On se dirige alors vers le titre de l’épisode, puisqu’il est question pour Emily d’aller sur le tournage d’une pub de parfum.

Emily découvre la pub tournée par Antoine et son équipe, parce qu’évidemment qu’il fallait qu’Antoine soit de retour dans la série. La pub convient bien à Emily jusqu’à ce qu’elle découvre que la top modèle engagée l’est pour traverser le pont Alexandre III complètement nue devant des hommes la désirant. On peut difficilement faire plus sexiste à l’ère de #MeToo et du male gaze. Elle tente évidemment d’en parler à Antoine, devant Julien et Sylvie complètement excédés. Même si Antoine l’écoute au point d’interrompre le tournage le temps d’un verre en terrasse, il ne le fait que pour marquer des points auprès d’Emily et défendre sa vision du fantasme féminin. Pas exactement une bonne idée, mais bon.

Emily se résigne malgré sa peur d’une mauvaise interprétation du luxe et du fantasme à la française – tu m’étonnes, mais c’est clair qu’on en est tellement abreuvé que ça ne me choque même plus à force – et rentre chez elle, pour mieux être confrontée à son problème d’eau n’arrivant plus à la douche. Le lendemain, elle a donc droit à la visite d’un plombier, et là, clairement, la série se fait plaisir avec le cliché de la douche dans un sale état, avec une pièce ancienne, une pièce neuve et un plombier qui réclame le petit déjeuner sans pour autant aider Emily dans son problème.

Bien sûr, elle a toujours besoin de Gabriel pour la traduction, et celui-ci lui ouvre désormais la porte en étant torse nu, parce que tout le monde fait ça, bien sûr. Voyant qu’elle n’a plus de douche en état pour un moment, il l’invite à les prendre désormais chez lui. Bien sûr, évidemment. Jamais dans l’excès, les séries !

Emily en est ravie malgré tout et peut enchaîner ensuite avec un cours de français. Bordel, ses matinées sont à rallonge, c’est fou ! Et toujours zéro souci de décalage horaire en plus ! En cours, elle apprend à ne pas être invitée à des soirées entre amis proches, avant de se rendre au travail où Sylvie lui demande d’arrêter de poser des questions gênantes pour tout le monde, puisqu’elles font perdre de l’argent.

Même si elle est femme, Sylvie n’est pas féministe pour autant et le travail devient de plus en plus compliqué pour Emily qui reçoit même un dessin de bite sur sa charte. Elle décide donc de se comporter en vraie française et d’aller prendre sa pause déj à 11h, avec un bon verre de fin. Merci Mindy pour cette vie à la française et pour les explications toujours marrantes sur la culture française, merci aussi pour une première vraie invitation à une soirée pour Emily. Cette dernière, contre toute attente, décide d’inviter également Sylvie à la soirée de Mindy, pour apprendre à la connaître… Ca sent tellement la mauvaise idée, surtout que ça se fait juste après qu’Antoine accepte l’idée d’Emily de demander sur Twitter si la pub qu’ils ont réalisé la veille (le montage est sacrément rapide dis donc) est sexy ou sexiste. L’idée est bonne, ma foi, même si risquée et polémique. En tout cas, Sylvie est assez claire sur le fait qu’elle n’a pas envie d’être amie avec cette américaine qui n’est là que pour des vacances d’un an après tout.

Emily l’invite malgré tout, avant de découvrir que les soirées parisiennes, c’est… désagréable ? Beaucoup de bruit dans un minuscule appartement pas très covid safe et enfumé où personne n’en a rien à battre d’elle, à part cette nana qui lui dit bonjour mais dont l’attention est vite détournée par une autre amie. Eh ouais, c’est tout un art de se fondre dans la masse, et sans la langue, c’est toujours un peu dur. Pas de problème, Emily est rejointe sur le balcon par un certain Fabien content de pouvoir la draguer.

La petite drague se poursuit sur les quais et sur fond d’accordéon de manière toute romantique, jusqu’à ce qu’un autre décalage culturel se fasse après un bisou dans le cou : Emily découvre le parler sexy de Paris qui est loin d’être érotique, mais est on ne peut plus cru. C’est si parfait comme mise en scène. Le type n’est pas très insistant par contre, alors qu’à Paris, dans la rue… Bon. Bon, bon, bon, admettons.

Emily découvre Paris en tout cas et elle finit dans le bar de Gabriel où elle affirme aimer Paris, même si Paris ne l’aime pas. Le problème ? Gabriel l’aime bien. Oh, c’était choupi comme scène, ils nous prennent par les sentiments là.

Le lendemain, Madeline est contente de la visibilité nouvelle de « De l’heure » grâce à Emily, mais aimerait désormais que ce soit fait pour que ce soit aimé, pas juste pour la visibilité. Elle fait donc ce qu’il fait pour être aimée de ses collègues, avec une brioche en forme de bite qui les fait marrer – c’est bien senti comme intégration ça – mais est détestée par Sylvie qui voit qu’elle reçoit de la lingerie au boulot. Sexy ou sexiste la lingerie envoyée par son client Antoine ? Définitivement sexiste.

> Saison 1