The Purge – S01E06

Épisode 6 – The Forgotten – 17/20
Malgré un épisode drôlement haché et mal rythmé par des intrigues qui, malheureusement, trainent toute en longueur au même moment, cette sixième heure de la Purge parvient à maintenir toute mon attention en restant très intéressante dans la construction des personnages. Quelques rebondissements sont prévisibles, mais ils arrivent à chaque fois au bon moment pour que ce soit plus cool que gênant. Finalement, la forme serait à revoir, mais le fond est toujours aussi addictif, alors vivement la suite !

> Saison 1


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If you give in, then I give up and I’ll be right behind you.

Comment ça on commence un matin à 6h30 ? Je suis dégoûté, j’avais envisagé un point « repassage » pour le Bingo, avant de me dire que ça n’arrivait pas assez souvent, et voilà, il y est. Tout cela me déconcentre un peu quand même, mais en même temps, je ne suis pas sûr de saisir l’intérêt de cette scène d’introduction. On suit donc un homme qui se prépare à aller bosser dans son usine, et ce n’est vraiment pas passionnant. L’homme en question, Joey, est bien sûr notre justicier de la Purge, que l’on retrouve dans la mauvaise posture où on l’avait laissé après ce flashback.

Il ne lui faut pas longtemps pour venir à bout des hommes qui le menaçaient. Grosso modo, il donne un coup à chaque homme et tout va bien. Joey se rend ensuite sauver leur victime, qui assure le reconnaître et apprécier son aide. J’ai tout de même du mal avec ce nouveau personnage à l’intrigue vraiment pas folle.

Le flashback nous le montre avoir du succès au boulot et être totalement apprécié de ses collègues et de sa boss. Cette dernière est loin d’être aussi amicale qu’il n’y paraît : elle vire tout le monde le lendemain d’une nuit de grand succès où elle n’hésitait pas à sourire à Joey. Cela pousse donc notre héros à chercher du boulot et à passer des nuits à zapper, alors qu’il cohabite avec un ex-collègue complétement malade. Et le monde le déprime : toutes les chaînes qu’il regarde parlent de catastrophes politiques, sociales, naturelles, etc. jusqu’à ce qu’il tombe sur un message digne d’une secte… l’incitant à purger, ça va de soi.

Du côté des surprises, Jenna et Rick parviennent à rentrer chez eux sans le moindre souci, en se tapant simplement le sprint de leur vie et en étant uniquement suivi une fois au bout de leur rue. C’est du grand n’importe quoi : ils y sont allés en voiture et il est peu probable qu’ils parviennent à faire tout ce chemin sans croiser personne. En plus, le sprint, ça les met dans de mauvaises conditions en cas d’attaque. Et puis, ils ne croisent aucune voiture ?

Ils sont chanceux… mais il ne fait pas de doute que la nuit ne fait que commencer. En plus, elle est enceinte, alors elle a de quoi faire après un tel sprint niveau soucis médicaux ! De toute manière, il faut aussi qu’ils s’engueulent parce qu’il n’aime pas ce qu’il a vu : Jenna a préféré aller trouver Lila plutôt que lui quand on lui a dit de fuir. Oui, ils commencent aussitôt à s’engueuler, et hop, la Purge fait flipper : l’Enfer peut venir de sa propre maison.

Il est intéressant maintenant que l’on connaît ces personnages de les voir se déchirer. Il est loin le couple heureux du premier épisode, mais je m’y attendais totalement. Dès le début, on sentait la tension existante entre eux, et il n’est pas étonnant qu’elle explose avec la Purge. Finalement, il révèle tous ses penchants les plus obscurs, les mettant au service de leur couple d’après lui, quand elle voit bien qu’il cherche juste à prendre sa revanche sur son enfance pauvre : il veut désormais faire partie des riches, pour son bébé à venir.

Même si ça traîne probablement en longueur, je trouve ça cool de voir ces deux personnages prendre enfin le temps de communiquer : il était plus que temps qu’on en arrive là après tout ces non-dits entre eux. Il était aussi temps que Jenna retire sa robe, parce que je pense que l’actrice devait péter un câble de porter cette robe à force. Et ça tombe bien, parce que le perso aussi pète un câble contre son mari à qui elle reproche l’attitude et l’incapacité à comprendre que toute la richesse du monde ne vaut pas une bonne morale.

Plus tard, elle tente de nouveau d’appeler Lila… pour mieux s’entendre dire qu’elle est morte. Cela la rapproche finalement de Rick, à qui elle vient ensuite confier la mauvaise nouvelle. Les deux parviennent autour du deuil de Lila à une entente. Le calme revient dans leur couple qui veut juste que la nuit s’arrête autour d’un petit-déjeuner sympa. C’est évidemment sans compter sur ces vicieux de scénaristes qui amène Lila à leur porte. Loin d’être morte, celle-ci les supplie de leur ouvrir la porte avant de se faire tuer. Elle semble avoir une bonne marge d’avance sur ses assaillants, cela dit, parce qu’elle hurle sans que personne ne lui tire dessus.

C’est le cliffhanger que les scénaristes choisissent pour la fin d’épisode, et je comprends bien pourquoi. La décision de lui ouvrir la porte paraît la plus naturelle du monde, puisque c’est leur amie. C’est très probablement ce que voudra faire instinctivement Jenna. En revanche, je ne sais pas si Rick aura très envie : lui ouvrir, ça veut dire aussi risquer d’autres intrusions, et ça veut surtout dire s’attirer la haine de ses assaillants qui n’hésiteront pas à entrer la barraque eux aussi. Et puis, si on ajoute leur voisin qui ne leur sera d’aucune aide à se moquer d’eux…

À la fête foraine, Miguel et Penelope sont toujours dans de beaux draps. L’ex de cette dernière se fait plaisir avec la Purge, n’hésitant pas à étrangler Miguel. Tu m’étonnes que ça doit lui faire du bien. Il leur avoue aussi avoir voulu les tuer pendant un long moment, alors là, c’est sa nuit de Noël, lui. Le frère et la sœur se rassurent comme ils peuvent, communiquant en espagnol, et franchement, cette partie de l’intrigue traîne en longueur.

Sans trop de surprise, Miguel reprend le dessus en assommant l’ex. Il réussit ensuite à se libérer du poteau où il était attaché, à s’attaquer à son agresseur et à le tuer, tout simplement. Il prend ensuite le temps de libérer Pénélope qui pète un câble sur le cadavre de son ex, avant de se dire qu’il faut peut-être fuir. En plus, il est assez pauvre pour n’avoir pas eu le temps de réserver la tente toute la nuit : ils sont donc pressés par le temps.

Ils parviennent à s’enfuir de la tente, mais pas du carnaval : c’est drôlement dur avec tout le monde qui part à leur recherche. Je ne comprends pas trop pourquoi d’ailleurs : après tout, ils ont réussi à tuer un type qui voulait les tuer, où est le mal ? Je comprends la haine du collecteur, mais là encore, les règles ne sont pas claires. On est sur une nuit sans règle, non ? Alors pourquoi en suivre.

Peut-être pour nous faire stresser ; et pour nous montrer que Penny retrouve une de ses sœurs qu’elle n’hésite pas à abandonner à son triste sort pour sauver sa vie. Tout ça finit par les mener dans la remorque d’une voiture, où ils se planquent parmi les cadavres de la fête. Pas si con.

Jane est donc bien arrivée chez David, et elle le retrouve en pleine forme. Ce n’est qu’une fois qu’il passe la maison en lockdown qu’elle lui avoue que quelqu’un va venir chez lui pour le tuer. Oups. Il le prend plutôt bien malgré tout, du moins en apparence, mais à la place de Jane, je serai beaucoup plus méfiant que ça. Elle accepte de le précéder un peu partout dans la maison où sa famille n’est pas et euh… non ?

Je veux dire, ça reste un porc en pleine nuit de Purge ; et il sait qu’elle a engagé une femme pour le tuer. C’est sûrement pour ça qu’il n’est pas inquiet, d’ailleurs, ce con. Jane finit par avoir un mauvais feeling et se barre… pour mieux tomber sur le cadavre de sa tueuse à gage. C’est dommage, j’aurais au moins qu’on sache comment elle était morte. Une balle dans la tête, c’est tout ce qu’on sait.

En tout cas, c’est aussi trop tard pour Jane, qui se fait rapidement capturer par les hommes de David. Ce dernier l’emmène alors dans son sous-sol où il organise une petite fête : les hommes peuvent y toucher des femmes, qui restent toutefois habillées. La nuit de Jane continue donc de virer au cauchemar, et son connard de patron en est tout heureux. Ce porc, comme elle dit d’ailleurs, réussit parfaitement sa soirée là, expliquant à Jane comment fonctionne vraiment la boîte pour laquelle elle bosse et lui rappelant qu’il a le droit de faire ce qu’il veut pendant la Purge. Et puis, elle n’avait qu’à pas être faible à venir chez lui pour annuler son meurtre, aussi. Bref, Jane finit l’épisode en se faisant capturer.

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The Walking Dead (S09)

Synopsis : Après bien des morts et bien des rebondissements, la saison 9 reprend avec la promesse d’une paix relative, instaurée par un Rick qui a de nouveau fait volte-face sans la moindre logique et choisi de ne plus tuer personne, et surtout pas Negan qu’il préfère garder en prison, contre l’avis de certains autres, dont Maggie.

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Pour commencer, vous aurez compris que je ne vais même pas faire semblant de ne pas être sceptique. La fin de la saison 8 n’avait aucun sens pour moi : après avoir passé au moins toute la saison à nous vendre la construction psychologique du personnage de Rick refusant toute négociation pour la paix, y compris après la mort de Carl qu’il voulait venger, il décidait finalement de changer d’avis sans qu’on ne sache bien pourquoi. La série s’est donc enterrée dans une mauvaise écriture qui, à ce stade-là, ne devrait même plus être une surprise. Et pourtant, ils nous vendent des épisodes interminables se concentrant soi-disant sur la psychologie des personnages.

Une semaine tout juste après la fin d’une saison 4 de Fear The Walking Dead qui avait autant d’épisodes forts en chocolat (et en éthanol, surtout) que de catastrophes industrielles, il est donc temps de découvrir ce que nous réserve la série mère, même si les rumeurs nous ont déjà annoncé les départs de deux acteurs principaux, rien que ça. J’ai lu partout que l’épisode, sans être ennuyeux, était tout juste divertissant, et ça ne m’a pas motivé à le voir rapidement, mais je pense qu’il est temps que je teste à mon tour cette nouvelle saison.

On ne sait jamais, le spin-off parvient régulièrement à me surprendre et avoir une bonne tournure… peut-être qu’il en sera de même pour cette saison 9 !

Note moyenne de la saison : 16,75/20

S09E01 – A New Beginning – 16/20
Au-delà de son titre, cet épisode envoie un message clair de renouveau pour la série : les zombies ne peuvent plus être ce qui pose problème après neuf saisons, alors la série mise désormais tout sur l’aspect survie de groupe et cohabitation. Ce n’est pas tout à fait une nouveauté, il y a encore toutes les lenteurs habituelles, mais c’était tout de même un bon début de saison. Je reste curieux de voir ce qu’ils pourront proposer par la suite.
S09E02 – The Bridge – 15/20
Il ne se passe toujours pas grand-chose le dimanche soir sur AMC. C’est frustrant : les plus grosses avancées ont eu lieu pendant la mi-saison, et c’est ça que l’on découvre finalement au milieu de l’ennui. Quelques scènes s’en tirent bien malgré tout, relevant le niveau de l’épisode au cliffhanger peu surprenant, mais intéressant malgré tout.
S09E03 – Warning Signs – 16/20
C’est toujours bien long dans la mise en scène, mais cette fois-ci, l’épisode parvient à donner envie de voir la suite de la saison en mettant enfin au clair les bases de celle-ci. Les fondations sont désormais solides pour proposer quelque chose qui vaille le détour, et je suis curieux de ce que ça donnera sur le long terme ! À court terme, on sort d’une phase d’hibernation pour la série et on redéfinit la série de manière nouvelle. Pas si mal, en un seul épisode.
S09E04 – The Obliged – 16/20
Comme bien souvent, l’épisode prend touuuuuuut son temps à mettre en place une intrigue qui pourrait avancer au moins deux fois plus vite. Le plus frustrant est encore que l’avancée de celle-ci est intéressante et semble se concrétiser plus rapidement que lors des saisons précédentes. C’est lent, la « psychologie » n’est toujours pas exceptionnelle, mais les cliffhangers, au pluriel, suffisent à donner envie de poursuivre… encore et toujours.
S09E05 – What Comes After – 19/20
C’était trop long (et surtout lent) pour que j’ose mettre un 20, mais cet épisode joue un coup de poker ultime en proposant ce qui s’annonce comme la plus grosse prise de risque de la série. Après neuf ans, c’est osé, mais c’est aussi très nécessaire. Cette saison parvenait bien jusque-là à nous faire comprendre qu’elle voulait tenter quelque chose de nouveau. Cet épisode marque un virage à 180° en regardant beaucoup dans le rétroviseur et en concluant des intrigues vieilles de neuf ans. Il faudra voir… ce qui vient après.
S09E06 – Who Are You Now? – 18/20
Bien… Alors je sais que la majorité va s’accorder à dire que ce n’est pas du Walking Dead et blablabla, mais moi, je suis plutôt bien accroché à ce qui a tout d’une série dérivée. Il va falloir voir comment ça évolue, mais très franchement, je suis satisfait du virage entamé la semaine dernière. Cela redonne du mordant à une série qui en manquait cruellement, et je ne m’attendais pas tellement pas au cliffhanger  que j’en ai presqu’eu des frissons. Du bon boulot, donc !
S09E07 – Stradivarius – 15/20
J’ai beau avoir beaucoup de griefs contre la série en général, je suis forcé de reconnaître que je suis de nouveau investi dans cette saison. J’ai envie de savoir de quoi il en retourne à chaque épisode et je suis prêt à en découvrir plus sur l’univers, qui est désormais tout plein de mystères sans réponse. Il y a un intérêt que j’avais perdu depuis longtemps, et c’est tant mieux.
S09E08 – Evolution – 16/20
Cet épisode de mi-saison s’avère un peu trop classique en ce qui me concerne, et c’est dommage, parce que j’aurais aimé qu’il soit à la hauteur de ce début de saison et propose quelque chose d’exceptionnel. Là, je dois dire que j’ai vu arriver les cliffhangers, qu’ils ne me conviennent pas du tout (du tout) et que je ne suis pas sûr de mourir d’impatience en attendant la suite. Enfin bon, ça restait un épisode sympa à regarder, et c’est déjà beaucoup avec cette série !
S09E09 – Adaptation – 16/20
Si je me serais bien passé d’un bon quart d’heure de l’épisode, l’intrigue de la saison est vraiment bonne et permet de relancer vraiment l’action, ce qui était nécessaire depuis trois ans au moins. Voir de nouvelles dynamiques établies, c’est chouette comme tout et ça fait plaisir dans une série qui vieillissait mal. Bref, cette saison est une lueur d’espoir inattendue du côté de la qualité !
S09E10 – Omega – 18/20
Bien qu’un peu lent dans sa construction et manquant par moment d’un chouilla d’originalité, cet épisode confirme que cette saison a su renouveler avec brio la série. Les changements de casting de ces deux dernières années et ceux à venir ne m’inquiètent pas tellement s’ils continuent à mener la barque comme cela, parce que la série redevient vraiment intéressante. Je n’y croyais pourtant plus.
S09E11 – Bounty – 15/20
Même s’il y a eu de longs moments d’ennuis dans cet épisode, je trouve que la série continue de prendre le parti de se renouveler. Elle n’y arrive pas toujours et ne réussit pas forcément à faire ce qu’elle souhaite, mais au moins l’intention y est, et ça, c’est très agréable à voir. Après neuf ans de routine, les voir recommencer à tester de nouvelles choses, à vraiment les tester, c’est plutôt cool !
S09E12 – Guardians – 16/20
Si une partie de l’épisode, allez disons un bon quart, réussissait à être soporifique alors que l’intrigue paraissait plaisante quand elle a été évoquée pour la première fois, une autre partie, plus longue, était vraiment passionnante. C’est bien simple, j’aime beaucoup le fil rouge proposé dans cette mi-saison. Cela suffit à raccrocher tout mon intérêt sur plus de la moitié de l’épisode, et c’est drôlement chouette. Reste encore un autre quart de l’épisode qui met lentement en place la suite… que j’attends.
S09E13 – Chokepoint – 17/20
Il n’y a pas à dire, la série réussit à retrouver de quoi nous donner quelques petits pics d’adrénaline. On sent bien que le schéma de l’épisode est toujours le même qu’avant, mais ça fonctionne mieux cette saison. J’espère que ça va durer, parce que pour l’instant, je reprends vraiment espoir en la série. Il vaut mieux : elle est renouvelée après tout !
S09E14 – Scars – 18/20
Cet épisode prouve que cette saison est capable de s’en sortir et a trouvé un nouveau souffle, parce que même sans l’intrigue qui fonctionne le mieux cette année, il a su me convaincre et maintenir mon intérêt, à une heure où j’aurais plutôt dû avoir envie de roupiller. En plus, ça donnait quelques réponses et ça proposait une histoire digne d’une demi-saison au moins, en 45 minutes, donc c’était chouette.
S09E15 – The Calm Before – 19/20
Décidément, cette saison n’en finit plus de me surprendre par sa qualité globale. Malgré le titre suggérant que tout allait être calme dans l’épisode, la promo avait vendu la mèche : la tension grimpe tout au long de ces 58 (!) minutes que l’on ne voit (presque) pas passer. Les quelques longueurs se justifient toutes une fois l’épisode fini, ce qui n’est que rarement le cas avec cette série. Bref, c’est un épisode vraiment bien fichu.
S09E16 – The Storm – 18/20
Ce n’est clairement pas la fin de saison que j’attendais pour cette année, mais je l’ai trouvée drôlement efficace. La série a réussi à se renouveler à merveille et elle reprend ses droits en tant que séries d’horreur, je trouve. La mise en place de cet épisode a beau être rapide, l’ensemble fonctionne et justifie tout. J’ai aimé cet épisode autant que j’ai aimé la saison, et ça fait plaisir.

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The Walking Dead – S09E01

Épisode 1 – A New Beginning – 16/20
Au-delà de son titre, cet épisode envoie un message clair de renouveau pour la série : les zombies ne peuvent plus être ce qui pose problème après neuf saisons, alors la série mise désormais tout sur l’aspect survie de groupe et cohabitation. Ce n’est pas tout à fait une nouveauté, il y a encore toutes les lenteurs habituelles, mais c’était tout de même un bon début de saison. Je reste curieux de voir ce qu’ils pourront proposer par la suite.

> Saison 9


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I’ve survived worse.

La série nous revient avec un nouveau résumé narré par un Rick qui a déjà le don de me taper sur le système, ça commence bien. Faut dire, on est toujours dans son revirement psychologique qui n’a aucun sens, quoi. On est donc dans un monde en paix pour ce nouvel épisode, et Rick et Michonne vivent le parfait amour avec Judith peignant son grand frère et toute sa famille. Peut-on faire plus ridicule comme début de saison ? Je ne sais pas. Ils observent donc un vol de corbeaux sans le moindre morts à portée de vue, c’est suspect.

De son côté, Daryl est occupé à gérer l’incompétence d’idiots nous ramenant un zombie dans Alexandria pour en faire un épouvantail. La situation de tous les personnages nous est présentée très rapidement et sansgrande logique : tout le monde se déplace désormais à cheval, sauf Daryl qui a toujours sa moto. Quand je dis tout le monde, on en est quand même à avoir des charrettes, hein. Pendant ce temps, Jesus et Aaron vivent le parfait amour (du moins, le parfait flirt) en tuant quelques zombies. Tout dans la subtilité.

Tout ça nous mène au générique, avant lequel il ne s’est donc pas passé grand-chose, sans qu’on ne puisse non plus dire qu’il ne s’est rien passé. Le nouveau générique est plutôt sympa, même s’il nous envoie dans une sorte de trip médiéval tout en réaffirmant le matériel d’origine, à savoir les comics. Bon, on est sur une saison qui essaye trop d’être dans la nouveauté, donc, mais qui commence avec autant de lenteur que les précédentes.

On débute toutefois dans un très joli décor de musée en ruine avec la masse de zombies. Assez clairement, nos personnages envisagent de s’y installer je pense, découvrant les lieux tout en étant à la recherche d’on ne sait trop quoi. Comme toujours, on ne nous donne pas des infos de base pour maintenir un intérêt qui reste malgré tout totalement limité parce qu’il n’y a pas grand-chose à en comprendre. Bon, on a toutefois un zombie plein d’araignées, et ça c’était classe.

Comme on est dans un musée, on nous propose aussi une jolie subtilité de Gabriel tuant un zombie représentant alors la dernière étape de l’évolution de l’homme. Ridicule. Il est aussi ami avec Jadis (qui se fait désormais appeler Anne), désormais, et il a clairement perdu un œil, ce qui lui donne un vrai aspect comics. Pendant que ces deux-là développent une nouvelle amitié, Daryl fait du même avec une nouvelle survivante qui semble sortir de nulle art, mais qu’on a pu voir avant.

En parallèle, Carole, Maggie et Michonne marchent pépère en commentant le nouveau fonctionnement politique du monde, avec un roi et des élections remportées par Maggie. On comprend alors que le but de ce road trip est de récupérer une machine du musée pour simplifier la vie rurale qui doit fonctionner sans électricité. Et pour ce faire, ils font passer une machine super lourde sur une verrière mal en point, sans chercher avant à la couvrir de planches ou à chercher une solution intelligente pour ne pas risquer leur vie. Il va de soi que sous la verrière, on a un tas de zombies prêts à se régaler.

Comme d’habitude, il y a plus de peur que de mal quand Ezekiel tombe, mais est sauvé de justesse, notamment par Daryl qui… sauve ainsi le nouveau mec de Carole. Oui, elle a eu tellement de le perdre qu’elle l’embrasse. Allez, ça a au moins eu l’avantage de me faire rire tout ça. Quant à la verrière, elle ne pète qu’à un endroit et tout va bien. Il faut alors nous ramener la nouvelle prise à Alexandria, ce qui est l’occasion de longues conversations gênantes, du genre, Ezekiel demandant Carole en mariage (what the hell ?) ou la présentation des nouveaux qui se feront vite tuer.

On apprend sans l’apprendre vraiment que Maggie a accouché d’un petit Hershel, si c’est pas mignon. En route, ils découvrent que le retour est plus compliqué que prévu, avec un pont totalement détruit. C’est Rosita qui nous l’apprend, histoire qu’elle serve à quelque chose. Bon, bien sûr, ils sont aussi coincés par une horde de zombies qui s’en prend à eux et à leurs chevaux. Sans la moindre surprise, ça nous mène à la mort de Ken qui se fait mordre par un zombie et assommé par un zombie.

Ken ? On ne sait pas bien qui c’est, mais ça fait chialer Maggie et Enid de le perdre, surtout qu’il était tout gentil et voulait juste libérer son cheval pour ne pas le voir mourir. Bon. OK. Cela les fait chier, mais ça nous mène ensuite à Maggie annonçant aux parents de Ken qu’il est mort. Et surtout, ça bousille la stabilité politique : Maggie dirige désormais la Colline qui est un peu vénère de voir que les Saviors profitent de leurs ressources. Ouais bon, c’est juste du vivre ensemble de base, hein. M’enfin bon. Un autre triste de la mort de Ken ? Le prisonnier de l’an dernier dont je n’ai jamais retenu le nom non plus mais qui nous dévoile qu’il aime chanter.

L’enterrement est inutile, mais bon, il faut bien rajouter des minutes à cet épisode pour qu’il dure une heure et pour qu’on voit Gregory tenter de servir à quelque chose. On sent qu’ils ont quand même du mal à justifier le salaire de tout le monde dans cet épisode. Gregory est donc là pour boire un verre avec le père de Ken et le convaincre que tous leurs problèmes viennent de Maggie et Jesus. Magnifique : Gregory nous prépare une petite révolution. On pourrait croire qu’il apprendrait de ses erreurs, mais non, toujours pas.

Il s’arrange donc pour que Maggie se fasse attaquer par Earl, le père de Ken. Inutile de dire que ça ne fonctionne pas, mais ça fait du mal à bébé Hershel et à Enid qui débarque aussitôt qu’elle entend Hershel pleurer. Maggie comprend vite le commanditaire de cette attaque vraiment pas discrète et s’en prend à Gregory, qu’elle met vite K.O.

En parallèle, on découvre que Daryl dirige désormais les Saviors, parmi lesquels certains se pensent encore Negan. C’est probablement le cas de Justin, interprété par Zach McGowan qui est parfait pour le rôle (mais putain, j’en peux plus de cet acteur). En attendant, Daryl refuse de faire le moindre discours et c’est Rick qui retire toute la gloire d’avoir ramener de quoi les aider à cultiver un champ bien mal en point. Forcément, le Sanctuaire des Savoirs est une usine, ça n’aide pas à faire grand-chose.

Daryl en a donc marre de faire du surplace et d’être séparé du reste du groupe qu’il voyait comme sa famille. Il refuse de continuer à être un leader et il refuse les nouvelles positions de Rick : il préférait la vie des premières saisons. Bienvenue au club, finalement, même s’il est logique d’avoir cette évolution et qu’il est souhaitable d’avoir une paix relative dans la série. Pour le réconforter, Rick lui envoie Carole qui a décidé de prendre la place de leader de Daryl. Elle quitte ainsi Ezekiel et Henry derrière elle, ce qui promet du drama dans sa vie, j’imagine, mais le roi semble le prendre plutôt bien.

Le soir, on retrouve Rick et Michonne ensemble au lit, ce qui n’est toujours pas passionnant. M’enfin, on nous épargne une scène gênante de sexe pour avoir juste Michonne s’inquiétant de ne pas avoir tué Negan : elle se demande si c’était une vraie bonne idée, et elle veut donc établir une Constitution pour s’assurer que tout va bien dans toutes les communautés. Plutôt que d’appeler ça une Constitution, elle décide d’en faire une Charte. Et ils se couchent sur cette perspective et sur celle de réparer le pont. Moi, je reste perplexe sur la perspective de partager ton lit avec quelqu’un : en cas de mort inattendue dans la nuit, tu te fais juste mordre par un zombie de manière complétement conne, non ?

Bon, ce n’est pas ce qui leur arrive, évidemment, et on en arrive vite à Rick rendant visite à Maggie pour lui demander de l’aide à reconstruire le pont. Le problème, c’est que Maggie en a marre elle aussi d’aider tout le monde : la Colline se porte à merveille, mais elle en veut toujours à Rick de la survie de Negan. Elle accepte ainsi de continuer à apporter de la nourriture sur le chantier du pont, mais uniquement si le Sanctuaire fournit la part d’hommes que la Colline devait apporter. Sympa.

L’épisode se termine alors sur l’exécution publique de Gregory, parce que Maggie est moins gentille que Rick : elle n’hésite pas à tuer ceux qui s’en prennent à sa vie, et que ça serve de leçon à tous les autres. Ma foi, ça se tient, mais ça reste une peine de mort sans procès et se faisant bien trop vite. Finalement, la Colline est peut-être une démocratie avec ses élections, mais elle paraît plus monarchie que celle d’Ezekiel…

> Saison 9

Manifest – S01E03

Épisode 3 – Turbulence – 17/20
Je suis rassuré de voir que le côté procédural n’empêche pas la série de poursuivre la mise en place d’une mythologie extrêmement ambitieuse. Je suis curieux de voir où tout ça mènera, surtout que les dynamiques entre personnages commencent à être intéressantes.

> Saison 1


Spoilers

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How are we even twins anymore ?

Oui, je suis en retard dans un milliard de séries, mais je tente de rester à jour dans certaines, pour ne pas accumuler les épisodes dans trop de séries différentes, parce qu’après, c’est encore pire psychologiquement, je trouve. Pourtant, j’aime bien voir plusieurs épisodes d’une même série d’un coup, mais j’arrête de me chercher à me comprendre ; je préfère mettre mes talents de déduction au service de ma critique.

Cet épisode débute par un inutile flashback sur le vol 828 nous montrant Kelly revenir de vacances et dire qu’elle préfèrerait mourir – pour mieux revenir au présent où elle est morte. On développe aussi la relation entre Michaela et Ben dans l’avion et ça tombe bien, parce que dans le présent eux deux et Grace sont devant la télévision où ils apprennent la mort de Kelly.

Saanvi appelle donc Ben parce qu’elle est inquiète elle aussi, mais aussi parce qu’elle a repéré une protéine dans le sang de Cal qui est apparue là comme par magie. Michaela va bien sûr mener l’enquête, mais elle est surtout terrifiée de reprendre le volant, car cela lui rappelle sa meilleure amie morte dans l’accident. Elle demande donc l’aide de son frère pour mener l’enquête, et on reprend le format procédural avec ces deux-là qui jouent aux flics – bon, OK, elle l’est.

Sur la scène de crime, personne ne reconnaît ni Michaela, ni Ben, qui ont donc le temps d’obtenir plein d’informations sur Kelly. C’est franchement ridicule, ils sont censés être des célébrités maintenant, comment ils peuvent passer incognito ? Bon, la police est dépassée par les événements, on va dire : ils ont aussi un suspect parfait déjà arrêté et la NSA qui leur tombe dessus, avec Vance pour mener l’enquête, toujours.

Le lendemain, Michaela continue tout de même sa propre enquête et tient rapidement une piste, notamment grâce à ce que le mari de Kelly lui a dit la veille. En effet, Kelly entendait une voix dans sa tête lui disant d’affirmer sa vérité, et c’est d’autant plus marrant que Michaela entend la même chose dans sa tête. Bref, c’est une piste solide qui la ramène, avec Ben toujours, chez Kelly pour interroger le mari et la gouvernante, mais ça ne les mène nulle part. Tout au plus, ils apprennent que le gouvernement surveillait Kelly, ce qui ne devrait pas trop les étonner vu son profil et ses dérapages télévisuels.

Cela perturbe toutefois Michaela tout ça, principalement parce que l’enterrement de Kelly lui rappelle celui d’Evie, sa meilleure amie, dont les parents l’avaient virée. Et comme elle veut affirmer sa vérité à son tour, elle retourne les voir pour apprendre que la mère d’Evie a Alzheimer et ne se souvient pas de la mort de sa mère.

Heureusement pour elle, Jared est là pour la questionner et l’écouter, et aussi pour lui rendre service et lui donner des informations utiles à son enquête sur Kelly. Le seul problème, c’est que Jared est aussi rapidement mis face à un mur par Vance qui a bien l’intention de se servir de lui pour espionner Michaela.

De son côté, Ben cherche des traces du gouvernement qui pourrait l’espionner. Tout ce qu’il trouve, c’est un préservatif. Il n’a pas le temps de s’en remettre que Kevin, le petit ami d’Olive se pointe. Il ne fait pas le lien et pense que le type est là pour retrouver son meilleur ami d’enfance, Cal. N’importe quoi, donc, mais plutôt marrant. En plus, Olive décide de se barrer en pleine nuit, et il va de soi que Cal la surprend fuguer… mais ne dit rien jusqu’à ce qu’il apprenne pour Kevin. Cela mène à une scène sympathique entre les jumeaux, où la confiance se rétablit comme elle peut entre eux.

Suite à tout ça, Ben et Michaela continuent de mener l’enquête sur la mort de Kelly et finissent par comprendre que son mari est en pleine activité illégale. Mieux encore : Kelly avait l’intention d’affirmer la vérité sur leur business et hop elle meurt ? Cela ressemble beaucoup trop à un motif de meurtre. Pourtant, Jared refuse d’y croire, parce que le mari a un très bon alibi et parce qu’Isaiah, son coupable, est un coupable parfait.

C’est gênant. Michaela décide de l’interroger et découvre qu’Isaiah la connaît. Il est bien siphonné du cerveau et semble digne d’une secte, mais bon. Il la perturbe quand il lui demande ce qu’elle a caché, y compris à elle-même, et cela pousse Michaela à retourner chez les parents d’Evie pour avouer à son père que c’est Evie qui l’a forcée à conduire la voiture car elle en avait besoin le matin.

Là-bas, elle apprend que la mère d’Evie s’est enfuie avec son Alzheimer et tombe sur son mari complétement flippé qui… la force à prendre le volant. C’est un truc de famille, que voulez-vous ? En sauvant la vie d’Evie, Michaela trouve aussi le moyen de résoudre l’enquête autour de la disparition du collier de Kelly : elle fait avoir un accident à sa servante qui a le collier de Kelly avec elle, forcément. Elle peut donc l’arrêter et attire la suspicion de Jared qui est surpris de ce deuxième coup de chance de sa part. Malgré tout, il préfère faire confiance à Michaela qu’aux fédéraux de la NSA, ce qui me paraît une bonne idée. Il déchire donc la carte de Vance et tout est bien qui finit bien dans l’intrigue Kelly, avec une Michaela qui confie à Jared qu’elle est revenue différente.

On suit aussi Grace au travail, où son patron lui demande si elle est sûre de sa décision d’avoir rompu avec Danny. Quand Ben rentre chez lui et tombe sur Lindsay, un parent d’élève qui est là pour retrouver un vêtement de sport d’Olive, il s’en prend violemment à lui parce que Ben ne sait pas qui c’est. Tout ça nous permet de confronter Ben à ses doutes sur la fidélité de Grace, qui le rassure une fois de plus en ne faisant pas la vaisselle (tss et mon Bingo Séries alors ?) et en lui assurant qu’elle l’aime lui. C’est-y pas mignon.

Histoire de nous tenir en haleine, la série continue de suivre la vie de Saanvi également. Ses recherches sur la protéine lui permet de découvrir qu’elle aussi en a, mais surtout qu’elle ne peut pas avoir accès au corps de Kelly pour une autopsie, car la NSA l’a tout simplement fait disparaître du système. C’est gênant, tout ça !

Ce cliffhanger fonctionne pas mal et je suis pris dans les mystères de la série, qui s’amuse également à copier certains autres codes de LOST cette semaine. Je n’avais pas remarqué avant, mais cet épisode insiste drôlement sur le numéro du vol, le 828. Par exemple, Michaela et Ben coursent l’employée de Kelly à 8:28. Je doute que ce soit une simple coïncidence !

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