Westworld – S02E01

Épisode 1 – Journey Into Night – 20/20
Cet episode est long, très long, mais je n’ai pas vu le temps passer une fois de plus. Je suis vraiment trop fan de Westworld pour passer 1h15 devant et trouver encore que ce n’était pas assez et que j’en voulais plus. La saison met rapidement en place de nouvelles intrigues, avec un grand point d’interrogation général pour servir de fil rouge et plein de petites sous-intrigues. On explore de nouveaux duos vraiment intéressants, on continue les grands discours et la série n’est pas timide quand il s’agit de mettre en scène nudité et gore ; mais elle le fait toujours bien, c’est-à-dire que c’est au service de l’histoire et non juste pour le principe d’en mettre. Ce retour est donc un énorme oui pour moi !

> Saison 2


Spoilers

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The reckoning is here.

La saison commence par un excellent résumé très long de la première saison et de tout ce qui avait été mis en place. C’est déjà long, mais ces 4 minutes sont aussi nécessaires qu’agréables pour se replonger dans la série. Elles sont suivi du générique au thème musical si parfait et à l’esthétique renouvelée. Je dis oui, tout simplement, mais ce n’est qu’au bout de six minutes que l’on obtient enfin une scène inédite.

Comme en saison 1, nous reprenons sur un dialogue entre Bernard (reconfiguré) et Dolores. En revanche, cette fois, c’est lui qui raconte son rêve et lui explique que les rêves ne sont que des bruits inutiles. Le changement de perspective est intrigant et intéressant, avec Dolores remettant en question l’honnêteté de Bernard.

Celui-ci comprend qu’elle apprend vite, qu’elle change, qu’elle évolue… et ça le terrifie. Oui, c’est sûr que vu la fin de saison 1, je comprends ; et d’ailleurs on nous la ramène à l’écran, ça tombe bien. On enchaîne sur Bernard se réveillant sur une plage, et on récupère au passage un format d’image complet.

Tout ce début est intrigant, avec des militaires récupérant les rescapés qu’ils trouvent sur une plage. Le but est clairement de tuer tous les robots, mais personne n‘a l’air de savoir ce qu’est Bernard. À côté, The Crossing, c’est de l’amateurisme de maternelle franchement. Bernard tombe sur Karl Strand, à la tête de l’opération. Si c’est un employé de Delos, on se questionne immédiatement sur sa vraie identité : est-il un robot ou un humain ? Il utilise le même genre de phrases que Bernard, donc plutôt robot, mais pense sincèrement être un humain et a du pouvoir pour mettre un terme à la domination des robots, donc humain. Compliqué.

Il finit par nous apporter les informations qui nous manquaient jusque-là : la majorité du conseil d’administration de Delos était à la fête qui a viré au massacre de Dolores et cela fait deux semaines que les secours n’ont aucune communication avec le parc. Ils sont établis sur une île à proximité du parc, suffisamment en tout cas pour récupérer des rescapés, des robots à exécuter et d’autres déjà morts. Karl demande à Mr Costa, un ingénieur, que récupérer le cerveau d’un des robots pour savoir ce qu’il s’est passé. Onze jours plus tôt, Dolores l’a tué car il ne méritait pas sa place. OK.

Voir une vidéo de Dolores replonge Bernard dans ses souvenirs de ce qu’il s’est passé une quinzaine de jours plus tôt et lance toutes les sous-intrigues. C’est clair comme construction : on a la fin de l’histoire de la saison avec Bernard qui se réveille sur la plage auprès des secours et tout le reste, qui se déroule dans le passé, deux semaines plus tôt.

Deux semaines plus tôt, donc, les hôtes sont partis en vrille et ont tué tout le monde en prenant les riches investisseurs pour des hôtes eux-mêmes. Bernard s’est réfugié dans une grange avec une Charlotte terrifiée et quelques autres décidant de fuir autant que possible, quitte à tuer quelques hôtes au passage. Le problème, c’est que Bernard commence à se douter de nouveau qu’il en est un.

Malheureusement pour eux, les nouveaux personnages qui accompagnent Bernard et Charlotte ne sont pas là pour rester : ils sont rapidement tués lorsqu’ils tombent dans un piège pourtant assez évident et que Bernard a bien repéré. Comme personne d’autre que Charlotte n’est assez malin pour l’écouter, ils se font presque tous tuer. J’espère vraiment voir Charlotte survivre, car elle s’avère encore plus badass maintenant qu’elle cherche à survivre, mais le début d’épisode qui voit Bernard arriver seul à la plage n’est pas trop bon signe.

Cela dit, elle connaît le parc comme sa poche et sait où trouver un ascenseur qui l’emmène en sécurité dans un sous-laboratoire dont Bernard n’avait jamais entendu parler. Le truc, c’est que ça lui permet de se connecter, mais qu’on sait que l’extérieur n’a plus eu de nouvelles rapidement, donc ça ne durera pas. En plus, elle est en dialogue de sourd avec l’extérieur qui voulait recevoir son paquet et ne l’a pas eu. Ils n’envoient pas de secours tant qu’ils n’ont pas leur paquet, qui devait arriver la veille, donc ils sont dans la merde. Bien comme intrigue, ça promet.

Sinon, du côté marrant et finalement assez prévisible, Bernad découvre que Delos enregistre l’ADN de ses clients et les souvenirs visuels des hôtes à propos des clients. Cela doit faire un sacré paquet de sextapes quand même.

Rapidement, on retrouve Dolores qui tue des invités et parvient à prendre en otage quelques-uns pour leur expliquer, longuement forcément que les multiples rôles qu’elle a joué sont tous là en elle à se battre sur la manière de voir les invités, mais qu’un autre a évidemment le dessus : elle est désormais elle-même, et elle fait ce qu’elle veut. Elle laisse ainsi quelques invités livrés à une mort certaine, les pendant pour les laisser se suicider finalement : ils veulent survivre, certes, mais ils sont attachés par le cou et en équilibre incertain… Et cela fait plus marrer Dolores qu’autre chose, parce qu’elle s’en va avec Teddy en les plantant là.

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Bien sûr, Teddy est sceptique par rapport à la soudaine vendetta de Dolores qui prend le temps de lui expliquer qu’elle n’aime pas bien ces créatures qui leur ressemblent et parlent comme eux. Elle affirme également que Teddy est sa seule constante : il a beau être timide face au sang, elle en est toujours amoureuse.

Lui voudrait simplement se poser dans le parc et se créer un coin de paradis, mais elle n’est pas prête à ça : elle sait qu’il y a un monde d’humain en-dehors du par cet que c’est ce monde-là qu’ils doivent posséder. Yep, elle veut juste buter tous les humains.

De son côté, Wlliam – parce que je peux appeler l’homme au chapeau noir William désormais, surtout qu’iln’a pas son chapeau quand on le retrouve – se réveille sous un cadavre. Il s’est fait passer pour mort pour survivre au massacre, ce qui est plutôt malin. Il se retrouve rapidement dans une fusillade qui lui fait comprendre que la situation n’est pas encore rétablie dans le parc, et il s’en tire sans souci.

Il finit par tomber sur l’enfant robot à la tête qui s’ouvre toute seule. Il est clairement une copie de Robert et il lui pose quelques questions pour le diriger dans sa nouvelle quête. Oui, le nouveau scénario, le nouveau jeu est enfin expliqué : il suffit de s’échapper du parc. On s’en serait douté, mais au moins comme ça, ça apporte rapidement la réponse (enfin, rapidement par rapport à la saison, pas par rapport à l’épisode).

Dans les labos Westworld, on retrouve notre scénariste préféré (ou pas) être agressé par un cannibale qui a bien envie de le manger tout cru. Il est sauvé de justesse par une Maeve assez heureuse de voir le parc complétement dévasté et les hôtes prendre le contrôle un peu partout. Elle lui laisse la vie sauve pour on ne sait quelle raison, mais elle fait bien : il lui propose en effet de l’aide quand il comprend qu’elle recherche quelque chose.

C’est assez intéressant de voir ce nouveau duo évoluer – et c’est possiblement la partie la plus intéressante de l’épisode. Rapidement, le scénariste comprend que son espoir de regagner la salle de contrôle était vain, car toute la salle de contrôle est massacrée. La seule encore un peu au contrôle de tout ça, c’est Maeve – et putain, qu’est-ce que j’adore son nouveau look (je l’avais déjà dit en fin de saison, mais ça lui va grave bien).

Elle explique rapidement ce que le nouveau monde est : si sa fille n’est « pas réelle » selon le scénariste, alors Maeve elle-même est-elle réelle ou non ? Et si elle ne l’est pas, que se passe-t-il si elle le tue ? Ah, Maeve ! Tu m’avais manqué. C’est tout bonnement génial et elle explique rapidement à son otage qu’il est un otage, et qu’il a plutôt intérêt à faire tout ce qu’elle veut ; c’est-à-dire pour l’instant l’emmener auprès de sa fille.

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Cela est passionnant à suivre, surtout parce que Maeve est toujours aussi flippante à avoir le contrôle total de ce qui l’entoure : les robots par de simples commandements vocaux, les humains par la ruse et les armes à feu. Elle n’hésite toujours pas à tuer et s’arrange pour retrouver Hector, qui se fait plaisir au bar, où d’autre ?

Les deux forment un couple qui n’intéresse même plus le scénariste, trop occupé à boire. Il aurait mieux fait d’y prêter attention, parce qu’une fois que Maeve a fini de réparer Hector, elle oblige le scénariste à un strip complet. C’est la revanche des robots sur les humains, et c’est excellent. La série n’a toujours pas peur des full-frontal ; et elle le fait toujours en donnant du sens à ceux-ci. Ici, seul le scénariste se retrouve complétement nu face aux robots habillés (ou à moitié pour Hector).

Au labo sous-terrain, Bernard révèle également à Charlotte que les hôtes sont capables de communiquer des infos entre eux, telles des fourmis. C’est plutôt intéressant, et ça explique comment Maeve parvient à contrôler d’autres robots ou comment ils se sont tous mis à péter un câble en même temps. Le but de de ce réseau poru Bernard et Charlotte est de faire passer le message qu’ils cherchent Peter Abernathy, un hôte que Delos veut récupérer, donc.

Le problème, c’est que Bernard tremble de plus en plus et qu’il constate qu’il est corrompu pendant que Charlotte se trouve des vêtements plus adaptés. Parmi les symptômes de la corruption de Bernard, il y a les tremblements, la perte de fonctions motrices, mais aussi la confusion par rapport au temps qui passe et l’aphasie. Clairement, il se soigne comme il peut dans le dos de Charlotte, mais il a toujours problème dans le présent.

On revient d’ailleurs au présent à l’aide d’un procédé sympa de flashs qui nous expliquent bien comment l’épisode est construit et permettent de ne pas être trop paumé. Les secours arrivent sur le lieu de la fête, retrouvant ainsi le corps de Robert bouffé par les vers (et bon appétit) avant de continuer leurs recherches d’invités à sauver. On peut envisager la réussite de Charlotte si les secours sont là, mais pas sa survie.

L’intrigue nous amène alors ailleurs : les secours découvrent que tous les hôtes sont réunis au même endroit… Dans une mer qui n’a rien à faire là et où ils sont tous noyés. Je m’attendais à une armée ou quelque chose du genre, mais je sens que cette saison a la masse de secrets à nous livre encore – surtout qu’on a aussi vu un tigre qui n’a rien à faire là dans le désert du western.

Karl demande à Bernard de l’aider à comprendre ce qu’il s’est passé, et celui-ci révèle donc qu’il les a tués. Il les a tous tués, y compris Teddy que l’on voit flotter. Et oui, cet épisode était long, mais non, il n’était pas assez long putain ! Trop de questions, trop de mystères, je suis replongé dedans à fond ; j’adore, tout simplement.

Et en parlant de se plonger dedans, cette fin d’épisode qui voit les robots noyés dans un océan n’est pas sans rappeler la première scène de l’épisode où Bernard raconte un rêve similaire… Du coup, c’était une troisième timeline ? Arf, affaire à suivre !

> Saison 2

Superstore – S03E13-14

Épisode 13 – Video Game Release – 13/20
C’est triste : j’adorais cette série, mais cette saison est en train de prendre l’eau extrêmement vite. Toutes les intrigues de l’épisode finissent une fois de plus en queue de poisson, mais permettent une relative évolution de l’intrigue générale pour chacun des personnages. N’empêche que j’espérais mieux et que ce n’est plus au niveau – même les moments drôles ne parviennent plus à me faire rire. Où est passé leur fun ?

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I just don’t get how killing people is considered fun.

Oui, je reprends enfin la série avec la plus moche des intentions, à savoir passer le cap des trente épisodes vus cette semaine. Toutes les excuses sont bienvenues après tout… Un peu comme Amy dans cet épisode pour qui toutes les excuses sont bonnes pour se mettre de côté un jeu vidéo alors que c’est interdit pour les employés. Bon, le but de cet épisode est de nous montrer la vente d’un jeu vidéo à succès et je me demande si ça singe la vente d’un vrai jeu vidéo. Début mars ? Aucune idée, gamer comme je suis.

Jonah parvient à la convaincre Amy mérite d’avoir le jeu après tout, et c’est marrant de les voir tous les deux se lancer dans une quête pour voler le jeu de la réserve et s’en mettre un de côté. Marrant oui, mais pas non plus hilarant au point de se rouler par terre. Ils finissent par trouver une aération qui va du bureau de Glenn directement dans la réserve.

C’est l’occasion pour eux de passer du temps ensemble et de continuer à mieux se connaître. Ils tombent alors sur la réserve des objets rappelés car interdits à la vente… et ils passent encore un peu plus de bon temps à ne pas bosser. Bien sûr, Dina repère leur absence, mais ils la baladent comme ils peuvent.

Tout ça finit précipitamment quand ils se trompent de sortie et qu’Amy lui propose un rencard qu’il refuse pour aller voir Kelly. Pas de chance pour Amy qui comprend bien qu’elle est amoureuse de lui, mais qu’elle a laissé passer sa chance. Elle en parle tout de même à Dina, ce qui peut être considéré comme une avancée, j’imagine.

Sandra et Glenn comprennent dans cet épisode qu’ils sont trop gentils avec les gens quand Dina parvient en dix secondes à avoir plus d’autorité qu’eux. Ils font donc équipe pour devenir plus méchants et délogent une femme en train de donner le sein à son bébé. Celle-ci revient au magasin avec plein d’autres femmes enceinte, histoire de provoquer une manifestation bien dérangeante pour tous les enfants venant acheter le jeu.

Le seul but de cette intrigue est d’avoir Dina apprenant à Glenn qu’elle est enceinte de lui et que l’injection a fonctionné, c’est pour cela que les scénaristes ne se donneront même pas la peine de conclure la manifestation d’une manière ou d’une autre. Bon, ça aura permis une super scène avec tout le casting, mais bon.

De son côté, Garrett fanboye totalement sur un créateur de jeu vidéo qui est dans le magasin et qu’il adore. Mateo n’a aucun problème à lui parler, mais Garet est totalement bloqué en sa présence. C’est sympa, mais là encore, ce n’est pas aussi bon que ce que j’attendais et son pétage de câble tombe à l’eau.


Épisode 14 – Safety Training – 17/20
Le jour et la nuit avec l’épisode précédent! On retrouve les employés de Cloud9 en grande forme avec cet épisode qui joue des défauts et des insécurités de chacun pour faire rire. Cela fonctionne d’autant plus que l’épisode permet aussi de bonnes blagues et avance à grande vitesse les intrigues de ses personnages.

> Saison 3


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I don’t lash out at Kelly.

Marcus reprend son idée de l’épisode précédent : il veut faire du fromage à partir du lait maternel.

Dina vient se moquer du crush d’Amy pour Jonah et lui fait comprendre, avec l’aide de Sandra récitant quelques répliques des épisodes précédents, qu’elle n’est jamais sympa avec Kelly. Par conséquent, Amy tente de devenir amie avec Kelly, ce n’est pas gagné. Elle organise comme elle peut la St Patrick, mais Kelly n’est pas assez maline pour ça. Elle prend la responsabilité des attaches foirées de la décoration, mais n’est pas encore au courant que ça va devenir un grand problème.

Certes, Kelly est heureuse que Glenn ne puisse pas la virer pour ça, mais Mateo se prend une déco dans la tronche alors qu’il venait draguer l’un des clients. C’est con. Il se casse le poignet, et apprend qu’il peut négocier pour avoir de l’argent.

Par conséquent, Marcus fait tout ce qu’il peut pour se blesser parce qu’il veut de l’argent pour son projet. Il demande à Garrett de le blesser parce qu’il n’y arrive pas… puis change d’avis, mais Garrett prend beaucoup trop de plaisir à le faire flipper. C’était une intrigue marrant jouant sur la stupidité de Marcus, ce qui est un peu redondant, mais toujours efficace.

Et encore Marcus n’a aucune idée que Mateo passe l’épisode à négocier pour avoir de l’argent qu’il ne peut de toute manière pas toucher parce qu’il n’a pas de papier. Jeff, de retour pour cette intrigue, lui propose de super négociations de 1 000$ à 50 000$. Bon, il finit par ne lui en donner que 10 000$ pour ne pas passer pour un incompétent auprès de son boss, ce qui est déjà le cas puisqu’il s’est disputé avec Mateo, clairement sur leur relation passée.

Mateo ne peut toutefois toucher l’argent et finit par lui en donner la raison. Jeff comprend donc que Mateo ne l’a jamais détesté – mais aussi qu’il n’a aucun droit de bosser à Cloud9, donc il faudra voir les conséquences.

Autrement, comme la vidéosurveillance montre Kelly en train de faire la décoration, Dina apprend vite la vérité sur les décorations, mais décide de couvrir Amy à sa manière. Elle est donc insupportable avec elle pendant tout l’épisode, l’humiliant devant une amie et la forçant à faire toute sorte de tâches ingrates. Glenn n’est pas beaucoup mieux et, puisqu’Amy provoque un deuxième accident à cause de Sandra, il la fait carrément s’entraîner dans un groupe avec Myrtle.

Tout cela apporte un bon humour et fait qu’Amy n’en peut plus. Elle demande à Dina de diffuser la vidéo de Kelly mettant en place les décorations, mais le nouveau système de vidéosurveillance est un peu trop capricieux pour Dina. Au lieu de montrer la vidéo de Kelly, elle se retrouve ainsi à… montrer la vidéo du baiser de Jonah et Amy lors de la tornade. À tout le magasin. Oups.

Kelly semble le vivre assez mal, et je ne suis pas sûr qu’elle paye les verres qu’elle a promis à Amy finalement. De toute façon, dans cet épisode, Kelly n’était vraiment pas mise en valeur, sa stupidité étant une fois de plus le moteur de ses actions. Et s’il n’y avait que ça, ça irait ; mais elle se montre aussi particulièrement lâche à ne pas venir au secours d’Amy quand elle aurait l’occasion d’assumer ses erreurs.

> Saison 3

Future Man – S01E11-13

Épisode 11 – Beyond the TruffleDome – 19/20
Encore un excellent épisode qui change la donne en ne se concentrant plus sur l’intrigue de fond mais uniquement sur les personnages. Il le fait toutefois à merveille avec quelques voyages temporels bien gérés et toujours autant de références et clins d’œil à d’autres œuvres, films et séries. Un vrai plaisir à regarder, donc.

> Saison 1


Spoilers

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What the fuck did you say to Kronish ?

Trois épisodes au lieu de deux, ça ne m’arrange pas particulièrement, mais cette diffusion m’aura permis de me rendre compte que je peux toujours caser un ou deux épisodes de plus dans mon programme à la semaine au lieu d’attendre bêtement et impossiblement d’avoir tout le temps devant moi pour treize épisodes d’un coup. En même temps, c’est toujours frustrant de s’arrêter en cours de saison… mais je n’arrête pas de le faire en tentant de rester à jour partout.

Josh a ruiné toute l’opération en racontant son futur à Kronish, et il a précipité le futur de manière radicale, le faisant accélérer de 50 ans. C’est la catastrophe, donc il se fait rapidement réprimander par Tiger qui n’a pas que ça à faire de continuer à l’écouter.

Tiger remonte en 1949, toute seule, pour tuer bébé Elias… mais ce n’est pas si simple, parce que bien sûr la mère est super sympa avec elle, lui explique que le bébé est sa dernière famille en vie et lui donne les infos pour le tuer. Tiger se décide donc de reporter le meurtre au lendemain, puis au lendemain, puis au lendemain, puis se retrouve un an plus tard à être sa nourrice.

Elle se fait appeler Tiane et passe du bon temps avec le bébé. Difficile de tuer un enfant après tout, malgré tout ce qu’elle en disait. Toutes les bonnes choses ont une fin, et forcément, la mère d’Elias finit par se remarier et ne plus avoir besoin d’elle. Elle se passe ainsi des services de Tiane, résolue à tuer Elias… mais elle n’y parvient tout de même pas. Comprenant que son temps dans le passé est fini, Tiane/Tiger décide de retourner dans le futur.

De retour en 2017, elle a l’horrible surprise de découvrir que Wolf est mort en 1993 et que Josh lui a établi un culte. C’est assez logique que Wolf finisse par mourir dans le passé, mais c’est aussi super triste pour Tiger qui a passé quelques années encore plus loin dans le passé.

Un flashback dans le futur (bonjour la prise de tête) nous présente l’enfance de Wolf et TIger, qui se partagent un rat. Comme ils sont mignons. L’épisode nous fait comprendre qu’on va se center sur leur relation et leurs réconciliations à venir.

En 1985, Wolf renaît avec une nouvelle identité et un job tout trouvé : il devient chef cuisinier, mais fait croire aux gens qu’ils se font enlever et vont mourir avant de leur servir un dîner futuriste dans son restaurant clandestin. C’est conceptuel, le scénario est perché… mais c’est top à voir et hyper cohérent avec le personnage. Il forme un duo improbable avec un barman qui kidnappe ceux qu’il veut, Blaze.

L’épisode est sympathique à nous embarquer dans ce flashback commenté par Wolf en voix-off. Tout se passe bien pour quelques années, puisqu’il s’enrichit beaucoup trop et passe sa vie à se droguer. Le problème, c’est que le succès auprès des plus grandes stars finit par le faire repérer par la police pour le meurtre du flic en 1960.

C’est amusant de le voir rattrapé par son passé, et il est affecté plus que jamais par la vision d’un dessin de Tiger, même s’il assure que non en voix-off : il se drogue de plus en plus et sa cuisine finit par partir en vrille, parce qu’il propose de manger des rats et autres aliments sympas. En 1993, il a alors l’idée d’organiser des matchs à mort pour de la truffe.

Oui, mais il s’agit de riches venus pour s’amuser, et ils n’ont pas envie de se tuer, juste de se faire quelques chatouilles. Et si c’est marrant à voir, Wolf finit par péter un câble et s’attaquer à sa clientèle, avant de rejeter Blaze pour qu’il se rende… chez OJ Simpson. C’est sympa, ce n’est jamais qu’une référence de plus laissée là pour le fun.

Finalement la voix off s’avère assez amusante parce qu’il s’agit d’une K7 qu’il enregistre à Tiger avant de se suicider… #13ReasonsWhy. Le suicide se fait en laissant le flic qui en a après lui le tuer. Celui-ci veut l’emprisonner, mais ce n’est pas évident puisque Wolf refuse de se rendre pour ça et fait tout pour l’énerver. L’épisode passe un bon moment à nous faire croire que Wolf va peut-être y passer quand on sait tous que Tiger va débarquer à temps pour le sauver.

C’est évidemment ce qu’il se passe ensuite et elle le ramène immédiatement en 2017 : le flic a toutefois le temps de leur tirer dessus, mais il les rate. En revanche, il ne rate pas la machine à voyager dans le temps qui est cette fois KO. Qu’importe pour Tiger comme pour Wolf : ça valait le coup car ils sont enfin réunis. Ils ont tout de même quelques années de différence maintenant, mais les scénaristes ignorent l’idée pour le moment. Mieux : les échanges corporels se passent plutôt bien (elle récupère les fesses de Wolf sans le savoir, il récupère sa cicatrice) et ils sont juste heureux d’être ensemble.


Épisode 12 – Prelude to an Apocalypse – 20/20
La série joue de ses paradoxes et parvient à les résoudre grâce à une solution toute simple, qui prépare également le chemin vers un excellent cliffhanger promettant lui-même un épisode final à la hauteur. Bourré de références aux onze premiers épisodes, celui-ci prouve que la saison formait un tout cohérent et maîtrisé ; le tout avec quelques scènes osées pour une simple comédie. Ouep, mais justement : ce n’est pas qu’une simple comédie, et c’est ça qui est génial.

> Saison 1


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This is the universe telling me to stop.

L’épisode précédent manquait de Josh, celui-ci se rattrape en reprenant Josh exactement là où on l’avait laissé ; dans un 2017 futuriste où il a un look années 80. Si cela commence mal parce qu’il se fait virer du Kronatorium et que Stu est terrifié par lui, les choses prennent soudain une magnifique tournure pour lui. En rentrant chez ses parents, il découvre sa maison transformée et de nouveau hyper futuriste.

Ses parents ? Ils ne sont pas là, mais sont dans une maison de retraite pourrie où il les a mis. Pour sa défense, ils ont décidé de l’appeler Joosh dans cette timeline, en référence au mec qui les a fait se rencontrer. Son oncle est devenu richissime en suivant son conseil, et Joosh l’est aussi : il est à l’origine d’une boisson énergisante qui l’enrichit assez pour être un multimilionnaire.

C’est hilarant, mais il n’a pas le temps d’en profiter longtemps : Tiger et Wolf débarquent. Bon, Wolf a surtout besoin d’arrêter la drogue, mais Tiger est immédiatement envoyée auprès de Stu pour jouer les espionnes. « Ty-Anne » entre rapidement en action et est aussitôt repérée par le flic qui en a après d’elle. C’est rigolo comment le destin fait bien les choses.

Ty-Anne apprend de Stu que Kronish vit désormais seul au dernier étage de son bâtiment où il bosse en secret pour encore deux jours, avant de faire une conférence de presse qui lancera probablement l’apocalypse. En même temps à ce stade-là, leur futur a tellement changé que si ça se trouve ça se passera bien.

Josh s’éclate bien en réalité virtuelle avec ses nouveaux amis alors que Wolf est en plein délire, ce qui permet des moments sympas avec des hallucinations du passé de la série et une chanson de plus de Corey Hart… carrément écrite spécialement pour cet épisode ! C’est tellement brillant comme série, tout est bien exécuté et écrit, et je ne pensais pas que ça irait si loin quand j’ai vu le premier épisode !

Tiger et Wolf entraînent Josh à se battre, mais celui-ci finit par abandonner quand il comprend que la mission est de détruire le bâtiment avec des bombes… portées par Tiger et Wolf. Il refuse de faire partie de cette mission-suicide. Et contre toute attente, Tiger l’accepte alors que Wolf donne de bons conseils à Joosh. Bon plutôt que de le voir se doucher ce qui m’aurait validé un point du Bingo, Joosh comprend que ses meilleurs amis sont en fait ses employés, que son âme sœur est une poupée sextoy et qu’il a fait déclarer ses parents mentalement incompétents pour récupérer la maison.

Forcément son père n’apprécie pas trop de le voir et le vire de la maison de retraite. Josh rentre chez lui pour reprendre une douche (parce que je doute qu’il se soit changé après sa séance de sport sans douche). Oui, mais il y a déjà quelqu’un qui prend sa douche : Joosh, évidemment, le vrai cette fois. Et il est terriblement maléfique avec tatouage et piercings un peu partout.

Avec sa voix grave, il soupçonne Josh d’être un clone assassin à la bite bien plus grosse que la sienne (puisque c’est celle de Wolf), et la série y va d’un double full frontal rigolo et de répliques sympas autour de cette idée. Il fallait oser, mais ça passe super bien et ça mène à la mort de Joosh, tué « par » Josh par un malencontreux accident, évidemment.

Cela inspire Josh d’une idée brillante pour tout résoudre : plutôt que de s’exploser, il propose de finir une nouvelle fois le jeu, en envoyant des messages aussi au futur pour éviter que toute l’équipe de Wolf & Tiger ne meure dans le tunnel. Ils sont effectivement dans une nouvelle timeline avec deux Josh, ce qui veut dire qu’il peut y avoir d’autres guerriers du futur prêts à venir le voir lorsqu’il gagnera le jeu.

C’est un joli twist qui rétablit tous les paradoxes de la série – le passé a été changé et cela créé un nouveau futur ; ils ne sont que des anomalies temporelles – et qui promet un final sympa, avec un cliffhanger qui ne nous dit pas encore combien de guerriers du futur feront le voyage ; ni dans quel état d’esprit ils seront, parce que Wolf & Tiger ont beaucoup changé depuis le premier épisode.


Épisode 13 – A Date With Destiny – 18/20
Cette fin de saison (qui aurait pu être une fin de série) fait bien son travail mais ne part pas assez loin dans les délires funs à mon goût. Qu’importe, elle conclut une saison solide en laissant quelques pistes ouvertes pour la saison 2. C’est tout à fait ce qu’il fallait faire pour donner envie de revenir, une vraie conclusion avec juste assez d’ouverture pour une suite. La série réussit donc à tenir son pari du début à la fin, et c’est excellent. Vivement la suite !

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You’re not Future Man. You’re something much better. You’re Josh Footer-man.

C’est horrible, mais c’est plus fort que moi alors il faut que je le dise, ce titre d’épisode me met le musical de Once Upon a Time en tête, parce que c’est une réplique dans la chanson « Revenge is gonna be mine ». Voilà, maintenant que vous avez tous pris le temps de me juger, enchaînons sur ce dernier épisode de saison (et c’est chiant, parce que je n’ai pas envie d’attendre la suite, moi).

45 guerriers ? Non Dingo et Owl seulement, parce que Tiger et Wolf sont morts dans ce nouveau futur. N’empêche qu’ils arrivent avec une nouvelle machine à voyager dans le temps, ça tombe bien ! Rapidement, la série évacue les explications nécessaires pour ces nouveaux guerriers qui sont aussi paumés et hargneux que l’étaient Wolf et Tiger la première qu’ils ont débarqué dans la chambre de Josh. C’est un beau moyen de montrer et rappeler l’évolution de la série en seulement 13 épisodes. Tous les problèmes d’éthique de la série sont remis sur le plateau pour être finalement oublié lors d’une orgie qui permet ensuite de nous remettre clairement sur les bons rails.

Tiger explique alors le plan de l’épisode, qui forcément partira en vrille. Pourtant, il semble plutôt bien et se déroule bien au début. Le but est de faire exploser le bâtiment et de retourner dans le futur (sauf pour Josh qui veut rester là), mais avant tout de sauver toutes les innocentes victimes qu’ils peuvent sauver.

Cela ne plaît pas trop à Dingo, surtout quand elle comprend que Tiger bosse avec l’ennemi. Après tout, elle a un collier avec une photo d’Elias et Estelle légendée disant qu’ils feront toujours partie de la famille. Les deux guerrières se lancent alors dans une dispute qui les éloigne évidemment de la mission et des explosifs.

De leur côté, Josh et Wolf pénètrent dans le bâtiment et, contre toute attente, sympathisent au point que Josh décide d’aller dans le futur où Wolf s’occupera de lui. Et Owl ? Oh, il est bouffé de l’intérieur par un ver qui le rend fou.

Bref, le plan part rapidement en vrille : Tiger est forcée de tuer Dingo au milieu de l’explosion de Destiny et des bombes biotics qui vont forcément en ramener d’autres, alors qu’Owl s’électrocute bêtement. Cela signifie que notre trio de héros finit bêtement coincé devant les portes hermétiques du bureau de Kronish. Josh décide donc de se sacrifier dans une mission suicide. De toute manière, il n’appartient pas au passé, et il n’appartient pas non plus à ce présent, qui est celui de Joosh, lui-même mort.

Les adieux sont plus amusants que déchirants, avec une fois de plus pas mal de références au reste de la série. Les biotics débarquent en masse, et c’est suffisant pour blesser Tiger et Wolf… oh, ça sent la fin de saison, ça commence à faire beaucoup de morts, et eux aussi comprennent qu’ils sont sur le point de mourir aussi. Ils font ce qu’ils peuvent pour gagner contre les Biotics, mais ce n’est pas si simple et Wolf ne résiste pas au gaz de ceux-ci, contrairement à Tiger pour une drôle de raison qui reste inexpliquée.

De son côté, Josh réussit enfin à atteindre Kronish, qui a viré méchant à la mort de Leslie. Il a toutefois écouté les avertissements de Josh et a refusé de partager ses recherches avec qui que ce soit… il n’empêche que dans le futur, celles-ci sont publiques et mènent à la création des Biotcis. Josh lui explique qu’il n’a d’autres choix que de le tuer… Mais bien sûr, il n’a pas le cran de le faire. Kronish se suicide donc lui-même avec une seringue pleine de maladies mortelles et en jetant son vaccin aux flammes.

Josh baisse sa garde, mais je continue d’avoir un doute tout de même jusqu’au dernier moment où il semble vraiment mort. Un montage final nous révèle que Tiger et Wolf parviennent à retourner dans le futur alors Josh a déjà fait ce qu’il fallait pour ses parents : il leur a envoyé une lettre d’excuses et un chèque de 6 000 000$. Pas mal, effectivement.

Et alors que la saison semble toucher à sa fin avec la mission suicide de Josh, celui-ci comprend qu’Owl est encore en vie. Il prend donc le risque de s’échapper quitte à se faire brûler par un incinérateur, mais c’est soit ça, soit mourir dans l’explosion du bâtiment Kronish. Comme dans son jeu vidéo, Josh parvient donc à s’échapper du bâtiment alors qu’il explose. Tout heureux, il s’exclame qu’il a réussi à le faire… et se fait arrêter par le flic.

Un an plus tard, Josh a sympathisé avec Vince, le flic dont je note enfin le nom (il serait temps) et qui passe du bon temps avec la veuve de son partenaire. Il serait temps. La vie est plutôt belle pour Josh dans une prison hyper sécurisée d’où il sait que ses parents font le bien dans le monde et que ses amis ont réussi à rejoindre leur futur.

Bien évidemment, la saison se termine sur un cliffhanger sympathique : le signe que des voyageurs du temps arrivent dans la cellule de Josh. Qui et pourquoi ? Il faudra attendre la saison 2 !

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EN BREF – C’est probablement l’une des meilleures découvertes de l’année : cette série est tout ce que je pensais qu’elle ne serait pas. Quand j’en avais vu la première bande-annonce, j’étais extrêmement sceptique et je pensais que ce ne serait pas drôle car je n’avais pas adhéré plus que ça à l’humour et aux très mauvais effets spéciaux. Finalement, c’est brillamment drôle, bourré de références pop-culture et fort d’une écriture maîtrisée d’un bout à l’autre de la saison. Quant aux effets spéciaux, ils ont ce qu’il faut pour faire leur travail.

J’ai tout simplement adoré cette saison et ses multiples détours temporels. Par moment, j’ai cru qu’ils tomberaient dans quelques pièges à changer le futur trop simplement, mais finalement, il y a un côté fataliste sympathique et le futur est changé, même si on ne sait pas exactement comment.

La saison 1 pouvait se suffire à elle-même, mais je suis heureux du renouvellement. Cela promet de nouveaux voyages, de nouveaux délires et un nouveau futur toujours aussi chaotique ; et ça, je suis parfaitement pour. Il faut dire que les scénaristes semblent être partis d’un délire et l’avoir poussé à son paroxysme, tout en gardant toujours une sacrée qualité.

C’est la sitcom SF que j’attendais depuis longtemps, celle que Ghosted n’a pas su être, et c’est porté par un bon casting. Bref, j’adhère totalement à l’univers et je suis content de ne pas être passé totalement à côté, malgré mon retard !

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> Saison 1

9-1-1 – S01E09-10

Épisode 9 – Trapped – 16/20
Les cas extrêmes de cet épisode (et de tous les épisodes) permettent de nous faire oublier une écriture assez prévisible dans la mise en place des différentes situations. Cet épisode continue cependant de bosser sur l’évolution de tous ses personnages en mettant en avant ceux que je préfère, donc je peux difficilement émettre un avis négatif dessus. C’est un excellent divertissement, c’est bien fichu et maintenant qu’on sait que nous ne sommes pas là pour quelque chose de réaliste, mais bien pour une série dramatique, ça passe de mieux en mieux.

> Saison 1


Spoilers

09

I survived you Eva, and I’m sure as hell not gonna let you put Danny through this.

Vous ne rêve pas, je termine enfin la série, avec seulement un mois de retard finalement, ce n’est pas si mal que ça… Contrairement à l’homme de l’introduction de cet épisode, un SDF qui se retrouve forcé de passer la nuit dans une poubelle faute de pouvoir la passer sous un arrêt de bus… Si ce n’était que ça, ce serait déjà horrible, mais ça passerait encore. Le pauvre se retrouve coincé ensuite dans un camion poubelle.

Par chance, il a un téléphone portable et peut appeler le numéro de secours, mais il n’est pas aidé par nos pompiers qui se trompent de camion et par Athena qui n’arrive pas à arrêter tout à fait le camion à temps. Le SDF survit malgré tout, mais il faut noter surtout que Hen est pleine de rage. Et il y a de quoi vu sa situation personnelle.

Après cette aventure dans un camion poubelle, Hen et Athena prennent le temps de manger dans un fast-food et de se raconter leur vie personnelle catastrophique. Enfin pas tant que ça pour Athena qui a couché avec l’inconnu du bar de l’épisode précédent. Avec qui elle a encore rendez-vous le lendemain soir.

Le deuxième acte de l’épisode reprend avec une nouvelle intrigue d’urgences où l’on nous introduit une mère et son fils tout ce qu’il y a de plus normal en train de se prendre la tête sur l’orientation de ce dernier… jusqu’à ce que l’ascenseur dans lequel ils sont se mettent à partir en vrille, plonge en chute libre pour quelques étages et finissent par atterrir dans un étage inondé. Eh bien. Je m’attendais à une petite panne d’ascenseur avec crise d’angoisse choupinette de l’ado, moi, mais cette série voit toujours les choses en très grand.

Bon, il finit par la faire quand l’ascenseur commence à s’inonder et qu’il révèle qu’il culpabilise du divorce après le départ de son père. Les deux se réconcilient dans l’ascenseur, mais pour le coup, ça ne paraît pas être une super écriture.

La mère est rapidement sauvée, mais le fils reste coincé avec Buck dans un ascenseur de plus en plus inondé. Heureusement, Buck peut sauver le garçon et simplement nager pour s’en sortir. Cela paraît l’issue la plus logique, sortir par le haut de l’ascenseur une fois qu’il y a assez d’eau. Bon, il garde son uniforme alors que le plus logique aurait été probablement de se séparer du pantalon, question de poids. Ouais, c’est plus fort que moi, j’essaye d’imaginer comment je m’en sortirais dans ces cas-là.

Le rencard d’Athena se passe plutôt bien, mais la scène de sexe dure tellement longtemps que ça sent bon l’accident, surtout quand Athena laisse son portable loin du lit. Et ça ne manque pas, elle se retrouve menotté par accident avec son mec. Heureusement lui a gardé son téléphone à portée de main, à défaut d’avoir gardé ses vêtements.

Cela permet à Athena d’appeler le 911, de demander à parler à Abby, pour qu’elle file à Huck le numéro depuis lequel elle appelle afin qu’il le file lui-même à Hen pour que Hen vienne non pas les libérer, mais lui filer les clés. C’était hilarant même si un peu tiré par les cheveux – et heureusement, son mec n’est pas trop trop pudique, parce qu’Hen se fout de leur gueule et prend une photo comme si de rien n’était.

Le lendemain, c’est un nouvel appel étrange qui attend nos pompiers, avec un homme coincé sous… Des livres. Il venait voir son frère, un aveugle un rien paranoïaque : il a en plus truffé sa maison de pièges. C’est compliqué de croire à tout ça, parce que les pièges sont sacrément compliqué pour un aveugle ; et les tunnels plein de tellement de choses que c’est dur de croire qu’à deux ils aient pu en accumuler autant. Ca ferait rêver Perec, c’est pire que son livre Les choses tout ça (une excellente lecture que je conseille au passage, et pas seulement parce que le personnage principal s’appelle Jérôme comme moi).

Bref, la production a dû s’éclater comme jamais avec le décor de cet épisode franchement. Tout finit bien, malgré un tibia en fracture externe peu appétissant à voir (non pas qu’un tibia soit appétissant de base, mais vous voyez ce que je veux dire, surtout si vous avez vu l’épisode).

Abby continue d’avoir une bonne relation avec Carla, l’infirmière. J’avais presque oublié qu’elle était là, mais heureusement qu’elle est là pour Abby qui se fait baffer par sa mère quand elle refuse de rester pour aller travailler alors que sa mère voudrait qu’elle reste. Oh, c’est le code universelle des séries pour nous dire que sa mère va y passer avant la fin de l’épisode (ou le finir en très mauvais état, au mieux).

Malgré tout, elle se rend au travail puis en rencard avec Buck, et ce n’est pas n’importe quel rencard : il lui a réservé une montgolfière avec champagne et tout… dont elle ne profitera pas (ça coûtera moins cher à produire). Carla la rappelle car sa mère est au milieu d’une crise et Abby doit retourner s’en occuper, au détriment de Buck.

Et celui-ci se sent bête, surtout parce qu’il a 26 ans et veut s’amuser, pas se prendre la tête. Yep, c’est ce qu’on appelle un connard, mais c’est plutôt bien écrit, assez en tout cas pour que l’envie de le frapper ne soit pas forcément la plus forte. Bob écoute les angoisses de Buck et parvient à lui donner de bons conseils, heureusement.

Ils finissent par avoir un rencard plus sympathique dans un café où Abby comprend qu’elle doit laisser Buck vivre sa vie… mais il refuse de se faire larguer, parce qu’il adore la manière dont Abby voit la vie.

Pour un homme rencontré au hasard dans un bar, Athena est tombé sur la perle rare et retourne pour un troisième rencard où il lui fait un superbe dîner et lui propose une expédition pour le week-end. Yep, sauf qu’elle n’est pas prête pour une aussi sérieuse relation. C’est bien dommage pour les deux, mais au moins ils s’en rendent compte assez tôt pour que ce ne soit pas si dérangeant.

Hen finit par aller parler à Eva et c’est l’occasion de démontrer à quel point elle est une actrice exceptionnelle. Cela fait quelques épisodes que je trouve qu’elle crève l’écran et ça se confirme dans cette confrontation où elle explique à Eva qu’elle ne veut pas d’elle près de leur fils car elle est toxique dans ses relations. La souffrance d’Hen est hyper touchante et réaliste, et j’ai aimé la manière dont elle la communique à Eva qui n’en a clairement rien à carrer, prouvant bien tout ce qu’elle lui dit.

Le montage final est sympathique, nous montrant tous les rescapés de l’épisode reprendre leur vie, avec une explication d’Abby sur l’instinct de survie, alors qu’Abby se réveille pour découvrir que sa mère est morte dans la nuit. C’est juste dommage que la première scène de l’épisode nous le vendait à des kilomètres à la ronde, car ça aurait été autrement une surprise forte (comme la fille d’Athena tentant de se suicider en début de saison) au lieu d’être le cliffhanger attendu. Mais bon.


Épisode 10 – A Whole New You – 15/20
Après une saison qui a connu pas mal de hauts et quelques bas, cet épisode paraît étrangement bâclé et semble rater quelques étapes nécessaires à la compréhension des personnages. C’est dommage parce que c’est une fin de saison qui donne un goût de trop peu et dont les cliffhangers sortent presque tous de nulle part, étant introduit en hâte par quelques détails de l’épisode. Je m’attendais à un bien meilleur épisode conclusif. Il était bon, mais pas excellent.

> Saison 1


10

I am excited for you but not as much as I am sorry for me.

L’enterrement de la mère d’Abby est vite expédié, mais elle peut compter sur Buck pour la soutenir comme il peut alors qu’elle est forcée de changer. Nous ne sommes jamais les mêmes après un décès, mais celui-ci est d’autant plus douloureux qu’Abby doit réorganiser sa maison.

L’aide de Buck est précieuse, mais rapidement Clara et le frère d’Abby comprennent qu’il est en train de s’installer à l’appartement alors qu’elle ne le voit pas encore comme ça. Sympathique. C’est un peu étrange de voir Clara rester si longtemps et passer tant de temps avec Abby. Je sais qu’elles sont amies (et Clara dit même qu’elle se sent de la famille), mais enfin quand même, c’était son boulot, et elle n’a plus de boulot ici, et elle passe toute la journée avec Abby. Étrange !

Les urgences continuent à arriver malgré l’absence d’Abby à son poste. On commence l’épisode par un couple appelant séparément les urgences : elle pour se plaindre de son mari violent, lui pour se plaindre de sa femme qui agit bizarrement. C’est évidemment lui qui a raison, mais Athena le prend juste pour un mari violent. L’épisode lui donne raison car sa femme est en plein AVC, mais malgré cela, Athena ne s’excusera pas et attendra même avec son air hautain les remerciements du mari.

Certes, c’est elle qui fait le meilleur diagnostic de la femme, mais quand même, c’est totalement abusé. L’épisode nous apprend ensuite que Bobby veut recommencer à chercher l’amour, ce qui se fait via un site de rencontres où il a le pire profil du monde et qui permet à tous de prendre conscience que Buck est désormais celui qui a la relation la plus aboutie et la plus solide d’entre tous. Cela est vite contre balancé par une ex qui débarque à la caserne en jurant qu’ils ont flirté six semaines plus tôt.

Elle le gifle et s’en va, alors que Buck affirme qu’il ne l’a jamais vu. Comme elle dit d’elle-même qu’elle l’a vu à la télé, je crois immédiatement Buck, d’autant plus qu’on est dans une fin de saison. Cela sent bon l’épisode qui finit sur cette charmante dame kidnappant ou poignardant Buck à qui elle voue une obsession depuis son passage à la télé… Surtout que la série est claire avec cet épisode qui parle des changements et troubles de la personnalité.

C’est d’ailleurs pour ça qu’on reparle de l’épisode de la pleine lune où Hen a agi comme si elle n’était plus elle-même en couchant avec Eva. C’est rigolo, parce que l’intervention suivante la mène avec Chimney sur une voyante qui a vu un de ses clients tomber raide mort malgré une longue ligne de vie. Il faut dire qu’il n’est en fait pas mort du tout : il se réveille en salle d’autopsie au moment où on allait le découper – et il a de la chance, on a protégé sa dignité en lui laissant son caleçon pour l’autopsie. Son réveil perturbe beaucoup le légiste qui s’évanouit et se coupe avec sa scie, l’angoisse.

Par chance, le légiste a un téléphone dans sa poche, donc les secours arrivent vite : ce sont Hen et Chimney, et ils reconnaissent notre mort, un homme narcoleptique déjà déclaré mort à trois reprises. Est-ce suffisant pour avoir un bracelet indiquant qu’il n’est pas mort ? Non. Il est plutôt content de sa situation, car il se réveille homme nouveau et heureux. Mais oui mais bien sûr.

Son discours suffit à motiver Hen qui se retrouve à parler avec Karen pour tenter de régler leur situation, ce qui n’est pas si simple et qui se termine mal pour elle. Aimer Karen n’est clairement pas suffisant pour tout régler.

Le lendemain, on a droit à un nouveau cas bien horrible. C’est un simple accident de voiture avec une moto et… un motard qui se retrouve découpé en deux, mais qui survit quand même assez longtemps pour passer un dernier coup de fil à son fils. Cela détruit Ben, devant Athena qui est touchée de le voir en tant qu’humain. Ils se rendent tous les deux à l’Église, commençant à se confier leur vie et priant ensemble. C’était plutôt joli, surtout qu’ Athena se prépare à passer le week-end toute seule car Michael emmène les enfants dans son nouvel appartement, et c’est plus dur que tout ce qu’elle imagine.

L’épisode se termine par Bobby jetant son carnet et allant en rencard alors que Hen voit Karen revenir chez elle. Buck ? Oh, il y a encore de quoi faire avec lui.

Alors qu’il déjeune avec Abby et qu’ils sont plutôt heureux de se rendre compte qu’ils vivent ensemble, une nouvelle nana vient le voir pour l’insulter, lui reprocher de l’avoir ghosté sur une application de rencontres. OK, j’ai mis la charrue avant les bœufs plus haut avec mon intuition heureusement fausse, mais cette histoire de quelqu’un usurpant son identité, ce n’est pas plus rassurant et ça laisse Abby pleine de doutes. La pauvre.

Buck s’en prend à Chimney qui, grâce à l’arrivée d’une autre femme à la caserne, sait désormais tout ce qui se passe, même s’il n’en est pas responsable. Oui, quelqu’un a volé son identité sur… Myspace. Plus personne ne l’utilise, sauf les canons qui le poursuivent et lui en veulent de les avoir ghostées.

La raison en est toute simple pourtant : celui qui faisait ça est un pervers qui est mort dans sa caravane et qui, suite à son décès, est resté dix jours sans personne pour se rendre compte de son décès. L’angoisse. Comme il a grossi depuis sa mort, le coroner envisage des options qui ne plaisent pas bien à Buck pour le dégager de là. Pourquoi ça ne lui plaît pas ? Parce que ça voudrait dire exposer le corps aux passants. Du coup, il transperce de lui-me^me son corps pour pousser le coroner à faire son job. Pas hyper crédible mais bon.

Il réussit à convaincre Abby en rentrant chez elle qu’il n’est pas le connard qu’elle pense, et elle le croit… mais part malgré tout à Dublin, pour vivre le rêve de sa mère et pour se retrouver. Elle est touchante, mais elle laisse quand même tomber Buck sans avertissement. Il comprend et l’accepte, même s’il est clairement au fond du trou.

Il l’emmène même à l’aéroport où il lui promet de l’attendre et ce sera notre cliffhanger de fin de saison, quand Chimney a plus de chance en se retrouvant à draguer une des femmes attirées par le profil myspace de Buck. Sans trop de surprise, le rencard de Bob s’avère être Athena. Heureusement qu’elle nétait pas prête pour une relation sérieuse. Ils ont la meilleure table du restaurant et je ne crois pas une seule seconde à la crédibilité de ce couple. Il faudra voir ce que ça donne en saison 2, mais cet épisode final était tout de même décevant : peu de cas extrêmes, des relations entre les personnages bâclées, des évolutions qui sortent de nulle part… C’était étonnant et en-dessous de nombreux épisodes de la saison ; et comme il n’y a eu que dix épisodes, ça en dit long.

12

EN BREF – Je pensais franchement que ce serait une série sous format procédural et je me suis fait manipuler comme jamais par la bande-annonce, ce qui est une excellente chose, parce que finalement, c’est un drama comme un autre avec des urgences urgentissimes et exceptionnelles en plus. Le budget y est, le casting est excellent (avec un énorme coup de cœur pour Henrietta) malgré quelques personnages moins engageants (Chimney et Bobby, principalement), et l’écriture a beau être prévisible, les twists sont tous bien amenés.

Si la série n’a pas réussi à souvent me surprendre du côté de la vie perso de ses personnages qui traversent de bonnes situations de vie à l’écriture convenue, je retiens de cette saison pas mal de cas extrêmes qui étaient bien menés à tous les points de vue. Pour ne pas s’ennuyer, les scénaristes ont aussi tenté différents formats d’épisodes qui fonctionnaient toujours tous plutôt bien, ce qui est bon signe pour la saison 2.

Ce qui est moins bon signe en revanche, c’est que la série est assez inégale dans ce qu’elle propose. Si les épisodes sont toujours bons, le rythme et la qualité ne suivent pas toujours. Il y a des épisodes qui ne parviennent pas du tout à être crédibles (la St Valentin !) quand d’autres proposent au contraire une bonne surprise de ce côté-là. Cela donne un étrange sentiment au visionnage de la série, car je ne sais jamais tout à fait à quoi m’attendre – de l’excellent, ou juste du bon (voire du passable).

Dans l’ensemble, c’est suffisamment bien pour que je sois heureux de l’annonce de la saison 2, et c’est déjà ça : je reviendrai !

> Saison 111