The Last Man On Earth – S04E11

Spoilers

Ci-dessous, la critique détaillée de l’épisode 11 de la saison 4 de The Last Man On Earth.

11.jpgÉpisode 11 – Hamilton/Berg – 15/20
We can’t decide who lives or die, we’re not J.K Rowling.

Enfin ! J’ai cru que la série ne reviendrait jamais, mais les personnages n’ont pas avancé de plus d’une minute dans l’intrigue, ce qui nous laisse le loisir de voir Tandy et Todd vomir, puis rentrer à la villa pour avertir tout le monde du cannibale vivant avec eux. Les filles ne les croient pas une seule seconde, malheureusement, pourtant Todd est plutôt convaincant avec ses envies de vomir.

Le premier acte traîne un peu en longueur, mais ça permet un bon humour qui amène à la révélation de Karl qui avoue être un cannibale comme s’il était alcoolique. Finalement, le groupe accepte malgré tout de l’écouter, une fois la camisole passée et après une autre bonne scène d’humour avec Carol terrorisée par Karl. Même s’il reconnaît ne pas vouloir les tuer, il veut malgré tout les tuer pour les manger et ne pourra probablement pas s’en empêcher.

Melissa veut le tuer, mais comme personne d’autre ne le veut, ils finissent par écouter la proposition logique d’Erica qui suggère de le remettre en prison. La situation est expéditive, donc je doute que ça s’arrête là si vite. Et c’est effectivement le cas.

Melissa, de son côté, continue de rendre visite à Jasper et de lui partager de la nourriture dans le dos de tout le monde, mais elle finit par révéler la vérité quand Todd découvre que Karl s’est déjà enfuit de la prison. Celui-ci revient immédiatement auprès du groupe qui cette fois prend la décision de tuer le cannibale et de tirer au sort qui aurait la difficile tâche de le tuer.

Cela tombe sur Carol, donc Phil prend la décision de tuer Karl par lui-même et une fois de plus, ça traîne en longueur, mais je n’attendais rien d’autres de la série. Karl accepte donc de se laisser tuer, car il sait que son cas est de toute manière perdue d’avance. Bon, perso, quand Tandy lui tourne le dos, j’aurais pris la liberté de m’enfuir, mais ce n’est pas le cas : Karl préfère jouer avec le Rubbik’s cube.

Et alors que Tandy comprend qu’il ne peut tuer Karl, Karl réussit à terminer le Rubbik’s cube et explose. La dernière scène avait une bonne tension, je voyais déjà Tandy être à deux doigts de finir le Rubbik’s cube quand il se faisait tuer et quelqu’un d’autre le ramasser et le finir. Finalement, c’était beaucoup de pression dans un jeu et de suspense sur quatre mois pour pas grand-chose. Là où je m’imaginais une explosion affectant tout le casting ou une partie de la maison, on se retrouve juste avec un cadavre de plus. Et même si j’aimais bien Karl, je ne vais pas spécialement le pleurer.

Ce retour met donc fin à une attente bien longue de plusieurs mois et fait le ménage dans les sous-intrigues de la saison. Je me demande du coup vers quoi va se diriger la série pour la fin de saison, et possiblement pour la fin de la série, même si j’ai bien peur que la série soit annulée sans vraie fin, car j’ai compris que les producteurs n’avaient pas envie d’écrire la fin tant qu’on ne leur dirait pas que ça l’est.

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The Walking Dead – S08E12

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 12 de la huitième saison de The Walking Dead.

12.jpgÉpisode 12 – The Key – 15/20
So we may have a future from our past

Terrifiant comment n’importe qui souriant en gros plan a rapidement l’air neuneu : même Negan ne peut pas paraître intelligent quand ça lui arrive. Oui, la série est repartie sur son délire de gros plans en début d’épisode.

Negan rend une visite à Dwight, en plein doute sur sa fidélité après sa disparition de quelques heures ? jours ? Pas très longue en tout cas, bien moins longue que ne m’a paru duré cette saison. Negan poursuit son plan de récolte des organes de zombies pour soumettre la colline, même si je ne vois pas bien le rapport – et même si je suis passé à côté de la mise en place de ce plan la semaine dernière tellement la série m’a perdu en cours de route sur les scènes des Saviors qui tournent en rond.

Tourner en rond, c’est aussi ce que fait cet épisode, comme d’habitude, donc. Dwight aimerait prévenir la colline de ce qui est sur le point de leur tomber dessus, mais il est forcé de faire équipe avec Simon par Negan, qui décide de conduire tout seul pour fermer le cortège. Tout seul ? Non, il se permet aussi de draguer Lucille avec la phrase d’accroche la plus plate du monde.

Si Simon a annoncé à ses hommes qu’il ne fallait tuer personne à la Colline, il confie ses doutes à Dwight, lui apprenant que personne n’a peur d’eux, mais qu’ils se battent de plus en plus. Bien vu, le veau, comme dirait l’autre.

Rick et Michonne arrivent à leur tour à la Colline, sans Carl, donc. La série a la décence de nous montrer tout ça de loin. Oh, ça pourrait abréger les choses, mais non, ça prend du temps quand même – c’est juste pour éviter aux acteurs d’avoir trop à jouer j’imagine. Faudrait pas qu’on justifie leur salaire, non. Je sais, je me plains des gros plans, puis des plans larges, je ne suis jamais content, mais faut bien que je critique, c’est Walking Dead.

Daryl prend la peine de venir se réconcilier avec Rick, en train de se recueillir sur une tombe qui doit être celle de Glenn, j’imagine. De toute façon, Rick est de nouveau pote avec, surtout qu’il a emmené Judith en sécurité.

À leur poste de surveillance, Maggie et Rosita prennent le temps de parler comme si elles étaient super amies depuis longtemps, ce qui permet une réflexion sympa sur le deuil et le lancement d’une nouvelle intrigue. En effet, Maggie remarque qu’on leur a laissé un message à portée de vue. Le message vient de quelqu’un qui veut leur apporter de l’aide en échange d’une aide mutuelle.

Bien que pas convaincue, Maggie se laisse persuader par Michonne de prendre contact avec les nouveaux venus. C’est une vieille dame sympathique, Georgie, qui échange sa connaissance pour survivre contre de la musique et tente de trouver des communautés aussi gentilles que celle de Maggie, Michonne, Enid et Rosita. Bien sûr, cela n’arrive pas tous les jours.

Maggie décide de rester méfiante vis-à-vis de ces trois nouveaux visiteurs, et elle les emmène à la Colline, espérant bien récupérer leur bouffe. Michonne se retrouve donc seule à vouloir faire la paix avec tout le monde ; et même Enid ose se confronter à elle. C’est le moment de sortir le nom de Carl pour parler un peu d’espoir, mais bon, ça tourne surtout en rond en revenant en arrière sur les crises de foi des personnages.

De toute manière, il faut prendre une décision rapidement, car il y a des chances que les Saviors finissent par arriver tout de même. Maggie finit par se laisser convaincre par Michonne et fait bien : elle reçoit en échange de CD de la nourriture, beaucoup, et des connaissances pour construire un futur à partir du passé – mais le passé médiéval, hein. Rien que ça.

Rick voit les Saviors arriver, mais plutôt que de klaxonner pour avertir la Colline, il décide de se lancer dans sa propre vendetta. Quelle surprise dis-donc. Cela lui permet de rentrer dans la voiture de Negan et de provoquer un accident. Plutôt que d’y aller mollo et avec stratégie, Rick se décide à tirer dans le tas, ce qui autorise Negan à s’enfuir.

On notera que dans l’accident, il s’est retrouvé couvert de sang et d’organes, mais que sorti de la voiture, il est propre comme tout. Il se réfugie dans un immeuble où Rick finit par être à court de munition, ce qui ne l’empêche pas de désarmer Negan de Lucille et le faire tomber de plusieurs étages.

Est-ce que ça blesse Negan ? Pas plus que l’accident de voiture, évidemment, pas plus que les nombreux zombies qui se sont engouffrés dans l’immeuble et sont réduits à genre trois une fois dans le noir de l’immeuble.

Par conséquent, je n’ai plus rien vu de l’épisode, parce que ça instaure une ambiance d’être dans le noir complet, il paraît, mais quand tu vois l’épisode alors qu’il fait jour, il n’y a plus que de vagues formes à l’écran. Et je n’ai pas l’intention d’augmenter la luminosité et me péter les yeux sur cette série. Après, ça s’écoutait bien avec Negan s’écoutant parler – hurler – sans attirer le moindre zombie à lui, ni même Rick d’ailleurs.

Ce dernier lui apprend le sort réservé au peuple de la déchetterie, toutefois, et Negan n’apprécie pas trop d’avoir été trahi ; alors que Rick, lui, apprécie de tomber sur Lucille. Bien sûr. Il lui met le feu, puis libère tout un tas de zombies. Le combat qui suit est très sympathique, mais une fois de plus Negan et Rick échappent tous les deux à une mort certaine, et Negan s’enfuit avec Lucille, en plus. Quand Rick parvient enfin à sortir sans une morsure du nid de zombies dans lequel il était, il n’y a personne qui attend de le tuer.

En parallèle, Simon prend le commandement des troupes une fois Negan disparu, et ça lui permet de bloquer les Saviors pour partir en expédition avec Dwight à la recherche de Negan. Il confie tous ses doutes à Dwight, mais il en confie un peu trop pour être pleinement crédible. Ils tombent sur la voiture de Negan et comme celle-ci est vide, Simon envisage de s’enfuir et gérer les Saviors avec Dwight. La réponse de Dwight ? Fumer une cigarette le plus lentement possible pour faire exploser la voiture de Negan, et s’en aller.

De retour auprès des hommes, Simon fait un joli discours pour rappeler à tout le monde qu’ils sont tous Negan, et qu’il est temps de passer à la vitesse supérieure : il faut tuer tous leurs ennemis, car c’est le seul message qu’ils écouteront – et puis, il faut bien venger Negan. Dis autrement, Simon a manipulé Dwight pour le convaincre qu’il était un gentil comme lui, quand il est en fait un méchant pire que Negan. Moui. Bon, au moins, les choses avancent !

Le cliffhanger voit Negan se réveiller dans une voiture où Jadis l’assomme de nouveau. Difficile de ne pas exploser de rire devant un tel cliffhanger, mais la bonne nouvelle, c’est qu’elle a trouvé de quoi se changer et prendre une douche, apparemment.

Ce n’est pas l’envie d’y croire qui manque, mais la série nous prend vraiment pour des idiots par moment. Heureusement, l’intrigue avance dans cet épisode, il y a une ou deux scènes sur lesquelles le temps est passé vite, ouvrant même de nouvelles pistes. Et comme nous n’avions pas eu de vraies nouvelles pistes cette saison, c’est plutôt chouette. J’ai envie de croire que la saison 8 marquera un vrai tournant dans l’intrigue, mais c’est encore trop tôt pour se réjouir.

 

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Scandal – S07E13-14

Spoilers 

Ci-dessous ma critique des 13e et 14e épisode de la dernière saison de Scandal. 

13Épisode 13 – Air Force Two – 13/20
You’re right, I’m becoming embarrassing and I’m better than that.

Deux épisodes de retard et j’ai envie de reprendre la série… une envie qui s’envole en trois secondes quand on commence par Cyrus mort de rire avant d’apprendre qu’il doit se rendre à une cérémonie officielle qu’il n’a pas envie du tout d’honorer. Qui s’en fout ? Moi, très clairement, désolé.

Il s’y rend avec David, et ça rend Abby tout heureuse de savoir son nouveau-ex-nouveau-ex-nouveau copain invité là-bas. Son excitation s’évanouit quand il l’invite dans un restaurant chic pour son retour et qu’elle s’imagine demandé en mariage là-bas. Non, mais… à quel moment j’en suis arrivé à un tel degré de « je m’en fous » devant cette série ?

Les choses s’améliorent légèrement quand David et Cyrus montent dans Air Force Two et découvrent rapidement que l’avion gouvernemental est hacké. Oh, bien sûr, c’est une intrigue que Shonda Rhimes recycle, mais ça fonctionne toujours les hackings.

Cyrus organise un petit speech pour expliquer la situation aux passagers : ils n’ont plus aucun contact avec la Terre, et il est probable que le hack soit la responsabilité d’un téléphone ou d’un ordinateur portable apporté à l’intérieur de l’avion. La secrétaire de Cyrus se sent immédiatement coupable : son ordinateur a disparu la veille, et elle ne l’a pas dit. Et l’ordinateur a disparu pendant que Jake parlait avec Cyrus, donc ce dernier l’imagine immédiatement coupable.

Cyrus prévient immédiatement David, mais personne d’autre : si Jake est responsable, on ne peut faire confiance à personne… mais on peut faire confiance à un lieutenant qui est dans l’avion, allons savoir pourquoi elle.

À QPA, la panique gagne immédiatement Abby et les autres quand ils apprennent le détournement d’Air Force 2. Heureusement, David et Cyrus trouvent un moyen de les contacter et de leur envoyer le virus qui a piraté l’avion. Ça et un message confirmant que ce sont bien eux qui demandent de l’aide, en précisant de ne pas contacter la Maison Blanche. Évidemment.

Alors que tout QPA se met à bosser après avoir exclu Abby, Cyrus et David passent du temps à… parler potins et relations amoureuses. Difficile de ne pas céder à l’envie de zapper la scène, franchement. Heureusement, ils sont interrompus par l’arrivée d’avions de chasse à proximité.

Et oui, parce que sur Terre, la Maison Blanche est en panique, forcément… et ça ne va pas en s’arrangeant quand l’avion fait subitement demi-tour et paraît devenir un missile dirigé contre Washington. Un 11-Septembre bis, donc.

Pour être tout à fait convaincant en grand méchant, Jake propose d’abattre l’Air Force 2 et éveille les soupçons de Mellie. Il était temps, mais clairement, le méchant vient d’ailleurs. Je ne vois pas trop ce que Jake peut faire comme grand méchant, ni son intérêt de tuer Cyrus. Qu’importe, ça fait une bonne scène avec Mellie, c’est déjà ça.

Celle-ci refuse d’abattre Air Force Two, mais elle prend tout de même la précaution d’envoyer les avions de chasse. David, flippé de perdre la vie, voudrait prévenir Mellie, la seule chose logique à faire, mais Cyrus parvient à le convaincre de ne pas le faire. Perso, ça ne m’aurait pas convaincu.

Ils retournent s’asseoir à leurs places et Cyrus se lance dans un discours patriotique pour détourner l’esprit de tout le monde de l’horreur qui est en train de se déroule. Il ignore parfaitement qu’une journaliste a réussi à récupérer son téléphone, puis le Wi-Fi grâce à la même militaire que lui et le filme, pour que toute la Terre puisse le regarder. C’est magique une connexion Wi-Fi. Et personne dans l’avion ne prend la peine de dénoncer la journaliste.

Olivia se rend dans la prison de sa mère pour son anniversaire et organise un dîner avec. C’est pour cela qu’elle est indisponible pour l’épisode, et c’est ridicule, tout simplement ridicule. Elle est toujours supposée être en froid avec, quoi, mais bon, Mellie aussi, et pourtant, c’est elle qui essaye d’appeler Olivia.

Cette dernière s’amuse à raconter le crossover à sa mère qui remarque l’ironie de voir sa fille se battre avec succès au côté d’Annalise Keating à la Cour Suprême pour libérer des noirs emprisonnés alors qu’elle garde sa mère prisonnière, sa mère dont elle ne connaît même pas la vraie date d’anniversaire. Ce que vous entendez là tout de suite, c’est mon soupir de désespoir devant la série.

Bon, Olivia finit par regarder son téléphone à temps pour regarder le discours de Cyrus alors que Mellie s’est rabattue sur Fitz, histoire de douter avec lui sans écouter le moindre de ses conseils, parce que c’est elle la présidente désormais.

Abby panique quand elle entend la Maison Blanche dire qu’elle explore toutes ses options : c’est son ancien poste, elle sait bien que ça veut dire que la décision est prise. Le discours de Cyrus ne doit pas aider, parce que lui a bien conscience de ce que la Maison Blanche est en train de penser.

Olivia connaît également le protocole qui consiste à abattre l’avion, et elle entre dans une crise d’angoisse. C’est sa mère qui la calme et Olivia est encore surprise de découvrir que sa mère la déteste encore assez pour être en fait en train de se foutre d’elle.

Mellie retourne auprès de Jake, se réconciliant avec et hésitant à détruire l’avion, mais tentant de le contacter une dernière fois quand même. Dans l’avion, les derniers instants débutent et ils ne restent plus qu’une minute avant que la décision de détruire l’avion ne soit prise. Le compte à rebours défile, Cyrus se bourre la gueule, tout le monde stresse et QPA réussit à reprendre le contrôle juste à temps.

Du coup, David rentre auprès d’Abby qu’il ne veut pas épouser, pour son plus grand plaisir, alors qu’Olivia se débarrasse définitivement de sa mère en l’envoyant à Paris.

L’épisode se termine sur Liv comprenant que Cyrus est celui qui a organisé l’attaque terroriste se terminant sans le moindre dégât. Avec son joli discours, il s’est assuré d’avoir le soutien de tout le pays admirant son courage et sa bravoure, et il ne lui reste plus qu’à se débarrasser de Mellie pour enfin prendre le pouvoir. Une jolie manipulation, donc, que j’ai vu arriver quand il a souri à la journaliste ayant conservé son portable et qui est digne de la série. La confrontation ne mène pas à des aveux, mais à une absence d’indignation qui veut tout dire.

Bref, voilà un épisode qui n’était pas super intéressant à voir mais dont la construction est un vrai cas d’école avec une écriture parfaitement maîtrisée. À défaut de m’intéresser sur le fond, Scandal parvient encore à m’intéresser sur la forme, et c’est toujours ça de pris, mais pour une dernière saison, j’atteins un niveau de « on s’en fout » vraiment dérangeant.

14Épisode 14 – The List – 15/20
You may be right. But it can’t be us that proves it.

L’épisode commence sur une stagiaire achetant… un flingue. Ah, les États-Unis !

Olivia contacte Abby pour lui révéler ce qu’elle sait désormais sur Cyrus, mais Abby refuse de l’aider évidemment. Pour autant, elle en parle quand même à QPA, faisant comme si cette « intuition » venait d’elle. Cela énerve Charlie de voir Quinn prendre si vite autant de risques, car il ne veut pas la voir mourir.

Jake enquête sur Air Force 2 et je n’aimerai pas être à la place de Cyrus qui va forcément se faire avoir. C’est rigolo quand même comme intrigue, surtout que ça se fait en parallèle d’un étrange mal de dos de Mellie et de QPA qui comprend que Cyrus a payé son hacker avec le fameux tableau du début de saison. On pourrait croire que tout est lié, jusqu’à la réutilisation d’un acteur qui a traumatisé tous les fans de Grey’s Anatomy ayant tenu jusqu’à la fin de saison 6. Et il est au courant pour le rendez-vous Olivia/Abby, bien sûr.

Abby est persuadée d’avoir raison, Charlie fait tout ce qu’il peut pour que QPA lâche l’enquête, et quand Abby parle d’Olivia, elle perd totalement le soutien de Quinn qui décide de tout laisser tomber. Eh bah, c’est du beau. J’ai aussi aimé la scène entre David et Abby, parce que c’est une relation que j’aimais à une époque.

Le père de la stagiaire du début d’épisode débarque à la Fondation Fitzgerald Grand pour trouver un moyen de contacter Olivia. Il lui apprend la disparition de sa fille, Alicia, et lui demande de la retrouver, parce que sa fille était fan d’Olivia Pope. Oui, moi aussi je l’étais à une époque, mais je n’aurais pas fait toute ma vie en politique pour autant.

Olivia enquête sur Alicia et découvre à quel point elle était fan d’elle, avant de découvrir la triste vérité : Alicia s’est fait virer de son job car elle a refusé de coucher avec son boss, qui la caractérise désormais de GFV, Gluten Free Vegan, sur une « Hot List » de stagiaire avec lesquelles on peut ou non coucher. Et GFV veut dire qu’on ne peut pas, donc Alicia n’est embauchée par personne.

C’est ce qui a conduit celle-ci à… se suicider. Bon, ben pour une fois qu’on reprenait une enquête comme au bon vieux temps, ça se termine beaucoup trop vite, mais c’est plutôt cool : ça permet au père éploré d’accuser Olivia d’avoir joué le jeu en couchant avec Fitz. Bon, ce n’est pas ce qui s’est passé, on le sait, mais je prends tout ce qui peut blesser Olivia à ce stade de la série, parce qu’il faut franchement qu’elle se réveille et que les scénaristes nous ramène la saison 1 d’une manière ou d’une autre. Je sais, je suis quelqu’un d’horrible d’écrire ça, mais bon.

On enchaîne avec une intrigue #BalanceTonPorc assez classique : Marcus contacte la présidente pour parler de la liste et remuer le couteau de leur relation passée, Olivia contacte la colocataire d’Alicia, Meghan, pour la convaincre de témoigner au risque de ruiner sa carrière. C’est un double échec, et ça laisse Olivia au bord de la dépression, surtout qu’Abby lui apprend que QPA laisse tomber sa théorie sur Cyrus.

Pendant ce temps, Jake et Mellie passent de plus en plus de bon temps ensemble, et c’est juste non quoi. Elle a mal au dos, il s’occupe d’elle et il lui prend la main. Mon dieu, mais stop, arrêtez-moi cette série et plus vite que ça ! Mellie le vire du bureau ovale, mais on se doute bien que ça ne va pas s’arrêter comme ça.

Si Quinn a décidé de laisser tomber l’enquête sur Cyrus, il n’en va pas de même pour Huck, qui espère un retour de l’ancienne Olivia.

Du côté d’Olivia, la victoire revient progressivement. Meghan accepte de témoigner et la série décide donc de refléter le monde de 2018 avec les harcèlements, le mouvement #MeToo et tout ce qui va avec. Les scénaristes se dédouanent également des premières saisons en expliquant clairement qu’Olivia et Fitz étaient tous les deux consentants et en montrant Mellie se débarrasser de Jake. Je vois bien ce qu’ils ont voulu faire avec cette sous-intrigue, mais ils ont du coup desservi leur propre cause en faisant de Jake un autre harceleur, cassant donc l’une des relations homme/femme uniquement professionnelles de la série pour marquer des points qu’ils semblent se sentir forcer de marquer. Je sais pas… tout ça était forcé, et ça mettait plus mal à l’aise pour eux qu’autre chose de se dire qu’ils ont filé un mal de dos à Mellie juste pour cette sous-intrigue où Jake vole au secours de la demoiselle en détresse qui n’en a rien à faire de lui.

Abby se rend chez Olivia pour la féliciter de son avancée dans le cas d’Alicia. Les deux reprennent donc leur amitié en marchant sur des œufs, mais ça fonctionne bien. Abby accepte donc de retravailler avec Olivia…

Huck découvre alors contre toute attente que c’est Charlie qui a piraté l’Air Force Two, une info qui énerve Quinn au plus haut point. Alors qu’elle reproche à Charlie de lui mentir, ils comprennent immédiatement que quelqu’un a mis le virus dans son ordinateur la veille du piratage de l’avion pour pouvoir l’accuser. Il est déjà trop tard : Jake a trouvé qu’il était coupable, donc Charlie est arrêté par le FBI tandis que David se retire de l’affaire pour laisser la place au complice de Cyrus… En voilà un joli complot rondement mené.

Et si tout ça commençait à bien me plaire, mes yeux se sont envolés vers le plafond pendant le cliffhanger qui voyait Quinn contacter Olivia pour de l’aide. Certes, voir Charlie se faire arrêter ne doit pas être simple, mais je ne vois pas bien pourquoi elle irait demander de l’aide à Olivia quand même : quand bien même elles sont d’accord, Olivia ne lui apportera rien de plus et elle est censée la détester. Bon, la fin de saison se rapproche, il faut bien les réconcilier après tout.

Sans surprise, la série aborde enfin la thématique du harcèlement sexuel et du #metoo, tentant de justifier ses errances passées (et ses réussites aussi, heureusement), mais en le faisant de manière par moment beaucoup trop grossière. En revanche, l’intrigue générale repart de plus belle : si elle va un peu vite en besogne, elle est engageante et pourrait sur un malentendu mener à un final réussi. Je croise les doigts !

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Once Upon a Time – S07E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisodes 13 de la dernière saison de Once Upon a Time.

13.jpgÉpisode 13 – Knightfall – 13/20
Kids can be complicated, huh?

Je débute cet épisode quand je ferai mieux de rattraper une comédie car je ne suis pas sûr d’avoir 40 minutes devant moi, mais j’ai peur de me faire spoiler cette saison en laquelle je place quelques espoirs, surtout que c’est la dernière. On commence toutefois sur Alice enfant coincée dans sa tour et se débrouillant malgré tout pour avoir un accent anglais de fou.

La série se permet de nous embrouiller avec un cauchemar d’Alice voyant Hook se faire tuer, avant d’enchaîner sur une nouvelle quête du papa pour sauver sa petite fille. Bon, finalement, j’aurais pu attendre avant de voir cet épisode, nous ne sommes clairement pas sur une intrigue d’épisode qui va me fasciner.

Les choses empirent vite : on retourne ensuite sur Rumple et je suis soulé de ce personnage depuis plusieurs saisons déjà. Il faudrait arrêter de lui ajouter 150 scènes et intrigues en flashbacks, franchement. Et si l’acteur est toujours aussi excellent avec son rire, je ne peux que décrocher chaque fois que je l’entends parce que mon cerveau s’est conditionné pour savoir que ça va être de mauvaises scènes.

Cela ne rate pas : Hook propose à Rumple de le libérer… forcément. Pour cela, il doit récupérer la magie d’un autre pirate. Et juste comme ça, je me suis retrouvé à décrocher véritablement de l’épisode, préférant jouer au Scrabble en ligne que suivre les « complications » inutiles de la vie du pirate – de toute façon, on sait comment ça se termine ce genre d’intrigue.

Hook fait semblant de vouloir tuer Rumple pour obtenir de quoi le libérer, mais finalement, il se fait prendre dans son mensonge et ridiculiser par l’autre pirate demandant un duel public pour le ridiculiser. Au cours de celui-ci, où personne ne meurt, Hook comprend soudainement qu’il a fait une énorme erreur et retourne auprès de sa fille.

C’est trop tard : il a fait passer son honneur avant en participant au duel, et la balle de son ennemi était empoisonnée. C’est comme cela qu’Alice et Hook se retrouvent maudits à ne pas pouvoir s’approcher l’un de l’autre, comme dans les pires cauchemars d’Alice.

À Seattle, la série se concentre aussi sur Alice et Hook, mais comme ils sont ensorcelés, ils n’ont aucune idée de leur lien familial et Roger se débarrasse bien vite de Tilly. On enchaîne comme je le craignais sur une scène avec Rumple parlant de Gothel et de tout un mystère qui ne m’intéresse pas. Eloïse débarque donc au commissariat pour répondre aux questions des détectives sur sa secte.

Des détectives ? Non. Elle veut simplement parler à Roger, forcément, et découvre que le sort n’est pas loin de se rompre pour lui puisqu’il se souvient déjà de son bateau, qu’il dessine.

Gothel/Eloïse se joue ensuite de Tilly en train de péter un câble de la voir interrogée par « Roger », qui n’a absolument aucune idée de ce qui se trame pour lui. Il faut dire ce qui est : moi non plus je ne sais plus trop ce qui se trame, je l’ai dit… j’ai décroché. Roger ramène à Eloïse son premier tableau, du même navire. C’est censé nous passionner sur la psychologie du personnage, mais c’est un peu énorme.

Pour ne pas changer, Eloïse s’amuse à les envoyer sur de fausses pistes et quand ils baissent leur garde pour foncer tête baissée dans son piège, ils ne surveillent plus assez notre petite Tilly qui s’enfuit sans le moindre mal dans une cascade aussi ridicule que peu crédible après avoir possiblement tué l’aveugle.

En essayant de la retrouver, Roger découvre que Tilly a tout contre elle, y compris un tableau de chasse.

Bon, et sinon ? Tout n’est pas à jeter dans l’épisode, mais on repart sur la qualité foireuse des dernières saisons à vitesse grand V et c’est frustrant. En parallèle de cette intrigue ratée, donc, Rony fait une petite walk-of-shame à 6h du matin et tombe « par hasard » sur Henry qui attendait dans sa voiture. Logique. La série aime bien nous prendre pour des idiots, mais ça permet à ce duo de se mettre à jour sur la soirée de la veille, vue dans l’épisode précédent.

Chez elle, Lucy est dépitée de découvrir que le baiser entre sa mère et Henry signifierait la mort de son père. Elle feint donc d’avoir grandi et de ne plus croire aux contes de fées, histoire de demander de manière convaincante (ou pas) à sa mère de ne pas continuer à le voir.

Cela tombe plutôt mal pour Jacinda, mais pour Henry, c’est possiblement une bonne chose, parce qu’il a déjà Ivy qui souhaite l’embrasser entre deux cartons des affaires de sa mère qu’elle tente de trier. Bon, le deuil ne va pas si bien à l’actrice qui jouait mieux quand elle devait juste être une méchante.

Ivy suit donc le conseil d’Henry et se rend chez Jacinda. Les deux sœurs se réconcilient plus ou moins autour du souvenir de leur défunte mère et de leurs peluches, donnant finalement à Ivy l’idée de finir ce que sa mère a commencé puisque Jacinda n’a aucune idée d’à quel point leur enfance est lointaine…

Heureuse de voir que les conseils d’Henry sont bons, Ivy retourne auprès de lui pour partager de la bouffe et des verres de bière d’un bon litre chacun.

En fin d’épisode, Lucy se rend toute seule au bar de Rony pour chercher de l’aide auprès d’elle, et c’est un bon plan car Regina lui avoue être réveillée et savoir qu’elle est sa grand-mère. Les deux passent donc un pacte et lance une énième opération dans la série, pour donner le happy end tant attendu à Henry et Jacinda. C’est au moins un bon cliffhanger parc que j’imagine que ça peut apporter du bon à la suite de la série, mais ce n’est pas suffisant pour sauver l’épisode.

Du coup, cet épisode n’était pas une franche réussite : en se concentrant sur des personnages que je n’aime pas, il m’a rapidement ennuyé, mais au-delà de ça, il reprenait des schémas beaucoup trop usés dans la série. Je me suis arrêté sans regret au bout de trente minutes, pour le terminer une bonne heure plus tard, mais franchement, si j’avais su, j’aurais peut-être privilégié le visionnage d’une autre série.

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