Another Period – S03E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique du 3e épisode de la saison 3 d’Another Period.

03.jpgÉpisode 3 – Olympics – 16/20
I knew his my nephew but I must say: I do not care for Adolf Hitler.

Décidément, encore une série qui propose d’avoir Adolf Hitler comme personnage, c’est à croire que c’est la mode. Il est marrant de jouer de l’humour que le personnage peut apporter en tant qu’enfant, avec tout le monde qui le déteste. Cela change aussi de Preacher, et c’est tant mieux, car je déteste la sympathie qu’ils nous font ressentir pour un personnage historique plus que détestable.

La haine des juifs vient bien sûr du seul personnage juif connu dans la série : le mari de Blanche. Celui-ci le fait jouer à un jeu où il faut tuer quelqu’un dans le passé. Et le grand problème, comme toujours avec Hitler : il se moque de ses dessins. Du coup, Hitler déteste les juifs.

Les handicapés ? Oh, une grosse partie de l’épisode s’amuse une fois de plus à jouer avec le féminisme pas vraiment au point de l’époque. Lillian décide ainsi qu’elle peut s’inscrire à l’équipe féminine olympique d’archerie. Cependant, ça ne plaît pas à Victor de voir des femmes s’amuser autant et décide de faire ce qu’il faut pour que les candidates abandonnent.

Évidemment, Lillian ne se laisse pas faire car elle veut remporter une médaille d’or. Tout ceci mène à une sous-intrigue moins maîtrisée mais qui finit bien, avec Lillian qui gagne le droit d’aller participer à une autre sélection à St Louis. D’un coup, son combat pour le droit des femmes tombe une fois de plus à l’eau – et Hortense est une fois de plus absente d’une intrigue où elle aurait sa place.

Ce n’est donc pas Lillian qui gagne, mais une handicapée, aveugle et sourde. Celle-ci tire donc une flèche dans les airs qui arrivent en plein dans l’entre-jambe d’Hitler. Aïe. Et voilà donc pourquoi il grandira dans la haine des juifs et des handicapés. C’est tiré par les cheveux, comme tout ce que fait la série.

Ah d’ailleurs, à ce sujet, la femme de Frederick découvre le certificat de naissance de son mari… qui est adopté. Beatrice n’est donc pas sa sœur, ce qui est une bonne nouvelle : il n’est pas incestueux, il n’a fait qu’une coucherie adultère, comme tout le monde, homme et femme compris. Évidemment, vu comme ça.

Frederick et Beatrice sont heureux de se retrouver et s’embrasser… mais désormais Beatrice découvre qu’il lui manque quelque chose dans la relation. Les voilà qui passent l’épisode à chercher ce qui manque, sans le trouver, même s’ils n’étaient pas loin d’y arriver avec un jeu de rôle où ils inversent leur personnalité.

Frederick confronte Dodo et découvre que sa femme lui a menti : Dodo est bien la mère de Beatrice et Frederick. Toutefois, cela ne suffit pas à les réconcilier : Beatrice est en fait bloquée parce que Frederick l’a envoyée au couvent après l’avoir accusée d’être responsable de leur relation incestueuse, et elle ne lui pardonne pas, même si elle ne voit pas le rapport avec le schmilblick.

C’était bien écrit et bien trouvé, et j’ai adoré aussi son panneau « This is what an archer looks like » en référence au féminisme. Beatrice & Frederick, que je n’aimais pas tant que ça au début, sont donc une nouvelle fois source de toute ma sympathie et de tout ce que j’ai préféré dans l’épisode. Inattendu.

> Retour à la liste des épisodes

This is us – S02E15

Spoilers

Retrouvez ma critique de l’épisode 15 de la saison 2 de This is us.

15.jpgÉpisode 15 – The Car – 19/20
How is the snow still gonna fall if you’re not around to see it?

En  48h, il est dur d’avoir digéré l’épisode précédent et toutes ses conséquences, et on peut en dire autant pour Rebecca. La série repart donc en flashback quelques heures après la mort de Jack pour nous en montrer le fameux enterrement, déjà aperçu plusieurs fois, mais jamais développé jusque-là.

En flashback, nous revenons sur l’achat de la voiture familiale chez un concessionnaire avec Jack, qui a craqué en voyant ses enfants l’adorer. Oui, la série nous torture : alors que toute la famille est très heureuse de cet achat et monte dans la nouvelle voiture, elle n’a aucune idée que quelques années plus tard, elle y montera, sans Jack pour son enterrement.

L’ambiance dans la voiture est assez atroce avec Kate qui veut désormais se débarrasser de son chien, le responsable de la mort de son père pour elle, Kevin qui ne veut pas porter sa cravate (parce que Jack vient tout juste de lui apprendre à les nouer et qu’il ne sait plus faire) et Randall qui prend mal cette dernière info. Pour ne rien arranger à l’ambiance familiale, Rebecca veut s’y rendre avec une heure d’avance.

L’enterrement n’est pas un enterrement puisque Jack voulait être incinéré et ne pas finir dans la terre. La cérémonie est un savant mélange de silence et d’extraits de discours de chacun.

Kevin et Randall trouve l’occasion de s’engueuler au beau milieu de l’enterrement, à cause de Randall portant la montre de son père et Kevin qui en est jaloux et lui reproche… d’avoir laissé son père retourner dans la maison. Voilà qui est fait. Ah les enterrements, ce n’est jamais facile et les histoires de famille ressortent ; c’est donc bien écrit.

Il y a aussi toujours des invités inattendus, et pour cette série, il fallait que ce soit le médecin qui a fait venir au monde Kevin et Kate. Celui-ci apprend à Rebecca que Jack passait le voir pour demander des conseils et il reprend une fois de plus son rôle de guide pour les Pearson, aidant Rebecca a géré son deuil et ses peurs d’être mère célibataire.

Cela fonctionne bien, même si on aurait aussi pu avoir une scène où il rencontre les adolescents. Après tout ça, Kate décide de se barrer et de retourner à l’arbre où elle et ses enfants dispersent une partie de ses cendres. Tout comme Jack avant elle, elle trouve les mots parfaits pour rassurer ses enfants, avant de les emmener au concert de Bruce Springsteen dont Jack avait acheté les billets pour le soir même… en passant par un pont.

Et ce n’est pas si anodin que ça… Tout l’épisode prend en effet aussi le temps de revenir sur les meilleurs souvenirs dans la voiture : on y découvre que Rebecca a le vertige sur les ponts. Du coup, elle se sert de sa famille pour oublier sa peur, et Jack la gère de manière parfaite, comme d’habitude. Quand en fin d’épisode, elle y passe en conduisant, on découvre ce que l’on sait déjà : que Rebecca a dû s’endurcir et trouver une force nouvelle à la mort de Jack.

On découvre également que Rebecca a pensé un moment avoir une tumeur au cerveau. C’est ce jour-là que Jack choisit son arbre favori : celui devant lequel Rebecca découvrira les résultats de son IRM, sous la neige. Des résultats qui lui apprennent qu’elle n’est pas malade. Et c’est là aussi que Jack apprend à Rebecca qu’il ne veut pas être enterré.

Toujours dans les découvertes du flashback, on apprend que Randall a appris à conduire avec son père. C’est surtout l’occasion d’une dispute avec Kevin, encore, et d’un Jack qui s’énerve sur ses fils et les laisse rentrer à pied, avant de leur faire un discours sur la famille, qui fonctionne très bien. Une fois de plus, il évoque sa mort, mais c’est fait de manière anodine et banale.

Concernant Kate, on a droit aussi à une scène où elle fait l’école buissonnière et où Jack décide de l’amener où elle veut : obtenir un autographe d’Alanis Morissette. Qui a probablement cramé depuis, mais bon. Il y est aussi question de l’amour de Jack pour Bruce Springsteen et de la future carrière de Kate qui pourrait se consacrer à la musique. Comme ce n’était pas tout à fait suffisant et qu’il fallait aussi développer sa relation chaotique avec sa mère, on découvre que la nuit de la mort de son père, Kate s’est mise à culpabiliser du retour à l’intérieur de la maison. Et que Rebecca lui a dit qu’elle n’y était pour rien… ce qui n’empêche pas de culpabiliser.

S’il ne s’est finalement pas passé énormément de choses durant ces 43 minutes, on a la preuve que la série n’a pas besoin d’un grand événement et d’un grand épisode pour être particulièrement intense. Personnellement, j’ai été bien plus touché par cet épisode, par le personnage de Rebecca particulièrement, par tous ces moments où Jack envisageait celui où il ne serait plus là que par l’épisode du Super Bowl lui-même. Peut-être que c’est parce que je ne m’attendais pas à cette cérémonie d’adieu, je ne sais pas.

Quant à la voiture, l’ensemble de l’épisode ressemblait par moment à une pub du Super Bowl pour une voiture, dans laquelle on partage des moments de joie, mais aussi de peine ; et aussi des sodas renversés par Randall, apparemment. C’était typique du rêve américain avec l’improbabilité de Jack réussissant à acheter cette voiture hors de prix avec un joli discours, mais ce côté fantasque de l’épisode était aussi nécessaire pour laisser aller l’émotion.

Je suis curieux de voir comment ils vont gérer l’après désormais. La fin de saison approche, et il sera dur de marquer plus durablement que la mort de Jack. Cet épisode a aussi prouvé une fois de plus que l’on pouvait tout à fait se passer du présent sans que ça ne nuise à la série. Je ne sais jamais quoi attendre de la série, mais ça réussit quasiment chaque fois à m’emporter et ce n’est quand même pas rien. Ces scénaristes sont très forts, c’est tout.

Ces scénaristes… et Mandy Moore, qui fournit encore une interprétation impeccable du personnage de Rebecca dans cet épisode. Difficile de ne pas craquer en même temps qu’elle…

 

> Retour à la liste des épisodes

Black Lightning – S01E03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous ma critique du 3e épisode de la première saison de Black Lightning.

03.jpgÉpisode 3 – LaWanda : The Book of Burial – 15/20
I don’t mind people believing in God. They just can’t believe they can take back the streets.

L’épisode reprend sur l’enterrement de LaWanda, forcément, le titre l’indiquait assez clairement. Bon, ça se termine par un pasteur qui s’énerve contre le gang des 100 et dont on sent tout de suite qu’il va mal finir. Déjà, il s’attire les foudres de la police, et s’attirer les foudres de la police, c’est s’attirer celle de Black Lightning.

Le problème, c’est que Jeremiah, le pasteur, est sûr que Black Lightning est revenu en réponse à ses prières. Cela lance Jeff dans une grande réflexion métaphysique sur le fait qu’il s’est possiblement planté en revenant. Il interroge Gambi sur le sujet, mais celui-ci préfère le voir s’entraîner à une sorte de Laser Quest simulant une attaque.

De son côté, Anissa ne se rend pas à l’enterrement pour s’entraîner et révéler son pouvoir. Elle n’y parvient pas immédiate, s’énervant contre une machine à laver, pour le principe. Si ça ne fonctionne pas tout de suite, elle finit par maîtriser sa respiration, et paf. Et pendant tout ce temps, elle se filme, ce qui est probablement la pire des idées. Il faudrait parfois que les personnages de séries prennent le temps de regarder des séries eux aussi, ça les aiderait.

Elle s’amuse à regarder sa vidéo n’importe où, y compris la bibliothèque où elle fait des recherches sur les mutations génétiques et rencontre Grace. Grace ? Une bibliothécaire sexy qui n’hésite pas une demi-seconde à draguer Anissa qui, en même temps, lui mate le cul en prétextant s’intéresser à un comic qui traîne par là.

Bien sûr, cela complique les choses avec sa vraie copine, surtout quand elle se déguise en Catwoman pour aller à une soirée avec Grace. Les photos instagram mènent à une rupture entre les deux et on ne retiendra donc jamais vraiment le nom de la première copine d’Anissa.

Pendant qu’Anissa s’amuse avec ses pouvoirs, Jennifer découvre que son copain est puceau et trouve ça cool car elle est vierge aussi. Une série CW, donc. De manière pas crédible du tout, Jennifer en parle ensuite à ses parents, pour leur dire qu’elle est prête à faire l’amour (admettons) et qu’elle le fera le dimanche après-midi suivant (ben voyons). Bon, ça donnait un bon humour, au moins.

En revanche, elle en veut à Anissa de ne pas avoir été là pour la soutenir dans ce moment. Du côté des parents, Lynn envisage de reprendre la garde de ses filles, parce qu’elle ne veut pas les voir vivre ce qu’elle a vécu quand elle s’inquiétait pour son mari de Black Lightning. Pourquoi pas.

Du côté de Jeff, on enchaîne sur une scène particulièrement gênante où il s’en prend psychologiquement au copain de sa fille, Khalil. C’était marrant malgré tout.

Enfin, le grand méchant de la saison, qui s’appelle donc Tobias, a pour alliée/patronne, Lady Eve. Celle-ci pourrait pourtant passer pour une grande gentille très souriante, mais bon, l’enfer est pavé de bonnes intentions. Tobias a ensuite pour but de récupérer le contrôle des rues, une intrigue pas franchement passionnante, mais qui fait flipper quand toute la paroisse décide de marcher dans les rues pour réclamer la liberté. On sait très bien que ça finira mal.

Black Lighting arrive à temps pour arrêter un premier tireur et sauver tout le monde. C’est en tout cas ce que ces imbéciles pensent : ils se mettent donc à chanter… Jusqu’à ce que la nana qui accompagne toujours Tobias sorte un joli pistolet qui permet de tirer, en un seul coup, sur le révérend (zut je pensais qu’il était pasteur) et sur le copain de Jennifer. Bim.

On reste en suspense sur son sort un bon moment, juste assez pour voir Gambi détruire les vidéos montrant Tobias (oh oh ?) et Lynn parler avec Anissa lui informant qu’elle a rompu avec Chenoa (j’ai son nom !) pour lui cacher que ce qui l’inquiète vraiment, ce sont ses super-pouvoirs. Finalement, on apprend que Khalil s’est fait toucher à la colonne vertébrale et risque de ne plus jamais marcher. Voilà qui est inattendu comme développement. Un peu inutile aussi, je dois dire.

Oh et la mort de Lala ? Tout le monde s’en contrefiche finalement, personne ne la mentionne. C’était donc un épisode qui poursuit sur la lancée de la série. S’il n’est pas exceptionnel, je ne me suis pas ennuyé pour autant, j’aurais même presque envie de dire que c’était un peu mieux que la semaine dernière, mais la vérité est que je me suis permis un léger speedwatching. Du coup, ça tuait les quelques longueurs, mais ça veut aussi dire quelque chose sur la qualité de l’épisode…

> Retour à la liste des épisodes

Supergirl – S03E13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée de l’épisode 13 de la troisième saison de Supergirl.

13.jpgÉpisode 13 – Both Sides Now – 16/20
So, cynicism, that’s what’s keeping the rest of us alive.

Kara attend tranquillement que le DEO arrive en voiture chez Julia avec toute une équipe d’intervention pour venir elle aussi, accompagnée de Mon-el, marcher avec eux vers sa maison. C’était un peu ridicule à voir, et rigolo à voir aussi. Quant à Winn, il sert de guide audio à toute l’équipe en faisant mumuse avec un pistolet à eau.

Bon, je n’ai pas accroché du tout à cette scène : alors que cette pauvre Julia est une simple femme en train de chanter au sol chez elle (euuuh ? elle a pas un canapé ou une chaise ou un lit ?), Alex (surtout) et le reste de la DEO la traite comme une dangereuse terroriste. Pourtant, elle n’a encore rien fait qui justifie cela et Alex pète un câble total quand Julia tend la main pour prendre celle tendue par Supergirl.

Sans trop de surprise, la situation de stress que ça engendre déclenche les pouvoirs de Julia qui perd le contrôle et devient une sorte de banshee, comme dans Charmed il y a très très longtemps. Les références, que voulez-vous ?

Le DEO s’en fiche pas mal de cette réaction abusive d’Alex, mais pas Supergirl. Elle tente de convaincre que sa sœur exagère sérieusement, mais Alex est beaucoup trop têtue pour voir autre chose qu’une actrice en Julia. Le seul avantage de cette intrigue, c’est que cela donne l’occasion à Alex de révéler son côté garce sarcastique, et c’est plutôt drôle – Chyler Leigh excelle dans ce genre de mimique et de ton détaché.

En revanche, ça ne fait pas justice au personnage, beaucoup trop déterminée à prouver qu’elle a tort et tomber de la hauteur d’un immeuble bien plus haut que le DEO quand elle se rendra compte que Julia est juste en train de vivre la même chose que Sam. C’est chiant, du coup, parce qu’on sait bien vers quoi ça se dirige et parce que le personnage a beau être bornée, elle est habituellement mieux développée que ça.

Une trop grosse partie de l’épisode se résume à Alex et Kara interrogeant Purity, et c’est fort dommage. Purity finit par énerver énormément Alex, qui se console avec un câlin de Winn (que j’aime cette amitié) avant que Purity ne parvienne à s’échapper.

En parallèle de tout ça, Mon-el décide de continuer les réparations de son vaisseau, embarquant avec lui J’onn et Winn. Ce dernier est un bon ressort comique dans cet épisode, même s’il est assez mal considéré par les deux autres. Il fait un peu petit enfant dans cet épisode. Et le petit enfant ne supporte pas trop non plus de voir Papa Mon-El et Maman Imra se disputer. Trouble in paradise.

On a alors le droit à J’onn et Mon-El qui boivent une bouteille ensemble. Pas-sion-nant. J’onn y raconte sa vie maritale et ses problèmes pour tenter d’avoir un meilleur aperçu de la vie de Mon-el, qui refuse de lui raconter par principe, avant de reconnaître qu’il préfère Kara à Imra.

Les scénaristes se font aussi un pied de nez en reconnaissant que Mon-El était un personnage misogyne et égoïste en saison 2, un bien mauvais copain pour Kara. Ce n’est pas assez pour leur pardonner une relation à laquelle je n’ai jamais accroché l’an dernier, mais ça fait du bien quand même de les voir reconnaître leurs erreurs d’écriture.

Quant à J’onn, il s’avère être de bon conseil en proposant à Mon-El d’être honnête avec sa femme, et de raconter ses sentiments partagés et blablabla. Bref, on est toujours dans le sentimentalisme à deux balles de la série et ça fonctionne plus ou moins. Perso, j’ai fini par m’en lasser.

Pendant ce temps, Lena décide de reprendre le contrôle de L-Corp, histoire de laisser du temps à Sam pour qu’elle s’occupe un peu de sa fille. Cela change et donne quelques scènes bouche-trou où elles vont ensemble à la patinoire… et où Sam se reconvertit en Reign, se barrant sans Ruby. Cette dernière appelle Lena (oh déception, je m’attendais à voir Alex) et lui révèle le comportement étrange de sa mère. Lena paraît surprise, alors que, bon, Sam est censée avoir raconté les choses à sa pote la semaine dernière.

Finalement, Winn retrouve la trace de Purity dans le métro et y envoie l’équipe Alex/Supergirl/Mon-El/J’onn. J’ai bien aimé la scène d’action qui s’ensuit, d’abord dans une rame de métro, puis sur des rails et enfin dans une gare que Purity prend le soin de détruire, à défaut de pouvoir utiliser ses pouvoirs sur ses ennemis, protégés par des oreillettes conçues par Winn (et sacrément résistantes aux coups de poing, jamais je n’ai eu de boule Quies résistant si bien au choc et aux mouvements, ni d’écouteurs d’ailleurs… bref, Winn est un génie).

Si la scène d’action en elle-même était bien, la résolution l’était bien moins. Purity réussit à occuper J’onn (qui tente d’empêcher la gare de s’écrouler), neutraliser Mon-El et étrangler Supergirl. C’est Alex – d’abord occuper à hurler à tout le monde d’évacuer, comme d’hab/comme s’il y en avait besoin/comme si elle toute seule changeait grand-chose à la panique et au chaos) qui finit par stopper Purity en comprenant que Julia est encore là et peut l’entendre.

Bon, admettons, mais du coup, Alex fait volte-face en deux secondes et Julia pouvait voir tout ce que faisait Purity, contrairement à Sam. D’ailleurs, une fois que tout cela est passé, Reign débarque à son tour dans la gare et menace de tuer Alex, devant une Kara trop épuisée pour faire quoique ce soit (euuuh oui, pourquoi utiliser tes pouvoirs quand tu peux rester là à regarder la méchante piétiner ta sœur après tout). Finalement, Reign ne le fait pas car Julia propose à Reign de partir avec elle. Et ça fonctionne.

C’est sûr que Julia, clairement pas possédée par Purity à ce moment-là, a de quoi terrifier Reign la toute-puissante. Ou pas.

C’est un échec total pour cet épisode, donc : ils perdent le contrôle de Julia qui est livrée à son sort pour devenir Worldkiller. Heureusement, tout n’est pas perdu : Winn réussit à réparer le vaisseau d’Imra et Mon-El et dit « Bingo ». Oui, il est 1h06 le 7 février et j’ai déjà l’un des points les plus compliqués du Bingo Séries. En plus, j’ai vraiment eu peur pour Winn pendant l’attaque de Purity, alors ça me rassure de le voir de si bonne humeur si vite.

Bon, loin de ma joie, Mon-El fait ce qu’il peut avec Imra et lui avoue toute la vérité sur ses sentiments. Imra aime vraiment l’honnêteté de Mon-El et elle se décide enfin à lui dire la vraie raison pour laquelle ils sont. Cela fait quelques épisodes que l’on se doute bien qu’elle cache quelque chose. Le truc, c’est qu’on en saura pas plus tout de suite.

La série prend ensuite le temps de nous expliquer le comportement abusif d’Alex en début d’épisode, grâce à une nouvelle scène avec Kara. La relation des deux sœurs continue d’être au cœur de la série et c’est tant mieux, aussi kitsch que cela puisse parfois être. Cette fois, ça passait plutôt bien, avec une Alex encore et toujours accrochée à Maggie. Ah ben oui, les scénaristes avaient promis de faire les choses bien et de manière réaliste, c’est le cas avec cette relation dont elle n’en finit plus de faire le deuil. Bien sûr, ce n’est pas pour autant qu’on nous ramène Maggie – pourtant, si elle bosse toujours en ville, elle devrait inévitablement croiser la route d’Alex à nouveau un jour ou l’autre. Mais bon.

Finalement, Sam réapparaît dans le bureau de Lena-décolleté-beaucoup-trop-plongeant pour s’inquiéter pour Ruby. Cela permet un cliffhanger où Sam perd le contrôle et est à deux doigts de devenir Reign, devant Lena. Celle-ci n’est pas du tout assez terrifié et affirme savoir ce qu’il se passe (possible), mais aussi savoir comment la faire aller mieux… Euuuh, nope, ça m’étonnerait beaucoup. C’était en tout cas un bon cliffhanger, sans être pour autant la fin d’épisode à suspens que j’attendais.

Parce que, oui, voilà, voilà, c’est maintenant parti pour 70 jours sans nouvel épisode de la série. Eh oui, nous avons droit à une longue pause histoire que Legends of Tomorrow termine sa diffusion sans faire une overdose de super-héros sur la CW. Trop tard, les gars, fallait y penser avant, oh !

> Retour à la liste des épisodes