The Magicians – S03E02 : Heroes & Morons

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique complète du deuxième épisode de la 3e saison de The Magicians.

02.jpgÉpisode 2 – Heroes and Morons – 18/20
I mean magic might be dead but… Google isn’t.

Le résumé revient sur de vieilles intrigues, ça promet, mais finalement ça reste assez compréhensible.

Cette semaine, tout commence par un conte raconté par Quentin et magnifiquement présenté – à la Deathly Hallows si vous voulez mon avis. J’ai beaucoup aimé ce passage animé racontant la quête des sept clés pour ouvrir le château de la fin du monde où le père d’une jeune fille est retenu prisonnier. Et voilà Quentin et Jules partis pour cette même quête afin de retrouver la magie, toujours accompagnés de Josh (finalement, je me suis rendu compte qu’on l’avait déjà vu avant dans la série, oups).

Pour cela, ils se mettent à la recherche à du prof russe dont je ne sais toujours pas écrire le nom, désolé. Le but est de savoir s’il a toujours les batteries magiques qu’il gardait précieusement. Ils le retrouvent grâce Josh sur Youtube. Vive internet, c’est mieux que la magie. Bon, ce qu’ils retrouvent, c’est un ours, mais ils comprennent que c’est lui.

Ils obtiennent ensuite l’aide de Mady en lui forçant la main : Penny a besoin de magie pour guérir et Mady découvre que Jules en a. C’est presque trop simple car elle connaît le gérant du bar, qui les informe que le prof russe était bien là, avec Emily.

Cette dernière révèle à Quentin qu’ils se sont carrément mariés après quelques jours de fête et surtout d’alcool. Quentin l’interroge, mais Emily n’a pas spécialement envie de lui donner les réponses. Elle finit malgré tout par lui expliquer qu’une femme les a aidés.

Mady et Josh continuent leur enquête et découvrent l’existence d’un dinosaure dans ce qui ressemble à un orphelinat. Il y a donc définitivement un magicien dans le coin et c’est marrant, mais ils en perdent la trace.

Pendant ce temps, Alice achète un chaton et jure qu’il ne verra jamais le mal. J’ai comme un doute. Ailleurs, un employé de BTP se fait posséder par quelque chose, mais on ne sait pas bien quoi.

De leur côté, Quentin et Jules continuent de faire équipe ensemble et se rendent sur les lieux d’une orgie publique pour avoir plus d’informations, puisque cette orgie a été provoquée par magie. Jules est même à deux doigts de se laisser avoir. Là-bas, Quentin tombe sur Alice et son chat, puisqu’elle fait exactement la même chose que lui. Elle traque les batteries.

Quand la police arrive, Alice s’enfuit, alors que Quentin et Julia suivent une nouvelle piste les menant vers une suicidaire qui s’avère être la prof de Brakebills. C’est elle qui a provoqué l’orgie avec sa propre batterie, pas le prof russe. Et elle est déçue du monde sans magie, l’amenant à la décision de se suicider.

Quentin découvre que ce n’est pas elle qui a transformé le russe en ours et la sauve in extremis de son suicide. Malheureusement, la batterie qu’elle possédait s’explose au sol quelques étages plus bas sans que Julia ou Alice ne parviennent à la récupérer.

Alice est en effet arrivée à la même conclusion qu’eux. Au commissariat où ils se rendent ensuite, ils comprennent qu’Emily a une batterie, puis le chat d’Alice explose après avoir repéré quelque chose. Alice se barre une fois de plus, alors que Kady se débrouille pour récupérer la batterie d’Emily avant les autres. C’est tant mieux car Penny a pris la décision de lui rendre une visite.

Franchement, il se passe tellement de choses dans l’épisode que j’en avais presque oublié Penny, j’avoue. Comme elle a une batterie, elle espère bien ouvoir le sauver.

Le soir, Quentin entend du bruit dans son sac. Le livre des sept clés se met s’écrire tout seul et le personnage qui s’est fait posséder (embauché comme simple figurant puisqu’il ne dit pas un mot, belle économie de la part des scénaristes) s’attaque à Quentin… il est donc suggéré que ce dernier est possédé à son tour.

 

À Fillory, Eliot réunit le conseil pour leur dire qu’il compte envoyer le plus rapide de ses navires à la recherche de la clé… bien qu’il ne leur dit pas ça : le but est de récupérer les impôts sur une terre où personne n’a plus mis les pieds depuis 46 ans.

Eliot rend visite à l’équipage de son bateau, apprenant au passage que le bateau a sa propre personnalité, mais aussi une capacité de stockage bien plus importante que ne le laissait penser la bicoque vue d’extérieur. Quant à sa personnalité, elle est plutôt drôle.

La reine des fées ne sent pas trop ce voyage (et elle a bien raison), du coup, elle impose à Eliot d’emmener sa femme… mais aussi sa fille, Frey, devenue une adolescente en quelques jours comme dans toutes les séries pour ados. Et forcément, comme nous sommes dans The Magicians, Margo et Eliot ne manquent pas d’en parler – quitte à spoiler totalement Twilight (qui s’en fout ?) et Buffy/Angel. OK. C’était une fois de plus génialissime.

Du coup, Eliot n’y croit pas une seule seconde, mais Margo n’en est pas si sûre. Bon, en même temps, Margo est hilarante à être en manque et Frey a des pouvoirs pour espionner la conversation des rois. Si Margo fait tout ce qu’elle peut pour conserver une contenance, elle n’est pas du tout rassurée de voir Eliot partir. Purée, ces deux-là sont excellents.

Sur le bateau, Eliot se révèle avoir le mal de mer et sa femme est persuadée d’être la mère de Frey. Il en faut plus pour convaincre Eliot. Finalement, le voyage qui aurait pu durer un épisode de plus est extrêmement rapide et toute la compagnie arrive sur l’île où personne n’a mis les pieds depuis des années.

Là-bas, Eliot retrouve extrêmement rapidement la clé qu’il recherche : elle est autour du coup d’un « Père » qui protège toute l’île d’un monstre. Rapidement, Eliot et les autres découvrent que ce monstre est une sorte de dragon d’ombre, et que celui-ci ne peut être tué. En revanche, la clé parvient à le mettre à l’écart.

Malgré l’intervention du Père, quelqu’un se fait tuer – un des seuls personnages que l’on connaît sur cette île. Frey remarque rapidement que ce n’est pas le monstre qui a tué l’homme, mais un simple couteau. Toute cette intrigue n’est pas franchement surprenante quand on a vu quelques épisodes de Stargate (par exemple) : le Père utilise en fait la clé pour invoquer le monstre, et pour le faire disparaître. Il se sert de ça pour terrifier tout le village et obtenir le pouvoir sur le groupe.

Eliot le comprend grâce à Frey et sa femme, et il pousse le Père à montrer que c’est lui qui ramène le monstre sur le village. Cela lui permet de récupérer la clé et de le laisser se faire tuer par les villageois, qui reconnaissent automatiquement l’autorité de leur roi grâce à ça.

Si c’était tout pépère comme intrigue par rapport à celle de New-York, ça fonctionnait néanmoins bien avec une jolie découverte d’un pan supplémentaire de Fillory et toujours une écriture référencée au point. L’ensemble de l’épisode se laissait donc regardait avec beaucoup de plaisir et l’intrigue était assez claire. Souvent, devant The Magicians, je me retrouvais perdu dans des détails des sous-intrigues ou des parenthèses assez inutiles. Ces deux premiers épisodes de la saison 3 sont très loin de tout ça et respectent au contraire un fil rouge très clair pour retrouver la magie, avec d’un côté la quête pour la clé (à Fillory) et de l’autre, la quête des batteries (à New-York).

Partant de ce postulat, les scénaristes ont une bonne utilisation de l’ensemble du casting. Les éléments un peu plus perchés ne sont pas encore expliqués (le chat d’Alice), mais je ne doute pas qu’ils le seront un jour. En attendant, cette saison s’avère pour le moment bien meilleure que les précédentes, et c’est tant mieux.

 

This is us – S02E08-10

Cette semaine, je ne fais pas semblant d’espérer tout rattraper. Je me contente de trois épisodes qui fonctionnent assez clairement ensemble si j’en crois leur titre. Du coup, c’est parfait de pouvoir les voir d’une traite et je pourrais enchaîner la semaine prochaine avec les trois suivants ; ce qui me permettra d’être enfin à jour. J’ai tout calculé et, certes, ce n’est pas encore fait, mais l’espoir est permis. Bref, voici enfin mes critiques sur les épisodes 8 à 10 de la saison 2 de This is us.

Spoilers

08.jpgÉpisode 8 – Number One – 20/20
Don’t… don’t… don’t love me.

C’est reparti pour un épisode qui annonce par son titre et la première scène que l’on va se concentrer sur Kevin. Et il y a de quoi faire vu l’état misérable dans lequel il est dans sa vie. En effet, cela fait une semaine qu’il n’est pas sorti de sa chambre. Ah, si son père avait su quand il a vu son fils faire les premiers pas qu’il finirait dans cet état.

Tout commence bien avec son ancien lycée qui le force à rentrer dans sa ville natale pour une cérémonie de récompenses où il reçoit un prix d’honneur pour sa réussite. C’est tout bonnement excellent comme idée, parce que forcément, ça passe par un moment d’émotion où il passe voir son ancienne maison – détruite et reconstruite donc différemment. Et puis, c’est une belle manière d’approfondir le personnage.

La série a également la bonne idée de se concentrer également sur Kevin dans les flashbacks avec le choix des études supérieures. Très clairement, Kevin est en conflit avec ses parents, et c’est bien vu. Il n’est pas spécialement motivé par les études supérieures, préférant passer du temps avec les affaires de Sophie. Du coup, on suit la vie de Kevin au lycée alors même qu’on le suit à l’âge adulte en train d’y revenir.

Le truc, c’est que le lycéen est un adolescent en crise qui ne sait plus très bien se comporter, même quand un coach d’une université importante vient lui rendre visite. Et même particulièrement quand un coach lui rend visite. Forcément, ça ne fait pas plaisir à son père et c’est rare que l’on ait l’occasion de voir Jack en colère.

Comme ce dernier est déjà un ancien alcoolique à cette époque, Kevin en profite pour balancer quelques attaques en coup bas à son père et l’engueulade sonne drôlement crédible. C’est fou comme cette série parvient à toujours sonner juste.

Dans le présent, Kevin a surtout affaire à Kelly, une jeune volontaire de son lycée qui fait tout ce qu’elle peut pour contenir sa fan attitude.  Sur place, il rencontre aussi Charlotte, une ancienne élève du lycée avec laquelle il était en cours, même s’il ne s’en souvient absolument pas. Il est complétement à l’ouest et fait de la peine à voir, à transpirer et boire tout ce qu’il peut dans une ville où tout le monde le reconnaît et le célèbre. C’est un épisode extrêmement prenant, avec de très belles idées.

Kevin a ainsi des flashbacks de son père lorsque son coach fait un discours pour le présenter et surtout un besoin de faire comprendre à tous qu’il ne mérite pas leurs applaudissements. Il ne répond pas aux appels de Kate et Toby pendant tout l’épisode – ce qui me fait pressentir une catastrophe pour l’épisode suivant et fait de la peine à voir. Je sais, je l’ai déjà dit, mais l’épisode réussit parfaitement son coup et nous plonge dans un état tout aussi piteux que celui de Kevin. Sans trop de surprise, il se retrouve à rejeter les avances de Charlotte dans une scène bien fichue.

Mais tout ça, c’était encore pourri par rapport à la scène qui suit. Soyons clair, j’aimais bien Kevin avant cet épisode, mais forcément, après celui-ci, ça va être autre chose. Kevin se retrouve sur le terrain de son adolescence où il s’est cassé le genou lors d’un match auquel son père n’assistait pas parce qu’il emmenait Randall visiter une université. Et l’on nous suggère que son père, il ne le reverra pas (alors qu’en flashback Kate part l’appeler. Ah, la culpabilité donc.

La scène est génialissime avec Kevin racontant toute sa vie, tout seul sur le terrain, avec des très hauts et des très bas. La vie d’une star, quoi. Le personnage est magnifiquement écrit et sa spirale infernale est encore plus douloureuse avec les flashbacks de l’ensemble de sa vie.

En flashback justement, on découvre que finalement le coup de fil de Kate est encore une fausse piste sur la mort de Jake – bon, ou juste moi qui ai mal écouté/compris la phrase de Kevin sur le sujet tellement j’étais dépité de le voir comme ça. En fait, Jack retrouve son fils à l’hôpital et lui apprend que, non, il ne pourra pas rejouer avec son genou. Tout ça, on le savait déjà, mais le voir joué est excellent. Pour le consoler et suite à des réconciliations, son père lui offre son collier.

Dans le présent, Kevin couche finalement avec Charlotte, cherche des médicaments dans sa salle de bain et finit par trouver mieux : son ordonnancier. Il se barre avec une ordonnance et sans dire au revoir à Charlotte, même s’il est obligé d’y retourner par la suite car il a oublié le collier de son père chez elle.

Vexée et possiblement traumatisée de découvrir que Kevin n’est pas le mec bien sur lequel elle avait fantasmé pendant 20 ans, Charlotte lui affirme, sans même ouvrir la porte, qu’elle n’a pas son collier et retourne se coucher. Elle laisse ainsi Kevin au fond du gouffre, à genou sur sa pelouse.

Ne sachant plus quoi faire, Kevin, sans son collier, se rend chez Randall à qui il souhaite tout confier. Oui, mais non, parce que Randall pense déjà tout savoir alors que non. Il apprend ainsi à Kevin que Kate a perdu son bébé, persuadée que c’est ce qui met son frère dans cet état.

Putain, la violence de cette fin d’épisode. Je m’attendais à une mauvaise nouvelle du type dans le prochain épisode, mais pas en fin d’épisode. Pas comme ça. Les scénaristes marquent un énorme coup avec cet épisode – et ça devrait être interdit de faire un truc pareil.

09.jpgÉpisode 9 – Number Two – 17/20
Toby, it happened to me. It didn’t happen to you.

Enchaîner les trois épisodes va peut-être être plus violent que prévu puisque le résumé de celui-ci est une véritable torture avec les images de Kate et Toby heureux de la savoir enceinte. Comme pour l’épisode précédent, on repart sur les premiers pas des triplés – mais seul Kevin semble y parvenir (je voyais d’ici le montage final avec Kate se relevant de la perte de son bébé en parallèle de ses premiers pas).

En flashback, nous voyons de la perspective de Kate l’arrivée du coach pour Kevin. Sans trop de surprise, si Kevin a du mal avec son père, Kate a des problèmes d’orientation et ça stresse Rebecca. Elle a aussi des problèmes avec son chien, mais bon. Autant j’aime l’idée d’avoir des épisodes aussi bien écrits, autant j’ai trouvé dommage qu’ils reprennent autant de scènes en commun.

Toujours est-il que le lendemain on retrouve Kate dans sa chambre décorée avec beaucoup de bon goût. Rebecca fait tout ce qu’elle peut pour l’inspirer dans une grande carrière et la rassurer sur le fait de ne pas encore savoir quoi faire.

Kate le prend mal car une fois de plus sa mère n’a définitivement rien compris : elle veut aller intégrer une fac de chant, Berklee. Une fois de plus, on sait parfaitement les problèmes qu’elles rencontrent et du coup, l’épisode a bien du mal à m’accrocher – surtout après celui sur Kevin. Sans trop de surprise, Kate et Rebecca sont occupées à partager une conversation sur l’avenir de la première quand Kevin a son accident ; elles ne le voient donc même pas.

À l’hôpital, Kate prend le temps d’expliquer à sa mère pourquoi elle ne l’a pas prévenue pour Berklee : elle ne veut pas la décevoir. Rebecca le prend mal et lui raconte sa propre enfance, de même que son envie de faire mieux que sa propre mère. Le discours qu’elle lui fait sur l’amour d’une mère est beau en lui-même, mais il est encore plus touchant quand elle le conclue par « un jour, tu comprendras ce que c’est d’être une mère ». Ben oui, forcément.

Dans le présent, Kate est enceinte et heureuse de l’être. C’est toujours Thanksgiving et l’épisode reprend sur le même écran télévisuel que celui que Kevin regardait dans l’épisode précédent. Bon, Kate est toute stressée par les préparatifs et quand on la voit aller aux toilettes, j’ai tout de suite compris que c’en était fini de leurs rêves. On entend un grand fracas et c’est hors écran que Kate perd le bébé, entretenant le mystère sur ce qu’il s’est passé ; il semblerait qu’elle est tombée.

À l’hôpital, la sanction est définitive et fait du mal au couple, plus qu’ils ne veulent probablement l’avouer. Kate se prépare à vivre sa journée de travail de la manière la plus normale possible, même si elle est évidemment hantée par sa fausse couche, que nous découvrons en silence au cours de l’épisode. Un simple mal de ventre qui vire en douleur atroce. L’horreur des fausses couches, donc. Toby ne s’en tire pas mieux dans les flashbacks de cette fausse couche et tous les deux passent une horrible journée.

Kate se rend donc chanter, mais elle est perturbée par une maman et sa petite fille. Elle se barre en plein milieu de son concert et n’appelle pas Toby, préférant marcher, éviter les appels et messages inquiets de sa mère et manger dans un fast-food. Finalement, elle ne mange pas et rentre chez elle où Toby n’est pas là. Elle finit par annoncer à sa mère la terrible nouvelle pour mieux lui raccrocher au nez et ne parvient pas à contacter Kevin, forcément.

Toby s’occupe d’aller intercepter un colis, une baignoire pour le bébé. J’accroche de plus en plus à ce personnage qui déplace des montagnes pour Kate, à chaque épisode. Malheureusement pour lui, il découvre après tout ce qu’il a fait pour elle (et c’était magnifique), elle ne l’a pas attendu à la fin de son concert – et même qu’elle ne l’a pas fait car elle était malade.

Le voilà qui se met à stresser… pour rien, puisque Kate est tranquillement posée sur son canapé. Il n’en faut pas plus pour qu’ils s’engueulent, surtout quand elle lui dit qu’il n’a pas vécu la fausse couche et que c’est lui qui lui a donné envie d’y croire. La scène est horrible, les arguments de Toby rationnels et beaucoup trop posés.

La meilleure surprise de l’épisode reste l’arrivée surprise de Rebecca pour réconforter sa fille. C’était une opération risquée de sa part quand même, mais ça fait le plus grand bien à Kate qui peut enfin lâcher toutes les émotions qu’elle a sur le cœur et parler de la perte de son bébé avec sa mère qui a les mots justes pour lui parler de Kyle et du moment où elle a compris qu’il lui fallait faire son deuil. Là encore, on est sur une très belle scène entre la mère et la fille qui remonte largement le niveau de l’épisode (et c’est sans parler du dernier flashback a priori inutile qui nous montre Rebecca et Jack enlacés sur le parking à pleurer ce qu’il vient d’arriver à Kevin).

L’épisode se conclue sur des réconciliations entre Toby et Kate, qui décident de réessayer d’avoir un enfant et réparent leur salle de bain. Forcément, cette fin d’épisode est forte, mais ça n’a quand même rien à voir avec l’épisode 8. C’était un très bel épisode, sur un sujet triste, mais qui a réussi à ne pas virer au pathos pour autant. La réconciliation du couple est la bienvenue, surtout qu’on la doit à Rebecca qui explique à sa fille qu’elle ne doit pas culpabiliser et raconter ses sentiments à Toby. Dans la réalité, ce genre d’événement a séparé plus d’un couple, mais c’est un beau message de les montrer assez forts pour le surmonter. En plus, je trouve qu’il est rare de voir une fausse couche si bien traitée à la télévision – mais évidemment que This is us sait le faire.

10.jpgÉpisode 10 – Number Three – 19/20
Life feels like Pac-man. Sometimes. I guess.

Et nous voilà enfin à l’épisode sur Randall, même si là aussi, j’ai du mal à imaginer comment un roadtrip avec Jack pourra être aussi émotionnel que la crise de Kevin ou la fausse couche de Kate. Nous assistons au premier pas de Randall et il suffit de deux scènes pour que je comprenne combien j’avais tort. Alors que tout se passe enfin à merveille avec Deja, Shauna débarque chez les Pearson et annonce qu’elle veut récupérer sa fille.

Heureusement, Deja parvient à la calmer et la convaincre d’attendre l’appel de Linda pour la récupérer. Il n’empêche que Shauna a pété un câble sur les Pearson juste avant, attiré les voisins et fait peur à tout le monde. Oui, mais elle a aussi rempli son frigo et ça suffit à indiquer à Linda que le mieux est peut-être de rendre Deja à sa mère. Outch. Cela terrifie les Pearson qui ont déjà prévu de mettre leurs avocats sur le coup. Ce n’est que le début d’une bien mauvaise journée pour toute leur famille et comme en plus on approche de Thanksgiving, on nous remet dans la tronche celui de la saison 1 où Randall a appris que Rebecca connaissait William.

C’est l’heure pour les scénaristes de nous ramener une fois de plus ce dernier pour nous torturer encore un peu plus : il raconte à Randall qu’il avait suivi Rebecca après sa fuite et qu’il a finalement décidé de ne pas frapper à la porte des Pearson pour apprendre à connaître son fils. Pourtant, il avait déjà imaginé une vie parfaite avec lui, mais il s’est rendu compte qu’il ne savait rien de lui.

Ses mots résonnent en Randall qui décide d’aller voir le quartier de Shauna et découvre que, oui, elle a une jolie vie. Cela suffit à décider Randall qu’il faut rendre à Deja à sa mère. Il en parle à Beth, juste avant l’exposé scolaire de leur fille adoptive. Celui-ci se déroule à merveille, mais bien sûr que Deja veut retourner vivre avec sa mère malgré tout.

Après la fausse couche de Kate, nous voyons donc Beth et Randall gérer le départ de celle qu’ils voyaient déjà élever jusqu’à l’âge adulte, juste parce que les charges contre Shauna ont été abandonnées pour qu’elle aide à résoudre une autre enquête. C’est terrifiant, mais c’est le système le plus logique pour confier des enfants. La série nous tease toutefois l’arrivée d’un petit garçon dans la famille ; et ça promet, depuis le temps que Randall veut un fils.

En flashback, nous voyons Randall choisir son université et demander à son père de s’y rendre. Pas de roadtrip pour autant : une fois là-bas, il découvre une toute nouvelle vie, où tout le campus est composé d’étudiants noirs et où tout se déroule à merveille dans sa journée… Jusqu’à ce que son père vienne le chercher pour le ramener et qu’il hésite sur la manière de le présenter.

S’il jure plus tard à son père que ce n’est pas parce qu’il est blanc, mais vieux, cela permet au père et au fils d’avoir une vraie conversation sur le racisme – parce que Jack préférerait que son fils parte à Harvard. C’est toujours aussi bien écrit et ça les amène à Washington sur des traces de l’Histoire américaine et sur le passé de Jack en tant que soldat. Bref, une fois de plus, Jack a la solution et les mots les plus parfaits pour rassurer son fils sur son futur et ses décisions.

Toute la famille est finalement réunie dans le confort de la maison et nous n’en saurons pas plus sur la mort de Jack cette fois, alors que Randall se met à jouer à Pac-man. Parce que oui, il y a joué toute sa vie et y joue aussi avec ses filles désormais ; et la vie est un jeu de Pac-man où les fantômes finissent par nous manger. C’est idiot comme tout, mais c’est le genre de métaphores qui font rire et réussissent parfaitement à toucher juste dans ce genre de séries.

Dans le présent, il reste encore à voir Kevin arriver chez son frère et apprendre la fausse couche de sa sœur, à qui il décide de ne pas parler avant d’avoir la tête claire. S’il fait un câlin à ses nièces, il décide de ne pas rester chez son frère – qui lui non plus n’a pas remarqué l’état de santé de son frère. Certes, Randall lui dit qu’il paraît bien misérable et qu’il est tôt pour la vodka, mais il ne s’en préoccupe pas plus que ça après la journée qu’il a passé et c’est là une très belle force d’écriture de la série.

Finalement, nombreux sont ceux à avoir vu Kevin sombrer au cours des quatre (voire cinq, voire six) derniers épisodes, mais personne n’a songé à prendre le temps de vraiment s’inquiéter de lui, pas même Sophie.

Et comme si la série ne pouvait être plus horrible, Kevin décide de conduire beaucoup trop vite, ignorant totalement que Tess se trouve à l’arrière de sa voiture. Mon dieu, je me suis senti obligé de faire pause. J’ai l’habitude de deviner ce genre de rebondissements habituellement, mais là je ne l’ai pas vu venir – et Kevin non plus. Je ne vois même pas comment il est possible que Tess soit montée dans la voiture sans qu’il ne la voie. C’est terrible, car il n’est pas compliqué de deviner la suite.

Kevin a un accident de voiture alors que Tess est là, pendant que Randall s’inquiète de son absence. C’était la seule pensée possible face à ce scénario, mais heureusement la série prend une autre route (je ne vous explique pas le soupir de soulagement) : Kevin se fait arrêter par la police pour conduite en état d’ivresse alors que Beth et Randall apprennent ce qu’il s’est passé. S’ils ont bien envie de tuer Kevin, j’espère surtout que cela ne jouera pas sur de futures adoptions de leur part (même si de toute évidence, ce ne devrait pas être le cas puisqu’on nous a montré le petit garçon).

Avec une fin d’épisode pareil, autant dire que l’épisode a gagné un point de plus, ce qui l’approche de la perfection. J’adore Randall et Beth, j’adorais Deja, évidemment que cet épisode avait tout pour me plaire.

LA to Vegas – S01E03 : Two and a Half Pilots

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du 3e épisode de LA to Vegas.

03.jpgÉpisode 3 – Two and a Half Pilots – 16/20
Please, have you seen your ass? Because I haven’t.

Cette semaine, on commence directement dans l’avion où Ronnie est à l’heure pour une fois. Le pilote, Dave, arrive également dans les temps, mais avec un plâtre à la main, ce qui l’oblige à se faire remplacer même s’il essaye de travailler. Il est remplacé par le Capitaine Steve, qu’il déteste évidemment.

Tout est fait pour qu’on le déteste aussi puisqu’il a un caractère pourri. Tout cela rend presque Dave sympathique, puisque tout le monde adore Steve. Ce qui est marrant aussi est de voir Dave forcé de faire le trajet avec les autres passages. Il déteste ça, mais pas autant que Steve. Ce dernier veut bien évidemment lui voler son poste.

Dave demande de l’aide à Bernard et Ronnie, qui refusent d’abord. En effet, ils aiment bien Steve… jusqu’à ce qu’il s’avère être horrible avec eux. Le problème, c’est que Dave apprend qu’il peut également récupérer le poste de Steve sur les vols internationaux. Bon, on sait bien que tout rentrera dans l’ordre en fin d’épisode, mais il est drôle de les voir tous progressivement se mettre à détester Steve.

La conclusion est plutôt sympathique avec une critique du Canada parce qu’on est dans une série américaine et un Steve qui s’attaque à Dave… qu’il a fait devenir un simple passager. C’est radical et ça le fait virer du vol. Cette intrigue était sympathique et se déroulait sans mal, avec de bons jeux de mots et références. En plus, pour une fois, le personnel de l’avion interagit peu avec les passagers, et ça fonctionne malgré tout.

Du côté des passagers, tout commence dans le terminal où Colin se prépare à fêter l’anniversaire de son fils. Forcément, ça attire la curiosité des autres passages habituels, Artem et Nichole. Il en a marre d’eux et s’en débarrasse comme il peut. C’est un peu tôt dans la série pour montrer ce genre de division, mais ça fonctionne bien, même si on sent tout de suite vers quoi ça se dirige : une cohésion finale inévitable. Dans l’avion, Colin et Ronnie échangent une rapide conversation sur l’enfance de celle-ci, et c’est tout.

Pour la première fois, ce qui se passe dans l’avion n’est donc pas le centre de l’histoire pour les passagers. Là encore, ça me paraît un peu tôt dans la série, mais c’est une excellente nouvelle car la série s’ouvre ainsi de nouveaux horizons : désormais, son terrain de jeu passe de l’aéroport/avion à l’ensemble des deux villes du titre.

En effet, à Las Vegas, l’organisation de la fête d’anniversaire du fils de Colin vire au désastre et comme il ne connait personne en ville, il appelle Ronnie, qui appelle Artem à la rescousse. Dès lors, il est évident que la fête se déroulera dans la boîte de Nichole, même si les scénaristes se permettent un détour qui apportait quelques bonnes blagues.

Dans l’ensemble, cette sous-intrigue était plus faible du côté de l’écriture, parce que bien plus prévisible et moins fournie en jeux de mots, mais ça restait drôle. La conclusion réunit tout le monde à l’aéroport et s’amuse des nouveaux liens d’amitié entre passagers, de la vie routinière de Ronnie et de l’arrivée d’un nouveau pilote. L’ensemble reste quelque peu vieillot c’est sûr, la série aurait été la même si elle avait été écrite en 2008… mais en même temps, c’est une formule qui a fait ses preuves.

Bref, j’accroche bien à cette comédie qui ne révolutionne rien, mais qui fait passer le temps de manière sympathique. Cette semaine, la structure des deux premiers épisodes est bouleversée, histoire de montrer que la série a un terrain de jeu plus important que prévu. Et ça marche !

 

The Gifted – S01E12-13

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des deux derniers épisodes de la première saison de The Gifted.

12.jpgÉpisode 12 – eXtraction – 16/20
Genetics don’t have to be destiny.

L’épisode commence comme d’habitude par un flashback, mais il n’empêche que c’est le début de la fin de saison, alors je suis un peu plus triste que d’habitude. Nous sommes quatre ans plus tôt et l’on suit la vie de Campbell qui voit son frère en phase terminale.

Il donne ensuite une conférence qui sonne très professeur Xavier. Il paraissait d’abord être un type bien, mais soudain il s’énerve quand il parle des mutants et il fait apparaître le cinglé que nous connaissons.

Dans le présent et au QG, nous apprenons qu’un meeting anti-mutants va avoir lieu à Charlotte et les triplées Frost veulent y enlever Campbell. Tout l’épisode va se diriger vers ce meeting, et c’est tant mieux, car les choses sont claires dès le départ. Clarice est totalement contre, mais elle se fait remettre à sa place quand les triplées révèlent qu’elles connaissent son passé.

Elle décide d’en parler à John et celui-ci lui dit d’abord qu’il s’en fiche avant de s’énerver qu’elle lui apprenne avoir aidé la Confrérie. Bon, nous sommes dans l’univers X-Men, je sais, mais je trouve que la série n’introduit pas assez bien les différents groupes. On serait dans les comics, ça passerait bien, mais là, je ne sais pas, quelque chose manque.

Marcos est toujours contre le fait de travailler avec les Frost et Lorna le rassure en lui disant qu’elles ne pourront interférer dans leur relation. Ça, c’est le langage série pour nous prévenir qu’elles vont le faire.

Marcos, Lorna, Clarice et John suivent donc les triplées vers leur planque, qui est une maison plutôt jolie et déjà vue dans la série lors des épisodes précédents. Cette fois, leur boss n’est plus là et il n’y a qu’Esme pour parler à Lorna. C’est rigolo, l’actrice change complètement si elles sont trois ou une : quand les trois sont à l’écran, son jeu semble presque robotique, alors qu’elle est bien plus humaine en tête à tête avec Lorna ou Clarice – qu’elle tente de convaincre l’une et l’autre de la rejoindre parce que, eh, elles se ressemblent après tout.

Lorna et Clarice ont l’occasion d’en parler quand elles se changent pour se faire passer pour des membres de la sécurité du meeting (alors que les mecs parlent de désir de revanche, youhou). C’est surtout une sous-intrigue qui permet de gagner du temps avant la montée en tension. Clarice est définitivement la voix de la raison dans cet épisode.

En parallèle, les Strucker sont de retour au QG, ou à la maison, c’est selon le moment. Si Caitlin est heureuse d’être de retour, ce n’est pas le cas de tous les mutants autour d’elle.

Andy recommence à se renseigner sur sa famille alors que Lauren n’a plus Wes pour s’occuper. Du coup, elle se rend compte que son frère est en train de perdre les pédales et partir en vrille totale à cause des Frost. Décidément, elles sont partout.

Heureusement, il y a une affaire qui va les mettre d’accord et lancer la deuxième intrigue de l’épisode. Campbell apprend qu’il manque une partie des travaux du père de Reed au labo, et il n’aime pas bien cette idée car il compte bien s’en servir pour supprimer le gêne X. Du coup, les hommes de Campbell se lancent dans de vastes recherches sur le travail de papy Strucker, quitte à parler à mamie.

Hop, l’ensemble de la famille Strucker se rend la chercher et la voir à son travail. Les parents vont lui parler – lui apprenant au passage la mort de son ex-mari de la manière la moins diplomatique possible, et laissent les enfants faire le guet, ce qui promet une catastrophe à venir ; surtout qu’ils passent leur temps à s’engueuler.

Reed et Caitlin tentent de convaincre Helen de les suivre, mais ce n’est pas évident, même si elle finit par le faire quand il est question des services sentinelles menaçant sa famille. Dans la rue, Andy décide de s’en prendre aux agents venus interroger sa grand-mère, ce qui ne plaît pas à Lauren. Les deux se mettent à utiliser leurs pouvoirs l’un contre l’autre. Ah, les disputes entre frère et sœur ; ce n’est jamais une bonne idée.

J’aime beaucoup l’actrice interprétant Helen ; et bien sûr, elle finit par se souvenir d’un détail qui peut aider les Strucker : une certaine Madeline Risman a rendu visite à Reed quand il était petit alors qu’elle travaillait avec Otto. Or, c’est un nom de famille qui n’est pas inconnu pour ceux lisant les comics (spoiler alert : Matthew Risman est le dirigeant des Purifiers). Je ne sentais pas trop sa survie après cette scène, et elle dit heureusement au revoir à sa famille pour rejoindre un ami dans une ville lointaine.

De retour au QG, Caitlin s’occupe de ses enfants et les engueule, commençant à comprendre qu’il faut s’inquiéter d’Andy. Il serait temps, ça fait quelques épisodes qu’il déraille complétement.

À Charlotte, le meeting s’organise progressivement tout au long de l’épisode dans un joli hall de conférence où Campbell change le programme. Ce n’est pas le seul à faire des changements puisque les mutants ont enlevé Bennett, un intervenant qui possède donc une invitation, et lui ont fait changer ses gardes du corps – qui sont ainsi maintenant les Frost, Clarice, Lorna, John et Marcos. Nous en arrivons donc sur la fin d’épisode à la montée définitive de la tension : un discours anti-mutant est très clairement énoncé et on sent que les choses sérieuses vont commencer. Si l’épisode aurait pu être lent à faire monter cette tension progressivement, il n’en est rien et il passe plutôt vite.

Il va même trop vite sur certaines intrigues. Ainsi, John et Clarice font la paix en s’embrassant (putain, mais Sonya vient juste de mourir sérieusement) parce que Clarice a eu le bon réflexe en empêchant les Frost de torturer Bennett. Mouais.

Le plan pour capturer Campbell est déjà bien meilleur : Lorna brouille les signaux des téléphones pour que personne ne puisse communiquer, Clarice fait rentrer Marcos et John dans le bâtiment et ce sont eux qui doivent s’occuper d’enlever le médecin. Malheureusement, les choses se déroulent mal, notamment parce que la sécurité de Campbell contient un mutant qui ralentit et fait souffrir Marcos. Cela pose immédiatement problème puisque Campbell récupère une arme, prend en otage des enfants et parvient à s’enfuir.

L’épisode se termine donc sur le trio de mutants mal en point, poursuivis par des gardes leur tirant dessus. Marcos se protège comme il peut alors que John sert de bouclier à Clarice et… fin d’épisode. Bon, j’aurais aimé plus d’action dans celui-ci quand même, pour une première partie de final, c’est un peu faible : l’épisode était excellent, mais tout est gardé pour le 13e.

 13.jpgÉpisode 13 – X-roads – 19/20
The humans are coming after us.

Pour le dernier épisode de la saison, nous repartons quatre ans en arrière dans un hôpital psychiatrique où Lorna joue avec un bout de ferraille qui me rappelle Magneto, et qui deviendra un médaillon déterminant dans la suite de l’épisode. Elle y reçoit la visite d’une avocate qui lui propose de la sortir de là pour travailler avec les X-Men.

Le cliffhanger est rapidement évacué avec le trio qui sort du meeting grâce à Clarice et hop. Un peu rapide et frustrant, je m’attendais à de vraies scènes d’action, pas à Lorna qui sort d’une voiture pour exploser un poteau électrique. C’est sympathique comme scène, je ne dis pas, mais ça n’a pas l’effet escompté.

La série continue de travailler particulièrement le personnage de Lorna et de nous montrer comment elle est en train de changer d’avis. On nous montre que ses pouvoirs se développent à toute vitesse et qu’elle a peur pour son enfant. Du coup, la manipulation d’Esme fonctionne à merveille sur elle.

Les Frost ne sont pas très heureuses de voir comment tout s’est passé à Charlotte et elles parviennent à convaincre Lorna de venir avec deux d’entre elles. Si on aimerait bien croire que Lorna agit comme ça à cause de sa bipolarité, il est rendu très clair que Polaris n’a pas de problème avec le fait de tuer un connard comme Campbell. Il faut dire ce qui est, c’en est un. Il fait tout ça parce que son frère est mort d’une maladie génétique et a souffert.

L’agent Turner fait de plus son grand retour dans cet épisode et part à la recherche des Strucker en utilisant des mutants dont les pouvoirs combinés sont plutôt très efficaces. Tout l’épisode nous montre donc Turner se rapprocher du QG – où les dirigeants ne sont plus là, ça promet.

Au QG, les Strucker apprennent que l’opération de Charlotte était un échec. Andy veut intervenir, mais ce n’est pas l’avis du reste de sa famille ; ses parents comprenant donc enfin qu’il est parti en vrille. Andy décide donc de déménager d’un étage et Reed minimise clairement la situation.

Andy s’installe donc auprès d’autres adolescents alors qu’il réclamait plus d’espace privé. C’est sûr, un couloir, c’est beaucoup mieux. Il s’en prend à sa sœur une nouvelle fois alors qu’elle tentait de l’aider et nous n’avons pas trop le temps d’en voir plus car les Opérations Sentinelles sont repérés par les mutants.

Cela permet aux deux ados de tomber d’accord sur le fait que protéger tout le monde est la meilleure solution, alors que Caitlin s’affirme enfin. C’est beaucoup trop drôle de la voir s’énerver et se faire un allié d’un de ses ennemis de toute la saison pour protéger les enfants.

Malheureusement, les forces de l’ordre sont plus rapides à intervenir que les mutants à évacuer ; bloquant tout le monde à l’intérieur. Reed se prend subitement pour le chef et, sur une idée de Caitlin, il est décidé de créer un tunnel pour s’enfuir au plus vite. Deux équipes se mettent en place : celle qui suit Caitlin pour le tunnel et celle qui suit Reed pour le combat.

La tension est là, mais ça fonctionne bien de les voir travailler ensemble. Caitlin gère bien la stratégie du tunnel, Reed celle du combat, donc ça m’a bien accroché, même si l’ensemble restait par moment prévisible. Les ados Strucker s’amusent bien, Skylar aussi alors que le tunnel se transforme en travail à la chaîne.

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Les mutants du projet Hound débarquent et mettent à mal cette résistance de fortune, détruisant progressivement le QG. Alors que tout le monde s’enfuit, les ados Strucker décident de détruire le bâtiment en utilisant leurs pouvoirs combinés, quitte à peut-être se sacrifier au passage. Et les parents les laissent faire, sachant très bien que c’est la seule solution.

Leur histoire de tunnel était énorme à gober, mais autrement, c’était une très bonne fin de saison qui détruit donc le décor principal comme si de rien n’était. Voilà qui promet pour la suite.

Du côté de Lorna, Marcos, Clarice et John arrivent à temps pour la stopper, mais sa décision est prise. Elle a décidé de découper l’avion de Campbell en petits morceaux au moment de son envol, et Marcos ne parvient pas à la stopper. L’avion explose donc en vol, mettant tout le monde au sol et permettant à Lorna de s’enfuir. Et c’est tout.

L’agent Turner finit quant à lui dans de très mauvais draps : le QG est détruit, mais leurs alliés mutants sont morts, Campbell et un sénateur sont morts, et c’est lui qui est porté responsable de tout.

La conclusion est donc en demi-teinte pour cet épisode : Lorna est d’abord portée disparu, mais les ados Strucker ont survécu. Ils ont du mal à se faire à ce qu’ils viennent de faire, mais ils retrouvent au moins Marcos, Clarice et John.

Il leur reste à savoir quoi faire et ce n’est pas facile. Tout le monde discute du meilleur plan à suivre. Les Strucker, Marcos, John et Clarice sont pour la construction d’un nouveau QG, mais leur opinion est impopulaire, particulièrement auprès de Sage. C’est bien dommage, parce que Sage valait mieux que ça. Le débat s’envenime et forcément, c’est le moment qu’Esme et Lorna choisissent pour débarquer et proposer une deuxième option : celle de la voie terroriste, de la recréation du Hellfire Club et de l’offensive anti-humain.

Sans surprise, Sage et quelques autres figurants que l’on connaît bien pour leur caractère sanguin les suivent. Sans surprise non plus, Andy décide d’en faire autant. Ainsi, les deux familles fortes du début de la série, les Strucker et le couple Lorna/Marcos se retrouvent séparés sur le plan idéologique ; une séparation que l’on a senti arriver et qu’on a vu se mettre en place, mais qui n’en reste pas moins douloureuse ; surtout pour Marcos et Lauren qui ont droit à des au revoir bien froids.

C’était parfaitement amené et l’épisode a su apporter tout ce que je voulais qu’il apporte. Heureusement, la série est bien renouvelée pour une saison 2 l’an prochain, donc tout est bien qui finit provisoirement mal.

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EN BREF – Je m’attendais à une série désastreuse avec The Gifted et j’ai obtenu beaucoup plus que ce que j’imaginais. Je sais que la série est pas mal critiquée, mais moi, c’est tout à fait le type de séries qui me manquait énormément ces dernières années. J’ai toujours eu un faible pour les mutants – tout particulièrement pour la franchise X-Men – et pour Amy Acker ; j’aurais donc dû me douter que la série me plairait énormément.

Si elle est souvent prévisible et que sa construction est on ne peut plus classique, les thématiques abordées me plaisent, les effets spéciaux sont souvent excellents et les acteurs tous bons. J’y vois les défauts que certains lui reprochent, mais je suis tout simplement fan de ce type d’histoires, de ce genre de personnages et surtout de la construction de ces équipes.

La fin de saison divise un groupe qui avait tout pour rester uni et lance quelques pistes intéressantes pour la suite (notamment Turner, j’espère), tout en concluant vraiment la saison avec la mort de Campbell. Pour moi, cette première année de présentation des personnages et de l’intrigue est une introduction à l’univers très réussie, même si j’aurais aimé parfois plus de contexte.

En trois mots comme en mille, je suis fan.