9-1-1 – S08E05 – Masks – 17/20

Jackpot : un épisode d’Halloween qui ne fait pas du tout dans la demi-mesure pour conclure ma soirée d’Halloween, c’est exactement ce que j’espérais pour au moins profiter un peu de l’ambiance. Bien sûr, avec cette franchise, on en fait des caisses et des caisses, mais ce n’est pas grave du tout ; ça donne des moments marrants et d’autres bien plus dramatiques. On a ce que j’espérais, un petit shot d’adrénaline et beaucoup de costumes. Que demander de plus ?

Spoilers

Nos héros se préparent à fêter Halloween.


No. I don’t speak stupid.

La malédiction

Je voulais un vrai épisode d’Halloween pour ce soir et je ne regrette pas de terminer par celui-ci. La série a toujours su fournir de bons épisodes pour fêter la fin du mois d’octobre, et qu’est-ce que ça fait plaisir ! Une fois de plus, l’épisode ne fait pas dans la dentelle et y va très fort avec la célébration d’Halloween. On commence ainsi par une photo de famille en costumes (ou pas) et toute la caserne est vraiment déguisée pour l’occasion.

Cela n’a aucun sens d’ailleurs : il y a des toiles d’araignées sur un camion de pompiers, tout de même. Chimney s’amuse à fond avec les décorations alors qu’Eddie trouve un bon moyen de casser l’ambiance en parlant de Christopher qui ne trouve plus ça si cool de faire le tour du quartier pour récupérer des bonbons. J’aime bien l’idée que la série parle un peu du temps qui passe (vite) et des enfants qui changent.

Cela dit, tout ça nous éloigne du sujet de l’épisode : les pompiers font tout ce qu’ils peuvent pour que leur caserne hantée soit meilleure que celle qui avait été choisie l’année précédente. Bobby y tient : il veut que sa caserne soit la plus terrifiante. Et honnêtement, c’est le cas. Dans la vraie vie, personne n’y mettrait autant de budgets : les décors, les costumes… C’est tellement sympa. J’aurais aimé – non, pardon, j’aimerais encore – avoir une maison de l’horreur si réussie à portée de mains.

Tout le fun est finalement ruiné, cependant, quand Bucky ramène une poupée de momie qui s’avère finalement être un vrai corps. Athena est appelée pour gérer le coup, mais c’est trop tard : les enfants sont traumatisés de toute manière. Moi, j’ai bien ri.

La première intervention de l’épisode est inattendue, mais plutôt marrante, avec un papa qui s’amuse à se mettre une citrouille sur la tête – ou plutôt la tête dans une citrouille – pour faire marrer ses filles. Malheureusement, cette fois, il s’étouffe dans une citrouille à moitié pourrie. Il a une réaction allergique et est coincé dans la citrouille. Il manque de peu de mourir. Par chance, tout finit bien pour lui, avec les pompiers qui font ce qu’il faut pour le sauver.

L’intervention finit toutefois avec Buck qui se démonte l’épaule comme un bleu en glissant sur un bout de citrouille. C’était plutôt drôle, surtout avec sa réplique expliquant que les gens se blessent pour des raisons plus débiles qu’une tête dans une citrouille. En revanche, le débile semble être là Buck : il se met en tête qu’il est maudit et subit une véritable malédiction, parce qu’il s’éclate l’épaule gauche après avoir arraché malgré lui le bras gauche d’une vraie momie.

Difficile de ne pas réagir comme Tommy et Eddie qui se foutent de sa gueule, mais nous au moins, on est derrière un écran. Cela ne me viendrait pas à l’idée de me moquer d’un pote – ou de mon mec, dans le cas de Tommy ! – de cette manière en face de lui ? Ils sont assez odieux avec eux.

Buck n’en veut pas plus que ça à Tommy, cela dit, parce qu’il accepte qu’il continue de veiller sur lui, chez lui. C’est une intrigue un peu naze : entre Tommy qui dort sur le canapé (ne sont-ils pas en couple ?) et Buck qui passe sa nuit à faire des recherches sur Billy Boils, sa momie, bon, voilà hein. Au réveil, Buck a des énormes boutons sur le visage – exactement comme sur le visage de la momie lorsqu’elle était encore en vie.

Les boutons font on ne peut plus faux, mais ce n’est pas grave, l’intrigue est un peu fun. C’est du Halloween typique. Buck refuse de se faire examiner à l’hôpital, même quand il s’y trouve en fin d’épisode, mais il trouve un moyen de rompre la malédiction selon lui. C’est déjà ça : il parle sur la tombe du défunt, comprenant bien qu’il a vécu seul et que le plus important, c’est de partager des moments ensemble. Eh, ça donne envie d’être avec quelqu’un pour ce Halloween, mais bon, comme je disais en intro, je ne suis pas exactement fréquentable ce soir. Tant pis.

Karen & Hen

De manière surprenante, l’épisode commence par Karen qui reproche à Hen d’être encore absente pour une fête et un jour de congé. Effectivement, dans cette série, ils bossent toujours dur sans jamais prendre de vrais congés. Après, quand ils en prennent, c’est pour monter sur un bateau de croisière et on sait comment ça finit.

Ce qui est surprenant, c’est que Karen s’en plaigne maintenant après tant d’années. Ce n’est pas exactement nouveau. Le changement ? Il y a désormais Mara dans leur vie. Mais bon. Le problème, c’est qu’Hen n’obtient pas son congé : Bobby n’est pas forcément contre, mais il refuse de laisser un congé en même temps à Chimney et Hen. Ils décident donc de bosser tous les deux ce jour-là, parce que c’est plus juste comme ça.

Bon, ce n’est pas exactement la vision de Karen sur la question, mais bon, elle le fait bien sentir à Hen au moins, y compris en visio au moment de partir faire la chasse aux bonbons. Et elle a bien raison, je trouve : bien sûr que Hen rate des tas de choses dans la vie de ses enfants.

La nuit d’Halloween

S’il y a bien une chose que j’attends toujours avec les épisodes d’Halloween de cette série, ce sont les interventions une fois le soleil couché. Cette année, la série ne fait même pas semblant de ne pas le savoir : Maddie et Josh sont tous les deux dans l’attente de la nuit au centre d’appels, parce qu’ils savent très bien ce qui les attend – de quoi oublier, pour Maddie, qu’elle n’est pas avec Jee, d’ailleurs.

On a quelques interventions amusantes comme toujours, avec des gens déguisés, un allergique aux cacahuètes qui en mange et demande à Buck si lui aussi vu sa face, un principal excédé par les blagues de ses lycéens, des clowns entassés dans une voiture. Du grand classique. Ce qui est moins classique, c’est que le principal excédé finit par prendre en chasse les lycéennes qui lui ont jeté des œufs.

Cela finit par excéder Maddie, qui refuse toujours d’envoyer la police pour quelques blagues, puis par provoquer un accident. Et comme nous sommes dans 9-1-1, c’est un peu sans surprise que l’accident implique la famille d’Hen et Chimney. Denny réussit donc à pousser à temps les autres mais se prend la voiture en pleine face, étant alors coincé entre la voiture et la maison.

Le chauffeur est le principal du lycée qui meurt sur le coup. J’ai un peu de peine pour lui, parce qu’il a été poussé à bout tout de même. Difficile de ne pas le détester malgré tout, parce qu’il manque de tuer Denny. Ils y vont fort comme toujours dans la série. Je n’ai pas cru un seul instant que Denny allait mourir, mais l’arrêt cardiaque est flippant tout de même et dure bien trop longtemps.

Finalement, tout ce petit monde finit à l’hôpital. Hen culpabilise évidemment, mais Karen finit par assurer qu’elle ne lui en veut pas, même si elle n’a pas décroché son portable quand Denny s’est fait renverser. Au moins, les deux mamans ont réussi à sauver leur fils : Karen en donnant son sang, Hen en tentant l’impossible et en faisant plus que ce qu’il se fait habituellement dans ces cas-là. Et comme le résume Karen : « Merci mon dieu, tu travaillais ». Jolie manière de réconcilier le couple face à ce problème, tout de même.

La série fait aussi un peu de pédagogie avec cet épisode, évidemment : Athena se rend dans un lycée avant Halloween pour demander à tous les lycéens de ne pas faire de la merde. Il y en a deux qui ne l’écoutent pas et qui sont évidemment les lycéennes qui finissent par être chassées par le proviseur. Il n’en faut pas beaucoup plus pour faire la leçon à tous les ados qui regarderaient : Halloween, c’est censé être fun. Faire de la merde, ce n’est pas fun et ça peut avoir des conséquences graves. Athena force ainsi les ados à faire un exposé en classe… Ma foi, ça fonctionne pour l’épisode en vrai.

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NCIS – S22E03 – The Trouble with Hal – 17/20

L’équilibre idéal est trouvé avec cet épisode qui parvient à la fois à servir une enquête prévisible mais sympa, une petite touche d’Halloween (à la fois dans l’intrigue et la musique de l’épisode) ET des avancées sur l’ensemble des personnages. Rarement un épisode de NCIS ne m’a semblé avoir autant de contenu en fil rouge et de développement de toute l’équipe. Bref, c’est vraiment un épisode qui fait plaisir et on est sur un bon début de saison dans son ensemble.

Spoilers

Un militaire rentre chez lui pour mieux découvrir que sa maison est squattée.

C’est la nuit d’Halloween (bon, d’accord la soirée) et je suis malade, alors je crois qu’il n’y a rien de mieux que des épisodes d’Halloween pour supporter de voir tout le monde faire la fête et bouffer des bonbons quand je suis coincé au riz suite à une intoxication alimentaire. En plus, je crois que c’est genre la première fois que je vois un épisode d’Halloween le soir même d’Halloween. Bon, probablement pas… Mais peut-être quand même.

L’enquête

L’intrigue de la semaine est plutôt sympa avec une soirée surprise d’Halloween organisée pour un certain Hal, qui a disparu et qui vit dans la maison d’un marine désormais. Du moins, c’est ce que prétend l’homme en costume de Marine qui arrive dans la maison, provoquant une bagarre. Le truc, c’est que je ne sais pas si on peut faire confiance à ce Prescott, le militaire qui assure être dans sa maison, parce que son histoire est tout de même tirée par les cheveux.

En un mois, les squatteurs se seraient installés comme ça ? Bon, c’est le principe, je sais. Le truc, c’est qu’Hal n’est pas vraiment un squatteur : l’enquête révèle qu’il a bien loué la maison sur une application internet. Il y a enquête parce qu’il s’avère, bien sûr, qu’Hal est mort, tué à la hache. Cela fait une bonne intrigue, mais pas une intrigue d’Halloween en soi une fois qu’on s’éloigne du meurtre pour avoir une enquête plus classique.

C’est là qu’on se retrouve avec une famille de riches héritiers qui ont plusieurs maisons, dont trois servant en location. L’une d’entre elles s’avère alors être une maison hantée, histoire d’en revenir à Halloween un peu plus sérieusement. Je ne crois pas qu’on avait encore eu un épisode d’Halloween avec Parker et Jess, ça permet quelques conversations sur la peur (ou non) des fantômes.

L’enquête mène ensuite à une chasse au trésor : une vieille interview du grand-père de Prescott dans un magazine indique que sa famille a un trésor (ou est un trésor). Bien sûr, ça mène l’équipe dans la maison hantée, ce qui fait bien plaisir à Nick et Jess évidemment. C’est ridicule : on passe de Jess qui dirait que même si on la payait, elle n’irait pas dans une maison hantée à un moment où McGee et Parker la force à le faire. Vraiment, il y a beaucoup à dire sur le harcèlement dans cette série, même encore en 2024.

La maison hantée ? Des animaux empaillés, des poupées, vraiment, tout un attirail de film d’horreur. Je comprends mieux pourquoi tout le monde pense la maison hantée. Bref, ils y retrouvent la copine d’Hal, qui a trouvé entre temps le trésor et leur donne au passage le nom du meurtrier malgré elle. C’était donc le livreur et ça se devinait plutôt facilement.

Le trésor ? Comme le suggérait l’homme décédé depuis vingt ans avait bien un trésor sans prix dans un coffre : des souvenirs de famille, tout simplement. N’est-ce pas prévisible à souhait ?

Les personnages

Un étonnant fil rouge se déroule cette saison également, par rapport à l’épisode de fin de saison de l’an dernier et l’apparition de Parker. On nous fait du suspense autour de ça, mais ça ne m’intéresse pas plus que ça.

Il est plus intéressant d’avoir le retour de McGee sur sa frustration de ne pas avoir eu sa promotion – il en parle avec Parker et ment en disant qu’il s’en est remis alors qu’il finit l’épisode en faisant des recherches sur celui qui a eu le poste – ou de Jess et Jimmy sur leur relation. Ils assurent qu’ils ne se disputent pas et que tout va bien entre eux, mais on sent que ce n’est pas le cas. Avec Nick qui n’arrête pas de parler de leur couple tout le temps. J’ai aimé la scène où Jess clarifie un peu les choses avec Nick, même si j’aurais aimé que le fond de sa pensée soit vraiment plus claire. Pour ça, il faudrait qu’on sache exactement ce qui est dit entre elle et Jimmy, mais bon.

En parallèle de tout ça, Nick souhaite changer le bureau de Ducky en salle de gym et organise une pétition pour ça. Cela réveille tous les collègues qui se mettent à se demander à quoi pourrait servir le bureau. Pour l’instant, il sert d’archives aux dossiers de Ducky et de salle de méditation à Kasie, qui n’apprécie pas que ça puisse devenir une salle de gym. OK. Parker souhaite juste pouvoir y manger ses sandwichs, alors j’en doute.

Pauvre Nick, en plus, lui, il veut juste se remettre en forme et s’entraîner beaucoup parce qu’il a eu peur de mourir et souhaite donc être au top pour se remettre dans le jeu de l’amour. N’est-ce pas mignon ? Il finit par avoir ce qu’il veut grâce à Kasie : le bureau de Ducky devient le « Ducky’s », un nom simple trouvé par Jimmy. La pièce sert donc à chacun pour en faire ce qu’il souhaite : elle est divisée en plusieurs espaces permettant à chacun d’avoir la salle de pause qu’il souhaite. Je me demande si la série s’en servira vraiment, mais j’ai tendance à penser que oui. Ce sera mieux que le garage pour les réunions secrètes. Et c’est un hommage bien pensé, pile une saison après l’épisode sur sa mort.

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9-1-1 Lone Star – S05E05 – Thunderstruck – 14/20

C’est difficile : l’épisode se concentre en grande partie sur deux personnages que j’adore, mais en vrai, je trouve que tout est très artificiel et expéditif dans la manière dont c’est écrit, de la mise en place du problème à sa résolution. Et puis, il y a toujours Owen qui me pourrit la série, vous n’avez pas idée à quel point il me soûle, je crois. Bref, je suis frustré, surtout que ce n’est même pas un épisode d’Halloween…

Spoilers

TK reproche à Carlos de ne penser qu’à son travail.

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Is the first session always this akward?

TK & Carlos

J’avais espoir que ce soit un épisode d’Halloween, et d’une certaine manière, ça l’est : la première scène de cet épisode nous présente donc TK et Carlos en pleine thérapie de couple avec une pro. Pardon, mais depuis quand ça va mal dans leur couple ? Cela sort d’absolument nulle part, mais ça semble sortir de nulle part pour Carlos aussi.

TK lui reproche de ne plus être assez présent tous les soirs. Mouais. Est-ce que ça vaut le coup de payer directement un thérapeute ? Ils ont toujours été capable de communiquer jusqu’ici, c’est étrange. Et ça ne met pas TK en valeur quand la vraie raison est donc que Carlos s’est endormi au moment de lui faire l’amour. Ravale ton égo, bordel, vous êtes mariés.

En plus, ce n’est pas comme si Carlos n’avait pas de bonnes raisons de ne pas dormir la nuit. Il continue d’enquêter sur le meurtre de son père. Qu’il voie un psy pour ça, ce serait bien ; que ce soit pour sauver sa relation de couple, ce n’est pas grandiose. Le problème dans son couple, c’est donc qu’il travaille trop et ne fait pas son deuil parce qu’il est coincé dans l’enquête : ce n’est pas un problème de couple, c’est un problème de Carlos. Et TK devrait être capable de s’efface davantage pour son mari, non ?

L’avantage, c’est qu’ils souhaitent tous les deux sauver leur couple. C’est le minimum. Je préfère tout de même les séries où les personnages sont assez matures pour en parler entre eux sans passer par un psy ; mais bon, c’est toujours bien de montrer qu’un psy, ça peut servir – et aussi qu’un an de mariage, ça peut déjà être mis en péril.

Non content d’en parler avec une psy, TK décide aussi d’en parler au travail, avec Tommy. Il la considère à présent comme sa mère et se confie donc, pour lui dire qu’il a l’impression de vivre avec un toxico désormais, obsédé par le meurtre de son père, alors que bon, c’est lui le toxico. C’est l’occasion pour TK de découvrir que Tommy est à nouveau célibataire. Malgré tout, elle lui donne quelques conseils de couple, mais en s’inspirant de ses propres problèmes avec l’alcool dans son couple avec Charlie. Il a eu la bonne idée un jour de lui dire que malgré les problèmes, il comptait bien profiter des moments qu’il passait avec elle. C’est mignon.

De son côté, Carlos fait ce qu’il peut pour sauver son couple. Il a la mauvaise idée de demander conseil à son nouveau partenaire et cet abruti qui offre la même chose à sa femme à chaque occasion lui reproche donc de prendre trop de son temps et de son cerveau à réfléchir à son couple plutôt qu’aux affaires en cours. Alors certes, les victimes ont probablement besoin qu’on s’occupe des affaires de meurtre et autres, hein, mais il me semble qu’on est meilleur au travail en étant épanoui à la maison, non ? Quel est l’intérêt de se laisser absorber dans son travail à ce point ?

Cheval

La première intervention de l’épisode est très texane dans l’esprit : un cheval débarque dans un bar et détruit tout sur son passage alors que son cavalier est inconscient sur lui. Il fait plein de blessés, mais nos pompiers sont capables de le sauver parce que Judd connaît bien les chevaux. Il sait donc qu’un peu de bière pourra servir à calmer le cheval en l’abreuvant – parce qu’il est fatigué, c’est visible.

Malheureusement, le plan échoue au dernier moment, et on ne m’enlèvera pas de l’esprit que c’est en partie à cause d’Owen qui dit « oh non » quand le cheval bouge, mais bon. C’est parce que je n’aime pas Owen, ça. L’intervention est finalement expéditive et permet à Owen de faire un peu de lasso, avec un lasso préparé par Judd. Je vous jure, je ne peux plus me voir Rob Lowe en peinture. Le type veut trop être un super-héros américain, il pourrit la série à fond.

Soi-disant, on se retrouve donc avec Owen capable de tenir debout et de viser correctement le cou du cheval avec le lasso dès le premier essai… La victime ? Tout le monde s’en fout, apparemment. L’homme meurt et le fils finit par débarquer chez Owen, parce que selon la plus grande logique du monde, c’est Owen qui a récupéré la selle ?? Franchement… Bon, Owen est choqué de découvrir que le cheval va être également mis à mort, parce que son nouveau propriétaire, le fils, le juge trop dangereux.

Par conséquent, Owen décide de ramener le cheval à la caserne. Pff. Tous les pompiers ont conscience que c’est une connerie monumentale et le souligne, mais non, Owen est trop content de lui pour laisser tomber l’idée. On plaint Judd, surtout, parce que c’est lui le bleu chargé du nettoyage des conneries du cheval désormais – et bon, entre le cheval, Thunder (donc… Tonnerre, ça promet du calme à la caserne, c’est sûr) qui pisse et Matteo qui le critique pour tout ce qu’il fait parce que lui le faisait mieux… Je suis soulé, un peu.

Owen passe le reste de l’épisode à s’occuper du cheval et trouver une solution aux problèmes qu’il a – il réagit violemment quand il voit des lunettes par exemple – tout en cherchant à le vendre. C’est une intrigue fun de le voir chercher à sauver ce cheval, je reconnais, mais j’ai quand même l’impression de perdre mon temps. Owen aussi, cela dit : il ne parvient pas à trouver fer à son cheval, le pauvre. Il envisage bien de l’emmener au Colorado pour le mettre dans un ranch où il pourrait vivre à l’état sauvage, mais Judd lui souligne que ce n’est pas possible pour lui de passer d’un état domestique à l’état sauvage.

La série en arrive donc à un parallèle désastreux qu’elle visait depuis le début : le cheval qu’on va abattre et qu’Owen veut sauver à tout prix ? C’est son frère. Bref. Judd finit par trouver la solution idéale pour le cheval : Marlene, la mère de Wyatt (notons qu’on le voit très brièvement dans l’épisode, lui, d’ailleurs). Et ça sent déjà un flirt parfaitement insupportable avec Owen, je vais claquer. Ou le claquer, plutôt, ça sera plus bénéfique.

Drogue

La deuxième intervention a lieu dans l’épisode en étant introduite autour de deux sœurs qui prennent le même bus pour rentrer de Mexico où elles étaient en vacances. Il y a un secret entre elles, une moto qui suit de près le bus et paraît être le danger… mais finalement, ce n’est pas le cas. Le vrai danger vient de la conduite du conducteur de bus qui se met à baver et avoir de vrais problèmes. En fait, il meurt.

Et il n’est pas le seul à se mettre à se convulser. Plusieurs passagers du bus semblent avoir le même problème. Quand Tommy, Nancy et TK arrivent sur place, ils sont surpris par cet étrange poison, mais petit à petit, Tommy en arrive à la conclusion qu’ils ont affaire à un trafic de drogue. Tous ceux qui convulsent ont ainsi avalé des capotes pleines de drogues. Et ça n’a pas de sens, parce que la sœur qui fait le malaise est une infirmière qui n’est pas du genre à se mettre en danger aussi stupidement.

Devinez à qui l’on confie immédiatement cette nouvelle enquête ? Carlos et son coéquipier bien sûr ! Le coéquipier est vraiment absolument insupportable même quand il parle à la sœur qui n’a rien fait et culpabilise de la mort de sa sœur. On apprend que malgré le bus réquisitionné par nos ambulanciers, tous les patients sont finalement morts à l’hôpital.

C’est de la drogue dure et dangereuse, donc. Finalement, ils remontent la piste de la drogue assez facilement, grâce au portable de la victime déverrouillé par le visage de sa sœur. Mouais. Finalement, c’est donc un trafic de drogue qui est démantelé, avec une façade de salon d’acupuncture. Soit. Je ne comprends pas trop comment elle a pu avoir autant de gens à qui faire du chantage dans le même bus, mais bon, on ne nous répondra pas, parce que ce n’était pas l’intérêt de cette intrigue.

L’intérêt, c’était de faire prendre conscience à Carlos qu’il gâchait trop de temps à penser à son travail dans ses moments off, exactement comme cette sœur qui culpabilise d’avoir bossé tout le WE avant la mort de sa sœur… OK, vu.

Cela mène heureusement à une scène mignonne comme tout où Carlos offre une boîte vide à TK : il compte mettre ses dossiers de travail et son téléphone quand il rentre le soir, ainsi que toutes ses obsessions. Alors, le coup des dossiers, je veux bien, mais le téléphone ? Cela ne risque pas de tenir bien longtemps…

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Pourquoi j’aime la saga Terrifier

Salut les sériephiles et joyeux Halloween !

Je sais, je sais, il n’est toujours pas question de séries aujourd’hui (promis, demain !), mais en vrai, quoi de mieux un 31 octobre que de se pencher sur l’univers totalement déjanté et sanglant de la saga Terrifier ? Si vous êtes passés à côté, c’est le moment idéal de la découvrir. Si vous la connaissez déjà… Avez-vous tout (re)vu ?

Au centre de cette trilogie horrifique, il y a bien sûr Art le Clown, personnage emblématique et terrifiant à souhait, avec un style visuel qui lui est propre et une omniprésence muette presque surnaturelle. Et que cherche ce clown ? Eh bien, à rire du malheur de ses victimes, qu’il provoque en les torturant jusqu’à la mort ; en se tapant toujours une bonne barre au passage… Sans jamais prononcer un seul mot, bien sûr.

Une trilogie, vraiment ?

Vous ne le saviez peut-être pas, et si c’est le cas vous êtes des veinards car vous allez avoir du contenu à découvrir un soir d’Halloween, mais avant de devenir le clown sadique qu’on adore détester dans les longs métrages, Art a fait ses premiers pas dans un court-métrage sorti en 2008, The 9th Circle. Un court ultra cheap, avec un budget minuscule, mais qui a eu le mérite de poser les bases de ce personnage silencieux et terrifiant.

Le succès est au rendez-vous, si bien qu’on le retrouve ensuite en 2013 dans All Hallows’ Eve, un film qui compile trois court-métrage, dont deux avec Art. Le titre du troisième court de ce film ? Terrifier, bien sûr. Pourtant, au moment de produire All Hallows’ Eve, Art manque à l’appel. Il faut dire qu’il est devenu l’incarnation de l’horreur brute et gratuite et que Damien Leone, son créateur, a eu d’autres projets pour lui. Moi, j’ai arrêté le visionnage des All Hallows’ Eve (il paraît qu’il y en a quatre désormais), peut-être à tort… Mais en même temps, j’avais commencé pour Art.

En effet, moi, j’ai eu le déplaisir de croiser la route d’Art pour la première fois dans le premier film Terrifier, qui date déjà de 2016. Ce n’est pourtant qu’en 2020 que je tombe dessus, parce qu’avec le confinement, je me suis enfin mis aux films et que l’air de rien, en trois mois, j’ai eu le temps d’épuiser tous les films d’horreur imaginables. Enfin, non, d’ailleurs, parce que je n’aime pas quand c’est gore et sanglant gratuitement, comme avec Saw. Rien ne me prédestinait à kiffer Terrifier, donc, et pourtant, le coup de cœur a été immédiat ; au point de me jeter ensuite sur les courts-métrages, puis d’attendre la sortie des deux films suivants.

Son truc ? Un sourire figé, un sadisme insupportable, et surtout, une capacité à torturer ses victimes avec un plaisir qui va au-delà du simple meurtre, le tout en étant suffisamment irréaliste pour qu’on bascule dans un humour noir très particulier. J’étais déjà coulrophobe, mais là : aucun dialogue, juste des expressions exagérées et une présence oppressante ? Difficile de rester indifférent face à ce clown flippant.

Du cheap au jouissif

Ce qui est particulièrement intéressant avec cette saga, c’est de voir comment le budget et les effets spéciaux ont évolué. On passe d’un premier film quasi fauché, qui sent la débrouille à plein nez, à une production de plus en plus travaillée visuellement. Il est clair que Terrifier n’a pas encore attiré les gros studios (trop frileux à l’idée de se mouiller dans de la vraie horreur, ils ont refusé de financer le troisième par exemple), mais voir que le maquillage et les effets spéciaux gagnent en qualité au fil des films, c’est franchement jouissif. On n’est pas là pour du numérique en carton ; ici, c’est du maquillage bien crade, des effets pratiques, et ça se voit.

Ça fait plaisir de retrouver cette touche old school qui rend les scènes encore plus percutantes, tout en nous assurant pour autant que c’est particulièrement irréaliste. Jamais personne ne survivrait aussi longtemps à de telles tortures. Cela dit, c’est précisément pour ça que ça fonctionne sur moi : le décalage est évident et ça devient excellent pour cela ; on sait que c’est faux, mais on a mal pour eux quand même. Et qu’il est oppressant, ce clown !

Toujours plus loin

Terrifier, c’est aussi une question de limites – et surtout de les repousser encore et encore. On est sur une saga qui, au départ, reste assez classique dans son approche, avec ce clown qui sévit d’abord à Halloween sur de pauvres victimes random avant de devenir de plus en plus un clown qui ne s’en prend qu’à Sienna – et à ses proches.

Chaque nouveau film ajoute un petit cran dans l’horreur et dans la mythologie du personnage, permettant de mieux le connaître. On accroche ou pas à l’aspect mystique, mais je trouve que ça rend la saga encore plus savoureuse, parce qu’il y a une histoire suivie qui donne encore plus envie d’en connaître plus. Le troisième volet, par exemple, fait beaucoup parler de lui parce qu’il flirte avec des sujets encore plus dérangeants en intégrant des enfants dans le mélange. Cela reste fait de manière hyper subtile quand Art tue des enfants, parce qu’on ne voit que l’avant et l’après. C’est déjà suffisant pour mettre mal à l’aise, de toute manière. On sent que Damien Leone prend plaisir à jouer avec ce que le public est capable de supporter, sans jamais tomber dans le piège du gore facile.

D’ailleurs, c’est à cause de ce piège que d’habitude, ce genre d’horreur, très brute, ce n’est pas vraiment mon truc. La saga Saw, pour reprendre cet exemple, je n’ai même pas fini le premier film, pour être honnête. Trop dégueulasse, trop vicieux, c’est gratuit et ça me dérange vraiment. Avec Terrifier, en revanche, on touche à autre chose. Art le Clown, avec son style muet et ses mimiques exagérées, transforme la violence en quelque chose de… comique. C’est un clown après tout, alors oui, il massacre des gens de manière atroce, mais il y a une dimension de surjeu qui frôle presque le ridicule et qui finit par rendre le tout… jouissif ?

Ce n’est pas pour rien que la saga a du succès. Ce clown qui surjoue chaque réaction ajoute une couche décalée qui fait toute la différence. C’est cette subtile dose d’humour noir qui fait que Terrifier se démarque des autres films de torture en ce qui me concerne. Et puis, il y a aussi…

La touche surnaturelle qui change tout

Le premier Terrifier nous laisse avec un clown tueur, simplement sadique et sans explication.  C’est brutal, presque gratuit (sans jamais l’être pour autant) dans son approche ; avec une audace visuelle et un refus des conventions bien établies.

C’était déjà bien fun comme expérience, mais avec Terrifier 2, l’histoire prend une tournure plus complexe, presque mystique. Ce deuxième volet ne se contente pas d’amplifier le gore ou la violence : il y a une ambition nouvelle, celle de construire une véritable mythologie autour d’Art et de Sienna, qui devient une figure aussi marquante qu’ambiguë. Enfin une héroïne pour tenir tête à Art ? On retrouve des échos presque mythiques, des symboles qui apportent une nouvelle dimension à la saga. Inévitablement, pour revenir, le personnage d’Art commence à prendre une dimension un peu surnaturelle.

Cette ambiguïté autour de sa nature ajoute un gros plus : on n’est plus face à un simple tueur, on est face à une sorte de créature mythique qui a sa propre logique. Et sa propre chanson, parce que tant qu’à faire, autant ajouter une mélodie entêtante à ces meurtres !

Terrifier 3

Avec le troisième film, Terrifier est passé d’une série B confidentielle, film de niche très peu connu, à un phénomène d’horreur qui attire une communauté de fans de plus en plus grande. Je suis bien content d’avoir découvert ça avant que ça ne buzze d’ailleurs, car je pense que ça m’aurait freiné : ce qui est mis en avant dans la promo (la brutalité, le gore) n’est pas l’aspect qui me plaît le plus dans la saga – l’aspect artistique, parfaitement.

En France, l’interdiction aux moins de 18 ans a fait couler énormément d’encre, lui assurant un buzz et une visibilité encore plus énorme. C’est tant mieux. L’interdiction moins 18 ? Je la comprends, mais pas franchement pour la scène d’introduction qui aurait fait vomir des gens à l’avant-première londonienne, ni non plus pour ce qui concerne les enfants (je crois que j’aurais poussé le sadisme du père Noël et des cadeaux encore plus loin et ça m’a presque déçu…). Possiblement, la scène de la douche mérite déjà d’être plus que moins de 16. Cela dit, pour moi, le plus insoutenable fut plutôt vers la fin du film. Les souris, très peu pour moi.

Jusqu’où la violence pourra-t-elle aller ? Chaque fois, Terrifier semble être au bout de ce qu’il peut oser faire, et pourtant, le film suivant repousse davantage la limite. On sait déjà qu’un quatrième volet est en préparation, censé conclure cette histoire entre Art le Clown et Sienna. Et franchement, difficile de ne pas être impatient. Si ce prochain film garde le même niveau d’ambition et de folie, on pourrait bien avoir une conclusion explosive. C’est rare que je le dise, mais j’espère que le film débutera par un flashback (sur le frère de Sienna) avant de conclure de manière épique. Qu’importe qu’Art survive ou non, que Sienna survive ou non ; j’espère juste que l’on aura le fin mot de l’histoire entamée.

Quant à Art le Clown, il est devenu une icône de l’horreur et je pense qu’il ne connaîtra jamais une fin définitive. Bref, si avec tout ça, vous n’avez pas envie de (re)découvrir la saga pour Halloween, je ne peux plus rien pour vous ! Joyeux Halloween et bons préparatifs de Noël…