This is us – S06E03

Épisode 3 – Four Fathers – 15/20
J’ai un peu trop l’impression que le message de l’épisode est que sans les mères, les pères ne sont que des incapables. Si je mets de côté cette impression, l’épisode fonctionnait plutôt bien à nous révéler les doutes des personnages et à avancer dans les intrigues, même si l’une d’entre elles continue de foncer dans le mur. Cela m’énerve tellement que je me suis rendu compte en cours de route que j’étais un peu trop vulgaire dans cette critique. À lire à vos risques et périls, donc.

Spoilers

Difficile de concilier le travail, la distance et la paternité. Randall, Kevin, Toby et Jack s’y sont tous essayés.

Let’s kill her. Let’s dig a hole in the backyard and bury her in it.

Qu’est-ce que je suis heureux ! Cet épisode reprend dans le futur avec baby Jack devenu adulte. Toujours aveugle et, j’espère, toujours aussi bon acteur, il vit dans une baraque à la vue exceptionnelle. Je ne vois pas trop l’intérêt, franchement. Il aime faire des barbecues, mais l’odeur le renvoie à des souvenirs douloureux. Reste à savoir lesquels. Oh on les voit… mais à sa manière, donc parfaitement flous.

Dans le passé, Jack revient trop tard à la maison pour voir ses enfants avant qu’ils se couchent. C’est triste comme tout, parce qu’on apprend qu’il est parti trop tôt le matin pour les voir et qu’il revient régulièrement trop tard pour les coucher. Le pauvre. Il décide donc d’emmener les enfants pour la première fois au cinéma… et ça se fera sans Rebecca qui n’est pas cinglée et est heureuse d’avoir un samedi tranquille.

Par contre, trois enfants au cinéma, ça fait quand même beaucoup à gérer. Et les choses ne se passent pas si bien que ça quand Kate lui demande s’il vivra pour toujours au travail. Le pauvre. Le caissier du cinéma a beau essayer de le réconforter, bizarrement, ce n’est pas super efficace. Je veux dire le type est drogué, et il finit par le reconnaître quand Jack lui demande s’il a vu Kevin.

Oui, parce que Jack s’endort pendant le film, ce qui permet à Kevin de fuguer… et de se faire retrouver par les flics. Par chance, Rebecca a pensé à tout et les flics peuvent l’appeler puisque le numéro de la maison est sur les chaussures. Quant à Jack, ben, il se rend bien compte du départ de Kevin, mais trop tard, quoi. Bonjour la culpabilité !

Rebecca reste sacrément calme face à la situation, et elle console Jack à merveille en lui rappelant qu’il n’est jamais trop tard pour qu’une mauvaise journée devienne une bonne journée. J’aime cette philosophie et j’aime que Jack se donne ensuite du mal pour créer une ambiance cinéma à la maison. C’est simple et efficace comme stratégie, les triplés n’y voient que du feu et la journée est un bon souvenir pour tout le monde.

Malheureusement, le bon souvenir vire au cauchemar pour Jack quand il reçoit un coup de fil lui annonçant la mort de sa mère. Il va être sympa le prochain épisode…

Dans le présent, on se concentre d’abord comme on pouvait s’y attendre sur le couple Kate et Toby. Cela ne se passe pas aussi bien qu’ils le voudraient : Toby est parfois coincé loin de chez lui, ses enfants pleurent chaque fois qu’il part et Kate est bien heureuse d’avoir l’aide de Kevin pour s’en occuper. C’est plutôt cool : l’épisode commence sur un montage de la routine de ses personnages.

Au milieu de cette routine, Toby se débrouille malgré tout pour passer du temps avec sa famille de temps en temps. Il se sent un peu forcé de ramener des cadeaux à chaque fois, ce qui nous offre un point de Bingo Séries gratuit quand Kate ouvre le sac à main qu’il lui offre avant de lui laisser un jour off. On pourrait donc croire que tout va bien, mais Toby ne gère pas tant que ça non plus.

Il offre à son fils un jouet qui fait du bruit et l’empêche de dormir aux bonnes heures, malgré un rappel de sa femme, ce qui fait que bébé Jack refuse d’aller se coucher le soir. C’est un gros problème pour Kate, parce qu’elle a un récital de sa classe ce soir-là et qu’elle voulait absolument être accompagnée par son mari. Il aurait peut-être fallu lui dire, parce qu’il n’a pas l’air au courant quand il décide de finalement rester s’occuper de Jack et Hailey pour laisser la babysitter rentrer chez elle car elle ne gérera pas les enfants seules s’ils ne dorment pas.

Et voilà comment Kate se retrouve seule face à Philip après le récital, histoire de lui raconter ses peurs sur son couple. C’est la pire des idées putain, je déteste les scénaristes s’ils souhaitent vraiment aller sur la piste de la relation extra-conjugale avec ce type. Le pire, c’est que Philip lui donne finalement des conseils pas si cons quand il lui dit que c’est bon signe de parler des problèmes dans un couple. Humph.

De son côté, Kevin gère la parentalité à distance comme il peut. Il vient donc chaque matin chez son ex pour voir ses enfants, et ça se passe plus ou moins bien selon les jours. En tout cas, on voit que ça lui pèse de ne pas pouvoir être toujours là et d’avoir sa famille pour lui. Clairement, c’est le thème de l’épisode, de toute manière, et il n’est pas gâté : il vit des moments galère à voir Toby heureux de rentrer chez lui auprès de sa femme et ses enfants… et d’autres encore plus galères avec le reboot du Manny.

Clairement, dans ce reboot, l’humour est toujours aussi merdique et Kevin est mis face à son choix de ne pas vivre avec ses enfants. Le pauvre, ça fait de la peine à voir ; et ça fait d’autant plus de peine que l’acteur est une fois de plus excellent à jouer le personnage de Kevin. Non parce que Kevin est un mauvais acteur, en fait… Contrairement à son interprète.

En tout cas, malgré son jeu médiocre, Kevin tape complètement dans l’œil d’une de ses nouvelles collègues qui lui laisse son numéro après avoir ri de toutes ses phrases qui ne sont pas des blagues. De toute manière, elle va vite lâcher l’affaire puisque Kevin n’en a rien à faire d’elle, ou de quoique ce soit, d’ailleurs. Il laisse sa carte bleue dans les mains d’un de ses collègues – le Manny – tout de même, parce qu’il reçoit un SMS de Madison l’informant que ça y est, Frannie est en train de marcher. Sans qu’il ne soit là.

Le temps d’arriver chez elle, en plus, les jumeaux sont évidemment couchés. J’ai adoré la scène qui s’ensuivait où Kevin et Madison se rendent compte qu’ils n’ont pas encore tous les ajustements nécessaires pour que la situation se passe bien. Madison est crevée par les enfants, Kevin est frustré de ne pas être là pour les premières fois et… ils finissent par… être trop mignons ensemble ? Putain, désolé, mais je ne comprends pas pourquoi ils ne sont pas en couple, bordel !

Kevin rentre finalement chez Kate et Toby, et il comprend assez vite que Toby a déconné puisqu’il vient juste de coucher les enfants. La scène entre les beaux-frères est sympa, même si cette affaire du triangle n’est pas rassurante pour la suite s’il faut sortir les mamans de l’équation dans la vie que s’imagine Toby. Kevin sent bien que c’est foireux ce qu’il lui dit, et il n’hésite pas à lui faire remarquer avant d’aller se coucher.

Une fois au lit, Kevin hésite à appeler celle qui joue sa belle-fille dans le reboot du Manny pour coucher avec, avant de se dire que c’est sûrement une meilleure idée d’appeler Cassidy. Putain, recontacte Zoey à la rigueur. Bon, on verra ce que ça donnera par la suite cette affaire.

L’épisode se termine en tout cas avec Toby offrant à Kate un grill pour se faire pardonner d’avoir déconné. Bon. C’est apparemment le premier souvenir de Jack, et ce n’est pas un bon souvenir alors… c’est une mauvaise idée. On découvre en retournant dans le futur que Jack a une cicatrice au front à cause de ce cadeau de Toby, et que cette cicatrice date du jour où le mariage de ses parents a explosé. C’en est fini des théories qui nous faisaient espérer que peut-être Kate et Toby finiraient bien ensemble. Putain, fais chier. Je suis sacrément vulgaire dans cette critique, pardon.

Enfin, du côté de Randall, on découvre un papa qui gère tout : il emmène Déjà faire ses premières leçons de conduite. Bon, ce n’est probablement pas la première, parce qu’elle fait l’équivalent d’une conduite accompagnée qui semble vraiment super bien se passer. Le problème ne vient finalement pas de sa conduite de voiture, mais de sa conduite d’adolescente : Malik lui envoie un SMS alors qu’elle est au volant, ce qui fait que Randall découvre que sa fille a passé le week-end précédent à Boston. Sans lui dire.

J’ai beaucoup ri de la situation, avec un Randall qui rentre aussitôt pour s’en confier à Beth. Cette dernière était hilarante à s’énerver, mais elle comprend assez vite qu’elle va devoir jouer la mère cool pour laisser Randall s’énerver autant que possible. Et la scène fonctionne bien, parce que c’est un couple vraiment fonctionnel contrairement à Kate et Toby en ce moment. Ils se parlent de tout, après tout.

C’est peut-être ce qui fait mal dans la trahison de Déjà qui ne leur a rien dit : elle n’a vraiment pas les codes Pearson sur ce coup-là. Par contre, heureusement, Beth finit par comprendre sa fille. Elle n’est plus une enfant, mais devient adulte progressivement. Beth décide donc qu’il est temps pour Déjà non d’être punie, mais de se mettre à la pilule. Oh, que j’aime Beth ! Toujours les bons mots et conseils, finalement.

Randall comprend donc qu’il est temps pour lui d’aller parler à Déjà. Si elle a peur de devoir s’excuser à nouveau, ce n’est pas le cas : Randall reconnaît simplement son erreur d’avoir oublié que sa fille grandissait. Rationnellement, il savait que ça allait arriver, mais émotionnellement, il la voyait encore enfant. La scène commençait bien, mais la dernière réplique de Randall est vraiment en trop, à lui assurer qu’elle ne retournerait pas à Boston de sitôt.

Clairement, ils ont du fric. Alors non, elle ne va pas faire six heures de bus tous les week-ends, c’est clair, mais arrange-toi pour organiser des visites de temps en temps. C’était en plus le message que Beth voulait lui faire passer plus tôt. Randall est con sur ce coup-là, et je comprends bien trop la réplique de Déjà : oui, ça va être un problème qu’il se braque comme ça.

 

NCIS Hawai’i S01E11 (express)

Épisode 11 – The Game – 15/20
L’épisode a la bonne idée de se concentrer sur un personnage que j’aime, ce qui lui vaut de récupérer quelques points, mais bon, il n’en reste pas moins extrêmement prévisible dans ses twists et sa construction – une construction que je n’aime pas particulièrement, en plus, surtout qu’elle n’apporte rien de particulier à l’épisode.

Spoilers

Lucy travaille sous couverture… mais se fait griller.

Je ne comprends pas pourquoi les scénaristes aiment tant cette construction en mode « 16h plus tôt ». C’est un truc qui a tendance à me frustrer dans les séries, surtout quand c’est fait comme ici et qu’il n’y a vraiment aucune question que l’on se pose. Dès que l’on voit Lucy en train de jouer au poker, on comprend qu’il s’agit d’une mission sous couverture. Alors oui, il était haletant de la voir être grillée comme une bleue parce qu’elle ne s’enferme pas dans les toilettes pour vérifier l’état du transfert (mais putain, c’est la base ???), mais bon, on savait déjà de quoi il en retournait, franchement.

Pourtant, voilà que les scénaristes nous proposent un flashback de seize heures pour mieux comprendre comment elle se retrouve dans cette situation. Pour ne rien vous cacher, je n’ai pas prêté spécialement attention à l’intrigue de fond de l’épisode : il est rapidement évident que le but est de se concentrer sur Lucy, un personnage que tout le monde adore, alors les raisons derrière la couverture, bon, on s’en fiche un peu.

Un peu, mais pas totalement : elles permettent le retour de Dalia dans la série. Si je n’avais pas tellement aimé ce personnage qui flirte sur son lieu de travail avec Ernie dans son premier épisode, je l’ai trouvée plus intéressante cette semaine. Cela dit, ça reste assez peu passionnant de les voir se tourner autour comme des lycéens. J’ai ri de leur scène finale avec le « time of my life », mais c’est vite gâché avec la suggestion qu’ils font l’amour directement dans le NCIS – ou en tout cas qu’ils s’y comportent comme des animaux. Ils sont au travail, merde.

Là-dessus, je trouve que NCIS Hawai’i est assez surprenante d’ailleurs : contrairement à la série-mère, nous avons des couples clairement établis entre les collègues – Jane et son militaire pour un temps, Dalia et Ernie maintenant, Lucy et Whistler évidemment. C’est assez déroutant et ça explique peut-être pourquoi ça paraît si forcé par moments : les équipes de CBS n’ont pas l’habitude de gérer tant de romances. On se croirait presque chez ABC.

Presque seulement, cela dit, parce que l’évolution des relations est trop prévisible. Je veux dire, tout commence à aller super bien entre Whistler et Lucy en début d’épisode, alors forcément, il fallait un drama en cours de route. Le drama, c’est que Whistler a encore une petite amie – Cara. J’ai trouvé ça tellement abusé ! Les explications qu’elle fournit en fin d’épisode à Lucy sont plutôt crédibles… mais pas vraiment rassurantes pour autant : concrètement, elle est incapable de rompre et préfère ghoster son ex ? Et quand elle reçoit un message de sa part lui annonçant son arrivée, elle ne prévient pas Lucy ?

Eh, je comprends que Lucy la dégage, au moins pour un temps. Il ne faudra pas que ça dure trop longtemps, surtout qu’on sait bien que Whistler est là pour rester dans la série. Autant que les deux se remettent assez vite ensemble pour que ce soit intéressant de nous révéler que finalement Whistler est une méchante. Désolé, mais je ne la sens pas : soit elle sera une vraie méchante, soit elle sera forcée d’enquêter contre le NCIS, mais il y a trop un potentiel de drama pour que les scénaristes le mettent de côté. C’est peut-être la seule surprise de cet épisode d’ailleurs : ils ont retardé le moment où ça arrivera grâce à l’existence de Cara.

Avant la rupture, il fallait tout de même un moment pour qu’on accroche enfin vraiment au personnage de Whistler, et on l’a quand elle s’inquiète comme jamais pour Lucy. Elle débarque en effet au NCIS pile au moment où la couverture de Lucy tourne mal. C’est un peu gros quand même de débarquer sur son lieu de travail, mais ça marchait bien de la voir s’inquiéter pour elle puis tout faire pour lui venir en aide à sa manière.

La couverture en elle-même était sympathique à suivre, avec tout un tas de nouvelles informations sur Lucy. Voici donc qu’elle est capable de proposer un accent texan et de jouer au poker. Le discours était un peu double tout au long de l’épisode, parce que sa grande confiance en elle nous montre qu’elle est capable de bluffer, mais ça semble être du bluff par moments, vraiment. Genre la première manche qu’elle perd, on ne sait pas si c’était intentionnel pour gagner leur confiance ou non. C’est dommage !

Pour le reste, le message féministe ne fait jamais de mal sur CBS et on avait toujours les mêmes très bonnes scènes d’action. J’ai adoré la chorégraphie du combat contre le juge, même si je me doutais de la conclusion fracassante pour lui. D’ailleurs, je me doutais aussi, vu le choix de l’acteur, qu’il n’allait pas rester gentil tout du long. Niveau écriture, c’était en revanche bien mené. Bref, la série fournit un bon divertissement cette semaine : c’était un bon choix de se concentrer sur Lucy, même si ça éclipse peut-être un peu trop les autres.

Ah, et je n’ai pas accroché à la scène finale aussi, mais ça, ce n’est jamais que moi qui commence à ne pas aimer Jane.

En hommage à Gaspard Ulliel

Salut les cinéphiles,

L'acteur Gaspard Ulliel est mort à l'âge de 37 ans - Elle

Bon. J’avais prévu de parler de films au cinéma en ce moment, mais l’actualité me fait évidemment revoir ma copie. Nous avons appris cet après-midi l’horrible et triste nouvelle de la mort de Gaspard Ulliel dans un accident de ski. Et franchement, ma première réaction a été « mais non ? » tellement ça me paraissait improbable tout ça. Il n’a même pas quarante ans, et ça rappelle que la vie peut être vraiment courte – ce qui n’est jamais une pensée que l’on a envie d’avoir.

« C’est comme la nuit en pleine journée. »

Ce soir, j’ai donc une pensée pour ses proches et ses fans, et comme tout le monde, je me dis que je vais peut-être revoir un ou deux de ses films. Mon choix de prédilection n’ira pas à Un long dimanche de fiançailles, film certes bouleversant mais que j’avais trouvé long, ou à Hannibal, où sa performance était géniale.

Non, ce soir, j’ai envie de regarder Juste la fin du monde.

Ce n’est pas pour les Spice Girls, même si ça fait toujours plaisir de les entendre, promis. Juste La Fin Du Monde en DVD : JUSTE LA FIN DU MONDE-NL - AlloCinéQuand j’étais étudiant – j’ai l’impression que c’était il y a peu de temps, mais bon, c’était en fait il y a quasiment huit ans –, j’ai eu la chance de pouvoir écrire un mémoire qui traitait en partie des Journaux de Jean-Luc Lagarce, un auteur que j’aime beaucoup. Il est à l’origine de la pièce de théâtre adaptée au cinéma par Xavier Dolan. Et comme le film est disponible sur Prime Video, ça me semble être un choix tout à fait logique pour ma soirée, surtout que j’avais envie de le revoir depuis un moment.

Le film ne plaira pas à tout le monde, mais c’est un très bon Dolan, je trouve, alors je le conseille vraiment. En plus, Gaspard Ulliel y est génial, ça tombe quand même bien : c’est pour ce film dont il est le premier rôle qu’il a eu son deuxième César.

Après, il faut bien que j’avoue que je me rends compte avec regret que je suis passé à côté de la majorité de sa carrière. L’avantage, c’est que j’ai encore pas mal de ses films à découvrir à l’occasion, notamment Saint Laurent, toujours pas vu ; l’inconvénient, c’est que je suis triste d’avance de savoir qu’on ne le reverra plus dans de nouveaux projets.

Un rôle posthume

Moon Knight : ce que nous apprend le trailer de la future série Marvel de Disney+ - NumeramaBien sûr, tout ce qu’il a tourné n’est pas encore sorti. Je sais déjà que je vais le retrouver prochainement à l’affiche de Moon Knight, une série du Marvel Cinematic Universe. Inévitablement, je vais regarder, puisque je regarde tout ce que propose le MCU : la série retracera la vie de Steven Grant, incarné par Oscar Isaac, un personnage qui a des troubles dissociatifs de l’identité alors qu’il travaille dans une boutique de cadeaux d’un musée londonien confronté lui-même à ses souvenirs – avec une ambiance très égyptienne.

Je n’ai jamais lu les comics, alors je ne sais pas trop ce que donneront ces quelques épisodes ni où va ce synopsis. En tout cas, je suis impatient de découvrir ça le 30 mars, et triste que Gaspard Ulliel ne soit plus là pour la promotion (le trailer est sorti hier !) et pour une éventuelle saison 2 – parce qu’apparemment, la série a été développée pour pouvoir donner naissance à une suite ; contrairement à WandaVision qui permet de se diriger vers un nouveau film.

Que Gaspard Ulliel repose en paix.

NCIS S19E11 (express)

Épisode 11 – All Hands – 15/20
Sincèrement, ça commençait vraiment mal pour cet épisode, mais il se rattrape de manière surprenante en cours de route. J’ai fini par aimer les différentes idées mises en place en début d’épisode qui me paraissaient pourtant toutes plus soporifiques les unes que les autres. Comme quoi !

Spoilers

L’équipe est amenée à enquêter sur un navire en pleine mer.

Mon dieu que l’introduction de cette semaine était inutilement longue pour ce que c’était. Quand le type se plaignait qu’il n’allait rien se passer alors qu’on savait que c’était sur le point d’arriver, j’ai cru que j’allais perdre patience. Peut-être que j’étais fatigué ce soir et que c’est pour ça, je ne sais pas. Une chose est sûre, c’était assez prévisible que ça allait partir en vrille, mais je ne m’attendais pas à ce que ce soit à ce point – et surtout que ce soit hors écran.

Cette enquête de la semaine a tout de même réussi à me surprendre grâce à ce twist simple : pour une fois, il se passe vraiment quelque chose hors écran qui a un impact sur l’épisode. J’adore le côté huis clos que prend l’épisode une fois que l’équipe arrive sur le navire, et j’étais content de voir que Jimmy était de la partie, contrairement à McGee. Je trouvais ça un peu plus original – et j’avoue que sur le moment, j’ai cru qu’ils allaient rapprocher un peu plus Knight et Palmer. Ce ne fut pas le cas, tant pis.

C’était une vraie bonne surprise cette fusillade sur le navire, parce que tout le début de l’épisode me faisait craindre le pire niveau ennui. J’avais l’impression qu’on était reparti sur les épisodes peu intéressants qu’on oublie vite, surtout avec le projet photo pour la nièce, là. Finalement, le but de l’épisode était simplement d’apprendre à mieux connaître Jessica Knight. Et ça marche, car j’ai retenu son prénom. 

Pour quelqu’un qui n’aime pas les enfants, elle passe bien du temps à vouloir faire plaisir à sa nièce, tout de même. Ce projet photo tout pourri finit par avoir un intérêt plus tard dans l’épisode quand on comprend qu’elle tient énormément au dessin que les méchants ne manqueront pas de trouver. La fin avec ce dessin ? Je n’étais pas fan vu ce qu’en fait le terroriste, mais soit.

Bordel, je n’arrive pas à faire une bonne critique linéaire, là, on va reprendre. Il y a trois intrigues principales qui s’entremêlent dans cet épisode, et toutes ne se valent pas.

La moins intéressante est à mes yeux celle concernant McGee et son concours avec les geeks du NCIS qui lui font la tronche. J’ai trouvé ça sacrément mal amené et même si c’est chouette de découvrir davantage le NCIS, je ne sais toujours pas pourquoi les scénaristes nous ont pondu ça. Ont-ils perdu un pari ? Veulent-ils insérer de nouveaux personnages pour un futur drama ? Ce n’était pas clair, mais pas terrible également.

La deuxième intrigue est celle sur le navire de guerre. Si l’enquête de la semaine m’a laissé de marbre en elle-même, elle mène à une prise d’otage efficace. J’ai aimé voir l’équipe être coincé sur le bateau, aimé qu’ils vident bien vite les chargeurs. Bon, par contre, les pilotes de l’hélicoptère qui tombent, c’était vraiment abusé ! Les effets spéciaux aussi, d’ailleurs, ça faisait trop jeu vidéo…

Qu’importe, l’essentiel est donc que Nick et Jessica sont rapidement pris en otage. J’ai trouvé que ça fonctionnait à merveille ces scènes. Le fait que Nick se laisse défoncer sans rien dire, c’était raccord avec le personnage et efficace. Le fait que Jessica se joue totalement des terroristes, c’était génial. J’ai tout simplement adoré la scène de son interrogatoire, où l’actrice fait du très bon boulot : on sait qu’elle leur ment, mais on découvre donc cette nouvelle facette de son personnage. On la savait forte sous couverture, la voilà excellente menteuse et manipulatrice. 

Le fait qu’elle arrive si bien à obtenir des informations tout en menant une conversation cohérente et en jouant des émotions me fait revoir ce que je pensais de l’actrice à son arrivée. Elle me paraissait trop fade, trop peu crédible en agent… et là, progressivement, les choses changent. Par contre, comme ils ont détruit le dessin devant elle, je m’attendais à une bien meilleure vengeance de sa part. Elle n’a pas l’occasion de se venger, et c’est dommage.

Si elle n’en a pas l’occasion, c’est parce que Parker tend le piège le plus énorme de l’univers aux terroristes – et qu’ils tombent dedans. Les terroristes s’enfuient donc en hélicoptère en laissant derrière eux les otages sans le moindre remords. C’était aussi gros que le message codé que reçoivent McGee et Kasey dans l’épisode : évidemment que Parker est avec eux et fait en sorte de les piéger.

Vraiment, cette fin d’épisode m’a déçu, je m’attendais à plus explosif et intéressant comme conclusion. Tant pis. En attendant, tout ça permettait d’en arriver aussi à la résolution de la troisième intrigue de l’épisode : au début, Vance demandait à Parker ce qu’il pensait de l’équipe et Parker lui répondait qu’il ne la considérait pas comme son équipe car ils étaient là depuis trop d’années (oui, surtout Jessica, n’est-ce pas ?). 

Sans surprise, le but de l’épisode était donc de rapprocher les différents membres de l’équipe. L’épisode se termine sur un selfie tout sympa et Parker qui dit bien qu’il s’agit de son équipe. Simple et efficace, donc, mais peut-être trop simple dans sa résolution, justement. Un brin déçu par cette fin alors que l’épisode était plein de promesses en son milieu justifiant bien tout ce qui avait été mis en place. Dommage !

Cela dit, il était temps d’en arriver à un stade où toute l’équipe se sentait enfin être une équipe, comme au bon vieux temps !