Once Upon A Time (S06)

Ci-dessous l’article sur chaque épisode de cette saison 6, écrit semaine après semaine.

Avis : Finalement, ça ne me coûte pas grand-chose d’au moins tester le premier épisode, si ? Comme pour Quantico, je me suis dit qu’il fallait au moins voir le premier pour me décider à arrêter ou continuer.

Once Upon a Time, c’est ma première série du challenge 2015, j’étais donc clairement à la bourre pour la fête ; d’autant plus que je ne savais pas encore que je faisais le challenge série. Je me suis rendu compte en novembre que je l’avais fait et j’ai décidé de me lancer dans l’aventure pour 2016 à ce moment. Bref, ce n’est pas la question. J’ai commencé OUAT le 3 janvier 2015 et puisque j’étais encore en vacances, j’avais rattrapé tout mon retard aux alentours du 25 ou 26. Sans honte le type.

J’ai aimé la saison 1 sans plus, mais j’étais heureux de retrouver une série un peu fantastique et de multiples références à LOST. J’ai enchaîné sur les deux et trois sans accrocher plus que cela et j’ai finalement accroché en saison 4. Je n’avais pas vu La Reine des neiges avant la série, mais je me le suis regardé entre la saison 3 et le premier de la 4. Pour être honnête, j’étais vendu d’avance puisque j’ai commencé la série pour voir Georgina Haigs, qui jouait Elsa. Franchement, j’ai adoré tout son arc, surtout qu’il y avait Elizabeth Mitchell et une Anna très convaincante pour la soutenir.

Et puis ensuite… La série est retombée sur sa deuxième partie de saison 4, c’était intéressant, mais ça avait un peu perdu de sa magie. La saison 5, elle, était passable mais ennuyeuse pour Camelot et s’est carrément transformée en calvaire avec l’Underworld. Le filtre orange me sortait par les yeux et je souffrais à petit feu, ne regardant plus la série, l’écoutant d’une oreille. C’était juste l’occasion de faire revenir tous leurs personnages décédés ou disparus quoi. Alors que j’espérais que la série touchait à sa fin, j’ai appris son renouvellement et du même coup j’ai décidé d’arrêter de regarder, surtout après un dernier épisode extrêmement médiocre (j’ai un vague souvenir d’une scène à New-York avec la fontaine et les vœux là, RIDICULE).

Oui, mais voilà, on est mardi, je n’ai aucune série inédite à voir pour le moment et je ne suis pas contre un fond sonore sur le boulot que j’ai à faire aujourd’hui. Bim, c’était l’occasion rêvée pour débuter cette saison. Et puis qui sait, peut-être me surprendra-t-elle ?

Attention spoilers.

Note moyenne : 12,5/20

 01.pngÉpisode 1 – The Savior – 13/20
Nothing’s more dangerous than an untold story

Peut-être, mais rien n’est plus chiant qu’une histoire revisitée par des scénaristes qui ne savent plus quoi faire. Voilà, vous l’aurez compris, je ne suis pas à fond convaincu par cet épisode.

Je vais malgré tout commencer par les points positifs, car il y en a. J’ai aimé les effets spéciaux, meilleurs que dans mon souvenir pour le tapis volant. Regina a, comme d’habitude, sauvé l’épisode et le niveau de jeu du casting dans l’ensemble de ses scènes et particulièrement lorsqu’elle s’est confrontée à Zelena. Enfin, la scène de danse entre Rumple et Belle était très chouette, parce que c’est vraiment une Histoire éternelle.

Pourtant, je n’aime pas le personnage de Rumple dont on a fait le tour trois fois, mais la série a eu la bonne idée de continuer comme d’habitude à surfer sur la tendance (oui, non, parce que comme par hasard on a cette scène l’année de la sortie du film La Belle et la Bête quoi). Le twist d’avoir Morphée comme fils pour ces deux-là a très bien fonctionné, même si je pense pas que ça change grand-chose sur le long terme.

Je n’ai pas aimé en revanche l’intrigue autour d’Emma qui m’ennuie déjà, retrouver Henri sur mon écran (non mais sa coupe de cheveux c’est plus possible quoi) ou la nouvelle crise de Zelena (encore que j’aime bien l’actrice, c’est toujours ça).

En conclusion, oui, je vais continuer à regarder la série parce que je suis intrigué vis-à-vis du sort de certains personnages, mais j’en suis vraiment détaché et il est fort probable que je m’arrête en cours de route pour y revenir plus tard. La mort d’Emma, je n’y crois pas une seconde, et ça va être une intrigue bien chiante, mais pas autant que le retour de l’Evil Queen (j’ai pourtant envie d’y croire).

02.pngÉpisode 2 – A Bitter Draught – 11/20
Hi sweetie, mommy’s back

Bon, la catastrophe industrielle se confirme pour Once Upon A Time qui a perdu son charme il y a fort longtemps. Dommage.

Cet épisode voit le retour de l’Evil Queen à Storybrooke, comme prévu, mais sans que ce ne soit pour autant aussi passionnant que ce que j’espérais. C’est surtout très peu original après six saisons de reproposer une nouvelle fois une intrigue revue un certain nombre de fois au cours de la série : tuer Snow et Charming.

En plus, je ne suis pas bien fan du manichéisme très imposant que développe la série : rien d’étonnant ou d’original quand il s’agit de contes, c’est vrai, mais je trouve que les débuts étaient moins binaires que ce à quoi nous sommes arrivés aujourd’hui. Qui dit Evil Queen dit donc retour des vieilles routines de la série : flashbacks, attaque du couple phare, mise de côté des personnages secondaires… Pas fan du tout, même s’il est vrai que les scènes fonctionnent plutôt bien.

Le problème, c’est qu’il n’y a plus aucun suspens, surtout vis-à-vis d’un épisode 2, et que c’est parfois hyper enfantin (les héros qui se réveillent juste une seconde trop tard… on se croirait devant un show des années 90 – ou MacGyver 2016, remarque).

De son côté, Belle revient en ville et tout le monde essaye de caser les nouveaux habitants quelque part, surtout qu’il n’est (une fois de plus !) plus possible de quitter Storybrooke. Vous l’aurez compris, cet épisode, je l’ai surtout écouté, pas vraiment regardé. J’en oublie même de parler d’Emma accordant sa confiance bien trop facilement chez le psy.

03.pngÉpisode 3 – The Other Shoe – 14/20
But here’s a little spoiler : Cinderella story won’t end well

Oh ben merde, merde, merde. J’ai plutôt bien aimé cet épisode. Alors ne nous méprenons pas, ça reste très (très) médiocre comme série, mais il y avait un vrai feeling saison 1 avec cet épisode qui reste à Storybrooke et se concentre sur l’histoire d’un de ses habitants de second plan.

J’en avais oublié les débuts de la série qui se construisaient quand même comme ça de manière régulière. L’idée de base de s’intéresser à un conte différent à chaque épisode et sa réécriture moderne était ce qui faisait le fun de la série. S’ils pouvaient décider d’en revenir à quelque chose comme ça, ce serait sûrement plus agréable que ces histoires sans fin d’autres mondes et de quête en 12 épisodes.

L’Evil Queen fonctionnait plutôt mieux que d’habitude dans cet épisode et en revenir à l’histoire de Cendrillon était une vraie bonne idée. Non seulement parce que j’adore l’actrice, mais aussi parce qu’il y avait vraiment quelque chose à en raconter.

Bref, c’est toujours bourré de défauts et de scènes à lever les yeux au plafond (surtout tout ce qui concerne Hook/Emma perso), mais cette fois, c’était un moment plutôt agréable et j’en aurais presque regardé un autre aussitôt après. Le côté enfantin est toujours là avec la méchante à battre et des effets spéciaux pas dingues (la converse volante !!), mais c’était rigolo et léger.

Comme quoi, il ne faut pas désespérer, ils peuvent encore pondre des trucs potables.

04.pngÉpisode 4 – Strange Case – 10/20
That can’t be good.

Je reprochais il y a peu à la série d’être trop binaire et manichéenne dans son traitement des personnages pour être vraiment appréciable. Depuis, les épisodes 3 et 4 semblent en être revenus, nous présentant des gentils faire des actions méchantes et les camoufler en les mettant sur le dos des autres. C’est plutôt un point positif, même si c’est loin de ramener toute la qualité à la série.

S’éloigner un peu de Hook et d’Emma fait du bien à cet épisode qui nous en apprend un peu plus sur l’intrigue de l’année. Pour se débarrasser de l’Evil Queen, il faut donc tuer Regina, exactement comme pour Mr Hyde et Dr Jekyll. Bon, déjà, on ne peut pas être 100% certain que ce soit le cas, mais bon… et ensuite, si c’est uniquement pour ça qu’ils ont introduit ces personnages, je ne vois pas bien l’intérêt d’avoir mis autant de temps à le dévoiler.

Ce « strange case » aurait pu faire l’affaire d’un seul et unique épisode, pas la peine d’étirer ça comme ça, pour rien, quoi.

Autrement, Rumple s’est coupé les cheveux et, apparemment, ça traumatise tous les personnages. En plus, ce n’est même pas suffisant pour que Belle retombe amoureuse. Il y a longtemps que ce couple a perdu son intérêt, même si j’ai aimé la scène de danse l’autre fois, j’en suis revenu et il serait temps que les scénaristes en reviennent aussi. Il s’en est tellement passé qu’il ne sera jamais crédible de les voir finir ensemble, même si c’est évidemment ce qu’ils ont prévu.

Enfin, la semaine dernière, je me réjouissais de retrouver le feeling de la première saison, mais je vois que je me trompais : non seulement, cet épisode n’en avait rien, mais en plus, revoir Snow White en tant que professeur, c’était long et inutile. Et mal joué, forcément.

Bref, s’il n’y avait pas Regina, la curiosité, la musique de fond et Jasmine (tellement prévisible !!) pour sauver tout ça, la série serait probablement en-dessous la moyenne cette semaine.

05.pngÉpisode 5 – Street Rats – 12/20
Are you psychoanalizing me?

Non Zelena, il n’y a pas grand-chose à psychoanalyser chez toi malheureusement, tu es un perso assez plat et prévisible.

Les scénaristes se souviennent soudainement qu’ils nous avaient teasé en début de saison une intrigue autour d’Aladdin et Jasmine et les flashbacks leur sont soudainement consacrés. Il était un peu temps de savoir où ils voulaient aller et cette quête a de quoi combler un peu le temps, alors c’est une bonne chose. La révélation de l’identité de Jasmine autant que celle du secret d’Emma devant toute sa famille et l’Evil Queen sont d’excellentes décisions des scénaristes qui permettent l’avancée de l’intrigue générale.

L’ensemble n’est toujours pas brillant bien sûr, mais cette semaine récupère son statut de divertissement un peu bébête. Je n’en attends plus vraiment plus de la part de cette série. Cette mise au point sur le rôle de sauveur était intéressante, mais je ne sais pas si j’ai compris la fin car elle était extrêmement plate et qu’il était une heure du mat’. On verra la semaine prochaine.

J’en oublie presque le point le plus positif de l’épisode : pas de Belle/Rumple (ou presque) dans cet épisode. C’est triste (surtout pour Belle), mais ça se passe déjà beaucoup mieux quand on laisse les personnages dont ils ne savent plus quoi faire de côté, ce qui vaut aussi pour Hook, qui n’avait rien à faire cette semaine.

Donc oui, je vois ça comme du positif de ne plus avoir à voir tourner en rond ces quelques boulets…

06.pngÉpisode 6 – Dark Waters – 07/20
You call this an entrance Regina?

Et c’est reparti pour un épisode. J’avais tellement peu de motivation pour le voir que je me demande comment j’en arrivais encore à mettre la moyenne à la série.

Cet épisode se concentre sur Hook au niveau des flashbacks, et rien qu’avec cette phrase, on sait déjà que l’épisode est chiant. Heureusement, dans le présent, Regina s’en tire mieux, qu’elle soit Evil Queen ou gentille un peu relou avec ses bons principes.

Difficile d’en dire autant d’Henri, qui nous fait maintenant une crise d’adolescence et de rébellion envers son beau-père, alors que sa mère, elle, abandonne la veste en cuir pour un style maman sorti de nulle part.

Cela fait au moins quatre saisons que les scénaristes ne savent plus quoi faire d’Henri de toute manière et cette saison ne fait que le confirmer (enfin, on l’a vu à l’école la semaine dernière).

Belle fait sa première écho, passionnant, et Emma s’occupe d’Aladdin qui a déjà repris les bonnes habitudes de voler tout ce qu’il peut.

Bref, comme d’hab, les scénaristes nous sortent une nouvelle pièce du passé d’un des personnages principaux dont on n’a jamais entendu parler auparavant pour justifier les rebondissements du présent, pendant que les autres gravitent dans des intrigues tellement secondaires qu’elles sont limite inutiles. Et c’est lourd.

Alors certes, j’étais pas vraiment d’humeur au moment de faire play et en plus, j’ai eu droit à 150 bugs en cours de route, mais tout cet épisode était d’une lourdeur franchement abusée. Belle qui hésite à récupérer Rumple, Emma qui pardonne à Hook en deux secondes et Henri qui n’est pas fouillé parce qu’il est un enfant ?

Putain, Henri n’est plus un enfant, faites un saut dans le temps si vous voulez continuer votre série avec lui ! C’est vraiment n’importe quoi en terme de développement de personnages, mais je crois qu’on touche le fond avec le baiser final entre l’Evil Queen et Rumple.

Franchement, rien n’allait dans cet épisode.

07.pngÉpisode 7 – Heartless – 09/20
In fact, Sleeping Snow is my favorite Snow

C’est reparti pour des flashbacks absolument inutiles, nous permettant d’explorer une facette déjà connue des personnages de Snow et de son prince charmant. Pas bien passionnant, ces flashbacks sont, comme d’habitude, très peu crédible, nous proposant une première rencontre entre les deux personnages qui ne sont pas au courant qu’ils se sont rencontrés ce jour là, séparés par une charrette de bois.

Franchement, il faut vraiment que les scénaristes arrêtent avec les flashbacks, ça va trop loin.

Dans le présent, c’est à peine mieux, avec un épisode revenant sur l’association entre l’Evil Queen et Gold… c’est-à-dire, un épisode centré sur le plan de l’Evil Queen où Rumple n’est qu’une plante verte à l’arrière-plan. Pas de vraie nouveauté.

Une course contre la montre s’engage pour sauver notre couple de héros qui me sortent par les trous de nez depuis six saisons, je n’étais donc pas vraiment dedans, allez savoir pourquoi. L’échec de la mission sauvetage est visible à des kilomètres, le fait que l’Evil Queen ne va pas les tuer est évident aussi.

Du coup son plan n’est pas une grande surprise, mais il est sympa et m’a fait remonter un peu la note. Ce sera rigolo de voir le couple prétendument mythique gémir de leur séparation durant quelques épisodes. Bon, encore un épisode bien chiant qui m’a fait un fond sonore pendant que je faisais mon planning de révision, quoi.

08Épisode 8 – I’ll Be Your Mirror – 08/20
Stop being melodramatic, we’re gonna find a way out

Pff. Cet épisode m’a donné un goût de ’90s violentissime en terme d’effets spéciaux sur la plage et dans le monde des miroirs. C’est horrible qu’une série avec une réputation pareille puisse faire ça en 2016.

Bon, si on s’écarte de l’aspect formel pour en revenir à l’écriture, c’est à peine mieux : la série continue d’exploiter les énormes défauts des premiers épisodes que sont le couple Rumple/Evil Queen, la crise d’ado d’Henri ou l’inutilité d’Hook qui surgit toujours de nulle part au dernier moment. Il y a de bonnes idées dans la torture d’Henri (c’était la journée sur ABC avec Quantico) mais l’exécution est loin d’être réussie une fois de plus. Franchement, la qualité de la série ne cesse de décliner, et pourtant je n’attends plus une qualité de divertissement bien haute.

Les intrigues secondaires sont sympas, que ce soit le couple des Charming vivant sa malédiction ou celle de Belle et d’Aladdin. Malheureusement, ça ne mène nulle part dans les deux cas et c’est surtout une manière de combler le temps franchement pathétique. Une fois de plus, j’ai surtout passé le temps à faire autre chose devant l’épisode.

Je dois reconnaître que j’aime bien aussi le cliffhanger, qui promet quelque chose pour la suite (même si pas un instant je n’imagine Zelena en danger).

L’épisode est totalement accessoire, il n’a rien fait évoluer nulle part en terme d’intrigues, c’est vraiment juste une manière de combler la saison. Pourquoi pas, mais bon, faudrait pimenter un peu tout ça.

Capture d'écran 2016-12-23 13.44.54.pngÉpisode 9 – Changelling – 08/20
Follow the strand… what?

Et oui, Emilie de Ravin a accouché une fois de plus à l’écran à l’écran. Encore, toujours.

L’intrigue était juste pleinement naze, avec le rêve de Morphée, puis la grossesse express’ vue dans 100% des séries fantastiques faisant comme par magie le parallèle avec un nouveau flashback sorti de nulle part. Comment dire ? Cela ne fonctionnait pas du tout tellement c’était prévisible et le synopsis de l’épisode nous annonce que la décision de Belle va changer la vie de tout le monde à Storybrook. Seriously ?

Ma théorie, c’est que le monde entier s’en fout et que ça ne va rien affecter du tout, à l’exception des relations Evil Queen/Rumple.

Cette dernière s’en prend à Zelena, sauvée de justesse et sans surprise par une Regina qui ne lui pardonne pas alors que Jasmine est tellement obsédée par le retour chez elle qu’elle laisse Aladdin devenir son génie, dans le seul twist un peu surprenant de l’épisode, principalement parce que je ne savais pas qu’il avait un bracelet. Il faut dire que je n’étais absolument pas attentif à cette histoire puisque j’étais plus occupé à faire la cuisine pour mon réveillon anticipé du 23 décembre.

C’est le problème quand on prend trois semaines de retard dans une série j’imagine. Bref, prévisible et pas grandiose, sans compter les effets spéciaux toujours aussi ratés. Oh et la généalogie de Rumple totalement incohérente, il faut que j’en parle ?

10.pngÉpisode 10 – Wish You Were Here – 14/20
Losing Robin Hood was the best thing that ever happened to us

Oh, une nouvelle réalité alternative, ça faisait longtemps ! Et étonnamment, c’était plutôt intéressant. L’Evil Queen récupère donc Aladdin car personne n’a pensé à protéger la lampe du génie de la ville… C’est d’une logique de laisser ça à Jasmine.

Alors dans la liste de tout ce qui n’allait pas, cette lampe est le centre de tout : tout le monde se la passe de main en main comme si de rien n’était. Je ne sais pas, c’est le genre d’objet que je protégerais à leur place non ? Ben apparemment non.

De la même manière, j’essaierais de me protéger de la personne qui a la capacité de faire les vœux, en l’attaquant avant qu’elle les fasse. Non, eux, ils restent plantés là à attendre que la personne prononce pépère sa phrase, de la même manière qu’Emma reste plantée à la fin de l’épisode. Voilà.

Passons maintenant au positif, car il y en avait dans cette mi-saison (et merde !). J’ai vraiment bien aimé le monde du vœu d’Emma. C’est un énième reboot de la série, mais celui-ci fait du bien à l’épisode qui se débarrasse ainsi d’un flashback. Voilà qui est une excellente chose.

L’intrigue qui y est développée est intéressante, surtout parce qu’elle voit la mort du couple charmant et qu’Henri finit figé. Excellent, qu’ils y restent tous les trois, histoire qu’on s’en passe un peu. Non ? C’est une belle manière de nous ramener à nouveau Rumple en méchant, etc, etc. et surtout Robin Hood, qui, je l’avoue, m’a surpris ! Je pensais vraiment que ce serait un épisode indépendant. Je ne sais pas si je suis ravi de savoir que la prochaine mi-saison sera probablement là-dessus, mais ça peut être une belle manière de conclure l’histoire de Regina (et donc, la série ? S’il vous plaît…).

En parallèle, l’Evil Queen reçoit ce qu’elle mérite et est transformée par Morphée en serpent. J’ai trouvé ça beaucoup trop simple comme conclusion pour elle, et évidemment, c’est le seul vœu de l’épisode qui aura une conséquence négative immédiate.

Faire de Morphée un méchant, ça me laisse un peu perplexe, mais puisque Belle semble à nouveau tombée dans les bras de son Rumple en deux secondes, je peux comprendre que son fils pète un câble.

Ce double cliffhanger est donc efficace et ça m’embête, car je pensais lâcher la série, mais finalement elle m’a surpris une nouvelle fois. Je vais lui laisser une énième chance, je suppose.

11.pngÉpisode 11 – Tougher Than the Rest – 15/20
Is this really the fate you want?

Après une mi-saison étrangement réussie, je suis curieux de revenir vers cette série pour voir ce qu’elle va nous pondre.

Et ça recommence par un flashback sympa sur une Emma enfant et relou. Pas bien passionnant, la scène nous apprend qu’Emma peut être la maîtresse de sa destinée, ce qui bien sûr est un message que l’on nous délivre seulement aujourd’hui pour que l’on comprenne l’impact que cela aura sur les intrigues en cours, qui reprennent exactement là où les personnages en étaient au dernier épisode.

Regina et Emma sont donc toujours coincées dans le vœu où un Henri devenu roi (et prenant encore un coup de vieux) veut tuer la première. Bon, Emma trouve rapidement une solution pour se sortir de là (Pinocchio est ainsi de retour, c’est sympa), mais c’est Regina qui part en vrille pour son Robin. Elle veut savoir s’il est heureux sans elle, et bien sûr il l’était.

Malheureusement, elle complique tout pour lui, forcément, et parvient à le faire enfermer. Elle découvre alors que son bonheur n’est que de façade et finit par lui révéler la vérité. C’était un peu gnangnan, mais comme j’adore Regina (comme à peu près n’importe qui regardant cette série), j’ai trouvé que ça fonctionnait bien.

La dynamique entre les acteurs a toujours été au top de toute manière, pas de raison que ça change. À terme, ce couple redeviendra ce qu’il était dans la série. Cela faisait un moment que j’espérais son retour.

De son côté, Emma continue de travailler avec Pinocchio mais est interrompue par une version alcoolique et grossie de Hook. Cela prêtait à sourire, mais c’est à peu près tout. Avec une métaphore pas très subtile du vilain petit canard et une référence au flashback initial, on découvre l’influence de Pinocchio sur la vie d’Emma. Il ne faut pas longtemps alors pour que Pinocchio construise un portail magique et pour que Regina revienne en compagnie de Robin… et après une ou deux minutes de perdues pour le principe, les deux femmes et Robin traversent le dit portail.

C’était plutôt bien écrit, sans vraie surprise, mais en même temps divertissant, et sans incohérence majeure il me semble (ça change !). Comme en plus, ils y sont aussi allés mollo sur les effets spéciaux, ça donne un rendu réussi par rapport à ce que propose habituellement la série.

À Storybrooke, Hook et Charming cherchent un moyen de réunir leur famille.

De leur côté, Belle et Rumple rencontrent leur fils en pleine crise d’ado qui veut devenir un héros en tuant Emma. La mission ne va pas être simple puisque malgré toute sa colère, il n’est pas capable de s’en prendre à son connard de père. Belle souhaite l’empêcher de trop déconner et avertit Hook et Charming de sa parenté avec Gideon. C’est à peu près tout ce que l’on a d’eux puisque Regina, Emma et Robin reviennent déjà.

On se retrouve alors avec la vision d’Emma (déjà ?) qui se réalise, mais pas totalement (déjà les fringues ne sont pas les mêmes) : elle parvient à utiliser sa magie pour contrer le fils de ses amis. Gideon se barre donc sans avoir réussi à tuer Emma, Rumple et Belle décident de s’allier pour (et contre) leur fils, Robin réapparaît en ville aux yeux de tous et Gideon, encore lui, casse la fameuse horloge (quand je vous dis qu’il fait sa crise d’ado !).

Bon, cet épisode était à peu près aussi réussi que le précédent, avec un bon rythme et des retournements de situations qui changent beaucoup de choses pour la mythologie de la série, à commencer par le retour de Robin et la croissance extra rapide de Gideon. Ce sont deux facilités scénaristiques dignes d’une série fantastique comme celle-ci, ce n’est donc pas surprenant à proprement parler, mais en même temps on ne sait jamais quand ça arrivera.

Je m’attendais à les voir passer plus de temps sur la séparation du casting, mais je suis plutôt content que la vision soit expédiée dans cet épisode. La série entre cette fois en terre inconnue pour le reste de sa saison, qui peut donc encore surprendre de 150 manières différentes. Tant mieux, parce que l’élément de surprise est à peu près tout ce qu’il reste à OUAT.

12.pngÉpisode 12 – Murder Most Foul – 14/20
I didn’t realize you were so old-fashioned.

Cela faisait si longtemps que je n’avais pas regardé un épisode de Once Upon a Time dis donc ! C’est reparti, 24h après le précédent, pour une aventure passionnante.

On commence de nouveau par un flashback, cette fois sur l’enfance de Charming et l’enlèvement de son frère par Rumple. Retour au présent : David est fort triste de ne pouvoir profiter de sa femme lors d’une petite réunion de famille, puis il voit son père et s’évanouit. Oh, oh, subtilité de l’intrigue.

Hook se rend chez le psy parce qu’il a peur que son beau-père le voit comme un pirate et rien que ça, alors qu’il veut demander la main d’Emma. Et bien sûr, il a besoin de l’accord de son père pour ça, sauf que David est donc dans son délire concernant son père. Hook l’aide à trouver des réponses sur la mort de ce père qui était à Pleasure Island, une sorte de fête foraine géante. Là-bas, il tentait de retrouver son fils donc, sauf que, pas de bol, c’était surtout censé être le fils du roi. Alors forcément, ça pose problème dans le passé (puisqu’il est laissé pour mort) comme dans le présent (parce que David s’énerve). Bon, tout ça finit bien évidemment : David approuve la demande en mariage.

Seulement, tout serait un peu trop beau pour être vrai si on s’arrêtait là. Du coup, Hook découvre que c’est lui qui a tué le père de David. Apparemment, ça le fait se remettre en question sur le mariage. C’est malin.

Enfin, Blanche Neige désapprouve l’arrivée du nouveau Robin à Storybrooke et le fait savoir à Regina. On le voit un peu galérer à prendre ses marques dans ce monde : il s’énerve surtout après ses ennemis alors que Zelena voit d’un très mauvais œil également l’arrivée de celui-ci. Elle refuse les droits qu’il pourrait vouloir sur sa fille (ou pas), et ça se comprend. C’est une bonne chose d’enfin prendre le temps de considérer cette intrigue.

Robin apprend la vérité et découvre qu’une fois de plus c’est compliqué. Regina en arrive à la même conclusion, comprenant qu’elle n’a pas ramené son Robin après un long baiser qui soit disant lui a fait le même effet qu’embrasser une photo… Mouais, moi, mes photos, elles m’embrassent comme ça, hein.

Et la fin est ouverte mais suggère qu’il n’est peut-être pas si gentil que ça le Robin voleur ramené du monde du vœu. Oh oh ? Probablement. En tout cas, bien que rien de tout ça ne soit exceptionnel, je trouve que la série repart du bon pied pour le moment.

Espérons que ça continue sur cette lancée qui ferait presque oublier que ça fait un an que c’était parti tellement en vrille que je ne regardais que d’un œil. Il y a peut-être moyen de faire quelque chose de cette série (même si je continue de penser que ça fait un moment qu’elle devrait être annulée et terminée).

13.pngÉpisode 13 – Ill-Bodied Pattern – 12/20
I’ve already lost one son

Oups, cela va faire une semaine que j’ai vu cet épisode, mais je n’ai pas pris le temps d’en écrire la critique pour autant. Comme aujourd’hui, j’ai regardé le suivant, il est temps je crois de discuter un peu de ce 13è volet que j’ai apprécié dans de misérables conditions : un quai de gare, un RER en retard et un bus bondé faute de RER allant à la destination annoncée (la magie de Paris) après une riche journée de péripéties diverses qui se résume en 16 km de marche (et 400 de bus et trains). Bref, j’étais un peu éclaté quand je l’ai vu.

Du coup, je ne l’ai pas particulièrement apprécié en fait, d’où mon retard dans la critique.

Tout commence par une introduction un peu lourde et avec de bons effets spéciaux (pour une fois !) permettant d’expliquer la mythologie de l’épée et de la dague de Rumple, encore, toujours. Ce flashback initial se poursuit tout au long de l’épisode pour nous présenter un parallèle entre le premier fils de ce méchant/gentil/méchant/pas-si-méchant/gentil/quoiqu’en-fait-pas-trop/méchant/gentil/méchant/on-sait-plus-on-s’en-fout et Gideon, qui est donc son second fils, avec Belle. Et le pire, c’est que ce n’est pas une si mauvaise idée, car ça comble l’épisode de manière juste assez divertissante pour nous accrocher.

Ainsi, on voit comment Rumple a sombré peu à peu dans la magie noire, mais je suis à peu près certain qu’on y avait déjà eu droit. Son premier fils est symptomatique des enfants dans les séries américaines : il est chiant, archichiant, moralisateur puis voix du mal. Il finit par forcer son père (ah cette dague du Dark One…) à tuer un « méchant ». Rumple, traumatisé par le virage obscur que prend son fils, cherche à lui faire oublier les choses avec une potion. Cela fonctionne, mais son fils comprend que son père est un meurtrier et lui en veut, sans savoir qu’il est responsable de ce meurtre.

Dans le présent, cette intrigue trouve un écho avec Gideon qui veut s’emparer du pouvoir d’une fée pour finalement s’en prendre à Emma. Une fée, ça tombe bien, il y en a une qui le cherche avec Belle. Il a vite fait de la trouver malgré l’intervention de son père qui a tenté de lui faire oublier les choses exactement comme avec son premier fils. Gideon est sur le point de tuer la fée quand Rumple débarque, alors même qu’il ne peut empêcher son fils de faire ce qu’il désire, puisque c’est un ordre.

Une fois de plus, Rumple retourne sa veste et décide d’aider son fils à récupérer le pouvoir de la fée, pour éviter qu’il ne sombre lui-même dans la noirceur. Alors oui, mais non. Déjà, parce que peu importe ce que fait Rumple, le vrai responsable, c’est celui qui veut se servir du pouvoir de la fée. Ensuite, parce que c’est vu et revu le passage du côté obscur pour Rumple. Et enfin parce que ce n’était pas si bien amené. Tout ça pour ça, en gros, surtout que Rumple se confesse une fois de plus à Belle…

De son côté, Hook s’alcoolise tout en continuant sa thérapie avec Cricket : il ne sait comment avouer à Emma qu’il a tué son grand-père, mais en même temps, il veut le faire pour être un héros. C’est une intrigue plutôt lourde qui pourrait pourtant être sympa si elle n’était pas traitée aussi lourdement. La culpabilité du héros repenti qui se traduit par de l’alcoolisme, ça n’a rien d’original et la scène finale, la demande en mariage foirée par la découverte de la bague dans le tiroir à sous-vêtements, est d’une platitude qui ne fait pas justice à la série (en même temps, ce n’est pas non plus la série du siècle alors je ne sais pas ce que j’en attends encore). Hook s’enfonce dans son secret qui finira par lui revenir en pleine gueule d’ici la fin de saison, donc.

Enfin, il faut parler un peu de Robin qui cherche à s’enfuir par tous les moyens de l’influence de Regina. On le comprend plutôt bien et j’en ferais de même à sa place. J’ai vraiment apprécié son alliance avec Zelena, même si celle-ci continue de ne pas être des plus claires dans ma tête, suivant un peu les traces de Rumple dans son rôle de méchante gentille. Cela pourrait apporter des nuances et des bons points à la série, mais en fait non, ce sont juste des revirements de situation non expliqués.

Quoiqu’il en soit, le plan de Robin échoue car Regina ne sait comment quitter Storybrooke (et force est de constater que j’avais oublié aussi qu’ils étaient coincés là à force de les voir voyager un peu partout dans le passé et les mondes parallèles). Pas grave, l’intérêt des scénaristes était ailleurs : par un twist malhabile dans son exécution mais plutôt bien trouvé, ils nous font revenir l’Evil Queen qui boit une goutte d’une potion brisant les sorts sur le poignet de Robin, bien après la scène où la potion est utilisée et bien loin du portail. Jamais je n’ai vu goutte si résistante et tenace (à part peut-être sur mon pull blanc que j’adore et que j’ai tâché avec du thé, mais c’est une autre histoire).

Plus on avance dans cette mi-saison, plus elle me paraît longue et plus la qualité diminue. Ils n’arrivent plus à tenir leurs bonnes idées plus de deux ou trois épisodes…

14.pngÉpisode 14 – Page 23 – 11/20
I came for a heart.

Une fois de plus, nous sommes repartis pour un flashback sur l’Evil Queen traumatisant un pauvre village ayant possiblement hébergé Blanche Neige. Passionnant. L’arrivée de la fée Clochette est censée nous aider à accrocher, mais bon, ce n’est pas ça. Le reste de l’épisode développe sa relation avec son père. Ultra-chiant. Déjà dans le passé, l’Evil Queen avait son plan de revanche contre la vie… OK, OK.

C’est exactement le parallèle qui se fait dans le présent où elle cherche à prendre sa revanche sur Regina. Robin se promène en forêt avec l’Evil Queen, qui devient sa nouvelle meilleure amie quand elle lui propose de le renvoyer dans le monde qu’il voulait quitter à tout prix. Normal. Celle-ci a trouvé un moyen de se séparer de son double gentil et se rend auprès d’Henri pour lui annoncer son petit plan et s’en servir au passage, en lui laissant un message et en lui volant sa plume.

De son côté, Emma est sur son petit nuage après ses fiançailles mais est interrompue par Regina et Zelena (redevenue pleinement gentille cette semaine, apparemment) à la recherche de l’Evil Queen. Henri finit par les aider en offrant le message de l’Evil Queen à Regina : la page déchirée du baiser entre Regina & Robin. Cela énerve la gentille qui décide de mettre fin à leur combat interminable. Et elle décide de faire ça seule, juste parce que. Non, il ne manque pas de mot à la fin de cette phrase. Avec un tel argument, personne ne trouve rien à redire, c’est clair…

Les deux se retrouvent alors pour enfin se séparer (elles sont toujours liées magiquement) et pour se battre l’une contre. Cela tombe bien : les flashbacks nous révèlent en parallèle que l’Evil Queen se déteste plus que tout au monde. D’un cliché la méchante qui se déteste ! Dans le présent, Regina décide donc de mêler un peu de son amour à sa haine et de partager ça dans les deux cœurs. Nous avons donc deux Regina avec un peu de mal et un peu de bien en elles. Bon, je me plaignais du manichéisme en début de saison, je devrais être content de cette facilité scénaristique pour adoucir et contraster l’Evil Queen… Cela fait surtout deux fois le même personnage, et les scénaristes ne peuvent se le permettre.

C’est donc Henri qui se voit confier la tâche de l’envoyer ailleurs grâce au crayon magique. L’Evil Queen se fait pardonner d’un peu tout le monde, Henri obtenant ainsi une troisième maman qu’il envoie débuter une nouvelle vie auprès d’un troisième Robin. Le 2nd, lui, tout le monde s’en fout et personne ne cherche à conclure cette intrigue pas plus que quiconque ne se dit qu’il serait peut-être bon de lever le sort de Blanche & Charming… SERIEUSEMENT ?

Quant à Hook, il est particulièrement inintéressant au départ, mais il regarde ensuite son souvenir du meurtre du grand-père dans le salon d’Emma. Obligatoirement, celle-ci débarque à ce moment-là et rompt les fiançailles en découvrant la terrible vérité qu’elle est avec un menteur. Sérieusement… Too much drama.

Alors qu’il prépare son départ, Hook est interrompu par Blanche Neige débarquant sans raison sous la neige pour le féliciter et lui rappeler que l’amour peut tout sauver. C’est mignonnet à souhait. Pas de bol, Gideon a d’autres plans : il coule le sous-marin (oh ironie ?) dans lequel Hook se trouve. Emma finit donc toute seule chez elle. Si ce n’est pas triste.

C’était un épisode très moyen, qui bâcle l’intrigue Evil Queen qui nous a occupé pendant 6 saisons en proposant un happy end au personnage que l’on est supposé détester (mais qu’on adore). Pendant ce temps, Regina n’a qu’à se démerder avec ce qu’elle a. Sympa…

J’ai malgré tout du mal à descendre les notes : malgré des facilités plus grosses que des camions, force est de constater que la série reste divertissante et que les parallèles flashbacks/présents fonctionnent toujours. Normal en même temps, quand plus personne ne se préoccupe de la cohérence générale et de la chronologie entre les flashbacks, ça offre quelques libertés…

15.pngÉpisode 15 – A Wondrous World – 11/20
So here I am, a mermaid, in the desert.

Hook est piégé dans le sous-marin et se retrouve à partir bien loin de sa belle qui attend, encore et encore, tout en sachant qu’elle lui a dit de s’enfuir. Il se retrouve dans la forêt enchantée juste à temps pour sauver Jasmine et Aladdin d’une mort certaine. Oui, oui, c’est reparti pour un épisode qui se souvient soudainement de Jasmine et Aladdin. C’est magistral.

On a même droit à un flashback où l’on voit Jaffa tenter de prendre le pouvoir sur Agrabah, et réussir, tant qu’à faire. Pour l’en empêcher, Jasmine doit retrouver Aladdin, mais tout ce qu’elle fait est retrouver Ariel, elle-même à la recherche de son prince. Les scénaristes tentent bien un peu d’humour sur le ridicule de la situation, mais c’est trop ridicule pour que ça passe, quoiqu’ils fassent. Et comme ce qu’ils font, c’est nous mettre Ariel sur un tapis volant, ça ne fonctionne vraiment pas, les effets spéciaux étant horribles (cf ci-dessus). Enfin bon, elles retrouvent Eric, mais il s’avère que c’est Jafar.

C’est con. Jasmine finit par accepter de l’épouser et il fait disparaître Agrabah. C’est encore plus con.

De retour dans le présent, Jasmine, Aladdin et Hook trouvent le moyen de retrouver Emma. C’est à peu près aussi passionnant que prévu, avec de longs moments de confessions de Jasmine à Hook. Suite à un problème de sous-marins, ils sont forcés d’utiliser un deuxième vœu d’Aladdin. Ils se retrouvent alors chez Ariel, toute heureuse de retrouver Jasmine et Hook. Ils retrouvent Jafar l’air de rien grâce à Ariel. Jasmine confronte son ennemi de toujours et règle ses problèmes en deux minutes. Deux minutes de plus et son royaume existe de nouveau grâce à un baiser avec Aladdin, qui d’un coup n’est plus un génie. Voilà, leur histoire est réglée en un épisode finalement, et celle d’Ariel aussi, même si ça n’est pas montrée. Quant à Hook, il ne lui reste plus qu’à trouver un moyen de rentrer.

À Storybrook, on revient de manière surprenante au commissariat. J’en avais oublié ce lieu de décor. Regina débarque avec un plan. Emma aimerait juste le retour de son mec, mais Regina et Blanche ont un autre plan pour elle. Elles font appeler la sheriff (putain, j’avais vraiment zappé toute cette partie de la série LOL) pour se bourrer la gueule.

Blanche l’est déjà et n’en a rien à faire que sa fille soit là. Elle cherche la merde, puis se met à jouer aux fléchettes avec des couteaux. Sérieusement, c’est quoi cette putain de blague ? À quel moment ils se sont dit que ça pouvait être ne serait-ce qu’une idée potable ?

Emme en profite pour draguer un barman sexy, histoire de. Pardon, elle ne le drague pas, elle fait connaissance, parce que eh, dès qu’il commence à parler, Hook lui manque. Wahou, c’est beau, c’est profond et ça suffit à la faire pleurer. L’insistance sur ses larmes suffit à comprendre son idiotie : et effectivement, le barman est Gideon et il se sert de ses larmes à la fin de l’épisode pour lui faire du chantage et lui demander de tuer la Black Fairy. Le tout après réception par Emma d’un message de Hook grâce au coquillage d’Ariel. OK, OK.

Bon, tout le départ de cet épisode était franchement nul, mais comme d’habitude, j’aime bien l’écriture de la série qui finit par rallier ses intrigues. Cela dit, faut pas déconner, on nous ressort tout un tas d’éléments totalement oublié depuis le début de la saison, juste pour justifier une pseudo intrigue. C’était très, très moyen cette semaine.

Capture d'écran 2017-04-11 16.20.50.pngÉpisode 16 – Mother’s Little Helper – 13/20
Let’s get my pirate back.

C’est reparti pour Once Upon A Time et sa médiocrité. Après le plan de Gideon la semaine dernière pour faire du chantage à Emma afin de la faire tuer… une méchante (donc juste pour la faire faire son job ?), cet épisode se consacre à Gideon ; Les flashbacks nous montre donc son enfance et la Fée Noire qui l’élève.

C’est aussi intéressant que prévu, c’est-à-dire qu’on le voit être élevé par sa grand-mère la cinglée pendant une scène et qu’il a ensuite directement 28 ans. Au moins, les scénaristes se gardent une bonne base de flashbacks à exploiter pour plus tard. D’ailleurs, c’est renouvelé ou pas ? Parce qu’il est toujours plus que temps que la série s’arrête.

On voit ainsi Gideon apprendre plus de choses sur son passé. Pas très intéressant. Sa mère adoptive finit par tuer son meilleur pote. C’est con.

Emma n’est pas trop contente du chantage de Gideon, alors elle l’attaque un peu comme Prue de Charmed le ferait. Bon, on sait dès le départ que ça va finir par Emma cédant au chantage de toute manière, alors c’est un peu longuet.

Elle finit par aller se renseigner auprès de Rumple à la boutique, où Belle se trouve également. Normal, maintenant qu’ils ont un fils méchant, ces deux-là semblent s’être miraculeusement réconciliés sans vraie raison valable. Elle en tire des informations peu utiles qui nous rappellent un peu qui est la Fée noire.

Puis, elle accepte le deal de Gideon et fait équipe avec lui. Pas de bol, la méchante fée s’y attendait et leur envoie Aragog une araignée géante et magique dans la tronche. Mouais. Et j’ai raison d’être mitigé, puisque ce n’est en fait pas la fée qui s’en prend à eux, mais Gideon lui-même. Et oui, tout ça n’était qu’un piège pour tuer Emma. Comme c’est original…

Sans grande originalité, Emma parvient à s’en tirer, avec l’aide de Rumple sorti de nulle part pour la sauver (c’est cool pour mon Bingo Séries cela dit… même si je viens juste de capter que le point « sauver quelqu’un » était déjà effectué avec Ulysse). Il n’en faut pas plus pour qu’Emma déclare qu’il est trop mauvais pour être sauvé. Dans un retournement de scénario marrant, nous apprenons néanmoins qu’il n’a plus son cœur, volé par la Fée Noire. Celle-ci débarque alors à Storybrooke. NORMAL.

De son côté, Emma continue de menacer de tuer Gideon, du coup, Belle & Rumple, décidément en couple à nouveau, ne sont pas contents et déclarent la guerre à l’élue. Mais oui, bien sûr, et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier alu.

De son côté, Henri se met à partir en vrille en présence de Régina, alors qu’il essaye d’écrire dans le livre. Cela permet un retour inattendu d’Isaac, le méchant auteur de la saison… 4 ? 5 ? Ainsi, nous apprenons que les pouvoirs d’Henri prenne le contrôle de lui et qu’il devient ainsi méchant. Hin, hin. Cela mène à un cliffhanger où on nous annonce le combat final du Savior. Pitié, faite que ce soit vrai et que cette saison soit la dernière !

Enfin, Hook fait tout ce qu’il peut pour rentrer, et il y arrive… Sauf que Gideon l’empêche de revenir en utilisant un sort puissant sur lui. Il finit donc à Neverland attaqué par les enfants perdus, ceux du film Peter Pan. Trahi par le pirate avec lequel il s’ast allié, il déclare alors qu’il survit toujours. Que ça doit être bien d’être le héros d’une série !

Bref, toujours pas convaincu cette semaine, mais ce n’était pas la cata de la semaine dernière, au moins.

Screenshot_2017-04-18-13-32-15.pngÉpisode 17 – Awake – 15/20
Her story can’t end like this.

Tout ça sent bon la fin de la série ! Et franchement, non seulement je suis heureux que les scénaristes envisagent la fin, mais en plus je trouve que la qualité de la série remonte légèrement. Ce n’est pas la série du siècle, bien sûr, mais ça me donne envie d’être un peu gentil avec eux. Cette semaine proposait un bon divertissement malgré la soupe des défauts habituels.

D’un côté, nous avons Hook toujours en perdition qui est sauvé de justesse par une nana que nous connaissons sûrement déjà vue son introduction très rapide dans l’épisode. Oups. Il faut dire que je n’ai pas suivi attentivement les quatre premières saisons que j’ai vues en un mois et que, par la suite, j’ai toujours vu d’un œil distrait la série.

Toujours est-il que celle-ci a une baguette magique pour Emma. Mouais. C’est plutôt bien joué cette idée d’une guerre universelle entre les différents mondes, du moins, ayant un impact sur les différents mondes. J’attends de voir comment ça sera mis en place.

Après quelques galères, Hook réussit à faire parvenir la baguette à Emma, qui trouve quant à elle le moyen de parvenir jusqu’à son capitaine. Je l’ai vu venir à des kilomètres au cours de l’épisode, mais c’était plutôt bien amené. Disons que j’ai juste l’impression d’être dans une partie d’échec face à un débutant encore plus débutant que moi, histoire d’avoir toujours quelques coups d’avance sur lui. En fait, c’est peut-être le plus gros défaut de la série : j’ai constamment des coups d’avance sur elle. Ce n’est pas si mal écrit, c’est juste trop prévisible.

Pas comme cette critique, donc, qui zappe les trois quarts de cet épisode pour le moment. En effet, ce n’était pas un épisode Emma/Hook cette semaine, mais bien un épisode sur le couple Snow/Charming. Je ne les aime que très (très) modérément, alors comprenez bien que je n’étais pas hyper enthousiaste quand je l’ai compris, après un petit rappel qu’on se dirigeait vers la fin de la saison, si ce n’est de la série. Plusieurs choses à en dire…

D’abord, j’aimerais revenir sur les flashbacks. Lassés de nous proposer toujours de nouvelles histoires sur le passé du couple dans leur royaume, la série propose cette fois de revenir à l’époque du sort de Storybrooke. C’est une bonne idée, mais ça passe très mal car il est soudain révélé en fin d’épisode que Snow se souvient de tout ça alors qu’il n’en a jamais été fait mention auparavant dans la série. Comme d’habitude, les scénaristes tordent le passé à leur convenance histoire que l’histoire ne paraisse pas si mauvaise. Dommage.

Toujours est-il que ce flashback fonctionne plutôt bien, permettant de nombreux clin d’œil au passé et le retour de Regina en bitch. Faudrait pas qu’elle reste gentille, on sait tous qu’elle n’est pas géniale en gentille. Le flashback introduit également une jolie fleur bien pratique pour retrouver son amour perdu, ce qui tombe quand même très bien quand Hook est si loin. On nous la présente, dans le présent, comme un antidote au sort qui lie Snow & Charming, mais bon…

À propos de ce sort, justement, le couple décide enfin d’y mettre fin après une masse de temps considérable à ignorer le problème (y compris depuis le départ de l’Evil Queen). Regina et Zelena tentent de les aider, foirent leur coup et comprennent aussitôt qu’elles ont tellement foiré qu’elles ont empiré la situation. Elles vont si vite à comprendre ce qui ne va pas qu’on dirait presque qu’elles ont fait exprès !

Bon, du coup, dans tout l’épisode Emma part à la recherche de cette fleur pour aider ses parents, alors que tout le monde s’inquiète pour Emma qui, grosso modo, a de moins en moins d’alliés faibles pour la bataille finale qui approche. Cette cueillette se passe mal avec l’arrivée de la Fée noire en ville. Gideon détruit toutes les fleurs au passage, sauf une. Ben tiens.

C’est le genre d’énormité à laquelle la série nous habitue, il n’y a qu’à voir le mauvais jeu de Snow dans les flashbacks ou le soi-disant dilemme pour démasquer Snow (euh la prof de l’école est une connasse si elle ne cherche pas à sauver son pote quand la maire veut le tuer, quand même) ou la manière dont Charming réussit à « réveiller » Rumple de son sort en un rien de temps.

La conclusion de ce flashback est d’une lourdeur sans nom, nous présentant une fois de plus Snow en héroïne trop forte (parce qu’elle refuse d’aller voir sa fille, en gros, ce que l’on sait dès le début de cet épisode parce qu’on regarde la série, merci bien, pas la peine de faire du suspens).

Tout cela est charmant, vraiment, mais ça ne laisse que peu de temps pour le sauvetage express de Hook. Il revient à Storybrooke en dix secondes grâce à Emma et malgré le sort de Gideon, parce qu’il est un vrai amoureux. Ah l’amour. Du coup, il fait sa demande en mariage aussitôt.

Snow, qui vient de se sacrifier elle et son mari pour permettre ce retour, ne peut même pas y assister, puisqu’elle roupille à côté de son mari, maintenant que le sort les endort tous les deux. Pas bien grave, il reste encore assez de temps pour que Regina nous ponde un nouveau plan, qui cette fois les réveille malgré une crédibilité encore moins grande que la première tentative de l’épisode.

Nous  avons donc là un très joli happy end où tout Storybrooke se révèle comme une famille unie. Tout Storybrooke ? Non, bien sûr, il reste Belle et Rumple, ravis de l’arrivée de la Fée Noire en ville. Seulement, Rumple voit bien que Gideon commence à résister à sa grand-mère puisqu’il a laissé une fleur pour sauver Snow et Charming…

Finalement, ce que j’aime le plus dans cet épisode, c’est bien sa fin qui nous permet d’affirmer que l’on arrive enfin dans le chapitre final de la saison (de la série, pitié !) : un happy end pour les gentils avant la bataille finale, et des divisions déjà chez les méchants. Ce qui m’inquiète, c’est bien qu’il reste autant d’épisodes parce qu’après celui-ci, deux ou trois seraient suffisants pour tout boucler, quand même…

18Épisode 18 – Where Bluebirds Fly– 13/20 
But you’ve never looked stronger.

Il y a fort fort longtemps, Zelena utilise sa magie pour sauver sa magie devant Stanum, un jeune homme qui décide ensuite de la sauver de deux méchants jeunes hommes qui veulent s’en prendre à elle. Plus tard dans sa vie, Stanum vient lui demander de l’aide pour contrer un sort dont il est victime.

Blabla, un lion avec des effets spéciaux dégueulasses, blabla, Zelena est méchante et laisse son ami mourir en ne se servant pas du Crimson heart, un cœur qui aspire ses pouvoirs et qui pourrait le sauver.

Dans le présent, Zelena est également confrontée à ses problèmes avec la fée noire qui s’en prend à Robin, son bébé, pas son ex hein. Il n’en faut pas plus pour qu’elle décide de s’en prendre à elle et confie Robin à son Belle son bébé. Super Regina comprend soudainement le plan de sa sœur et s’impose pour l’empêcher d’agir. C’est magique… et bien sûr, ça ne fonctionne pas.

Sans grande surprise, la fée noire s’est servie de Zelena pour augmenter son pouvoir, d’une manière pas bien claire, je dois dire, mais bon, c’était assez prévisible pour qu’on ne nous l’explique pas. Regina lui conseille alors de retourner, à Oz, ce qu’elle décide aussitôt d’aller faire.

De leur côté, Emma et Hook sont heureux de se retrouver, mais ça ne dure pas avec une (belle) mère comme Snow qui débarque déjà pour organiser le mariage. Partis comme ils sont le mariage sera pour l’épisode final. Parce que oui, ils organisent un mariage malgré toute leur connerie de combat final. On se croirait dans Charmed, surtout quand les parents se mettent à organiser le mariage comme si c’était le leur et s’engueulent sur la date. Charming souhaite que sa fille se marie après la mort de la fée noire, et à vrai dire Emma aussi.

Ceci réglé, Régina revient vers eux, puis Zelena. Elle a décidé de ne pas partir à Oz, bien sûr, mais d’utiliser le Crimson Heart pour faire foirer le plan de la fée noire. En se séparant de ses pouvoirs, Zelena fait planter le plan de la fée noire. Pire encore, elle aide Regina et Emma à retrouver la fée bleue, chez Rumple. Là, les deux clans s’allient de nouveau, après quelques épisodes où ils étaient en froid et qui n’auront servi à rien.

Il est alors temps de nous pondre un cliffhanger supplémentaire : la fée bleue sait pourquoi la fée noire a abandonner Rumple. La semaine prochaine proposera donc encore un flashback sorti de nulle part nous révélant un quelconque secret changeant absolument toute la donne. Pour ce qu’on en sait, j’imagine que la fée noire sera responsable d’une manière ou d’une autre du destin maléfique de son fils…

Bref, c’était encore un épisode pour nous dire que Zelena ne sert à rien et que Snow est chiante, quoi. Bon, il était temps d’avoir un épisode où Zelena sert un peu à quelque chose quand même, mais la conclusion est qu’elle est désormais encore plus inutile qu’avant, après avoir réussi à tout empirer et réparer son erreur. Cela dit, l’actrice vieillit je trouve, et ça commence à se sentir dans son jeu aussi. Peut-être qu’elle en a marre de la série, elle aussi.

Le sentiment de fin était un peu moins présent cette semaine, mais toujours pas de nouvelle d’un possible renouvellement.

19Épisode 19 – The Black Fairy – 14/20
Wait. Gold is a savior?

Comme prévu avec le cliffhanger précédent et sans la moindre surprise, cet épisode se concentre sur la Fée Noire et son terrible secret sur Rumple.

L’épisode commence sur l’accouchement de la mère de Rumple qui apprend de la part de Fée Bleue et de Tiger Lily (c’était donc ça le rôle de la pote d’Hook ?) que son fils est… un Savior ! Encore un ! (bon pardon, pour les noms et tout, j’oscille un peu tout le temps entre anglais et français, et je ne sais même pas ce que sont les noms officiels en français). On y découvre donc que la fée noire n’était pas une fée, mais que par volonté de protéger son fils (à qui elle n’a pas donné de nom), elle est partie en vrille.

Le premier twist tombe rapidement dans cet épisode, et je ne l’avais pas vu venir, j’avoue. Snow et Charming se sont fait remplacer par la fée Noire et Gideon. Cela fonctionne plutôt bien, surtout que la fée bleue se réveille pour se faire enlever une nouvelle fois.

De son côté, Rumple veut récupérer Gideon et son cœur, mais ce n’est pas si simple. Il parvient à le maintenir prisonnier, décide de l’endormir et d’aller fouiller ses rêves, après avoir demandé la surveillance de Belle, qui accorde trop facilement sa confiance à Rumple, c’est original.

Ils se retrouvent donc dans le rêve de celui-ci par accident, en compagnie d’Emma, dont il avait besoin pour une raison ou une autre. C’est à l’intérieur de ce rêve que l’on a la fin du flashback où l’on voit la fée noire devenir la méchante qu’elle est par crainte pour son fils.

De son côté, Zelena se sent inutile sans magie et réapprend à vivre sans elle. Nous avons donc droit à une intrigue inintéressante où elle apprend à allumer les lumières et conduire. C’est aussi nul que ça en a l’air, mais ça lui permet de se réconcilier avec Regina, qui lui demande de prendre soin d’Henry. Cela permet un bon gag final où elle débarque à temps en centre-ville pour renverser la fée noire qui s’en prenait à Regina. C’est d’un naze !

Le gag est marrant, mais tellement téléphoné. Il est juste impossible qu’elle apprenne à conduire comme ça en une journée hein. Bref, Regina récupère la deuxième partie de la baguette capable de détruire la fée noire grâce à un indice de la fée bleue, le tout en compagnie de la vraie Snow, de Charming et d’Hook.

De retour à la boutique de Rumple, elle découvre la vérité sur le rôle Gold qui est un Savior. Celui-ci décide donc d’aller se confronter à sa mère pour la tuer. Seulement, ce n’est pas si simple : le passé est bien différent. Fiona/Fée noire s’est en fait fait exiler après avoir détruit le pouvoir de son fils. C’est comme ça que Rumple a fini dans les bras de son père le haïssant.

La fin d’épisode voit un simili happy end : Rumple promet qu’il a banni la fée noire, rend son cœur à Gideon et se fait pardonner par Belle. Le mariage peut donc s’organiser pour… le lendemain ? OK, ce n’est pas précipité du tout comme intrigue.

Bien sûr, c’était un énorme mensonge et Rumple retrouve sa mère au beau milieu de la rue parce qu’on s’en fout pas mal de la discrétion ! Elle a réussi à le convaincre de bosser pour lui parce que oh lala les fées ont été méchante avec elle quand elle a pété un câble et voulu exiler tous les enfants du royaume, comme c’est étonnant.

Le cliffhanger est aussi prévisible que prévu (logique, n’est-ce pas ?) : la fée noire veut tuer Emma… le lendemain. Pendant le mariage donc. Oh, la fin de saison approche, avec un Rumple qui redevient méchant en se faisant passer pour un gentil après une énième révélation changeant l’ensemble du passé de son personnage. Comme c’est original…

Plus le temps passe, plus j’espère que nous tenons là la dernière saison !

20.pngÉpisode 20 – The Song in Your Heart – 15/20
And at 6 pm, I will be there to say “I do.”

Peut-on possiblement faire plus niais et mauvais qu’un épisode classique de Once Upon a Time ? C’est probablement la question que se sont posés les scénaristes avant d’imaginer un épisode musical pour le mariage d’Emma et Hook. Franchement, rien que le titre hurle à la catastrophe et comme c’est un musical, je me sens forcé de ne pas le speedwatcher !

La partie musicale de l’épisode se concentre surtout dans les flashbacks. L’épisode s’encombre néanmoins de moments gênants dans le présent, type Snow qui oblige Emma à porter son immonde robe de mariée. Et puis bien sûr, le passé finit par avoir son impact sur le présent, comme toujours.

On commence sur Emma enfant qui rêve de devenir Madonna (rien que ça) et on se retrouve en chansons dans le royaume de Snow (enceinte) et Charming.

La première chanson n’apporte pas grand-chose à la série, nous resituant pour la énième fois Snow & Charming comme ennemis mortels de l’Evil Queen. Cela dit, vous savez ce qui est le plus gênant dans cet épisode ? Snow & Charming sont bien meilleurs chanteurs qu’acteurs ! Ils ont raté leur orientation professionnelle.

J’aimerais en dire autant de tous, mais Regina n’est pas faite pour chanter alors que c’est de loin la meilleure actrice de la série. Du coup, ils optent pour un rock, beaucoup d’autotune et une choré au summum de la gênance. Bon, peut-être pas le summum, mais nous approchions dangereusement du level Zac Effron dans High School Musical avec Bet on it. C’est dire.

Par la suite, nous voyons Snow & Charming demander de l’aide à Hook. Donc voilà, encore une rencontre dans le passé dont nous n’avions jamais entendu parler. D’ailleurs, l’ensemble de cet épisode musical aurait dû être mentionné plus d’une fois par le passé quoi… ce que les scénaristes ont pour une fois envisagé : c’est la fée bleue qui rend tout le monde amnésique. Ce n’est pas le genre du capitaine Hook de ne pas au moins se foutre de la gueule de quelqu’un lui ayant chatné une chanson. Quant à la sienne de chanson, elle s’inscrit dans la tradition des yo-ho de pirates et est ainsi entraînante, à défaut d’être exceptionnelle.

Regina, sentant le vent tourner, demande de l’aide au Dark One, mais celui-ci a le bon goût de ne pas chanter. Zelena qui observe tout magiquement pousse alors la chansonnette… bon. Ce n’est pas du tout juste parce que l’actrice peut chanter et que les scénaristes ont voulu en profiter, hein. Ah, bah si, justement.

Tout ceci mène à un duel hyper gênant en chansons entre Regina, Snow & Charming. De manière assez évidente, le couple aurait pu gagner, y compris quand l’Evil Queen les prive de magie, mais non, ils sont trop cons et restent gentiment figés. Du coup, ils perdent comme de la merde mais la fée bleue révèle que le vœu de Snow (un happy ending pour sa fille) est exaucé car Emma a toutes les chansons dans son cœur…

Loin de toutes ces chansons justement, ou alors extrêmement proche d’elles, notre gentille fée noire révèle rapidement aux habitants de Storybrooke que son fils ne l’a pas tué et qu’elle a maudit le mariage. Regina et Zelena, qui semble avoir été forcée de bouffer du caca de lapin chaque fois qu’elle regarde son ennemie, tentent de trouver une solution, même si la rousse n’a plus de pouvoir. Ce n’est pas gagné d’avance, du coup Emma dit au revoir à tout le monde (à commencer par son futur mari) alors que Regina envisage de nouveau de stopper le temps.

Elle arrive à faire la potion parfaite, que Rumple débarque voler (après une rapide menace de Hook sur sa personne). Du coup, hop hop hop, la moitié du cast se retrouve figée et Emma se barre en courant, en larmes parce qu’elle n’a aucun pouvoir sans ses proches, ouin ouin ouin.

Tout ceci monte en pression sur une Emma qui comprend qu’elle doit sacrifier son cœur à la la Fée Noire. Seulement, Henri, avec ses pouvoirs d’auteur comprend que sa mère n’est pas seule et court lui dire. Il arrive pile à temps pour voir que sa mère a voulu se suicider mais que la Fée Noire ne peut gagner comme ça.

Et oui, elle a les chansons dans son cœur et du coup personne ne peut l’affaiblir en la privant de ses proches. Si ce n’est pas mignon tout plein et à vomir de niaiseries. Alors que tout semble indiquer dans l’écriture de l’épisode que ce solo d’Emma (euuuh… pas franchement chanté par l’actrice si ? Je ne reconnais pas du tout la voix, mille fois plus aigüe) devrait tuer la Black Fairy, ce n’est évidemment pas le cas car il reste encore deux épisodes. Tout ce que ça permet, c’est de la priver temporairement de magie histoire qu’elle s’enfuit et de défiger tout le monde, à temps pour le mariage.

BAM, c’est fait, le couple mythique est marié, enfin, et ça finit sur une belle et grande chanson où Emma & Regina changent de voix (franchement, je n’y crois pas, ce ne sont pas elles), où Regina se retrouvent en duo avec Zelena (ça fait très petit couple), où Henri se retrouve forcé de chanter (franchement, l’acteur semble être un lycéen forcé d’aller en DS surprise de maths alors qu’il n’a qu’une ligne), où tous les figurants de la série sont réunis, où na na na na na na, où les nains font la chenille (sérieusement ??), où chacun affirme que l’amour est plus fort que tout et où le sort de la fée noire semble prendre tout le monde par surprise (alors que tout le monde le savait).

Et hop, la fin de saison débarque en même temps que ce sort qui enveloppe tout le monde, même le bébé de Snow & Charming ! Parce que oui, putain, ils ont un bébé dans cet épisode. C’est genre la première fois de la saison je crois. Autant c’était ridicule de le balader en poussette partout, autant le faire disparaître était stupide. Mais bon.

La note est moins mauvaise que la critique ne le suggère mais c’est parce que je suis bien forcé de reconnaître le boulot derrière cet épisode. Le scénario et le jeu d’acteur n’est pas là, mais les chansons sont dans leur grande majorité réussies : elles sont entraînantes et les comédiens sont plus souvent meilleurs chanteurs qu’acteurs. C’est gênant à voir, mais vraiment pas à écouter, alors j’imagine que c’est à peu près réussi. En plus, ça me donne envie de voir la fin de saison et ça m’a fait sourire plus d’une fois. Oh, et j’ai validé deux points du bingo !

21.pngÉpisode 21 – The Final Battle (1) – 17/20
There is no curse, it’s just a regular town.

Minuit. L’heure parfaite pour commencer ce double épisode au titre révélateur (j’écris cette critique sur Word et il me suggère d’utiliser des adjectifs plus précis que « final », comme « decisive » ou « ultimate »… voilà, même Word dit que l’écriture de cette série, c’est pas brillant). C’est la bataille finale pour la moitié du casting qui déserte la série, dont le reboot est déjà annoncé en grandes pompes pour sa septième saison.

Toujours est-il que cet épisode ne fait pas dans la dentelle dès ses premiers instants, il hurle à la fin de série avec son résumé des épisodes précédents qui remonte au pilot et indique clairement que cet épisode sera centré sur Henri. Oh, c’est mauvais comme plan, je n’ai jamais aimé ce personnage.

On commence dès le départ par ce que la série sait faire de mieux : un bon vieux flashback (peut-être ?) sur la forêt enchantée en danger et un homme donnant le livre d’Henri à sa fille. Comme l’homme ressemble un peu à Henri… Il y a sûrement une piste à creuser.

Un nouveau sort frappe donc Storybrooke pour cette fin de saison (c’est original) : Henri se réveille dans une ville où personne ne se souvient des événements de la série. Emma y est internée, persuadée d’être folle. Comme j’adore ce genre d’épisode, je suis content que la série signe son au revoir de cette manière.

Bien sûr, dans cette réalité, Fiona a le rôle de Regina, maire et mère d’Henri. Cela fonctionne à merveille. Le but de Fiona est de faire en sorte qu’Emma brûle le livre d’auteur d’Henri. Reste à comprendre pourquoi, mais la solution arrive assez vite.

De leur côté, Regina, Hook, Snow & Charming se réveillent dans la forêt enchantée, avec leurs souvenirs. Les choses sont précipitées à merveille dans cette intrigue : Zelena débarque d’Oz avec autant de facilités scénaristiques que d’habitude et tous comprennent que le plan de Fiona est de détruire les mondes enchantés. Et oui, quand Emma arrêt de croire, la magie disparaît et les mondes avec, parce que c’est une Savior.

C’est genre… l’une des meilleures intrigues de la série ? Je suis vraiment surpris de manière beaucoup trop positive par cet épisode. Il a malgré tout ses défauts, le pire étant probablement quand même Hook ayant une idée mais étant ignoré sans raison par Regina. Dans le genre stupide, on a rarement vu mieux, la série nous a habitué à mieux, malgré ses boulettes et stupidités habituelles. Certes, il faut précipiter les choses parce qu’il n’y a pas le temps (même Zelena le dit), mais quand même. En plus, je ne vois même pas en quoi ça justifie que Charming et Hook fassent équipe le long du Haricot magique, sans Snow pour les suivre. Bon, on va dire que c’est sympa comme idée de les faire travailler ensemble après tous ces rapprochements en cours de saison. Et Charming accepte Hook comme son (beau)-fils comme ça.

Pendant ce temps, Fiona rend visite à Gold et Gideon où l’on apprend que Belle n’est plus là. Sérieux ? Un épisode final sans Emilie de Ravin ? C’est rageant et frustrant, un peu comme leur décision de multiplier les scènes sur le toit de Storybrooke alors qu’ils n’ont pas le budget suffisant pour des 3D de qualité. Henri réussit à ramener un peu sa mère à la raison là-bas, cela dit.

Dans le château de Regina, cette dernière & Zelena travaillent à trouver une solution de préserver les croyances d’Emma. J’ai eu plusieurs fois envie d’hurler au casting que la solution était de foutre Emma devant Glee quand même, parce que DON’T STOP BELIEVING, mais non, les scénaristes préfèrent nous ramener le casting oublié et inutile, Aladdin, Jasmine ou… The Evil Queen. Celle-ci peut déjà dire adieu à son happy ending du coup, les scénaristes ayant autre chose en tête pour elle.

Seulement, nous ne saurons pas quoi, faute de temps. En effet, si Hook parvient à récupérer son haricot magique et que les Regina sont bloquées dans leurs recherches, Fiona réussit à gérer son plan d’une main de maître. Elle neutralise Henri en le faisant tomber dans les escaliers (ça se sent venir à des kilomètres à la ronde !) et parvient finalement à convaincre Emma de brûler le livre. Celle-ci s’exécute et nous propose un bien beau cliffhanger avec la destruction de la forêt enchantée.

Ils ont tenté tout ce qu’ils pouvaient dans cet épisode et, franchement, une bonne partie fonctionne. En revanche, ils n’avaient vraiment pas assez d’argent pour tout ce qu’ils voulaient. Il n’empêche que c’est une excellente histoire que celle de cet épisode, j’ai beaucoup aimé et bien plus que d’habitude. Cela fait presque regretter que la saison ne soit pas à ce niveau et que la série est trop souvent oubliée qu’elle pouvait proposer de bonnes choses. Cela donne envie d’enchaîner, malgré l’heure tardive (parce que, non, je n’ai pas accéléré cet épisode !)

22.pngÉpisode 22 – The Finale Battle (2) – 20/20
I remember.

L’épisode reprend sur la petite fille du début d’épisode précédent que j’avais totalement oublié et qui retrouve l’épée de son père. Lily débarque sur les lieux et est heureuse de voir le livre sain et sauf.

De retour dans ce qui n’est pas le futur reboot de la série, Emma a pris sa décision : elle quitte Storybrooke dans sa voiture jaune, disant un dernier adieu à Henri, dévasté par la révélation du livre brûlé. Cela permet un charmant retour à Boston qui, comme d’habitude, se résume à l’appartement d’Emma.

La première partie de ce double-épisode avait totalement laissé de côté Snow : elle a désormais un semblant d’intrigue. Hook et Charming tombent de leur haricot. Cela laisse un rapide suspense sur le sort de David, mais il est peu probable que le couple mythique (malheureusement, il faut bien reconnaître qu’il l’est) ne survive pas dans la série. Badaboum, ils sont amoureux et leur amour les sauve une fois de plus.

Loin de tout ça, Hook parvient à rapporter le haricot aux Regina, qui n’ont quand même pas assez de magie pour le faire fonctionner. Et comme la magie attaque le château, L’Evil Queen se retrouve à combattre seule le manque de croyance d’Emma… Et elle se sacrifie ainsi. Six saisons pour ça, c’est toujours du gâchis. Quelle belle fin joyeuse pour son personnage dis-donc !

Heureusement pour le reste des nombreux royaumes magiques devenus une vingtaine de figurants (on ne sait pas bien comment ça fonctionne pour les personnages de Storybrooke qu’on connaît, puisque certains sont de retour dans la forêt, d’autres sont à Storybrooke), Emma s’est décidée à revenir à Storybrooke grâce à un livre de croquis d’Henri. Ce dernier n’a plus si mal au poignet et vient voir son grand-père à la recherche d’une aide.

Rumple est parfaitement conscient qu’il est dans un sort et il en veut à sa mère de l’avoir trahi à nouveau en le séparant de Belle. Il retrouve cette dernière et décide encore plus de se venger de Fiona. Oh bien sûr, avant de tuer sa mère, Rumple est à deux doigts de se laisser convaincre une fois de plus de changer de camp. Seulement, pour une fois, il prend la bonne décision. Je suis triste de voir Fiona disparaître, mais c’était une bonne fin pour une excellente méchante qui aura apporté un peu de piquant à la fin de saison (série ?). Certes, elle sortait de nulle part au dernier moment et c’est dommage, mais c’était efficace.

La mort de Fiona lève le sort, mais avant ça, elle s’est assurée que Gideon obéisse à son ordre de tuer le Savior. Oh c’est beau. J’ai cru à mon combat à l’épée pour le bingo, mais cet idiot d’Henri assomme Gideon avec le premier coup de sabre. Tout se met lentement en place pour en revenir aux images du combat final que nous connaissions déjà et qui était supposé avoir eu lieu en mi-saison quand Emma n’avait pas la bonne veste.

Regina comprend que Fiona a gagné : si Gideon tue Emma, alors la lumière disparaît. Si Emma tue Gideon, alors elle assombrie la lumière en elle. Bref, l’obscurité l’emporte et c’est con. Seulement, Regina sait aussi qu’Emma est capable de trouver une troisième solution, parce que c’est Emma. C’est le moment de la séquence émotions entre les deux actrices qui ne se donneront plus jamais la réplique à l’écran vu les départs de casting annoncés en fanfare depuis une semaine.

Pendant cet temps, Belle et Rumple partent à la recherche du cœur de leur fils, mais eh !, Belle se tord la cheville et est abandonnée derrière. Putain, l’inutilité chronique du personnage est à son comble, c’est honteux. L’idée est de laisser Gold tout seul avec le cœur de son fils pour lui permettre un dernier choix cornélien : sauver Emma en arrêtant son fils ou le laisser faire son travail et devenir le roi du monde. Il est en plein duel avec lui-même et prend finalement la bonne décision… ce qui ne sert a priori à rien.

Gideon arrive enfin en plein cœur de Storybrooke et le combat final peut enfin commencer. Voilà, je l’ai mon combat à l’épée ! Emma décide de se sacrifier, ce qui est le seul moyen de préserver la lumière quoi qu’il arrive. Gideon tue donc Emma, ce qui a l’effet escompté. Il disparaît dans la lumière et Emma meurt quelques dizaines de seconde, avant qu’un « je t’aime » d’Henri (et non pas Hook !) ne la ressuscite.

Quant à Gideon ? Il est rendu sous la forme d’un bébé à ses parents. C’est donc Belle qui nous introduit l’idée d’un « happy beginning », repris ensuite par une Snow toute souriante. C’est une magnifique fin de série, je ne pensais vraiment pas qu’ils y parviendraient vu comment ils étaient partis loin. Tous les royaumes sont reconstruits et même l’Evil Queen survit en fait à cette bataille finale et est demandé en mariage par un Robin que la série ne peut se payer.

Le montage musical qui suit est clair : les Charming vivent leur happy ending comme il se doit, de même qu’Emma et Hook (policiers de nouveau) ou Regina qui redevient reine. Quant à Henri, il retourne à l’école, rien que ça. Belle et Rumple entament leur nouvelle histoire d’amour au son d’Histoire Éternelle, et ça fonctionne toujours. Tout le monde finit donc heureux dans le bar de la ville, pour un dernier repas de famille, une fin très jolie s’il en est, malgré son incompréhensible et inexplicable référence à la Cène.

Cela est merveilleux, une fin parfaite. Comme toujours avec Once Upon a Time, cela est ruiné par l’arrivée de la petite fille du début d’épisode à Seattle. Elle vient frapper à l’appartement 815 (oh les feels du fan de LOST !) et annonce à un Henri adulte (donc recasté, alléluia !) qu’elle est sa fille et que sa famille a besoin de lui. Un reboot dans les règles de l’art s’il en est !

Et vous savez quoi ? Après tout ce temps, malgré toutes mes critiques, malgré des failles budgétaires énormes et une errance beaucoup trop longue de cette série, j’ai envie de croire à ce reboot. Oui, je le trouve merveilleusement introduit, oui, je pense qu’il y a matière à en faire quelque chose, oui, la série avait besoin de se débarrasser d’une partie de son casting et s’était toujours montrée incapable de le faire.

Si maintenant ils pouvaient aussi se débarrasser de Regina, Hook et Rumple, les seuls à rester je crois, pour repartir pour de vrai sur un nouveau casting et une toute nouvelle histoire, ils auraient l’occasion d’un nouveau départ réussi. Il est clairement voué à l’échec et ne devrait pas s’appeler « Once Upon a Time », parce que pour moi, nous venons d’assister à une fin de série et au lancement d’un spin-off.

Est-ce que je le regarderais ? Putain, oui, probablement parce que cette fin que je surnote m’a redonné un peu d’espoir et de croyance en la série… ouais, comme Emma qui a retrouvé sa croyance dans cet épisode. Don’t stop believing.

Fin.png

EN BREF – Quelle agonie pour la série et son casting que de parvenir à boucler cette saison 6 ! Le début de saison était une catastrophe qui ne paraissait réussi qu’en comparaison avec la saison précédente. Heureusement, le rythme a ensuite été un peu retrouvé avec des références à la construction de la première saison, avec une mi-saison réussie et avec un dernier arc (Fiona) un peu plus intéressant. Il était déjà néanmoins beaucoup trop tard pour sauver mon opinion et mon estime de la série. La lente et douloureuse agonie des saisons 5 et 6 ne s’effacent pas comme ça…

Heureusement, la fin de saison, qui marque la fin d’une ère au point d’être une fin de série, est incompréhensiblement réussie. Malgré ses défauts et son optimisme mettant sa crédibilité à rude épreuve, Once Upon a Time conclue son histoire sur une note plus que positive et me donne même envie de revenir pour la suite, plus motivé que ces deux dernières années. Incompréhensible, mais pourtant vrai. Il faudra bien du courage et de la chance toutefois pour que le nouveau casting et que les scénaristes parviennent à tenir plus d’une saison avec cette nouvelle histoire. Les reboots en cours de route ne fonctionnent presque jamais à la télévision américaine (allez, je vous accorde Charmed) et la série n’a pas de bases solides, mais une réputation catastrophique et des audiences moyennes.

On verra bien, je ne suis pas une fée, je ne vois pas le futur, moi.

Quantico (S02)

Ci-dessous, mon article sur cette saison 2, rédigé semaine après semaine juste après la diffusion de chaque épisode.

Avis : Oui, je sais, pas plus tard que dimanche j’ai dit que je ne regarderai pas Quantico. J’ai dit que j’allais attendre un peu, que je rattraperai aux vacances, blablabla. Depuis, j’ai vu passer des tweets qui 1) m’ont spoilé vite fait et 2) ont dit que c’était un début de saison cool. Ni une, ni deux, toutes mes bonnes volontés de rentrée se sont envolées et je me suis retrouvé devant le premier épisode.

Quantico et moi, on a un passif un peu compliqué. Au départ, je ne prévoyais pas de la regarder car je pensais que la série ne me plairait pas, que ce serait une perte de temps et qu’elle n’apportait rien de bien neuf dans la grille d’ABC. Un peu comme Notorious cette année, par exemple. Ensuite, j’ai vu qu’il y avait une actrice d’Unreal dedans (Shelby !) et que plusieurs de mes amis regardaient/adoraient. Il n’a pas fallu plus de deux ou trois semaines pour que je craque et rattrape mon retard. Et c’était vraiment génial ! Le début de saison 1 est rythmé comme il faut, avec de la nouveauté et tout. Un excellent début donc, j’étais heureux.

Et puis, la pause de mi-saison est arrivée et là, ce fut la catastrophe. Je crois que les scénaristes n’avaient pas prévu le coup, ils devaient avoir prévu de réfléchir à la suite pendant une longue pause de six mois, c’est pas possible autrement. La deuxième partie de saison a été pour moi un supplice : c’était lent, mal écrit, sans queue ni tête, ça partait dans tous les sens sans grande cohérence. Douche froide et déception étaient au rendez-vous chaque semaine et la série qui avait commencé comme géniale dans mon esprit était tombé au rang de « oh merde, il faut encore que je vois Quantico ». La curiosité me poussait à continuer.

Plus jamais que ça, que je me suis dit. C’est sûrement mieux en binge-watching, que je me suis convaincu. C’est pour cela que je m’étais décidé à attendre un peu avant de commencer. Problème : je suis faible face aux spoilers et donc, tant pis, je tente. Si ça redevient un supplice, je pourrai toujours m’arrêter et rattraper plus tard. Vous êtes prévenus, n’attendez pas forcément une critique par semaine ou dès le jour de la sortie ! On verra.

Attention, spoilers ci-dessous !

Note moyenne de la saison : 12,5/20

 01.pngÉpisode 1 – Kudove – 15/20
The world called me a hero. I never felt like one.

Oh, zéro résumé, merci les gars ! Il faut dire qu’il n’aurait pas servi à grand-chose, tant la saison dernière est vite zappée.

Nouvelle saison, retour des innombrables flashbacks, pompage de visuels à Person of Interest et de séparation d’écran à la The Catch. Bon, la structure scénaristique reprend à la lettre celle de l’an dernier, il y a donc de nombreuses pistes à explorer : le présent est violent et plein de surprises, le passé est ce qu’il s’est déroulé juste après la saison 1.

Ryan envisage de demander Alex en mariage devant Shelby, mais finalement ils se retrouvent embarqués dans une nouvelle compétition entre les meilleurs des meilleurs qui aiment comme l’an dernier se balader à poil (ouf les audiences sont safe). Cette disposition nous offre un large casting et de nombreux suspects pour l’attentat qui a lieu dans le présent, un an après la saison 1.

Bref, les scénaristes ne se cassent pas la tête et nous servent exactement la même chose que l’an dernier, ce qui est en théorie une bonne chose (mais franchement, ce sera lassant l’an prochain). Espérons surtout qu’ils ont appris de leurs erreurs pendant l’été, ce sera dur autrement de rester fidèle à la série – et je n’étais pas le seul à trouver ça long et ennuyeux l’an dernier.

L’intérêt viendra peut-être de la prise d’otage qui permet de prolonger le suspense sur la survie de chacun par rapport à la traque de l’an dernier (on savait bien que Parish allait s’en sortir).

Du côté du passé, les tests des recrues reprennent et ne sont pas d’une crédibilité folle : ce n’est pas jouer les héros que de vouloir empêcher quelqu’un de se suicider, si ? Il faut pourtant croire que si et c’est parti pour six mois d’entraînement à la ferme, quel joli nom pour un camp de la CIA.

En gros, il y a de quoi combler la saison et le cliffhanger final donne envie d’y croire, puisque je n’ai pas souvenir d’une scène si brutale si vite en saison 1 (mais j’ai pu oublier). Pas si mal pour un retour, mais pas rassuré pour autant sur la suite.

02.pngÉpisode 2 – Lipstick – 15/20
You wake up from nightmares

Bon. Où est passé Caleb ? Genre, j’ai vraiment aucun souvenir de la fin de saison précédente, quelqu’un pour éclairer ma lanterne ? Bref.

Comme prévu, la série repart sur un schéma bien lourd d’attentat dans un contexte politique qui s’y prête bien trop à mon goût.

Dans le passé, les recrues de la ferme apprennent à vivre ensemble et se suivre les uns les autres sans se faire repérer. Alex se laisse berner comme une débutante idiote, même moi, j’aurais repéré le type à 1000 km quoi. C’est tellement pas crédible par rapport au personnage, mais ils veulent juste nous faire voir que les temps sont difficiles pour elle et que la ferme n’a rien à voir avec Quantico. OK pourquoi pas.

Shelby est désormais son chaperon, fallait bien lui donner un rôle après tout… et pareil pour Nimah. Chacun a ses secrets et tout est fait pour que l’on passe son temps à tout soupçonner. Il y a une ambiance de manque de sécurité embarrassante.

Dans le présent, Alex fait équipe avec un garde qui se sacrifie pour elle (en tout cas, c’est ce qu’on nous fait penser, je reste méfiant avec cette série) afin de contacter Miranda.

Du côté des otages, on retrouve absolument tous les agents en camp d’entraînement pour la ferme et il y a de bonnes choses en terme de suspense, mais pas un rythme fou dans les déplacements d’otages. La fin de l’épisode nous révèle en cliffhanger que Miranda envoie un message pour prévenir que Parrish est à l’intérieur du périmètre des attentats (clairement, nous avons un agent infiltré).

La saison continue sur sa lancée et ça m’énerve de trouver ça intéressant, j’ai trop peur d’être lassé par des errances scénaristiques d’ici une dizaine d’épisodes !

03.pngÉpisode 3 – Stescalade – 12/20
Maybe if you ask nicely they’ll take off their mask

Après une semaine de pause, il est temps de replonger dans cet attentat/formation d’agents à la ferme.

Cette fois, les recrues se mettent à parler en verlan avec l’existence de l’AIC et font équipe en duo pour retrouver leur chemin, perdus au milieu d’une forêt. Pour l’occasion, une nouvelle recrue insupportable (et pro) les rejoint. Il nous manquait une Nathalie cette saison.

Du côté du présent, on continue d’essayer de nous faire croire que Miranda est de mèche avec les terroristes (je pense plutôt qu’elle a un allié parmi eux) et Shelby se fait balader par sa boss, exactement comme dans les flashbacks, d’ailleurs. Pauvre Shelby. Toujours pas de Caleb, d’ailleurs.

Parmi les otages de l’attentat dans le présent, Ryan papote tranquillement avec tout le monde (c’est bien connu, les otages font ça) puis tente une nouvelle percée, s’en prenant comme un con à Alex… Du coup, celle-ci se fait repérer par les terroristes et perd son maigre avantage, avant de le récupérer parce que c’est Alex Parrish et qu’elle est trop forte, wesh !

C’est sûr que quand tu chopes une nana qui a réussi à infiltrer ton groupe de terroristes, tu l’envoies se faire exécuter loin des otages et avec un seul garde. Oui, c’est évident, si tu as l’intelligence pour monter un tel plan, tu ne peux que décider logiquement de faire ça.

Hum, bref, ça y est les scénaristes recommencent à se foutre de notre gueule et à nous faire tourner en rond pour gagner du temps… Dommage, je recommençais à y croire !

04Épisode 4 – Kubark – 13/20
I believe you may be special

L’enquête sur AIC continue dans cet épisode, autant dans le passé que le présent. Pour être plus précis, dans le passé, les scénaristes statuent dès le début de l’épisode que la mission n’est pas censée avancer des masses.

Évidemment, il ne faut pas longtemps pour que Parrish se trouve une petite mission par elle-même de manière à relancer un peu l’intérêt de l’épisode, mais on sent bien que tout cela ne sert qu’à combler la saison.

Les intrigues qui avancent sont toutefois intéressantes et permettent d’approfondir les personnages, que ce soit Alex/Ryan, ceux dont je n’ai pas encore retenu les noms ou l’histoire ou celle sur les deux recrues gays que tout oppose. Cette dernière intrigue sort un peu de nulle part, je suis curieux de voir ce qu’ils veulent en faire et pourquoi ils ne se parlent plus à terme.

Dans le présent, Miranda nous est de plus en plus présentée comme une terroriste maintenant qu’elle empêche Shelby de faire correctement son travail. Pourtant, je continue d’avoir d’énormes doutes sur sa culpabilité, c’est trop gros (et répétitif !) pour être vrai. Elle est peut-être elle-même sous couverture pour une agence qui souhaite la réussite de cet attentat pour autre chose à plus grande échelle.

En tout cas, cela mène à un double cliffhanger plutôt sympa, avec Shelby qui découvre la trahison de Miranda et Alex encore (toujours) piégée dans l’immeuble, après avoir réussi à parler à une otage et fait bouger un peu les choses lors de la libération de 1600 otages (en une minute à peine d’épisode, well done).

On nous prend donc toujours un peu pour des billes, mais c’est un peu moins pire que la dernière fois.

05.pngÉpisode 5 – KMFORGET – 14/20
Okay, this melodramatic little martyr thing might turn you two on, but it’s boring me to tears. May I go?

Je dois avouer que j’étais complètement paumé au début de cet épisode, et ça dès le previously on car j’avais oublié le suicide du hacker. Bref, les motivations de chacun étaient un peu obscures au départ, mais ça a fini par revenir.

Dans le passé, toutes les excuses sont toujours bonnes pour foutre le casting à poil, y compris s’il faut les droguer au beau milieu de la nuit sans vraie explication. Il est ensuite temps pour un petit entraînement et une vraie mission théoriquement non-légale (mais ils ne sont pas encore agent de la CIA, alors ça va) qui tourne à nouveau à l’exercice.

Alex et Ryan pensent parvenir à se débarrasser d’Harry comme cela, mais ils ne font qu’empirer leur situation en étant forcé de révéler ce qu’il veut savoir. Il n’a pas vraiment besoin d’eux pour apprendre quoique ce soit cela dit, il se débrouille vraiment bien tout seul. Shelby se met quant à elle à flirter avec Léon.

Dans le présent, Parrish continue de galérer dans son jeu de chats et la souris avec les nombreux terroristes et Shelby soupçonne désormais Miranda. D’une part, Alex s’en sort grâce à l’aide d’une terroriste inconnue bien cachée derrière son masque, d’autre part, Miranda parvient à être innocentée en un rien de temps et un petit hack.

Autrement dit, il ne s’est rien passé côté présent et pas grand-chose côté passé, même si on avance un peu sans trop savoir où on va (un comble, puisqu’on connaît le futur de chacun).

06.pngÉpisode 6 – Aquiline – 15/20
Hey, you’re supposed to be trying to stope these terrorists, not tear each other apart.

L’épisode de cette semaine continue d’être classique en tout point : on en apprend plus sur l’attaque terroriste grâce à Lydia surprise par Alex dans le building. Il ne faut pas beaucoup plus que ça pour les deux fassent équipe, ce qui est une bonne chose car l’on découvre ainsi tout un tas d’informations sur ce qu’il se passera bientôt dans les flashbacks à la ferme.

C’est une vraie bonne chose, même si ça ruine au passage le peu de suspens qu’il nous restait pour le passé. En même temps, au niveau des flashbacks, de nouveaux figurants viennent grossir les rangs pour un nouvel exercice qui finalement n’en est pas un (et en plus pour qu’ils prennent une décision dont tout le monde se fout).

Pas bien passionnant, cela permet à Ryan de se griller sans le savoir et à Shelby de se faire griller sa nouvelle relation « amoureuse », le tout pendant qu’Alex gémit dans son coin en mémoire de Simon.

Dans le présent, toute l’équipe se déteste encore un peu plus en se jetant ses quatre vérités à la face, ce qui est un bon moyen de perdre un peu de temps en apprenant à connaître chacun d’entre eux, à la recherche d’un terroriste.

Bon, voilà, c’est tout pour cette semaine, il me reste à dire que j’ai aimé la référence à Simon (qui du coup sort quand même tellement de nulle part que c’en est un peu ridicule, mais bon, ça manquait vraiment à la série) et les mentions de Caleb, qui donc existe encore quelque part.

Quant au cliffhanger, il ne m’a surpris qu’à moitié : je ne m’attendais pas à voir Leigh mourir (et c’est vraiment dommage de sacrifier ce perso), en revanche, je me doutais bien que cette histoire de jumelles finirait par revenir dans la série. Disons que ça remet dans l’ambiance.

07Épisode 7 – LCFlutter– 12/20
It’s only week 7, what’s gonna happen in week 10, week 13?

L’air de rien nous voilà déjà à l’épisode 7 de cette saison, le temps passe et passe mieux que l’an dernier j’imagine car je suis encore là. Cette réplique ci-dessus semble nous indiquer qu’il y a des choses à attendre des épisodes à venir.

Dans le présent, ça commence par Alex qui réussit à s’échapper de manière toujours hyper crédible, avec le cliché de l’épaule démise et remise. Putain, mais ça fait trop mal en vrai, allô, t’es pas en état de faire le quart de ce qu’elle fait. Ah cette superhéroïne trop forte, qui se fait choper dix secondes plus tard. Ce n’est pas bien original comme intrigue, jusqu’à l’interrogatoire avec la torture qui fait écho au passé, avec Dayana comme être proche utilisé.

Dans le passé, ça commence par une sympathique scène entre Shelby et son nouveau mec, totalement inutile, avant d’enchaîner sur des messes basses avec Miranda et de nouvelles missions. Shelby, agent formé et en poste depuis plus d’un an, découvre ce qu’est une couverture. C’est d’une crédibilité toujours aussi folle, alors qu’à la ferme, chacun apprend à se battre contre ses limites et à torturer leur boss pour en sous-tirer des infos. C’est rigolo cet épisode avec les débats sur la torture moins d’une semaine après l’élection de Trump.

Tout aussi rigolo est de voir les premières divisions apparaître entre eux ou Alex jouer les superhéroïnes et nous pondre un remix de ce qu’on a vu la semaine dernière dans Supergirl (sérieusement, c’est quoi ce saut depuis le toit et ce « hi » ??!). Heureusement, il y a Dayana pour sauver l’épisode, j’ai vraiment bien aimé son développement, entre deux crises insupportables de Sebastian et Harry.

Cet épisode en trois mots : manque de crédibilité. Encore, toujours. Mon passage ridicule préféré restant la tête de méchante de Miranda au moment de l’arrestation de son mec. Le cliffhanger me laisse perplexe puisqu’on ne sait pas comment il s’est mis en place (j’espère qu’on en saura plus la semaine prochaine quand même) et le meilleur résumé de la semaine est probablement le soupir exaspéré d’Harry après le baiser de Sebastian.

C’est tout à fait ma réaction face aux péripéties de cet épisode.

08.pngÉpisode 8 – ODENVY – 09/20
Ryan ! RYAN !

Je ne sais même pas par où commencer concernant cet épisode, peut-être parce que j’écris la critique après coup alors que j’ai l’habitude d’écrire pendant. En un mot comme en 100 : NON.

Je veux dire… je suis à fond pour les twists et les séries complexes et tout le reste, mais franchement, nous sortir Ryan lié à l’attaque terroriste, ça va trop loin. On va nous sortir que c’était qu’un exercice bientôt, que personne n’est mort. Je ne sais pas, ça m’a vraiment semblé être un jump the shark trop énorme, mais en même temps, ce n’est pas leur premier.

Il me faut aussi parler du fan service autour d’Alex/Ryan et de son absence totale concernant Caleb et Shelby. Mais pourquoi ne pas approfondir le cas de Caleb et se contenter de quelques name-droppings ? Cela sent mauvais l’implication aux côtés de Ryan, tout ça.

Bref, je me suis majoritairement ennuyé devant cet épisode et j’ai l’impression d’y retrouver les défauts de la saison 1, qui pourtant avaient su disparaître au début de saison. J’ai l’impression que je me fais avoir donc, qu’ils ont une très bonne capacité à nous vendre quelque chose qui a l’air d’être génial… et qui n’arrive pas à suivre le rythme.

Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que l’ennui a été suivi d’un levage de yeux au ciel un peu trop prononcé à la demande en mariage et d’un fou rire incontrôlable à la fin. Le tout dans le RER. Peut-être que les conditions n’étaient pas idéales pour regarder une série et que ceci explique cela. C’est une possibilité que je ne néglige pas, mais cela fait quelques semaines que la qualité semble décliner.

Je n’ai pas beaucoup d’espoir pour la suite… Alors pourquoi continuer ? J’ai quand même envie de savoir, allez comprendre, c’est un besoin masochiste, je ne vois que ça.

Capture d'écran 2017-01-25 00.56.50.pngÉpisode 9 – CLEOPATRA – 09/20
Ryan is a terrorist, Hannah

Retour difficile pour Quantico qui m’informe que toute l’attaque terroriste n’a commencé qu’il y a huit heures. On est donc en temps réel, ça promet.

Il y a un gros travail sur la structure de l’épisode, avec un changement pour tenter de rameuter le public sur cette nouvelle case horaire. La situation est ainsi représentée une nouvelle fois d’une manière encore différente par une Alex interrogée par Hannah et le moins qu’on puisse dire c’est que… ça ne fonctionne pas, c’est toujours le bordel. En plus, je n’étais même pas sûr qu’elle avait survécu à la saison 1 l’ex de Ryan.

Suite à leur cliffhanger précédent, ils sont bien obligés également de nous expliquer que les rôles sont inversés, et c’est à Shelby que revient cette lourde responsabilité. Et elle a beau faire tout ce qu’elle peut, ce n’est pas facile de vendre aux spectateurs une telle info, alors son discours s’embrouille, la First Lady devient une terroriste elle-même et je ne suis toujours pas dedans.

Le cliffhanger nous montre donc une Alex qui s’échappe en compagnie de Miranda qui l’informe qu’elle va devenir à son tour une terroriste après une petite conversation. Mon dieu, pouvait-on aller plus loin dans le WTF ? Le « jump the shark » est irrémédiable, je crois.

Quant au passé, ce n’est guère mieux, avec une Shelby qui croit gérer sa couverture quand il est évident qu’elle se plante et Alex qui tente d’en savoir plus sur son recruteur. La mission éducative du jour est d’abord de récupérer plein de numéros de téléphone dans un bar, pourquoi pas, ça fonctionne, puis ensuite de coucher avec quelqu’un dans un autre bar. C’est creepy, ça mène à des scènes franchement pas nécessaires, voire dérangeantes.

Dayana continue heureusement d’être intrigante et l’intrigue Harry/Sebastian connaît des rebondissements intéressants. Outre le baiser ci-dessus, on a Sebastian qui s’autoviole en couchant avec une nana et sans accepter ensuite les conséquences psychologiques que ça a sur lui. C’était très intéressant car c’est une situation que je n’ai jamais vu évoquée comme cela à la télévision, mais bon, c’est du Quantico, alors c’est un peu expédié. Les sentiments de Harry pour lui sont bien clairs, de même que son amitié avec Alex.

Cela rattrape du couple Alex/Ryan qui me sort littéralement par les trous de nez. Bref, pas brillant comme retour, avec des explications encore retardées et qui, d’avance, vont avoir bien du mal à me convaincre. Quant à Alex sur le point de rejoindre les terroristes… Et bien, c’était exactement la même chose en saison 1 avec le coup de téléphone qu’elle avait reçu et la forçait à devenir terroriste…

10.pngÉpisode 10 – JMPALM – 08/20
The mission will end, being at the farm will end, we won’t.

Quantico nous fait la politesse de nous montrer la fameuse conversation entre Alex et Miranda dès le départ, mais celle-ci ne révèle rien du tout et ne fait pas d’Alex une terroriste du tout. Un cliff pour rien, quoi. Évidemment, il reste douze épisodes à cette saison, donc douze cliffhangers. On nous fait donc attendre tout l’épisode, en nous pondant malgré tout quelques rebondissements, mais bon, on aura finalement zéro avancée concrète de ce côté-là, juste du temps de comblé. Frustrant, répétitif par rapport à la saison 1.

Du côté un peu plus positif, mais toujours « dans dix mois », Shelby se retrouve face à la présidente (inégalable Marcia Cross) qui, elle, nous apporte quelques explications intéressantes sur la saison, mais pas suffisantes de mon point de vue.

Les scénaristes en profitent pour se révéler assez anti-Trump, une mode qui envahit peu à peu (de manière prévisible) les séries, de manière plus ou moins réussie. Il est donc ici question d’un président incompétent élu face à une badass, qui se retrouve présidente par défaut suite à un attentat. It rings a bell, comme disent les anglais. Sauf que bien sûr, elle n’assume pas ses erreurs, ce que Shelby lui reproche dans un espèce de pseudo-discours féministe un peu chelou sous-entendant que les femmes ne peuvent/doivent pas faire les mêmes erreurs que les mecs. OK, c’est donc tout sauf du féminisme, et ça tombe à plat pour moi. Heureusement que les actrices sont plutôt douées, car le scénario ne les aide pas.

Sans surprise du tout (même si on nous met une petite musique dramatique et du suspens), la présidente se range au dernier moment du côté de Shelby. Tellement prévisible.

Dans le passé, l’épisode s’attache à séparer Alex et Ryan, qui souhaitent continuer leur petit couple en dépit du bon sens et surtout envers et contre tous. Harry s’amuse avec le couple, probablement histoire d’oublier ses propres problèmes avec Sebastian, très peu exploités (mais franchement, ce n’est pas plus mal vu comment ils les exploitent).

Comme d’hab, ils ont aussi leur petite mission (inutile) à gérer pour les mettre au-dessus des lois et de tout le monde, et ils s’embrouillent en le faisant, en s’en tirant à merveille, comme d’hab. Et ça, ça continue de me blaser, surtout que ça ne sert qu’à l’affrontement puis au rapprochement Alex/Ryan. Comme d’hab. Et rien de bien grandiose.

C’était heureusement une meilleure intrigue du côté de Shelby, qui se croit au-dessus de tout avec sa couverture bidon qui tombe enfin à l’eau mais pas de la manière à laquelle je pensais. Ça rattrape le discours final sur la vraie CIA, mais pas la médiocrité ambiante de cet épisode qui n’apporte absolument rien à l’intrigue générale.

En fait, comme en saison 1, ça part trop loin dans le délire sans rien justifier, ça s’enlève toute seule le peu de crédibilité qu’elle a et ça fait un gros flop étirant inlassablement une intrigue qui aurait pu fonctionner. Sur douze ou treize épisodes.  Pff.

11.pngÉpisode 11 – ZRTORCH – 06/20
Ryan told him. He didn’t tell you? They didn’t tell you.

Bon, qu’est-ce que je fais là ? Je ne sais plus trop, mais je continue à regarder, ça me fascine.

Cette semaine, Alex et Shelby nous conjugent le verbe tell à toutes les sauces en trois phrases, on nous fait des petites références à ISIS pour maintenir le sentiment de terreur attentat et la post-prod surfe sur la tendance Superbowl en utilisant Lady Gaga en fond sonore. Deux fois. Sérieusement. Je ne vais pas me plaindre, j’adore le dernier album et je l’écoute en boucle dans ma voiture. Bon, du coup, je chantais plus que je ne suivais ce qu’il se passait. Je sais, tout cela ne nous avance beaucoup sur l’épisode, mais je n’ai pas réussi à entrer dedans cette semaine, me contentant de remarquer ce genre de détails, ou Alex qui marche en roulant du cul, ou la grosse crédibilité de Ryan recevant sa mission par sms devant tout le monde, ou en me concentrant avec fascination sur les figurants de la ferme qui sont tous là bien gentiment à écouter nos « héros ». Bref, rien qui n’aide à entrer dans le délire.

En gros, l’idée était d’exfiltrer Owen et ce sont les recrues qui devaient faire le boulot. Sauf que personne n’a rien fait à part Alex : Harry et Sebastian ont bu un coup, les figurants ont disparu, les autres bossent tous pour Lydia. Ah oui, d’ailleurs, ça y est Alex a compris ça toute seule comme une grande et a balancé l’info à Shelby, qui est de plus en plus le cliché de la blonde qui découvre tout après tout le monde. La pauvre. Elle se rattrape en fin d’épisode.

L’avantage quand on n’accroche pas du tout, c’est que ça redevient un peu imprévisible : genre je ne m’attendais pas à Alex qui finit au sol à un moment. J’ai envie de parler aussi de la très mauvaise scène « PULL THE TRIGGER » qui ne m’a pas fait stresser une demi-seconde et qui ridiculise encore un peu plus le personnage d’Owen, décidément un bien mauvais professeur (du coup, j’en profite pour l’afficher avec l’image de la semaine).

Passé ce moment très drama queen, Owen décide finalement d’aider Alex et Shelby. Bon, pourquoi pas, ça peut faire des scènes intéressantes par la suite car Alex & Shelby, c’est un duo qui me plaît bien (depuis l’épisode de la saison 1 avec l’entraînement d’attentat dans un avion là).

Quant au futur, et bien, on a assisté à des interrogatoires vraiment pas passionnants, tout cela pour nous mener à un cliffhanger où tout le monde se barre du building, guidé comme toujours par Alex, Ryan et l’une des jumelles (je ne m’aventure pas à la nommer, je suis sûr qu’ils vont nous pondre qu’elles ont encore changé d’identité).

J’ai l’impression d’être revenu aux épisodes de la saison 1 que je regardais dans le train, ratant les trois quart des infos tellement ils n’arrivent pas à m’accrocher. Bref, je ne donne des points à cet épisode que parce qu’il m’a fait chanter.

12.pngÉpisode 12 – FALLENORACLE – 09/20
We serve America. It’s just better that America not know how

Mouais. Je l’ai vu hier et j’ai déjà l’impression d’avoir tout oublié (j’ai bien pris des notes, mais impossible de remettre la main sur la page de journal où je les ai écrites d’une main hâtive dans le RER). Oups ? Pas vraiment, car ce n’était pas fameux.

La mission du jour à la ferme constituait quand même à faire en sorte que les recrues soient capables de voler des objets persos dans un bar (toujours le même qui plus est) sans se faire griller, afin de réussir à commettre un acte de trahison par la suite. C’est génial la formation d’un agent pour la CIA dis-donc ! Prochaine étape, le meurtre ? On en est où au juste ?

Au moins, ça permettait de donner un peu de temps à Harry qui, je l’avoue, est devenu de manière totalement inattendue un de mes personnages préférés dans cette série et qui, cette semaine, explique au reste de la classe comment être un bon pickpocket. Je ne pouvais pourtant pas le voir en début de saison… et ce n’est pas son intrigue avec Sebastian qui l’aide. Il a ses moments marrants quand il est tout seul, mais tout ce qui touche à Sebastian est d’une lourdeur sans nom. Seule leur dernière scène, celle où il manque de le tuer, est véritablement intéressante. Tout le reste, franchement, je m’en tape le coquillard (si vous saviez combien de temps j’ai attendu avant d’utiliser cette expression sur le blog), même si c’était très mignon d’enfin nous expliquer le passé du personnage.

Bon, et évidemment, la mission à la NSA cachait des sous-missions pour Alex et Ryan, comme d’habitude. Rien de bien intéressant, mais si j’ai bien suivi, Léon se fait virer de la ferme à cause de Dayana. Sympa.

De toute manière, maintenant, il bosse pour le FBI et en profite pour larguer Shelby qui avoue à Nimah être tombée amoureuse. Ben tiens.

Finalement, la plus grosse surprise vient du retour de Lydia qui apprend au passage à Ryan que non, Léon n’a tué personne. Ryan la croit sur parole et avertit aussitôt Alex qui est occupée par l’explosion d’une planque dans laquelle il y a des photos paparazzi de tout le monde à la ferme. Oups.

Du côté du futur, je suis totalement paumé. Alex continue de faire confiance à des gens à qui elle ne devrait pas vu ce qu’on apprend du passé, il y a toujours ce suspens autour de l’AIC et je sens la migraine pointer chaque fois que j’essaye de voir si tout ça peut avoir un sens d’une manière ou d’une autre. Que dire aussi de l’intrigue autour de la femme de Sebastian qui s’avère être un agent de la CIA ?

En tout cas, les otages sont relâchés… mais grâce à une habile pirouette scénaristique, Alex va y retourner sous les ordres de Lydia (hein ?) pour stopper Dayana. Youpi… Où est l’aspirine ?

13.pngÉpisode 13 – EPIC SHELTER – 11/20
It’s the official narrative

Et c’est reparti pour un titre cryptique cachant un épisode qui boucle tout et qui commence en justifiant une nouvelle fois pourquoi le petit groupe d’agents que l’on connaît est carrément nécessaire sur les lieux… de manière pas du tout convaincante.

C’est le genre de choses qui se répète d’épisodes en épisodes, on nous explique pourquoi il faut absolument qu’Alex fasse ceci ou cela, mais franchement, ça paraît de plus en plus gros à chaque fois… un peu comme toutes les scènes de bar dans les flashbacks d’ailleurs !

Dans ceux-ci, une nouvelle semaine de cours commence avec un enseignement sur la nécessité de ne pas se faire griller sa couverture. Oui, bon, ils sont tous agents ou pas ? Je ne sais pas comment je pourrais supporter un cours de ce genre aujourd’hui. C’est un peu comme si on m’expliquait ce que c’est qu’une comparaison de manière hyper simple mais sérieuse alors que ça fait plus de dix ans (oh merde) que j’ai appris ce que c’était – et que je l’enseigne aussi. Bref, bref, peu importe, cette introduction permet de combler un peu de temps, de nous montrer les agents s’entraînant à faire ce qu’ils font depuis 30 épisodes pour certains et d’amorcer l’idée d’un testament pour chacun.

D’une manière ou d’une autre, cela mène à un Harry complétement pété au bar, grillant au passage sa couverture auprès des autres agents de la ferme. C’est beau, on croirait presque que c’est fait exprès !

En parallèle, deux agents viennent enquêter sur l’explosion de l’épisode précédent qui a tué une ancienne recrue, elle-même en train d’espionner la ferme. Cela complique encore un peu plus les relations et interactions de chacun, mais bon. Owen décide de prendre toutes les responsabilités, mais c’est un crime fédéral alors, c’est un problème et il se fait arrêter. Lydia finit même en larmes dans les bras de son père – et putain, on aurait franchement dit une scène de couple.

Du coup, Alex se fait virer de la ferme et l’air de rien, on a vu tout ce que l’on avait à savoir de la ferme. Bye bye les flashbacks ! Franchement, je n’ai compris qu’après coup que cette partie de l’intrigue se terminait tellement je suis resté attentif tout du long.

Concentrons-nous sur ce futur qui est riche en révélations cette semaine. Histoire de m’en débarrasser tout de suite : toute l’intrigue Harry/Sebastian se conclut sans vraie conclusion, Sebastian est blessé, et basta. Pour un sentiment de conclu, il faut donc revenir sur les flashbacks et sur leur au revoir très moyen. OK, c’était bien la peine de nous faire chier cinq épisodes avec ça (et pourtant, ça me motivait au départ) !

Miranda révèle enfin tout ce qu’elle sait et, même si c’est hyper bizarre à dire, ça se tient, plus qu’en saison 1 en tout cas. Les pièces du puzzle étaient sacrément bien cachées au milieu de tout ce foutoir (désolé, je n’ai pas d’autres mots pour considérer les cinq derniers épisodes, mais en même temps vu mes notes, ça ne surprendra personne) et s’emboîtent à peu près correctement.

Difficile d’être formel cependant : ça fait longtemps que j’ai lâché l’affaire de la crédibilité dans Quantico ! De son côté, Alex s’approche tellement de la vérité qu’elle se fait tirer dessus et que c’est finalement bien Lydia qui était de l’AIC, ou en tout cas de ce qu’ils appellent comme ça. C’était donc très utile de nous faire croire que non durant trois scènes. Et bim, et bam, et boum, sans prévenir, l’ensemble de ce que je pensais être l’intrigue de la saison est subitement bouclée.

Que, quoi ?

J’ai eu l’impression d’être à nouveau devant Notorious, qui avait conclu et changé de fil rouge sans prévenir histoire de faire remonter l’audience. Cela dit… c’est peut-être le cas pour Quantico aussi, car les critiques se généralisent un peu partout. Ils se sont peut-être dit qu’il était temps de passer à autre chose. Tant mieux, à vrai dire, cela faisait quelques semaines qu’on errait sans trop savoir ce qu’il se passait. J’ai même écrit il y a quelques épisodes que ça aurait pu tenir en treize épisodes, mais du coup, je ne comprends pas pourquoi ils se sont comportés comme s’ils allaient en faire 20 ?

Et d’autant plus tant mieux qu’avec l’ellipse de deux semaines, j’ai cru qu’on avait une conclusion tellement stupide que j’allais enfin arrêter la série.

Je suis un peu triste qu’Harry ne soit pas dans la nouvelle équipe, car c’était le dernier personnage auquel j’accrochais encore parfois, alors j’étais en train de me raisonner, de me dire que de toute manière la série est tellement mauvaise qu’il était temps que j’arrête. Et rebim, les deux derniers mots m’ont littéralement fait insulter mon écran. « My son ».

Caleb va ENFIN revenir, on va ENFIN savoir ce qu’il est devenu et je crois que c’est un cliffhanger efficace, car la curiosité me fera probablement revenir. En tout cas, cette nouvelle pause dans la diffusion est la bienvenue et il me reste à déterminer si je serais là ou non pour la reprise… mais je crois que oui, car la curiosité est vraiment mon plus terrible défaut.

Capture d'écran 2017-03-29 16.54.08.pngÉpisode 14 – LNWILT – 15/20
You’re here because you know too much

L’épisode débute in media res avec une intervention d’Alex et Shelby qui parlent ensuite tranquillement et devant tout le monde de leur nouvelle mission top secrète. Il ne faut pas bien longtemps pour être remis face à face avec les défauts de Quantico, mais en même temps, j’ai envie d’y croire et de leur laisser une nouvelle chance, parce que le cliffhanger m’a vendu du rêve.

Oui, mais en fait, ce rêve, c’était bidon : Caleb n’est pas le seul fils de la présidente, il a un grand frère, Clayton, qui préfère se faire appeler Clay depuis que son père s’est amusé avec Shelby. On peut le comprendre. C’est donc toute la famille de Caleb qui débarque dans la série, mais toujours pas lui. Nous apprenons au passage qu’il a encore une sœur que nous ne connaissons pas et comme Clay passe un appel à une mystérieuse « Claire », j’en déduis que nous finirons par en savoir plus sur elle.

Du coup, le cliffhanger tombe à l’eau, mais l’épisode s’en tire bien avec cette surprise. Il est temps de réunir le casting pour sa nouvelle mission top secrète et les retrouvailles me donnent l’impression que cela fait des années que nous ne les avons pas vus aussi heureux de vivre et bien dans leur peau. Cela fait beaucoup de bien à la série de retrouver des personnages qui en sont à un stade de leur vie où les choses sont plutôt claires entre eux. Chacun a ses querelles internes, ses amitiés et ses reproches, mais, justement, cela créé une dynamique de groupe vraiment efficace où les dialogues échangés sont bien sentis. C’est très rare de trouver ça dans Quantico, ça fait du bien !

Alors ne me faites pas dire pour autant ce que je n’ai pas dit : il y a toujours pas mal de défauts. Le pire pour moi, c’est Marcia Cross qui débarque une nouvelle fois en tant que présidente et qui nous fait un discours sur les attentats, prenant pour exemple de vrais attentats et les mixant avec leur G20 foireux de début de saison. Euh, je sais pas, entendre parler du Bataclan puis de leur vrai-faux-vrai-on-sait-plus-trop attentat du G20 en deux phrases, ça ne prend pas trop. On va dire qu’ils essaient de fixer la série dans le réel, mais justement, la série n’a rien de réel du tout, quand on voit ce qu’ils nous pondent à chaque épisode. Et puis, malgré tout, je me sens grave arnaqué par l’absence de Caleb !

Bref, je vais me concentrer sur ce qui fonctionne le mieux, c’est-à-dire tout ce qui n’est pas l’intrigue. Les personnages évoluent et c’est agréable, que ce soit Dyanah en mal d’amis, Shelby qui en sait soit disant trop d’après son nouveau patron Clay, Alex et Ryan qui ont rompus mais se kiffent encore, Nimah qui subit les reproches de Shelby… Il y a tout plein de duos à exploiter dans cet épisode. Malheureusement, il y a aussi le retour d’Owen, qui pour moi n’est pas franchement une bonne idée. Cela nous replonge vraiment dans le délire de la ferme, surtout que comme par hasard, ils y sont de retour. Je préférais qu’on s’éloigne vraiment de tout ça. En plus, je ne suis pas un grand fan d’Owen, qui est un personnage que je trouve trop plat par rapport aux autres.

Avec le retour d’Owen, on retombe en plus très vite sur une intrigue à la semaine qui a plus de mal à m’accrocher avec une mission à laquelle je ne comprends pas trop. Dans ma tête, leur mission principale était de partir à la recherche des disques durs, un peu à la manière de Prison Break saison 4. Là, je suis plus mitigé.

Il y a pourtant deux bonnes choses dans cette mission. L’introduction de la journaliste, Sasha, fonctionne à merveille et on sent tout de suite qu’elle va creuser plus loin que le bout de son nez. Cela ne manque pas et le cliffhanger nous la montrera en train de retrouver Ryan (qui fait donc de la pêche sur son temps libre, excusez-moi mais j’ai ri). Elle aura donc un rôle à jouer cette saison, ce qui peut être positif pour éloigner un peu Ryan et Alex.

L’autre bonne chose de cette mission, c’est l’arrivée d’Harry, qui sort de nulle part. Je pensais vraiment que la série allait s’en débarrasser et comme c’est l’une des bonnes choses de ce début de saison 2, je suis content de le retrouver, lui et ses petites réflexions (« and as I’m a man, I probably wouldn’t » ahaha).

Comme d’habitude, leur mission de la semaine est plus compliquée que prévue et ils se font prendre comme des merdes, mais en fait non. Ils enquêtaient sur l’AIC, mais se retrouve avec une pyramide de Ponzi à laquelle je n’ai pas tout compris. Ils ont encore réussi à me perdre en un épisode, mais ça empire encore avec Alex et Harry qui trouvent lune information au dernier moment. Cela ne suffit pas à faire embaucher Harry, pourtant son duo avec Alex continue de fonctionner à merveille.

Owen signe un second retour dont j’aurais pu me passer. Ils ont pourtant de bonnes références niveau série, avec un « mur de têtes » à construire qui n’est pas sans me rappeler Alias. Il y a donc de bons éléments et j’ai l’impression d’être devant une troisième saison. Jamais deux sans trois, je leur laisse encore une chance et on verra ce qu’ils en font.

Pour l’instant, les personnages sont beaucoup mieux développés que dans le reste de la saison, arrivant à un point où on a tous envie de les aimer de nouveau, même Nimah (dont je n’ai vraiment rien compris à l’intrigue G20), même Shelby qui développe déjà une alchimie avec Clay malgré sa fiancée, Maxine (je me note le nom, au cas où).

Enfin, une mini-intrigue de l’épisode nous montre Léon devenir dingue et parler d’un serial-killer qui en a après tous ceux qui étaient à la ferme. La présentation de l’intrigue me donnait envie, mais en fait, les filles ne le croient pas et il se fait enlever de manière un peu conne en fin d’épisode. Du coup, je ne suis pas sûr d’accrocher tant que ça.

Capture d'écran 2017-03-29 17.20.29.pngÉpisode 15 – MOCKINGBIRD – 16/20
OK I’ll admit it, I’ve missed this.

Comme j’avais pris une semaine de retard, j’ai enchaîné sur ce 15e épisode et force est de constater que, merde, je suis de nouveau en train de tomber dans le piège de vraiment kiffer la mise en place de l’intrigue. Le fait qu’on laisse tomber les flashbacks y aident grandement, il faut bien l’avouer, mais j’ai peur d’être à nouveau déçu. C’est mon côté masochiste, je vis la même chose à chaque épisode un peu meilleur de Once Upon a Time et j’ai attendu toute la saison 6 d’American Horror Story l’élément qui me ferait trouver ça chiant.

Cet épisode débute avec une intro déconnectée du reste, un quartier riche évacué et qui va être en fait la mission de la semaine. Pas de bol, c’est une FAKE NEWS. Trump continue d’inspirer jour après jour les scénaristes, c’est beau. Il est de nouveau question de Russie dans les séries et les trolls viennent désormais s’y mêler.

L’intrigue de la semaine est plutôt sympa, ce qui est rare dans cette série, puisqu’il est question de comprendre à quoi sert l’évacuation de la ville : le but est de retrouver une nana elle-même spécialiste des fake news. Cela prend plutôt bien car ça permet d’approfondir les nouvelles dynamiques entre personnages, que celles-ci sont sympas, et ça finit en fusillade où seuls les méchants sont touchés. Cool.

Il faut intégrer Owen comme membre de l’équipe et pour ça Clay décide de lui tirer les vers du nez, en le filmant à son insu, sur les faiblesses de chacun. C’est plutôt classique et ça entraîne une rivalité entre eux pendant tout l’épisode, qui mène à une réconciliation béta où Clay affirme son utilité en tant que leader. Mouais, mouais, mouais.

Il n’est pourtant pas un bon chef tout au long de cet épisode, laissant Nimah de côté alors que, comme dans l’épisode précédent, elle s’avère son meilleur élément qui comprend tout l’intérêt de la mission. Raina est toujours aux abonnées absentes, mais comme pour elle non plus je n’ai rien compris en début de saison de toute manière, je profite de son absence pour ré-accrocher à Nimah.

J’ai également beaucoup apprécié la réintroduction d’Alex et Ryan cette semaine, autour de la différence FBI/CIA qui est enfin clairement expliquée dans les intentions du job de chacun.

L’autre duo très cool de cet épisode, c’est bien sûr Alex et Harry. Les scénaristes savent bien ce qui fonctionne dans leur série et c’est appréciable de les retrouver ensemble. Ce dernier trouve ainsi le moyen de se ramener une nouvelle fois auprès de la nouvelle équipe, ce qui est complétement con. J’aurais préféré qu’on ne le voit pas un épisode plutôt que de voir les scénaristes galérer à trouver un moyen de l’intégrer comme ça. Cela dit, il fait tellement du bon boulot avec Alex, qu’ils finissent par trouver logique de l’incorporer à l’équipe. Alléluia. Cela fait suite à une scène où Alex énumère les faiblesses d’Harry, et ça, en revanche, c’était bien plus chiant !

De son côté et voyant qu’Alex continue sa vie comme si de rien n’était après leur rupture, Ryan accepte le rendez-vous de Sasha, la journaliste, et j’aime beaucoup cette partie de l’épisode : il se fait totalement manipuler par celle-ci qui expose sa couverture en trois secondes. Du coup, il lui vend des infos tout en étant clairement attiré par elle. C’est parfait, parce que ça créé un triangle un peu pourri qui sera marrant et parce que, pour une fois, les scénaristes nous montrent à quel point leurs personnages sont en vérité de mauvais agents.

Tellement mauvais qu’ils ne voient même pas venir la nouvelle menace : Léon se fait gentiment suicider dans sa baignoire alors que Shelby l’appelle pour reprendre contact après avoir fait croire à Clay qu’il était son mec. Je suis un peu déçu de cette mort parce que c’était un personnage que j’aurais aimé revoir, mais en même temps, si ça peut permettre de lancer un petit slasher sur ces agents, je prends !

Bon donc si je fais un bilan provisoire de cette nouvelle partie de saison, force est de constater qu’on repart sur d’excellentes bases, avec des duos plutôt efficaces (Alex/Harry, Ryan/Sasha, Shelby/Clay, Dayanah/Nimah) et une vraie dynamique de groupe. Le fil rouge n’est pas encore trop mis en avant, mais on sait déjà que chaque épisode va permettre aux agents de trouver le nom d’un nouvel ennemi, et qu’il faudra faire tomber tous ces noms dans les derniers épisodes.

Pour l’instant, je me laisse berner et j’aime bien. Merde.

EDIT : quelques mois après le visionnage de ces épisodes, j’ai pris le temps de me faire un résumé de ce début de saison chaotique auquel j’ai mis du temps à comprendre quelque chose. Je sais que mon article n’était pas toujours super clair, parce que j’étais paumé, mais tadaa, les voilà les explications.

15.pngÉpisode 16 – MKTOPAZ – 16/20
My god, can you help me before they kill me?

Je me lance tôt dans Quantico aujourd’hui, parce que Supergirl est en pause et que j’ai apprécié les derniers épisodes de la série que j’ai vu.

L’épisode nous introduit Maxine déjà au lit avec Clay. C’est une introduction plutôt habituelle pour Quantico. Bon, il est rapidement embêté par Nimah qui lui envoie un SMS. Et comme par hasard, la mission du jour implique de se servir de la réputation de Maxine, à qui il cache son job depuis le début. La mission de la semaine implique Rebecca Sherman, une femme connue pour être une influençeuse. Ah ces nouveaux métiers à la mode.

Ryan en profite pour impliquer Sacha dans ses recherches, ce qui attire les suspicions de Neema, forcément. Elle est sur son dos pour le reste de l’épisode et comprend sa relation avec Sacha. Elle ferme les yeux, se bourre la gueule pour oublier et laisse Ryan faire ses propres erreurs. Celles-ci consistent en un rencard avec Sacha, qui se fait à son boulot. Mouais, j’attends un peu mieux de ce couple (et elle n’est clairement pas journaliste en plus, ça aussi j’attends d’en savoir plus). Bref, ils s’embrassent, c’est mignon.

Le problème, c’est que Rebecca est vraiment bonne à son job (hmm) et est capable d’analyser le langage corporel d’Alex (qui agit exactement comme d’habitude pourtant). Pendant ce temps, Clay essaye de craquer son ordinateur, avec l’aide de Kurt qui fait en sorte de faire parler Rebecca grâce à Sacha. C’est un peu gros tout ça, mais ça fonctionne plutôt bien. C’est le troisième épisode qui réussit à proposer quelque chose de ce style, c’est divertissant et inattendu. C’est alors l’heure du rebondissement pour relancer l’épisode : Rebecca leur demande de l’aide.

Ils profitent alors d’elle pour se rapprocher d’une autre de leur cible. Malheureusement, ça tourne mal assez rapidement et Rebecca se fait tuer. Alex irait bien l’aider quand elle se fait tirer dessus, mais elle est forcée de la laisser agoniser au sol quand même, sinon elle risquerait de griller la couverture de cette opération super secrète. Cela permet une bonne scène et un bon de drama, alors j’approuve. Cela faisait un moment que Quantico n’avait plus réussi à me faire approuver une de ses décisions, mais cet épisode avait un bon rythme dans ses rebondissements.

En parallèle, Harry fait sa révolution au boulot et est un empêcheur de tourner en rond dès le départ. C’est un peu dommage car, à ce détail prêt, j’aime beaucoup les nouvelles réunions d’exposition de l’affaire ; elles fonctionnent bien mieux que les speechs d’Owen à l’époque de la ferme (on est toujours censé y être, mais bon).

Harry se barre donc faute de faire le boulot qu’il veut, puis revient. C’est le troisième épisode d’affilée qu’on lui file la même intrigue de type à l’écart qui fait en sorte d’être embauché, ça devient lassant ça en revanche, surtout qu’on en avait fait le tour la semaine dernière.

Seulement, dans le parc où ça part en vrille avec Rebecca, Harry finit par repérer le tireur, et le tireur est… Sebastian. Forcément. Fallait bien qu’il revienne celui-là (et il n’a plus l’air blessé du tout vu son boulot et sa démarche). Harry ne prévient personne, disparaît dans la nature, mais tout le monde continue sa journée comme si de rien n’était alors qu’ils ont un agent dans la nature. Sans grande surprise, Sebastian le prend en otage sans éveiller les soupçons de qui que ce soit, et ça nous fait un cliffhanger sympa (même si un autre gentil qui devient méchant dans cette série, ça m’inquiète un peu).

Shelby, elle, devient conseillère conjugale pour Clay après sa dispute avec Maxine, qui a compris son double jeu pour son boulot. Pff. C’est gros, trop gros, mais en même temps, c’est rigolo (et puis, c’est Quantico). Shelby ose venir défendre son patron auprès de Maxine malgré son passif avec cette famille. Pas mal et également pas du tout trop gros pour passer comme crédible. La blonde en pince grave pour son boss, ça en devient creepy cette attirance familiale (encore que, pour le coup, Clay ressemble à Caleb).

Ah et avant que j’oublie, Owen reçoit un papier pour visiter Lydia et il ne sait pas quoi faire. Passionnant. Un autre cliffhanger de l’épisode est donc de le voir au parloir. Personnellement, ça ne m’aurait pas dérangé qu’on oublie Lydia pour la fin de cette saison…

Enfin, Raina se fait enlever à son tour, et ils tentent de l’épingler comme terroriste. Original.

Malgré ses quelques défauts habituels, Quantico propose un épisode efficace avec des rebondissements bienvenus et une complexification de l’intrigue qui tient encore debout. J’espère que ça va continuer parce que pour le moment, c’est bien !

Screenshot_2017-04-12-12-40-13.pngÉpisode 17 – ODYOKE– 13/20
I’ll wait for your funeral, you right-wing sell out.

Aïe, je n’ai pas aimé cet épisode que j’ai trouvé d’une lourdeur sans nom. Pourtant, l’intention de départ est bonne, l’ensemble est meilleur que les deux premiers tiers de saison, mais franchement, c’était trop gros et surtout l’intrigue générale est mise de côté. Pas d’Harry ni de Sebastian et une avancée à pas de fourmi cette semaine.

À la place ? Un épisode pro-immigration, un thème traité avec la subtilité d’une des recrues de Quantico sous couverture… Donc sans subtilité. Non, je ne suis pas tendre, mais franchement, j’ai levé les yeux au ciel un nombre incalculable de fois cette semaine. Je l’ai vu dans un train, ça n’a peut-être pas aidé non plus, mais j’ai trouvé ça franchement raté, malgré un très bon message.

Cet épisode commence par nous présenter l’ensemble du casting se préparer à partir en vacances. Cela sort de nulle part et ne dure pas : le week-end est annulé pour tout le monde à cause d’une nouvelle mission suite à un attentat… commis par Raina ! C’est en tout cas ce que les médias veulent faire croire, mais celle-ci clame son innocence auprès d’Alex. Elle se retrouve donc aussi victime qu’Alex selon elle. Hop, encore une agente à l’identité supposée secrète qui se retrouve affichée à la télé. Ils sont bons !

Bon, Raina n’arrive pas seule : elle a tout un tas d’infos à donner à Alex. Cette dernière apprend ainsi la mort de Leon et la garde pour elle (ou presque). Euh ? La raison pour laquelle elle donne l’information est médiocre et ça m’a vraiment dérangé : ce n’est pas du tout le personnage d’Alex tel qu’on le connaît !

J’ai un peu décroché de son intrigue avec Owen ensuite, mais ils se retrouvent dans une fusillade surprise de laquelle ils ressortent bien sûr vivants, mais pendant laquelle Owen s’est figé, ce qui le déprime. OK, OK. Peut-on me trouver une raison d’apprécier son personnage ? Non ?

Ce n’est pas franchement mieux du côté de Ryan. Celui-ci voulait se faire son petit week-end avec sa Sacha, mais il finit par découvrir qu’elle le compromet à cause de ses parents, coincés en Russie. Cela inquiète Alex qui a passé l’épisode à être suspicieuse envers son ex, mais en fait, d’après Ryan, ce n’est pas son business. Grosso modo. C’est tout à fait juste et la scène où Sacha révèle la vérité sur ses parents m’a fait lever les yeux au ciel (une constante pour moi devant certaines séries) tellement ce n’était pas subtil. C’était une histoire d’immigration bien grosse et lourde, histoire de.

En parallèle, le reste de l’équipe (Clay, Shelby et Nimah, donc… Ne me demandez pas où sont passés les autres) est chargé d’empêcher la création d’une liste de musulmans, projet porté par des Républicains représentés par Felix, un ami de Clay sorti de nulle part (mais que la série prend le temps de foutre à poil en début d’épisode, faut bien garder les audiences comme ils peuvent).

Felix se dit pris au piège par sa position du parti. Il est lui-même immigré (un point largement évoqué dans l’épisode en toute subtilité toujours, par Shelby) et donne donc à son ami les noms des représentants dont le vote peut être infléchi. Du moins, c’est ce que Clay croit, mais en fait Felix les manipule.

Le piège est un peu gros et se voit à des kilomètres. La série ne se sort pas d’affaire en évoquant Black Mirror en référence de ce qui est en train de se passer (mais merci pour mon Bingo Séries). En conclusion de cette intrigue, l’équipe échoue et Nimah comprend que la haine de Felix vient d’un attentat dans lequel sa sœur est morte. Oh putain.

Si j’ai trouvé que l’ensemble de l’épisode manquait de subtilité, le « all hate comes from somewhere » est d’une simplicité dégoulinante de bons sentiments. Si seulement ! Quantico traite de sujets complexes et le fait souvent mieux que ça, mais alors là, c’est un échec total pour moi. Le racisme d’un perso justifié par un passé de victime (indirecte) d’attentat sorti de nulle part, c’était la goutte d’eau. J’ai trouvé cela particulièrement mauvais.

En attendant, Shelby continue de draguer Clay (et inversement), mais ce dernier déprime. Elle décide donc d’appeler Caleb pour qu’il remonte le moral de son grand frère… mouais, venant de Shelby, c’est le coup de fil qui n’a aucun sens. Genre, imaginez deux secondes, votre ex qui a couché avec votre père vous appelle pour vous dire que, eh, quand même, faudrait peut-être que vous vous occupiez un peu de votre famille. RIDICULE.

La fin de l’épisode est heureusement plus réussie pour les autres intrigues : Ryan espionne Sacha, Alex est suivie par Sebastian (cliffhanger wouhou) et Nimah décide d’échanger (une fois de plus !) sa place avec Raina. Nimah ira donc en prison pendant que Raina occupera sa place. Je ne suis pas sûr que ce soit une si bonne idée, mais ça fera un rebondissement sympa, j’imagine.

Screenshot_2017-04-18-16-50-11Épisode 18 – KUMONK – 15/20
We’re going to lose this game

Bon, cet épisode avait du très bon et du beaucoup moins bon, le tout était assez prévisible quand même et je reste mitigé dans l’ensemble. D’où une note un peu passe partout : c’est bon (donc divertissant) mais ça n’a rien d’exceptionnel.

Commençons par le moins bon, et peut-être aussi ce qui intéresse le plus à ce stade de la série… les relations amoureuses !

D’abord, l’épisode essaye désespérément de nous vendre Owen/Alex comme un truc qui fait rêver. Alors force est de constater que les acteurs s’en tirent très bien pour créer une alchimie qui n’avait rien à faire là à la base, mais ça me crispe totalement ce rapprochement. Cela fait quelques épisodes que ça dure déjà, mais là, franchement, leur première scène essaye vraiment de nous faire accrocher à une attirance sexuelle entre eux. Quant à la scène du bar, pareil, c’est clairement de la drague, et Alex la reconnaît comme telle. MAIS QUOI ?

Loin de cette dragouille de bas étage entre l’ex prof et son étudiante (mais les rôles sont inversés dans cet épisode hein) et d’une différence d’âge qui pourrait presque être gênante (je ne suis pas là pour juger… et puis, peut-être que dans un mois, j’aurais pour président un homme marié avec sa prof aussi – OUH attention, je parle politique, fuyons, fermons cette parenthèse), nous retrouvons Sacha et Ryan.

Leur dynamique est bonne, leur duo fonctionne et il est marrant de les voir s’espionner l’un l’autre tout l’épisode. Marrant, sans plus. On sent bien vers quoi ça se dirige tout au long de l’épisode, c’est annoncé peu subtilement par un interlocuteur qui dit à Sacha qu’il la reverra peut-être avant qu’elle ne le voit et l’explosion de la voiture à la fin m’a fait rire. Ne vous méprenez pas, j’adore le personnage de Sacha, c’est juste que c’était tellement grillé (oups, mauvais choix de mots ?) qu’elle allait finir comme ça. OK, je suis de mauvaise foi (coucou Ludo), je pensais qu’elle allait se prendre une balle dans la tête juste après avoir embrassé Ryan. Vue et revue cette scène, quoi… je la vis dans la réalité, je pars me planquer en courant.

Pour clore la page relation amoureuse, il me faut parler du trio Clay/Shelby/Caleb. Caleb est de retour ! Cela fait tellement longtemps qu’on ne l’a pas vu que je le reconnais à peine, je tiens à le dire, surtout que le personnage a énormément changé à se droguer et tout. J’ai adoré le fait qu’il analyse aussitôt l’attirance de Clay pour Shelby et qu’il dise clairement à Shelby de se tenir éloignée ! C’était bien joué.

J’ai bien aimé également la relation qui se dessine entre les deux frères, qui fait très relation fraternelle effectivement. C’est bien mené tout du long, même si ça manque peut-être un peu de subtilité quand ça vire au cliché.

En ce qui concerne l’intrigue, j’ai du mal à être pleinement satisfait, mais l’écriture de cette partie de saison est bien meilleure. Peut-être qu’ils ont appris de leurs erreurs ? Bon, bien sûr, on nous pond des trucs énormissimes, mais c’est plus facile à avaler (et digérer) que leur histoire de G20 à laquelle je pense n’avoir toujours pas tout compris tellement j’ai fini par décrocher à force de rebondissements et de révélations de terroristes.

Des trucs énormissimes ? Vous pensez que j’exagère, je le sens bien, mais, franchement, Alex qui propose d’arrêter de penser rationnellement parce que les terroristes ne réfléchissent pas comme ça, c’est énorme. Si seulement ça pouvait être si simple ! Et comme ça, l’air de rien, ils réussissent à trouver la situation de Cleveland qui était en fait sous leur nez.

Oui, mais j’ai dit « des trucs » ? Exact. Comment est-il possible que l’équipe de bras cassés de Quantico ne reconnaissent pas Raina ? Je veux dire, en saison 1, je veux bien. Moi aussi j’avais du mal. Et depuis le début de la saison, j’ai peur des échanges également… mais là, franchement, depuis qu’on les a retrouvées ensemble l’an dernier, il me paraît évident qu’elles n’ont pas le même accent. Du coup, pas un instant dans cet épisode je me suis dit que c’était Nimah. Alors que ses amis (qui sont toujours supposés être des agents surentraînés et badass et qu’on ne roule pas dans la farine) n’entendent pas la différence quand moi je l’entends alors que je suis tout ça d’un œil distrait, c’est gros. À l’inverse, Miranda qui sort de nulle part et le comprend en dix secondes, c’est tout aussi gros, surtout que Raina ne parle quasiment pas dans cette scène.

Et puis, ce n’est pas comme si Raina était douée dans son infiltration. Elle pose tout un tas de questions que Nimah ne poserait pas, on les voit tous buguer mais pas un n’envisage l’échange des jumelles ? Ils me font criser je vous jure !

Dans tout ça, je ne vous parle presque pas de Cleveland et de la quête d’un jury corrompu qui finit sur un juge corrompu. C’était l’enquête de la semaine, ça ne m’a pas passionné, c’était un peu toujours la même chose. Cela se termine sur un bon rebondissement (prévisible) : Clay a fait semblant de pactiser avec l’ennemi (Felix, qui de toute évidence est un perso appelé à rester important) pour finalement aider sa mère, après une bonne grosse déprime en début d’épisode, histoire que, comme Shelby, on le croit passer du mauvais côté (sérieusement, on vous connaît mieux que ça scénaristes). Celle-ci réussit à endiguer une révolte à Cleveland avec un excellent discours. Je l’ai vraiment bien aimé (le littéraire en moi sûrement), mais il ne résout pas franchement le problème pour autant, alors la foule qui l’acclame, c’est un peu gros.

Il y avait une bonne critique de la politique US (notamment dans la bouche du méchant, mais du coup, ça part en vrille sur la fin de son analyse) cette semaine, ça change un peu par rapport à ce qu’ils font habituellement. L’autre changement, lourdement souligné, est que pour une fois, ils finissent sur une victoire. Et oui, Sebastian leur apporte les réponses (donc en fait c’est un gentil qui bosse pour d’autres gentils et Harry est juste parti loin de tout ce merdier sans la moindre raison valable ?) et la présidente redore son image. Trop forte, l’équipe de Quantico

Capture d'écran 2017-04-25 16.10.12Épisode 19 – MHORDER – 15/20
What the hell do we do now ?

Cette semaine, Quantico nous propose un épisode assez solide, dans la droite lignée des précédents. Il a quelques défauts, mais rien par rapport à ce début de saison, et, surtout, il sait comment les dépasser avec un cliffhanger efficace.

Comme la semaine dernière, on retrouve des scènes auxquelles je n’accroche pas du tout pour Alex et Owen. Ces deux-là font équipe tout au long de l’épisode, au point de nous laisser Alex se jeter dans la gueule du loup à la fin, avec le soutien de son nouvel amoureux qui ne l’est pas encore.

Concernant le cliff de la semaine dernière, je trouve que ça manque beaucoup de suivi. Ryan vient d’assister à l’explosion de sa nouvelle petite amie, mais il n’en a plus rien à faire. C’est en tout cas ce que laisse paraître cet épisode où, loin d’être dévasté, il organise pépère sa petite revanche. Je trouve que ça manque de suivi et de cohérence. Malgré ça, il se laisse quand même avoir comme un bleu et c’est la deuxième semaine de suite que Quantico nous montre que ses agents ne sont pas si bons que ça. Bref, à cause de lui, l’ensemble du groupe est compromis, le plan illégal de la présidente révélée et tout le monde finit dans la merde. Cette fin est un énorme point positif, j’espère qu’ils sauront rebondir dessus sans pour autant éviter les conséquences négatives, comme la série a tendance à le faire.

Tout le monde est d’autant plus dans la merde que Raina n’est pas capable d’assurer sa couverture. Elle est très clairement grillée par Felix dans cet épisode, même si celui-ci n’agit a priori pas contre elle. Tout aussi mauvaise actrice, la présidente (alors attention hein, c’est le personnage qui est mauvaise actrice, pas l’actrice en elle-même) propose un marché ridicule à notre grand méchant voulant ficher les musulmans (non, je n’ai pas retenu son nom)… Et celui-ci se laisse berner. Cela sentait très clairement le bluff pourtant, mais bon.

À lire ce début de critique, vous devez vous demander comment je peux oser pondre un 15/20 avec autant de défauts et de maladresses, pourtant, ce n’est pas une faute de frappe. Je gonfle un peu la note, parce que j’ai adoré le personnage de Caleb cette semaine, même s’il semble qu’on ne le reverra pas pour la suite. En effet, Caleb a repris la place qu’occupait cette saison Harry et s’est mis à tout critiquer à voix haute, en permanence. Cela a insufflé un excellent humour tout au long de l’épisode.

Contrairement à Shelby qui trouve qu’il n’a pas changé, moi, je trouve que cette absence l’a un peu transformé, mais en bien. Je ne pourrais pas blairer un type pareil si je l’avais en face de moi, mais dans une série comme Quantico, c’est très exactement ce qu’il fallait. Il permet de souligner tous les défauts d’écriture et de se foutre de la gueule de tout le monde, il a une vraie relation marrante avec son frère et il connaît assez l’ensemble du casting pour se sentir comme un poisson dans l’eau.

Bref, il m’a fait marrer tout du long à être si insupportable et, comme ça faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dans la série, j’ai trouvé ça bien joué. Sur le long terme, il serait trop énervant, mais sur deux épisodes comme dans cette saison, c’est parfait pour redonner un souffle à la série.

En plus, Caleb force Shelby à confronter sa relation avec Clay et il était (déjà) temps que ça arrive. J’ai beaucoup aimé les scènes Shelby/Clay dans cet épisode. On voit bien que le ship est là, que les premiers sentiments sont nés chez Clay comme chez Shelby et que Caleb les repère à merveille. Pourtant, ce sont les fiançailles de Clay qui deviennent la mission de la semaine.

Dans une intrigue grosse comme un éléphant, on nous annonce en effet que c’est le moyen de réunir tous les « méchants » dans la même pièce et donc Maxine réapparaît de nulle part. Elle accepte que ses fiançailles servent de couverture à une mission improbable, mission qui apporte elle aussi son lot de situations cocasses (à la faveur de Caleb, toujours).

Si Sacha est vite expédiée et qu’on a peu d’infos sur Owen/Alex, la relation entre Shelby et Clay est confrontée de face cette semaine. J’ai adoré le développement du personnage de Clay qui comprend ses sentiments pour elle et lui demande de ne jamais les accepter, ni de les précipiter. C’était une jolie scène, bien écrite et bien jouée, avec une certaine maturité inhabituelle pour la série. Oh, je doute que cela ne tienne longtemps, surtout quand on voit le plan final de Shelby qui est de faire croire qu’elle a recouché avec Caleb.

Cela dit, c’était une bonne scène et, pour une fois, quelqu’un d’autre de Shelby a eu le cran de souligner qu’elle n’était pas seule responsable de sa situation improbable avec cette famille. Bref, ce 15, je le mets aussi pour cette scène.

La fin d’épisode voit Ryan et Shelby être exposés à la télévision, mais aussi Alex commencer une nouvelle mission sous couverture qu’elle s’auto-donne. Quant à elle, la présidente va être confrontée à une procédure d’impeachment. Les derniers épisodes de la saison (série ?) nous promettent donc une sorte de mini-reboot de la situation, encore, et avec suffisamment de personnages encore dans l’ombre (Sebastian notamment) pour que ça bouge pas mal.

Autrement dit, cet épisode confirme une fois de plus que la série a su se réinventer et proposer une intrigue bien meilleure que les précédentes sur ce dernier tiers de saison.

20.pngÉpisode 20 – GLOBALREACH – 15/20
You want to fight or you want to save people?

Clay se fait engueuler par sa maman dès le début de l’épisode, ça donne envie de rester ! Elle le convainc de reprendre les activités, et c’est tant mieux.

Alex et Owen continuent leur mission de leur côté. Comme elle s’inquiète de sa sécurité, il lui offre une pièce pour symboliser sa présence partout où elle ira. Oui, c’est aussi niais (peut-être plus même) que ça en a l’air.

Alex se retrouve à devoir convaincre la CIA de bosser pour l’ennemi, puisque c’est elle-même ce qu’elle fait. Pas mal comme idée. Je reste grandement sceptique sur cette intrigue qui nous met encore Alex en super-héroïne, mais en même temps, je trouve les perspectives que ça offre vraiment intéressantes. Elle n’a aucun mal à le faire avec la CIA, mais a plus de mal avec le FBI.

De son côté, Raina enquête sur Nimah avec l’aide de Felix, qui se prouve bien utile et gentil avec elle. Shelby et Ryan quant à eux dépriment devant Netflix avec des chips et de la bière. On dirait mon week-end. Ils parlent un peu sentiments aussi, c’est mignon, ils s’inquiètent tous les deux pour Clay et Owen.

L’équipe fait tout pour décrédibiliser notre méchant de la saison, Roarke, le boss de Felix, qui tente de gagner du pouvoir et de devenir calife à la place du calife. Le truc, c’est qu’ils ont tous leurs petits problèmes en tête, alors ce n’est pas bien efficace. Clay se fait piéger bêtement par Roarke et organise un plan rien qu’avec Shelby. Heureusement qu’il veut prendre ses distances avec elle !

Pas de chance, leur plan (espionner Felix) foire complétement quand Raina l’avertit du problème. Forcément : il était utile et gentil avec elle, sans raison a priori. La voici la raison, c’est plutôt bien joué, même si un peu prévisible, surtout avec Raina.

Au FBI, Alex se rend compte qu’elle est manipulée pour provoquer un nouvel attentat qui décrédibiliserait la présidente définitivement, avec le risque qu’elle soit considérée coupable. En plus, elle se retrouve face à Ryan qui veut des explications. Il les obtient un peu plus tard de sa part et de celle d’Owen, mais il continue de ne pas être d’accord du tout avec l’infiltration d’Alex qui provoque des dégâts collatéraux.

L’épisode se termine sur une démission de Clay, qui cède sa place à Owen, et sur une démission de sa mère également. C’est une double défaite, donc. On s’approche de la fin de saison les amis, et on s’en approche avec une série qui a su retrouver une qualité plus grande et un vrai potentiel de divertissement ! Autant vous dire que ça fait plaisir. La prochaine étape pour rendre Quantico vraiment tolérable serait qu’Alex découvre le mode silencieux sur son portable. J’en demande peut-être trop…

Screenshot_2017-05-09-18-54-26.pngÉpisode 21 – Rainbow – 16/20
I wouldn’t leave town in the next couple of days

Quantico s’approche tranquillement de son final sans savoir si elle sera renouvelée ou non. Par conséquent, les producteurs ont déjà annoncé une fin qui se fera sans cliffhanger, au cas où. Cela me motive d’autant plus à finir cette saison qui, de toute manière, est déjà beaucoup mieux depuis son dernier reboot aux deux tiers.

Cet épisode démarre une semaine plus tard avec un président Roarke plus qu’actif : il est déjà le président ayant signé le plus de décrets durant son court mandat, y compris le fameux décret qui posait tant de problèmes dans les derniers épisodes de la série. Quantico n’y va pas avec le dos de la cuillère quand elle parle politique.

L’intro nous remet bien sûr dans le contexte d’un peu tout le monde, puisqu’une fois de plus ils sont tous devant leur télé : Raina ne se fait pas aider par Felix, Shelby est sans nouvelle de Clay, Ryan est avec Miranda… Tout ceci lance clairement les intrigues de l’épisode, puisque toutes ces pistes sont par la suite explorées alors que Roarke déclare qu’il veut une nouvelle constitution pour les USA. Rien que ça. Alex apprend aussi du président que quelque chose se prépare et elle se rend aussitôt à la ferme pour révéler tout ce qu’elle a appris.

Bien sûr, personne n’est spécialement partant pour une nouvelle constitution et l’épisode s’apprête à dévoiler, peu à peu, comment la conspiration va réussir à changer la donne en peu de temps. Alors, il faut noter d’abord le retour de la « B-team », à savoir des vieux (comme Miranda) et d’autres dont j’ai oublié l’existence (et le nom, j’avoue). En effet, la A-team est mal en point après les épisodes précédents. C’était intéressant comme point de départ, même s’il y avait quand même peu de suspense autour de Ryan & Raina, qui reviennent assez vite (une fois que Raina aura souligné l’existence du triangle Ryan/Alex/Owen).

Ce triangle amoureux apporte un peu d’humour, mais je trouve le rapprochement Alex/Owen toujours aussi étrange, pour ne pas dire même glauque. Après, ça permet de bons moments, comme lorsque les deux hommes veulent protéger Alex qui fait encore la tête brûlée. Ryan se fait aussi remettre à sa place durant l’épisode, quand un ancien patron (mais qui es-tu vieux monsieur ?) lui explique qu’il ne sert qu’à défier Alex, car c’est quand elle est défiée qu’elle est à son maximum… OK.

Loin de ces histoires de cœur, le reste du casting tente quand même d’empêcher un nouvel attentat cette semaine, surfant sur l’angoisse post-9/11 avec un groupe de terroristes répartis sur six avions. J’ai adoré cette intrigue, aussi flippante que crédible, des six personnes lambdas que l’on transforme en terroriste grâce à leurs portables. Enfin lambda… Des musulmans, bien sûr.

Si je vous passe le faux suspens, l’attentat est déjoué bien sûr, avec une scène qui me gêne un peu quand même : ils détruisent les téléphones des six inconnus après les avoir confisqués à l’arrache. C’est un peu étrange dans l’exécution et le regard de haine de l’hôtesse de l’air envers un homme musulman, je l’ai trouvé mal amené. En soi, il est logique, mais puisqu’il s’agit d’une victime, j’aurais aimé qu’un commentaire plus explicite sur son innocence suive la scène. Je ne sais pas comment expliquer, mais ça m’a dérangé.

Je vous parlais de faux suspens, il vient de Clay dans cet épisode. Notre monsieur est en pleine déprime après avoir perdu son poste, mais aussi sa fiancée. Oui, Maxine l’a larguée car il n’est plus spécialement un bon parti et il se perd dans son alcoolémie (à la bière, sérieux…). De manière hyper subtile, les scénaristes font donc intervenir Shelby dans sa vie pour le remotiver et le convaincre qu’ils ont besoin de son aide.

La belle blonde parvient à faire en sorte que Clay les aide… En soi, c’était sympathique, mais franchement, les informations qu’il lui apporte sur la cible (qu’il devine) n’ont rien de franchement fantastiques ou imprévisibles. Je peux faire son job si ce n’est que ça… et je pense que Shelby aussi. Enfin bon, ça suffit à Shelby qui retombe sous son charme et accepte presque de l’embrasser. C’est bien la peine d’avoir promis à Caleb de s’en tenir éloigné et de passer tout le début d’épisode à correspondre avec Caleb. Shelby arrête malgré tout Clay un quart de seconde, pour faire bonne figure… mais c’était le quart de seconde de trop car ils sont interrompus par le FBI, qui vient les récupérer.

En effet, pour réussir à venir voir Clay, Shelby a dû tromper la vigilance du FBI. Pour se faire, l’équipe a utilisé Raina qui s’est sacrifiée en se faisant arrêter sous sa vraie identité, révélant que Nimah avait pris sa place. Pas sûr que ce soit la meilleure des idées pour échapper à la surveillance de la ferme par le FBI, parce que du coup l’équipe perd un allié de taille avec les jumelles.

Et comme en plus Alex grille sa couverture parfaite dans cet épisode afin de connaître le nom des six passagers transformés contre leur gré en terroriste, ils font quand même quinze pas en arrière en arrêtant cet attentat. Malgré tout, cela offrait un bon épisode et un bon combat entre Alex et sa supérieure brune.

Bon autrement, j’ai aimé dans cet épisode le ton blasé d’Alex à la fin qui nous dit que ce n’est jamais qu’un mardi comme un autre et je suis resté beaucoup plus sceptique devant la relation Miranda/Owen. Je ne me souvenais pas que ces deux-là avait un passé si fort et leur relation en devenait gênante vis-à-vis d’Alex.

J’ai beaucoup aimé la fin d’épisode : toute l’équipe est arrêtée par le FBI… qui les emmène pour une conférence de presse du président qui en profite pour griller leurs identités (censées rester aussi secrète que possible). C’était une excellente idée puisque, de cette manière, le président assume l’existence d’une équipe secrète et parvient enfin à rassembler tout le monde autour de son programme. Jolie manipulation politique, donc, qui s’est mise en place depuis quelques épisodes et qui transforme nos héros en méchants.

En effet, le cliffhanger menant au final est on ne peut plus clair : ils se laissent cent jours pour planifier un attentat afin de faire tomber le groupe de méchants au pouvoir. Sauf que les méchants au pouvoir sont pour l’opinion publique les gentils…  Comme d’habitude dans cette série, mais pour une fois, voir les choses dans l’ordre et sans chercher à piéger tout le monde toutes les dix secondes permet de suivre toute l’intrigue et d’être solidement embarqués dans leur histoire. Gros coup de cœur pour cette intrigue, mais je suis curieux de voir ce que va donner le final.

22.pngÉpisode 22 – RESISTANCE – 10/20
It is still us against the powerful man in the USA.

C’est parti pour la fin d’une saison qui fut longue et pas toujours brillante, mais qui a transformé les héros en terroristes. Rien que ça. Cet épisode final commence de la pire des manières, à savoir par ce que tout prof d’anglais vous a toujours déconseillé de faire dans votre vie : commencer votre oral par « so… ».

Vingt jours plus tard, le président se sert de ses héros pour recruter des candidats afin de fonder une nouvelle agence de renseignement, comme prévu, qui s’appelle la… DASA. C’est toujours aussi réfléchi. La série ne s’embarrasse pas trop et fait défiler le temps en une minute ou deux, rapprochant de la convention constitutionnelle. Au moins, comme ça, les choses sont claires : la série reprend deux jours avant l’attentat planifiés par le groupe de Quantico qui est désormais bien loin de Quantico.

Ils sont tous parfaitement sous couverture, se servant de leur bar comme base d’opération, en feignant d’être en couples et heureux. Ils ont deux jours pour faire en sorte que quatre électeurs votent « non » à la nouvelle constitution. Comme toujours avec les américains, ça se résume à quelques « swing », c’est-à-dire quatre électeurs hésitants à voter oui ou non. Histoire que l’on connaisse un peu les enjeux, les scénaristes se servent d’Iris (de retour, sortie de nulle part) pour critiquer la future Constitution.

En trame de fond, les histoires sentimentales continuent, avec une réconciliation incertaine entre Alex et Ryan et Shelby/Clay qui continuent de flirter. Owen conseille même Ryan sur sa relation avec Alex dans cet épisode, j’imagine que la réplique Quant à Felix, il se fait virer et perd son autorisation de séjour aux USA.

Le temps est passé vite cette semaine dans Quantico, mais c’est parce que le bar était sous surveillance pendant trois mois. Notre équipe de bras cassés se pensant au-dessus de tout le monde n’a pas pensé aux télévisions du bar… mais qu’ils sont cons, sérieusement. Faut arrêter de nous les faire passer comme meilleurs agents des USA, parce qu’ils enchaînent les erreurs de débutants (ce serait passé s’il s’agissait d’un plan de leur part, mais bon).

Dépités, ils organisent une dernière mission, toujours dans le bar bourré de micros (WTF ?) : ils se servent d’Iris et de l’autre perso aperçu à droite à gauche dans la série pour une mission sous couverture où ils draguent un type en se faisant passer pour un couple. Je dois bien avouer que je n’ai pas tout suivi, mais ce nouveau duo m’a bien fait rire.

Par la suite, nous en arrivons donc au jour J, où Clay se fait narguer par Roarke pendant que Shelby apprend que Maxine s’est faite larguer et non l’inverse. Cela semble changer tout un tas de choses pour elle, m’enfin, dans les faits, Clay reste célibataire, pas de quoi s’embêter.

La réunion pour la nouvelle constitution débute et est interrompue par Alex qui révèle tout ce qu’elle sait, envoyant des documents confidentiels un peu partout à travers les États-Unis et se faisant finalement tirer dessus par… Miranda. C’est bien sûr une fausse balle, pour faire croire à la mort d’Alex. Allez, je leur reconnais que ça fonctionne plutôt bien, même si nous savions bien dès le départ qu’elle ne pouvait pas y passer. Du coup, le groupe ne devient pas franchement terroristes au sens propre du terme, se contentant d’exposer les malversations de Roarke au grand jour. Il ne lui en faut pas plus pour se suicider (encore que le corps ne soit pas vu à l’écran, c’est toujours suspect dans ce type de série).

Alex s’enfuit, Clay et Shelby continuent de flirter pour une dernière fois… Et deux mois plus tard (!), tout l’équipe se retrouve au bunker. Clay y débarque (marié !) avec Maxine, les jumelles sont libérées, Owen devient Deputy Director de la CIA, Shelby devient prof pour Quantico, Miranda est toujours en prison… Ni Ryan, ni Alex ne sont là, car ils se sont enfuis en avion ensemble deux mois plus tôt. C’est là la dernière scène de la série pour cette année. Incertains d’être renouvelés, les scénaristes avaient choisi une conclusion romantique pour leurs personnages. Finalement, nous aurons quand même le droit à une saison 3, mais il est bon de voir qu’ils avaient opté pour une vraie fin, aussi nulle soit elle.

Oui, vous avez vu la note, vous connaissez mon opinion sur cet épisode. Franchement, c’est dommage. Nous tombons là sur un nouveau type de médiocrité. Nous sommes loin des errances de début de saison avec cet épisode, mais cet épisode a l’effet d’un pétard mouillé. Six mois sont expédiés en 40 minutes, l’intrigue de cette troisième partie de saison est torchée et il n’y a aucune scène d’action, aucune vraie surprise, pas de gros rebondissements, aucune complexité, pas d’Harry, pas de Caleb, très peu des jumelles, une conclusion décevante pour Clay/Shelby… Cet épisode ne réussit pas du tout à avoir l’effet fin de saison, pire fin de série !, qu’il est censé avoir. Si je devais le résumer en un mot, ce serait l’ennui, mais c’est toujours mieux qu’une bonne partie de la saison où c’était l’incompréhension qui dominait. Quel dommage de conclure un excellent arc comme ça, sans pression, sans suspense, sans rien. Je ne sais pas trop comment ça s’explique, mais c’est une sortie très ratée, quoiqu’au moins un peu divertissante.

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EN BREF – Que dire de Quantico ?

La série continue d’être extrêmement inégale, profitant de situations de base toujours pleine de promesses pour faire espérer quelque chose de génial à son téléspectateur, mais explosant en plein vol et étant incapable de garder une cohérence, de la crédibilité ou même de la qualité. Le sommet du G20 commençait parfaitement, mais la série s’est perdue ensuite avec la ferme et 150 retournements de veste que je ne suis toujours pas sûr d’avoir suivi.

Heureusement, la dernière partie de saison a vraiment remonté le niveau en ce qui me concerne, avec un reboot qui apportait une nouvelle perspective pour la saison. Cela a dans l’ensemble plutôt bien fonctionné, avec une refonte totale des différentes bases des attentes vis-à-vis de la série. Malheureusement, ce n’est pas suffisant pour compenser tous les défauts. Certes, c’était divertissant et plus agréable à regarder, mais il restait trop peu d’épisodes et la toute fin est pour moi ratée.

Les scènes finales proposent une vraie fin à la série, ABC n’ayant décidé qu’après la diffusion de renouveler la série pour une troisième saison. Les scénaristes devront donc se prendre une nouvelle fois la tête pour trouver une intrigue qui repart encore à zéro. Ils ont la masse de personnages à gérer pour cela, c’est déjà ça.

La saison 2 aura été faite de hauts pas tout à fait au sommet et de bas qui creusaient le fond, réussissant légèrement mieux à me garder que la saison 1, grâce à son dernier tiers. Je reste sceptique et je me dis que je ferais mieux de m’arrêter là. Seulement, je suis curieux, peut-être que je reviendrais pour la saison 3… mais peut-être pas.

The Last Man On Earth (S03)

Ci-dessous, mon avis sur la saison 3 de la série, écrit au fur et à mesure de la diffusion. Il y a donc des spoilers sur les épisodes critiqués et ceux qui précèdent, jamais sur ceux qui suivent.

Avis : J’ai commencé The Last Man On Earth durant l’été 2015 et j’ai du mal à capter que c’est déjà le début de la saison 3. Et pourtant. Cette série raconte la vie post-apocalyptique de Phil alors qu’il est sûr d’être le dernier homme vivant sur Terre (d’où le titre). Inutile de dire que ça ne pouvait pas être le cas si on voulait une comédie qui soit fonctionnelle.

Très vite donc, Phil s’est trouvé entouré d’une fine équipe et est devenu peu à peu insupportable. Le problème, c’est que c’est devenu insupportable aussi pour les gens qui regardent et qu’il a eu tendance à rendre insupportable les personnages secondaires (Melissa en tête, bordel). Je la commentais à la semaine sur sa fin l’an dernier, mais j’ai donc un gros problème avec la saison 2 qui a eu tendance à partir dans un humour potache très lourd avec Mike et dans des histoires de couple à gogo sans une once de crédibilité. En même temps, c’est aussi la série qui avait le meilleur cliff de mi-saison (l’opération de Phil), c’est la série qui a le don de me faire rire à chaque réplique de Carol, c’est la série qui propose un univers vraiment décalé, une musique qui lui est propre…

Oui, je suis parfaitement mitigé : j’aime la série et l’idée de base, beaucoup moins ses personnages, hormis Carol, et parfois, son humour. Du coup, je n’arrive pas à savoir si je suis pressé de voir la saison 3, parce que je suis en conflit permanent quand je regarde. Parfois ça me fait rire, parfois il dépasse une limite qui fait que ça en devient douloureusement ennuyeux. Rien de plus horrible que de voir une série essayer de provoquer le rire quand elle n’y arrive pas. Dis autrement, ce n’est plus du second ou du troisième degré, on passe bien au-delà du millième degré et c’est parfois juste trop pour moi. Voilà, je ne peux pas mieux résumer mon sentiment vis-à-vis de la série. Je ne sais pas bien si je fais bien, mais en tout cas je la commence et on verra !

Note moyenne de la saison : 15,5/20.

01.pngÉpisode 1 – General Breast Theme with Cobras – 14/20
We weren’t gonna shoot you, we come in peace.

Je n’aime toujours pas Phil. Cet épisode reprend là où la saison 2 avait laissé les choses, avec l’arrivée d’inconnus armés en bateau. Les choses avancent très vite comme toujours et l’épisode rattrape assez vite un début ennuyeux en faisant monter la pression vis-à-vis de Pat.

L’air de rien, en 20 minutes, Melissa tue un type et Todd écrase Pat. On ne peut pas dire que rien ne se passe ni que l’humour n’est pas là (l’enterrement est génial et tout à fait dans le ton de la série), seulement Phil est tout bonnement insupportable pendant une bonne partie de l’épisode.

Comme à chaque fois, je me retrouve à ne pas savoir s’il faut rire de certaines situations ou en pleurer tellement ça paraît forcé. Ce n’est pas le jeu des acteurs le problème, non, c’est l’écriture. Cette dernière est aussi à remettre en cause quand on voit la rapidité avec laquelle tout le monde se remet du meurtre commis par Melissa…

C’est donc un plaisir de retrouver certains d’entre eux et la villa, mais ça a toujours tendance à partir un cran au-dessus de mon humour au moment où j’arrivais à accrocher et à me poser des problèmes de crédibilité dans l’écriture.

Le suspens de la fin d’épisode avec Pat qui vire dingue est bien fichu et relance un peu la dynamique de la série, possiblement vers quelque chose de sympa.

02.pngÉpisode 2 – The Wild Guess Express – 14/20
Oh my god. No way. I think we might be in Cher’s house.

L’épisode reprend à nouveau exactement là où le précédent nous avait laissé. Il poursuit avec le même type d’humour et une nouvelle villa, celle de Cher rien que ça.

Todd est donc bouleversé de devenir un meurtrier et Phil/Randy lui ment donc en improvisant la survie de Pat, ce qui mène au classique quiproquo plus tard avec le groupe. La situation est banale, surtout pour cette série où Phil foire toujours tout en permanence.

L’épisode est sauvé comme bien souvent par la prestation offerte par Carole, surtout lors du faux combat contre le mannequin, qui est long, mais drôle quand même.

Les larmes de Todd à la fin sont presque violentes niveau émotion. Ironiquement, j’ai surtout aimé la fin de cet épisode, dont le flashback confirme que nous avons une intrigue à la semaine.

En revanche, pas de vrais éclats de rire comme aux débuts de la série, il est dur de faire monter la note quand tout ce que je fais est sourire face à une comédie. Cependant, je garde espoir.

03.pngÉpisode 3 – You’re all going to diet – 15/20
And somehow against all odds, we became a family.

Bon, plutôt que de déménager N’IMPORTE Où ailleurs dans le monde, le groupe décide de rester un temps.

Heureusement, le nouveau finit par pointer du doigt le côté cauchemardesque qu’a pris la villa. Clairement, il y a de bonnes blagues dans cet épisode et la psychose générale aide beaucoup l’humour à prendre, d’autant qu’ils cohabitent tous avec Melissa qui est une cinglée de la gâchette.

Autant c’est drôle, autant ça reste tout de même gentil mais pas hilarant. Tout le monde passe son temps à hurler et stresser, ce qui fait que la série est rapidement difficile à supporter. Plus d’une fois, j’en suis ressorti avec la migraine.

Pas cette semaine, c’est vrai, car les adieux faits à la villa sont géniaux, avec des moments qui réussissent à toucher la corde sensible. Il est donc temps dans ce troisième épisode d’aller vraiment de l’avant, ce que j’attendais plutôt du second après leur fuite de la villa.

Ce retour n’aura pas servi à grand-chose si ce n’est à proposer de vrais adieux. Je retiens donc surtout la fin de l’épisode et une ambiance de psychose qui a su prendre contre toute attente.

04.pngÉpisode 4 – Five Hoda Kotbs – 17/20
Number one place to commit suicide because it’s so beautiful.

La fine équipe devenue famille continue sa route vers San Francisco… pas de bol, la ville est complétement cramée par un idiot de Tandy qui s’était fait plaisir avec des feux d’artifice. Fabuleux.

Il y avait de bonnes trouvailles dans cet épisode : la voiture automatique de Gail, les différents groupes de covoiturage (Erica et Carole !), la panne du bus et même le sort de San Francisco.

Lewis révèle son homosexualité, Tandy en fait évidemment toute une affaire.

Les déambulations de chacun les mène à se promener dans le désert tous ensemble, ce qui n’est pas une partie de plaisir. Gail annonce son départ après avoir passé un épisode à s’engueuler avec Todd et, juste quand je commençais à me dire qu’ils allaient effectivement oser les séparer tous, l’électricité d’un magnifique bâtiment les fait s’entendre à nouveau.

Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant apprécié un épisode de The Last Man On Earth : chacun avait son rôle à jouer, son caractère le menant dans des situations plutôt drôles, et le groupe en tant que tel évoluait. La recherche d’une place où s’installer a bien sûr mené à de nouvelles disputes, mais dans l’ensemble, c’était moins hurlant que d’habitude et la série avançait à un bon rythme.

Peut-être que la série souffrait plus que je ne le pensais de son immobilisme à la villa, mais là, ce nouveau départ apporte un second souffle plutôt génial.

05.pngÉpisode 5 – The Power of Power – 13/20
We’re home.

J’étais vraiment impatient de retrouver le groupe après une semaine de pause car l’épisode 4 m’avait clairement plus plu que la majorité de la série… et malheureusement, pas mal de défauts ressurgissent bien vite dans le paradis que les personnages se sont trouvés.

La coupure de courant m’a fait rire, mais malheureusement, c’est à partir de là qu’on est retombé dans des délires un peu trop WTF pour moi.

Tandy continue d’être 100% insupportable avec sa parano envers Lewis, ce qui était forcément un problème pour moi, car je ne me fais toujours pas au caractère de ce personnage.

Carol n’est pas beaucoup mieux dans cet épisode, car elle révèle que c’est elle qui essaye de ruiner l’image parfaite du bâtiment. J’aime bien son explication sur la maison de ses rêves, mais c’est bof quand même d’imaginer qu’elle puisse faire ça alors qu’elle est enceinte.

Côté positif : j’ai aimé le développement des personnages du triangle amoureux de la série, car il était temps que Gail se prennent en main… et que l’on s’inquiète un peu plus de la folie de Melissa, dans ce cliffhanger parfait.

06.pngÉpisode 6 – The Open Ended Nature of Unwitnessed Death – 15/20
Closure, closure, closure, closure…

Cet épisode se concentre sur une double intrigue qui a priori promet d’être vraiment chiante : Tandy se focalise sur la création d’une amitié longue durée avec Lewis alors que Carol cherche une grand-mère pour son bébé (et c’est évidemment sur Gail que ça tombe).

Étonnamment pourtant, cet épisode tire son épingle du jeu. En séparant un peu les groupes, de nouvelles dynamiques se lient et ça fait un grand bien à la série.

Si l’intrigue sur l’adoption de Carol est un peu lourde, elle est plutôt bien trouvée considérant les personnages, alors que Tandy/Lewis se voient offrir l’une des relations les plus drôles et sympas de la série et cet épisode aura réussi à être drôle autant que touchant, avec l’ouverture effectivement laissée sur la mort véritable de Mark et Mike.

J’ai adoré la profondeur que la série prenait dans cet épisode, y compris dans la relation Carol/Gail qui est incroyablement touchante, ça manquait clairement dans la seconde partie de la saison 2, donc ça fait plaisir et ça n’empêche pas pour autant le WTF de continuer à s’imposer… Notamment avec Melissa.

07.pngÉpisode 7 – Mama’s Hideaway – 17/20
Are you ready for family photo time?

J’étais dans le train, donc a priori pas enclin à rire, pourtant cet épisode a une fois de plus très bien fait son job et j’en arrive à devoir changer d’avis sur la série : certes son humour est souvent trop poussif et clairement trop hurlant pour être pleinement appréciable, mais les intrigues proposées sont vraiment au top cette année.

Melissa continue de péter son câble avec cette fois un bébé alors qu’Erica fait face à ses hormones de manière extrême.

Le plus drôle vient toutefois de la relation entre Carol et Gail, qui fonctionne pleinement maintenant qu’elles sont officiellement de la même famille. Le coup de la photo de famille ou de l’engueulade mère/fille, c’est juste parfait.

C’était donc un bon épisode qui gagne ses points grâce à son double cliffhanger très réussi : d’une part, Melissa s’est donc barrée sans prévenir, de l’autre, Gail est coincée dans l’ascenseur du bâtiment d’à-côté, où elle s’est rendue faute de trouver meilleur refuge pour éviter sa fille nouvellement adoptée.

Je suis pressé de voir ce que ça va donner pour la suite !

08.pngÉpisode 8 – Whitney Houston, We Have a Problem – 14/20
He literally hits the wall

Cette saison ne me fait pas regretter d’avoir continué la série.

Certes, ses lourdeurs perpétuelles sont toujours là, notamment avec Tandy en T-Rex, mais l’humour continue de faire son chemin de temps à autre, ce qui est une excellente chose pour une série qui se veut comique.

Ce même déguisement de dinosaure a ainsi réussi à me faire rire par moment. Évidemment, il vaut mieux ne pas avoir la migraine lorsqu’on commence un épisode comme celui-ci, car une fois de plus, la moitié du temps est passée à hurler à la recherche de Melissa (surtout) et de Gail (très peu).

Il était très savoureux de voir les personnages se lancer à la poursuite de Melissa et réussir à retrouver Gail… La fin me fait de la peine pour un peu tous les personnages, entre Melissa qui a totalement vrillé dans sa tête et l’autre encore coincée dans son ascenseur.

Il est triste aussi de voir Erica autant négligée par les scénaristes, mais j’ai bon espoir pour la suite de la série. Il y avait de bons parallèles dans cet épisode et il était cool de revenir à une double intrigue vraiment passionnante, ça change !

Capture d'écran 2016-12-12 23.45.34.pngÉpisode 9 – If you’re happy and you know it – 14/20
What? No, I was just singing Melissa

Alors non. Tout simplement non. Exactement comme l’an dernier, The Last Man On Earth propose un putain de cliffhanger laissant la vie d’un de ses personnages principaux en suspens, sous-entendant clairement sa mort.

Et autant j’en avais dans le fond rien à taper de Phil – mais entendons-nous bien, je le considère comme le pire cliffhanger de décembre 2015 -, autant là, je refuse que Gail soit sacrifiée comme ça. Ce qui m’inquiète le plus, c’est que ça colle à la fois au personnage et à la série de faire ça, mais moi, Gail est devenue mon personnage préféré, surtout cette saison, alors c’est vraiment juste nul que cette bonne intrigue se termine comme ça.

Pour le reste, rien qui n’attire vraiment mon attention comme ça, d’où la note moyenne de l’épisode. C’est n’importe quoi du côté de Carol et Tandy, comme toujours en même temps. J’accroche bien à l’idée de l’avion à piloter, même si le but final derrière ça n’a pas franchement d’intérêt narratif passionnant.

Et Melissa… Bon, ben Melissa est complétement cinglée et j’ai du mal à comprendre comment son personnage a évolué comme ça, mais en même temps, ce n’est pas non plus le genre de série que j’ai envie de revoir quoi. Il y a donc du bon comme du moins bon dans cet épisode, des blagues/parallèles qui fonctionnent (la pêche) et d’autres qui sont nazes (le poisson nommé Gail…) ; et puis il y a la crise Melissa qui avance sans être non plus en plein marathon.

En tout cas, ça fonctionne, j’ai vraiment envie de connaître la suite, mais j’ai bien peur que Gail soit définitivement éclipsée, et si c’est le cas, c’est naze, parce que j’ai cru qu’ils finiraient par la retrouver quand même.

La suite à la reprise, en espérant que Gail soit comme le poisson nommé Gail et survive à cette fin pourrie.

Capture d'écran 2017-03-08 21.25.56.pngÉpisode 10 – Got Milk? – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Il est possible que j’arrête dès à présent la règle du un épisode par jour même si mon concours n’est pas terminé, OUPS. Non, mais, je mange tout seul ce soir alors c’est bien de s’occuper, et puis c’est que 20 minutes, et puis je veux savoir si Gail est en vie surtout !

Donc oui, je prends le risque de reprendre The Last Man on Earth et d’empirer l’état de ma tête pleine de conjugaisons latines. Bref, ma vie vous passionne, mais je lance cet épisode qui a un titre qui me fait un peu peur, parce que pour moi, c’est juste l’une des meilleures répliques de LOST. Je fais des fixettes, que voulez-vous ?

Ah, oui, que je parle de l’épisode, peut-être.

Bien évidemment, nous ne sommes pas fixés sur le sort de Gail cette semaine, et ça ne me surprend même pas. Je m’y attendais un peu qu’ils gardent le suspens, mais je ne m’attendais pas à un épisode aussi intéressant pour autant.

Oui, on a ENFIN des infos sur le virus qui a décimé la population et cet épisode suit la vie de Pamela, une riche aristo bien trop confiante dans le pouvoir de l’argent et du gouvernement. On la voit se planter à un gala de charité, découvrir le virus, vivre dans l’insouciance et comprendre peu à peu la terreur dans laquelle le virus plonge le monde… ou au moins les États-Unis, car on ne sait pas trop ce qu’il en est du reste de la planète dans cet épisode, mais bon.

C’est tout simplement excellent comme épisode, car il apporte de nombreuses réponses sans prendre le temps de s’attarder dessus comme s’il s’agissait d’un événement, parce que le personnage est à mille lieues de s’en préoccuper au départ.

Ensuite, elle apprend à son chien à parler, mais bizarrement, ça ne fonctionne pas. On la voit évoluer dans son bunker pendant trois ans (qui a dit LOST ?) et l’on apprend que c’est donc elle qui dirigeait le drone de son ancienne amie Catherine, morte au tout début de l’épidémie. Intéressant, donc, puisque l’épisode s’ouvre sur son départ du bunker.

Elle a d’ailleurs enfin compris qu’elle était immunisée, et j’ai aimé la manière dont c’était amené qu’elle reste enfermée tout ce temps sans voir personne, de sa peur d’utiliser le drone à la peur d’être contaminée.

Le comique fonctionnait plutôt bien et il n’y avait personne pour hurler, alors je dirais que c’est une excellente reprise, même si nous n’avons malheureusement pas eu le droit de revoir notre fine équipe de bras cassés.

Un bémol tout de même : je trouve que le caractère de Pamela est un peu similaire à celui de Gail dans le type de comique qu’elle apporte, avec une franchise à toute épreuve. Et du coup, ça ne sent pas bon pour Gail.

Quant à Pamela, elle n’est pas prête de retrouver le groupe puisqu’elle se rend à la villa, merci Melissa d’avoir flinguée son drone. Pas sûr que le « You’re all going to diet » lui donne envie de rester…

11.pngÉpisode 11 – The Spirit of St.Lewis – 17/20
But I’m making you that soup… in my heart.

Vais-je enfin en savoir plus sur Gail ? Ce n’est pas certain.

En tout cas, Melissa continue de traverser une crise psychotique énorme, et c’est juste excellent comment elle déglingue tout le monde en quelques phrases. L’épisode retrouve donc un excellent humour sans abuser des hurlements pour une fois (bon, ils chantent quand même, mais sinon, ça va).

Todd passe l’épisode à s’inquiéter pour Melissa, de même que le reste du groupe qui, pour une fois, fait des recherches médicales sur son cas. Todd soulève d’excellents points sur les femmes enceintes, et ça apporte pas mal d’humour.

C’est moins intéressant (et surtout moins marrant) du côté de Lewis, qui pourtant est au cœur de cet épisode également. Il continue de s’entraîner à voler dans son simulateur, jusqu’à ce que Tandy lui apporte un avion sur un plateau d’argent, de même que des discours trop longs. Et alors que je m’attendais à une panne d’essence ou autres blagues de ce genre, les scénaristes décident de le tuer comme si de rien n’était en le faisant se crasher comme une merde.

Sont-ils seulement sérieux ?
Je commençais à m’attacher à lui, sérieux ! Et Gail ! Et bordel, mais c’est quoi cette série ?

Elle arrive beaucoup trop rapidement à passer du rire au drame, tout en continuant à se la jouer comique, avec la journal de Carol, l’enterrement (le discours d’Erica outch) ou la révélation divine de Tandy.

La fin est hyper frustrante : l’immeuble dans lequel est Gail (ou son corps seulement ?) est illuminé par Tandy et l’on s’arrête là. Pamela verra sûrement la lumière et viendra leur rendre visite pour compléter à nouveau les rangs du groupe.

Et moi, je continue d’être surpris par la série, qui décidément réserve énormément de surprises dans cette troisième saison. Clairement, je n’étais pas prêt non plus !

The Last Man on Earth Season 3 Episode 12_0000234516.jpgÉpisode 12 – Hair of the Dog – 15/20
Wine, she needs wine!

Je ne suis pas du tout frustré de découvrir dans le résumé de l’épisode précédent que je n’ai pas eu la dernière scène de l’épisode de la semaine dernière ! Gail est en vie ! Et elle marque un excellent retour cette semaine, avec tout le monde qui la croit encore bourrée alors qu’elle est simplement hyper faible.

J’ai eu un peur qu’il ne la tue après ces retrouvailles, mais non, elle se remet plutôt bien et vite de ce traumatisme, avec comme seule vraie conséquence qu’elle refuse de monter dans un ascenseur ou qu’elle ne peut plus marcher sans utiliser la mini mobylette de Tandy. Sympathique et efficace, l’épisode se permet quelques bonnes blagues sur cette convalescence pas comme les autres.

Carol stresse de voir sa « maman » s’enfuir de nouveau, ce qui la lance dans des longs monologues impeccablement maîtrisés par l’actrice, comme toujours. C’est ce qui fait partie des choses qui m’avaient énervé en saison 2, mais finalement, c’est efficace quand l’intrigue s’y prête bien.

Carol finit par se réconcilier avec Gail, qui passe aussi un peu de temps avec Erica, et à faire une « photo de famille » comme il se doit. Hilarant et avec une piste ouverte pour la semaine prochaine (Pam ?).

En parallèle, Todd décide d’emmener Melissa chez elle pour tenter de comprendre ce qui peut bien lui arriver. On découvre ainsi que la jeune femme ne perd pas la boule sans raison : elle a de toute évidence besoin d’un médicament pour retrouver sa santé mentale. Le problème, c’est qu’on ne sait pas lequel et qu’il ne lui reste qu’une pilule. C’est déjà ça, on va dire.

L’intrigue avait quelques longueurs à ses débuts (le voyage en voiture, Melissa qui se barre à nouveau et surtout le monologue de Tandy) mais puisque cette intrigue avance enfin, je ne vais pas bouder mon plaisir.

Légèrement moins drôle que d’habitude, cet épisode reste une belle réussite pour une saison qui décidément a la bougeotte. Tant mieux : ça lui réussit !

13.pngÉpisode 13 – Find This Thing We Need To – 14/20
Looks like we have company and this company is a Yoda.

Carol organise une conférence pour présenter sa trouvaille de la semaine dernière sur sa photo de famille : un alien se balade autour d’eux. Cela lance un débat politique intéressant sur les étrangers et leur intrusion dans le groupe. Il est finalement décidé d’essayer d’en savoir plus sur Yoda. C’est un surnom sympa.

Erica, Tandy et Carol se lancent à sa recherche et trouvent la cabane d’un petit garçon qui les espionne de toute évidence depuis un moment, vu les dessins qu’il fait. Il aurait pu les aider à trouver Gail et faire tout un tas de trucs cools. Mais non, les scénaristes ont préféré cette version des choses qui permet à Tandy de hurler dans la forêt. Oh joie. C’est juste insupportable cette certitude qu’ils ont de faire rire avec des personnages qui hurlent. Non, ce n’est pas drôle. Et c’est super long dans cet épisode. Dommage, il y avait de bonnes trouvailles, mais ça fait perdre pas mal de points à l’épisode.

Melissa, de son côté, continue de partir en cacahuète avec une obsession sur le pénis du père Noël lorsque Todd essaye de l’aider. Le pauvre se retrouve infirmier de service et gère également la convalescence de Gail, qui propose de lui apporter son soutien pour trouver le médicament de Melissa. Alors elle a beau y mettre toute sa bonne volonté, elle parvient surtout à perdre la dernière pilule de la plaquette de Melissa. C’est con. Et elle passe ensuite son épisode sous Xanax.

Todd et Gail finissent par se réconcilier quand ce premier comprend l’enfer qu’elle a traversé en découvrant l’état de l’ascenseur. C’était sympa de voir leur relation se développer vers une vraie amitié vu leur passif. Du coup, ils reprennent leurs recherches et sans surprise trouvent le médicament grâce à l’indice du « pénis du père Noël ». Je l’avais senti venir dès le début, mais je suis content qu’on voit enfin la fin de cette intrigue. J’espère que Melissa redeviendra le personnage badass qu’elle était – mais les recherches constantes de Clozapine à venir vont être sympathiques.

Enfin, l’épisode se termine sur un excellent cliffhanger : Yoda est dans la voiture avec Tandy, Erica et Carol, qui mettent longtemps à s’en apercevoir. Son identité ? Un mystère, jusqu’à la semaine prochaine.

Bref, c’était un épisode sympa, mais entre une intrigue cassant les oreilles et une prévisible, il est difficile de totalement accrocher.

Capture d'écran 2017-04-03 14.54.12.pngÉpisode 14 – Point Person Knows Best – 14/20
Can’t believe this kid’s alive.

Une fois de plus, la série prend une bonne idée et la transforme en truc bizarre qui marche un peu moins que prévu mais en même temps pas si mal. La bonne idée, c’est l’introduction d’un enfant. Le truc bizarre, c’est qu’il refuse de parler, alors qu’il les comprend très bien quand on lui parle.

Du coup, ce mutisme permet d’apporter un peu d’humour bienvenue dans la série, mais aussi des situations un peu trop poussives. Comme toujours.

Du côté des bonnes choses, je mets le masque de Yoda ou la recherche d’un nom pour ce petit. Il finit par être nommé Jasper. J’aime bien ce prénom, mais j’espère quand même qu’il ne me gavera pas autant que celui de The 100. Ce n’est pas gagné puisque les enfants ont tendance à me taper sur le système.

Seulement, dans cette série, c’est Tandy qui me tape sur le système en général. Cet épisode ne déroge pas à la règle : il en fait trop et est juste insupportable à vouloir s’occuper de Jasper. Ses idées sont rarement aussi drôles qu’elles devraient l’être, le coup des piscines, c’est juste trop pour moi, et comme en plus, je mangeais devant cet épisode, j’ai surtout eu envie d’aller vomir un coup. Merci bien. (c’est une façon de parler, je vous rassure).

Jasper prend quand même le temps de tuer Gary, et ce n’est peut-être pas si mal.

Avec le temps, Tandy finit par trouver un moyen de faire coopérer Jasper : il lui promet des cigarettes. La scène est marrante, mais il ne faut pas longtemps pour qu’il soit grillé (comme une cigarette, oui, j’ai de l’humour, moi, messieurs-dames) par Erica et les autres.

Cet épisode remet d’ailleurs bien en avant Erica, et c’est comme ça qu’il gagne des points car j’en ai marre de la voir sous-exploiter en permanence. Cette semaine, elle tire son épingle du jeu en étant désigné par Jasper comme tutrice (la point person du titre). J’espère que cela nous donnera l’occasion de la voir, car ça va faire une maman marrante.

J’ai beaucoup apprécié aussi, d’ailleurs, la manière dont Tandy justifie cette semaine ses actions : il a peur de ne pas être aimé de son futur gamin. Là, je dis OK.

Bon, il y a tout de même un gros défaut dans l’intrigue Jasper : c’est qu’ajouter un enfant va complexifier la série. Et oui, ça veut dire qu’il va vieillir et sûrement plus vite que le temps dans la série. Donc soit on nous pond des accélérations temporelles et des ellipses (pourquoi pas), soit il va falloir faire quelque chose pour le tuer (et je ne vois pas la série aller si loin, c’est une comédie quand même). On verra.

Sinon, le reste du casting est mis de côté : Melissa est mise de côté avec des effets secondaires de son médicament, l’amitié Gail/Todd continue et rend parano Carol. C’est une bonne occasion pour que Gail se rebelle un peu contre sa fille. J’approuve.

Bref, de bonnes choses parmi les défauts habituels de la série. Dommage, je sais qu’ils peuvent faire mieux désormais. Et j’attends toujours Pam !

Capture d'écran 2017-04-24 14.52.59.pngÉpisode 15 – Name 20 Picnics… Now – 15/20
Whenever I have the urge to not talk, I talk about it.

Cet épisode ne faisait de nouveau pas dans la subtilité pour rapprocher Jasper et Melissa. C’est la suite logique : Jasper ne parle toujours pas (et il est bien expliqué qu’il avait environ 4 ans au moment du virus, donc c’est assez impressionnant qu’il ait réussi à survivre si longtemps seul) et le traitement de Melissa n’est toujours pas hyper efficace. Ce rapprochement est long à se faire, mais quand il arrive finalement, c’est une scène très cool.

Entre temps, il aura fallu supporter une nouvelle engueulade entre Todd (qui voulait que Jasper parle avec Melissa) et Tandy (qui ne voulait pas). C’était on ne peut plus casse-pied, avec l’un comme l’autre trouvant tous les moyens d’être insupportables. C’est vraiment dommage ! En tout cas, ça finit bien pour tout le monde, alors je ne vais retenir que le coup du pistolet à eau utilisé sur une Melissa impassible. C’est tout con, mais ça me fait toujours rire ce genre d’humour. Il en faut peu, je sais.

Autrement, cet épisode revient également sur les grossesses de Carol et Erika. Une fois de plus, ce n’est pas écrit avec subtilité puisque Carol s’avère jalouse du ventre de son amie. En fait, il est révélé qu’elle s’inquiète surtout de savoir si elle est ou non enceinte. J’aime bien ce type de développement qui raccroche ces personnages à la réalité et à des inquiétudes métaphysiques bien plus profondes que le reste de la série, toujours trop perchée.

Trop perchée, sans subtilité, ce sont vraiment les mots décrivant le mieux encore cet épisode avec le condensé de toutes les fêtes effectué pour proposer à Jasper de découvrir la joie d’être en vie. Pourquoi pas. La fin nous propose une étoile filante qui s’avère ne pas en être une (forcément), mais qui est en fait un satellite venant s’écraser sur Terre. Reste à savoir si ça aura son importance (ça provoque une explosion et un incendie quand même) ou si c’était juste pour la blague par rapport aux étoiles filantes.

J’aurais tendance à privilégier ce premier point… et je continue d’attendre Pam.

16Épisode 16 – The Big Day – 16/20
Release the crickets

« What the hell ? » est la première pensée qui me traverse l’esprit devant cet épisode qui reprend six mois plus tard, rien que ça. Oh bordel. Je hais la période des upfronts quand ils nous font ça…

Six mois plus tard, donc : Jasper parle (et Tandy qui en fait tout un plat), Erica sort avec Gail, Todd se marie avec Melissa (enfin saine d’esprit !), Erica et Carol sont enceinte jusqu’au cou, Tandy se débarrasse enfin de ses sourcils. Je suis très mitigé : il est excellent de voir certaines intrigues qui commençaient à traîner en longueur enfin résolues, mais c’est frustrant de ne pas savoir exactement comment Melissa a retrouvé ses esprits ou Jasper a commencé à parler.

Dans le même genre, le couple Erica/Gail, je me demande vraiment comment il s’est formé, après tant de temps. Je veux dire, au départ, je l’imaginais un peu comme une possibilité, mais depuis tant d’épisodes, ça paraissait de plus en plus improbable. Du coup, ce baiser semble jeter là juste pour garder le suspens du couple qui s’apprête à se marier.

Au départ, j’ai pensé à un rêve de Tandy ou quelque chose du genre, mais vu le cliffhanger qui voit Erica sur le point d’accoucher, je pense qu’on peut parier de manière sûre sur ce saut dans le temps.

L’ensemble de l’épisode tourne donc autour du mariage de Melissa et Todd, avec Todd redevenu vierge pour l’occasion, et autour de Tandy qui souhaite faire venir au monde le bébé de Carol quand le reste du monde sait parfaitement qu’il faut que ce soit Gail qui le fasse.

C’était drôle, assurément, mais ce saut dans le temps au trois quarts de la saison est inattendu. En plus il tombe bizarrement dans la diffusion de la saison (généralement, ils font en sorte que ça arrive après une pause), mais comme c’est le début des upfronts, il faut des scènes marquantes et des avancées de dingue dans l’intrigue. C’est bien le cas cette semaine. Maintenant, il reste à m’inquiéter une semaine pour Erica !

17.pngÉpisode 17 – When the Going Gets Tough – 17/20
Oh look at that… Todd’s water broke!

Erica s’apprête à accoucher, en avance, et Tandy veut absolument se rendre utile au point d’en être absolument insupportable, forcément. Cela fonctionne extrêmement bien au niveau des blagues, et surtout quand il se ramène avec un masque de Phil. C’est abusé, mais ça ramène malgré tout quelques souvenirs. Les blagues sont toutes superbes, ce qui est suffisamment rare dans cette série pour que je prenne le temps de le noter. J’ai ri, et plus d’une fois.

Tandy finit par devoir s’occuper de Jasper et fait bien sûr n’importe quoi avec, comme les autres. Ils continuent tous de lui dire de la merde sur la vie. Ils finissent par repérer un énorme problème : un brasier gigantesque… qui s’avère être une usine nucléaire. Cela sent bon la fin de saison, mais aussi peut-être la fin de série. Ce n’est pas très rassurant, je veux tout, sauf une fin pessimiste. Pourtant, si je me rends à l’évidence, la meilleure fin possible pour cette série est une fin négative. Le fait que les centrales soient ce qui mette fin à la série pourrait être une bonne idée (même si le virus a mis un certain temps à tuer les hommes, donc ils auraient pu prévoir le coup, merde).

Carol de son côté stresse et part en vrille quand elle entend Erica souffrir. Elle se met à écouter le CD le plus angoissant du monde, un enregistrement de rires absolument pas naturels. Il s’avère qu’elle a finalement raison de stresser pour Erica car le bébé se présente en siège, ce qui est tout, sauf une bonne nouvelle.

Avec l’aide de Todd, comme prévu, mais aussi de Melissa et Carol, Gail parvient pourtant à retourner le bébé puis à faire naître la petite fille d’Erica. Oh mon dieu, Erica accouche d’une petite fille qu’elle prénomme Dawn, c’est trop mignon. Oui, j’assume cette phrase totalement niaise, la scène m’a fait me sentir tout niais. J’adore Erica, alors je suis ravi (et j’ai eu un peu peur pour sa survie vu le taux de mortalité dans la série).

18.pngÉpisode 18 – Nature’s Horchata – 19/20
What’s more important than a baby being born?

Oh crap. Erica a bien accouché et tout s’est merveilleusement passé vu la circonstance… mais malheureusement, Tandy débarque avec sa mauvaise nouvelle. Il montre à tout le monde le brasier, sauf à Carol qui dort encore. Cette intrigue inattendue pour la série débarque à temps pour citer également les prévisions de Lewis. C’est une bonne chose qu’il soit fait mention de l’inquiétude préalable d’un personnage, parce que ça manque de crédibilité que personne n’y ait pensé lorsque le virus tuait peu à peu le reste du monde.

Du coup, cela peut justifier que ça mette tant de temps à arriver cependant, car je doute que nos centrales mettent plusieurs années à brûler comme c’est pourtant le cas ici. Et si Gail a eu le temps de se renseigner sur les accouchements (une sous-intrigue que j’ai adoré dans l’épisode précédent), elle n’a pas pu le faire sur les centrales nucléaires.

Tout le monde se met donc à stresser et ramasse ses affaires en toute hâte avant de quitter l’hôtel, à qui la série consacre de trop courts adieux, en comparaison avec la villa. Comme en début de saison, le voyage permet de relancer la dynamique de groupe d’un peu tout le monde, et surtout du couple Todd/Melissa.

C’est donc une excellente chose que le groupe voyage de nouveau. Cela suit de peu l’accouchement d’Erica, qui galère donc à allaiter Dawn. La pauvre. C’est une intrigue plus nécessaire pour la cohérence globale qu’intéressante, mais c’est bien mené, avec un Tandy lourd et une Erica qui dose son jeu comme il faut. En revanche, j’aurais aimé qu’on en sache plus sur la relation entre Gail et Erica !

En plus de tout ça, Melissa est en pleine forme mentale, mais l’actrice a la voix cassée, et je suis juste trop fan du ton que ça lui donne (j’ai lu une interview où il était révélé que sa voix avait été reconstituée partiellement par ordinateur… chaud !).

Le groupe comprend qu’il faut se rendre au plus vite à Mexico car les USA sont parsemés de centrales… mais découvre que là-bas aussi, c’est contaminé. Forcés de faire demi-tour, ils retournent à Los Angeles. Mon dieu, que c’est excellent comme épisode et comme storyline. C’est une excellente idée de prendre en compte les centrales nucléaires et ces recherches en bibliothèque. Il y a vraiment de bonnes pistes à exploiter sur le côté survie et ça permet de sortir un peu du côté sans but que le groupe avait en saison 2. En fait, c’était tout le problème de la série : trouver un but pour ces personnages.

Bon… ils arrivent quand même à détruire la maison de Carol au cours du voyage, ce qui permet à Pat de retrouver le groupe. Celui-ci menace de tuer Tandy… mais se fait tuer aussitôt par Pamela, débarquée de nulle part. Oh putain, ces américains !!!

Fin.png

EN BREF – Si j’avais eu un mal fou avec la saison 2, son humour potache et ses couples à gogo, la saison 3 a su me réconcilier avec le ton totalement décalé de la série. Cette saison 3 est, je crois, la meilleure de la série. Elle réussit à donner le sentiment que les choses avancent enfin, en donnant un but à chacun des personnages. Le fait qu’elle fasse enfin quitter la villa au casting est une excellente chose qui permet de relancer les intrigues et toute la dynamique de groupe.

Les derniers épisodes de la saison ne font pas dans la subtilité, avec un bond dans le temps, un mariage, un accouchement et une mort, mais je ne suis vraiment pas certain que cela soit suffisant pour permettre le renouvellement de la série. J’en veux un peu aux scénaristes de proposer une fin aussi géniale, car le cliffhanger est parfait, mais n’aura peut-être jamais de suite. J’espère que Fox décidera de continuer la série malgré tout. C’est con, en fin de saison 2, ça ne m’aurait pas dérangé plus que ça qu’elle soit annulée, mais, si elle devait l’être désormais, ça me ferait vraiment chier.

On peut donc dire de cette saison 3 qu’elle est un pari réussi, puisqu’elle m’a réconcilié avec la série. Certes, elle a toujours ses défauts, son exubérance et sa capacité incroyable à filer des maux de tête tellement ils hurlent dans tous les sens… mais je me suis attaché à la majorité des personnages et à l’histoire. J’en veux plus.

Je croise les doigts.

 

 

 

Semaine 38 : du 19 au 25 septembre

Bonsoir tout le monde !

Pour ce rendez-vous dominical de rentrée des séries, un article un peu plus long que d’habitude et pour cause ! Pas mal de séries sont de retour, donc il y a forcément de quoi faire et ça m’a inspiré une nouvelle rubrique pour ces articles, qui reprend bien sûr une des premières idées de ce blog que j’avais fini par abandonner. J’en dis pas plus pour le moment, vous verrez en cours d’article !

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Les inédits de la semaine

Avant toute chose, il me faut d’abord parler des inédits, des retours d’Agents of S.H.I.E.L.D, Grey’s et HTGAWM, des nouveautés que sont The Good Place, This is Us et Notorious, BREF, de faire un détour par tous les articles publiés ou mis à jour cette semaine ! C’est parti :

Fear the Walking Dead (2×12), 15/20
Atlanta (1×04), 10/20
This is us (1×01), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×01), 16/20
You’re the Worst (3×04), 17/20
Blindspot (2×02), 15/20
American Horror Story (6×01), 15/20
Better Things (1×03), 08/20
The Good Place (1×01), 17/20
The Good Place (1×02), 16/20
The Good Place (1×03), 15/20
Grey’s Anatomy (13×01), 18/20
How To Get Away With Murder (3×01), 16/20
Notorious (1×01), 17/20
Superstore (2×01), 15/20

v_0002343035La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Cette semaine, malgré une reprise en beauté de pas mal de séries, je n’ai pas eu de gros coup de cœur en terme de performance. Du coup, je vais me contenter de m’appuyer sur une valeur sûre, à savoir Kristen Bell !

Faut-il encore la présenter ? Pas sûr, mais s’il fallait le faire, ce serait à coup sûr en commençant par l’incontournable personnage qu’elle a incarné (trois saisons et un film seulement !) avec brio : Veronica Mars. Alors oui, je vis dans le passé, la série s’est achevée il y a dix ans et vous pouvez dire tout ce que vous voulez, mais c’est par là qu’elle a véritablement commencé et c’est bien le seul rôle dans lequel elle m’a marqué.

Oh bien sûr, je me souviens de son détour dans Heroes, mais même elle ne pouvait pas rattraper la qualité d’écriture terrible de cette série (désolé pour les fans, mais comme l’a encore prouvé Heroes Reborn la saison dernière, je n’aime pas leur écriture qui consistent à proposer des rebondissements imprévisibles parce qu’illogiques – combien de gens ont ressuscité par surprise dans ces deux séries ?). Wow, je me suis sacrément égaré dans ce paragraphe, désolé !

Quoiqu’il en soit, donc, Kristen Bell s’est fait discrète sur le petit écran, en tout cas sur le mien, depuis la fin de Veronica Mars. Son retour en force de The Good Place est donc quelque chose que je vois d’un œil très positif, mais qui aurait pu réserver son lot de catastrophes. Et bien finalement, ce ne fut loin d’être catastrophique !

La chaîne nous a fait le gentil cadeau de diffuser pas moins de trois épisodes, l’avis que j’ai sur cette comédie est donc déjà bien arrêté : l’humour y est très particulier, mais très drôle. Kristen Bell brille tout simplement dans le rôle d’Eleanor, ce qui ne me surprend qu’à moitié : après tout, les meilleurs moments de Veronica Mars sont ceux révélant le potentiel comique de son interprète principale.

Je suis ainsi tout à fait accroché à cette performance de l’actrice qui arrive très bien à nous communiquer son envie de rire pour l’instant. J’espère que ce petit coup de projecteur sans spoiler vous convaincra d’aller essayer cette série sur une jeune fille qui atterrit au « paradis » par erreur et tente de prouver qu’elle mérite malgré tout sa place. C’est à voir, vraiment.

Le Coup de Cœur Musical

Chaque fois qu’une chanson me plaira dans ma semaine série, je prendrais le temps de vous la partager. Attention aux spoilers dans le paragraphe qui accompagne !

HTGAWM (2×01) – We Are the Ones de Son Lux

Oui, enfin, HTGAWM est de retour et, comme chaque fois, ce que j’attendais le plus, c’était de remplir ma playlist pour prendre le volant. Et franchement, dans presque chaque épisode, je trouve mon bonheur avec eux tant la BO est toujours parfaitement soigné. J’ai eu une petite frayeur pendant l’épisode, mais j’ai finalement trouvé mon coup de cœur à la toute fin de l’épisode. Outre la scène traumatisante qui accompagne cette chanson, puisqu’elle annonce la fin d’un membre du casting, quand même, c’est le décalage entre ces chœurs et les bruitages si particuliers qui me plaisent. La voix du chanteur se pose tout doucement sur des sons électro angoissants et le refrain est juste parfaitement entêtant. Alors peu importe qui est mort, cette scène est déjà gravée dans mon cerveau !

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Les autres actus du blog

Sans surprise pour personne, les autres actus du blog se résument à l’article sur That ‘70s Show saison 7. L’article le plus consulté cette semaine fut celui sur le pilot de This is us, talonné de près par celui sur Notorious, publié seulement hier. De toute évidence, il y en a qui se cherchent de nouvelles séries !

Justement, la rentrée série est majoritairement faite pour moi, zéro nouveauté à venir pour les sept prochains jours. Il me reste à surveiller cette semaine les retours de Quantico et Once Upon a Time, deux séries qui m’ont lassé l’an dernier et que je ne suis pas sûr de suivre avec beaucoup d’assiduité. The Last Man On Earth et son humour inégal est également diffusé cette nuit aux USA, et ça je pense que vous en parlerai, malgré une fin de saison 2 vraiment moins bonne que les débuts.

En revanche, jeudi, il y a LE retour que j’attends le plus, c’est celui de Younger pour une saison 3 que j’espère plus longue que la saison 2 vu la date de lancement. N’hésitez pas à vous rafraîchir la mémoire sur la série en allant faire un tour par ici 🙂

Bien sûr, il y aura aussi les débuts de Luke Cage vendredi, mais je pense mettre un certain temps avant de vous en parler, d’autant plus que je serai sans connexion internet quelques jours en fin de semaine…

Autrement dit, mon article sera peut-être en retard dimanche prochain, j’espère que vous me pardonnerez ! Allez, à la semaine prochaine 🙂

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes