Conviction (S01)

Spoilers

Cet article résume tout ce que j’ai écrit sur la première saison de Conviction. Vous y trouverez un avis rédigé avant le début de la série, puis la critique « à chaud » de chaque épisode (écrite juste après la diffusion) ainsi qu’un bilan de saison en fin d’article. Bonne lecture !

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Avis : Hayley Atwell est de retour, partageant l’affiche avec Emily Kinney ET Shawn Ashmore. Un seul de ces trois acteurs suffirait à me faire commencer une série, je n’ai donc absolument pas cherché plus loin et je me suis jeté dessus. De manière hyper originale, c’est en plus une série ABC, alors c’est un peu comme si elle me criait de la regarder.

La série se concentre sur une équipe chargée d’innocenter des criminels déjà en prison car considérés coupables de crimes qu’ils n’ont peut-être pas commis. Je doute que beaucoup d’originalité se cache là-dedans, mais face à un tel casting, je ne résiste pas à l’envie de me faire une idée un peu plus approfondie. Voilà, c’est tout ce que je peux en dire avant de commencer, du coup, je vais pas m’attarder plus que ça en blabla introductif (c’est marrant comment la conclusion de mes intros d’article est toujours la même).

Note moyenne de la saison : 14/20

 01.pngÉpisode 1 – Pilot – 15/20
Taking this job, working this pointless cases with you people, THAT’s my prison.

La série nous plonge tout de suite dans un épisode qui considère limite que les présentations sont faites : la première scène nous introduit le personnage d’Hayley Atwell, la seconde, le reste de l’équipe. Ce rythme un peu trop vif n’est pas sans me rappeler le pilot de Scandal où tout allait tellement vite que je n’avais pas le temps de digérer les infos. Espérons que la série aura une vie aussi longue, mais plus palpitante. L’avantage, c’est que de cette manière, on avance vite du point de vue de l’introduction de chacun et de la dynamique que propose la série. Il ne s’agit pas tant d’en savoir plus sur chacun des personnages : on en découvre plus sur Hayes surtout, le reste de l’épisode s’applique à montrer le fonctionnement de l’équipe et la résolution du cas de la semaine. C’est malgré tout un drama qui se planque sous des allures de procedural, un grand classique d’ABC, puisqu’il y a des affaires familiales ou sentimentales derrière les agissements de chacun des personnages, qu’il faudra creuser à l’avenir. Pour l’instant, il s’agit surtout de prouver l’innocence de personnages déjà reconnus coupables et ça risque de vite tourner en rond, mais au moins il y a des passages en périphérie de l’enquête assez intéressants. On trouve de bons plans et chaque personnage a malgré tout son moment de gloire, son intrigue secondaire qui sera développé en cours de route et qui est mise en évidence dans le montage final. C’est pour le moment un petit 15/20, car la série m’a surtout capté grâce à son casting, pas grâce à son écriture qui est assez banale. Il faudra voir comment ça évolue, le côté politique peut prendre le dessus et devenir sacrément passionnant. Je suis déjà plutôt content que ça ne tourne pas autour d’un couple-phare qui viendra pourrir tout le reste, comme c’est souvent le cas avec ABC (Grey’s, Scandal, Quantico, The Catch… et même Notorious, toutes sont tombées dans ce schéma à un moment ou un autre).

02.pngÉpisode 2 – Bridge and Tunnel Vision – 14/20
Mom, what a surprise! Note the absence of the word « nice ».

Cet épisode confirme tout ce que je pensais de la série au premier abord : elle n’est intéressante que pour son casting et le développement secondaire de chaque personnage car elle ne va pas encore assez loin pour le reste. Les cas à la semaine ne sont pas franchement passionnants et servent surtout d’excuse à l’existence et aux interactions de chacun. Tout n’est pas à jeter non plus dans la construction de la série, j’aime beaucoup les reconstitutions des crimes et la manière d’enquêter a posteriori de l’équipe, ça donne une perspective intéressante, bien qu’elle ne soit pas des plus inédites. La course contre la montre ne fonctionne pas trop pour l’instant, mais sera plus intéressante quand ils rateront vraiment un cas (ou tomberont sur un cas qui ne méritait pas de révision), histoire d’ajouter une vraie réflexion de fond sur la justice américaine, qui manque encore. C’est trop gentillet et banal, tout le problème est là. On attend plus d’action, de suspens, de rythme, de questionnement moral en 2016. Ce dernier point est trop vite évacué et pas assez mis en valeur pour le moment. Quoiqu’il en soit, la toute fin est super sympa et très feel good… Et puis, le casting, encore, toujours, me confirme que je veux revenir à chaque scène. C’est déjà ça.

03Épisode 3 – Dropping Bombs – 14/20
You can’t, this is a good job, one which’s not easy with you record to get, don’t throw it away just because… because your boss is being a bitch.

Rien de bien nouveau cette semaine, je m’accroche car je suis totalement fan de l’ensemble du casting (et de la garde-robe époustouflante d’Hayley Atwell, aussi, il faut bien le reconnaître). Cette semaine, l’intérêt de la reconstitution ne me saute pas aux yeux (malgré l’explosion, oui, c’est un très mauvais jeu de mots qui ne fonctionne pas) comparé aux deux premiers épisodes. Les scènes avec les proches des victimes paraissent toujours bien peu utiles (et en plus très clichées) et je me demande vraiment ce que font les figurants à l’arrière-plan dans les bureaux. Le côté politique prend comme je m’y attendais un tournant plus important, avec des ordres venant d’en haut et entravant un peu les choix de l’équipe (suis-je vraiment censé les shipper??). Niveau dynamique d’équipe, l’équilibre est clairement trouvé cette semaine, chacun ayant son rôle à jouer. On n’est donc pas surpris de voir Franklin au bord d’être viré ou rester grâce au soutien de Tess. Côté moral, les scénaristes jouent sur une corde sensible avec un terroriste en prison pour un crime qu’il n’a pas commis, car il en préparait un autre, et un gentil qui pousse un méchant au crime… Évolution intéressante. Le cliffhanger promet une suite un peu plus mouvementée et peut-être que cela permettra de bousculer un peu une routine déjà en train de s’installer…

04.pngÉpisode 4 – Mother’s Little Burden – 14/20
I may be a hot mess but I’m a hot mess with privilege

Le cas de la semaine est assez dur et suit une mère accusée du meurtre de son fils de 12 ans, autiste qui la battait. C’est une situation qui existe et dont on ne parle que rarement, l’épisode me convainquait déjà plutôt bien dès l’exposition, surtout qu’elle suivait une introduction réussie. Le cas était assez prévisible dès le départ, mais sympathique à suivre sans être révolutionnaire, donc. Il était bien mené et offrait une conclusion intéressante. Cet épisode revient inévitablement sur ce qui a catapulté Hayes à la tête du CIU, offrant une intrigue politique de fond qui continue à se dérouler sans être tout à fait d’un intérêt majeur. Hayes devient une vraie héroïne en faisant surgir la vérité sur les privilégiés américains, mais perd du même coup la relation parfaite qu’elle avait avec son frère. Finalement, la révélation de la semaine dernière n’a donc qu’un impact mineur et a pour principale conséquence de reléguer malheureusement les personnages secondaires au dernier plan (au point qu’on ne voit presque pas Ashmore cette semaine). Il est inévitable d’avoir des épisodes de ce type, mais c’est peut-être un peu tôt, d’autant que si la série a installé une routine confortable (les reconstitutions, la course contre la montre…), elle n’a pas encore réussi à s’imposer dans les audiences. Je ne suis pas sûr que cet épisode 4 l’aide beaucoup, car les motivations de chacun ne sont pas des plus claires. On est loin de ce que propose habituellement ABC, avec un côté cop show trop prononcé et des dramas pas assez mis en avant… Personnellement, ça me va car le casting est parfait,  mais je ne suis pas dupe et doute que ça puisse marcher bien longtemps aux USA.

05.pngÉpisode 5 – The 1% Solution – 13/20
Well, that doesn’t look too guilty, does it?

Hayes doit faire face aux conséquences personnelles de son interview désastreuse et choisit donc un cas de la semaine pouvant continuer d’aider à redorer son image. Difficile de ne pas compatir pour elle alors qu’elle s’est mise tout le monde à dos, à commencer par son frère… Même si elle savait parfaitement ce qu’elle risquait avec cette nouvelle frasque. Le cas de la semaine n’est franchement pas passionnant et une fois de plus, j’ai trouvé la révélation assez prévisible : je n’avais certes pas pensé au meurtre à deux, mais le couple était assez évident dès le départ, tant ils en ont fait autour de Frankie. D’ailleurs, ce sont les affaires personnelles d’Hayes et Frankie qui sauvent cet épisode, une fois de plus. Bien que rien n’avance dans cet épisode, on commence à mieux les cerner l’un et l’autre et c’est agréable. Je suis un peu mauvaise langue quand même, car on apprend de Tess que le copain de Frankie est coupable et Hayes se réconcilie avec son frère en fin d’épisode. Il y a de plus certaines graines qui sont plantées dans cet épisode (notamment la bisexualité d’Hayes, déjà sous-entendue dans le pilot) qui ouvrent de nouvelles perspectives pour la suite, si suite il y a. Les audiences ne décollent toujours pas et j’essaye de ne pas trop m’attacher à la série, même si j’adore le casting. C’est bien le seul vrai point positif de la série et sans ça, je n’aurais pas continué je pense, il faut bien reconnaître que la série patine et n’apporte pas grand-chose de nouveau.

06.pngÉpisode 6 – #StayWoke – 16/20
Sensing a theme here

Cet épisode surfe sur un thème malheureusement à la mode aux USA : le racisme de la justice. On le retrouve tout autant en France, mais le mouvement est moins mis en avant de ce côté de l’Atlantique. Cet épisode cherche donc à prouver l’innocence d’une femme noire accusée d’avoir tué une policière au cours d’une manifestation. Il y a dans cet épisode des airs de Scandal et d’Orange is the new black, mais ce n’est pas si déplaisant et le thème est définitivement quelque chose qui a besoin d’être traité encore et encore si l’on veut une évolution des mentalités. Pour la première fois je crois, la résolution de cet épisode m’a vraiment surpris. Comme beaucoup j’imagine, je pensais que le meurtrier était le mari de la victime et il n’en était finalement rien, ce qui est clairement bien joué. Du côté, des intrigues personnelles, Hayes retrouve son ex (clairement une Olivia Pope) et flirte avec, mais l’alchimie n’est pas franchement là. Du coup, j’ai eu un peu de mal à être touché par ce qui est je suppose un cliffhanger. On verra par la suite, mais franchement, ça ne cassait pas trois pattes à un canard. En revanche, le passé de Maxine est légèrement développé et c’est beaucoup plus intéressant : elle a donc été flic, s’est fait tirer dessus et est devenue accro aux anti-douleurs. Ce long focus permet de la caractériser, avec en plus une culpabilité d’être bien placée quand des noirs se font tuer par les flics qui sont ses collègues. Le personnage n’a jamais été aussi intéressant, il était temps (mais il est trop tard car l’annulation de la série est quasi-certaine). Elle se fait malgré tout voler la vedette en ce qui me concerne, par Tess, dont on apprend enfin le passé après six épisodes à tourner autour sans savoir ce qu’il en était. Sa tante s’est fait tuer, elle a accusé le mauvais type et s’en veut, et c’est lui qu’elle va voir quand elle achète son café. C’est d’autant plus intéressant que lui semble flirter avec elle plus qu’autre chose. J’espère qu’on aura le temps d’en voir plus de leur relation et dynamique avant la fin de la série et je garde déjà un très bon souvenir de cet épisode, qui abordait des thématiques difficiles assez justement.

07.pngÉpisode 7 – A Simple Man – 14/20
Ladies and gentlemen, this is what we called unnecessary exposition

Vous savez ce qu’il manque à la série ? Un vrai générique à la NCIS après la première scène. Cette semaine voit une intrigue plutôt classique largement améliorée par la présence d’une caméra et d’un journaliste réalisant son propre Making a murderer, en gros. C’est une amélioration, car Hayes fait tout ce qu’elle peut pour les empêcher de filmer alors que les autres (Beth surtout) font tout pour bien passer à l’image. Des petits gestes révèlent les travers narcissiques (ou non) des personnages et c’est un développement hyper intéressant. D’un coup, d’un seul, une tonne d’humour est ajoutée aux habitudes du CIU et la série verse plus qu’habituellement dans la comédie, alors même que ça commençait par Maxine aux addict anonymes. Pour le reste, on continue sur la routine habituelle de la série, rien de transcendant dans cet épisode, même si les relations entre chacun sont perturbés par les caméras, notamment celle de Maxine et Sam. L’écriture est un peu brouillon malgré tout, car il y a trop peu de sous-intrigues développées, surtout après l’épisode de la semaine dernière. J’aurais aimé en voir plus concernant Tess et ne pas la voir se confesser à la caméra, de même que j’aurais préféré ne pas voir Maxine prendre une pilule, surtout que les conséquences de ces deux actions sont totalement mises de côté et ignorées par la suite. La résolution du crime cette semaine est plutôt bien construite, en s’appuyant sur un détail du quotidien des personnages. Bref, je le répète, j’ai trouvé tout ça un peu brouillon au premier abord, mais finalement toutes les pièces du puzzle servent à quelque chose. Je ressors de l’épisode avec un goût de trop peu, j’aurais préféré une fin différente, se reconcentrant un peu plus sur l’ensemble des personnages ou sur le documentaire. J’imagine qu’il faut attendre le prochain épisode désormais, mais la série reste assez constante sans surprendre ni décevoir.

Capture d'écran 2016-11-29 15.20.14.pngÉpisode 8 – Bad Deals – 14/20
We’re all bad guys in someone history

Une nouvelle fois l’intrigue de la semaine vient taper le passé d’un membre de l’équipe, mais cette fois on change un peu de focus pour un autre personnage, Sam, qui après huit épisodes est encore un parfait inconnu. C’est clairement le point faible de la série, ce personnage toujours sûr de lui et le voir en position de faiblesse est une excellente chose. L’intrigue en elle-même est vraiment réussie, comme d’habitude : c’est un procedural tout ce qu’il y a de plus classique, avec les suspects usuels dans une histoire d’enlèvement et une révélation du coupable qui a toujours du mal à me surprendre. J’ai dû déjà trop  bouffer de séries de ce genre, je ne sais pas, mais franchement, c’est chiant de deviner à l’avance à chaque fois le coupable. Au-delà de ça, les personnages et l’équipe sont sympas, et j’adore ce casting, ce qui m’aide à passer outre pour une fois. L’épisode était donc toujours au même niveau et il est vraiment dommage de voir toutes les intrigues secondaires (Maxine, Tess, le témoignage d’Hayes…) prendre leur temps alors que l’annulation est maintenant évidente, vu que Quantico récupère la case horaire de la série à la rentrée. C’est personnellement ma première grosse déception de la saison, secondée de près par Notorious, également sur ABC.

08Épisode 9 – A Different Kind of Death – 14/20
I didn’t know you were into scrapbooking

L’introduction montre à peu près la manière dont j’imagine mon futur avant de nous montrer un nouveau cas de la semaine où Hayes se fait court-circuiter par son boss favoris et où le débat choisi par les scénaristes est celui de la nécessité (ou non) de la peine de mort. Étant contre, je trouve intéressant de voir le débat une fois de plus mis en avant à la télévision, mais sans surprise, la série ne révolutionne pas la question ou le thème. C’est un épisode toujours classique que propose Conviction cette semaine, avec un casting toujours parfait (coucou Art d’Orphan Black). Les intrigues secondaires sont bien trop négligées cette semaine, à l’exception de Maxine qui est enfin confrontée par quelqu’un d’autre à son addiction. Sans grande surprise, la mère d’Hayes remporte les élections et le cas de la semaine est perdu à quelques minutes près. C’était d’autant plus attendu qu’il était temps que l’équipe soit confrontée à un vrai échec. Le point de vue des scénaristes (contre la peine de mort) passent aussi beaucoup mieux de cette manière. Bref, un bon épisode qui reste au niveau de ce que la série a toujours proposé. Voilà et maintenant la série entre dans son hiatus d’hiver, sur une fin qui n’est pas franchement un cliffhanger. Rendez-vous est tout de même pris en janvier, pour un nouveau jour de diffusion (la série inversant son horaire avec celui de Quantico). Ah oui quand même, ça sent pas bon pour un renouvellement, mais je me suis peut-être avancé un peu trop en parlant d’annulation la semaine dernière. On verra, mais la série est en danger certain.

conviction-2016-s01e10-vo-720p_0000187898Épisode 10 – Not Okay – 16/20
Brave women

Le retour de Conviction me fait de la peine à voir : je me rends compte que je suis l’air de rien attaché aux personnages et que la routine du compte à rebours en quatre jours fonctionnent. Certes, tout reste hyper prévisible, mais c’est un procedural assez agréable avec juste ce qu’il faut de drama. Je continue de leur reprocher leur flou artistique des débuts avec des personnages pas assez développés/intéressants et surtout trop caricaturaux. Dans celui-ci néanmoins, on avance enfin dans l’intrigue Tess et je continue de craindre que cela ne soit pas résolu pour la fin de saison (qui sera probablement la fin de série). ABC fait en tout cas une sorte de donner une chance à la série avec une nouvelle case horaire et un « Previously on » qui reprend toute la base de la série. Bon, on verra bien. Côté intrigue cette semaine, on tombe dans l’intrigue (malheureusement) clichée du meurtre vengeant un viol. C’est magistralement écrit pour faire réfléchir à la question et je n’en regrette que la conclusion qui voit les quatre victimes être les meilleures amies du monde. Donc se faire violer permet de se trouver des besties dans les autres victimes du même prédateur ? Mouais. C’est une fausse note un peu dommage dans un épisode construit autrement pour faire avancer les mentalités et critiquer un système judiciaire qui ne fonctionne pas toujours, comme on l’avait vu avec l’épisode 9. Dommage d’avoir attendu si longtemps pour faire cela : la série a trop tardé à se mettre en place. C’est bête, car elle fonctionne autrement impeccablement et que ce nouveau rôle de critique de la société leur va comme un gant. Je n’ai pas envie d’accrocher trop d’espoirs, mais il y a définitivement de quoi en faire une saison 2 et je suis toujours amoureux de l’ensemble du casting…

11.pngÉpisode 11 – Black Orchid – 15/20
Note to self to not stay alone late in the office with Blondie.

Cette semaine s’intéresse à un tueur en série, un truc que Conviction n’avait pas encore fait et qui aurait pu lui servir de fil rouge pour la saison (car c’est clairement une des choses qui manque, mais je voudrais pas me répéter, je le fais déjà beaucoup je trouve). Cette affaire est intéressante car Maxine et Tess ont toutes les deux des informations dessus. En effet, la première a travaillé sur le cas à ses débuts et connaît le détective en charge de l’enquête. C’est une manière intéressante d’explorer son passé maintenant que les scénaristes semblent avoir totalement laissé tomber sa dépendance, faute de temps j’imagine (idem pour le copain de Frankie dont on n’entend plus parler… dommage, dommage, ces impasses !). Quant à Tess, il s’avère qu’elle a une (nouvelle) obsession malsaine pour les serial-killers. Mouais pourquoi pas, même si ça sort de nulle part, c’était sympa de la voir s’investir autant dans une affaire, surtout que c’est elle qui en permet la résolution, ça change et ça pourrait être un truc qui revient sur le long terme, si long terme il y a(vait). Cela confirme surtout que j’adore Emily Kinney. En dehors de l’intrigue, Hayes et Wallace tentent d’avoir une conversation qui n’a rien à voir avec le boulot. C’est assez bien trouvé comme scène, je ne les aime toujours pas ensemble, mais ça manque dans beaucoup de séries ce genre de moments où des collègues sortant ensemble se rendent compte qu’ils n’ont rien à se dire. Cela prouve bien que Conviction a une certaine intelligence et des idées novatrices à apporter. Bon, malgré ça et comme d’habitude, l’affaire était plutôt banale, ce qui est vraiment un problème. Il est fort possible que la série ne trouve pas son public parce qu’elle est trop hybride entre les procedurals classiques (pour ne pas dire prévisibles) et la volonté de casser la routine en abordant des sujets de société. Les personnages commencent enfin à être un élément suffisant pour avoir envie de revenir, mais je doute sérieusement d’un renouvellement sur ABC car c’est un peu tard pour tout cela. Quant à un sauvetage Netflix ou autre plateforme de ce type, c’est peu probable, car ce n’est pas le genre de séries qui y a habituellement droit. Bref, j’entends bien profiter des deux derniers épisodes avec quelques regrets !

Capture d'écran 2017-01-16 14.03.11.pngÉpisode 12 – Enemy Combatant – 15/20
Maybe… but how will we ever know?

Cette semaine change assez peu la formule de la série, ce qui lui permet d’offrir un bon épisode qui ne casse pas trois pattes à un canard. Quoiqu’on puisse dire de la série, sa constance tout au long de la série est assez remarquable, mes notes ne variant finalement qu’assez peu. C’est dommage donc de la savoir probablement annulée. Bon, pour en revenir à cet épisode, l’originalité vient avec la rencontre du père de Hayes. Celui-ci correspond tout à fait à ce que j’en attendais, des interactions avec ses enfants jusqu’aux plans qu’il entretient dans toutes ses actions. J’imagine que je suis censé remercier les scénaristes de l’ajout de ce personnage car la dernière scène entre Hayes et son père est bien la première fois que je me suis intéressé au couple formé par Hayes et son mec. Il ne faut pas désespérer après douze épisodes donc. Le gros défaut de cette saison aura été de se concentrer autant sur ce couple, sans créer de vrais points d’intérêt autour d’eux et sans proposer d’autre fil rouge. Il est assez clair à présent que les intrigues secondaires de chaque personnage sont mises de côté faute de savoir si on aura une saison 2. Tant pis… Quant à cet épisode, il proposait un cas très intéressant d’affaire de terrorisme, avec un innocent en prison à cause de ses origines. Une fois de plus, ils ne sont pas allés chercher ça très loin, c’est tout à fait le genre de cas/problème que l’on rencontre malheureusement dans les faits divers, que ce soit aux États-Unis ou dans n’importe quel pays développé. C’est aussi tout à fait le genre de dénonciation qu’aime faire la série, alors c’est sûr qu’à défaut d’être surprenant, c’est au moins bien maîtrisé. Je doute que l’audience de la série soit suffisante pour vraiment changer les mentalités, mais au moins ils essaient ! En bref, c’est un épisode sympa de plus, mais toujours pas assez pour marquer les mémoires. Je doute que dans trois ans, je me souviendrais de ça quand je repenserais à Conviction… Si je repense à la série, déjà. Rendez-vous dans deux semaines pour le dernier épisode, parce que oui, ABC marque une pause (forcément, l’investiture de Trump le 20 doit bouleverser un peu le calendrier de la chaîne – qui en a d’ailleurs pris conscience la semaine dernière en décalant en toute logique la reprise du TGIT) à un épisode de la fin. Comment tuer une série déjà bien mal en point en une leçon…

14.pngÉpisode 13 – Past, Prologue & What’s to Come – 12/20
I like different.

Avec un titre pareil, le moins que l’on puisse dire est que la série assume son avenir incertain (qui tend plutôt à l’annulation quand même). C’est dommage de voir une série avec autant de potentiel être si malmenée, mais j’ai déjà largement commenté tout ça plus haut et je vais le refaire en conclusion. Parlons donc de ce dernier épisode, qui prend le parti du flashback pour nous montrer la rencontre entre Wallace et Hayes. Dommage, donc, on repart une fois de plus sur ce couple qui n’a rien de vraiment passionnant, sinon ce que le père d’Hayes lui a dit en fin d’épisode précédent. C’est évidemment traité, mais pas de manière aussi approfondie que le suggérait les derniers plans. L’affaire de la semaine est particulièrement en-dessous du niveau de ce que la série nous a proposé cette saison, la déception est assez grande. On y voit Hayes tenter de réparer une erreur qui date d’il y a neuf ans avec un guest-star que je ne supporte plus à le force de voir écumer toutes les séries que je regarde les unes après les autres (c’est la deuxième en une semaine, après Man Seeking Woman). Le sujet que l’épisode tente d’aborder, l’homosexualité d’un homme amoureux d’une femme, est intéressant évidemment, mais ça manque clairement d’un attachement personnel convaincant et d’un enjeu prenant pour un dernier épisode de saison. Tous les personnages secondaires (ou presque) sont évacués, au profit d’un couple-phare qui ne m’a jamais été vendu comme il fallait. En parallèle, Sam se voit confronté aux conséquences de ses erreurs de l’épisode 8, mais cela est totalement éclipsé et marginal, comme d’habitude. Cela sert évidemment (et de manière prévisible) le WTF final et le cliffhanger, mais bon. Déjà, je suis déçu du choix du cliffhanger alors que la série est probablement annulée, ensuite, je trouve ça totalement inintéressant comme scène : les conséquences sur le couple Hayes/Wallace me passent au-dessus. Les scénaristes ont pris le pari de concentrer leurs efforts sur ces deux-là quand ils ont compris la série en danger, et ce n’était pas le bon choix. Les deux acteurs sont géniaux, mais ils manquent d’alchimie. C’est donc un dernier épisode décevant, qui ne conclue rien (mais il n’y avait plus grand-chose d’ouvert de toute manière à force d’éclipser les intrigues des persos secondaires) et qui n’ouvre rien non plus. Si c’est la fin, je la prends et l’oublie assez vite pour ne me souvenir que du côté divertissant ; si suite il y a, je reviendrais, mais avec méfiance. Un départ raté pour conclure une saison moyenne, en un mot comme en cent : dommage !

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Ces visages résument à peu peu près comment je me sens quand je repense à cette saison : vidé d’énergie, pensif face aux pistes non exploitées, ni déçu, ni heureux… et clairement arnaqué.

EN BREF – Une série au casting prometteur et avec un vrai potentiel, qui n’a pas réussi à installer un fil rouge solide et un attachement consistant aux personnages secondaires, trop souvent bâclés et mis de côté au profit d’un couple principal définitivement trop fade. Tout cela mène à un divertissement de qualité certaine, mais malheureusement insuffisante pour la saison 2016/2017, où les téléspectateurs ont largement de quoi trouver mieux ailleurs (et ne se privent pas pour aller ailleurs). C’est très dommage, car la routine de la série avait du bon et me réconciliait presque avec les séries de type procédural. Je ne m’attends pas à une saison 2, mais en cas de (bonne) surprise, je serais de retour. Comme je le disais, le divertissement fonctionne, mais il ne faut pas attendre plus, malgré un casting cinq étoiles. Si la moyenne de la saison est bonne, c’est parce que chaque épisode se laisse regarder sans passion certes, mais sans trop d’ennui également. Il n’en reste pas moins que Conviction est l’une de mes plus grosses déceptions cette année, car elle n’a pas (ou trop peu en tout cas) réussi à décoller d’un socle solide, tout en abordant chaque semaine des sujets de société qui méritent effectivement plus d’attention. Le pari des scénaristes pour sauver la série était une catastrophe qui l’a encore un peu plus enfoncée dans la médiocrité et n’a pas réussi à relever le niveau. C’est donc un cocktail mal dosé, qui aurait pu être explosif mais ne parvient pas à convaincre. C’est con quand tu t’appelles Conviction (oh oh, jeu de mot final !).

Westworld (S01)

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous l’article sur cette première saison de l’excellente Westworld, écrit semaine après semaine.

Avis : Un générique hyper soigné de deux minutes et une heure huit de pilot ? Oh, je m’embarque dans une série bien galère et calibré pour être hyper à la mode… donc pas trop dans mes goûts habituels. Pourquoi je la commence ? Honnêtement, je ne m’en souviens plus ! J’en ai découvert le synopsis cet été et je sais que le tout Twitter l’attendait impatiemment.

Un rapide coup d’œil au casting suffit pour me dire que les acteurs sont supposément brillants et assez pour garder mon attention. Et puis, je me la suis ajouté sur mon TVshow time, c’est donc que j’avais repéré quelque chose qui m’intéressait, au-delà de J.J Abrams… La réponse m’est venue sur Twitter, évidemment, merci @Drakit qui m’a rappelé que c’était une nouvelle série des créateurs de Person of Interest. Et ça a un côté simulations qui ne peut qu’être bon du coup. Donc je m’étais fait confiance en le lançant et a priori rien ne peut mal tourner !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Note moyenne de la saison : 18/20

 01.pngÉpisode 1 – The Original – 18/20
Don’t you see ? Hell is empty and all the devils are here.

Oh la, cette série est intrigante et marquante dès son introduction. L’image futuriste de cette mouche sur l’œil de Dolores ne peut que me faire rester de dégoût, malgré le trip pseudo-historique qui s’ensuit aussitôt. Les décors sont assez sublimes, mais il en faut plus que ça pour me faire rester devant une série : les voix off sont une bonne chose, pour une fois, car elles intriguent vraiment. Malgré quelques longueurs, il est difficile de ne pas être immédiatement aspiré devant cette série qui a des côtés Person of Interest autant que Dollhouse (si, si, les décors et les mannequins ont cette vibe, avec juste quinze fois plus de budget et une tournure plus adulte). Oui, définitivement un côté Dollhouse malgré un synopsis de base très différent car les mêmes thématiques y sont abordées : c’est hyper frustrant de retrouver tout ça dans une autre série. J’ai vraiment l’impression que les problématiques sont les mêmes. Bien que frustré, c’est plutôt de très bonne augure car j’ai adoré la seconde saison qui explorait tout ça. Bon, j’en reviens à mes moutons et Westworld qui nous décrit après tout un jour sans fin parfaitement orchestré par des scientifiques-scénaristes pour des clients mystérieux, mais vicieux. De nombreuses variations des mêmes scènes sont proposées dans cet épisode et chaque fois, c’est bien joué par chacun des acteurs. Le mystère est entier quant aux enjeux des bugs expérimentés par ces mannequins en face des clients. En fait, j’ai déjà envie d’en savoir beaucoup plus sur ces mystérieux clients et sur la société. Il y a énormément de pistes à creuser dans ce monde violent que l’on nous fait découvrir en détail dans cet épisode et possiblement beaucoup de saisons en stock dans les autres mondes que les scénaristes peuvent créer. Je refuse de m’emballer trop vite et je suis un peu plus sceptique que pas mal de critiques que j’ai aperçus (sans lire) pour le moment, mais force est de reconnaître que je viens d’entrer dans un excellent univers qui va beaucoup me faire réfléchir, malgré un fil rouge encore un peu décousu.

02.pngÉpisode 2 – Chestnut – 19/20
This is the new world and in this world you can be whoever the fuck you want

Wow, cet épisode commence bien fort et tout à fait mieux que le premier en terme d’introduction de l’épisode. Cette fois, en effet, on suit l’arrivée de deux clients dans le Westworld, les deux clients étant en plus des acteurs à la tête connue (recyclage des rôles secondaires de POI en vue, accompagné du Prince Caspian, oui, je te reconnais Caspian). Cette réalité virtuelle est subitement bien plus forte dans cet épisode que dans ce qui a été proposé précédemment et c’est vraiment passionnant de la découvrir d’un œil neuf. En parallèle, Dolores continue d’avoir des réminiscences de sa vie de robot quand elle ne devrait pas et l’on apprend qui la détraque. Les coulisses de cette fiction virtuelle sont décrits sans que l’on ne comprenne beaucoup plus tout ce dont il est question, mais c’est quand même sacrément bien fichu et construit ; surtout le concept des rêves/cauchemars avec la première Tueuse. L’épisode nous balade d’ailleurs avec le personnage de Maeve se baladant elle-même, à poil forcément, dans le building de Westworld et découvrant un monde tout nouveau pour elle, dans lequel elle voit ce qui arrive à tous les cadavres autour d’elle. Le vrai cliffhanger reste un mystère pour le moment, mais je n’avais pas besoin de ça pour avoir envie de revenir. Toujours beaucoup de questions et d’éléments flous pour l’instant donc, mais un second épisode pour moi bien meilleur que le premier. Les épisodes d’une heure qui m’accrochent autant, c’est rare. Merde, je crois que je suis fan !

03.pngÉpisode 3 – The Stray – 18/20
I want a little adventure

C’est reparti pour un nouvel épisode et inutile de dire qu’après ces deux premières semaines, je suis clairement impatient. Bien sûr, l’effet de surprise est passé, mais ça n’en reste pas moins très accrocheur. Dolores continue de se souvenir d’un peu trop de choses, les clients poursuivent leur aventure dans le western et les problèmes ne font que commencer à Westworld. Clairement, mes personnages préférés sont les clients, car il est bien plus intéressant de les voir découvrir le monde et l’univers virtuel, exactement comme nous. J’aurais aimé les voir un peu plus, notamment Logan qui me fait rire à chaque fois depuis la semaine dernière. Évidemment, il est aussi difficile de ne pas accrocher à Dolores que l’on voit énormément et dont l’histoire se répète inlassablement avec des variations très sympa. Le fil rouge se développe dans cet épisode, avec une mythologie de base qui se complique lorsqu’on nous présente Arnold, mort dans le parc et dirigé par sa folie. Intrigant autant qu’intéressant : cela confirme que les clients peuvent mourir et surtout je sens que ce sera lié à une quête. Évidemment, cela permet aussi d’intensifier le suspense sur l’équipe de sécurité. Tout aussi intéressant est le rôle confié à Gina Torres, guest dans cet épisode qui nous apprend plus sur le passé de Bernard et sur son fils, Charlie. La toute fin est blindée d’action avec une Dolores qui prend conscience de son passée et se rebelle, alors que tout se complique aussi côté sécurité lorsqu’un robot semble développer une conscience et se suicide. Le personnage d’Elsie (la scientifique/sécurité) est intéressant aussi à creuser, je crois, surtout qu’à la fin, elle prend conscience des dangers de Westworld au-delà de la part de mystère qu’elle souhaiter percer. L’épisode prend cependant son temps pour en arriver là et c’est qui explique cette note légèrement plus basse que la semaine dernière.

04.pngÉpisode 4 – Dissonance Theory – 17/20
Is there something wrong with this thoughts I’m having?

Une nouvelle séance de psychothérapie en plein rêve avec Dolores nous apprend qu’elle rêve de liberté (je donnerai cher pour la voir s’échapper de Westworld pendant uné pisode) et surtout qu’elle pense. C’est embêtant pour un robot. On laisse de côté un peu trop l’équipe de sécurité et son intrigue dans cet épisode pour moi, mais il est très cool d’en voir un peu plus sur l’intrigue du labyrinthe, mais aussi sur le personnage de Maeve, toujours hantée par les flashbacks de cette fois où elle est morte. Il serait presque tout aussi intéressant de n’avoir plus que les épisodes du point de vue de ces robots humanoïdes qui sont passionnants et dont l’intrigue métaphysique est très prise de tête. C’est aussi le cas du côté des directeurs de Westworld et de l’intrigue politique derrière tout ça, encore bien cachée. Il y a beaucoup à surveiller pour les prochains épisodes, c’est toujours aussi passionnant, même si peut-être légèrement plus lent cette semaine. Je reste hyper impatient de voir la suite, et j’aimerais tellement pouvoir la bingewatcher ! À lundi prochain !

05.pngÉpisode 5 – Contrapasso  – 16/20
Are we… very old friends?

C’est reparti pour un épisode de près d’une heure cette semaine, mais cette série parvient généralement à me faire oublier sa longueur. Il manque toutefois un petit « previously on » en début d’épisode, ne serait-ce que pour savoir quelles intrigues seront développées cette semaine. Si je devais évoquer un vrai défaut de la série, ce serait précisément celui-ci, car il est dommage que tout ne soit pas mené de front chaque épisode, même si cette semaine, les scénaristes s’en tirent plutôt bien avec un peu de temps accordé à chaque intrigue. J’ai aussi du mal avec la chronologie autour de Dolores et des clients (à quel moment quittent-ils le parc, quand y reviennent-ils, que font les clients entre deux quand Dolores « rêve » ?). Beaucoup de questions cette semaine donc, mais un épisode toujours aussi intéressant : le côté western est loin de me déranger autant qu’au départ, car je suis pris dans l’intrigue du labyrinthe et je me demande vraiment où tout ça cherche à nous amener, avec une intrigue western finalement pleine de fantastique. Cela donne un côté très original à la série, on ne voit pas ça habituellement dans les séries, donc ça fonctionne bien. C’était un peu moins bon cette semaine avec des ralentissements peu nécessaires (notamment les longs plans sur l’orgie) et des scènes attendues depuis longtemps qui ont semblé presque trop bâclées (la rencontre au sommet des deux vieux en fin d’épisode). Quant au cliffhanger sur Maeve, il est à péter un câble tant elle a été sous-exploitée cette semaine ! Et puis, j’ai envie de savoir comment Logan va s’en sortir cette fois, aussi, son sourire au moment où il se fait tabasser était excellemment joué. Finalement, c’était un épisode de transition, pas d’événement majeur, mais une avancée lente vers un but encore inconnu.

06.pngÉpisode 6 – The Adversary  – 18/20
Because despite what’s in here we’re not so different, are we?

L’intrigue politique se précise maintenant que l’on sait que les robots sont utilisés pour de l’espionnage industriel au sein de Westworld. J’ai bien aimé voir Elsie et Bernard mener l’enquête tout au long de l’épisode. Cependant, cela paraît encore trop simple et j’imagine que ça va se compliquer avec le temps, notamment du côté de l’écrivain des scénarii. On ne peut pas en dire autant du côté de Maeve, dont l’intrigue est enfin développée et est loin d’être simple : elle apprend qu’elle est un robot et pète un boulon presqu’aussitôt que cela lui est prouvé. Son intrigue avance trop vite cette semaine, où elle double Dolores sans aucun problème dans la prise de conscience de son état. On la suit dans une petite visite guidée de l’entreprise (plus jamais je me plains qu’il y a trop d’escalators à la Défense) étage par étage, ce qui nous permet d’en découvrir enfin beaucoup plus sur celle-ci. Bien qu’un peu déçu par cet épisode qui abandonne totalement l’intrigue de Dolores, Logan et William pour le moment, ces 57 minutes ont permis d’avancer énormément et de promettre de prochains rebondissements passionnants. Ce double cliffhanger autour de Maeve trop intelligente d’une part et Elsie mise en danger de l’autre est une fois de plus une vraie réussite, comme les fins de tous leurs épisodes. Je suis curieux de voir la suite, mais cela fait un moment que la série m’a accroché de toute manière, bien au-delà de son histoire de labyrinthe, elle aussi approfondie cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Trompe l’œil  – 17/20
This world is as doom as ever

Elsie a disparu cette semaine, mais tout le monde s’en fout puisqu’elle est officiellement en congés. Maeve est désormais au top de l’intelligence et ne se laisse plus contrôler par le scénario ni par les pauses voulues par l’équipe technique, ce qui est un peu étrange quand même, car elle est supposée rester un robot quoi qu’il arrive. Il fallait bien un peu de suspens j’imagine. Du côté de William et Dolores, on reprend enfin l’intrigue dans la Ghost Nation se la jouant très Game of Thrones, puis un peu The 100 avec son attaque d’indigènes. Pas nécessaire, mais tout à fait dans le style l’époque. William avoue à Dolores qu’il est sur le point de se marier, ce qui nous mène à un drama digne des meilleurs soaps et la formation du couple tant attendu. La majorité de l’intrigue de leur côté est encore retardée pour la semaine prochaine, je pense. Enfin, le côté politique est une fois de plus développé cette semaine, mais ce n’est finalement plus ce qui m’intéresse trop. Pourtant, c’est assez intéressant, surtout du côté de Clem qui ne réagit plus comme elle le devrait. La fin de l’épisode est là pour nous mettre une claque, et il faut bien dire que ça fonctionne. Je soupçonnais depuis le début qu’un robot se cachait dans le personnel, mais j’étais plutôt parti sur la piste d’Elsie que sur celle de Bernard. La révélation fut donc une semi-surprise malvenue, surtout que le doute grandissait tout au long de l’épisode, qui mène au meurtre d’un personnage que j’aimais bien. Le contrôle est tel qu’il va être vraiment intéressant de voir Maeve tenter de s’enfuir. J’ai bien aimé son énième discours sur l’humanité, qui lui donne beaucoup plus de pouvoir et d’emprise sur les techniciens que ce qu’elle avait jusqu’à présent. C’est intrigant.

08.pngÉpisode 8 – Trace Decay  – 18/20
Time to write my own fucking story

Excellent début d’épisode qui revient sur le personnage de Bernard et la manière dont ce robot est manipulé pour tout oublier de la fin de l’épisode précédent, bien horrible. Cela permet un retour au statu quo précédent, avec un Bernard qui récupère son poste et une Theresa accusée de tous les torts. Seulement cette fois, Bernard sait qu’il n’est pas humain, ce qui créé des vagues qui vont être assez intéressantes à suivre sur la fin de saison je pense, d’autant plus que son comportement détaché vis-à-vis des situations de Theresa et d’Elsie est suspect. En parallèle, Maeve continue de mettre en place son plan, qui nous dirige petit à petit vers une guerre robots/humains qui est parfaitement développée jusqu’ici. Je ne sais pas trop de quel côté j’ai envie de me placer, mais je crois que les androïdes ont pour l’instant l’avantage dans mon cœur. Elle parvient à manipuler ses deux techniciens pour être capable de blesser et tuer les humains, ce qu’elle applique aussitôt sur Sylvester qui s’en tire de justesse. Elle prend également tout contrôle sur les robots de Westworld, un pouvoir qui devrait vite la faire remarquer. Dolores continue d’expérimenter quelques bugs dans sa quête, mais rien de transcendant pendant une bonne partie de l’épisode, si ce n’est qu’elle révèle à demi-mots que ses dysfonctionnements sont le bon vouloir d’Arnold. Cela se déroule alors que celle de l’homme en noir qui continue, lui aussi avec un robot perdant peu à peu la boule et se souvenant du sort de Dolores infligé par son allié. C’est con. J’ai particulièrement aimé dans cet épisode la manière dont l’ensemble des intrigues est enfin traité en tant que grand tout. Cela manquait énormément jusqu’ici, le plus gros défaut de la série étant pour l’instant son manque d’unité dans l’écriture. Le passé de Maeve est ainsi relié à celui de l’homme en noir, ce que l’on savait déjà, mais il était très cool de voir le pourquoi du comment. En effet, cette intrigue explique son comportement d’aujourd’hui et le simple fait qu’elle s’en souvienne promet le développement d’intrigues passionnantes pour les deux épisodes restants cette saison – et la suite de la série. Toujours pas de temps mort cette semaine, et beaucoup de pistes à explorer toujours, Westworld continue de me convaincre épisode après épisode.

09Épisode 9 –  The Well-Tempered Clavier – 19/20
You don’t know, do you?

Tellement de pistes à explorer pour boucler la saison et tellement peu de temps restant, cet épisode part avec une bonne base d’intrigues et ça se sent tout de suite. Maeve confronte Bernard sur son statut de robot et cela lui permet de s’en tirer sans problème. Ce n’est pas le cas pour lui qui voit son monde s’effondrer, forcément. Par un détour scénaristique un peu simple, il parvient à se souvenir de son « passé », qui permet de de se demander si Gina Torres sera une robot pour la suite de la série et révélant enfin le triste sort d’Elsie, assez prévisible. Maeve de son côté est un peu trop sous-exploitée cette semaine, mais elle continue sa quête de réunir une armée de robot, qu’elle parvient à convaincre grâce aux pouvoirs qu’elle s’est accordée. Simple aussi, mais diablement plus efficace. L’épisode s’intéresse également au sort de Dolores qui se remémore un peu trop de choses face à William et Logan. Cela confirme mon énorme coup de cœur pour le personnage de Logan qui est une fois de plus le parfait salopard et révèle une bonne fois pour toute que Dolores est un robot, la faisant se souvenir d’un coup d’un seul de l’existence d’Arnold. William se rebelle et bute tout le monde pour forcer Logan à l’aider à retrouver Dolores. Celle-ci est partie de son côté en quête d’une vérité qui nous apporte des réponses passionnantes en lien avec la quête de cette même vérité cherchée par Bernard. Et je me suis fait avoir par celle-ci, je me doutais bien qu’Arnold avait un lien avec les personnages que l’on connaît, mais je n’avais pas été si loin. Je ne sais pas bien pourquoi tellement ça paraît évident maintenant que je peux prendre un peu de recul. Une intrigue rondement menée et surprenante qui confirme donc que j’avais raison de m’accrocher à la série et d’y voir tant de qualités. Plus qu’une semaine avant la fin de saison, qui promet encore pas mal de révélations. Il reste en effet à boucler l’intrigue de l’homme en noir, dont je commence à être vraiment curieux de l’identité secrète (la double timeline totalement mindblowing semble se confirmer, surtout avec ce « William ? » final de Dolores). Quoiqu’il en soit, cette semaine, il se voit piéger par un robot, ce qui l’arrête dix secondes à peu près. Cela permet surtout d’en découvrir plus sur ses liens avec l’organisation de Westworld et le place donc en position de retrouvailles avec Dolores, le labyrinthe semblant quasi-résolu désormais. Quant à l’intrigue Maeve, je pense qu’elle sera l’objet d’un cliffhanger pour revenir en saison 2 plus que d’une réelle conclusion la semaine prochaine, tant il reste de choses à faire. Je peux me tromper cependant, et je suis pressé de découvrir le dernier épisode (et en même temps frustré d’y être déjà !).

10.pngÉpisode 10 – The Bicameral Mind – 20/20
I know what your maze is.

Double dose de Westworld cette semaine pour la fin de saison, et ce n’est pas de trop pour conclure toutes les intrigues. Cela commence avec un joli écho à la première scène de la série qui est très bien trouvé. Le première partie de cet épisode se concentre surtout sur l’intrigue Dolores avec la résolution du labyrinthe. C’est parfait, la révélation étant particulièrement incroyable puisqu’il est révélé qu’Arnold avait pour but de créer la conscience de ses robots, ce qui explique les incidents que nous avons perçu plus d’une fois lors des épisodes précédents. En parallèle, nous suivons Logan et William toujours à la recherche de Dolores, et cela devient sanglant avec un William pétant les plombs et butant tout le monde pour retrouver sa dulcinée. Je connais un Logan qui regrette d’avoir eu la bonne idée d’emmener son beau-frère avec lui à Disneyland. J’aurais aimé une meilleure conclusion pour le personnage de Logan que j’adorais, mais la révélation sur William fonctionne très bien, malgré sa prévisibilité. N’ayant jamais aimé William, je ne peux pas être déçu de son sort et de le voir transformé en cet homme en noir qui nous aura occupé toute la saison. Il est brillant de voir Dolores finalement lui casser la gueule avant de s’enfuir avec son vrai amour. Charlotte pousse Robert à démissionner, avec l’accord de ce William, ce qui sent bon la catastrophe rien que sur le papier. Et quand Robert explique à William que le nouveau scénario va lui plaire, j’ai compris vers quoi on se dirigeait et que le vrai mindblowing était probablement là. Il est donc temps de parler de Maeve qui, quant à elle, continue d’orchestrer sa révolution qui tourne au slasher pour l’équipe technique de Westworld dont les créations sont de vrais psychopathes en puissance. Je n’étais pas vraiment prêt pour ça et c’est une pure réussite, même si la chronologie n’est pas des plus évidentes au premier abord. Maeve est une pure badass avec son nouveau look et c’est brillant, la seconde partie de l’épisode fonctionne encore mieux que la première, surtout que je n’ai compris la supercherie de ce nouveau scénario que quelques secondes avant sa révélation niée par Maeve en milieu d’épisode : quelqu’un se joue d’elle et lui donne ce désir de liberté, à elle et à d’autres machines. La seconde partie est donc purement intrigante, car l’on se demande où tout cela mène et surtout quelle est la part de vrai dans cette histoire de massacre total. Maeve parvient à s’enfuir de Westworld… pour mieux y revenir alors que Dolores atteint le centre du labyrinthe dans un moment de lucidité qui fait froid dans le dos. Elle décide alors de simplement exécuter Robert, qui se suicide avec plaisir, sachant que les machines ont désormais leur propre conscience et leur besoin de revendiquer leur monde. Ce double épisode final m’aura donc coupé le souffle à plus d’une reprise tant il était haletant et impeccable en tout point, jusqu’aux suicides très shakespearien d’Arnold, puis Robert. Pourquoi se prendre la tête à inventer une réplique qui déchire quand Romeo & Juliet suffit ? Une fin extrêmement violente, donc, à la hauteur de ce que nous ont proposé ces dix épisodes tout à fait dingues. J’en redemande tellement plus et je suis si pressé de voir la suite, j’espère une saison 2 où nous assisterons à l’affrontement entre ces riches et les machines, au sein du parc, privé de ses sécurités habituelles. Un Hunger Games en plus badass quoi.

Fin.png

EN BREF – Je ne taris plus d’éloges sur cette série que je recommande à tout le monde car elle parvient enfin à allier le budget et la qualité, surpassant les défauts que je déteste dans pas mal de choses à la mode avec beaucoup d’audace et de cran. Le scénario est juste brillant, les thématiques abordées sont celles que j’adore dans à peu près toutes les séries et l’écriture de l’ensemble de la saison est dynamique au point de mener à une fin explosive qui a réussi à me réserver quelques surprises quand je croyais avoir tout deviné. Cette série était un pur bonheur et est clairement ma meilleure découverte de la saison, avec une qualité que je n’avais pas encore trouvé ailleurs depuis bien longtemps. Chaque épisode est à voir et à revoir, je ne doute pas que je me replongerais dans cet univers à de multiples reprises, tant la série a réussi à ne pas me décevoir sur l’ensemble de ses intrigues ! C’est tellement rare, vu comment je suis compliqué !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Semaine 39 : du 26 septembre au 1er octobre

Bonsoir tout le monde !

Comme annoncé dimanche dernier, j’ai un peu de retard pour la publication de cet article. J’étais parti en week-end pour l’anniversaire d’une amie, c’était un peu compliqué de capter Twitter, alors je vous laisse imaginer ce que WordPress donnait !

Pour les mêmes raisons, pas l’ombre d’un Luke Cage sur le blog pour le moment, j’ai des semaines chargées, ça attendra un peu. Désolé… mais je vous laisse pas sans lecture non plus, ne vous inquiétez pas !

01

Les inédits de la semaine

Les retours de The Last Man On Earth, Once Upon a Time, Quantico et Younger viennent s’ajouter à la longue liste des inédits que je vois chaque semaine. Rien que ça ! Méfiez-vous, comme je suis un peu retard dans la publication, j’ai mis à jour certains de ces articles avec l’épisode suivant (vu aujourd’hui) en entête ! Ils sont indiqués par un astérisque, attention aux spoilers.

À l’inverse, pas de commentaire sur Atlanta et Better things cette semaine, pas eu le temps (aka l’envie) de les voir cette semaine. Je me les garde de côté pour plus tard, soit cette semaine, soit indéfiniment plus tard. Je n’ai pas accroché outre mesure, ça peut attendre une période plus calme ou un jour moins occupé.

C’est parti !

Fear the Walking Dead (2×13), 10/20 *
The Last Man On Earth (3×01), 14/20 *
Quantico (2×01), 15/20
Once Upon A Time (6×01), 13/20
This is us (1×02), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×02), 15/20
You’re the Worst (3×05), 19/20
Blindspot (2×03), 12/20
Younger (3×01), 17/20
American Horror Story (6×01), 15/20
The Good Place (1×04), 15/20
Grey’s Anatomy (13×02), 15/20
How To Get Away With Murder (3×02), 13/20
Notorious (1×02), 15/20
Superstore (2×02), 18/20

05

La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Je suis plutôt content de pouvoir dire que j’ai trouvé une vraie performance remarquable cette semaine et c’est à croire que tout le casting de You’re the Worst va défiler ici, semaine après semaine. Cette fois, c’est au tour de Desmin Borges, alias Edgar d’être mis en avant. Inutile de dire qu’il va y avoir des spoilers sur la série donc si vous n’avez pas vu, foncez la commencer dès que possible, mais passez ces quelques lignes 😉

Après avoir cumulé principalement des petits rôles, Desmin Borges a débarqué dans You’re the Worst en tant que meilleur ami du personnage principal, une place pas toujours évidente pour un acteur, car il est toujours mis dans l’ombre du couple phare. Dans l’ombre oui, ça a été le cas pendant deux saisons où il a évolué en circonférence de Gretchen et Jimmy.

Pourtant, bien que mis de côté, il apparaît assez vite que ce personnage a beaucoup à révéler à l’audience : ancien combattant, il est clairement affecté par un choc post-traumatique que tout le monde autour de lui ignore, surtout en saison 1. En saison 2, les choses s’améliorent avec une intrigue d’impros théâtrale et un love interest plus sérieux et crédible que son attraction pour la meilleure amie de son meilleur ami, qui fermait un quadrilatère bancal la première année de diffusion.

Il faut attendre la saison 3 pour qu’enfin le rôle d’Edgar soit approfondi avec un brio d’écriture rarement atteint dans une comédie, mais que l’on connaît bien aux auteurs de You’re the Worst après son exploration de la dépression en saison 2. Les scénaristes proposaient donc cette semaine vingt minutes des plus étranges, où j’étais partagé entre le rire habituel et l’angoisse. L’angoisse, ce sentiment difficile à communiquer dans une série, et surtout une comédie.

Pourtant, Desmin Borges s’en tire apparemment sans le moindre effort dans cet épisode. Il est absolument brillant dans son jeu où l’on sent très bien la panique du personnage, le PTSD parfaitement retranscrit. Voir cet épisode donne quasiment l’impression de vivre une crise d’angoisse, c’est extrêmement bien fichu et c’est confié à un acteur qui a largement les épaules pour le faire, et pour faire beaucoup plus et mieux.

Bref, c’est une place largement gagnée par Desmin Borges cette semaine, car cet épisode était époustouflant uniquement grâce à sa présence.

04
Les autres actus du blog

Pas de coup de cœur musical cette semaine, on passe donc directement aux actualités de ce blog !

Déjà, j’en ai terminé de mes publications sur That ‘70s show ! Mardi dernier voyait la publication du dernier article sur la série, s’attardant sur la saison 8 de la sitcom. Ce fut des adieux difficiles, mais largement consommés, puisqu’ils datent de fin août. Théoriquement, je devrais continuer les publications du mardi avec One Tree Hill, mais ça prend toujours autant de temps de préparer la publication de ces articles (et surtout, je n’en suis qu’à la saison 3).

That ‘70s show, One Tree Hill… Vous l’aurez compris, je vous parle en fait à demi-mot de mon Challenge Séries 2016. C’est marrant comme le hasard (c’est-à-dire moi) fait bien les choses : j’ai justement publié un résumé de mon mois de septembre concernant ce challenge aujourd’hui. Le suspense demeure sur ma réussite de ce défi annuel.

De manière assez étrange (de mon point de vue), l’article le plus consulté la semaine dernière fut celui sur la saison 2 de Quantico que j’ai pourtant longuement hésité à regarder. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Ou alors, je ne suis pas le seul à avoir hésité et j’ai aidé certains d’entre vous à faire leur choix (coucou Yodabor !).

À vue de nez (de TVshow time, en fait), il n’y aura pas d’autre retour de série cette semaine (ouf ?), en revanche, je pense tester les pilotes de Westworld, Conviction et peut-être même de No Tomorrow (moins probable). Comme pour m’aider à voir tout ça, Agents of S.H.I.E.L.D disparaît de la grille pour une semaine, une pause sacrément désagréable si tôt dans la saison !

Que voulez-vous, c’est la vie ! À la semaine prochaine, pour faire le point sur tout ça.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Septembre : une rentrée qui calme

Après un mois d’août massif concernant le challenge, j’ai malheureusement été bien forcé de freiner les choses pour septembre avec la rentrée accompagnée de son incroyable surcharge de travail d’une part et la reprise de toutes mes séries d’autre part. Je reconnais cela dit que du point de vue de cette seconde partie, ça ne change plus grand-chose, tant l’été est désormais plein de séries. Je n’ai pas eu du tout le temps de rattraper tout ce que je voulais voir.

Peu importe, vous me direz, on est là pour faire le bilan mensuel du Challenge Séries 2016 parce que, oui, ça y est, le mois de septembre est déjà terminé ! Et c’est (légèrement) moins bon que ce que j’avais prévu !

One Tree Hill, du 2×06 au 3×17 (34 épisodes)
American Horror Story, 6×01-03 (3 épisodes)

 Et c’est tout. Oui…

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En ce qui concerne One Tree Hill, je suis bien plus lent que ce que je m’étais dit et surtout je me mets en retard sur mon planning de deux saisons/mois pour terminer dans les temps le challenge (sachant que d’autres séries vont débarquer et semer d’embûches mon planning).

Tant pis, j’assume, cette saison 2 était absolument interminable (et mon article ne devrait plus tarder, promis, mais je dois déjà rattraper mon absence de ce WE sur le blog, c’est compliqué). Je n’ai pas du tout accroché, et si je n’avais pas promis de voir la série à une amie, j’aurais probablement arrêté il y a longtemps et switché pour quelque chose de plus fun (et/ou plus court surtout).

Une promesse est une promesse, j’ai malgré tout enchaîné sur une excellente saison 3, dont je me souvenais d’ailleurs beaucoup mieux parce que j’en avais lu le résumé dans les magazines séries de ma sœur. Nous voilà bien. J’ai enchaîné les épisodes beaucoup plus vite, mais je suis quand même ralenti par le travail et je n’ai pas réussi à finir.

J’ai recalculé, il me faut voir deux épisodes par jour pour m’en sortir, donc 14 par semaine. Donc ça fait de sacrées soirées en perspective, car l’air de rien, ça fait beaucoup !

Mon article sur la saison 2 devrait être prêt d’ici la fin de la semaine, mardi prochain au plus tard ; n’hésitez pas à surveiller.

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Pas énormément d’épisodes déjà diffusé pour la saison 6 d’American Horror Story, mais une saison qui démarre très bien et surtout bien mieux que les saisons 3 et 5 que j’ai déjà rattrapé pour mon challenge. Je tente de me maintenir la tête hors de l’eau et de ne pas prendre de retard sur la diffusion de cette série, car ce serait bête de tout réussir à voir, mais de perdre le challenge à cause d’une poignée d’épisodes inédits pas vus (c’est déjà ce qu’il risque de m’arriver avec The Man in the High Castle !). Vous pouvez suivre mon avis chaque semaine en cliquant sur le lien ci-dessus, attention ça spoile évidemment 😉

Un mois tout doux donc, mais l’air de rien quand même 37 épisodes de plus ! Je vais essayer de faire mieux pour Octobre, même si cela risque de signifier qu’il me faut mettre de côté Luke Cage que je n’ai pas encore eu l’occasion de commencer. Aaah, la vie de sériephile est dure tant elle est faite de choix !

Pour rappel, tous les mardis, j’ai publié un article sur les saisons successives de That 70’s show, n’hésitez pas à fouiller le menu « Challenge Séries 2016 » ci-dessus 😉

À dans un mois… ou avant, si vous repassez lire mes critiques à la semaine de tous les inédits que je regarde 😉