Westworld (S01)

SPOILERS

Retrouvez ci-dessous l’article sur cette première saison de l’excellente Westworld, écrit semaine après semaine.

Avis : Un générique hyper soigné de deux minutes et une heure huit de pilot ? Oh, je m’embarque dans une série bien galère et calibré pour être hyper à la mode… donc pas trop dans mes goûts habituels. Pourquoi je la commence ? Honnêtement, je ne m’en souviens plus ! J’en ai découvert le synopsis cet été et je sais que le tout Twitter l’attendait impatiemment.

Un rapide coup d’œil au casting suffit pour me dire que les acteurs sont supposément brillants et assez pour garder mon attention. Et puis, je me la suis ajouté sur mon TVshow time, c’est donc que j’avais repéré quelque chose qui m’intéressait, au-delà de J.J Abrams… La réponse m’est venue sur Twitter, évidemment, merci @Drakit qui m’a rappelé que c’était une nouvelle série des créateurs de Person of Interest. Et ça a un côté simulations qui ne peut qu’être bon du coup. Donc je m’étais fait confiance en le lançant et a priori rien ne peut mal tourner !

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Note moyenne de la saison : 18/20

 01.pngÉpisode 1 – The Original – 18/20
Don’t you see ? Hell is empty and all the devils are here.

Oh la, cette série est intrigante et marquante dès son introduction. L’image futuriste de cette mouche sur l’œil de Dolores ne peut que me faire rester de dégoût, malgré le trip pseudo-historique qui s’ensuit aussitôt. Les décors sont assez sublimes, mais il en faut plus que ça pour me faire rester devant une série : les voix off sont une bonne chose, pour une fois, car elles intriguent vraiment. Malgré quelques longueurs, il est difficile de ne pas être immédiatement aspiré devant cette série qui a des côtés Person of Interest autant que Dollhouse (si, si, les décors et les mannequins ont cette vibe, avec juste quinze fois plus de budget et une tournure plus adulte). Oui, définitivement un côté Dollhouse malgré un synopsis de base très différent car les mêmes thématiques y sont abordées : c’est hyper frustrant de retrouver tout ça dans une autre série. J’ai vraiment l’impression que les problématiques sont les mêmes. Bien que frustré, c’est plutôt de très bonne augure car j’ai adoré la seconde saison qui explorait tout ça. Bon, j’en reviens à mes moutons et Westworld qui nous décrit après tout un jour sans fin parfaitement orchestré par des scientifiques-scénaristes pour des clients mystérieux, mais vicieux. De nombreuses variations des mêmes scènes sont proposées dans cet épisode et chaque fois, c’est bien joué par chacun des acteurs. Le mystère est entier quant aux enjeux des bugs expérimentés par ces mannequins en face des clients. En fait, j’ai déjà envie d’en savoir beaucoup plus sur ces mystérieux clients et sur la société. Il y a énormément de pistes à creuser dans ce monde violent que l’on nous fait découvrir en détail dans cet épisode et possiblement beaucoup de saisons en stock dans les autres mondes que les scénaristes peuvent créer. Je refuse de m’emballer trop vite et je suis un peu plus sceptique que pas mal de critiques que j’ai aperçus (sans lire) pour le moment, mais force est de reconnaître que je viens d’entrer dans un excellent univers qui va beaucoup me faire réfléchir, malgré un fil rouge encore un peu décousu.

02.pngÉpisode 2 – Chestnut – 19/20
This is the new world and in this world you can be whoever the fuck you want

Wow, cet épisode commence bien fort et tout à fait mieux que le premier en terme d’introduction de l’épisode. Cette fois, en effet, on suit l’arrivée de deux clients dans le Westworld, les deux clients étant en plus des acteurs à la tête connue (recyclage des rôles secondaires de POI en vue, accompagné du Prince Caspian, oui, je te reconnais Caspian). Cette réalité virtuelle est subitement bien plus forte dans cet épisode que dans ce qui a été proposé précédemment et c’est vraiment passionnant de la découvrir d’un œil neuf. En parallèle, Dolores continue d’avoir des réminiscences de sa vie de robot quand elle ne devrait pas et l’on apprend qui la détraque. Les coulisses de cette fiction virtuelle sont décrits sans que l’on ne comprenne beaucoup plus tout ce dont il est question, mais c’est quand même sacrément bien fichu et construit ; surtout le concept des rêves/cauchemars avec la première Tueuse. L’épisode nous balade d’ailleurs avec le personnage de Maeve se baladant elle-même, à poil forcément, dans le building de Westworld et découvrant un monde tout nouveau pour elle, dans lequel elle voit ce qui arrive à tous les cadavres autour d’elle. Le vrai cliffhanger reste un mystère pour le moment, mais je n’avais pas besoin de ça pour avoir envie de revenir. Toujours beaucoup de questions et d’éléments flous pour l’instant donc, mais un second épisode pour moi bien meilleur que le premier. Les épisodes d’une heure qui m’accrochent autant, c’est rare. Merde, je crois que je suis fan !

03.pngÉpisode 3 – The Stray – 18/20
I want a little adventure

C’est reparti pour un nouvel épisode et inutile de dire qu’après ces deux premières semaines, je suis clairement impatient. Bien sûr, l’effet de surprise est passé, mais ça n’en reste pas moins très accrocheur. Dolores continue de se souvenir d’un peu trop de choses, les clients poursuivent leur aventure dans le western et les problèmes ne font que commencer à Westworld. Clairement, mes personnages préférés sont les clients, car il est bien plus intéressant de les voir découvrir le monde et l’univers virtuel, exactement comme nous. J’aurais aimé les voir un peu plus, notamment Logan qui me fait rire à chaque fois depuis la semaine dernière. Évidemment, il est aussi difficile de ne pas accrocher à Dolores que l’on voit énormément et dont l’histoire se répète inlassablement avec des variations très sympa. Le fil rouge se développe dans cet épisode, avec une mythologie de base qui se complique lorsqu’on nous présente Arnold, mort dans le parc et dirigé par sa folie. Intrigant autant qu’intéressant : cela confirme que les clients peuvent mourir et surtout je sens que ce sera lié à une quête. Évidemment, cela permet aussi d’intensifier le suspense sur l’équipe de sécurité. Tout aussi intéressant est le rôle confié à Gina Torres, guest dans cet épisode qui nous apprend plus sur le passé de Bernard et sur son fils, Charlie. La toute fin est blindée d’action avec une Dolores qui prend conscience de son passée et se rebelle, alors que tout se complique aussi côté sécurité lorsqu’un robot semble développer une conscience et se suicide. Le personnage d’Elsie (la scientifique/sécurité) est intéressant aussi à creuser, je crois, surtout qu’à la fin, elle prend conscience des dangers de Westworld au-delà de la part de mystère qu’elle souhaiter percer. L’épisode prend cependant son temps pour en arriver là et c’est qui explique cette note légèrement plus basse que la semaine dernière.

04.pngÉpisode 4 – Dissonance Theory – 17/20
Is there something wrong with this thoughts I’m having?

Une nouvelle séance de psychothérapie en plein rêve avec Dolores nous apprend qu’elle rêve de liberté (je donnerai cher pour la voir s’échapper de Westworld pendant uné pisode) et surtout qu’elle pense. C’est embêtant pour un robot. On laisse de côté un peu trop l’équipe de sécurité et son intrigue dans cet épisode pour moi, mais il est très cool d’en voir un peu plus sur l’intrigue du labyrinthe, mais aussi sur le personnage de Maeve, toujours hantée par les flashbacks de cette fois où elle est morte. Il serait presque tout aussi intéressant de n’avoir plus que les épisodes du point de vue de ces robots humanoïdes qui sont passionnants et dont l’intrigue métaphysique est très prise de tête. C’est aussi le cas du côté des directeurs de Westworld et de l’intrigue politique derrière tout ça, encore bien cachée. Il y a beaucoup à surveiller pour les prochains épisodes, c’est toujours aussi passionnant, même si peut-être légèrement plus lent cette semaine. Je reste hyper impatient de voir la suite, et j’aimerais tellement pouvoir la bingewatcher ! À lundi prochain !

05.pngÉpisode 5 – Contrapasso  – 16/20
Are we… very old friends?

C’est reparti pour un épisode de près d’une heure cette semaine, mais cette série parvient généralement à me faire oublier sa longueur. Il manque toutefois un petit « previously on » en début d’épisode, ne serait-ce que pour savoir quelles intrigues seront développées cette semaine. Si je devais évoquer un vrai défaut de la série, ce serait précisément celui-ci, car il est dommage que tout ne soit pas mené de front chaque épisode, même si cette semaine, les scénaristes s’en tirent plutôt bien avec un peu de temps accordé à chaque intrigue. J’ai aussi du mal avec la chronologie autour de Dolores et des clients (à quel moment quittent-ils le parc, quand y reviennent-ils, que font les clients entre deux quand Dolores « rêve » ?). Beaucoup de questions cette semaine donc, mais un épisode toujours aussi intéressant : le côté western est loin de me déranger autant qu’au départ, car je suis pris dans l’intrigue du labyrinthe et je me demande vraiment où tout ça cherche à nous amener, avec une intrigue western finalement pleine de fantastique. Cela donne un côté très original à la série, on ne voit pas ça habituellement dans les séries, donc ça fonctionne bien. C’était un peu moins bon cette semaine avec des ralentissements peu nécessaires (notamment les longs plans sur l’orgie) et des scènes attendues depuis longtemps qui ont semblé presque trop bâclées (la rencontre au sommet des deux vieux en fin d’épisode). Quant au cliffhanger sur Maeve, il est à péter un câble tant elle a été sous-exploitée cette semaine ! Et puis, j’ai envie de savoir comment Logan va s’en sortir cette fois, aussi, son sourire au moment où il se fait tabasser était excellemment joué. Finalement, c’était un épisode de transition, pas d’événement majeur, mais une avancée lente vers un but encore inconnu.

06.pngÉpisode 6 – The Adversary  – 18/20
Because despite what’s in here we’re not so different, are we?

L’intrigue politique se précise maintenant que l’on sait que les robots sont utilisés pour de l’espionnage industriel au sein de Westworld. J’ai bien aimé voir Elsie et Bernard mener l’enquête tout au long de l’épisode. Cependant, cela paraît encore trop simple et j’imagine que ça va se compliquer avec le temps, notamment du côté de l’écrivain des scénarii. On ne peut pas en dire autant du côté de Maeve, dont l’intrigue est enfin développée et est loin d’être simple : elle apprend qu’elle est un robot et pète un boulon presqu’aussitôt que cela lui est prouvé. Son intrigue avance trop vite cette semaine, où elle double Dolores sans aucun problème dans la prise de conscience de son état. On la suit dans une petite visite guidée de l’entreprise (plus jamais je me plains qu’il y a trop d’escalators à la Défense) étage par étage, ce qui nous permet d’en découvrir enfin beaucoup plus sur celle-ci. Bien qu’un peu déçu par cet épisode qui abandonne totalement l’intrigue de Dolores, Logan et William pour le moment, ces 57 minutes ont permis d’avancer énormément et de promettre de prochains rebondissements passionnants. Ce double cliffhanger autour de Maeve trop intelligente d’une part et Elsie mise en danger de l’autre est une fois de plus une vraie réussite, comme les fins de tous leurs épisodes. Je suis curieux de voir la suite, mais cela fait un moment que la série m’a accroché de toute manière, bien au-delà de son histoire de labyrinthe, elle aussi approfondie cette semaine.

07.pngÉpisode 7 – Trompe l’œil  – 17/20
This world is as doom as ever

Elsie a disparu cette semaine, mais tout le monde s’en fout puisqu’elle est officiellement en congés. Maeve est désormais au top de l’intelligence et ne se laisse plus contrôler par le scénario ni par les pauses voulues par l’équipe technique, ce qui est un peu étrange quand même, car elle est supposée rester un robot quoi qu’il arrive. Il fallait bien un peu de suspens j’imagine. Du côté de William et Dolores, on reprend enfin l’intrigue dans la Ghost Nation se la jouant très Game of Thrones, puis un peu The 100 avec son attaque d’indigènes. Pas nécessaire, mais tout à fait dans le style l’époque. William avoue à Dolores qu’il est sur le point de se marier, ce qui nous mène à un drama digne des meilleurs soaps et la formation du couple tant attendu. La majorité de l’intrigue de leur côté est encore retardée pour la semaine prochaine, je pense. Enfin, le côté politique est une fois de plus développé cette semaine, mais ce n’est finalement plus ce qui m’intéresse trop. Pourtant, c’est assez intéressant, surtout du côté de Clem qui ne réagit plus comme elle le devrait. La fin de l’épisode est là pour nous mettre une claque, et il faut bien dire que ça fonctionne. Je soupçonnais depuis le début qu’un robot se cachait dans le personnel, mais j’étais plutôt parti sur la piste d’Elsie que sur celle de Bernard. La révélation fut donc une semi-surprise malvenue, surtout que le doute grandissait tout au long de l’épisode, qui mène au meurtre d’un personnage que j’aimais bien. Le contrôle est tel qu’il va être vraiment intéressant de voir Maeve tenter de s’enfuir. J’ai bien aimé son énième discours sur l’humanité, qui lui donne beaucoup plus de pouvoir et d’emprise sur les techniciens que ce qu’elle avait jusqu’à présent. C’est intrigant.

08.pngÉpisode 8 – Trace Decay  – 18/20
Time to write my own fucking story

Excellent début d’épisode qui revient sur le personnage de Bernard et la manière dont ce robot est manipulé pour tout oublier de la fin de l’épisode précédent, bien horrible. Cela permet un retour au statu quo précédent, avec un Bernard qui récupère son poste et une Theresa accusée de tous les torts. Seulement cette fois, Bernard sait qu’il n’est pas humain, ce qui créé des vagues qui vont être assez intéressantes à suivre sur la fin de saison je pense, d’autant plus que son comportement détaché vis-à-vis des situations de Theresa et d’Elsie est suspect. En parallèle, Maeve continue de mettre en place son plan, qui nous dirige petit à petit vers une guerre robots/humains qui est parfaitement développée jusqu’ici. Je ne sais pas trop de quel côté j’ai envie de me placer, mais je crois que les androïdes ont pour l’instant l’avantage dans mon cœur. Elle parvient à manipuler ses deux techniciens pour être capable de blesser et tuer les humains, ce qu’elle applique aussitôt sur Sylvester qui s’en tire de justesse. Elle prend également tout contrôle sur les robots de Westworld, un pouvoir qui devrait vite la faire remarquer. Dolores continue d’expérimenter quelques bugs dans sa quête, mais rien de transcendant pendant une bonne partie de l’épisode, si ce n’est qu’elle révèle à demi-mots que ses dysfonctionnements sont le bon vouloir d’Arnold. Cela se déroule alors que celle de l’homme en noir qui continue, lui aussi avec un robot perdant peu à peu la boule et se souvenant du sort de Dolores infligé par son allié. C’est con. J’ai particulièrement aimé dans cet épisode la manière dont l’ensemble des intrigues est enfin traité en tant que grand tout. Cela manquait énormément jusqu’ici, le plus gros défaut de la série étant pour l’instant son manque d’unité dans l’écriture. Le passé de Maeve est ainsi relié à celui de l’homme en noir, ce que l’on savait déjà, mais il était très cool de voir le pourquoi du comment. En effet, cette intrigue explique son comportement d’aujourd’hui et le simple fait qu’elle s’en souvienne promet le développement d’intrigues passionnantes pour les deux épisodes restants cette saison – et la suite de la série. Toujours pas de temps mort cette semaine, et beaucoup de pistes à explorer toujours, Westworld continue de me convaincre épisode après épisode.

09Épisode 9 –  The Well-Tempered Clavier – 19/20
You don’t know, do you?

Tellement de pistes à explorer pour boucler la saison et tellement peu de temps restant, cet épisode part avec une bonne base d’intrigues et ça se sent tout de suite. Maeve confronte Bernard sur son statut de robot et cela lui permet de s’en tirer sans problème. Ce n’est pas le cas pour lui qui voit son monde s’effondrer, forcément. Par un détour scénaristique un peu simple, il parvient à se souvenir de son « passé », qui permet de de se demander si Gina Torres sera une robot pour la suite de la série et révélant enfin le triste sort d’Elsie, assez prévisible. Maeve de son côté est un peu trop sous-exploitée cette semaine, mais elle continue sa quête de réunir une armée de robot, qu’elle parvient à convaincre grâce aux pouvoirs qu’elle s’est accordée. Simple aussi, mais diablement plus efficace. L’épisode s’intéresse également au sort de Dolores qui se remémore un peu trop de choses face à William et Logan. Cela confirme mon énorme coup de cœur pour le personnage de Logan qui est une fois de plus le parfait salopard et révèle une bonne fois pour toute que Dolores est un robot, la faisant se souvenir d’un coup d’un seul de l’existence d’Arnold. William se rebelle et bute tout le monde pour forcer Logan à l’aider à retrouver Dolores. Celle-ci est partie de son côté en quête d’une vérité qui nous apporte des réponses passionnantes en lien avec la quête de cette même vérité cherchée par Bernard. Et je me suis fait avoir par celle-ci, je me doutais bien qu’Arnold avait un lien avec les personnages que l’on connaît, mais je n’avais pas été si loin. Je ne sais pas bien pourquoi tellement ça paraît évident maintenant que je peux prendre un peu de recul. Une intrigue rondement menée et surprenante qui confirme donc que j’avais raison de m’accrocher à la série et d’y voir tant de qualités. Plus qu’une semaine avant la fin de saison, qui promet encore pas mal de révélations. Il reste en effet à boucler l’intrigue de l’homme en noir, dont je commence à être vraiment curieux de l’identité secrète (la double timeline totalement mindblowing semble se confirmer, surtout avec ce « William ? » final de Dolores). Quoiqu’il en soit, cette semaine, il se voit piéger par un robot, ce qui l’arrête dix secondes à peu près. Cela permet surtout d’en découvrir plus sur ses liens avec l’organisation de Westworld et le place donc en position de retrouvailles avec Dolores, le labyrinthe semblant quasi-résolu désormais. Quant à l’intrigue Maeve, je pense qu’elle sera l’objet d’un cliffhanger pour revenir en saison 2 plus que d’une réelle conclusion la semaine prochaine, tant il reste de choses à faire. Je peux me tromper cependant, et je suis pressé de découvrir le dernier épisode (et en même temps frustré d’y être déjà !).

10.pngÉpisode 10 – The Bicameral Mind – 20/20
I know what your maze is.

Double dose de Westworld cette semaine pour la fin de saison, et ce n’est pas de trop pour conclure toutes les intrigues. Cela commence avec un joli écho à la première scène de la série qui est très bien trouvé. Le première partie de cet épisode se concentre surtout sur l’intrigue Dolores avec la résolution du labyrinthe. C’est parfait, la révélation étant particulièrement incroyable puisqu’il est révélé qu’Arnold avait pour but de créer la conscience de ses robots, ce qui explique les incidents que nous avons perçu plus d’une fois lors des épisodes précédents. En parallèle, nous suivons Logan et William toujours à la recherche de Dolores, et cela devient sanglant avec un William pétant les plombs et butant tout le monde pour retrouver sa dulcinée. Je connais un Logan qui regrette d’avoir eu la bonne idée d’emmener son beau-frère avec lui à Disneyland. J’aurais aimé une meilleure conclusion pour le personnage de Logan que j’adorais, mais la révélation sur William fonctionne très bien, malgré sa prévisibilité. N’ayant jamais aimé William, je ne peux pas être déçu de son sort et de le voir transformé en cet homme en noir qui nous aura occupé toute la saison. Il est brillant de voir Dolores finalement lui casser la gueule avant de s’enfuir avec son vrai amour. Charlotte pousse Robert à démissionner, avec l’accord de ce William, ce qui sent bon la catastrophe rien que sur le papier. Et quand Robert explique à William que le nouveau scénario va lui plaire, j’ai compris vers quoi on se dirigeait et que le vrai mindblowing était probablement là. Il est donc temps de parler de Maeve qui, quant à elle, continue d’orchestrer sa révolution qui tourne au slasher pour l’équipe technique de Westworld dont les créations sont de vrais psychopathes en puissance. Je n’étais pas vraiment prêt pour ça et c’est une pure réussite, même si la chronologie n’est pas des plus évidentes au premier abord. Maeve est une pure badass avec son nouveau look et c’est brillant, la seconde partie de l’épisode fonctionne encore mieux que la première, surtout que je n’ai compris la supercherie de ce nouveau scénario que quelques secondes avant sa révélation niée par Maeve en milieu d’épisode : quelqu’un se joue d’elle et lui donne ce désir de liberté, à elle et à d’autres machines. La seconde partie est donc purement intrigante, car l’on se demande où tout cela mène et surtout quelle est la part de vrai dans cette histoire de massacre total. Maeve parvient à s’enfuir de Westworld… pour mieux y revenir alors que Dolores atteint le centre du labyrinthe dans un moment de lucidité qui fait froid dans le dos. Elle décide alors de simplement exécuter Robert, qui se suicide avec plaisir, sachant que les machines ont désormais leur propre conscience et leur besoin de revendiquer leur monde. Ce double épisode final m’aura donc coupé le souffle à plus d’une reprise tant il était haletant et impeccable en tout point, jusqu’aux suicides très shakespearien d’Arnold, puis Robert. Pourquoi se prendre la tête à inventer une réplique qui déchire quand Romeo & Juliet suffit ? Une fin extrêmement violente, donc, à la hauteur de ce que nous ont proposé ces dix épisodes tout à fait dingues. J’en redemande tellement plus et je suis si pressé de voir la suite, j’espère une saison 2 où nous assisterons à l’affrontement entre ces riches et les machines, au sein du parc, privé de ses sécurités habituelles. Un Hunger Games en plus badass quoi.

Fin.png

EN BREF – Je ne taris plus d’éloges sur cette série que je recommande à tout le monde car elle parvient enfin à allier le budget et la qualité, surpassant les défauts que je déteste dans pas mal de choses à la mode avec beaucoup d’audace et de cran. Le scénario est juste brillant, les thématiques abordées sont celles que j’adore dans à peu près toutes les séries et l’écriture de l’ensemble de la saison est dynamique au point de mener à une fin explosive qui a réussi à me réserver quelques surprises quand je croyais avoir tout deviné. Cette série était un pur bonheur et est clairement ma meilleure découverte de la saison, avec une qualité que je n’avais pas encore trouvé ailleurs depuis bien longtemps. Chaque épisode est à voir et à revoir, je ne doute pas que je me replongerais dans cet univers à de multiples reprises, tant la série a réussi à ne pas me décevoir sur l’ensemble de ses intrigues ! C’est tellement rare, vu comment je suis compliqué !

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Semaine 39 : du 26 septembre au 1er octobre

Bonsoir tout le monde !

Comme annoncé dimanche dernier, j’ai un peu de retard pour la publication de cet article. J’étais parti en week-end pour l’anniversaire d’une amie, c’était un peu compliqué de capter Twitter, alors je vous laisse imaginer ce que WordPress donnait !

Pour les mêmes raisons, pas l’ombre d’un Luke Cage sur le blog pour le moment, j’ai des semaines chargées, ça attendra un peu. Désolé… mais je vous laisse pas sans lecture non plus, ne vous inquiétez pas !

01

Les inédits de la semaine

Les retours de The Last Man On Earth, Once Upon a Time, Quantico et Younger viennent s’ajouter à la longue liste des inédits que je vois chaque semaine. Rien que ça ! Méfiez-vous, comme je suis un peu retard dans la publication, j’ai mis à jour certains de ces articles avec l’épisode suivant (vu aujourd’hui) en entête ! Ils sont indiqués par un astérisque, attention aux spoilers.

À l’inverse, pas de commentaire sur Atlanta et Better things cette semaine, pas eu le temps (aka l’envie) de les voir cette semaine. Je me les garde de côté pour plus tard, soit cette semaine, soit indéfiniment plus tard. Je n’ai pas accroché outre mesure, ça peut attendre une période plus calme ou un jour moins occupé.

C’est parti !

Fear the Walking Dead (2×13), 10/20 *
The Last Man On Earth (3×01), 14/20 *
Quantico (2×01), 15/20
Once Upon A Time (6×01), 13/20
This is us (1×02), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (4×02), 15/20
You’re the Worst (3×05), 19/20
Blindspot (2×03), 12/20
Younger (3×01), 17/20
American Horror Story (6×01), 15/20
The Good Place (1×04), 15/20
Grey’s Anatomy (13×02), 15/20
How To Get Away With Murder (3×02), 13/20
Notorious (1×02), 15/20
Superstore (2×02), 18/20

05

La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Je suis plutôt content de pouvoir dire que j’ai trouvé une vraie performance remarquable cette semaine et c’est à croire que tout le casting de You’re the Worst va défiler ici, semaine après semaine. Cette fois, c’est au tour de Desmin Borges, alias Edgar d’être mis en avant. Inutile de dire qu’il va y avoir des spoilers sur la série donc si vous n’avez pas vu, foncez la commencer dès que possible, mais passez ces quelques lignes 😉

Après avoir cumulé principalement des petits rôles, Desmin Borges a débarqué dans You’re the Worst en tant que meilleur ami du personnage principal, une place pas toujours évidente pour un acteur, car il est toujours mis dans l’ombre du couple phare. Dans l’ombre oui, ça a été le cas pendant deux saisons où il a évolué en circonférence de Gretchen et Jimmy.

Pourtant, bien que mis de côté, il apparaît assez vite que ce personnage a beaucoup à révéler à l’audience : ancien combattant, il est clairement affecté par un choc post-traumatique que tout le monde autour de lui ignore, surtout en saison 1. En saison 2, les choses s’améliorent avec une intrigue d’impros théâtrale et un love interest plus sérieux et crédible que son attraction pour la meilleure amie de son meilleur ami, qui fermait un quadrilatère bancal la première année de diffusion.

Il faut attendre la saison 3 pour qu’enfin le rôle d’Edgar soit approfondi avec un brio d’écriture rarement atteint dans une comédie, mais que l’on connaît bien aux auteurs de You’re the Worst après son exploration de la dépression en saison 2. Les scénaristes proposaient donc cette semaine vingt minutes des plus étranges, où j’étais partagé entre le rire habituel et l’angoisse. L’angoisse, ce sentiment difficile à communiquer dans une série, et surtout une comédie.

Pourtant, Desmin Borges s’en tire apparemment sans le moindre effort dans cet épisode. Il est absolument brillant dans son jeu où l’on sent très bien la panique du personnage, le PTSD parfaitement retranscrit. Voir cet épisode donne quasiment l’impression de vivre une crise d’angoisse, c’est extrêmement bien fichu et c’est confié à un acteur qui a largement les épaules pour le faire, et pour faire beaucoup plus et mieux.

Bref, c’est une place largement gagnée par Desmin Borges cette semaine, car cet épisode était époustouflant uniquement grâce à sa présence.

04
Les autres actus du blog

Pas de coup de cœur musical cette semaine, on passe donc directement aux actualités de ce blog !

Déjà, j’en ai terminé de mes publications sur That ‘70s show ! Mardi dernier voyait la publication du dernier article sur la série, s’attardant sur la saison 8 de la sitcom. Ce fut des adieux difficiles, mais largement consommés, puisqu’ils datent de fin août. Théoriquement, je devrais continuer les publications du mardi avec One Tree Hill, mais ça prend toujours autant de temps de préparer la publication de ces articles (et surtout, je n’en suis qu’à la saison 3).

That ‘70s show, One Tree Hill… Vous l’aurez compris, je vous parle en fait à demi-mot de mon Challenge Séries 2016. C’est marrant comme le hasard (c’est-à-dire moi) fait bien les choses : j’ai justement publié un résumé de mon mois de septembre concernant ce challenge aujourd’hui. Le suspense demeure sur ma réussite de ce défi annuel.

De manière assez étrange (de mon point de vue), l’article le plus consulté la semaine dernière fut celui sur la saison 2 de Quantico que j’ai pourtant longuement hésité à regarder. Comme quoi, il ne faut jurer de rien ! Ou alors, je ne suis pas le seul à avoir hésité et j’ai aidé certains d’entre vous à faire leur choix (coucou Yodabor !).

À vue de nez (de TVshow time, en fait), il n’y aura pas d’autre retour de série cette semaine (ouf ?), en revanche, je pense tester les pilotes de Westworld, Conviction et peut-être même de No Tomorrow (moins probable). Comme pour m’aider à voir tout ça, Agents of S.H.I.E.L.D disparaît de la grille pour une semaine, une pause sacrément désagréable si tôt dans la saison !

Que voulez-vous, c’est la vie ! À la semaine prochaine, pour faire le point sur tout ça.

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Septembre : une rentrée qui calme

Après un mois d’août massif concernant le challenge, j’ai malheureusement été bien forcé de freiner les choses pour septembre avec la rentrée accompagnée de son incroyable surcharge de travail d’une part et la reprise de toutes mes séries d’autre part. Je reconnais cela dit que du point de vue de cette seconde partie, ça ne change plus grand-chose, tant l’été est désormais plein de séries. Je n’ai pas eu du tout le temps de rattraper tout ce que je voulais voir.

Peu importe, vous me direz, on est là pour faire le bilan mensuel du Challenge Séries 2016 parce que, oui, ça y est, le mois de septembre est déjà terminé ! Et c’est (légèrement) moins bon que ce que j’avais prévu !

One Tree Hill, du 2×06 au 3×17 (34 épisodes)
American Horror Story, 6×01-03 (3 épisodes)

 Et c’est tout. Oui…

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En ce qui concerne One Tree Hill, je suis bien plus lent que ce que je m’étais dit et surtout je me mets en retard sur mon planning de deux saisons/mois pour terminer dans les temps le challenge (sachant que d’autres séries vont débarquer et semer d’embûches mon planning).

Tant pis, j’assume, cette saison 2 était absolument interminable (et mon article ne devrait plus tarder, promis, mais je dois déjà rattraper mon absence de ce WE sur le blog, c’est compliqué). Je n’ai pas du tout accroché, et si je n’avais pas promis de voir la série à une amie, j’aurais probablement arrêté il y a longtemps et switché pour quelque chose de plus fun (et/ou plus court surtout).

Une promesse est une promesse, j’ai malgré tout enchaîné sur une excellente saison 3, dont je me souvenais d’ailleurs beaucoup mieux parce que j’en avais lu le résumé dans les magazines séries de ma sœur. Nous voilà bien. J’ai enchaîné les épisodes beaucoup plus vite, mais je suis quand même ralenti par le travail et je n’ai pas réussi à finir.

J’ai recalculé, il me faut voir deux épisodes par jour pour m’en sortir, donc 14 par semaine. Donc ça fait de sacrées soirées en perspective, car l’air de rien, ça fait beaucoup !

Mon article sur la saison 2 devrait être prêt d’ici la fin de la semaine, mardi prochain au plus tard ; n’hésitez pas à surveiller.

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Pas énormément d’épisodes déjà diffusé pour la saison 6 d’American Horror Story, mais une saison qui démarre très bien et surtout bien mieux que les saisons 3 et 5 que j’ai déjà rattrapé pour mon challenge. Je tente de me maintenir la tête hors de l’eau et de ne pas prendre de retard sur la diffusion de cette série, car ce serait bête de tout réussir à voir, mais de perdre le challenge à cause d’une poignée d’épisodes inédits pas vus (c’est déjà ce qu’il risque de m’arriver avec The Man in the High Castle !). Vous pouvez suivre mon avis chaque semaine en cliquant sur le lien ci-dessus, attention ça spoile évidemment 😉

Un mois tout doux donc, mais l’air de rien quand même 37 épisodes de plus ! Je vais essayer de faire mieux pour Octobre, même si cela risque de signifier qu’il me faut mettre de côté Luke Cage que je n’ai pas encore eu l’occasion de commencer. Aaah, la vie de sériephile est dure tant elle est faite de choix !

Pour rappel, tous les mardis, j’ai publié un article sur les saisons successives de That 70’s show, n’hésitez pas à fouiller le menu « Challenge Séries 2016 » ci-dessus 😉

À dans un mois… ou avant, si vous repassez lire mes critiques à la semaine de tous les inédits que je regarde 😉

 

Younger (S03)

Spoilers

Ci-dessous mon article sur la saison 3 de Younger,  écrit semaine après semaine pendant toute la diffusion de la saison 😉

Saison 2 Saison 3 Saison 4Saison 5 | Saison 6

Avis : Pour la deuxième fois de 2016, Liza revient après deux premières saisons très réussies, la dernière atteignant la note de 16/20 sur ce blog. C’est donc sans surprise et avec beaucoup d’impatience que je me suis jeté dès la sortie sur le premier épisode de la saison 3. J’avoue tout de même avoir relu un peu ce que j’avais écrit sur la saison 2 afin de me remettre en tête toute l’histoire.

J’ai beau avoir réaffirmé dans ce bilan que rien ne valait la sensation d’enchaîner tous les épisodes d’une traite pour être toujours à fond dans l’humour de la série, je ne résiste en effet pas à la tentation, d’autant que je suis la série sur snapchat (youngertv) et que j’ai été bombardé tout l’été des photos du tournage. Oui, je suis comme ça.

Bref, je suis pressé de retrouver les différents personnages : Kelsey vient de perdre son fiancé mais se coltine désormais le frère jumeau, Liza voit son secret en danger mais se fait enfin embrasser Charles, Josh a pas mal évolué artistiquement (et rompu avec Liza, avant de lui avouer son amour), Maggie et Lauren sont en couples et la patronne est toujours aussi névrosée.

Il y a déjà assez d’éléments pour remplir une saison 3, mais je ne doute pas que les scénaristes sauront également me surprendre. C’est parti pour la critique des épisodes de cette année !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – A Kiss is Just a Kiss – 17/20
It’s always sexier when you can’t have them

Comme pour la saison 2, on retrouve la fille de Liza pour ce premier épisode, mais cette fois, elle se barre. Au moins, ça justifiera son absence de la saison si ça doit être à nouveau ça. Je trouve dommage que son personnage soit sous-exploité, mais quand je vois ce qu’ils font à leur principaux (Josh quasi-absent cette semaine), je me dis qu’ils n’ont pas le temps de gérer tout le monde. Le rappel de la saison précédente est habilement fait par Liza expliquant tout à Maggie, c’est assez agréable, en revanche la vingtaine de Liza passe de moins en moins pour crédible : l’actrice vieillit, c’est bien normal. L’épisode prend de fond l’ensemble des intrigues et c’est donc un retour réussit, avec des bons moments d’humour également. Kelsey reconnaît qu’elle n’était pas amoureuse de son futur mari, Diana est humanisée plus qu’au cours des saisons précédentes par une alcoolémie qui tombe bien, Liza comprend qu’elle n’est pas amoureuse de Josh, mais de Charles. Oui, sauf que son secret est en travers de son chemin et que lui sait se fait conseiller par son avocat/ami de ne pas sortir avec une assistante. L’humour vient des quiproquos principalement, ou en tout cas des révélations et manque d’informations de chacun des personnages. Bref, on est dans la comédie pure et c’est un plaisir de retrouver l’ensemble du casting. Josh est totalement mis de côté, ce qui ne manquera pas d’en frustrer plus d’un(e), mais perso, je trouverais ça plus logique qu’elle finisse avec Charles. Je ne me fais pas d’illusion pour autant, c’est une série, il y a des chances pour que ça se termine dans les bras du premier, pour garder l’audience (majoritairement féminine et jeune, j’imagine). Bon, allez, j’arrête de faire mon vieil aigri et je savoure le voyage, c’est un épisode de retour efficace !

02.pngÉpisode 2 – The Marshmallow Experiment – 14/20
Am I the marshmallow?

L’épisode résout le problème de l’ordinateur de notre jumeau mort préféré (je déconne, c’est toujours du côté d’Harry Potter que je me tourne pour ça) de manière marrante, mais pas exceptionnelle, en le faisant finir dans une piscine. De quoi soulager Liza. Kelsey tourne définitivement la page, d’autant qu’elle apprend qu’elle a couché avec les deux frères, sans même le savoir. Je suis un peu surpris de voir ces problèmes résolus si vite, mais en même temps, il fallait bien ça pour que la série évolue vers autre chose. L’épisode remet en avant le couple Josh/Liza au détriment de Charles et introduit un nouveau personnage secondaire que j’imagine récurent pour la saison. J’ai ri quelques fois, mais j’ai l’impression qu’on a connu de meilleurs épisodes auparavant, celui-ci est un peu mou. La meilleure scène se trouve au tout début quand Liza est une fois de plus confrontée à son passé dans la promotion du livre pour lequel elle a accepté d’être un objet d’étude. J’espère que cette thématique deviendra fil rouge car j’ai de plus en plus envie que son secret soit découvert une bonne fois pour toute. Je sais que c’est ce qui donne son concept à la série, mais les quiproquos deviennent de plus en plus lourd et je suis prêt à les suivre dans le drama que cette révélation implique moi…

03.pngÉpisode 3 – Last Days of Books – 17/20
He’s my age, he’s hetero, he’s a doctor… Oh my god, am I basic?

Une ancienne amie de Liza l’appelle pour l’informer que leur bar à lecture s’apprête à fermer faute de profit. Elle ne se rend même pas compte de l’énorme piège que ça représente évidemment de s’impliquer dans quelque chose qui a trait à l’édition, du coup, elle en parle à Charles et ça se retourne contre elle. De son côté, Kelsey apprend à ses dépens qu’un fiancé mort n’est pas si évident à afficher lors de nouvelles rencontres, mais le plus drôle vient de Lauren qui trompe Maggie et de Diana qui tombe de la grande muraille de Chine. Il fallait y penser. Cet épisode était plutôt bien foutu dans son ensemble : bien que peu de choses avancent sur l’intrigue à long terme, les blagues fonctionnent toutes. Kelsey reprend confiance en elle, Lauren comprend qu’il ne sert à rien de vouloir être intéressante et qu’elle peut tout à fait sortir avec un docteur alors que Maggie la trompait déjà, ce qu’elle ne sait pas. C’est du pur soap, mais après tout, c’est aussi ça qui forme une comédie : au moins, on avance dans les intrigues mineures… et en plus de manière surprenante, car je n’aurais pas imaginé cette évolution pour Lauren.

04.pngÉpisode 4 – A Night in the Opera – 13/20
No what you need is to get —-

La série accentue encore un peu plus le décalage générationnel avec le sexe pendant les règles et la folie Youtubeur. Sur ce dernier point, ce n’est pas si étonnant que la série suive cette tendance qui est de plus en plus gênante du point de vue de l’édition. Cet épisode n’était pas au top et je dirais même que la série s’essouffle un peu, avec une Liza qui ne s’avoue pas être clairement attirée par Charles et plus par Josh. Il y avait bien quelques scènes marrantes mais l’ensemble était très prévisible (le plombier, quoi). Je reste totalement sur ma faim à la fin de cet épisode, pourtant c’est vrai qu’entre la convention, la rencontre avec le médecin et les décisions de l’actionnaire adolescent dont je n’ai toujours pas retenu le nom (oups), il s’est passé pas mal de choses. Seulement, pas de vrai fou rire cette semaine, or c’est vraiment ce que j’attends de Younger. Le problème est peut-être aussi que j’étais totalement imperméable à la caricature de Youtubeur qui était dessiné dans ces vingt minutes. Pas encore de quoi s’inquiéter, je vais attendre le prochain épisode avec impatience et puis c’est tout. En tout cas, cette saison paraît vraiment en dents de scie niveau qualité pour le moment.

05Épisode 5 – P is for Pancake – 14/20
I’m always on the market for a new hat

Oh un épisode qui parle au littéraire que je suis, ça faisait longtemps ! Cette fin où Charles crache à la tronche de l’ado est génialissime, cela faisait plusieurs épisodes que j’espérais que ça arriverait ! Je veux dire, en tant que littéraire, je ne peux pas approuver les décisions qu’il voulait prendre pour les livres et donc, c’est parfait. Le reste de l’épisode traitait principalement du personnage de Kelsey, qui recommence les rencards avec beaucoup de succès. La théorie du bad pancake est plutôt géniale tant elle sonne véridique (surtout pour un accro de séries comme moi), en revanche, la raison pour laquelle elle l’abandonne est tellement naze que j’espère qu’il va se battre un peu plus que ça (même si son égo doit en avoir pris un sacré coup). J’ai moins aimé quand même l’intrigue autour de Maggie qui sort de nulle part, mais il y avait de bonnes blagues. Une saison qui continue d’être solide selon moi, ça fait plaisir.

06Épisode 6 – Me, Myself and O – 14/20
And you are diabolically clever

Les difficultés financières d’Empirical continuent et tout le monde cherche le livre qui sera le prochain grand succès d’édition. Par chance, leur faux Georges R. Martin a écrit un nouveau livre sous pseudonyme et sous l’identité d’une jeune femme. Liza et Kelsey font tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir le livre. De son côté, Maggie essaye un peu trop d’être dans les bonnes grâces de sa nouvelle petite-amie et ça se répercute évidemment sur sa relation avec. Côté coeur, Liza est toujours paumée entre Charles et Josh, surtout que ce dernier est un peu trop needy et réclame des choses qu’elle ne peut lui donner, comme une relation sexuelle chez son boss. Pas facile tous les jours la vie d’une fausse vingtenaire. Ce triangle amoureux continue donc de maintenir la majorité des intrigues de la série, se transformant d’ailleurs en quadrilatère avec la nouvelle compagne de Charles qui se montre bien jalouse de Liza. L’épisode n’a rien de révolutionnaire et n’est pas aussi drôle que d’autres ont pu l’être, mais la série reste marrante à suivre cette semaine. J’attends maintenant un peu plus d’avancées dans les semaines à venir, j’avoue.

07.pngÉpisode 7 – Ladies who Lust – 15/20
I am Aubrey Lexis

Cette saison continue de traiter les difficultés financières de la boîte avec la parution de Me, Myself and O qui est un vrai succès d’édition. Problème : Liza, Kelsey et Charles craignent maintenant la révélation de l’identité de l’auteur. Et ce n’est pas bien dur de les comprendre franchement. De son côté, Maggie poursuit sa relation avec une juive, une sous-intrigue qui décidément n’arrive pas à me convaincre, avec la rencontre des amies cette semaine. C’est mieux du côté de Liza & Josh dont la relation n’est toujours pas fonctionnelle sur le long terme et surtout du côté de Kelsey, qui n’est en fait toujours pas remise de la mort de son ex-fiancé. Tu m’étonnes. Cela dit, les choses s’arrangent pour elle quand elle se fait draguer lourdement par un journaliste. La magie des séries. Et même si l’on n’avance pas vraiment cette semaine non plus et que j’attends toujours, comme la semaine dernière, que cela se fasse, cet épisode m’a un peu plus convaincu. Le vent de fraicheur de la saison 1 est toujours présent et ça fait drôlement plaisir de retrouver ces personnages chaque semaine.

08.pngÉpisode 8 – What’s up, Dock? – 15/20
Liza, don’t interrupt my moment with your plans

Toujours aussi bon cette semaine : Liza se casse la clavicule et souffre le martyr (comme je la comprends pour avoir été à sa place), Kelsey vit un vrai rêve éveillé avec son nouveau copain journaliste/auteur et Diana se prend un nouveau râteau, grâce à un parfait inconnu charmant qui la drague mais s’avère être marié à un mec. Bim badaboum. Tout un tas d’humour dans cet épisode et surtout tout un tas d’avancées majeures dans la vie sentimentale de Liza qui se retrouve au cœur de l’affection de trois hommes. Bon courage. J’ai vraiment apprécié cet épisode qui ramène son (ex) mari dans le mix déjà bien trop compliqué qu’est sa vie (de loin la meilleure partie de l’épisode), autant que l’intrigue autour de Maggie étant sa famille. C’est triste, mais Maggie est bien plus intéressante quand elle n’est pas en couple et que les scénaristes n’essayent pas à tout prix de lui donner quelque chose à faire. Josh est bien mignon, mais en définitive, je continue d’être persuadé qu’elle est bien plus faite pour terminer avec Charles une fois que la vérité éclatera. Ce qui j’espère ne tardera pas trop maintenant que Charles a rompu avec sa copine qui va clairement vouloir se venger de cette trahison. Et puis, cette scène de l’accident de vélo reste l’une des plus drôles. Bien sûr, l’amnésie est un grand classique, mais comme souvent dans ces cas-là, ça fonctionne plutôt bien et l’enchaînement est joyeusement mis en place, alors je vais fermer les yeux dessus et attendre impatiemment la semaine prochaine.

Capture d'écran 2016-12-04 22.13.05.pngÉpisode 9 – Summer Friday – 13/20
It’s us. Living in the now.

Épisode un peu moins drôle cette semaine, mais qui permet d’avancer. Quand je pense qu’ils ont inondé de snapchats autour de la piscine fin août pendant une semaine juste pour une scène ou deux… C’est donc l’arrivée de l’été et Maggie continue de totalement stagner puisque les scénaristes ne savent pas trop quoi en faire. Liza, elle, évolue selon la direction attendue, à savoir que son couple avec Josh consiste désormais en une longue suite de crises qu’elle essaye de résoudre avec plus ou moins de bonne volonté. Cet épisode n’est de ce point de vue pas hyper intéressant. C’est à peine mieux du côté de Diana qui, à défaut d’un râteau, se retrouve à sortir avec l’ex de son psy. Niveau emmerdes à venir, on peut difficilement envisager situation plus propice. Le meilleur de l’épisode vient une nouvelle fois de Kelsey qui agit de manière précipitée et totalement conne en permettant à son mec de gagner un meilleur chèque chez la concurrence… Au risque de griller sa carrière, ce qui ne ressemble pas trop au personnage. Quelques blagues enveloppent le tout, c’est sûr, mais c’est un épisode moins cool que le reste de la saison… peut-être aussi à cause de l’absence de Charles, parti en vacances histoire de ralentir encore un peu le reste de la série.

Capture d'écran 2016-12-08 15.00.30.pngÉpisode 10 – Pigeons, Parrots and Stork – 15/20
I don’t think I said this enough but I love you

Équilibre rétabli cette semaine entre humour et avancée de l’intrigue avec une énorme crainte en début d’épisode : Liza se pense enceinte. Crainte, oui, mais uniquement pour elle et Maggie. C’est assez clair que Josh lui aurait bien aimé être papa et c’est une évolution sympa de la part des scénaristes. Tout ça nous prépare à une fin de saison qui va être très cool, Liza finissant l’épisode avec une envie de le larguer très claire. C’est plutôt une bonne idée, mais toute cette saison aura été étiré pour en arriver là où on aurait dû être dès le début. Les épisodes étaient drôles et la série fraîche comme à son habitude. Autrement, l’épisode continue de s’attarder sur Diana et son nouveau nuisible de mec, et je suis mitigé pour le moment. Elle paraît heureuse alors qu’il apparaît clairement qu’il va lui tirer dans les pattes et lui poser pas mal de problèmes dans la suite de la saison/série. Kelsey entre en confrontation avec Charles, mais tout finit bien pour elle, ce qui est peut-être le côté le moins crédible dans cet épisode qui a réussi à bien gérer Liza/Josh pour une fois. En effet, après l’énorme bourde qu’elle a fait la semaine dernière, c’est étrange de ne pas la voir au moins se faire blâmer d’une manière ou d’une autre. Charles reste hyper nécessaire à l’ambiance de la série et son retour est une très bonne chose, d’autant qu’il participe aussi au comique du personnage de Diana qui me plaît énormément cette saison quand elle avait tendance à m’énerver au départ.

11.pngÉpisode 11 – A Book Fair to Remember – 16/20
He told me he wants to have kids, Maggie, I think I have to end it

À deux épisodes de la fin, le casting s’exporte dans les Hamptons pour une petite fête sur la plage et un salon d’édition. C’est une bonne opportunité pour s’éloigner un peu de Josh et voir Liza enfin galérer à garder son secret : quelqu’un l’a finalement trouvé sur internet et, pas de bol, c’est une assistante d’EW qui a un intérêt à garder son secret. Voilà qui explique pourquoi elle n’arrête pas de popper comme un pokémon depuis quelques épisodes. Pokemon Go, auquel les scénaristes font référence ce qui prouve la rapidité des effets de mode en 2016, tout de même (et ce n’est pas la première fois que j’en entends parler depuis septembre). Cela fait trois ans que ce type d’intrigue devrait exister, c’est donc une très bonne chose, surtout pour un season finale. Liza galère donc à tenter de convaincre Kelsey de vendre un bouquin qui hurle au désastre rien que par son résumé. Malgré tout ça, Liza prend encore le temps de (se faire) draguer Charles, dans un ensemble de scène un peu gênantes, mais certainement pas aussi gênantes que la situation dans laquelle se retrouve Diana, voulant faire des photos sexys pour son mec et terminant à poil sur la plage. Tout cela mène à un slow magique sur Take my breath away, avec enfin le premier baiser Charles/Liza, et l’arrivée dramatique de la demande en mariage de Josh. OH OH, bordel, on se croirait dans une série américaine !

bonus12.pngÉpisode 12 – Get Real – 19/20
Your lies are hurting everyone around you

Cet épisode final bénéficie d’un effet explosif grâce au cliffhanger qui le précède et le gère plutôt bien : Josh demande donc Liza en mariage en écrivant Marry Me sur son lit, avant de la surprendre en train d’embrasser Charles ; inutile de dire que c’est violent. Josh disparaît donc et le retour à New-York est donc plein de surprises avec une Lauren qui réapparaît enfin après une disparition de plus d’une demi-saison. Bon, bizarrement, elle ne me manquait pas tant que ça alors j’imagine que la série avait trouvé son équilibre sans elle. Son retour est surtout prétexte à retarder la confrontation avec Josh, alors que Liza est face à une nouvelle situation à risque : son ex-mari qui veut la récupérer, encore et toujours, et qui l’appelle lors d’un show sur le bien-être auquel elle assiste avec Kelsey. Quant à Diana, elle tente de faire parler son perroquet, ce qui s’avère évidemment la mauvaise idée du siècle quand elle le ramène au boulot et qu’il se met à déballer ses ébats sexuels. Sans surprise, pour le coup. Tout cela mène à LA fin que je voulais et attendais depuis trois saisons : Kelsey galère avec son mec et décide de squatter l’appart de Maggie et Liza où cette dernière lui révèle enfin la vérité. La suite en 2017. Oh you bastards ! La dernière scène est chargée en émotion puisqu’elle suit une rupture entre Josh et Liza, puis entre Kelsey et son mec. Autant dire que c’est très fort et que ça fout les nerfs comme cliffhanger. Je suis heureux de ce renouvellement anticipé pour une saison 4, j’aurais pas supporté de devoir attendre la confirmation d’une saison supplémentaire !

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EN BREF – Si la série en impose toujours autant en terme de fraîcheur et joie de vivre, il faut bien reconnaître que cette saison 3 se perd en route dans ses multiples intrigues : certains épisodes se font sans Charles, d’autre sans Lauren, certains se concentrent sur la relation un peu étrange de Maggie avec sa nouvelle copine à laquelle je n’ai pas accroché, d’autres zappent les histoires perso de Kelsey ou Diana, etc. C’est un peu dommage que tout ne soit pas abordé de front, surtout que c’est clairement fait pour retarder au maximum les révélations sur le secret de Liza. Qu’importe, dans le fond, le niveau général se tient quand on prend un peu de recul, tant du côté de l’humour que de l’intrigue de fond qui mène à la confrontation que j’attendais depuis trois ans. La rupture avec Josh est une bonne chose, mais pas autant que l’aveu à Kelsey, qui ouvre de belles perspectives pour la saison 4. C’est une scène-clé de la série à laquelle nous assistons, puisque rien ne sera plus comme avant désormais, mais en même temps, c’est mené d’une main de maître. Je suis vraiment curieux de voir ce que réservera la prochaine salve d’épisodes – et un peu intrigué sur le prolongement à plus long terme d’une série qui arrive, l’air de rien, un peu au bout de son histoire. Bref, une saison dans l’ensemble maîtrisée, mais pas exempte de défauts, qui apporte une nouvelle pierre à l’édifice que sont ses personnages et qui grandissent tous (plus ou moins vite) cette saison. Vite, la suite !

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