Preacher (S01)

Cet article a été rédigé semaine après semaine, épisode après épisode. Vous y trouverez un avis préalable, une critique rapide de chaque épisode et une brève conclusion sur la saison 1 de  Preacher. Bonne lecture !

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Avis : Preacher, c’est la première série d’été de cette année à laquelle j’ai envie de croire, mais genre de croire vraiment. J’ai lu quelques-uns des comics qui l’inspirent il y a un bon moment et j’aimais bien, même si ça m’a finalement saoulé. J’ai aperçu le casting et j’ai craqué : Dominic Cooper (parfait Stark dans Agent Carter), Ruth Negga (excellentissime Raina dans Agents of S.H.I.E.L.D) et Joe Gilgun (hilarant en remplacement de Nathan dans Misfits) se partagent l’affiche. Forcément, ça donne envie.

Le pilote d’une heure a été diffusé hier soir aux USA sur AMC, après la mi-saison bancale de Fear the Walking Dead, et donc je n’ai pas résisté à me le regarder dès ce soir. Verdict : je suis déçu car c’est loin d’être aussi génial que prévu. Par rapport à mes attentes, tout ce que je peux dire, c’est que c’est tout aussi sanglant que prévu. Pour le reste, je ne sais pas trop si je suivrais assidument tout l’été, car ce n’est qu’au cours des dix dernières minutes que je me suis senti investi dans l’histoire… Sur 63 minutes, c’est pas énorme.

Note moyenne de la saison : 15/20

Sans plus d’introduction, c’est parti pour mon avis sur chaque épisode :

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 14/20
I’ve been a bad preacher and for that I am sorry.

Le début m’a laissé perplexe – sans le logo AMC, j’aurais probablement pensé m’être trompé de lien et tout coupé. La première scène nous met direct dans le ton de la série : religion et bain de sang occupent les premières minutes du pilot, qui s’applique ensuite à dessiner l’univers et les personnages. Mais justement, ça pêche. L’univers n’est pas franchement introduit, il est posé comme évidence dans l’intro, puis avec l’apparition du vampire à l’accent toujours aussi tout bonnement incompréhensible (j’ai même envisagé la recherche de sous-titres un moment). Le surnaturel est à accepter comme une évidence. Les acteurs sont bons, mais on peine encore à voir où la série veut aller, puisqu’elle se contente d’une présentation et d’une rencontre (forcément musclée) entre Jesse, le prêtre, et Cassidy, le vampire. L’épisode dure une longue heure et ne s’affranchit pas de la marque de fabrique AMC, avec des lenteurs interminables que je vois plus comme des défauts qu’une qualité de production (quelques plans sont travaillés, c’est vrai, mais c’est loin d’être une généralité). Pour les effets spéciaux et le maquillage, la série possède une vraie ambiance True Blood avec le sud des États-Unis (et son côté western), du sang à foison et une moiteur qui transperce l’écran, nous donnant déjà envie de regarder l’épisode au beau milieu d’une chaude nuit d’été. Il y a donc une ambiance particulière, c’est vrai, des personnages forts, aussi, mais ça manque sérieusement d’une intrigue forte pour l’instant et concrètement, l’ennui n’est pas absent de ce premier épisode. Et cette longue mise en place n’est pas super rassurante pour la suite (mais j’ai appris avec le temps à ne pas juger une série trop vite sur son début), surtout parce que ce pilot se disperse et que ce n’est que sur les dernières minutes que je me suis senti vraiment captivé. C’est également là qu’on sent légèrement la direction que ça peut prendre avec la possession de Jesse par Genesis (moins explosive que prévue)… mais heureusement que je connais un peu l’univers, parce que sinon, je serais totalement perdu. Par contre, je suis surpris par la fin qui semble indiquer que la série va dévier largement de ce que je me souviens du comic. L’installation est faite, j’attends la suite et surtout une vraie intrigue avec des enjeux pour me faire une opinion plus poussée.

02.jpgÉpisode 2 – See – 14/20
– I told you to forget her.
– Forget who?

Je suis revenu et je suis encore un peu plus perdu que lors du premier épisode : la série ne prend pas la peine de bien développer pour ceux n’ayant pas lu les comics et n’en ayant lu que quelques-uns, je suis paumé. L’épisode n’est pas mauvais en soi, mais tout n’est pas aussi intéressant. Le flashback introductif reste un vrai mystère arrivé à la fin par exemple. L’épisode suit une nouvelle fois Jesse dans sa vie au jour le jour, dans ses baptêmes comme dans les confessions de chauffeur de bus aimant les petites filles. Cette intrigue parcourt l’épisode et lui permet de comprendre la force de ses pouvoirs, menant au cliffhanger final où il essaye de ramener à la conscience une adolescente dans le coma – créant son propre petit miracle. On en saura plus la semaine prochaine. Autrement, Cassidy continue d’être mystérieux et d’avoir un humour très étrange, surtout quand il fait un petit massacre à la tronçonneuse au fond de l’église… Une intrigue qui semble expédiée bien rapidement, jusqu’à ce qu’on voit ces deux anglais tout juste enterré parler avec le Shérif. Il me reste à parler de Tulip qui enlève Jesse pour lui présenter une mission à faire, dans l’espoir de retrouver l’homme mauvais qu’elle aimait. Bon, et bien, l’intrigue avance on va dire, mais je ne sais pas à quoi m’attendre pour l’épisode 3. Je m’ennuie pas mal devant, mais à chaque fois que je fais le point de ce qu’il s’est passé pour un article, je me rends compte qu’il y a pas mal de choses intrigantes et de bonnes scènes malgré tout… Allez comprendre.

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Épisode 3 – The Possibilities – 14/20
Well, you look like shit but that’s becoming more and more regular

Ce générique a un style visuel top, mais la musique ne reste absolument pas en tête, c’est étrange comme choix… Bref, je suis de retour devant Preacher et j’ai totalement perdu l’espoir d’y comprendre quelque chose un jour. Le rythme est cependant un peu plus lent cette semaine, et c’est tant mieux pour y comprendre quelque chose, surtout dans les relations entre Jesse & Tulip. Leurs scènes sont pour moi la vraie réussite de l’épisode, qui m’a ravivé quelques souvenirs du comics. Une autre réussite est le développement des pouvoirs de Jesse : il a beau flipper sa maman, il s’en sert à merveille dans cet épisode. Par contre, la révélation de cette capacité à Cassidy est un peu tombée à plat en ce qui me concerne. Je m’attendais à mieux, de même que pour sa seconde rencontre avec les deux immortels. J’ai l’impression que le personnage est sous-exploité. En revanche, la mission des deux autres s’éclaircit un peu, ça peut être intéressant pour les épisodes à venir, mais pour l’instant, ça reste totalement égal en ce qui me concerne (certes, ça manque un peu de gore cette semaine, mais on a des révélations qu’on n’avait pas ces deux dernières semaines, et toujours autant de moments marquants).

04.jpgÉpisode 4 – Monster Swamp – 15/20
The world is turning to shit and you know what? It’s all your fault!

Les choses se clarifient un peu cette semaine et surtout les chemins de Tulip et Cassidy se croisent enfin lorsqu’elle le jette par la fenêtre parce qu’il célébrait une énième rencontre avec les anges et qu’elle s’est lancée dans un objectif de purifier la ville après la mort d’une prostituée (je crois ?) la veille. Bon, pourquoi pas. Qu’on m’explique par contre pourquoi elle l’embrasse ? Il a beau être mourant, ça ne justifie pas tout, si ? De son côté, Jesse se lance dans une quête qui paraît improbable, avec l’aide d’Emily : remplir l’église pour son prochain sermon… et ensuite voir son église pleine chaque dimanche. Improbable mission, c’est vrai, mais c’est sans compter sur son pouvoir dont il se sert finalement pour faire en sorte que le moins croyant de tous, Odin Quincannon se mettent à servir Dieu, devant toute la communauté. C’est parti pour une opération conversion ? Étrange cheminement que celui-ci, mais au moins, les enjeux de l’épisode était assez clairs dès le début et accomplis à la fin des 42 minutes… Reste la piste des anges que je ne comprends toujours pas, ceux-ci étant apparemment descendus sur Terre sans permission… mais dans de beaux draps quand le téléphone sonne à la fin, recevant un appel venu d’en haut, il semblerait. Bref, le rythme est un peu ralenti dans cet épisode, mais je commence à y voir un peu plus clair grâce à ça – en tout cas, je me suis senti moins perdu qu’avant, même si je suis toujours incapable de tout expliquer ou comprendre. Léger mieux pour cet épisode 4, j’espère que ça va continuer dans cette voie !

05.jpgÉpisode 5 – The South will Rise Again – 16/20
Preacher’s got a power. A power. He made me do things.

Bon, il était largement le temps que je vois cet épisode. Maintenant que la saison 2 est annoncée, je peux savourer un peu plus cette série, puisque je sais qu’elle aura le temps de voir sa fin venir (et surtout que je ne vais pas être déçu dans un mois). Cependant, l’épisode propose une longue, trop longue, introduction qui nous éloigne des quelques intrigues auxquelles j’avais accroché la semaine dernière. La scène entre Tulip et Cassidy développe enfin un peu la mythologie surnaturelle de la série, et c’est dingue que toutes les informations qui nous manquent depuis cinq heures débarquent seulement maintenant ! Tulip est le personnage qui nous permet d’enfin avoir le recul nécessaire sur les différentes intrigues et clarifie enfin un peu les choses – sans pour autant que ce ne soit limpide, c’est juste assez compréhensible pour comprendre ce qu’il se déroule. Il était largement temps, les différentes mises au point faites par notre bad girl sont véritablement ce qu’il manquait jusque-là à la série. Ainsi, les différentes intrigues avancent enfin et se rejoignent, les pouvoirs du Preacher étant découvert par beaucoup tandis que la mission des anges est expliquée à Jesse. Bref, il fallait au moins ça pour relancer mon intérêt pour cette série et c’est assez réussi pour conclure la première moitié de ces dix épisodes.

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Épisode 6 – Sundowner – 17/20
Do you have your car keys?

Juste quand je croyais commencer à comprendre, cette série part à nouveau en vrille dans une histoire d’ange et une bonne femme blonde qui ressuscite dix secondes après son headshot. Ça promet : les deux anges que l’on connaît sont donc après Genesis et sont eux-mêmes poursuivis par d’autres anges faute d’avoir leur permission pour être sur Terre. D’une certaine manière, ça se tient et ça permet à la séquence d’introduction d’être absolument dingue. Ce plan qui mène au générique est tout bonnement génial : il ne se passe rien, mais ça se bat bien et avec un sacré aplomb pour cette série qui se permet enfin d’aller dans le gore promis. Le reste de l’épisode est tout aussi bon et développe les relations entre les personnages, s’attardant longtemps sur le mal-être de Tulip, qui trouve une réponse en s’intéressant paradoxalement à celle qu’elle voyait comme son ennemie, et à la bromance Jesse/Cassidy. Oui, j’ai dit bromance, au bout d’un moment faut pas déconner, cette scène de la machine à laver, je peux qu’appeler ça comme ça ! Excellent épisode donc qui récompense enfin l’attente des six dernières semaines (surtout le premier mois de diffusion quoi). J’avais raison d’avoir envie d’y croire.

07.jpgÉpisode 7 – He Gone – 18/20
It’s for me, Padre. Or will you let me burn, too?

Comment je suis content d’avoir persisté dans cette série quand je vois comment elle est désormais hyper cool et travaillée. Je suis absolument fan de Cassidy et Tulip, avec ironiquement un peu plus de mal sur Jesse, qui est pourtant le personnage principal. Cassidy, dans cet épisode, avance enfin un peu avec le côté vampire en se dévoilant pour de vrai à Jesse, qu’il considère comme son meilleur ami. Le cliffhanger ne m’inquiète pas trop, je suis sûr qu’il est encore en vie. Tulip est un personnage définitivement complexe, enfin approfondie depuis deux semaines. L’actrice est parfaite pour le rôle, tombant juste dans chacune des nuances qu’elle doit interpréter. De toute manière, la justesse des acteurs est quelque chose qu’on ne peut pas reprocher à Preacher : c’est toujours magistralement joué. Certes, j’ai du mal avec le personnage de Jesse, mais l’acteur s’en tire sans problème pour exprimer sa culpabilité et son énervement. Je suis pressé de voir la suite, ce qui n’est pas quelque chose que je disais lors des premiers épisodes. Je trouve que pour du AMC, il y a peu de longueurs. Certains passages sont clairement inutiles (comme ce moment où les deux enfants font la vaisselle et arrivent à court de savon, par exemple), mais ça se regarde sans qu’on ait forcément envie de faire autre chose. Je suis pressé de voir la suite.

 08.jpgÉpisode 8 – El Valero– 12/20
You dug out of hell with your hands?

Aïe. J’étais tellement impatient de regarder cet épisode que j’étais déçu à la hauteur de ces attentes de voir que Cassidy n’était pas là et que Tulip était mise de côté pour s’occuper de lui. Il n’y avait pas vraiment de suspens autour de cette intrigue, certes, je ne voyais pas trop où ils voulaient en venir avec Tulip et j’ai compris un peu tard ce qu’il en était, mais bon, Cassidy ne pouvait pas être mort. De son côté, Jesse a le cerveau grillé quand il voit Eugène revenir d’Enfer mais que ce n’est qu’une hallucination ou quand les anges essayent de récupérer Genesis en lui. Cela est intercalé dans quelques scènes où l’Église est prise d’assaut et où le pseudo-gore côtoie l’humour particulier de la série. Pas une franche réussite. C’est dommage, j’accrochais enfin à la série, mais cet épisode est trop centré sur Jesse et pas assez sur les dynamiques entre personnages. C’est ironiquement le moins bon épisode de la saison alors que je commençais à la vendre comme une vraie réussite. Rien d’irréparable toutefois, je reste optimiste pour la suite maintenant que cette phase transitoire nécessaire est terminée.

09.jpgÉpisode 9 – Finish the song– 14/20
Kill me…

Malgré le retour de Cassidy, cet épisode reste incroyablement long et le rythme n’y est pas de retour. C’est très frustrant après les deux semaines d’épisodes réussis d’être revenu à ça. Heureusement, il y avait du bon, notamment dans la construction du personnage de Tulip. La fin d’épisode nous révèle enfin ce qu’il en était de tous ces fichus flashbacks, même si pendant ces 48 minutes, j’en étais arrivé à la bonne conclusion : nous sommes en fait en Enfer, pas dans le passé. Moui. C’était une sacrée longue introduction pour une révélation qui tombe un peu à plat en ce qui me concerne. En fait, c’est bizarre, parce que je critique beaucoup, mais j’ai quand même passé un moment agréable devant l’épisode qui a évidemment fait pas mal de progrès depuis les premiers. Maintenant que j’en attends plus, c’est difficile d’être objectif dans la note.

11.jpgÉpisode 10 – Call and Response – 18/20
Told you he was a white guy

Bon, je crois que j’ai raté une étape dans la progression de Cassidy et du coup, j’ai eu du mal à accrocher. À l’inverse de Scream, j’ai découvert en cours de route qu’il s’agissait du season finale là où je m’attendais à quelques épisodes de plus. Du coup, j’étais un peu dérouté, j’avoue. Cela dit, je n’étais pas assez dérouté pour ne pas apprécier d’enfin avoir les réponses sur l’intrigue Tulip et sur son passé avec Jesse. Pour une fois, les flashbacks étaient donc bienvenus et l’épisode s’en porte mieux avec cette explication qui donne presque envie de recommencer à zéro pour mieux comprendre. Une moitié de l’épisode était consacré à cette intrigue qui permettait la réconciliation de l’ex-couple et le décompte de la venue de Dieu s’affichait de temps à autres sur l’écran, histoire de montrer vers quoi menait ce final… et il menait vers des effets spéciaux un peu foirés et un délire métaphysico-religieux plus poussif que prévu qui met en scène un dialogue tout mignonnet entre « Dieu » et ses fidèles perdus. Bon, au moins, ça conclue bien ces dix épisodes en donnant une direction précise à la suite de la série (qui est celle du comic), mais c’est parti en vrille sérieux quand même et l’épisode s’en trouve coupé en deux de manière un peu bizarre. Le montage final, qui commence par une scène avec un bon feeling HIMYM nous montre le désespoir s’installer en chacun des personnages avant une destruction totale. La fin, justement, est un peu longue à venir et le cliffhanger est des plus prévisibles, mais ça promet une saison 2 qui sera palpitante !

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EN BREF – La saison 1 de Preacher était un véritable OVNI de l’été : c’est bien simple, on ne comprend rien de rien aux premiers épisodes et il faut s’accrocher à la série pour en voir les qualités. Le casting aide beaucoup à le faire, car il est tout simplement excellent et que c’est ce qui m’avait amené là en premier lieu de toute manière. Peu à peu donc, la série progresse et atteint son apogée au ¾ avant de retomber un peu en qualité. Dix épisodes, c’était finalement un peu court et je serais bien resté un peu plus longtemps dans l’univers d’Annville. Il faut se rendre à l’évidence : malgré ses longueurs, son incroyable talent à dissimuler des éléments nécessaires à la compréhension et une dose assez dingue de délires religieux totalement perchés, Preacher a réussi à me rendre accro !

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Semaine 20 : du 16 au 22 mai

La tant attendue semaine des fins de saisons est arrivée, et je ne peux pas rater ça ! Seulement, elle suit aussi un dur week-end fait majoritairement d’annulations, notamment celles toujours pas digérées de Grinder et surtout de Grandfathered, après son cliff de fin de saison la semaine dernière. Ce n’est pas bien mieux du côté des projets pour l’an prochain, avec Most Wanted qui ne verra pas le jour, de même que Nancy Drew finalement jugé #TooFemale par CBS (je vous laisse jeter un œil à mon article nocturne sur le sujet). Pour digérer tout ça, je me suis ingéré toute la saison 1 de That 70’s show et je suis maintenant paré pour la pluie de fins de saisons qui me tombe dessus. En tout cas, je crois !

Cette semaine, j’ai donc vu :
FTWD (2×06), 15/20
Quantico (1×22), 13/20
The Last Man on Earth (2×18), 15/20
Once Upon a Time (5×21), 14/20
Once Upon a Time (5×22), 12/20
Silicon Valley (3×04), 15/20
Person of Interest (5×04), 20/20
Blindspot (1×22), 14/20
Person of Interest (5×05), 16/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×21), 18/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×22), 19/20
Containment (1×05), 17/20
Grey’s Anatomy (12×24), 18/20
Orphan Black (4×06), 19/20
The 100 (3×16), 19/20
The Catch (1×09), 14/20
– The Catch (1×10), 14/20
NCIS (13×24), 16/20

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C’est enfin terminé !

Quantico ouvre le bal des fins de saison avec cet épisode qui nous dévoile en flashback toutes les manigances du terroriste et la manière dont il est parvenu à manipuler tout le monde. Au moins, ça tient la route. Mais bon, c’est un peu gros quand même. L’épisode sent bon la fin de saison, avec les adieux à Quantico en flashback (enfin/malheureusement) et un filet qui tombe progressivement dans le présent, pour nous ramener une nouvelle fois à Quantico. Un départ et un retour donc, dans des scènes successives, quelle construction ! La tension est là sans l’être : il est peu probable qu’une bombe nucléaire explose sur les lieux où l’ensemble du casting est présent et le passé mène au début de saison, que nous connaissons. L’épisode propose une succession de scènes clichés (le bal de promo digne du lycée, le baiser « don’t do anything stupid », etc) et de conclusions aux relations développées tout au long de la saison. Franchement, à 10 minutes de la fin, j’étais sceptique sur la nécessité de la saison 2, après un fou rire magistral sur le headshot totalement improbable et la trouvaille de la bombe en dix secondes. Mais comment, comment en sont-ils arrivés là ? Le sacrifice final est atroce malgré tout, mais qu’on m’explique ? C’était pas supposée être une bombe nucléaire avec des putains de RADIATIONS ? En quoi est-ce que la faire exploser sous l’eau d’une rivière est cool ? J’ai raté quelque chose ? Et le déplacement du grand méchant sur la mère de Caleb… pff. Je suis ravi que le cliffhanger ne soit pas un truc de malade, car comme ça, j’aurais la possibilité de mettre de côté la saison 2 quand elle sera diffusée… Quantico sera ma grosse déception qualitative de la saison !

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Comment je me sens après cet épisode

Et voilà, The Last Man on Earth termine aussi sa saison aujourd’hui avec cet épisode 18 et beaucoup d’appréhension de ma part suite à la dernière mi-saison tellement frustrante. Bon, et ce n’était pas brillant par rapport à la semaine dernière. En effet, la série s’est contenté d’annonces dramatiques sans cesse désamorcées et d’effets d’attente répétitifs par rapport au drone… pour conclure sur un cliff-hanger qui nous donne l’impression que la série peut se diriger vers quelque chose de totalement neuf, en ajoutant plus de suspense au côté survie. À mon avis, ce ne sera pas le cas et tout sera désamorcé bien vite, mais pour le savoir, il faudra revenir en saison 3. Je suis mitigé sur l’ensemble de cette saison 2 je dois dire, elle est passée vite et s’est perdue en chemin, malgré de bonnes trouvailles sur la fin et des moments marrants. Souvent trop excessive, la série a néanmoins réussi à conserver une part de son humour et à m’intriguer assez pour que je revienne l’an prochain ! Grosso modo, cet épisode proposait un retour sympa, mais pas nécessaire, à Tucson et une attente interminable forcément déçue car remise à l’an prochain. RDV en septembre !

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Comment ça, on reste médiocre en-dehors de l’Underworld ?

Once Upon a Time nous propose un double-épisode conclusif d’une saison très moyenne… qui est lui-même plutôt pas mal moyen, sans surprise. Les scénaristes se souviennent soudainement de l’existence d’Henry, et le mette grandement en avant dans ce final qui semble percuter qu’il est désormais adolescent (pardon, il a quoi, 12 ans dans la série ?) et que Violet fait une bonne petite amie pour l’accompagner dans sa fugue. Ugh. Et tant qu’on y est, Henry se souvient aussi qu’il est auteur et se sert de son pouvoir pour berner tout le monde. Normal. L’autre approfondissement proposé dans cette première partie du final est celui du personnage de Regina, qui ressent encore des pulsions d’Evil Queen. Il était plus que temps de se concentrer un peu sur elle, surtout vu les circonstances de l’épisode 20, et c’est bien le seul truc qui m’a vraiment motivé dans cet épisode moyen qui voyait Rumple tenter de sauver Belle alors qu’une partie du cast traversait un nouveau portail (oui, encore) pour atterrir j’ai Mr Hyde.

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La pire scène de la série était dans cet épisode conclusif…

Et ça s’empire encore dans le second épisode, qui renie définitivement toute tentative de crédibilité ou de logique avec Henry, qui par un discours digne d’un SDF alcoolique à New-York réussit à convaincre une trentaine de figurants d’aller faire un vœu dans la fontaine. Alors, OK, c’est mignon comme idée, mais franchement NON, la réalisation ne passe pas du tout, pas plus que la pseudo-explication d’Henri qui devine ce que les gens pense autour de lui. Le monde de Jekyll & Hyde n’est qu’un prétexte vite oublié dans ce final : il s’agit d’introduire la saison 6 de la série, mais cela se fait de manière peu naturelle et plutôt forcée… Sans compter qu’énormément est laissé de côté et qu’évidemment Rumple s’associe à Hyde. Saison 6, je te vois venir. Dans le même genre, Regina qui détruit sa part d’ombre (zut, je l’aime bien moi) sans que celle-ci ne riposte un quart de seconde est terriblement affligeant… donc c’est sans surprise qu’on la voit revenir (même si je n’ai pas trop bien compris comment). Quant au cliffhanger à Storybrook, il ne me fait ni chaud ni froid pour le moment, même si j’ai bien ri des révélations finales de Violet. Bon, le retour de Regina en Evil Queen me réconforte un peu pour la saison prochaine, on aura au moins du temps d’écran pour cette excellente actrice… Bref, saison très médiocre cette année pour OUAT, surtout depuis janvier. J’espère mieux pour l’an prochain !

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Pourquoi Patterson est le meilleur personnage de cette série.

Arf, Blindspot ne finit pas sa saison comme je le pensais ! Il reste encore un épisode la semaine prochaine, ce qui explique probablement la lenteur de celui qui nous a été proposé aujourd’hui. L’autre explication vient probablement du fait que j’ai commencé ma journée par l’excellent épisode de Person of Interest, et qu’il était dur de faire mieux après. Mais quand même ! Je n’ai pas été du tout pris dans l’épisode, remarquant fréquemment (et jusqu’à la trentième minute) que je pensais totalement à autre chose. C’est dommage si proche de la fin de proposer un épisode qui ne soit pas haletant. Heureusement, les scénaristes se rattrapent sur la fin avec un double cliffhangers et une perte à laquelle je ne m’attendais pas et que je refuse d’encaisser. Ces scènes finales font avancer la série dans la bonne direction, révélant tout le conflit interne que provoque la trahison de Jane. Il est toutefois frustrant de ne pas avoir la seconde partie tout de suite et je tiens à préciser que le couple qui se forme enfin ne me fait ni chaud, ni froid (et j’aurais même tendance à dire que je les préférais chacun en couple de leur côté, mais bon, les USA, tout ça tout ça).

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Ce moment où tu réalises les extensions de casting considérables

Voilà, Agents of S.H.I.E.LD revient en grande forme pour sa fin de saison, dans un double épisode qui n’a pas besoin de prendre son temps pour s’installer, car c’est déjà installé grâce à tout ce qu’il s’est passé la semaine dernière. Soyons clair, même si c’est évident SPOILERS. Daisy est enfermée dans son coin, sa fatigue et surtout dans sa culpabilité douloureuse à voir. Chacun a son rôle à jouer cette semaine, surtout dans les Secret Warriors et c’est parfait, tandis que ce cher Hive perd la boule dans des flashbacks qui rendent presque nostalgique et que May enchaînent les chorégraphies badass. Tout cela permet de nous arriver à une conclusion en milieu d’épisode. Ils ne le savent peut-être pas, mais nous si : une conclusion en milieu d’épisode, ce n’est point possible et ça signifie que les choses vont partir en vrille sévère. Pendant ce temps, le collier de Yoyo passe de main en main, chaque détenteur étant potentiellement mort à la fin de ce double-épisode, en passant par Fitz qui vient de planifier ses vacances avec Gemma, dans la scène la plus hors-sujet, la plus banale et donc probablement la plus romantique que les deux acteurs ont joué ensemble en trois ans. Tout cela mène à une scène de pure action, un peu stressante pour Fitz (mais c’est trop rapide pour être lui) qui n’est qu’un prétexte à la confrontation finale (?) entre Daisy et Hive. « Please, take me back ». WHAT ?

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#FallenAgent ? More like fallen ships.

Et donc Daisy était bien droguée à Hive au point de se rendre… mais elle est évidemment imperméable désormais. Parfait. Epic fight en vue entre le Skyeward qui a décidément bien évolué depuis la saison 1 au point de fournir l’une des meilleures scènes d’action de la série (difficile d’oublier quand même le May contre May). Les voir se battre quand c’est Ward qui lui a appris les bases en saison 1… Brillant de nostalgie, dommage qu’elle soit assez stupide pour tourner le dos à l’ennemi. Pendant ce temps, Yoyo se sacrifie pour sauver Mack… alors même qu’elle n’avait pas le crucifix. JE REFUSE. Voilà, comme prévu : les choses sont parties en vrille. May et Fitz sont dans le jet avec Hive, Daisy et les monstres… première fois de l’épisode que je réalise ce que #FallenAgents veut dire : ils vont tuer quelqu’un, et c’est bien parti pour être May (Fitz a le crucifix, elle peut très bien le récupérer, et le cadavre de la vision de Daisy est dans une cabine de pilotage). Une fois de plus, Gemma s’en sort sans raison apparente grâce à cette histoire de vision infrarouge et Fitz est définitivement totalement badass et chevaleresque, tuant un Inhuman qui l’a largement mérité, et abandonnant sa veste (le crucifix !) dans les bras de Daisy. Oh god. Le stress de ce collier… Ils auraient pu en jouer bien plus longtemps au cours de la saison. La longue scène entre Hive et Coulson s’achève sans vraie surprise, à part peut-être la nouvelle référence à Star Wars. Les retrouvailles entre Lincoln et Daisy… oh elle va lui abandonner le collier. OK, ça me rend dingue et ils se disent adieu pendant que Fitzsimmons sont trop mignons. Arf. Le plan tient la route et mène à un nouveau mouvement de caméra à l’épaule absolument improbable et une bataille dingue. Et la conclusion tombe comme un couperet : c’est finalement Lincoln qui a le collier et s’en va dans l’espace avec Hive. Belle apogée de l’épisode qui sacrifie un personnage dont les scénaristes ne savaient de toute manière plus quoi faire cette saison, mais aussi qui conclue trois ans Ward/Hive. « They’re only human » et Daisy perd ses deux ships d’un coup ?? SO WHAT NOW ?

Violence du flashforward et de la saison 4 annoncée sous les meilleures auspices avec cette course-poursuite pour retrouver Daisy et son nouveau look de dingue. Bon, quant à la scène « post-générique », j’aurais aimé voir Fitzsimmons en vacances plus que Radcliffe et son intelligence artificielle. Agents of S.H.I.E.L.D est sur le point de se transformer en The 100, c’est ça ? Brillante conclusion de saison qui me laisse néanmoins beaucoup moins sur ma faim que l’an dernier avec Gemma. Au risque de me répéter cela dit : on peut être en Septembre demain ?

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10 ans de présence pour une conclusion intimiste, dommage, mais heureux de savoir Callie en vie.

Grey’s Anatomy marque fort dès sa première scène avec Alex et Meredith, les survivants de toujours, allongés côte à côte dans un parc et parlant de Derek et d’Izzie. Oh, cette nostalgie ! Pour changer, le mariage d’Amelia et d’Owen est DÉJÀ là et sera notre événement de fin de saison (comme celui de Richard l’an dernier donc ? Sans TF1, je l’aurais oublié à jamais). Tout est marqué par la nostalgie dans ce final : Amelia enfermée dans la salle de bain, Alex qui ne fait que penser au passé, la météo pluvieuse de Seattle de retour au premier plan… Cet épisode laisse définitivement de côté le médical pour se concentrer sur le drama : le mariage d’Amelia et d’Owen, la grossesse d’April, la rupture Jo/Karev. Cette pauvre Amelia se retrouve donc seul pour son mariage, et la seule chose à laquelle je pensais était : « Mais où est Addison ? ». Bon, je dois reconnaître à cet épisode qu’il m’a pris totalement par surprise avec son flashforward. Très franchement, à part Alex/Jo, je ne m’attendais pas à ces intrigues, surtout April/Ben, c’était bien vu des scénaristes (bon, pas le coup de la chirurgie par téléphone interposé, vu et revu, toujours aussi peu crédible, mais hey it’s a girl). Bon, excellent épisode qui malheureusement laisse de côté une partie du casting qu’on a cependant trop vu dernièrement… Belle conclusion d’ailleurs pour Callie/Arizona, même si une fois de plus, c’est Arizona qui fait de trop gros sacrifices. Et mon dieu la fin… Mon plus gros fou rire de la semaine ! « Give me a minute ». OK, we’ll give you four months, Mer. Une conclusion de saison sympa, qui ne fait pas dans l’excès dramatique (il n’y a que pour Karev que ça finit sur une note mitigée) et ne termine pas sur un gros cliff. De toute manière, ils savent que leur audience reviendra après 12 ans. C’est la deuxième année de suite qu’ils concluent sur une note positive leur saison, et je trouve ça vraiment cool. C’est dingue, mais je crois que cette saison 12 est l’une des meilleures, peut-être la meilleure depuis la deux, et pourtant, c’était pas gagné ! Je me surprends à être de nouveau fan de Grey’s, alors que ça faisait quelques années que je désespérais devant son déclin. Je suis super triste en revanche de savoir que Callie ne reviendra pas pour la prochaine salve d’épisodes. Encore une actrice qui quitte la série, ça va faire bizarre de ne plus la voir. Je trouve son départ un peu bâclé par Shonda, car elle n’a du coup pas même une scène d’au revoir avec le reste du casting, juste cette scène avec Arizona… Bonne conclusion malgré tout. Une nouvelle page de Grey’s se tourne.

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Enfin, épisode « bonus » cette semaine, je me suis regardé le dernier NCIS, parce que (SPOILER) Tony Dinozzo quittait la série. Fan de la première heure, j’ai totalement abandonné la série quand j’ai quitté le lycée pour aller en prépa, parce que c’était un procedural et que ça va bien deux minutes, mais c’est pas mon truc préféré. J’étais déjà revenu pour le départ de Ziva (très raté), il me paraissait logique de revenir pour celui de Tony. GROSSE déception : les scénaristes tuent Ziva hors écran (ils ont intérêt à revenir là-dessus d’ici la fin de la série, sérieusement !) et collent un enfant à leur couple mythique qu’ils n’ont jamais vraiment mis ensemble (enfin si, mais non). Alors. J’adore l’actrice choisie pour l’enfant (Grandfathered oblige), mais je ne vois pas trop la ressemblance avec Ziva qui semble frapper pourtant tout le NCIS. Je trouve que cela offre une belle porte de sortie au personnage de Dinozzo, mais il va être dur de faire avaler l’an prochain que McGee, Abby et Bisop ne le voient pas régulièrement malgré tout.L’épisode était rondement mené, mais difficile de leur pardonner Ziva. Aussi, je n’ai vu qu’un épisode entre celui-ci et la mort de Ziva, et je ne me suis pas franchement senti perdu dans les dynamiques entre personnages et les personnages eux-mêmes. Je ne regrette pas d’avoir arrêté la série, ça m’aurait forcément ennuyé à force, mais j’étais quand même émotif de me dire que Tony partait définitivement.

That ’70s Show (S01)

That70sShow

Avis : J’ai donc switché Undressed avec That ’70s show dans mon #ChallengeSéries2016 et je ne le regrette pas. Heureusement, je le savais déjà : j’avais vu quelques épisodes l’an dernier, mais arrêté après être parti en vacances. Je suis un grand fan des années 70 qui s’ignore musicalement parlant et donc cette série me parle naturellement, surtout qu’elle a Laura Prepon en tête d’affiche, et qu’elle est rousse (elle passe par toutes les couleurs cette actrice). Il est marrant de voir les looks et style de chacun, notamment dans ce qui est revenu à la mode aujourd’hui (ah le cycle de la vie). Cette saison 1 fait les présentations avec le groupe d’amis et leurs parents. Une introduction qui se fait assez rapidement car les vieilles sitcoms ont après tout bercé mon enfance à forte dose de rediffusions télévisées. Le parti pris de tout imiter et tout détourner est génial, car ce qui est dérangeant dans la production de l’époque devient drôle précisément parce que c’est dérangeant.

Malheureusement, la saison s’essouffle un peu en cours de route et le génial devient banal, avec même quelques ratés (ça reste agréable à regarder d’un bout à l’autre, mais il y a des discontinuités vraiment dérangeante, surtout dans les relations entre les personnages). Le tout s’achève avec un épisode qui n’a rien d’exceptionnel pour un final. J’espère que la qualité va réaugmenter en cours de route et si ce n’est pas le cas, tant pis, il faudra juste conserver le niveau actuel !

Enfin bref, c’est parti pour un avis un peu plus détaillé sur chaque épisode (et sans photo parce qu’il est dur d’en trouver qui soient de bonne qualité et que je suis un peu plus flemmard).

Note finale de la saison : 15,5/20

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Épisode 1 – That ’70s Pilot – 17/20
You’re so cool to be OK with it

Hello Wisconsin ! OK, je sais que j’ai déjà vu ces épisodes dans une autre vie (hum, il y a genre un an), mais je n’avais jamais poursuivi et je ne sais pas pourquoi, car j’adore. Il faut certes se faire à la qualité d’image ’90s et aux looks ’70s et aux rires préenregistrés et à… J’adore cette ambiance ’70s parfaitement reconstruite. Cette série semble faite pour moi ! Les gags sont géniaux et fonctionnent à merveille, jusque dans les clichés et préjugés. Les présentations avec cette bande d’amis sont faites sans traîner et chacun a son rôle au sein du groupe.

Épisode 2 – Eric’s Birthday – 18/20
Well you’re getting a party and best of all it’s a surprise

Parfait, la mère d’Eric semble à peu près aussi douée que la mienne pour faire des surprises. Ce titre d’épisode permet d’apprendre facilement le nom d’au moins un des personnages. Le développement des différents personnages fonctionne, de même que les nombreuses réflexions machistes et les caractérisations des personnages datées – car après tout, ce sont les années 70. J’aime beaucoup la manière dont l’ensemble est filmé et les échos qui se dessinent déjà entre les épisodes, de même que les relations amoureuses et amicales entre chacun, et les relations familiales aussi. Tout fonctionne à merveille pour l’instant.

Épisode 3 – Streaking – 16/20
All families are embarrassing and if they’re not embarrassing then they’re dead.

Cet épisode fonctionne un peu moins que les deux premiers, malgré des running gags toujours au point et la scène qui m’a le plus fait rire pour l’instant, avec cette parodie de la Cène. Cette plongée dans les années 70 continue d’être à la fois fascinante et reposante par rapport après les multiples annulations de sitcoms de ce mois de mai 2016. Au moins, cette fois, je sais que j’ai huit saisons devant moi, c’est plutôt pépère.

Épisode 4 – Battle of the Sexists – 15/20
Don’t you want your balls back?

Quatre épisodes plus tard et forcément il faut déjà que les scénaristes soulignent le sexisme de leur propre écriture. Ce n’est pas de refus, cela prouve définitivement que c’est bien un détournement volontaire pour l’humour. Et du coup, ces considérations sexistes rétablissent un peu l’équilibre avec le personnage de Donna, toujours autant garçon manqué. Cela n’empêche pas l’épisode d’être bourré d’humour et l’écriture de proposer une triple storyline typique des sitcoms, les intrigues A et C étant relié sur la fin d’épisode. C’est la première fois que les personnages sont autant séparés, mais ça continue de donner une bonne série, donc c’est un test réussi.

Épisode 5 – Eric’s Burger Job – 14/20
Dating is prostitution man, unless you don’t get what you paid for…

Les scénaristes s’aventurent dans de nouvelles dynamiques en développant un peu Steven (et son amitié avec Donna), c’est plutôt cool et cela prouve que la série commence à rouler assez pour prendre des risques. Les parents d’Eric sont toujours aussi cinglés et ils apportent beaucoup à l’humour de la série pour l’instant. Cela dit, ça se précipite beaucoup autour du personnage d’Eric pour seulement cinq épisodes : la première petite amie, le premier baiser, le premier job, l’anniversaire… ça commence à faire beaucoup. Non pas que ça soit dérangeant car le personnage est top, mais c’est dommage de ne pas travailler un peu plus sur les autres aussi, d’autant qu’Eric n’avance pas trop non plus. Je suis curieux de voir l’évolution que va connaître la série.

Épisode 6 – The Keg – 15/20
Yeah well danger is my middle-name

Paf, j’ajoute le mot “keg” à mon vocabulaire, et j’ai du mal à croire qu’il n’y était pas déjà dis-donc. Je suis rassuré de voir que la série arrête de s’effondrer, cela faisait quelques épisodes que les points s’évaporaient maintenant que l’effet de « surprise » est passé. Bon, surprise le mot est fort puisque c’est dans le titre et que j’avais déjà vu le pilot, mais disons le temps de se ré-acclimater à That 70’s show. Cette fois, ça se stabilise autour d’épisodes comiques qui ont un rythme bien établi – même si je commence à me demander s’ils vont oser s’engouffrer dans l’intrigue Donna/Steven, car ces deux-là se rapprochent dangereusement, malgré un épisode une fois de plus centré sur Donna et Eric.

Épisode 7 – That Disco Episode – 17/20
What is disco?

Pauvre Steven ! Je suis content de le voir enfin au centre d’un épisode, mais c’est triste que ce soit pour être coincé à apprendre à danser aha ! L’épisode met en place des quiproquos assez bien foutus et des scènes de danse parfaitement réussies. La musique disco est une réussite totale de l’épisode qui permet à l’ensemble du casting de s’éclater. Donna et Steven se rapprochent encore, ça nous profile une fin de saison intéressante, mais en attendant there was something in the air that night… Excellent épisode qui finit de la meilleure des façons possibles.

Épisode 8 – Drive-in – 16/20
You don’t want this place to burn down twice, do you?

Un grand classique des séries américaines, le ciné plein air fait son apparition dans la série et est traité de manière tout à fait classique. Le vrai intérêt de cet épisode vient des parents, une fois de plus. La série s’amuse à détourner des grands classiques, du tableau d’Hopper à Titanic, et le fait plutôt bien. Les parents deviennent les adolescents, et c’est ce qui fait le fun, plus que la storyline A d’Eric & Donna ou que la storyline B sur la musique écoutée à l’envers.

Épisode 9 – Thanksgiving – 15/20
Oh my god, I forgot your mother

Autre grand classique : l’épisode de Thanksgiving. Pas de grande originalité, mais ça fonctionne malgré tout : de la belle-mère insupportable qu’on oublie au retour de la fille accompagnée d’une amie sexy, les storylines sont toutes déjà vues ailleurs. Mais après tout, la force de that 70’s show est précisément de jouer sur les clichés et les attendus. L’épisode fonctionne parce que ce classique a toujours fonctionné dans ce type de séries. Donna pardonne trop rapidement à Eric, mais parce qu’au fond, Donna & Eric sont fait pour aller ensemble dans cette saison 1, procéder autrement ne serait pas possible.

Épisode 10 – Sunday, Bloody Sunday – 16/20
Eric, it’s been a perfect sweet Sunday, let’s not spoil it.

Un épisode de facture plus originale qui nous présente la fameuse grand-mère, hilarante. Les grand-mèress sont toujours plus marrantes et son duo avec Fez, le « kid from non-America » est génial. Les scénaristes ne pouvaient décemment pas passer à côté de ça. Tout dans cet épisode s’enchaîne plutôt pas mal et, même si j’ai un peu de peine pour les devoirs d’Eric, c’est franchement drôle à suivre.

Épisode 11 – Eric’s Buddy – 16/20
No way this is your car? So you’re the guy I hate?

Bon, la série nous introduit un nouveau personnage destiné à disparaître en fin d’épisode, mais c’est une composante des sitcoms après tout. C’était un personnage d’autant plus intéressant qu’il permettait à nouveau d’aborder la question de l’homosexualité, cette fois en s’éloignant un peu des clichés, ce qui est déjà plus intéressant. Donna et Steven continuent de flirter et se rapprocher, le danger se profilant lentement. Quant à l’intrigue B sur Red devenant vendeur, elle est plutôt pas mal dans la construction du personnage et apporte des éléments nouveaux pour les épisodes suivants que j’espère voir développés par la suite.

Épisode 12 – The Best Christmas Ever – 14/20
Merry Christmas oh oh oh and a bottle of rum

Déjà l’heure de l’épisode de Noël dont le titre fait des promesses difficiles à tenir. Ce n’était probablement pas le meilleur Noël de qui que ce soit et l’épisode un peu lent à se mettre en place. Une fois de plus, les scénaristes s’attardent sur Steven et Donna, mais cette fois Eric commence à comprendre le problème, car tout le monde a compris qu’il en pinçait pour elle.

Épisode 13 – Ski trip – 15/20
We’re all going to die… and I love Michael.

Donc, le groupe d’amis décide de partir pour un week-end au ski, mais sans Michael parce que celui-ci a décidé d’embrasser une autre fille… Inévitablement, cela se termine en panne sous la neige pour l’ensemble du groupe et en autostop pour Kelso. Le huis-clos de la cabane de Jackie est évidement propice au premier baiser entre Donna et Steven, et à la baffe qui va avec. Tout ça se conclue malgré tout bien, sans surprise pour une sitcom, mais avec une bonne écriture de bout en bout.

Épisode 14 – Stolen Car – 16/20
Responsible people don’t go around getting their nipples twisted

Un bon épisode où Eric se voit confisquer la voiture iconique du pilote et finit ainsi personnage secondaire dans la voiture du cousin de Michael… L’épisode était déjà bon avant que l’on découvre qu’il s’agissait évidemment d’une voiture volée et qu’ils finissent la nuit au poste. Pendant ce temps, Donna et Jackie sont incompréhensiblement amies et passent de bons moments à discuter de leur première fois respective à venir. C’est que l’air de rien le tout fonctionne plutôt bien ! Dommage que ça manque d’un vrai bon gag et d’une scène à finir par terre !

Épisode 15 – That Wrestilng Show – 16/20
Well fine, kill each other, just do it together.

Les scénaristes prennent le temps de se concentrer un peu plus sur les parents de Donna, c’est sympa, d’autant que la thérapie est hilarante et que le père avec Fez et Steven est à mourir de rire. La sœur d’Eric semble aussi rejoindre le casting de manière bien plus régulière, et c’est tant mieux car la dynamique entre eux est celle d’un frère et d’une sœur. Quant à la lutte, c’est à croire que c’est un truc du Wisconsin, entre ça et HIMYM, mais ça fonctionne de voir Red faire des efforts pour avoir une relation avec son fils.

Épisode 16 – First Date – 16/20
I don’t know why they call it fondue, they should call it fundue ‘cause it’s fun!

Un premier rencard le jour de la St Valentin avec les parents sur le dos, l’angoisse… mais c’est hilarant, une fois de plus, j’aime vraiment cette série (en tout cas, cette saison 1). Toutes les intrigues de l’épisode sont à mourir de rire, du Long Island à la soirée des parents. Bon, certes, c’est un peu plus triste du côté de Steven, mais ça fait un moment que ça dure, et c’est plutôt pas mal de voir enfin Eric et Donna ensemble de manière officielle (en revanche Donna paraît trop vieille pour son rôle maintenant).

Épisode 17 – The Pill – 19/20
I am caring Michael Kelso’s child.

Wow. Et beh ça alors, je ne m’y attendais pas : Jackie est enceinte (du moins, elle le croit). Et je ne m’attendais pas non plus à ce que cela soit aussi propice à la comédie, mais l’épisode est à mourir de rire, d’autant qu’il est évident assez vite que Jackie n’est pas enceinte. Du coup, tout est dans le comique de situation et les quiproquos tout au long des 20 minutes, ce qui permet les meilleurs gags de la saison et une bonne utilisation des trois quarts de personnages (le seul point négatif de l’épisode est la sous-exploitation de Fez et Steven). Excellent.

Épisode 18 – Career Day – 18/20
Well, it’s Career Day, not Career Half-Day

Euh ? Jackie et Kelso sont de nouveau ensemble ? Non, parce qu’ils viennent juste de rompre et la première scène enchaîne les faux raccords les concernant, c’est très intrigant. En revanche, l’épisode est plutôt cool parce qu’ils nous présente enfin la famille de Steven et Kelso, tout en approfondissant un peu chaque personnage secondaire, et notamment Jackie. Et puis Katey Sagal était si jeune à l’époque de cette saison 1, c’est presque étrange !

Épisode 19 – Prom Night – 19/20
You guys are making me sick with your prom talk, proms suck.

Donc, nous voilà déjà à l’épisode Prom alors qu’il reste encore une poignée d’épisodes. Pourquoi pas ? Un long moment de ces vingt minutes est néanmoins consacré à la préparation plus qu’à la fête en elle-même et cela permet de confirmer que Kelso et Jackie ont bien rompu malgré les erreurs de continuité dans l’épisode 18. Ca nous donne un bal de promo inattendu par rapport au reste de la saison, avec Jackie et Steven ensemble avant qu’elle ne retombe dans les bras de Michael (la mignonnerie de cette scène), pendant que Donna et Eric sont plus occupés à prévoir leur première fois qui ne se passe pas comme prévue. Qui ne se passe pas, d’ailleurs. Encore un autre épisode qui déchire, avec même un petit guest de Gloria Gaynor, on se met bien en 76 (pardon en 98, donc).

Épisode 20 – A New Hope – 12/20
Eric is in the throes of adolescence… which sucks no matter what decade it is. Am I right?

Un épisode parodie de Star Wars ? Bon, et bien pourquoi pas. C’est tiré par les cheveux, mais la blague d’entrée sur Star Whores fonctionne tellement. C’est une bonne idée que d’avoir pensé à cet épisode sur ce film qui a effectivement marqué 76 après tout. C’est néanmoins un épisode qu’une vraie sitcom des années 70 ne se serait clairement pas permis, cette dose de méta était déjà presque surprenante pour l’année de production. Bon, cet épisode est l’un des premiers qui ne me fait pas rire une fois fini, parce que je le trouve plus triste qu’autre chose, entre les coucheries de Kelso, Donna qui part en larmes et le travail du père d’Eric qui s’apprête à le fermer… Mouais.

Épisode 21 – Water Tower – 14/20
It’s more fun than it looks.

Et oui, Eric, tes parents ont une vie sexuelle, il faut frapper à la porte avant d’entrer ! Bon, l’épisode est bourré de faux raccords entre les plans, ça m’a franchement perturbé – est-ce fait exprès ou pas, je n’arrive pas à me décider. Après tout, les sitcoms sont toujours pleines de faux raccords. L’épisode est assez sympa, mais il manque définitivement une continuité plus forte entre les épisodes, après tout ce qu’il s’est passé dans le précédent, j’en attendais plus.

Épisode 22 – Punk Chick – 13/20
God this is perfect, you’re easy too?

Cet épisode était intéressant en plaçant les parents d’Eric comme les voix de la raison. C’était assez bien vu de la part des scénaristes de donner des parents de substitution à Steven et Kelso, car il est très clair que la série s’en fiche un peu des familles de chacun (je veux dire Donna a toujours une petite sœur dans la nature quand même). L’intrigue B autour Donna et d’Eric justement n’est pas des plus passionnantes, et la continuité continue (lol) de me poser des problèmes avec le couple Kelso/Jackie à nouveau en froid ? Il semblerait que les épisodes soient diffusés dans le désordre, ou alors c’est Netflix qui déconne, mais en tout cas, quelque chose ne va pas.

Épisode 23 – Grandma’s Dead – 14/20
I forgot the Tupperware.

Je pensais avoir un bon humour noir, mais là j’ai eu du mal avec le point de départ de cet épisode. La mort de la grand-mère est certes créatrice de bonnes blagues, mais à côté de ça, il s’agit quand même d’un décès et de la culpabilité d’un petit-fils. Il y a donc du bon et de bonnes blagues, mais un léger malaise qui persiste, je ne sais pas trop comment l’expliquer. Je crois que je suis devenu trop sensible avec le temps, et puis c’est tout.

Épisode 24 – Hyde Moves in – 14/20
Oh my god, I can feel like all the molecules of my body

Bon, voilà une avancée de l’intrigue nécessaire pour justifier un peu le squattage permanent du gang : Hyde s’installe chez Eric. Ce n’est pas d’une crédibilité folle avec les difficultés d’argent des personnages, mais ça passe parce que c’est une sitcom. L’intrigue sur Kelso/Jackie est plutôt marrante aussi, même si là encore c’est du déjà-vu.

Épisode 25 – The Good Son – 16/20
Oh man I love my new brother!

Étrange fin de saison que celle-ci : l’épisode 24 aurait été plus marquant comme fin je trouve. Ici, il ne se passe rien de bien particulier ou marquant pour une fin de saison, c’est un épisode de facture tout à fait classique qui voit Eric comprendre que la cohabitation avec Hyde ne sera pas des plus simples car celui-ci est évidemment mieux vu de la part de ses parents, car en tant qu’invité il fait plus facilement les corvées. L’écriture est juste, c’est effectivement comme ça que ça se passe dans ces cas-là après tout, jusqu’à la bêtise finale avec les torts partagés. Un bon épisode, qui remonte un peu le niveau de cette fin de saison, mais dommage que ce ne soit pas plus marquant ou qu’on ne voit pas plus certains personnages !

 Et voilà, une saison d’achevée, mon challenge avance à nouveau après le visionnage complet de Person of Interest le mois dernier. Je ne sais pas si je vais réussir à tenir le rythme d’une saison par semaine, d’autant que cette semaine marque la fin de saison des networks et qu’elle est donc chargée en émotions ! On verra ça d’ici une semaine 🙂 Rendez-vous sur le blog demain, pour des nouvelles de Fear the Walking Dead, Silicon Valley et les autres à la semaine.

 

Semaine 19 : du 9 au 15 mai

Une fois n’est pas coutume, je suis à la bourre dans mes articles du jour, mais on va faire comme si de rien n’était ! Les fins de saison sont toujours en approche et on est parti pour des révélations un peu quotidienne j’imagine, alors je ferais mieux de ne pas trop traîner, surtout si je veux continuer à éviter les spoilers,  surtout que cette semaine est blindée d’excellents épisodes ! La liste des épisodes vus au cours de la semaine :

Fear The Walking Dead (2×05), 13/20
Quantico (1×21), 10/20
The Last Man On Earth (2×17), 16/20
Once Upon a Time (5×21), 16/20
Person of Interest (5×02), 19/20
Blindspot (1×21), 17/20
Les Colocs de Mamie (1×17), 12/20
Person of Interest (5×03), 15/20
Agents of S.H.I.E.L.D (3×20), 16/20
Grandfathered (1×22), 19/20
Containment (1×04), 14/20
The Grinder (1×22), 17/20
The 100 (3×15), 18/20
Orphan Black (4×05), 19/20
Grey’s Anatomy (12×23), 17/20
Scandal (5×21), 12/20
The Catch (1×08), 12/20

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C’est l’heure de la révélation.

Mais non, Quantico ! La scène finale m’a fait mourir de rire tant la révélation dramatique n’a juste rien de dramatique. Je n’irai pas prétendre que je le savais, parce que leur rebondissement de la semaine dernière m’avait convaincu tellement je ne me préoccupe plus trop de la série. En fait, ils en ont tellement trop fait toute la saison que… Tout ça pour ça ? J’étais sérieusement mort de rire, et plus que devant The Last Man on Earth après, qui est pourtant censé être une sitcom. C’est genre catastrophique. La révélation… juste très mal joué, les acteurs semblaient si peu convaincus par leur rôle… Une catastrophe industrielle, qui suit un épisode qui pourtant m’avait motivé à tourner autant autour de Shelby. Dommage, heureusement que c’est la fin, comme ils disent.

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The Last Man on Earth ne m’a pas fait rire du tout cette fois (bon allez si « died from the virus/regular death » et « lack of playability »), mais mon dieu que c’était intéressant ! Enfin, ils abordent le virus comme s’il avait toujours été clair et présent dans la série. Ça explique son introduction dans la série et ça donne des dynamiques nouvelles franchement cools, du suspens autour des bébés et tellement de drames. Je n’ai pas vu du tout cette histoire de virus venir dans l’ADN de la série et une menace réelle qui nous éloigne un peu du drone, autre intrigue… intrigante. Bref, cet épisode était très bon car il redéfinissait la série, et elle en avait clairement besoin car elle s’est perdue en route il y a moment déjà ! Qu’ils fassent revenir un peu d’humour en plus et on aura un vrai bon produit !

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Et beh voilà ! Once Upon a Time sort de l’Underworld est d’un coup, d’un seul !; c’est beaucoup mieux. La tension dans cet épisode est déjà celle d’un final et les plus mauvais moments à passer sont toujours ceux qui se passent dans la contrée du filtre orange. Zelena est insupportable de naïveté pendant un temps, mais toute l’intrigue est construite pour qu’enfin elle comprenne qu’elle est en train de se faire balader par Hades. Les scénaristes osent nous faire le pire des pieds-de-nez en soulignant que l’Underworld n’était pas vain car ils ont aidé plein de gens à passer de l’autre côté quand tout ce que je retiens de cette demi-saison c’est un ennui infini. Peu de Belle et Rumple cette semaine, mais ce n’est pas plus mal finalement, car les scénaristes ne savent plus quoi faire d’eux. L’épisode est long à se mettre en place cette semaine, surtout qu’il nous replace à Storybrooke comme si on ne l’avait jamais quitté (putain Merida, je l’avais oubliée elle), mais c’est une très belle construction générale qui nous amène à une conclusion larmoyantes pour Regina et Zelena qui est parfaitement réussie. Pas une seconde le suspens autour du destin de Hook ne m’a pris aux tripes (et son retour est très très mal joué ? C’est la semaine ? Je veux dire on dirait vraiment qu’il ne croit pas lui-même en ce qu’il dit et c’est vrai que ça n’a pas grand sens), ce qui réduit un peu les pleurs d’Emma. Très bonnes scènes conclusives pour cet arc donc… Jusqu’à la toute fin qui nous sert une fois de plus Rumple en big bad. Réchauffé, vu et revu, pourquoi ? On tenait là une bonne fin de saison, et sans le cliff une bonne fin de série. Je suis maintenant curieux de ce qu’ils vont pondre pour le vrai épisode de fin de saison, car ENFIN, la série est sortie de sa torpeur (du coup, je surnote un peu, mais je suis heureux) !

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Une excellente équipe

 Yes, Blindspot s’est une nouvelle fois réveillée cette semaine pour délivrer un excellent épisode qui s’éloignait apparemment des tatouages pour finalement mieux nous surprendre sur sa fin en y revenant par un détour sympa. L’épisode est un peu long à se mettre en place, mais il se concentre sur les différentes dynamiques au sein de l’équipe, en approfondissant également des duos originaux après 21 épisodes, ce qui est appréciable. L’idée du lockdown fonctionne, surtout que je suis un grand fan des huis-clos et que ceux-là apportent des touches comiques (la claustrophobe, aussi insupportable que drôle). Le dernier acte monte en tension de manière évidente avec le coup de l’ascenseur – oui, j’ai même cru qu’ils allaient se séparer d’un personnage avant le final. Quand tout semble enfin résolu, nous découvrons enfin l’intérêt de toutes les petites missions que Jane a effectué pour Oscar au cours de la saison, dans le dos du FBI. Très bien écrite, cette scène aligne une à une les différentes étapes du plan d’Oscar, avec des flashbacks succincts. Il reste maintenant à en découvrir plus sur la raison pour laquelle ils voulaient la faire arrêter, ça s’annonce intéressant !

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Rien de bien particulier à dire sur cet épisode des Colocs de Mamie qui continue sur sa lancée. La formule fonctionne et conserve ce qui fonctionne autant que les défauts déjà relevés les semaines précédentes. Cet épisode ne m’a pas marqué outre-mesure, il était sympa, mais pas inoubliable pour autant. À la semaine prochaine, mamie !

05.jpgBoum, moins d’une minute d’Agents of SHIELD suffit pour spoiler allégrement Civil War, il y a tout intérêt à se mettre à jour rapidement si on est américain (le film est sorti il y a moins d’une semaine). Bon, perso, je me suis callé sur la diffusion US et je n’ai vu le film que vendredi justement pour voir tout ça dans l’ordre. Cet épisode est lent à se mettre en place, malgré le retour de Yoyo (oh oh) et ses interactions avec Mack (qui s’est remis un peu trop vite de ses blessures). Daisy en revanche devient progressivement plus pâle que mes cachets d’aspirine maintenant qu’elle donne son sang. Il était frustrant de constater qu’elle ne savait pas où est la caméra de son ordi, ça lui filait un très mauvais strabisme.. et les scénaristes ne savent toujours pas quoi faire de Lincoln. Cet épisode prépare gentiment le terrain pour la fin de saison, progressant peu à peu dans les révélations concernant le plan de ce cher Hive et conduisant le spectateur un peu paumé grâce aux découvertes progressives de Talbot, tout en proposant un peu de tension avec la fuite de Lincoln (qui dresse Daisy contre Fitz sans grands enjeux). Bref, c’est très long à se mettre en place, mais le retournement de situation m’a berné comme un bleu (pourtant, je me demandais ce que pouvait bien foutre May). Je n’ai pas bien compris le plan qui consistait à envoyer Lash, un inhuman, mais la tension et l’action étaient là, offrant un dénouement bien meilleur que le reste de l’épisode. Bon, là encore, May est un peu zappée dans son deuil, et je trouve la mort de Lash un peu expéditive. En tout cas, ça y est : le crucifix a changé de main, rendant le suspense complet sur la personne qui va mourir, et l’intrigue du final est connue avec ce missile capable de tous nous transformer en Inhumans. Bon, ça semble un peu moins fort que l’an dernier, mais je suis curieux de voir ce que ça va donner !

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Grandfathered a proposé cette semaine son meilleur épisode de la saison, et mon dieu que c’est frustrant de savoir que la série n’est peut-être pas renouvelée. Tous les ingrédients du grand épisode de comédie étaient là, avec des moments à mourir de rire (notamment la poupée Vanessa pour n’en citer qu’un) et des moments d’un romantisme fou (la demande en mariage pleine de vomi? Pas gagné, mais wahou). L’épisode a proposé aux fans ce qu’ils voulaient voir depuis le début, à savoir Vagerald (ce nom ahaha) et le couple Sarah/Jimmy enfin réuni. Il y avait de la parodie judicieusement mis en place (la scène de l’aéroport, la journée de demande en mariage catastrophique) et une écriture parfaitement maîtrisée menant jusqu’à un cliffhanger de fin saison qui ne pouvait pas être autre chose. Cela dit, pourquoi terminer sur un cliff putain. J’espère vraiment que cette série sera renouvelée, car elle est hilarante depuis quelques épisodes et commence à développer des running gags excellentes (Annalise qui chante aha). OK, elle est simpliste, mais ça fait un bon divertissement quoi…

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Ouf, contrairement à Grandfathered, The Grinder choisit un système de boucle fermée pour clôturer cette saison 1, comme annoncé à la fin de l’épisode précédent : « It all comes full circle ». J’ai donc vraiment l’espoir de voir la première renouvelée et la seconde annulée, car tout le monde s’accorde à dire que c’est l’une ou l’autre (ou aucune). Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit : cette série est plutôt bonne et elle est parvenue à trouver son rythme de croisière en deuxième partie de saison. Cet épisode en est le parfait exemple : chacun a son rôle à jouer, il y a des moments marrants et une écriture impeccablement maîtrisé. La conclusion nous le dit : ça peut continuer autant de temps qu’ils le veulent. Oui, mais justement cette fin est une très jolie ouverture conclusive qui n’appelle pas obligatoirement de saison 2. La série est bonne, mais pas excellente ou exceptionnelle, les blagues sont plutôt classiques et contrairement à ce que j’ai pu espérer au départ de la saison, elle ne renouvelle pas le genre. Il y a du méta sympa qui la distingue un peu des sitcoms habituelles, mais c’est tout. Cet épisode était donc génial pour ses références au pilot et sa manière de conclure chaque intrigue, je serais sûrement là pour une saison 2, sans plus de conviction que ça… j’ai préféré la saison de Grandfathered et mon choix est fait (allez, tout ce que vous voulez que Fox va faire l’inverse).

08.jpgGrey’s Anatomy recommence à torturer Meredith avec la vente de la caravane. Franchement, ça ne sort nulle part et oui, ça bouge beaucoup trop vite pour Amelia et Owen, après deux ans à stagner. Il fallait une fois de plus que Meredith tourne tout autour d’elle et là franchement, mais quoi ? Elle tente de participer au concours de bitch of the year ? Elle a réussi à détrôner Callie et pourtant c’était pas gagné après cette rupture avec Penny et ce qu’elle a fait subir à Arizona. Qu’on m’explique. Parce qu’elle perd la garde, elle décide de rester ? L’enfer ne sera que plus violent. Et Penny, on la découvrait il y a tout juste un an et la voilà totalement perdue désormais. J’espère qu’ils prendront malgré tout la décision de la garder, par un twist scénaristique, ou de la faire revenir en janvier prochain. Rien ne va dans cette fin d’épisode : Stéphanie perd son mec comme Izzie a perdu Denny (en légèrement moins psycho parce qu’Izzie c’est Izzie). C’est dommage cette répétition de l’intrigue dix ans plus tard (bordel, dix ans). Meredith a détruit Amelia qui se précipite une nouvelle fois un peu trop vite. Et Jo/Alex… Non. Je ne peux pas être satisfait de ça. Quant à Meredith… Pff… SERIOUSLY ? On notera que l’épisode s’est mystérieusement agrandi cette semaine, avec un pont extérieur que nous n’avions jamais vu et que la fin de saison la semaine prochaine pourra difficilement partir plus en vrille que cette fin d’épisode qui inverse grosso modo toutes les situations des personnages par rapport à il y a deux semaines. Rien ne va.

Bon, je suis arrivé au bout d’un autre épisode de Scandal en vie. J’ai franchement cru que j’allais mourir d’ennui. Il y a bien une ou deux scènes qui m’ont fait sourire (Quinn qui donne la nouvelle identité), ouvrir des yeux ronds (Fitz lisant le dossier médical d’Olivia – comment est-ce que c’est ne serait-ce qu’envisageable qu’Abby le laisse traîner sur son bureau et que le président des USA passe par-là et le lise ?) ou… Euh beh c’est tout. Le reste… J’ai vu Olivia aboyer (il n’y a vraiment pas d’autres mots) sans raison. J’ai vu Mellie aboyer dans une tirade de trois minutes dont tout le monde connaissait la conclusion avant même qu’elle ne commence. J’ai vu Olivia arborer un manteau rouge, wouhou gros changement par rapport aux premières saisons. J’ai vu Fitz dire à Olivia que oh lala elle lui manque. J’ai même vu des scénaristes essayer de nous faire croire que la vie de Jake était en danger lol. J’ai vu une bonne fin d’épisode seulement gâchée – mais tellement gâchée ! – par le fait que Rowen soit encore et toujours en vie. Franchement… je suis heureux que la saison prochaine soit raccourcie. Et je découvre stupéfait que cet épisode était le season finale… Mais… Où sont les cliffhangers ? Où est le vrai suspens ? Wow.

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Je n’ai même pas le courage de redimensionner tellement je suis blasé

Bon, je suis arrivé au bout d’un autre épisode de Scandal en vie. J’ai franchement cru que j’allais mourir d’ennui. Il y a bien une ou deux scènes qui m’ont fait sourire (Quinn qui donne la nouvelle identité), ouvrir des yeux ronds (Fitz lisant le dossier médical d’Olivia – comment est-ce que c’est ne serait-ce qu’envisageable qu’Abby le laisse traîner sur son bureau et que le président des USA passe par-là et le lise ?) ou… Euh beh c’est tout. Le reste… J’ai vu Olivia aboyer (il n’y a vraiment pas d’autres mots) sans raison. J’ai vu Mellie aboyer dans une tirade de trois minutes dont tout le monde connaissait la conclusion avant même qu’elle ne commence. J’ai vu Olivia arborer un manteau rouge, wouhou gros changement par rapport aux premières saisons. J’ai vu Fitz dire à Olivia que oh lala elle lui manque. J’ai même vu des scénaristes essayer de nous faire croire que la vie de Jake était en danger lol. J’ai vu une bonne fin d’épisode seulement gâchée – mais tellement gâchée ! – par le fait que Rowen soit encore et toujours en vie. Franchement… je suis heureux que la saison prochaine soit raccourcie. Et je découvre stupéfait que cet épisode était le season finale… Mais… Où sont les cliffhangers ? Où est le vrai suspens ? Wow.