Supergirl – S03E23

Épisode 23 – Battles Lost And Won – 15/20
Bon, ben non, franchement, j’ai été très gentil avec la série cette année, mais là je n’accroche pas à un quart des décisions de cette fin de saison. Cela me donne un amer goût de « tout ça pour ça ? », de scènes bâclées et de longueurs qui ne menaient nulle part. Pas content. Remboursé. Ils vont avoir du boulot pour me récupérer en saison 4 ! Cela reste une bonne note parce que j’aime le casting et que l’épisode était divertissant, mais bon.

Saison 3


Spoilers

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Balancing Kara and being a hero, that’s… That’s who I am.

Entre son titre et ce que m’en ont dit Poluss et Laura chacune de leur côté, cet épisode est de ceux que l’on m’a survendu. Je suis aussi impatient de le voir qu’inquiet de son issue et j’ai dû le voir en deux fois, puisque la première, mon ordinateur ne l’a pas supporté – regarder un épisode en streaming pendant un trajet en voiture, ce n’est jamais une idée brillante.

J’étais donc impatient, surtout qu’on nous avait laissé en pleine apocalypse. C’est là qu’on reprend avec un bon gros montage nous montrant tout le monde en pleine action : Supergirl et Alura en ville, Lena qui galère avec Sam, Alex dans la rue avec de mauvais effets spéciaux, Mon-El avec de meilleurs effets, James qui sauve le DEO puis retire son masque devant une femme voulant sauver son fils, J’onn et son père s’échangeant un dernier souvenir, la légion qui revient (wtf ??) et… il est même question de Star Wars et de Clark Kent qui s’est bien sûr rendu à Madagascar. Bon moyen de l’occuper et de nous expliquer qu’il n’est pas là, alors que ça fait une saison qu’il n’est plus question de lui (ça change, entre la saison 1 qui ne parlait que de lui et la saison 2 qui l’avait invité plusieurs fois).

J’onn dit donc adieux à son père qui se sacrifie pour la Terre et pour promouvoir la paix. Tout ça pour ça. Dans le genre intrigues qui auront été inutiles… mais bon, ça fait avancer l’épisode et ça calme Reign. On en revient donc à Sam et son combat interne dans la vallée où elle doit s’en sortir comme elle peut et est confrontée à… sa mère. Cette dernière est pourtant censée être morte, donc Sam ne lui fait pas confiance… et on en revient à une question de confiance quand elle doit choisir l’eau de quelle fontaine boire. Elle prend la décision de se fier non pas à son instinct, mais à sa mère qui n’a rien à faire là. Humph, elle semble s’affaiblir avant de sentir de nouveau de la force.

Alex et Lena sont donc à son chevet et parlent… de la future maternité d’Alex, et donc de Maggie, forcément. Bon, c’est chelou de voir ces deux-là être amies, je n’arrive pas à m’y faire. Sam se réveille alors et révèle qu’elle est surpuissante et super rapide. Et elle sait voler, aussi. De son côté, Coville se réveille parce qu’allez savoir comment ou pourquoi, il a survécu. Tous nos espoirs sont donc en lui et en sa manière débile de ramper vers un vaisseau.

Pendant ce temps, Mon-El est perturbé par le retour d’Imra, mais cette fois-ci, celle-ci a compris que leur couple était de la merde et qu’elle lui avait caché trop de choses. Cela permet de faire genre Mon-El évolue et offre à la série la possibilité d’avancer vers un couple Supergirl/Mon-El. Ou pas : une fois n’est pas coutume, Imra ne dit pas à son mari tout ce qu’elle a à lui dire. C’est donc à Brainy de s’en charger et de recruter Winn et Mon-El pour la Legion.

Maintenant qu’ils ont sauvé le futur de son épidémie anti-humain, il faut le sauver d’une épidémie anti-intelligence artificielle. Qui s’en fout ? Moi, en théorie, mais si ça veut dire que la série est en train de se séparer de Winn et Mon-El, c’est non, sérieux. Que vient foutre Winn dans l’affaire ? Ben, son dessin de la semaine dernière pour créer l’arme non létale lui vaudra une place dans le plus gros musée des USA, quoi. J’ai baillé. C’est pas juste, virez plutôt James, sérieusement.

Parlons-en de celui-là cela dit ! Pour réconforter et aider Winn dans son geste, il… se confie et lui explique qu’il a retiré son masque. Ils n’ont pas le temps d’en parler beaucoup plus que ça que Coville parvient à envoyer un signal de détresse permettant au DEO de repérer le vaisseau de J’onn volé par Selena.

James propose donc de tuer Reign à la kryptonite maintenant qu’elle est détachée de Sam et Kara est forcément contre. Heureusement, la mère de notre héroïne a moins de scrupule et on peut donc assister à un nouveau combat contre Reign qui fait exploser le vaisseau de Brainy avec encore aussi Imra dedans. Reign est assez puissante pour mettre tout le monde K.O, mais elle est finalement transpercée par Sam.

Ce n’est pas suffisant pour totalement tuer Reign. Malgré un coup de Supergirl, Reign parvient alors à tuer avec ses rayons laser Alura, Sam et Mon-El, qui se fait tuer en sauvant la vie de J’onn (là aussi, comme pour James, virez J’onn plutôt). Sacrée bataille finale qui tue donc tout le monde, y compris Brainy et Imra, l’air de rien. C’est dramatique tout ça, mais ça fait trop de morts d’un coup pour que ce soit crédible dans cette série.

Supergirl regrette aussitôt d’avoir voulu tuer Reign, car selon elle c’est ce qui explique que tout parte en vrille comme ça. Elle récupère la bague de Mon-El et se débrouille pour remonter dans le temps, empêcher Sam de frapper Reign et les ramener toutes les deux à la fontaine grâce à l’Harun-El. Petit voyage dans le temps pour conclure cette saison et nous tuer Reign, quoi. Comme d’habitude avec les fins de saison de Supergirl, la solution sort de nulle part et c’est précipité vitesse grand V. Certes, ça ne vaut pas le WTF de la saison 1 et Alex pilotant le vaisseau de Kara, mais on s’en approche quand même.

Reign est donc enfin morte, laissant un amer goût de « tout ça pour ça ? » et Kara comprend qu’elle se sent finalement mieux sur Terre que dans l’espace. Elle en parle à Mon-El qui lui répond en… lui faisant ses adieux ?? Mais enfin, mais qu’est-ce que c’est que ce final ? Il nous sort même « I need to go back » (to the future) version LOST saison 3. Avant tout, il lui offre malgré tout une bague de la légion, pour garder l’espoir de le voir revenir un jour dans la série.

Côté happy end, Sam revient totalement humaine au DEO et remercie Alex et Lena avec Ruby. Bon, ça manque de conclusion pour ces personnages et pour voir ce qu’ils vont devenir, mais les scénaristes sont occupés à nous expliquer que Winn veut se barrer et que James veut retirer son masque. Puis, ce n’était pas plus mal d’oublier certains personnages, parce qu’Alex prend la décision de démissionner du DEO. LOL.

J’onn lui explique bien qu’elle est une héroïne et ne pourra pas s’empêcher d’en être une. Franchement, ouf, parce qu’Alex maman avec Ruby, c’était chiant. Ainsi donc, Alex vient voir son boss pour démissionner et se retrouve chef du DEO parce que J’onn veut démissionner lui aussi, allez savoir pourquoi. J’onn se barre dans la foule et c’est tout.

Alors que Winn fait une rapide scène d’adieu avec ses collègues, Kara… passe du temps avec sa mère qui lui fait aussi ses adieux. Ben oui, elle, elle se tire dans l’espace, on ne va pas la payer un épisode de plus non plus. Elle se dit soulagée qu’il n’y ait plus de Harun-EL sur Terre et le regard fuyant de Lena en dit long.

Le montage final voit donc le départ de Winn et Mon-El pour le futur. Je suis dégoûté, clairement.  James confirme publiquement qu’il est le gardien. Je n’en ai rien à faire. Et les deux sœurs finissent sur le canapé de Kara à manger de la pizza et se soutenir l’une l’autre quoiqu’il arrive. Ouep, quoiqu’il arrive, même Lena travaillant sur le Harun-El, même si une Kara maléfique se retrouve à poil en Sibérie.

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EN BREF – Et ben… je ne sais pas. Les épisodes étaient individuellement sympathiques cette année, mais cette saison aura trainé en longueur pendant une bonne dizaine d’épisodes qui semblaient jouer au ping-pong à faire d’incessants allers retours dans l’intrigue pour finalement ne pas réussir à proposer un final prenant, en allant vite en besogne…

Ce n’est peut-être que moi, mais j’ai trouvé l’ensemble trop bancal, trop rapide, trop expédié. Deux ans de Kara/Mon-El pour terminer comme ça ? Kara qui dit adieu à sa mère sans chercher un moyen de rester en contact avec elle via les hologrammes ? Winn qui quitte la série (et qu’est devenue Lyra, hein ?) avec à peine une scène d’adieu à Kara ? Non, non, non. Non.

Voilà, j’aurais aimé une meilleure conclusion à cette saison, mais autant la saison 2 avait amélioré à fond les choses, autant cette saison 3 a été un parcours du combattant dont les scénaristes n’ont pas réussi à sortir indemnes. Baisse de qualité, donc, mais ça reste bien, fort heureusement. Juste pas assez bien par rapport à ce que je voulais !

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> Saison 3

Vus cette semaine #24

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

Westworld – S02E08 – Kiksuya – 18/20
Encore un épisode réussi, ils ne s’arrêtent décidément plus. Si ça m’a d’abord paru long au premier abord, le HS s’est peu à peu raccroché à des éléments que j’adore dans la série, avec un excellent développement de l’intrigue générale se faisant par un intermédiaire original. Après deux saisons, la série se réserve encore la capacité de me surprendre et d’étendre son univers de manière cohérente et logique. Et puis, comme toujours, les surprises débarquent quand je m’y attends le moins, alors je dis oui !
Fear the Walking Dead – S04E08 – No One’s Gone – 20/20
Je suis généreux avec cette note, mais c’est la mi-saison et cette saison est partie de tellement loin avec des épisodes ne m’ayant pas plu du tout qu’il faut bien que j’en remonte la moyenne pour mon classement de fin d’année ! Depuis quelques épisodes, j’ai en effet retrouvé ce que j’aimais dans Fear, à savoir une ambiance différente de la série-mère, avec un peu moins de longueurs, et des personnages auxquels j’accroche car ils ne sont pas le cliché de leur équivalent comics, mais plutôt des clichés télévisuels. Les performances d’acteurs sont dingues, l’intrigue générale bien foutue, les pièces du puzzle des sept derniers épisodes s’emboîtent, tout est là pour faire de cet épisode une réussite.

Mardi

Supergirl – S03E22 – Make it Reign – 18/20
Il y a eu tellement de tours et détours cette année que l’intrigue laisse un énorme arrière-goût de « tout ça pour ça ? », mais on se dirige vers un épisode final réussi. Comme le reste de la saison, l’épisode final ne sera pas aussi réussi que l’an dernier (où l’avant-dernier épisode m’avait déjà énormément satisfait là où cette année ce n’est « que » un très bon épisode), mais tout y a mené et la construction de la saison est assez claire/sympathique grâce à cela.

Mercredi

Younger – S05E02 – A Titanic Problem – 17/20
Le comique de situation se renverse cette saison et ça fait beaucoup de bien à l’humour de la série qui continue de nous proposer le même genre d’épisode qu’avant, mais avec ce nouveau twist. Ainsi, les choses évoluent sans pour autant mettre un terme à la série. Ce renouvellement est appréciable et je suis de nouveau bien trop fan de cette comédie pour mon propre bien.

Jeudi

Colony – S03E07 – A Clean, Well-Lighted Place – 18/20
Malgré un changement radical de ton et de forme pour ce nouvel épisode, la série continue d’être bien trop passionnante. Cet épisode fait avancer l’intrigue de certains personnages d’un bond de géant tout en stoppant ce qui servait de fil rouge jusqu’ici. En somme, un excellent épisode qui fait presque office de reboot au beau milieu de la saison. Je m’attendais à totalement autre chose pour cet épisode, mais une fois de plus, je suis conquis, surtout que la série sait parfaitement où réside sa force.
Reverie – S01E03 – No More Mr. Nice Guy – 16/20
La série tombe déjà dans une routine, mais comme je m’y attendais et qu’elle réussit à encore à surprendre par moments, je ne lui en veux pas du tout. Les scénaristes semblent en plus s’appliquer à mettre au point leur formule et à rétablir deux-trois détails pour en augmenter le potentiel et les chances de survie à long terme. C’est tout le mal que je leur souhaite, car je suis toujours accro pour l’instant.

Rattrapage & Challenge Arrowverse

Traversée du désert pour le sériephile que je suis, j’ai tout de même privilégié les épreuves de l’oral de mon concours. Le blog reprendra un peu plus du service la semaine prochaine, je pense/j’espère.

> Vus en 2018

Colony – S03E07

Épisode 7 – A Clean, Well-Lighted Place – 18/20
Malgré un changement radical de ton et de forme pour ce nouvel épisode, la série continue d’être bien trop passionnante. Cet épisode fait avancer l’intrigue de certains personnages d’un bond de géant tout en stoppant ce qui servait de fil rouge jusqu’ici. En somme, un excellent épisode qui fait presque office de reboot au beau milieu de la saison. Je m’attendais à totalement autre chose pour cet épisode, mais une fois de plus, je suis conquis, surtout que la série sait parfaitement où réside sa force.

Saison 3


Spoilers

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This place may have cars and phones, and a Community Patrol instead of Redhats, but it’s still a Colony.

Comme je me suis limité à un épisode par jour et que j’ai plutôt regardé hier Reverie dont la saison 1 me plaît énormément malgré ses défauts, c’est avec 24h de retard que je lance cet épisode, qui sera aussi, je pense, le dernier que je verrai avant lundi soir. Pour un addict comme moi, ça va être dur, mais j’ai aussi largement de quoi m’occuper.

Cette semaine, j’ai adoré l’introduction qui revient sur l’inventeur de l’algorithme qui a jeté le monde dans le chaos. C’est le genre de personnage que j’adore parce qu’il sait exactement ce qu’il veut et manipule son monde pour l’avoir, tout en élargissant de manière dingue la mythologie de la série. On le retrouve ainsi au téléphone avec Camille, la chancelière, donc l’autorité la plus haute du pays. Elle est paniquée de voir Seattle être progressivement rasée de la surface de la Terre par les drones – comme le sera San Francisco plus tard.

Si on connaît encore peu le personnage de l’inventeur, il était amusant de le voir tout zen à boire son whisky en contemplant le spectacle de destruction, avec une petite référence aux Misérables au passage. Il négocie auprès de Camille, qu’il appelle donc par son nom et qui est au fond du gouffre face à la situation, le contrôle total de Seattle : il ne veut pas d’armée, pas de drones, pas d’hôtes. Il propose de mettre en place une colonie utopique, laissant planer le doute sur les rumeurs existant depuis quelques temps dans la série : Seattle est-elle vraiment la ville parfaite ?

Post-générique, on renchaîne sur un verre de whisky tenu par Will, qui rencontre Lillian Crane dans un bar et dit s’appeler James Dalton. James Dalton ? Il drague Lillian Crane et dit chercher Terry Lennox, un ancien ami. Ses habitudes de détective reprennent donc le dessus dans ce qui semble être sa nouvelle vie, alors que Lillian Crane est terrifiée lorsqu’elle entend le nom de Terry.

Il faut dire que Will est détective privé, pour la femme de Lennox, donc ce dernier ne doit pas être bien vu dans une société qui met l’ordre au-dessus de tout. Disparaître de la vie de sa femme, ce n’est pas très ordonné. Quant à James Dalton, il joue aussi les Uber (même si ça s’appelle différemment et qu’être chauffeur de taxi semble être son boulot officiel au sein de la colonie, là où détective privé est plutôt un passe-temps). Il est rapidement révélé que nous sommes bien après l’invasion, parce qu’il y avait encore un doute sur la chronologie de tout ça…

Nous sommes en fait longtemps après la cavale des Bowman de l’épisode précédent. Grace a grandi, Bram s’occupe d’elle, les Bowman ont chacun leur job et de nouveau en froid. Ils ont tous un portable et la famille Dalton m’intrigue franchement au plus haut point. C’est osé de faire ça en plein milieu de saison, et c’est un bon plan pour eux parce que ça permet d’oublier quelque peu la mort de Charlie.

Oh, bien sûr, pas complétement, ce sera toujours là et c’est mis en scène quand Katie aperçoit un petit garçon. C’est discret, insidieux et toujours là. Son job ? Appeler les rescapés qui ont la chance d’être transporté à l’intérieur de Seattle, qui est effectivement la colonie parfaite qu’on nous vendait. Toutefois, elle est rapidement interrompue par Bethany.

Bethany ? Apparemment, la fille d’un couple dont elle s’occupe et qui attend depuis longtemps de pouvoir rentrer à l’intérieur de Seattle. Si elle les connaît si bien, il est cette fois suggéré que plusieurs mois se sont écoulés depuis la dernière fois que nous avons vu les Bowman puisqu’ils sont là depuis quatre mois. Progressivement, on va finir par savoir !

Les parents de Bethany ont entendu des rumeurs affirmant que Los Angeles allait être repeuplée sans la moindre liste d’attente, ce qui choque Katie autant que ça l’intéresse, même si son job est de faire en sorte que le couple reste patient, car c’est plus salvateur pour tout le monde. Evidemment, Katie fait tout ce qu’elle peut pour sauver le couple – les Winslow – parce qu’ils ont eux aussi perdu un enfant en route, un enfant qui n’avait que cinq ans. Elle finit par trouver une faille dans le système pour les faire intégrer la liste plus vite, et ça fonctionne, notamment grâce à l’aide d’une collègue.

Daisy Lennox réveille James Dalton car elle veut le revoir. Loin de la maison bien ordonnée des « Dalton » (ou des Bowman à l’époque, d’ailleurs), Daisy est une mère célibataire complétement débordée par ses deux garçons. Elle recherche son mari que l’un d’eux a aperçu, mais elle n’a aucune preuve qu’il est bien dans la colonie, surtout que James ne le trouve nulle part. Il lui parle donc des Crane, puis de nouvelles rumeurs peu rassurantes : certains ingénieurs, docteurs, etc. sont enlevés pour… on ne sait pas bien exactement, forcément.

La scène suivant voit James Dalton interrogé le mari de Lillian Crane pour avoir plus d’infos sur Terry. Cette fois, les Crane ont une villa de dingue avec une sacrée vue. N’empêche, ce côté enquête dans une société futuriste n’est pas sans me rappeler Altered Carbon. Je trouve toutefois que Will en dit trop.

Il finit par avoir une piste sérieuse et comprend que le mari de Lillian est en fait Terry. Ouep, on peut changer de nom et il est bien placé pour le savoir. Terry n’apprécie pas trop de voir sa couverture grillée et Will s’amuse bien… à le tabasser ? Il s’arrête quand il aperçoit son reflet, cela dit.

De son côté, Bram aussi a trouvé un job à Emerald City : il livre les légumes et la nourriture aux gens. Le système de paiement est désormais automatisé sur portable et il a aussi un collègue qui envisage de quitter ce job pour en avoir un lui permettant d’être qualifié pour une meilleure maison. Bref, plus tu te rends utile à la société, mieux tu vis quoi. C’est mal barré pour Bram qui passe son temps à s’occuper de sa sœur comme es parents sont trop occupés. D’ailleurs, la vie à l’école pour Grace n’est pas des plus simples : elle a des matières beaucoup plus complexe qu’avant, genre de la physique, parce que ouep, les colonies, ça change tout.

Will finit par rentrer chez lui pour nettoyer le sang qu’il a littéralement sur les mains et pour… aider Katie (qui s’appelle Laura dans cette colonie) à organiser une fête de voisinage chargée d’accueillir Roger Erikson à la tête de l’équipe de surveillance. J’essaye de tout noter, ne sachant pas trop ce qui sera utile pour la suite… Notons que Laura a aussi une collègue, Michelle, qui l’a aidée à tricher pour faire entrer les Wilson dans Seattle. Les gens naturellement gentils dans ce genre de séries, je ne les sens pas trop.

De la même manière, je ne sens pas du tout Will dans cet épisode. Il boit son whisky, est malpoli, disparaît de la fête en cours de route… Katie mérite mieux que ça quand même, et c’est aussi ce que semble penser Michelle. On a donc une Katie qui fait tout pour s’intégrer au mieux dans cette colonie et un Will qui ne le supporte pas, et ça mène enfin à une scène parfaite pour le couple qui s’engueule et est toujours aussi parfait jusque dans les engueulades.

Katie cerne bien la culpabilité de Will vis-à-vis de Charlie, même si le nom de Charlie n’est pas prononcé. Bref, les scénaristes intègrent le deuil du fils Bowman de manière cohérente et réaliste au milieu de cette situation désespérée – les couples qui ne parviennent plus à se comprendre après la perte d’un enfant, Katie qui change beaucoup de caractère pour « s’en sortir » et Will qui sombre dans une dépression alcoolique, tout ça, c’est souvent ce qui arrive aux couples perdant un enfant.

Et le pire, c’est qu’ils ne peuvent pas se le permettre dans une société encore plus fondée sur les apparences que la nôtre : il est parfaitement établi que tout le monde surveille tout le monde. Par conséquent, ce serait pas mal que Bram arrête de faire de la merde de son côté. Oui, il s’occupe de Gracie et a un job, mais il est toujours l’ado insupportable des débuts dès qu’il en a l’occasion : il sort en cachette dans des soirées probablement illégales où il ramène l’alcool de ses parents et a une petite amie. Le lendemain, il réclame aussi un job lui permettant d’avoir son propre appartement pour s’occuper de Gracie, en cas de problème avec ses parents.

Will a quant à lui décidé de passer la nuit dans sa voiture… et se fait réveiller par un officier de la patrouille. Il n’est vraiment pas malin quand il s’y met. Rassurez-vous, Katie non plus n’est pas maline quand elle s’y met : elle s’est attachée aux Winslow et part à leur recherche dans Seattle alors qu’elle ne devrait pas car ce n’est pas son job. Et ça aurait été mieux qu’elle ne le fasse pas : arrivée dans la sorte de HLM qui devait supposément les accueillir, elle se rend compte qu’il n’y a personne dans leur appartement… et personne dans l’immeuble. Ah ben c’était bien la peine de les aider !

Enfin, Will décide de mentir à la femme de Terry : il lui annonce que son mari est mort, parce que mieux vaut aider sa couverture après tout. La toute fin d’épisode est bien sûr un cliffhanger, mais un cliffhanger vraiment bienvenue pour une fois : Will est toujours taxi, et son nouveau client n’est autre que Broussard ! Enfin ! Je suis impatient d’être la semaine prochaine pour voir ce qu’il est devenu et surtout comment il a retrouvé les Bowman.

Saison 3

Reverie – S01E03

Épisode 3 – No More Mr. Nice Guy – 16/20
La série tombe déjà dans une routine, mais comme je m’y attendais et qu’elle réussit à encore à surprendre par moments, je ne lui en veux pas du tout. Les scénaristes semblent en plus s’appliquer à mettre au point leur formule et à rétablir deux-trois détails pour en augmenter le potentiel et les chances de survie à long terme. C’est tout le mal que je leur souhaite, car je suis toujours accro pour l’instant.

> Saison 1


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You’re here for a reason.

Pour nous indiquer dès le début que nous sommes dans un rêve, Reverie prend le parti de nous montrer le monde à l’arrêt comme si Piper de Charmed était passé par-là… ou pour rester dans les rêves, Ellen Page dans Inception. Cette semaine, nous avons donc le droit au braquage d’une banque, c’est plutôt classique et attendu dans ce type de série.

On enchaîne dans le monde éveillé sur la femme du rêveur, évidemment le braqueur en chef, qui le retrouve et ne parvient pas à le réveiller. Elle décide donc de porter plainte contre Onira Tech, parce qu’il est plus facile d’accuser quelqu’un d’autre que son mari. Faudrait pas qu’elle se rendre compte qu’elle est enceinte d’un connard préférant s’amuser à braquer une fausse banque plutôt que de s’occuper de préparer l’arrivée de leur premier enfant. Logique.

De son côté, Mara continue d’halluciner sa nièce et lui parle indéfiniment, même si la gamine ne dit pas un mot et même si on ne sait pas encore si elle est tangible. Elle n’est pas spécialement d’humeur à aider Nate, le braqueur de banque, mais elle le fait quand même parce que c’est son job, et ça donne lieu à une scène irréaliste (mais ça tombe bien, on est dans un rêve) où elle repère Nate dans le rêve, tente de le réveiller, et le tout pour découvrir qu’il s’enfuit en hélicoptère. Dans la réalité, Paul lui conseille alors de ne pas poursuivre Nate, mais de faire en sorte qu’il vienne à elle.

Pour cela, elle contacte Kacey, une des designers de Reverie, qui accepte de lui créer un fourgon blindé qui attire immédiatement Nate à elle. La voilà donc qui joue aux conseillères conjugales pour découvrir que Nate ne veut pas se réveiller. Pff. Allez, j’espère aussitôt qu’on ne va pas sortir la banale intrigue du « ouin, je vais être papa, c’est trop de pression ».

Bon, Mara est forcée de se réveiller et d’aller parler à Annie, la femme de Nate, qui assure pourtant que son mari est ravi d’être papa. En revanche, ils ont été cambriolés il y a peu. Même si l’avocat a bien dit à Annie de ne pas parler à Mara, elle lui raconte tout ça et heureusement que Mara n’est pas là concernant le procès, parce qu’elle lui sert de très jolis arguments pour la défense d’Onira Tech.

Qu’importe, Mara a de quoi attirer l’attention de Nate. Il suffit de le cambrioler pour le faire péter un câble, et elle n’a aucun mal à le faire une fois dans sa rêverie. Elle réussit à le convaincre de se réveiller pour mieux transformer le rêve en cauchemar : cette fois, c’est un motard avec des chaînes, type Ghostrider, qui enlève Nate devant elle.

Paniquée, Mara s’en confie à Paul qui lui explique que Reverie est un programme assez précis pour créer ce que le rêveur veut, mais aussi ce dont le rêveur a besoin. C’est l’occasion d’approfondir le personnage de Paul qui se retrouve avec un passé de merde tout bateau : son père était un alcoolique… et bien sûr, ça lui a provoqué tout un tas de problème de confiance et autre à l’âge adulte. Heureusement, Reverie a cerné ce problème en Paul et lui a offert une pièce où il pouvait confronter son père. Mouais. Ce n’est pas bien dingue comme ajout à la mythologie de la série, mais ça permet d’ajouter durablement un danger supplémentaire à tous les épisodes si le rêve peut se transformer en cauchemar comme ça. En plus, Paul a aussi tout un tas d’autres secrets symbolisés par la bibliothèque du générique et ses multiples portes.

Bon, allez, il faut avancer dans l’épisode : le motard de Nate est bien le cambrioleur, mais plus musclé et tatoué que sur les dessins de la police recherchant l’homme. Charlie parvient donc à le traquer, parce qu’il est trop fort, mais il faut encore qu’une victime puisse l’identifier comme le voleur. Le seul qui puisse le faire – allez savoir pourquoi vu la description précise qu’en a la police – est Nate, mais il ne veut pas parce que le cambrioleur est revenu le voir pour le menacer de mort s’il parlait.

Logique, quoi. Pour réveiller Nate, Mara parle une fois de plus de son passé dramatique (ça commence déjà à être trop répétitif pour le coup). Tout ceci fonctionne et mène à une scène pas crédible du tout où Nate confronte le cambrioleur, mais pas une confrontation habituelle en commissariat. Non, non, ça se fait dans la rue, normal. On va dire que ça leur faisait un studio de moins à booker, mais bon. Ils ont déjà réservé une jolie maison pour Nate et Annie après tout. Ces deux-là se retrouvent et sans surprise, les retrouvailles se passent bien.

En sous-intrigue, Lexa se prépare pour une présentation aux investisseurs et avec sa personnalité, ce n’est pas gagné car elle se réfugie dans les chiffres et les données. Mara lui apprend donc à se lâcher et à utiliser une technique d’empathie pour manipuler son monde. Moui. C’était plutôt sympa de voir ces deux-là apprendre à mieux se connaître et sympathiser. Et puis, c’est toujours un conseil bon à appliquer pour mon oral, non ?

Bien sûr, concernant le fil rouge, Paul s’inquiète toujours de l’état de santé de Mara, même si celui-ci semble se contenter de voir son cerveau reprendre sa « configuration » ordinaire. Le problème, c’est que Charlie est plus malin que ça et se doute bien que le passé de Mara est revenu la hanter. De manière pas du tout creepy, le voici donc qui se rend chez Mara pour fouiller et voir toutes les affaires de Brynn.

Vers la fin d’épisode, il confronte donc Mara qui s’effondre, parce qu’elle se sent enfin bien à revoir Brynn et aider les gens. Il était prêt à la virer, mais finalement, elle parvient à le convaincre… en utilisant la même technique que sur Lexa. Pour autant, le soir, elle décide de recommencer à prendre ses médicaments pour ne plus voir Brynn… et de confronter sa plus grande peur : retourner dans la rue où tout s’est produit.

C’est un peu frustrant d’être sur NBC et d’avoir un script qui se sent forcé de nous l’expliquer avec voix-off et flashback, mais bon, c’est le problème des séries grand public, on nous prend souvent pour des idiots incapables de se souvenir de ce qu’il s’est passé deux minutes plus tôt dans l’épisode. Au-delà de ça, cela faisait une bonne scène de voir Mara se confronter à ce passé, parce qu’on en entend tellement parler depuis trois épisodes que je suis pressé qu’elle parvienne à s’en débarrasser.

Le cliffhanger est alors excellent : elle retrouve Brynn dans l’appartement, malgré les médicaments, et celle-ci lui explique qu’elle est là pour une raison avant que tout l’appartement se mette à être comme victime d’un bug informatique. Ah ? Cela ouvre un univers de théories – elle pourrait tout à fait être dans Reverie elle-même depuis le début ; ou c’est simplement cette déconnexion de la réalité qui s’accélère.

> Saison 1