La Balada de Hugo Sanchez – S01E02

Épisode 2 – Padre de la selva – 16/20
Même si les épisodes ne durent que 30 minutes, je crois que je vais avoir du mal à les enchaîner. Contrairement à la série-mère, j’ai du mal avec l’espagnol, parce que l’accent du Nicaragua est encore différent ; et puis le rythme est bien plus vif. Il se passe un milliard de choses par épisode et finalement, Hugo Sanchez n’arrête plus d’osciller entre personnage drôle et personnage chiant dont je n’arrive plus à avoir pitié. Je ne sais pas sur quel pied danser et moi qui voulait voir toute la saison ce week-end, c’est clairement raté !

Saison 1


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Pero como voy a sobrevivir ?

Ce deuxième épisode nous balance directement dans un commissariat où on retrouve Hugo Sanchez inquiet de la disparition de son entraîneur. Je ne sais pas, j’ai eu du mal à entrer dans l’ambiance cette fois-ci, parce que pendant qu’il est là-bas, il reçoit un appel de sa mère et, je ne sais pas, c’était beaucoup d’un coup. Il appelle ensuite son meilleur pote qui se trouve dans une rue où les balles (et pas celles de foot) volent.

Hugo Sanchez ne s’en formalise pas plus que ça et continue de chercher Fede, en allant ensuite voir l’organisatrice du tournoi qui ne peut pas grand-chose pour lui. Comme d’hab, il doit donc s’écraser et je me dis que six épisodes comme ça, ça risque d’être too much, même si habituellement le personnage me faisait rire. C’est beaucoup d’un coup d’avoir toute une série où il se fait attaquer à chaque fois par tout le monde. Autant ça passe bien dans un épisode de Club de Cuervos, autant tout dans des épisodes de 30 minutes, j’ai peur que ça me lasse. Ou alors, c’est la fatigue qui fait ça, mais j’ai envie d’avancer dans cette saison, pour mon Challenge Séries et pour pouvoir entamer la saison 4.

Dans tout ça, Fede a donc disparu et Hugo Sanchez doit à présent gérer l’équipe. Comme l’équipe a totalement changé – et je comprends mieux le départ des gros joueurs si le but était d’avoir l’équipe dans ce spin-off, c’est difficile de s’y faire. Il ne reste pas grand-monde des joueurs auxquels nous sommes déjà attachés, à part le gardien et Moises. C’est ce dernier que les nouveaux écoutent, plus qu’Hugo Sanchez, heureusement.

Enfin, heureusement… ils ne s’entraînent pas et ne font pas grand-chose en fait. Hugo Sanchez non plus cela dit : il cherche juste à retrouver Fede par tous les moyens. Il retourne ainsi à l’accueil de l’hôtel où il tombe sur Yola, la réceptionniste du premier épisode devenue… gérante.

Elle est toute fière de son nouveau poste et elle décide d’aider Hugo Sanchez, allons savoir pourquoi. Elle l’emmène à l’arrière de l’hôtel pour mener l’enquête et le laisse dans les mains d’un homme, Panda, qui affirme avoir les infos que cherche Hugo Sanchez. Cela nous mène à découvrir un peu mieux les coutumes bien différentes du Nicaragua. C’est n’importe quoi ? Un peu : Hugo Sanchez finit sur une moto et perd son portable.

Malgré tout, Panda lui demande de l’appeler pour se déplacer dans le pays, et lui uniquement. C’est perché, mais pas autant que la suite : il retrouve Fede qui est lui-même parti très, très loin dans son délire. Il vit désormais une vie bien différente et ignore un peu les obligations de son ancienne vie. Tout ça, c’est fait bien trop rapidement pour être crédible. Bon, il lui présente toutefois la mère de son fils, Dalia, et son fils, Elvis. Il est clairement trop débordé pour aider Hugo Sanchez, qui perd son temps plus qu’autre chose. Le match est le lendemain et ça semble perdu pour les Cuervos. Chava va être ravi s’ils perdent, en plus.

Hugo Sanchez dort donc chez Dalia et Fede, et prend une bière avec Elvis le lendemain. Elvis est un bon blagueur et Fede est un père absent qui a un milliard de choses à réparer dans leur maison. Elvis et Hugo Sanchez parlent un bon moment ensemble, notamment d’AirMax et bon, c’est du grand n’importe quoi cette saison, mais ça sent bon les vacances d’été finalement. J’aurais mieux fait de la regarder quand elle est sortie. Hugo Sanchez passe la journée avec Elvis qui boit et fume ; puis retourne dans la maison où il se débrouille pour détruire un mur.

Ah ben c’est bien joué : Fede ne voulait pas quitter sa famille tant qu’elle ne vivait pas dans de bonnes conditions, et ils n’ont maintenant plus de maison. Sur une bonne idée d’Hugo Sanchez, Fede décide d’emmener sa famille au tournoi, et surtout de gagner le tournoi, dans l’espoir d’être bien payé pour les ramener vivre avec lui.

Du côté des joueurs ? La vie est belle, plus ou moins : ils signent des autographes à des groupies. Il y a toutefois des tensions qui commencent à se créer quand Moises accepte de déjeuner avec le père de l’autre joueur qui, lui, n’arrive pas à avoir la moindre relation avec son père. Et Moises se pique en plus, il ne manquait plus que ça. Quant à Zombie, il ne mange toujours rien venant des animaux car il est vegan, et c’est compliqué de se nourrir quand on est vegan au Nicaragua. Les blagues et gags autour de ça sont simples, mais ça marche à peu près.

Finalement, Fede revient donc pile à temps pour le match, et il coache l’équipe qui gagne le premier match, apparemment sans trop de difficulté, mais sur tir au but. Hugo Sanchez passe donc la fin d’épisode à faire la fête avec le reste de l’équipe qui enchaîne les bières et l’alcool fort.

Du côté des cliffhanger, Carmelo s’en sort bien sûr de la fusillade du début d’épisode, et il continue ainsi de bosser pour Hugo Sanchez : il a pris sa place dans le magasin… mais la mère d’Hugo Sanchez s’inquiète pour son fils quand elle voit sur internet que c’est la merde dans sa ville. Et sinon, Hugo Sanchez n’a donc plus son portable, ce qui est con parce que la gérante du tournoi tente de l’appeler pour lui signifier qu’il doit absolument être présent le lendemain à un événement publique qui a changé de date. Vu tout ce qu’il boit, c’est mal barré.

Saison 1

The Orville – S02E05

Épisode 5 – All the World is Birthday Cake – 17/20
J’ai adoré l’idée de base de cet épisode et une grande partie de son exécution. Il y avait au sein d’un épisode de format procédural tout un tas de petites choses à établir pour le long terme, et c’était réussi. En revanche, je suis plus déçu par la conclusion précipitée qui ne fait pas justice à ce qui était autrement un excellent scénario.

Saison 2


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You’re the Giliacs from the stars.

J’ai l’impression que cette saison file super vite : on en est déjà au cinquième épisode, c’est fou ! Cet épisode prend quelques risques en changeant sa formule habituelle : plutôt que de commencer par une scène sur le vaisseau, nous retrouvons un drôle de conseil fier de pouvoir annoncer quelque chose de nouveau au monde.

Tout le conseil n’est pas sûr de la décision à prendre, mais finalement, il est décidé d’envoyer un message dans l’espace, à la recherche d’une vie extraterrestre. Bon, c’est rapidement assez clair : le message sera capté par l’Orville. Tant mieux : cela faisait un moment que j’avais envie de retrouver un épisode du genre où l’on découvre une planète totalement nouvelle.

À bord de l’Orville, on se débarrasse enfin de l’interim qui remplaçait Alara car Ed et Kelly embauchent une nouvelle Xelayan qui ressemble quand même pas mal à Alara. C’est abusé et je sens bien qu’elle ne fera pas long feu non plus. Je ne sais pas, c’est en train de devenir un poste à la Défense contre les Forces du mal dans ma tête. Et ça me plairait de voir plusieurs personnes essayer de remplacer Alara sans jamais y parvenir, en attendant son retour.

Tout le monde s’ennuie assez clairement à bord de l’Orville, au point que Kelly aille jusqu’à proposer à Bortus de faire leurs anniversaires ensemble. Par chance, la nouvelle chef de la sécurité reçoit l’appel de Regor 2, la planète du début d’épisode et rapidement, tout le vaisseau est heureux de se préparer au premier contact avec une nouvelle civilisation. Après tout, c’est logique : ils ont signé pour voyager dans la galaxie à la recherche de nouvelles planètes.

Ed, Kelly, Bortus, Claire et la nouvelle, qui s’appelle Talla Kelayi, débarquent donc sur la planète, avec quelques bons gags ma foi. C’est surtout l’occasion pour une intrigue vraiment sympa où l’on découvre cette nouvelle planète qui ressemble beaucoup à la Terre. Bon, Regor 2 est quand même bien différente de la Terre et la planète vire petit à petit à l’utopie… dystopique.

En effet, Claire et Talla découvrent que les accouchements se font tous de manière prématurées pour éviter que les bébés ne soient des « Gilliac ». Bon, le problème étant qu’on ne sait pas ce que c’est exactement. S’il est génial d’apprendre plus de Regor 2, il est aussi génial de voir que les scénaristes ont des idées à revendre pour la galaxie aussi. Ainsi donc, il n’y a pas d’argent pour les officiers de l’Orville, seule la réputation compte. C’est sympa.

Malheureusement, tout l’épisode ne peut être sympa et Kelly finit par faire l’erreur de parler de sa date d’anniversaire, et de celle de Bortus. Aussitôt, ils se font arrêter parce qu’ils sont des Giliacs et le reste de la délégation se fait checker les dents pour savoir depuis quand ils sont nés. C’est n’importe quoi, mais l’idée est que tout Regon 2 est gouverné par l’astrologie.

Très franchement, ça marche plutôt bien comme idée pour un gouvernement dystopique. Le problème reste que Bortus et Kelly sont envoyés en prison et qu’Ed n’obtient pas l’autorisation de l’Union – représentée désormais par Michael de The Good Place, normal – pour une extraction forcée. C’est bien triste tout ça : il tente bien une négociation diplomatique comme toutes les autres, mais elle est vouée à l’échec évidemment. C’est du grand n’importe quoi ce président qui refuse de libérer des prisonniers d’un autre monde dont il n’a rien à faire, mais il assure que libérer des Giliacs provoquerait une émeute, voire une guerre civile.

Pendant ce temps, en prison, Bortus et Kelly se font des amis, Rokal et Ukania. Cette dernière est enceinte, bien évidemment, de suffisamment de mois pour espérer accoucher assez vite pour avoir un bébé Giliac. Oui, avoir un bébé Giliac, c’est le seul moyen pour elle de le garder. Malheureusement, un mois plus tard, elle accouche d’une Wasanda, le signe astrologique suivant. Sa fille est vouée à devenir une leader de cette planète, et donc elle ne peut pas rester en prison avec elle. C’est sympa tout ça.

Le problème, c’est que Kelly vit très mal tout ce qu’il se passe. Déjà, elle doit supporter de bouffer de la merde, mais en plus, il y a un gardien particulièrement insupportable qui l’a pris en grippe. Et puis, quand Rokal balance sa fille aux gardiens pour s’assurer qu’elle ait une jolie vie derrière, c’est n’importe quoi.

Kelly décide donc de respecter son signe astrologique et d’organiser une évasion dans les règles de l’art. Malheureusement pour elle et pour Bortus, l’évasion ne se passe pas comme souhaité. Ils y arrivent presque, mais presque, ce n’est pas suffisant quand on tente de s’évader. Dommage.

Ils sont aussitôt condamnés à mort, bien évidemment. Pendant ce temps, dans l’espace, Ed fait tout ce qu’il peut pour libérer ses officiers. Il apprécie assez peu que l’Union ne lui laisse que 24h pour régler la situation. Par chance, la nouvelle, Talla, qui commence déjà à gagner de nombreux points de ma part finit par trouver l’information qu’ils ont mis un mois à chercher. S’il n’existe pas de moyens de faire en sorte que Kelly et Bortus ne soient plus Giliac, l’équipe comprend que si les Giliac sont mal vus, c’est parce qu’une étoile de leur constellation a été aspirée par un trou noir.

Il ne faut pas beaucoup plus de temps que ça pour alors créer une fausse étoile, considérée comme telle par la planète. Hop, hop, hop, l’Orville s’active et l’étoile apparaît dans le ciel pile au moment où Kelly et Bortus allaient être fusillés. Personnellement, c’est là que l’épisode a perdu des points : jusque-là, il était vraiment cool, mais franchement, j’ai trouvé exagéré que la scène qui suit soit directement la célébration de l’anniversaire de Kelly et Bortus, avec un mois de retard. Franchement, ils ont quand même tués des gardiens de prisons et tentés de s’évader, c’est un peu n’importe quoi que la planète les relâche.

Il ne restait pas assez de temps d’épisode cela dit, et le mensonge d’une nouvelle étoile suffit apparemment à relâcher l’ensemble des Giliac qui étaient prisonniers. La fête d’anniversaire est plutôt sympathique cependant ; et Talla gagne en popularité auprès d’Ed puisqu’elle a réussit à libérer Kelly. C’est donc l’heure de faire la fête et l’épisode s’arrête là-dessus. Bien, ça change des fins dépressives de ces deux dernières semaines, alors j’approuve totalement l’idée.

Saison 2

HTGAWM – S05E10

Épisode 10 – Don’t Go Dark On Me – 17/20
La série se lance vers de nouvelles pistes maintenant que les réponses de la mi-saison sont tombées et ça fonctionne toujours aussi bien. Il y a un milliard de secrets à découvrir et de quiproquos à résoudre, avec toujours plus de noirceur et de crimes à révéler. Bref, une nouvelle journée de la vie de gens qu’on n’aimerait pas connaître ni même croiser dans notre quotidien.

Saison 5


Spoilers

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– Bisexuality is real, Ms. Pratt.
– I know that. I have personnal experience with the matter.
– Really ?

WTF ? Ce début est étrange comme jamais on ne nous l’a fait jusque-là : Connor se rend chez Asher pour écouter ce qu’il se passe chez Gabriel, qui fait du sport devant un sermon pas tellement passionnant. C’est sympa de voir Connor retomber dans ses pires démons alors qu’Oliver n’est pas beaucoup plus joyeux à regarder son reflet dans un couteau. Tous des psychopathes en puissance dans cette série, franchement.

Laurel s’inquiète de ce que son fils a pu voir maintenant qu’elle a vu le sang sur sa couverture. Et comme elle n’a pas de nouvelles de Bonnie, elle s’inquiète, tu m’étonnes. Son fils est un futur psychopathe, mais bon, il a par conséquent sa place dans la série. Bonnie est occupée cela dit : elle cherche à se créer un bon alibi suite à la disparition de Ron, qui devrait l’inquiéter si elle était une petite-amie normale.

Elle invente donc une dispute digne d’une rupture, pour mieux entendre Nate lui avouer que Ron lui avait acheté une bague. C’est beau. De son côté, Frank veut que tout soit dit à Annalise au plus vite, parce qu’il ne sait pas faire sans elle.

Quand il appelle Eve pour mettre au point leurs versions, il tombe néanmoins directement sur Annalise qui n’est pas vraiment au top de sa forme et de la joie. Elle est extrêmement énervée, mais elle a de bonnes raisons de l’être. Elle confronte Eve sur un de ses nombreux secrets, à savoir ici l’existence de Gabriel. Ce n’est pas un petit secret, et ça sent bon la discussion interminable entre elles.

Elles sont interrompues par Frank apportant le dossier de Gabriel, quand même, avec un petit gag sur le fait qu’il les a toujours vues comme un couple endgame. Ben oui. Annalise passe la soirée à lire le dossier et Eve passe la soirée l’épaule dénudée sur un balcon sous la putain de neige où elle apprend qu’elle va devenir maman parce que sa femme est enceinte. Rien que ça.

Le problème, c’est qu’Eve culpabilise d’être heureuse quand elle voit à quel point Annalise ne l’est pas, et à quel point elle vit une vie de merde. Elle a bien compris qu’Annalise avait recommencé à boire. Cette dernière se braque et… lui propose de la glace pour dessert. LOGIQUE vu toute la neige qu’il tombe, allez, mangeons de la glace !

Pendant ce temps, Bonnie révèle à Nate qu’Asher l’a vu avec Ron lors du mariage, donc leur version des faits n’est pas terrible. Ils décident de demander à Asher de les rejoindre aussi vite que possible, mais alors qu’il s’apprête à le faire, il tombe sur Gabriel. En effet, celui-ci a décidé de rejoindre le reste du groupe pour enfin leur dire la vérité sur son identité et pour leur révéler qu’il cherche des informations sur la mort de son père.

Ils n’ont pas spécialement envie de parler de tout ça cependant, surtout qu’ils ont peur que Gabriel sache la vérité. Il leur révèle qu’il a appris d’Annalise que Wes était coupable, mais il ne la croit pas tellement. Avec une Laurel bonne actrice et un Connor menaçant, Gabriel ne peut toutefois pas creuser beaucoup d’informations, et je trouve que ça fonctionnait plutôt bien comme scène.

Quant à Asher, cela le libère assez vite pour qu’il rejoigne Bonnie et Nate. Il apprend ainsi le meurtre de Ron, le crime de ce dernier et l’alibi qu’il doit fournir à tout le monde. C’est assez perché, mais il ne peut pas dire non puisque Nate a passé les dernières années à l’aider après tout.

Le lendemain, la journée au boulot s’annonce chargée pour Asher, qui doit faire comme s’il n’était pas au courant, et pour Bonnie, qui est immédiatement suspectée par le FBI, forcément. L’interrogatoire est plutôt excellent, elle gère tellement… Pas comme Asher. Il cherche à prouver que Bonnie et Nate ont eu tort et que Ron était innocent. Franchement ça change d’avoir un personnage qui essaye de ne pas être trop mauvais, mais ce serait plus simple de croire que Ron est mauvais, quand même.

En plus, il parle de ses doutes à Bonnie, on a connu plus sympathique, je trouve. La pauvre finit en larmes à relire les post-it laissés par Ron… et a alors l’idée de mener sa propre enquête pour savoir ce qu’il en est. Elle prend franchement des risques inutiles je trouve. C’est de la folie pure, mais bon, il est question de Bonnie, ce n’est pas étonnant.

Pendant ce temps, Michaela est loin d’être idiote face à tout ce qu’il se passe. Alors qu’elle est la dernière à chercher une vengeance légale pour Nate Sr, elle commence à comprendre qu’Asher lui cache quelque chose. Bien sûr, elle n’a aucune preuve, mais elle est curieuse, donc on sait tous à quoi ça va mener.

Après quelques épisodes loin du boulot de tout le monde, il est étonnant d’en revenir au lundi matin. Emett passe voir Annalise et tombe sur Eve, ce qui le mène à enquêter sur elle auprès de Tegan qui n’est au courant de rien. C’est parfait pour rendre Tegan jalouse tout ça, alors même qu’Eve essaye désespérément de savoir avec qui caser Annalise.

Tegan interroge donc Michaela pour en savoir plus sur Eve, et ça permet une brillante scène où il est évident que les deux ne sont pas insensibles l’une à l’autre. Cette scène m’a juste fait mourir de rire, et est suivie par une autre où Emett et Tegan parlent de cette ex d’Annalise en étant rassurés d’avoir encore leur chance avec Annalise, même s’ils ne se l’avouent pas. Encore leur chance ? Ben oui, Eve s’en va déjà en fin d’épisode, après un petit baiser d’adieu – et tout un épisode où elle n’aura servi à rien.

Avant cela et malgré tout en fin de journée, Frank, Analise et Eve finissent par trouver ce qu’ils ont cherché durant tout l’épisode : de quoi faire taire Gabriel. C’est un joli chantage digne de la série : Annalise révèle à Gabriel qu’il est le fils d’une ex-droguée probablement meurtrière. Il a plutôt intérêt à laisser tomber ses recherches s’il ne veut pas que ça finisse mal pour tout le monde. Pourquoi pas, ma foi ; surtout que la scène est surveillée par tout le monde grâce aux caméras. On se marre bien dans cette série, quand même.

Nate ? Il continue sa quête de vengeance en s’attaquant à l’officier qui a tué son père. Le but ? Couvrir le fait qu’il a les mains défoncées par le passage à tabac de Ron. Quand le FBI l’interroge, il met tout le blâme sur ces mêmes officiers, ce qui n’est pas forcément discret, mais plutôt logique.

De son côté, Oliver enquête sur Vivian Maddox alors que Connor passe tout son temps à espionner Gabriel via les caméras espions de Frank. C’est toujours aussi flippant tout ça. Laurel, elle, culpabilise de ne pas savoir quoi dire à Christopher sur Wes quand il aura l’âge de lui poser des questions. C’est sympa comme tout ces scènes où il ne se passe rien, franchement, car ça nous rappelle qu’ils sont tous amis, malgré toutes les conneries qui existent dans leur vie.

Asher ment comme il peut, c’est-à-dire bien mal. Michaela n’est pas stupide et elle arrive à le faire craquer, aidée aussi par Laurel. C’est beau de voir tout le groupe découvrir qu’un énième meurtre a eu lieu pendant qu’ils étaient occupés à flipper de ce que Gabriel pouvait bien leur faire.

En parallèle, Nate se rend voir Annalise pour lui dire toute la vérité, alors que la vérité éclate pour Bonnie qui écoute les enregistrements vocaux des appels de la prison. Bien sûr, Ron était un gentil : il n’a jamais demandé la mort de Nate Sr. Bref, il est mort pour rien, Bonnie le découvre (bonjour la culpabilité, la vraie) et tout le plan qu’elle et Nate avaient tombe à l’eau. Ben oui, Nate voulait faire accuser le gouverneur, mais désormais, il n’y a aucun mobile car aucune preuve que Ron a fait tuer Nate Sr. Bref, c’est parti pour How to get away with REAL murder…

Cela dit, la série relance plein de pistes d’un coup pour bien terminer l’épisode, comme d’habitude. On découvre ainsi que Gabriel était en contact avec Ron et qu’il connaissait sa vraie identité, car c’est lui qu’il appelait après le mariage pour dire qu’il avait foiré. Ron n’était peut-être pas coupable de grand-chose, mais il menait quand même une enquête qui aurait tous pu les faire tomber en se servant de Gabriel, donc ce n’est peut-être pas tout à fait un saint non plus ? Juste quelqu’un de bien. Et dans cette série, les gens biens, ils ne peuvent pas survivre. Youpi.

Saison 5

 

The Good Place – S03E13

Épisode 13 – Pandemonium – 19/20
Oula, je pensais voir un épisode de fin plutôt fun et purée, je n’étais pas du tout préparé aux excellents choix de cet épisode. Autant le final de l’an dernier m’avait laissé plutôt perplexe sur ce que pouvait donner cette saison 3 – et à raison, puisqu’une partie m’a laissé de marbre – autant la saison 4 promet déjà de grandes choses. Très jolie fin de saison.

Saison 3


Spoilers

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But that’s part of the fun, right ?

Michael découvre donc le stress en début d’épisode et refuse totalement de faire son travail. Il réagit un peu comme un étudiant face à un partiel, ou un lycéen face au contrôle que j’ai annoncé depuis deux semaines ; c’est-à-dire qu’il cherche toutes les excuses pour s’en tirer. Tout ceci finit par obliger Eleanor à prendre sa place. Elle se présente donc comme l’architecte du quartier auprès de John, car Michael est incapable de le faire. Elle connaît bien le script, de toute manière, et elle s’en tire plutôt bien.

Elle présente Michael comme son assistant et galère comme elle peut, puisqu’elle ne peut pas lire le dossier de John ni répondre à l’ensemble de ses questions. Il est alors facile pour elle de s’appuyer sur Janet, et de regretter de ne pas l’avoir présentée comme l’architecte du quartier. C’est clair que ça aurait été plus simple, mais il est pourtant évident que c’était à Eleanor que revenait ce rôle.

Elle l’annonce au reste du groupe qui est tout de même sceptique, mais comme toujours, elle obtient leur soutien inconditionnel. Le plan peut donc poursuivre sa route comme si de rien n’était : Tahani reprend son rôle pour la fête de bienvenue, et Jason interprète le rôle de Jianyu à nouveau. Quant à Chidi, il fait ce qu’il peut pour aider Eleanor dans sa nouvelle mission, en parfait petit-ami. Ils sont très drôles à se retrouver dans une relation interdite, et ça donnait une dynamique vraiment sympa à leur couple.

En parallèle, Tahani découvre qu’elle connaît John, et découvre une nouvelle sorte de torture. John est en fait le pire pour… Tahani : il est un « journaliste » qui disait du mal d’elle et de toutes les stars sur Terre. Il est rapidement évident qu’elle est confrontée à ses pires défauts à cause de John, et comme elle le comprend, elle se précipite auprès d’Eleanor et Michael pour les prévenir.

Elle a en effet compris qu’il s’agissait là d’un plan du Mauvais Endroit. Et effectivement, le deuxième humain à rejoindre le groupe de ces quatre nouveaux humains n’est autre que… Simone. Aïe. L’ex de Chidi est donc morte, et ça le paralyse complétement, surtout qu’il doit pouvoir leur enseigner l’éthique normalement.

Ils se plaignent au juge évidemment, et elle accepte d’effacer la mémoire de Simone, mais cette dernière doit absolument rester dans l’expérience. C’est tellement horrible – mais au moins, c’est une humaine qu’il sera facile de sauver. Autant John a l’air insupportable, allant jusqu’à se moquer de Tahani étant morte au Canada, autant Simone est plutôt super, non ?

C’est plutôt chouette de la voir rester dans la série, en plus, même si je n’ai pas aimé ce que ça impliquait pour Chidi. En effet, alors que l’épisode était plutôt drôle jusque-là et promettait une saison 4 sympathique, les scénaristes ont décidé d’un ultime twist horrible pour cette saison 3 : Chidi demande alors à être rebooté pour oublier Simone. C’est juste super triste comme plan et c’est tellement bien vu de la part des scénaristes. Bien sûr que Chidi ne peut pas se comporter normalement face à Simone en se souvenant d’elle…

Oui, mais une fois Chidi amnésique, c’est à Eleanor de souffrir : elle, elle se souvient de lui. La décision est toutefois prise : Chidi oublie donc tout ce qui va suivre sa mort d’origine, et c’est tellement triste de le voir faire ses adieux. On tente bien de nous mettre un gag avec Jason et la pizza, mais non, personne n’a envie de rire, surtout que l’épisode en fait des caisses. Eleanor et Chidi ont même droit à quelques souvenirs oubliés de toutes leurs timelines au cinéma.

Bref, la Bad Place réussit à torturer totalement Eleanor pour cette fois. Les souvenirs sont tellement drôles à voir, surtout qu’on en découvre pas mal également, mélangés à des souvenirs des saisons précédentes. C’est pire qu’un film tout ça, et la parodie fonctionne.

Même si je n’ai jamais shippé ce couple à 100%, tout ça fonctionne à merveille. Ce twist est inattendu et promet une saison 4 assez exceptionnelle. Quant à la dépression de cet épisode, c’est quelque chose. J’suis pas venu ici pour souffrir, ok ?

Après tout ça, et alors que Chidi est en train d’être rebooté, Eleanor questionne donc Janet sur le sens de l’univers, et ce n’est pas 42. Non, le fait que rien n’ait de sens est finalement ce qui fait le fun de la vie d’après Janet qui comprend bien ce que vit Eleanor pour l’avoir vécu sur Terre avec Jason quand il ne se souvenait pas d’elle et qu’elle n’avait plus ses pouvoirs.

C’est une magnifique scène finale entre ces deux-là, la série apporte une réponse bien à elle au sens de la vie – mais eh, c’est ce que font toutes les séries du genre – et Eleanor accueille finalement Chidi en tant qu’architecte. J’ai hâte que l’on découvre les deux prochains humains aussi et je trouve que la saison 4 a déjà tout ce qu’il faut pour être l’une des meilleures. Improbable, ils ont encore réussi leur coup !

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EN BREF – La saison 3 n’est pas la meilleure de la série, avec toute une partie en milieu de saison qui patinait bien trop. Franchement, j’ai fait une longue pause dans mon visionnage et je me souviens encore d’avoir pensé que le pire arrivait pour cette série que je suis censé adorer.

Et puis, sans crier gare, la série est repartie sur ses excellents épisodes et twists habituels. Comme à chaque fois, l’impression d’arriver au bout du voyage n’était finalement qu’un leurre et renvoie à de nouvelles décisions scénaristiques qui sont excellentes. La quatrième saison sera un nouveau reboot renouvelant totalement les enjeux de la série, mais elle promet d’être aussi savoureuse que les précédentes, si ce n’est plus.

En effet, malgré 150 reboots, on s’attache à ces personnages et on leur souhaite le meilleur. La nouvelle torture de Tahani promet beaucoup de bons gags, celle d’Eleanor, de bons moments déchirants et Jason… bon, c’est Jason, ils trouveront bien un truc débile à lui donner. J’ai hâte d’être septembre pour la suite, c’est malin !

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