God Friended Me – S01E07-08

Épisode 7 – The Prodigal Son – 14/20
Si l’ensemble n’est pas mauvais du tout, j’ai trouvé que cet épisode était assez prévisible et peu convaincant. C’est le genre d’épisode qui semble tout ralentir dans l’intrigue de la série pour prendre le temps d’explorer une facette des personnages que l’on connaît déjà bien et qui n’aura pas un grand impact par la suite. Pourtant, il y avait du potentiel à faire un peu plus, donc je suis déçu de cet épisode. C’est le coup de mou des épisodes de novembre, ça.

Saison 1


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Fake it until you make it.

Non, mes vacances ne sont pas terminées : je peux encore continuer d’exploser toutes mes statistiques de visionnage pour bien entamer 2019, et ça se fait donc avec la reprise de cette série pour deux épisodes. Normal, non ? Tout aussi normal est ce début d’épisode qui commence par une superposition du podcast de Miles et du discours de son père à l’Eglise… Et tous les deux disent la même chose : il faut avoir foi en chacun.

Une chose est sûre, ils n’ont pas foi en l’oncle T qui cache clairement des choses – et continue de rendre jaloux le père de Miles en étant plus informé que lui sur la vie de son neveu. De manière assez attendue, la notification du compte de Dieu que reçoit alors Miles dans cet épisode concerne… son oncle. Mouais, sauf qu’il est déjà ami avec sur Facebook normalement. On dira que Dieu a piraté le compte de Miles aussi, hein.

Miles se rend donc auprès de son oncle en toute honnêteté pour le confronter à cette notification. Il arrive encore à être surpris de découvrir que, oui, son oncle lui cache bien quelque chose, dont il va parler au cours d’un déjeuner. Pourtant, tout semblait aller bien, surtout avec un super nouveau job pour lui. Oui, mais il est aussi confronté à sa femme qui veut divorcer, c’est gênant : il préfère passer du temps sur son chantier plutôt qu’avec sa femme, Lena.

Miles en parle alors à sa sœur qui lui déconseille d’interagir dans le mariage de leur oncle et tante, et de voir s’il n’y a pas un autre aspect de la vie de Terrence à examiner. Il ferait mieux effectivement, parce que Lena vient voir Miles et Ali pour leur annoncer son départ de la ville. Elle va vivre chez sa sœur.

Miles ? Il se rend compte que son oncle lui ment : il a d’autres problèmes que son mariage, genre, des problèmes financiers insurmontables. Il est complétement ruiné, ne paye plus ses employés et a un crédit sur le dos. C’est un problème auquel Miles ne peut pas grand-chose pour une fois, et son oncle va donc perdre sa maison.

Pour ne pas changer, Miles accourt auprès de sa sœur pour avoir des conseils – et le conseil est évidemment d’aller voir son père… qui est justement avec un Terrence clairement bourré qui promet que tous ses problèmes financiers sont arrangés. Ben voyons. Peu rassuré, Miles demande malgré tout à Rakesh d’aller chercher dans les comptes de son père pour voir si ce que Terence raconte est vrai. Oh, c’est vrai que ses finances vont mieux… puisqu’il a détourné l’argent du projet caritatif de l’Eglise.

Cette fois, Miles ne peut pas rester sans rien faire, surtout que son père lui demande directement ce qu’il se passe. Terrence avoue donc le détournement à Arthur, ce qui énerve un chouilla notre papa Pope. Il décide de dénoncer son (ex) beau-frère, quitte à ce qu’il finisse en prison.

Pendant ce temps, Cara continue de voir sa mère, Susan, en permanence et ça finit par poser un énorme souci quand son père, Michael Vaughn d’Alias lui-même !, vient lui rendre une visite surprise. Elle s’en plaint à Miles et Rakesh, qui lui essaye toujours de hacker le compte Facebook de Dieu. Cela dit, son père était déjà au courant : ce n’est pas comme si elle avait écrit un article dessus, quoi.

Son père, Jeffrey, vient donc simplement la voir pour lui demander si la mère est sobre. La confiance familiale, c’est beau. Cara décide ainsi d’organiser un déjeuner avec ses deux parents… Même s’ils acceptent, ça sent franchement mauvais à des kilomètres cette affaire. Pour ne rien arranger, elle arrive à se pointer en retard, laissant le temps à ses parents de se parler et d’évoquer un secret de famille bien gardé qui met dans la merde… Jeffrey.

Il avoue tout bêtement à Cara que oui, Susan est revenue lui demander, une fois, de voir sa fille parce qu’elle était sobre et ne buvait plus du tout. Bref, Cara découvre que son père est celui qui l’a empêché de voir sa mère et… Elle le prend mal. Oui, bah forcément, mais bon, de là à dire qu’il est un mauvais parent et tout, faut savoir digérer les informations mieux que ça, Cara. C’est ce que j’appelle une énorme erreur de parcours, m’enfin la mère aurait pu revenir un peu plus qu’une fois, par exemple. Ou simplement ne pas se barrer, remarque ! Enfin bref, je ne suis que moyennement convaincu.

Alors que rien ne va plus dans la vie de Miles et Cara, ils prennent malgré tout le temps de boire un verre ensemble (mais bon, Cara voit toujours Eli aussi, alors bon). C’est l’occasion pour Cara de conseiller à Miles d’aller voir sa tante alors que lui n’a aucune solution pour elle.

La tante Lena est très utile au cas de Miles : elle lui explique que Terrence va emprunter de l’argent à un certain Conrad Taylor, que l’on a déjà vu au début comme par hasard. Un peu impuissant pour convaincre son oncle, Miles demande à son père de l’accompagner pour convaincre Terrence de ne pas faire de la merde. Evidemment, nous sommes dans une série aux bons sentiments, alors ça fonctionne.

Pour tout arranger, Arthur envisage de vendre la maison pour espérer ne pas envoyer Terrence en prison. Ouep, l’oncle parfait a fait beaucoup de merde. Heureusement, il est finalement honnête et avoue lui-même son crime… qu’il a remboursé, allons savoir comment. Tout est bien qui finit bien : Terrence a remboursé en vendant un bien auquel il tenait et l’Eglise n’a pas l’intention de le poursuivre en justice. Bon, ce n’était pas l’intrigue de l’année franchement : Terrence finit par rejoindre sa femme pour essayer de réparer leur mariage. Mouais, ce n’est pas gagné quand même.

Après tout ça, Arthur avoue toutefois à ses enfants qu’il est redevable à Terrence depuis quelques années car c’est grâce à lui s’il est resté prêtre à la mort de sa femme : il l’a aidé dans sa crise de foi à venir chaque Dimanche assister à son sermon. Miles décide donc de retourner à l’Eglise le dimanche suivant à la place se son oncle. Mouais.

Cara ? Elle retourne voir sa mère, à qui elle n’en veut pas parce qu’elle ne lui a pas menti. Ben oui, elle l’a juste abandonnée, voyons. Bref, Cara lui parle de sa grande crise de confiance en son père et Susan lui explique gentiment qu’elle est ridicule. Alléluia. Le discours comme quoi les héros n’existent pas vraiment passe plutôt bien. Sans trop de surprise, Cara retourne donc voir son père avant son départ pour s’excuser de sa réaction et le pardonner. Tout est bien qui finit bien, là aussi.

Enfin, en parallèle, Rakesh présente Lucy, une hackeuse ex-amie de MIT, à Cara et Miles. Elle n’a pas de bonnes nouvelles pour eux : elle est incapable de contourner le pare-feu du compte de Dieu. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais elle veut suivre la piste du Falken, un hacker apparemment hyper célèbre. Admettons. C’était possiblement l’intrigue la plus imprévisible de l’épisode, dommage qu’elle soit si peu mise en avant.

Lucy propose finalement de mettre en ligne le code que Rakesh avait déjà volé au compte Dieu, pour le forcer à les contacter. Et on en reste là, alors que j’espérais un cliffhanger sur le sujet. Ouep, dommage.


Épisode 8 – Matthew 621 – 16/20
Cet épisode reprend tout ce que j’aime habituellement dans la série : il propose ainsi des avancées pour tous les personnages de la série, tout en prenant le temps de développer une intrigue assez habilement construite. Il n’y a que peu de surprise dans cette série, mais c’est un feel-good terriblement efficace, je trouve.

Saison 1


08

Well Miles, looks like you’re going to have a busy day.

Ah, dès le résumé, l’épisode annonce clairement reprendre les intrigues en cours, ça me plait déjà plus. En espérant que ça le fasse. Cette fois, la voix-off de Miles n’est pas un podcast, mais un exposé à l’université. Sans trop de surprise, cela lui permet de draguer Nia qui se retrouve comme par hasard à devoir travailler avec lui. Bien sûr, il n’a pas grand-chose à faire pour la séduire comme elle est déjà sous le charme : elle écoute régulièrement son podcast par exemple.

Et pour le coup, elle a de la chance Nia, car elle a immédiatement l’occasion d’assister en vrai à ce travail parallèle de Miles qui consiste à aider les gens. Il reçoit en effet une notification pour aider une certaine Blair Lewis. Il la montre à Nia et, aussitôt, ils la rencontrent dans un ascenseur qui reste coincé et où elle a besoin d’eux pour ne pas accoucher. Miles lui fait un petit discours sur l’origine bien pensée de son prénom (mais bonjour le stress de choisir un nom pour un bébé après ça), ce qui la calme et… hop, c’en est fini de Blair. Hein ?

C’est un peu exagéré : Miles passe habituellement tout l’épisode sur un seul cas et là qu’il veut se la péter auprès de Nia, comme par hasard, ça tombe sur une femme qui n’a besoin que d’une aide pour une minute. Je m’attendais à ce qu’il retombe sur elle, mais non, il reçoit déjà une nouvelle notification (et ça aussi, y a de l’abus par rapport à l’attente habituelle entre deux notifications) pour aider Sal Thompkins, un homme âgé. Allez, même Miles remarque que c’est louche comme rythme.

Ouep, mais Sal est mort. Il contacte donc Cara et Rakesh pour avoir de l’aide sur ce cas bien particulier. Grâce à eux, il découvre que Sal était un homme très solitaire, mort depuis quelques mois, voit toutes ses affaires être vendues le jour même. Cela tombe bien.

Dans son ancienne maison où tout est en vente, le trio trouve le seul objet qui n’est pas à vendre : un bureau qui ressemble à celui du père de Miles. Et à l’intérieur de celui-ci, une photo de Sal avec un petit-garçon qui, après enquête, s’avère être son beau-fils qui n’a pas voulu du bureau. Au dos de la photo, un petit verset de la Bible pour faire bonne figure et donner un nom à l’épisode.

En parallèle, Arthur présente Trish à Ali et les deux s’entendent hyper bien d’un coup. C’est le genre de choses qui n’arrive pas dans la vie, mais eh, c’est une série, alors quelques raccourcis c’est bien facile. Dans le même genre, Ali et Trish obligent Arthur à jouer du saxophone en public le lendemain, et le public sera tout le casting puisqu’il faut que ce soit « la famille et les amis ».

Miles et Cara, sans Rakesh cette fois, n’ont aucun mal à trouver Alfie Collins, le beau-fils. Il est devenu avocat et n’en a pas grand-chose à faire de Sal avec qui il n’avait aucun contact. Pourtant, le verset de la Bible parle d’un trésor, ça pourrait au moins attirer son attention. En tout cas, ça attire clairement celle de Cara et Miles qui se séparent pour continuer chacun de leur côté leur vie.

De son côté, Cara couche avec Eli qu’elle abandonne pour un rendez-vous avec Miles. Il est assez clairement jaloux Eli, mais il a assez raison de se méfier après tout. En plus, très clairement, Cara cache sa relation avec lui lorsque Miles lui demande explicitement où ils en sont. Etrange, étrange. Quand ils se séparent, Cara cherche donc plus d’infos sur la photo avec Rakesh.

C’est top parce que ça leur permet de parler d’Eli et Rakesh est hyper malin sur la manière dont Cara gère sa vie : il cerne bien vite qu’elle sépare ses deux mondes, parce qu’elle tire de l’un et l’autre de ses prétendants deux choses différentes. En même temps, elle en est à mentir à Miles sur les projets d’Eli le lendemain soir pour ne pas avoir à le ramener à la soirée où Arthur joue du saxo. Bon, en même temps, ils sont en pleine vingtaine, ils ont peut-être d’autres choses à faire de leur samedi soir, non ?

En revanche, de son côté Miles revoit Nia et on apprend à connaître le personnage, que je commence déjà à préférer à Cara. Il s’avère qu’elle a eu la leucémie peu après ses 13 ans, donc elle est une survivante parfaite pour le podcast de Miles. C’est beau.

Quand ils se retrouvent, Cara et Miles fouillent le bateau qui est visible sur la photo et découvrent que « Matthieu 621 » est en fait un moyen de trouver le dit bateau et d’ouvrir le coffre-fort avec le code 621. À l’intérieur du coffre ? Un livre pour enfants écrits par Sal, pour Alfie, avec toutes les choses qu’il aurait dû lui dire en tant que père. Alfie qui, comme par hasard, est arrivé à temps pour l’ouverture du coffre, refuse d’en entendre parler et se barre au plus vite.

Miles et Cara sont alors réduits à devoir parler à son ancienne assistante pour découvrir une adresse où il se rendait tous les vendredis. Bien sûr, cette adresse est…  celle de Blair, la femme enceinte du début de l’épisode. Je m’en doutais un peu que tout allait être lié, et ça devient immédiatement clair pour tout le monde : Alfie est le père du bébé, et il a largué Blair car il n’était pas prêt à devenir père lui-même.

Franchement, ça fonctionne bien et la manière dont c’était écrit était chouette. Bon, comme d’hab, c’est en revanche un brin précipité : Blair perd les eaux alors qu’elle parle avec Miles et Cara. Cette dernière reste l’aider à aller à l’hôpital, alors que Miles parvient à retrouver Alfie dans un parc où il allait souvent avec Blair, ce qu’il sait grâce à Rakesh qui a reconstruit des photos supprimées de Facebook. Rien que ça.

Sans trop de surprise, ça finit bien, mais c’est chouette à voir : Alfie se réconcilie avec Blair qui accepte qu’il fasse partie de la vie de son bébé, avec le livre de Sal. Il manquait juste le nom du bébé, qui aurait dû être Miles franchement.

Pendant ce temps, Rakesh et Lucy continuent leur investigation et découvrent un message d’un certain Fibonacci. Cela leur permet d’être à peu près certains d’avoir une piste pour trouver Falken. Comme leur indic ne se pointe pas, Rakesh se met à parler de Jaya, parce que la relation à distance ne fonctionne pas si bien. Eh, je veux qu’elle revienne moi !

L’intrigue du saxophone ? Rien de bien passionnant, juste l’occasion de donner des choses à faire à Arthur et Ali pendant l’épisode. Et puis, l’occasion de relancer les intrigues fil rouge en fin d’épisode : Rakesh vient au bar avec Lucy et ils reçoivent par SMS une photo d’eux. Rakesh est persuadé qu’il s’agit de Falken, forcément. Cara vient avec Eli, ce qui était un peu bizarre et qui risquait probablement, dans sa tête, de rendre Miles jaloux. Oui, sauf que pendant ce temps, Miles, lui, a invité Nia, et l’alchimie entre eux est évidente. De même que la jalousie de Cara. Prévisible, classique, mais… terriblement efficace, non ?

Saison 1

The Good Place – S03E08-10

Épisode 8 – The Worst Possible Use of Free Will – 18/20
Il suffisait donc que je me plaigne d’une série devenant routinière et plan-plan pour qu’elle me surprenne à nouveau avec un épisode très efficace et digne des saisons précédentes. L’histoire avance pour de vrai, et les débats mis en place dans cet épisode sont géniaux, de même que les quelques (running) gags. C’est chouette comme tout.

Saison 3


Spoilers

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There is no place more deserted than a public library in Arizona.

C’est reparti pour mon rattrapage de la série qui reprend avec Eleanor et Michael dans une bibliothèque publique où ils s’apprêtent à lui faire une session de rattrapage du reboot 119, dans lequel Eleanor avait avoué à Chidi qu’elle l’aimait. Cela promet d’être un peu plus intéressant déjà, le quartier des premières saisons me manque tellement que je trouve ça positif de pouvoir y retourner.

Bon, les cheveux d’Eleanor n’ont pas trouvé ça positif, mais c’était pour l’humour plus qu’autre chose, de la même manière que Michael coupant tous les moments où elle dort et/ou mange, c’est quelque chose.

On reprend l’idée de la machine de Janet permettant des simulations, mais cette fois, les oreillettes données à Eleanor lui permettent de voir tout ce qu’il s’est passé dans cette timeline. Le but inavoué de cet épisode est assez clairement de me faire aimer le couple Chidi/Eleanor, je pense. Et le pire, c’est que ça fonctionne, parce que l’on voit Eleanor s’occuper de Chidi tout au long de l’épisode, et c’est marrant.

C’est définitivement un épisode digne de la saison 1, tout ça : on voit le casting devoir choisir quel animal adopter au « paradis », sans savoir qu’ils sont en fait en Enfer. Chidi hésite entre deux chiots, et il n’a donc bien sûr pas le droit d’avoir un chien. Il finit avec une chouette, alors qu’Eleanor choisit un lézard… qu’elle finit par perdre. Et c’est en l’aidant à retrouver ce lézard plutôt que de voler comme une chouette que Chidi s’avère être le parfait copain pour une Eleanor qui l’embrasse… puis passe tout son temps avec, puis tombe amoureuse.

Tahani ? Elle choisit un centaure à son image. Franchement, c’est tellement évident qu’ils sont en Enfer ! Elle est tellement infernale, et elle le découvre grâce au fait qu’elles ont le même caractère. C’est une super idée.

Quant à Eleanor, si elle était amoureuse dans ce reboot, elle découvre, dans le présent, que tout cela n’était que du déterminisme. Ouep, Eleanor se met à faire un cours de philosophie à Michael pour lui prouver par A+B qu’en fait elle est tombée amoureuse de Chidi uniquement parce que Michael a forcé les choses entre eux en scriptant toute leur vie. Enfin, toute leur mort.

Le débat est plutôt intéressant, forçant Michael à prouver à Eleanor qu’elle a sa liberté de choix, avec des bouts de la saison 1, mais aussi un reboot 444 jamais vu et un reboot 445 où Michael était en dépression et cherchait à comprendre ce qu’il avait raté dans la vie d’Eleanor pour qu’elle passe son temps à détourner ses scripts.

Et pour prouver qu’il a tort, Eleanor va jusqu’à inventer une possible saison 4 où Michael lui-même est torturé par un être supérieur. Bon, ce n’est pas l’idée retenue par les scénaristes, évidemment, mais ça expliquerait pas mal de choses. Finalement, Michael est forcé de renverser un iced-tea sur la tronche d’Eleanor pour qu’elle comprenne enfin qu’elle a juste peur de ce que signifie pour elle la possibilité d’être tombée amoureuse de Chidi.

L’épisode se termine à l’aéroport où tout le gang est réuni et où, sur une idée d’Eleanor qui pense qu’ils sont désormais les seuls êtres à avoir pleinement leur libre-arbitre puisqu’ils connaissent les conséquences de leurs actes, Michael décide d’aller… au Canada rural. Oula, je ne l’avais pas vu venir ! Pas plus que le cliffhanger qui fait arriver quelques méchants sur Terre, dont Shawn. J’ai hâte de voir la suite, pour de vrai cette fois. Enfin !


Épisode 9 – Don’t Let the Good Life Pass You By – 19/20
Humour, action et sentiments sont au rendez-vous dans un épisode qui redore enfin l’image de la série qui avait pris un sérieux coup en cours de saison. Je suis content de les retrouver au top de leur forme ; surtout que tout est proposé en toute fluidité et avec beaucoup de logique – je regrette juste une séparation trop marquée des intrigues pas totalement efficace. Cette fois, il est dur de ne pas se précipiter sur l’épisode suivant, ça change de ce lent début de saison !

Saison 3


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Stars. They really are just like us.

L’épisode débute de manière surprenante sur un vieil homme se réveillant et en pleine morning routine : petit déj, radio, panneaux solaires, jardinage, don… Il s’agit de Doug Forcett, un homme qui vit hors radar depuis 1972… et il voit arriver à sa porte des journalistes, la famille Scoop : un frère et une sœur qui sont en réalité Michael et Janet.

Doug ? C’est le seul être humain à avoir compris toute la vérité sur la vie après la mort. Autrement dit, c’est une rockstar pour Janet et Michael, et il n’en a pas conscience. S’ils sont là, c’est pour l’étudier et comprendre comment sauver les humains perdus de la planète. Ce n’est pas gagné : ils vont progressivement comprendre qu’il est perdu lui aussi ! Oui, il a compris le système de points qui permet d’aller au paradis, mais le système n’est pas viable pour vivre. C’est excellent à voir.

En fait, Doug fait tout pour gagner un maximum de points, en laissant les gens heureux partout où il va, quitte à être malheureux lui-même. Janet comprend vite qu’il ne leur sera d’aucune utilité et quand il se met à tuer un escargot par accident dans l’une des scènes les plus improbables et drôles de l’épisode, Janet et Michael comprennent qu’il faut l’aider. Michael tente donc de lui dire de se relaxer… mais c’est un échec.

Pendant ce temps, le reste du casting est donc dans un bar canadien où Chidi est en plein décalage horaire – c’est clair que ça fait beaucoup de voyages depuis le début de saison – alors qu’Eleanor se remet en question sur sa relation avec Chidi. Elle se confie alors à Tahani – surtout qu’elle faisait une centaure sexy qu’elle aurait bien chevauché, après tout. Le conseil de Tahani est aussi simple que véridique : il suffit qu’elle confie ses sentiments à Chidi, car si elle se prend à la tête, c’est parce qu’elle veut évidemment que quelque chose se passe à nouveau entre eux. Mouais, c’est un raccourci qui fonctionne.

Eleanor se décide donc d’interrompre la partie de billard totalement cinglée que mènent en parallèle Jason et Chidi pour enfin avouer ses sentiments, mais ils sont interrompus par l’arrivée de démons dans le bar. Eleanor les reconnaît grâce à ce qu’elle a vu dans l’épisode précédent (c’est un peu gros), mais il est trop tard pour s’enfuir car Shawn est là. Plutôt que de les emmener directement au Mauvais Endroit, il agit comme absolument tous les méchants de toutes les séries : il papote avec eux car il veut voir le visage de Michael dans sa défaite.

J’ai aimé le coup de poker vain d’Eleanor et l’arrivée de Michael et Janet dans le bar, mais pas autant que ce qui a suivi : Janet qui lance une baston dans le bar. C’était drôle et utile pour la construction de tous les personnages : Eleanor s’accroche littéralement à Chidi ; Tahani se révèle plus badass que prévu et Jason sauve la vie de Janet en mauvaise posture après avoir mis K.O la moitié des démons. En équipe avec Michael, Janet est excellente pour balancer dans l’autre monde les démons. Et pendant cette baston, Eleanor avoue ses sentiments à Chidi, ce qui fonctionne étonnamment super bien en terme de rythme. Un peu plus et je me sentais devant Buffy, eh !

Finalement, les gentils l’emportent sur les méchants, et tant pis pour Shawn au plan complétement foireux. L’ensemble de l’épisode mène en tout cas Michael à comprendre que le système de points évaluant les humains est encore pire que ce qu’il pensait. Son nouveau but est désormais de changer ce système, en retournant avec Janet dans l’au-delà. Le seul problème de ce plan, c’est qu’il laisserait les humains sur Terre, seulement de nouveaux démons débarquent.

Janet propose donc de les emmener dans son Néant maintenant qu’elle a découvert qu’elle pouvait récupérer ses pouvoirs en étant simplement partiellement dans l’au-delà, grâce à l’une ou l’autre des portes (celle des méchants ou la porte supposée unique jusque-là). Bing ! C’est fait, ils sont téléportés dans l’au-delà.


Épisode 10 – Janet(s) – 20/20
Il aura fallu le temps pour que cette saison arrive enfin à un point intéressant, mais elle enchaîne donc deux de ses meilleurs épisodes comme si de rien n’était. Je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé en milieu de saison, mais cet épisode paraît presque être une fin de saison tellement il se passe de choses dedans. Cela sera dur de faire mieux pour la fin… Je suis curieux de voir ce que la reprise nous réservera maintenant !

Saison 3


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We’re almost at the end, guys.

C’est parti pour un épisode dans le Néant de Janet et c’est dès le départ absolument génialissime : tous les humains sont morts au passage et sont devenus dans ce Néant… d’autres Janet. Cela permet d’excellents gags et nous prouvent s’il le fallait encore que l’actrice incarnant Janet est excellente. Oh, on n’est pas sur du level Maslany, certes, mais quand même, on reconnait très facilement l’ensemble des personnages, alors même qu’ils ont tous la même tronche.

Et sinon, ils sont morts, donc, et ils sont des fugitifs interdimensionnels car ils sont morts sans passer par la case Good ou Bad Place. Merveilleux. Le plan est rapidement présenté car tout l’univers est après eux : Michael et Janet comptent aller voir… le comptable, avec pour but de prouver que le Mauvais Endroit a hacké le système pour avoir un maximum de gens chez eux et un minimum au Bon Endroit.

Vous pensiez avoir vu toutes les Janet possibles ? Moi aussi, mais nous nous trompions : il en existe une qui est totalement lobotomisée et est neutre. Elle bosse bien sûr pour le comptable et est beaucoup trop drôle. Dans les bureaux du système, ils rencontrent le chef des Comptables, Neil, et ont droit à une explication brève et simple du système de point. Bon, on connaît déjà, mais on obtient là des détails supplémentaires et on rencontre les personnes chargées de donner les points attribuées aux nouvelles actions. Ayons une pensée pour Matthy qui a une demande adressée chaque fois que quelqu’un invente quelque chose de nouveau et pornographique. Pourtant, il paraît que toutes nos idées existent déjà sur internet, faudrait savoir !

Après tout ça, Michael finit par demander à voir le dossier de Doug et a confirmation que celui-ci n’ira pas au Bon Endroit car il n’a pas assez de points vu son âge. Très vite, la conclusion est évidente et Michael pose les bonnes questions : personne n’est donc arrivé au Bon Endroit l’année passée. Ni dans les trois dernières années. Ni, en fait, dans les 521 dernières années. Voilà qui est rassurant – et pas spécialement étonnant vu la série.

Finalement, Neil refuse d’entendre que le Mauvais Endroit l’a hacké, malgré cette preuve évidente. Janet fait donc remarquer à Michael qu’ils devraient arrêter de chercher désespérément des réponses et tout simplement… s’occuper lui-même de régler le problème. Ah, là, je dis oui, c’est un peu la conclusion que je voyais à la série : Michael qui devient le gérant des deux Endroits. On verra ce qu’il en est d’ici là.

Pendant ce temps, Eleanor et Chidi débattent dans le Néant, toujours en étant des Janet. C’est un peu dommage de se passer des acteurs pour cet épisode, même si j’adore le concept. Le problème est que Chidi considère que ce qu’il s’est passé durant les reboots, ce n’est pas à lui que c’est arrivé et que donc, il n’est pas amoureux d’Eleanor. Alors, oui, je vois la logique, mais non, quoi.

Chidi propose donc un cours d’éthique à l’ensemble des Janet présentes, pour justifier qu’il considère que ce qu’il s’est passé dans un reboot n’est pas véritablement arrivé. Certes, mais Eleanor n’est pas dupe : elle comprend vite que Chidi a juste peur de ses sentiments, un peu comme elle dans l’épisode précédent en fait. C’est finalement Jason qui sert de confident à Chidi – et bien sûr celui-ci est complétement paumé. Il se confie donc sans se méfier une seule seconde de ce Jason alors que j’ai rapidement senti l’arnaque. Cela ne rate pas : Eleanor se fait passer pour Jason, le tout en ressemblant toujours à Janet. C’était marrant.

En parallèle, Tahani et Jason découvrent que Janet est amoureuse de Jason. C’est tellement cool d’avoir enfin ce que je voulais, mais comme c’est un Jason-Janet qui le découvre, je reste un chouilla frustré. La découverte est en plus super rapide, alors bon.

Sinon, le vrai problème d’avoir quatre humains dans le Néant de Janet, c’est qu’ils la dérèglent et la détraquent complétement, surtout qu’ils savent faire apparaître tous les objets qu’ils veulent – ou les humains s’il s’agit de Jason. Le risque ? Rien de bien grave, juste de quoi faire exploser Janet, et avec elle l’univers. Si ce n’est que ça… au moins leurs problèmes seraient réglés, non ? Bon, peut-être pas, puisque le problème le plus urgent d’Eleanor à ce stade, c’est de ne pas savoir si Chidi l’aime ou pas, et ça la fait criser. Et plus elle crise, plus Janet risque de détruire l’univers en faisant boum.

Enfin, l’univers n’explose pas car Chidi reconnaît enfin ses sentiments pour Eleanor. La scène est très jolie : on a Janet-Chidi qui fait une déclaration à une petite centaine de figurants car Eleanor crise, donc elle ne maîtrise plus son apparence, ni son identité. Il lui rappelle donc qui elle est et ça finit par un baiser entre eux – entre Janet et Janet, Eleanor et Janet, Eleanor et Chidi. Il était temps. Le baiser entre les deux était génial, mais ce n’est même pas le point culminant de l’épisode.

Non, la fin précipite encore les choses : Janet est forcée de matérialiser les quatre humains au beau milieu des bureaux du système et ça déclenche aussitôt l’alarme. Michael prend donc les choses en main et leur propose de s’enfuir… Direction ? Le Bon Endroit. C’est reparti pour les « what the fork » et d’excellents moments, avec un titre de série pleinement justifié.

Par contre, c’est terrifiant comme j’ai l’impression qu’on approche de la fin de la série. C’est la troisième fois que je le pense, donc il faudra voir s’ils trouvent encore de quoi se renouveler ou si la saison 4 à venir de Veronica Mars va mener à la conclusion de The Good Place l’an prochain. Une chose est sûre, la série est renouvelée pour la saison 2019-20 ; donc c’est déjà ça !

> Saison 3

Les stats de la saison 2017-18

Salut les sériephiles,

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve aujourd’hui pour parler de 2018, et plus précisément de la saison 2017-18. Lorsque j’ai rédigé le top 70, j’ai fini par quelques statistiques d’ordre général et je pensais que ce serait bien suffisant comme ça. Finalement, cette semaine, Ludo s’est prêté au jeu des statistiques et m’a demandé de lui faire quelques graphiques et calculs de pourcentages sur ses lectures et ses visionnages de séries sur l’année. Par conséquent, je me suis rappelé que j’étais curieux et que c’était fun de tout chiffrer… C’est pour cela qu’après lui avoir envoyé ses graphiques, je me suis mis à faire les miens. Et tant qu’à faire, autant vous les partager, parce que ça fait un article que j’aime bien lire ailleurs moi, donc peut-être que vous aussi vous aimerez.

Toutes les statistiques présentes dans cet article couvrent la période de septembre 2017 à août 2018, grosso modo. Non, je n’ai pas fait sur l’année car en fait, je n’ai pas de liste à l’année, je procède par saison dans mes décomptes – et puis, je suis prof, alors le début d’année, c’est en septembre, sérieux, pourquoi on fait pas le réveillon le 31 août hein ?

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C’est simple, ces stats couvrent tout ce qu’il y a dans le top 70 et que j’ai terminé (pas les dernières places de ce top donc) ! Commençons par le graphique le plus déprimant car cela faisait longtemps que ça ne m’était plus arrivé : seules 59% de mes séries ont été renouvelées. Je sais, vous allez me dire que c’est beaucoup, mais non, parce que ça en laisse 37% d’annulées ou de définitivement terminées, et c’est ça qui est énorme. Je m’en suis bien rendu compte en cours d’année, et surtout cet été, mais je trouve ça triste tant d’histoires qui se terminent… En plus, la relève n’est pas assurée pour l’instant, il y a peu de saisons 1 que j’ai vraiment appréciées l’an dernier, et c’est pire cette année !

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Du côté de la durée des épisodes, il n’y a que peu de surprise avec plus de 50% de ce que je regarde calibré sur le format 42 minutes. Je blague parfois en disant que ma vie est rythmée par des tranches de 45 minutes, mais je ne blague qu’à peine je crois. Et après, j’ai du mal à caser les 24% de séries que je regarde et qui font plus de 42 minutes…

En revanche, le graphique que je préfère (mais qui prend un temps fou à concevoir), c’est celui des chaînes de mes séries. Je sais, je sais, Seriesdom pourrait me le faire, mais comme je mets toujours trois plombes à y écrire ce que j’ai vu, ce n’est pas efficace : il y a des épisodes vus en 2017 comptabilisés sur 2018 ; et il y en aura de 2018 sur 2019, et donc ça ne marche pas.

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Qu’à cela ne tienne, je me le suis fait manuellement. Sans la moindre surprise, ABC reste la chaîne dont j’ai regardé le plus de choses l’an dernier ; et en même temps, je crois que j’ai testé 90% de ses nouveautés – allant même jusqu’au bout de Ten Days in the Valley. J’étais persuadé que Netflix serait dans le mal sur la saison, car j’avais l’impression de ne pas rentabiliser mon abonnement.

Finalement, 13% des séries que je regarde sont dessus – et ça ne prend même pas en compte l’Arrowverse, ou The Good Place que j’ai laissé dans les stats de NBC. Mon impression vient surtout du fait que sur Netflix, je suis poussé à consommer rapidement les épisodes, donc je n’y passe pas de temps que ça. Et puis aussi, 13%, ça m’en laisse 87 ailleurs, hein. Mon autre surprise a été de retrouver la Fox en 3e position… Avec toutes les annulations subies en mai, je doute que ce soit encore le cas l’an prochain. Pour moi, la 3e position aurait dû logiquement aller à Syfy que j’ai l’impression de regarder énormément. Comme quoi, les intuitions sont parfois faussées.

Dans le même genre, je n’aurais pas instinctivement pensé que je regardais autant de séries sur la CW que sur AMC : j’ai parfois été en overdose de CW… alors qu’en fait, pas du tout. C’est l’effet niaiserie de Supergirl qui m’a influencé, ça, à tous les coups ; et une fois de plus, mon pseudo-rattrapage de l’Arrowverse n’est pas pris en compte non plus. Et puis, cette saison était aussi la première où je n’ai pas été hyper sérieux dans mes visionnages. Jusque-là, il n’y avait pas grand-chose dans ma liste d’attente TVtime, mais cette année, je me suis laissé déborder comme tout le monde… et je n’ai pas terminé 22% des saisons commencées (ça ne compte donc même pas celles que je n’ai pas entamées) :

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Tristesse ! Pour m’en remettre, je vous propose de vite enchaîner sur le dernier graphique de cet article, parce qu’il me fait énormément rire pour son égalité parfaite en première place ; ça me paraît improbable et pourtant, je vous promets que je n’ai pas fait exprès :

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Là aussi, il y a une surprise : j’étais sûr d’avoir regardé beaucoup moins de comédies cette année, surtout qu’il y en a un paquet que je n’ai pas terminé. Et pourtant, 27%, c’est loin d’être minime. Comme quoi ! Pour le reste de ce graphique, je dois dire que je m’y attendais : oui, la SF a une place de choix dans mes visionnages, rien de nouveau sous le soleil.

Voilà donc pour cette saison. Si ABC est grande première de ces stats, je pense que l’an prochain ira néanmoins à Netflix, car avec le Challenge Séries, je vais rajouter pas mal de saisons du géant du streaming. Et puis, comme je disais plus haut, il y a peu de nouveautés qui m’attirent pour l’instant, et les annulations de séries viennent surtout des networks (merci la Fox). Autrement dit : moins de networks, plus de Network. C’est la vie !

Une dernière stats pour le fun : 6% de ce que j’ai regardé a été produit par une chaîne française. Pas si mal par rapport à d’habitude où ça ne dépasse pas les 5%…

The Good Place – S03E05-07

Épisode 5 – Jeremy Bearimy – 15/20
Je reprends enfin cette saison, mais je me rends compte au passage que si je ne l’ai pas continuée plus tôt, c’est parce qu’en fait, elle ne me plaît pas autant qu’elle le devrait. J’ai mis de bonnes notes jusque-là, mais dans le fond, on a perdu en qualité : j’ai beau adorer les personnages, j’ai du mal à rester dans l’intrigue proposée cette saison, car ça semble vraiment ne plus savoir où aller. Or, la série m’a habitué à savoir précisément où elle allait, donc je pense que c’est toujours le cas… c’est juste moins perceptible.

Saison 3


Spoilers

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The six of us, really, are doomed.

Oui, parfaitement, j’ai bien l’intention de faire exploser mon compteur d’épisodes vus pour bien commencer 2019 et avant de reprendre le travail lundi – et donc de recommencer à avoir probablement des semaines avec moins d’épisodes vus dedans. Je reprends donc avec plaisir The Good Place histoire de me mettre à jour avant la fin de mes vacances. Et l’épisode reprend très exactement à la fin du 3e : il m’a fallu quelques instants à peine pour m’y remettre, puisque le groupe voyant la porte magique, c’était assez énorme quand même.

Michael et Janet tentent de s’en tirer comme ils peuvent, en disant être des agents du FBI… et ça ne fonctionne pas du tout. Forcément, ils finissent par dire toute la vérité au groupe qui ne comprend pas bien le fonctionnement de cet au-delà complétement pété qu’est celui de la série. Quant au temps après la mort, il forme une sorte de boucle temporelle nommée « Jeremy Bearimy ». Ca n’a pas de sens ? Je confirme, et eux aussi. Tout ce qu’ils retiennent, c’est qu’ils sont foutus et qu’ils iront tous en Enfer quoiqu’il arrive car ils ont appris l’existence d’un au-delà, donc leurs points ont arrêté d’être comptabilisés : tout le bien qu’ils peuvent faire ne sert plus à rien.

Eleanor fait donc comme toujours : elle va boire ! Alors qu’elle explique au barman qu’elle peut bien faire tout ce qu’elle veut, elle trouve un portefeuille… et elle est incapable de voler l’argent dedans. À la place, elle passe l’épisode à le ramener à son propriétaire, ce qui est plus compliqué que prévu puisqu’il a déménagé. C’est sympa sans être incroyablement passionnant, mais ça la remet d’équerre pour la suite de la saison, je pense.

Tahani ? Elle se met à faire tout ce qu’il faut pour aller au paradis maintenant qu’elle est sûre d’aller en Enfer. C’est original comme choix, ça. Elle embarque Jason avec elle, parce qu’il n’y aurait pas assez de temps pour tous les personnages autrement… et parce qu’ils sont inséparables, c’est comme ça. Ils enchaînent ensuite en… distribuant gratuitement de l’argent. Magnifique, pourquoi je ne croise jamais des gens qui viennent d’apprendre qu’ils allaient en Enfer, hein ? Tahani décide ensuite d’essayer (en vain) de léguer tout son argent à Jason.

Chidi ? Il est totalement cassé et se met à moitié à poil dans les parcs et les supermarchés. Normal. Il est totalement déglingué le pauvre. Il abandonne sa voiture et sa carte bleue, puis se rend en cours avec un t-shirt rose clamant son amour du vin. Il n’y fait pas grand-chose jusqu’à ce qu’un étudiant lui demande d’être un peu sérieux avant les examens. Il enchaîne donc avec un joli discours philosophique nous expliquant l’épisode… et son amour du nihilisme.

Ouep, on l’a perdu. Heureusement, Eleanor passe par là et elle a un plan pour lui : elle le ramène auprès de Janet et Michael, qui écrivent un livre sur tout ce qui leur est arrivé… en un après-midi. Si seulement ! Ils y retrouvent aussi Jason et Tahani qui sont désormais mariés pour que Jason récupère la moitié de son argent. Forcément, l’épisode finit alors avec l’arrivée de celui qui devait être son futur époux et qui va être ravi de ce rebondissement, je pense. C’était de loin le moment le plus drôle de l’épisode… mais c’était aussi sa fin.

Et sinon, comme il faut bien trouver quelque chose à faire cette saison, Eleanor a l’idée de commencer à faire un maximum de bien autour d’elle et de sauver tout un tas d’âmes. Certes, ils sont tous destinés à aller en Enfer, mais il ne faut pas que ça les empêche de faire le bien pour les autres et de les accompagner dans un bon chemin.

Si j’approuve l’idée de base, qui pourrait même être un bon point de départ pour une série, je dois avouer que je suis plus mitigé sur son exécution à ce moment de la série.


Épisode 6 – The Ballad of Donkey Doug – 16/20
C’est schizophrénique : je n’arrive pas à trouver palpitante une intrigue qui ne tourne pourtant pas en rond. Elle a beau avancer, je ne vois pas trop à quoi ça sert et ça me bloque un peu dans mon désir de voir la suite à chaque épisode. Pourtant, l’humour est absolument génial dans cet épisode, et ça sauve les meubles, la barraque et le quartier avec. Bref, je ne sais plus quoi en penser !

Saison 3


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I’m doing my own bings now.

Chili est viré de la fac après son cours complétement cinglé sur le nihilisme et Eleanor sympathise avec Janet. Les trois sont désormais ensemble sur le campus et cherchent à résoudre un grand problème de vie : Chidi doit larguer Simone, et il ne sait pas comment faire. Heureusement pour lui, Janet sait comment l’aider : avec une expérience en réalité virtuelle, parce qu’elle sait comment la créer. Bing. Oui, elle fait ses propres bruits de pouvoir maintenant aussi, et c’était le meilleur gag possible.

Elle est capable de créer un programme simulant une nouvelle réalité pour Chidi. C’est beau comme la série sait se rebooter un milliard de fois, même dans une saison en pleine réalité. La première tentative est un échec, donc Janet le replonge dans une simulation où un simple claquement de doigts suffit à tout rebooter.

On assiste donc à tout plein de reboot sur la rupture entre ces deux-là, avec aussi une demande en mariage parce que pourquoi pas et une version où Simone est en fait Eleanor. Bien sûr, les scénaristes en profitent pour rappeler la bisexualité d’Eleanor, qui essaye de rompre avec Simone à la place de Chidi et… tombe sous son charme. Ce n’est pas gagné, tout ça.

La réalité s’avère en plus différente de la simulation, avec des serveurs insupportables et Chidi rompt encore plus violemment que prévu en lui disant simplement qu’elle est larguée. Chidi culpabilise donc et Eleanor est forcée de jouer les coachs sentimentales, pendant que Janet se sert de son invention pour passer du bon temps avec Jason. Ah, elle jugeait les humains qui utilisent tout pour le porno, mais elle n’est pas beaucoup mieux.

Chidi retourne donc voir Simone pour s’excuser et finalement, il est si cinglé, qu’elle est presque heureuse de ne plus être en couple avec lui.

Tahani et Larry ? C’est fini hors écran. Dommage ! J’aurais aimé le voir. Quoiqu’il en soit, Tahani est désormais avec son mari (gloups) et Michael pour aller sauver le père de Jason, Donkey Doug. Le père de Jason est aussi cinglé que lui et si ça permet quelques bons gags, j’ai surtout l’impression que cette intrigue n’ira plus tard.

La famille est tellement perchée, je doute que quoique ce soit puisse fonctionner pour sauver leurs âmes. Même si j’aime les personnages, ça ne mène pas à grand-chose et Michael tente d’expliquer à Jason que son père est une cause perdue. Jason veut alors sauver PIllboi, qui vit avec son père et est ma foi, tout aussi perdu. M’enfin bon, si ça peut occuper du temps d’épisode, pourquoi pas. Michael et Tahani font donc ce qu’ils peuvent pour le convaincre qu’il doit rester du bon côté de la loi. Au secours.

Donkey Doug ? Il se fait arrêter en protégeant Jason au cours d’un braquage qu’il avait organisé. Et voilà qui permet de conclure une intrigue pas terrible, et donc l’épisode. De bonnes promesses sont faites pour la suite : Tahani va pouvoir parler à Kamilah et Eleanor à… sa mère, qui en fait, n’est pas si morte que ça d’après Michael et Janet.


Épisode 7 – A Fractured Inheritance – 14/20
Nope, toujours pas. Non seulement les intrigues de cet épisode sont décevantes parce qu’hyper prévisibles – pour ne pas dire déjà vues un milliard de fois – mais en plus, je n’ai pas trouvé les gags si excellents. La série est en train peu à peu de s’encroûter et n’est plus que l’ombre de ce qu’elle savait faire. Elle reste une bonne série, évidemment… mais elle n’est plus aussi excellente qu’avant, et c’est frustrant.

Saison 3


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Let’s just say that we… lived in the same… neighborhood.

Eleanor est de retour aux États-Unis avec Michael pour retrouver sa mère et sauver son âme. Ou juste pour la tuer. Au choix. Sa mère se fait désormais appeler Diana, avec une fausse identité qui est la même que celle qu’Eleanor avait l’habitude d’utiliser. Elle a un copain, Dave, et une belle-fille, à qui elle présente Eleanor comme une amie de sororité. C’est voué à l’échec tout ça.

Dave est riche, c’est un architecte avec une jolie maison. Comme par hasard. Eleanor est persuadée que sa mère est donc en train de monter une arnaque pour s’enrichir : elle va jusqu’à vouloir égorger les peluches de la petite. Aaaah, j’étais si proche d’un point du Bingo ! Tout ça permet une sympathique dynamique entre Michael et Eleanor, ça fait très père/fille.

Sans trop de surprise, ça finit aussi par rendre jalouse de la relation entre sa mère et sa belle-fille. Elle fait donc tout ce qu’elle peut pour détruire la vie de sa mère parce qu’elle ne croit pas au fait que sa mère puisse être une bonne mère. Et pourtant, Dave confirme qu’il est déjà au courant de toute l’histoire et ça empire la jalousie d’Eleanor.

C’est tellement un classique des séries et des films que ça n’a pas marché du tout sur moi cette intrigue. Ils étaient meilleurs dans les histoires cinglées, là, c’est juste ennuyeux et prévisible. Cela finit par une Eleanor heureuse de voir sa mère heureuse, et faisant en sorte de la laisser heureuse quand elle repart.

De son côté, Tahani galère un peu avec Kamilah qui est toujours aussi insupportable. En ce moment, elle propose de vendre des omelettes artistiques… enfin, jusqu’à ce que Tahani refuse d’en commander une. Tahani est donc là pour s’excuser auprès de Kamilah et espérer la remettre dans le droit chemin, mais ça ne se passe pas comme prévu.

D’habitude, les interactions entre les deux sœurs me font mourir de rire ; mais dans cet épisode, ça n’est pas aussi efficace que d’habitude, je trouve. Cela dit, ça fonctionne bien entre Kamilah et Chidi, et ça finit par une Tahani qui détruit tout ce qu’elle peut, c’est-à-dire pas grand-chose. De manière prévisible, comme dans la première intrigue de l’épisode, Tahani finit par comprendre que l’art de sa sœur est en fait à propos de leur relation et de leurs parents. Voilà, voilà, les deux sœurs peuvent donc se réconcilier, c’est merveilleu…sement ennuyeux ?

Allez, le cliffhanger est sympa, avec Eleanor apprenant qu’elle a avoué à Chidi qu’elle l’aimait quand ils étaient tous les deux morts. C’est beau… mais je ne sais pas trop si ça me donne vraiment envie de voir la suite, je veux dire, on tourne en boucle sur le sujet et ça n’a jamais été un couple dont j’étais super fan. À la rigueur, ça fonctionnerait mieux si Jason avait su pour Janet, par exemple. Non, dans cet épisode, ils ont juste eu une scène mignonne où Jason se découvre fan de ses connaissances, mais voilà.

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