Salvation – S02E08

Épisode 8 – Abre Sus Ojos – 15/20
Un excellent rebondissement permet à l’épisode de se démarquer par rapport au reste de la saison, même si la référence du titre m’avait un peu grillé l’idée générale de ce twist. Autrement, c’est toujours la même chanson, les personnages enchaînent les coups de poker pour avancer dans l’intrigue qui nous ferait presque oublier le synopsis de base.

Saison 2


Spoilers

08.jpg

– Did he just said « I need to think »?
– It sounded a lot like « I need to drink ».

Avec un titre pareil, l’épisode a intérêt à être bien, parce que ça me rappelle un de mes films préférés. Ils ne peuvent donc pas se planter, pas vrai. Bon, si, quand même parce qu’on reprend sur la disparition de Darius, rien que ça. Avec le président absent, tout le monde se met à le chercher, lancé par Harris.

Pendant ce temps, Jillian se fait engueuler par tout le monde parce qu’elle est incapable de tenir le planning de Darius. Il faut dire qu’il a disparu, mais sa dépression est une bonne nouvelle pour moi parce qu’elle fait ses cartons, bingo ! Oui, elle veut démissionner et même son crush de la saison n’arrive pas à la raisonner, c’est dire.

Il vient lui rendre visite chez Grace avec son gourou et tout un groupe de gens de la secte, et elle les laisse entrer parce que c’est clairement la meilleure idée du monde, pas vrai ? Le gourou parle donc avec elle pour la convaincre de reprendre son poste. Forcément, ça doit bien l’arranger d’avoir une membre de son groupe si bien placée en politique.

De son côté, Grace essaye d’arrêter l’envoi des missiles contre les têtes nucléaires de Re/Syst. Ils n’ont plus que 23h pour ce faire, mais seul Darius peut en donner l’ordre. Ils veulent garder aussi secret que possible sa disparition, donc forcément, Grace décide de le révéler… à Fiona, qu’elle torture. Elle lui remet sa puce, histoire de s’en servir comme appât.

Elle fait donc déposer le cadavre de Fiona dans un lieu isolé, histoire que son corps soit récupéré par des hommes qui pourront leur ouvrir une nouvelle piste, possiblement pour retrouver Darius si jamais il a été enlevé. Tout cela mène Grace et Harris… absolument nulle part. Ils arrêtent deux nouveaux terroristes et ressuscitent Fiona qui n’était pas vraiment morte. Tout cela leur permet d’apprendre l’implication de Q17, une organisation secrète ayant précédé la CIA mais existant toujours. Il ne manquait plus que ça, voilà qu’ils ont leur propre B613, ce n’était vraiment pas obligatoire.

Bon, ils n’ont toujours pas de président, donc ils finissent par être obligé d’avouer sa disparition à encore plus de monde pour arrêter le « test » qui doit détruire les têtes nucléaires. Ils arrivent donc à convaincre de tout stopper, mais les codes ont changé, et le suspense reste entier. La balle est donc dans le camp de Re/Syst.

Et c’est aussi un joyeux bordel chez les terroristes. Liam est énervé après Alicia qui a menti pour le faire libérer, ce qu’il n’apprécie pas du tout parce qu’il tient à conserver la confiance de Darius. En plus, Croft joue les oiseaux de mauvaise augure à dire que leur scientifique miracle ne viendra pas d’Argentine… et pourtant si. Cela nous introduit un personnage d’alcoolique parlant uniquement espagnol, et il est ridicule.

Il est le dernier espoir de tout le monde, mais il a clairement perdu la boule avant de venir, s’endormant lors des explications de Liam. Je ne suis donc pas le seul à m’endormir devant la série ? Il faut croire, mais on nous propose la solution de boire pour oublier, comme ce personnage. C’est une idée, mais avec modération quand même. C’est en buvant qu’il donne la solution à Liam, une simple formule qu’il peut écrire sur un bouchon de gobelet de café. Voilà qui promet.

Bien que parfaitement cinglé, il a mis au point une formule qui permet au plastique de se régénérer, même quand il se prend des balles. Liam et Alicia sont tout heureux et peuvent célébrer leur victoire, mais rapidement, ils se divisent de nouveau sur le sujet Darius/têtes nucléaires. Alicia est toute contente d’être une terroriste en même temps, donc Liam est forcé de lui redire qu’une fois qu’ils auront sauvé le monde, il se cassera, parce que Re/Syst, ils ne sont pas très gentils quand même.

Pour se calmer, Liam boit un verre (ou deux) avec notre scientifique argentin qu’il comprend finalement être… Darius. Eh oui, l’argentin a toujours été Darius, c’est pourquoi il ne sortait jamais de chez lui. Franchement, chapeau bas à l’équipe des effets spéciaux qui gère très bien ce rebondissement.

Quoiqu’il en soit, Liam balance rapidement Darius à Alicia qui tombe de haut. Cela permet toutefois au duo de se parler et de tenter de régler leurs différends. Comme ça ne fonctionne pas, c’est à Liam de sauver le monde avec une clé USB et d’être arrêté par Croft qui apprend à son tour la vérité. Sans trop de logique, Croft décide alors de se ranger du côté de Liam et Darius, quitte à se prendre quelques balles dans le ventre.

Oui, pour changer, Alicia perd totalement le contrôle de la situation et tente d’arrêter Liam, mais elle n’y arrive pas. Il décide de tuer Tess, ce qui empêche le lancement des missiles nucléaires de Re/Syst. Les voilà détruits, donc, et Alicia se casse laissant Darius récupérer Tanz Industries. Liam peut en effet libérer le président qui est tout content d’avoir réussi à mener son « plan » (c’est plutôt un coup de poker, mais bon) et retourne à la Maison Blanche pour embrasser Grace et coucher avec dans le bureau ovale. Au point où on en est après tout.

Saison 2

Vus cette semaine #32

Ce RDV dominical se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1. 

Lundi

The Affair – S04E08 – 20/20
Eh bien nous tenons là le meilleur épisode de la série, avec humour, mystère, sensation et drama. La quête de la saison se poursuit avec un épisode à la structure inattendue et aux rebondissements ayant un impact impressionnant pour la suite de la saison. Le prochain épisode ne va pas être évident, je pense, mais je l’attends de pied ferme.
Preacher – S03E07 – Hilter – 17/20
Cet épisode contenait des surprises inattendues, ma foi, et s’en sortait mieux que la semaine dernière pour relier les différentes intrigues entre elles. Plutôt que d’avoir une succession d’histoires juxtaposées, des liens commencent à se dessiner entre certaines, même si j’attends toujours bien plus des scènes d’introduction que ce que l’on veut bien nous en offrir…

Mardi

Salvation – S02E07 – The Madness of King Tanz – 14/20
Le titre de l’épisode résume bien l’ensemble de celui-ci et je n’ai pas grand-chose de plus à en dire. On est dans de la folie pure avec cette saison 2 et je me demande quand même qui valide de tels scénarios improbables. Ce n’en est même plus drôle, juste affligeant ; mais au moins, il y a des rebondissements qu’on ne voit plus venir tellement ils ne passent pas.

Mercredi

Wrecked – S03E01 – Bush Man – 18/20
Retour hilarant et plutôt réussi pour la série, même si j’aurais espéré probablement un épisode encore plus perché. Non, n’en demandons pas trop dès le premier épisode : je n’oublie pas que la saison 2 a fourni des épisodes d’une qualité incroyable une fois son échauffement terminé. Et si cet épisode est un simple échauffement, ils n’ont pas fini de parodier bien trop de séries et films avec brio.
Younger – S05E09 – Honk If You’re Horny – 17/20
Si j’ai adoré cet épisode réussissant une fois de plus à beaucoup me faire rire, j’ai eu un peu de mal avec la réaction d’un personnage à un moment précis. Comme quoi, même quand on adore une série, il peut y avoir des moments qui semblent moins pertinents ou réussis que d’autres. L’épisode se rattrape bien heureusement, et c’est dans l’ensemble excellent, comme d’habitude.
The 100 – S05E13 – Damocles – Part Two – 20/20
Quel voyage, quelle saison ! Non seulement, la série s’est rachetée une deuxième jeunesse cette saison, mais en plus, cet épisode final se paye le luxe de me surprendre sur toute la ligne de son dernier acte que je n’avais pas envisagé une seule seconde avant cet épisode. Bien écrit, bien interprété, complétement fou, cet épisode final ne fait que me rappeler que The 100 est l’une de mes séries préférées… et possiblement ma préférée dans toutes celles encore en diffusion aujourd’hui.
The Outpost – S01E05 – Bones to Pick – 14/20
Zut, je vais finir par croire que je m’attache à la série si je ne descend plus mes notes en-dessous de 13. En même temps, il est difficile d’être trop critique avec cet épisode qui est très riches en révélations et fait tomber tous les masques, ou presque. Par conséquent, on a enfin les informations que j’attendais depuis cinq épisodes et qui me faisaient rester, et malgré tout, je me demande comment la saison va continuer. Comme quoi, même une série médiocre peut tenir en haleine.

Jeudi

Reverie – S01E10 – Point of Origin – 15/20
À trop vouloir en faire d’un coup et en empruntant des dizaines de raccourcis, l’épisode final ne parvient pas à délivrer toutes ses promesses. Au contraire, je trouve qu’il en ressort plus brouillon que le reste de la série et qu’il n’a pas réussi une seule fois à me faire sentir ses enjeux. Ce n’était pourtant pas faute de l’attendre et de miser dessus, mais c’est peut-être ça le problème, finalement.
Suits – S08E04 – Revenue Per Square Foot – 16/20
Cette saison montre un premier signe de faiblesse en essayant de singer son passé sans parvenir à le refaire aussi bien, mais ça se fait heureusement en parallèle d’une seconde intrigue plus audacieuse et réussie. Grosso modo, on sent que cette saison repart sur de nouvelles bases, et ils arrivent plutôt bien à les mettre en place, même si ça leur prend du temps.

Rattrapage

Another Period – S03E06 – Shady Acres – 16/20
Si les métaphores fonctionnent toujours autant, je trouve que cette saison 3 a pris un virage beaucoup trop sombre et noir dans son humour. J’aime pourtant bien l’humour noir quand il est bien amené, mais là, je suis trop attaché aux personnages pour trouver ça aussi drôle que ça souhaite l’être. Heureusement que le casting reste impeccable.
Another Period – S03E07 – Sex Nickelodeon – 17/20
Une pluie de guest-stars permet à cet épisode d’être plutôt hilarant, même si les scénaristes ne savent plus quoi faire d’une bonne partie du casting, qui finit par carrément être absent ou muet à l’écran. La bonne nouvelle, c’est que la série prend le temps d’avancer dans son évolution globale et dans les storylines de chacun, mais je trouve malgré tout que cette saison a plus de mal qu’avant à me faire rire. Ben zut alors.
Another Period – S03E08 – Lucky Chang’s – 16/20
Cette saison 3 a du mal à décoller, ou alors c’est moi qui n’apprécie plus autant l’humour de la série. Les répliques sont toujours excellentes, heureusement, mais les situations perchées ne fonctionne plus aussi bien qu’avant. Lilian continue cependant d’être un personnage que j’adore et ça sauve pas mal de choses pour l’intérêt global de la série.
Another Period – S03E09 – Little Orphan Garfield – 18/20
Je retrouve déjà un peu plus la série hilarante pour laquelle j’avais craqué en saison 1, avec des personnages qui sont délirants et des situations qui n’hésitent pas à aller jusqu’à la parodie. Cet épisode est donc bien plus intéressant que les précédents, d’autant qu’il propose des intrigues qui ne se limiteront pas à ce seul épisode.
Another Period – S03E10 – Commodore Returns – 19/20
Digne d’une fin de saison, cet épisode prend le temps d’avancer toutes ses intrigues à la fois, et ça refonctionne comme en début de saison/début de série. C’est donc très cool à suivre et bourré de bonnes blagues ou comiques de situation, avec des rebondissements que l’on ne voit pas tous arriver, mais qui sont tous plutôt efficaces.
Another Period – S03E11 – President Bellacourt – 17/20
C’est un peu frustrant de voir que les meilleures situations de la saison se retrouvent emprisonnées dans cet épisode de seulement vingt minutes, qui paraît donc précipité à tout démêler au plus vite pour la fin de saison… ou la fin de série, le sort de la série étant toujours incertain. Dommage, parce qu’il reste du potentiel pour la suite, mais que cinq mois sans nouvelle, ce n’est que rarement bon signe.
Lucifer – S03E17 – Let Pinhead Sing! – 15/20
On ne reprend toujours pas le fil rouge de la saison avec cet épisode qui, heureusement, propose quand même de bons moments. Il y a eu les scènes où je m’endormais et les scènes où je retrouvais ce que j’aimais dans la série. Bref, c’est un procédural, et je ne sais pas pourquoi je continue d’en attendre trop.
Lucifer – S03E18 –  The Last Heartbreak – 17/20
Ben voilà, quand ils veulent, ils sont capables de pondre un bon épisode. Bien que le fil rouge n’avance pas d’un iota, cet épisode prend le temps d’explorer plusieurs dynamiques relationnelles pour les personnages et les décisions prises font avancer les choses. C’est le minimum pour ce genre de série ; sans ça, on s’ennuie beaucoup trop vite. Et c’est en fait ce qu’il manque aux trois quart de cette saison.
Lucifer – S03E19 – Orange is the New Maze – 19/20
Cet épisode fait enfin avancer toutes les intrigues, et je ne l’attendais plus. On retrouve les personnages que j’aime au premier plan, les dynamiques sont maîtrisées et l’ensemble est drôlement solide. Bon, l’épisode perd un point en ayant beaucoup de mal à relier ses deux intrigues, mais autrement, on approchait de la perfection.

 Challenge Arrowverse

Au moins, je n’oublie pas qu’il est là.

> Vus en 2018

The Affair – S04E09

Épisode 9 – 20/20
Comment voulez-vous que je note un tel épisode ? Entièrement différent de la semaine dernière, mais tout aussi parfait, il me laisse sur les rotules, épuisé et énervé comme jamais. Les longueurs de l’épisode ont réussi à se rendre passionnantes et à mener progressivement vers une fin attendue, avec la résolution d’une question qui a brûlé les lèvres de tous ceux regardant la série ces sept derniers jours. Franchement, je ne suis pas prêt de me remettre de cette intrigue.

 > Saison 4


Spoilers

09

I’ve lived this entire story before and it doesn’t end well.

La boîte de mouchoirs en main, j’ai un peu galéré à trouver l’épisode de cette semaine, mais il me le fallait absolument. Oh, j’aurais mieux fait de regarder autre chose avant, parce qu’après cet épisode, j’ai bien peur de ne rien pouvoir regarder d’autre. Il commence en effet avec la promesse de révéler toute la vérité sur la mort d’Alison, rien que ça, et la semaine dernière, ça m’a tellement pris par surprise qu’il m’a fallu un moment pour m’en remettre. Et pourtant, je n’étais pas le plus grand fan qui soit d’Alison.

Alison – La dernière fois qu’on l’a vu dans la série, elle semblait inspirée par Helen pour reprendre sa vie en main. C’est effectivement ce qu’elle fait en début d’épisode, avec du ménage et la vaisselle dans sa maison. Tout va bien, quoi. Et puis, avec la vaisselle, on comprend vite l’omniprésence de l’eau dans cet épisode. Elle reçoit néanmoins une visite nocturne qu’elle n’attendait pas : Ben.

Il se pointe avec un bouquet de fleurs et une bouteille de vin, alors même qu’il est toujours censé ne pas boire. Elle bug un peu, mais la bouteille est pour elle, et elle en a besoin. Il se confie enfin sur son mariage, mais c’est trop tard. Elle se sert un bon verre de vin blanc et accepte de s’asseoir pour ce qui promet d’être de longues explications.

Franchement, ça commence plutôt bien : Ben a largué Faith sa femme et il espère recommencer une relation à zéro avec elle. Il lui avoue donc avoir deux enfants bien jeune, dont un petit d’un an qu’il a appelé… Gabriel. Ca va être dur pour Alison. Elle ne parvient pas à lui pardonner, encore moins à l’aimer car elle ne le connaît pas.

Est-ce que ça suffit ? Nope. Alison en a beaucoup sur le cœur et elle compte bien enterrer Ben avant son heure, à fermer définitivement la porte au moindre espoir entre eux. Alison a rarement été aussi bouleversante, et pleine de justesse. Malheureusement, plutôt que de se barrer, Ben se propose de réparer le robinet d’Alison (non, ce n’est pas une mauvaise blague graveleuse, voyons) et en remerciement, elle se décide à lui faire à manger.

C’est peine perdu, il décide de faire le dîner pendant qu’elle se sert un deuxième verre de vin et regarde la tempête au-dehors, avec les vagues qui se déchaînent. Le silence est assez stressant, et Alison finit par demander plus d’infos à Ben, sur sa séparation d’avec sa femme. L’actrice est assez douée pour interpréter une cinglée, alors je la garde sur ma liste des suspects ayant pu tuer Alison.

Franchement, cette longue scène dans la magnifique maison d’Alison est longue, interminable, pleine de petites conversations du quotidien… et pourtant, je reste accroché à mon écran, là où d’habitude j’ai tendance à m’endormir ou faire autre chose devant la série. Je ne sais pas, j’aime bien Ben, la perspective de perdre Alison fonctionne, et avoir Ben raconter sa vie à l’armée, ses manques là-bas et son envie de retrouver sa femme, c’est intéressant.

Le tout pendant qu’il cuisine, donc. Il confesse avoir tué un enfant, qui était armé… avant de comprendre que l’arme qu’il avait n’était pas chargée, et qu’il l’avait tué pour rien. Le dîner (une sorte de pancake qui ressemblait jusque-là à une omelette) est prêt, et le silence entre eux est encore pire : elle lui demande confirmation de ce qu’elle vient d’entendre et il lui demande où sont ses assiettes, quand même.

Il est loin l’humour de la semaine dernière. La noirceur ne fait que commencer : à son retour, Ben a souffert d’un stress post-traumatique encore pire, s’est mis à boire et a une nuit ligoté sa femme sur le ventre pour ne plus la voir. Bref, de quoi devenir clean – et de quoi couper l’appétit d’Alison qui dit avoir terminé son assiette en y ayant à peine touchée. Que de révélations, que de noirceur. On a envie d’aimer Ben, on a envie d’un happy end avec Alison pour lui, mais franchement, il ne le mérite pas tellement ; Alison avait bien raison. En revanche, une scène si longue, si calme, si pleine de sens à chaque mot… ça n’arrive qu’à la télé, hein.

Pour lui remonter le moral, Alison se met à raconter sa propre noirceur ; ses envies de suicide et sa culpabilité dans la mort de son fils. On découvre alors (je pense ?) que Gabriel ne s’est pas noyé dans la mer, mais dans son lit : il avait encore du liquide dans les poumons, et Alison a refusé de l’emmener à l’hôpital quand il s’est mis à vomir parce que Cole le suggérait, et elle était énervée après Cole. C’est absolument atroce, franchement ; puisque le lendemain matin, son fils est mort, la peau grise. Horrible.

Ben l’encourage pourtant à continuer, et elle continue sur ses cauchemars d’un Gabriel adolescent à la peau grise, énervé après elle. Il est rare de voir le deuil d’un parent si bien écrit à la télévision, et si bien joué (allez, petite pensée pour Glee), et Alison délivre enfin tout le fond de sa pensée. Comment aller bien après tout ça ?

Avec un peu de musique répond implicitement Ben. Il lui propose de danser et même si sa chanson préférée n’est pas dingue, la scène est terrible. La danse s’arrête vite quand elle lui demande ce qu’il advient des gens comme eux, ceux qui ne peuvent être pardonnés. Selon lui, ils doivent se pardonner, mais elle s’en dit incapable.

En fait, elle attend simplement de mourir parce qu’elle ne peut pas vivre comme ça, mais lui veut vivre. Tout cela les mène à un baiser passionné, et à une scène d’amour sur la terrasse (ils auraient pu enlever tous leurs vêtements quand même, j’ai une grille de Bingo à compléter !). La passion, quoi, qui mène à Ben voulant passer sa vie sur cette terrasse. Un dernier moment de bonheur ? On dirait bien.

Elle l’interrompt bien vite pour aller… refaire la vaisselle, avant d’aller au lit. Décidément, quelle soirée. Alors que tout va bien et qu’elle fait la vaisselle, cet épisode révèle sa terrible vérité : tout cela était dans la tête d’Alison. Son robinet est toujours cassé et quelqu’un frappe à sa porte. Ben. Sous la pluie.

Alison – Oh. Une deuxième partie sur Alison, c’est une première dans la série. Et j’aurais préféré m’en passer, parce que rien ne se déroule comme dans le parfait rêve d’Alison. C’est horrible de nous faire ça, rien ne l’indiquait, et découvrir ce qui se passe dans la tête d’Alison, c’est atroce.

Il se comporte en parfait connard, à vouloir aller au restaurant et lui demandant d’arrêter de le maltraiter comme ça, à disparaître sans le prévenir. Oh. Les scénaristes sont bons et subtils, à donner à Ben des répliques similaires au début d’épisode pour mieux briser tous les espoirs d’Alison. Elle commence alors à le questionner, pour apprendre à le connaître et les choses empirent.

Il sent bien qu’elle sait quelque chose, mais plutôt que de lui donner la moindre information, il se met à critiquer Cole qui est venu à une réunion des AA alors qu’il n’en est pas un, brisant la confiance nécessaire à ce genre de réunion. Et ensuite ? Elle demande la vérité à Ben : elle veut savoir s’il est marié, s’il vit avec quelqu’un, s’il a déjà été marié, s’il a des enfants… Et il répond non à tout. Les illusions d’Alison sont brisées, et à vrai dire, les miennes aussi. J’aimais bien Ben. Pourquoi est-il un tel connard ?

Elle lui explique donc qu’elle s’est senti victime des deux amours de sa vie, Cole et Noah. Une fois de plus, on découvre mieux la psychologie d’Alison, qui explique pourquoi elle a trompé les deux. Elle a trompé Cole, trop rigide, et elle a trompé Noah parce qu’il la passait après sa carrière. Et pour la première fois, elle reconnaît qu’elle n’était pas que la victime de ces relations : elle a aussi contribué à les détruire. Alléluia. On aura vraiment assisté à une évolution incroyable pour ce personnage – une évolution qui me fait l’aimer pour ce qui est probablement son dernier épisode.

Une dernière fois, elle demande à Ben d’être honnête et de lui dire qui il est vraiment. Et ça ne vient toujours pas. Pire, il devient violent… et décide de prendre un verre. Et elle le laisse faire. Il retombe dans son alcoolisme et lui révèle ce qu’il a fait pendant la guerre, enchaînant les verres. Pourquoi ne l’empêche-t-elle pas de boire ? Bon, certes, il est trop violent pour ça, mais bon.

Il lui raconte sa frustration de guerre, bien différente de celle du rêve d’Alison, une frustration d’être dans le camp des perdants, de ceux qui savent qu’ils perdent, mais continuent. Il a accepté une mission suicide, dans l’espoir de rentrer chez lui, et il a tué un enfant au passage, alors que l’enfant jouait simplement. Oui, comme dans le rêve d’Alison, mais comme nous sommes dans son cauchemar, cette fois, il le tue en toute connaissance de cause parce qu’il voulait… rentrer chez lui. Et c’était une manière rapide de rentrer.

Il compare alors l’enfant mort à une souris ou un insecte qu’on tue, parce qu’ils nous dérangent. OK. OK. OK. Ben, putain. Et il ne lui a toujours pas dit qu’il était marié, et c’est trop pour Alison qui lui demande alors de partir, ce qui n’est toujours pas dans ses intentions. Il se remet à l’embrasser, espérant que ce soit ce qu’elle veuille, mais ça ne l’est pas, et elle le met à la porte.

Comme il se met à gémir, elle n’a d’autres choix que de le laisser pleurer sur son canapé et lui dire qu’il a besoin d’elle, mais c’est juste un déchet. Et malgré tout, elle ressent de la compassion pour lui, alors qu’il est sur le point de la violer. Cette fois, c’en est trop, elle lui demande donc d’arrêter et de retourner auprès de sa femme. La spirale de violence est donc là, et c’est bien trop rapide : la situation dégénère. Alison menace de prévenir la femme de Ben s’il ne se barre pas, mais plutôt que de partir, il… demande à Alison de reconnaître que tout est sa faute.

Pour une fois que ça ne l’est pas, purée. Et elle répond on ne peut plus justement : Ben est un adulte à qui elle ne doit rien, et même si elle était la femme séductrice qu’il décrit, elle aurait bien pu changer d’avis si elle voulait. Putain. C’est là que tout dérape et que Ben sombre encore plus dans la violence, frappant Alison. Putain. Dire que je le croyais et que je l’aimais bien. Bienvenue en 2018.

La conclusion de l’épisode voit donc Ben tuer Alison en la jetant à la mer en pleine tempête, alors qu’en voix-off on entend Alison avouer qu’elle ne se bat plus pour survivre ; qu’il ne lui fait rien de plus que ce qu’elle a fait 150 fois elle-même. En fait, ce discours de fin est probablement ce qu’elle aurait continué à dire s’il ne l’avait pas frappé et ça se termine sur le plus mauvais goût possible, avec Alison se disant encore jeune, méritant une autre histoire et méritant d’être heureuse.

Plus déprimant encore que la semaine dernière, plus déprimant que n’importe quel autre épisode cette année. Cet épisode met donc en avant la condition des femmes battues, rajoute à l’horreur de la semaine dernière en donnant raison à Cole et est on ne peut plus dérangeant quand je me relis et que je me rends compte de l’interminable liste de suspects que j’étais prêt à condamner dans l’espoir que Ben soit innocent, parce que Ben était un chouette personnage avant cet épisode. Chouette, oui, mais totalement instable.

Putain. Alison méritait tellement mieux, maintenant qu’elle était enfin sortie de sa spirale victimisante. C’est donc dans la seule relation où elle n’était pas victime de sa vie qu’elle finit victime d’un alcoolique ayant perdu les pédales. Et putain, il avait l’air tellement normal dans ses deux scènes de la semaine dernière. Il ne culpabilise même pas ? Il accuse Cole et Noah ? Sérieusement ? Oh, après le déni de la semaine dernière, je crois que je suis dans la colère pour un moment.

09-2

Saison 4

Face à un tel épisode, je ne peux qu’ajouter ici un lien officiel de prévention face aux crises suicidaires. Et un pour les violences faites aux femmes. Et puis, le site officiel des alcooliques anonymes. Parlez-en, communiquez, ne disparaissez pas.

Fear the Walking Dead – S04E09

Épisode 9 – People Like Us – 15/20
Cette reprise ne mérite peut-être pas une aussi bonne note tant l’épisode était long et lent et interminable, mais le plaisir de retrouver tous les personnages est là, et c’est déjà beaucoup par rapport au premier épisode de la saison. Et puis, cet épisode met très bien en place l’intrigue fil rouge de la deuxième partie de saison, et franchement, ça s’annonce bien plus épique que ce qu’on a pu voir jusqu’ici dans les deux séries, alors je veux bien être généreux.

Saison 4


09.jpg

There’s a storm coming your way.

Maintenant que tout le monde est mort, qu’est-ce que la série va bien pouvoir nous pondre ? Oh, je suis un chouilla spoilé par le Comic Con, et elle va nous pondre de bonnes choses apparemment. Elle ne parde pas à nous le dire avec un début d’épisode sous la pluie et les annonces d’inondations. Pire encore ? Il y a tellement de vent que nous avons des zombies qui se mettent à voler plus vite que Clark Kent dans Smallville, et ce n’est pas peu dire. Les choses sont rapidement claires, et le générique le confir me : c’est parti pour une tornade.

Post-générique, on repart pourtant sur une chaude journée comme la série sait si bien nous en proposer cette année. Morgan y tue des zombies dont il récupère les vivres et une radio. Pff, je me passerai bien de Morgan dans cette série franchement. Au moins, on ne l’aura pas dans la prochaine saison de The Walking Dead.

Il contacte rapidement Al qui s’inquiète de sa jambe et de John… Et rapidement, il me casse tous mes espoirs en disant qu’il s’apprête à rentrer à la maison. Merci, non merci. Il se rend ensuite auprès de John, qui vit désormais avec Naomi/Laura qui s’appelle donc June et avec Charlie (!), pour leur annoncer sa décision de retourner en Virginie. Non mais même, il y a eu tellement de temps qui s’est écoulé que ça le ramène pas pour le début de saison, si ? Il va être stoppé par la tornade et mourir ? Allez, l’espoir est permis.

La preuve ? Ben, John est en pleine forme, il est amoureux de June qui lui fait son ménage alors que Charlie reste muette, ils ont donc réussit à dompter cette insupportable gamine tous les deux. L’espoir existe. L’arrêt suivant pour Morgan ? Une putain de villa avec panneaux solaires. Ce ne peut qu’être la résidence de Strand qui passe son temps à… boire. Même sans Madison, les bonnes habitudes ne se perdent pas.

Bon, assez clairement, du temps a passé depuis la mi-saison et nos personnages se sont créées des vies sympathiques. Morgan espère convaincre Luciana et Strand de le suivre en Virginie, mais ce n’est pas gagné. On a un alcoolique et une dépressive, et une Alicia qui refuse de s’installer définitivement avec eux. Cette mise en situation est bien longuement inutile, franchement, mais ça permet de lancer une nouvelle intrigue avec Alicia récupérant des bouts de papier sur les zombies, bouts de papier sur lesquels sont écrits « à l’aide », grosso modo. Elle s’amuse donc à récupérer tous les zombies du coin, alors que Morgan fait chier absolument tout le monde dans l’espoir de les convaincre de le suivre. Allô ? Tu n’as pas d’amis, dégage et puis c’est tout.

Bon, OK, Alicia accepte de se servir de lui quand même car elle a une piste sur l’idiot envoyant les messages sur les zombies. Cela leur permet de marcher un moment et de partager leurs points de vue sur leur situation. Ils ignorent ainsi tout du vent qui se lève, se concentrant sur les messages d’appel au secours qui ne me disent rien qui valent.

Et pourtant, ils parviennent à sauver l’homme coincé dans une usine qui s’amusait à faire ça aux zombies… pour mieux découvrir qu’il est un zombie lui aussi. Tristesse. Alicia en est dégoûtée, parce qu’elle se sent moins douée que sa mère et franchement, j’adore Alicia, mais ça n’a pas sauvé l’intérêt limité de cet épisode.

June et John vivent désormais dans un bus sur le fameux pont, et John parle de plus en plus de retourner à la cabane, alors que Charlie refuse toujours de leur parler et est sauvée de justesse d’un zombie par Al. Un zombie ? Oui, un sortant de l’eau parce qu’une fois de plus, il y a une brèche quelque part en amont. Cela donne une bonne excuse pour qu’Al et June se trouvent quelque chose à faire. Et c’est parfait parce qu’Al veut bien connaître l’histoire de June, maintenant qu’elle sait tout de Laura et Naomi.

Elles ont l’occasion de trouver une petite boîte de secours laissée par d’autres, ce qui fait qu’Al sort de nouveau sa caméra, mais June lui demande de la ranger pour enfin lui parler et dire qu’elle n’assume pas trop de révéler son vrai visage à John, tombé amoureux de Laura, pas d’elle. Moui.

John ? Il profite de cette pause pour faire un plateau de Scrabble avec une boîte de céréales et forcer Charlie à jouer avec lui. Et dire que je pensais avoir atteint le summum de l’ennui avec la série-mère, voilà qu’on nous sort ce genre de scène. Bon, c’est mignon de le voir s’occuper de Charlie et avouer une fois de plus son amour pour June qui lui a permis de recommencer à parler quand il était en plein silence. Sans trop de surprise, Charlie est tellement saoulée qu’elle décide de se casser.

Sinon, côté Luciana/Strand, on nous fait un faux suspense sur leur survie avant de les occuper avec une brèche dans la barrière entourant leur villa. C’est aussi une bonne occasion pour que Luciana sorte de sa déprime et se rende compte qu’elle n’a pas de but dans la vie. Elle en demande un à Victor, mais il n’est pas plus avancé qu’elle.

Alors que ça lui ferait une bonne occupation, Victor refuse alors d’impliquer Luciana quand John vient lui demander de l’aide pour retrouver Charlie. Mais enfin. Elle s’est barrée, laisse-la en paix à un moment ! Ils se retrouvent rapidement sous la flotte, n’ayant pas vu les oiseaux s’enfuir comme June et Al l’ont fait. Oui, ça y est, June a compris ce qui était en train de se passer, après 150 indices laissés bien en vue pendant tout l’épisode.

Il se met à pleuvoir des cordes sur Alicia et Morgan aussi, mais ils se séparent malgré tout. Luciana continue d’écouter ses vinyles, mais à l’arrêt d’un d’eux, elle comprend qu’il y a un bel orage, qui ne l’empêche pas d’entendre que Charlie s’est infiltrée dans la maison. Elle la vire comme une malpropre (comment ça, personne n’est propre dans cette série ?) avant de se rendre compte que Charlie lui rapportait simplement Le Petit Prince. C’était un signe de paix et ça décide Luciana à lui courir après, sous la pluie battante.

Bref, cet épisode se conclue avec la promesse de duos originaux et inattendus dans tous les coins, et avec la promesse d’une tempête qui vire à la tornade. Comme on l’a vu en introduction, Al et June se retrouvent donc dans la voiture blindée de la première à… observer les zombies s’envoler et se cogner contre leur véhicule. Oups. Cela devrait permettre une jolie deuxième partie de saison !

Saison 4