Merry Happy Whatever – S01E01

Épisode 1 – Welcome, Matt – 16/20
Sans être exceptionnelle, la série me semble sympathique avec ce premier épisode. Elle ressemble à ce que j’en attendais, mais m’a décroché quelques rires que je ne m’attendais pas à avoir si vite. C’est bon signe, reste à voir si ça se confirmera par la suite. Une fois attaché aux personnages, ça ira peut-être mieux… mais je comprends son annulation. C’est bien pour se mettre peu à peu dans l’ambiance de Noël, cela dit !

> Saison 1


Spoilers

There’s the Quinn Way, and the Wrong Way.

Trois secondes et déjà une décoration de Noël en extérieur, ainsi que des bonnets. Ca va être rapide le Bingo Séries avec cette série. C’est un peu le but, je reconnais. La série nous introduit son héroïne, qui ramène son mec dans sa famille pour Noël. Elle le briefe une dernière fois avant l’arrivée du père, un policier qui a un humour bien à lui et n’hésite pas à s’en prendre à Matt, son beau-fils.

Il n’est pas exactement ce qu’il attendait pour sa fille, forcément. Les rires pré-enregistrés sont un peu too much pour moi, mais je suis sûr que je vais m’y faire. Un peu de patience, et hop. Allez, l’épisode avance bien vite, et je ne suis pas sûr d’en faire une critique complète, mais il y a des trucs qui me marquent tout de même.

Déjà, la famille envisage dix jours de décoration de Noël. C’est tout ? Mais c’est horrible. Le but est assez clair, chaque épisode couvrira une tradition de la famille qui en a plein, mais concentrée sur dix jours. Emmy, le personnage principal, est heureuse de ramener Matt chez ses parents… et ça vire à la catastrophe quand il lui demande à la faire la sieste avant de rencontrer le reste de la famille.

Ce n’est pas ce qui lui arrive et nous étions aussi peu prêts que lui à faire la rencontre de Sean, Joy, Pats ou Alan. Ca fait beaucoup. La sœur insupportable, le père psychopathe, le frère fan de foot qui veut que tout le monde soit d’accord avec lui. Eh, on sent bien le problème, là : la famille veut tout contrôler. Et ils ont des enfants, en plus, ça n’arrange rien.

En même temps, je n’imaginais pas autre chose pour cette série. Ashley Tisdale arrive enfin, et j’avoue que ça m’aide à accrocher à la série. Je l’aime directement à débarquer en pleine engueulade et à se faire demander en divorce devant toute sa famille. Enfin, pas la mère, qui n’est plus là, du coup.

Le mari se barre après avoir critiqué la cuisine de la mère et révélé à tout le monde qu’il n’avait pas fait l’amour depuis un an, mais pas avant que Matt ne revienne des toilettes sans savoir ce qu’il se passe. Le pauvre. Matt tombe donc pile à temps pour la rupture. Toute la famille s’isole donc autour de Kayla, et ça laisse le temps à Matt d’aller voir les autres conjoints des frères et sœurs d’Emmy, sa copine.

Le timing du divorce de Kayla et Alan est vraiment mauvais : il leur révèle qu’il veut demander Emmy en mariage pendant les vacances de Noël. C’est mal barré, clairement. Les conjoints de la famille lui proposent de remettre ça à plus tard, surtout qu’il s’apprête à découvrir la famille Quinn et toutes les difficultés qu’il y a à vivre dans cette famille toxique. Ils passent toutes leurs vies ensemble, et ça pose problème aux conjoints.

On comprend vite de quoi il en retourne avec Kayla, qui se débrouille pour récupérer le lit de sa chambre d’enfance et virer Matt de celle-ci, alors qu’il devait la partager avec Emmy. Comment refuser quoique ce soit à Kayla qui vient de se prendre un divorce dans la tronche, en même temps ?

Pour ne rien arranger dans cette famille et cette saison, le fils du frère d’Emmy décide de s’asseoir face à ses parents pour leur faire une grande révélation et un coming out… Il est athée. Ce n’est pas du tout un problème pour ses parents… jusqu’à ce qu’il demande à ne pas aller à l’église le soir de Noël. Dans cette famille ? Bon courage !

Même si le beau-père refuse évidemment le mariage de Matt et Emmy, il est évident que Matt révèle aussitôt à ses futurs beaux-frère-et-sœur qu’il a bien l’intention de la demander malgré tout en mariage. Ils ont beau lui dire de ne surtout pas faire ça, Matt veut le faire et il insiste. Et il le fait en essayant de rendre service encore et encore à son beau-père, même s’il ne veut pas d’aide.

Le beau-père finit sans trop de surprise à l’hôpital, carrément. Il est fort ce Matt : il détruit une décoration traditionnelle de la famille qui représente aux yeux de son beau-père sa femme, puisqu’il s’agit d’un ange. Il blesse son beau-père. Et il tombe du toit, s’évanouissant à la vue du sang de son beau-père. Merveilleux. Il ruine au passage la tradition de l’éclairage des lumières de Noël.

Tant qu’on est à l’hôpital, on a quelques bons gags sur Matt qui est un peu un boulot ou Kayla qui essaie de parler au poisson de l’hôpital, seul aussi pour les fêtes, et même de le voler. L’autre sœur d’Emmy essaie d’avoir des enfants, en vain, et le frère angoisse que son fils annonce au grand-père qu’il est athée. Il n’ose finalement pas le faire. Tant mieux, il y a encore quelques épisodes en stock.

Au cours de ceux-ci, on pourra sûrement suivre Matt faire du chantage à son beau-père, j’imagine, puisqu’il sait désormais qu’il est amoureux de son infirmière – qu’il connaît d’avant, apparemment. Ah les petites villes américaines.

Finalement, l’éclairage traditionnel de la maison de famille ne peut pas se faire… Alors, ça se fait dans la salle d’attente de l’hôpital. Allez, pourquoi pas. La série est un peu plus lente à démarrer que ce que j’imaginais, mais elle m’a fait rire quelques fois, je dois dire. Le suspense est lancé pour les neuf jours restants à Matt et Emmy : Don, le père, essaie donc de faire en sorte que sa fille reste après les fêtes en la forçant à rencontrer Ted, à qui il fait du chantage pour qu’il lui offre un emploi. Ma foi, ça se regarde.

> Saison 1

Euphoria – S01E09 (spécial)

Épisode 9 – Trouble Don’t Last Always – 20/20
Pour un épisode spécial, c’est un épisode spécial. Le choix est osé, c’est quasi-impossible à critiquer (cela dit, j’essaie quand même), mais c’est, comme toujours avec cette série, parfaitement brillant. Ce n’est pas du tout ce que j’attendais, mais j’ai adoré ce long épisode beaucoup trop court (oui, oui) et les développements qu’il apporte, l’air de rien, loin de tous les champs du possible du cliffhanger de la saison 1. Un épisode improbable, donc, mais réussi, et complètement hors du temps. Comment ça, ça a duré une heure ?

Saison 1Saison 2
> Episode spécial sur Jules


Spoilers

I love talking to you, because we talk about the real shit.

Je ne sais pas comment classer cet épisode exactement dans le chapitrage en saison, mais je viens de découvrir que cet épisode spécial d’Euphoria est en ligne. OCS le nomme épisode 9 de la saison 1… Alors euh, je vais en faire autant. C’est la première partie d’un double épisode, et je n’ai juste pas été capable d’attendre plus longtemps pour le voir maintenant que j’ai découvert qu’il était en ligne. J’avais noté qu’il était pour le 8 décembre, je découvre par hasard sur Twitter qu’il est dispo depuis le 5.

Au moins, ça veut dire que tout ce que je fais pour éviter les spoilers fonctionne bien. Un peu trop, peut-être. Est-ce que j’ai lancé l’épisode sans me remettre en tête tout ce qu’il s’était passé l’an dernier ? Oui. Est-ce que la série ne me le rappelle pas non plus ? Oui. Super. Ce n’était pas utile pour la claque qu’il représente en tout cas.

On retrouve donc Rue toute heureuse en couple avec Jules. Elles ont leur propre appartement désormais et Jules a une présentation importante de ses œuvres. Le paradis ? Il cache une part d’ombre avec Rue qui ne met pas longtemps à se droguer à nouveau. Et c’est à peine fait qu’une transition nous ramène à la Ru qu’on connaît, défoncée avec ses pulls à capuche, tentant de convaincre son parrain qu’elle a tout arrêté. Mouais. Le fantasme était bien mieux, et il nous faisait oublier la crise sanitaire.

Cet épisode manque clairement de sa voix off et ne reprend pas vraiment sur le cliffhanger de l’an dernier, alors c’est étrange. Il s’agit d’une transition entre les saisons, je sais bien, mais ça se fait donc sans lien avec l’épisode précédent. L’absence de lien est totale : nous sommes loin du rythme effréné de la série, puisqu’on reprend sur un épisode d’une heure, nous présentant… une simple conversation entre deux personnages. Il m’a fallu un certain moment pour le comprendre. C’était étrange, mais le tout se passe dans un diner avec un mètre de distance entre les acteurs. Facile.

Il est aussi étrange de regarder cet épisode emmitouflé dans un plaid, alors que j’avais l’habitude de regarder la série en pleine canicule, mais on en est tous là. Qu’est-ce que je suis heureux de retrouver Zendaya, en tout cas !

Oui, la série et son actrice me manquaient, même si c’est bavard et même si je ne suis pas à fond derrière cette idée d’épisode bavard. En vrai, je dis ça, mais ça m’a totalement réveillé de savoir qu’il y avait un épisode. J’étais pourtant parti pour aller me coucher quand j’ai vu passer l’info de cette mise en ligne et… Je n’ai pas tenu deux minutes ma résolution d’aller me coucher.

Les grimaces et les moues de Zendaya me refont ma soirée, et probablement ma soirée. Ah, et ça me fait déjà des points du nouveau Bingo Séries puisque l’épisode a lieu en plein réveillon de Noël (quel meilleur moment pour une réunion avec son parrain des AA ??) et que les personnages sont filmés à travers la fenêtre du restaurant où ils sont pendant plus d’une heure. Allez, on ne va pas se mentir, ce n’est pas un épisode qui se critique comme je le fais habituellement. C’est une conversation. On ne résume pas une conversation comme ça. Tout est fluide, tout est génial et tout… me donne envie d’écouter les personnages plutôt que de prendre des notes.

On découvre en même temps que Rue que le parrain dont j’ai oublié le nom (Ali) s’appelle en fait Martin, et c’était marrant à voir. Avant ça, j’ai aimé sa tirade sur l’addiction qui est une maladie, maladie qui n’est vue comme telle par absolument personne. L’avantage de cette conversation, c’est qu’elle permet de beaucoup mieux connaître ces personnages paumés. Les failles de Rue sont ainsi largement explorées. Je n’ai pas le souvenir que la première saison explorait autant ses faiblesses : ici, il est très clair que la mort de son père n’est toujours pas digérée.

Elle en veut encore à Dieu, quoiqu’elle en dise, et cette conversation déconnectée de tout le reste, y compris de la crise de coronavirus finalement, nous le fait clairement comprendre. Ali évoque aussi, en creux, le Black Lives Matter, inévitablement, et les difficultés à mener des révolutions. Son conseil à Rue ? Croire en la poésie, parce qu’elle est malade et que c’est la seule chose qui lui permettra de rester à la surface. Pfiou. Zendaya. Le talent de cette actrice, putain. Je suis sur le cul, tout simplement. Franchement, Ali est doué comme acteur – meilleur que dans Fear the Walking Dead d’ailleurs – mais il n’est rien par rapport à Zendaya.

La production minimaliste de l’épisode sublime encore plus son jeu d’actrice, je trouve. Oh, minimaliste… Il y a bien un traveling réussi, il y a bien un plan qui rappelle un tableau d’Edward Hopper (Nighthawks), il y a bien la transition de début d’épisode, il y a bien des plans audacieux, ou au moins originaux, et, évidemment, il y a bien un passage musical absolument brillant quand Ali sort fumer et que Rue reçoit un message de Jules avec une chanson qui reflète parfaitement l’état de Rue. Pendant ce temps, ce pauvre Ali galère à parler à sa famille, et notamment sa fille.

L’acteur est peut-être bon, mais je dois vous avouer que je m’intéresse surtout au personnage de Rue. Cela ne surprendra personne, cela dit. J’étais donc content que la série y revienne juste après cet intermède musical digne d’une coupure pub finalement. Rue pose évidemment la question de Jules, de savoir quoi faire de son envie de rencard avec et de couple heureux.

Ali botte étrangement en touche (il y a peut-être à creuser de ce côté-là ?) pour demander conseil à leur serveuse, Miss Marsha, qui est dans sa dix-septième année de sobriété. Elle est de bons conseils, rappelant à Rue qu’il faut se concentrer sur ce qu’elle veut vraiment – guérir. En plus, Jules n’est probablement pas une bonne idée pour Rue, puisqu’elle l’accuse encore d’être responsable de sa rechute, alors qu’Ali souligne avec beaucoup de justesse que, peut-être, avoir de la drogue dans sa chambre n’était peut-être pas une bonne chose pour rester sobre.

Je l’ai beaucoup aimé dans cet épisode Ali, alors que je ne sais plus ce que je pensais de lui avant. Là, il est très clair dans l’analyse de la relation Rue/Jules. Il repère immédiatement le problème qui n’était pas toujours si évident à voir en saison 1 où l’on se laissait facilement emporter par Rue : notre héroïne est amoureuse et elle se monte toute seule un énorme film sur sa relation avec Jules. Cela n’a jamais été une relation de couple, juste des baisers et du bien être qui n’était pas clarifié entre elles.

De toute manière, Rue en revient à la surface de ses problèmes à parler de Jules. Il y a la relation à son père mort, mais il y a aussi la relation à sa mère, qu’elle a menacé avec un bout de verre. Malgré ça, elle n’impressionne pas Ali – et elle lui affirme aussi qu’elle n’a pas fait son tatouage à la lèvre. Elle voit tellement Ali comme une bonne personne qu’elle n’arrive pas à l’imaginer comme quelqu’un de terrible, alors que c’est évidemment le cas : il est quelqu’un de terrible. C’est l’occasion pour nous de découvrir qu’il a deux filles et que, malgré ça, il a tout de même reproduit son schéma familial, à frapper la mère de ses enfants alors qu’il avait passé vingt ans de sa vie à envisager de tuer son père qui frappait sa mère.

Ces personnages sont terribles. Ces personnages sont déprimants. Pourquoi ça fait tant de bien de regarder cette série quand tout le monde y est si éclaté ? Je pense sincèrement que c’est le choix d’aborder de front des sujets qui sont trop souvent des batailles silencieuses ou aseptisées par les scénaristes qui veulent juste de bonnes histoires. Peu de séries prennent vraiment le temps de poser deux personnages pour qu’ils parlent pendant une heure. Peu de séries peuvent se le permettre et sortir un aussi bon épisode, cela dit.

Ce bottle episode est une réussite pour ça : ces personnages en ressortent encore plus attachants et encore plus incroyables. Rue qui écoute la vie d’Ali, continue de penser qu’il est quelqu’un de bien, puis lui avoue qu’elle n’a pas l’intention de rester en vie assez longtemps pour atteindre le fond qu’il a atteint… C’est à couper le souffle. Je suis tellement bon public pour cette série – mais c’est précisément ça qui est le plus fou, ça n’a rien à voir avec la série que l’on a connue il y a un peu plus d’un an.

Voir aussi : Ce que c’est qu’un bottle episode

Oh, oui, il est question de la colère, du niveau de colère et de rage auquel on est confronté quotidiennement, mais tout ça n’est pas le cœur de l’épisode. Les personnages sont dans une bulle, dans cette poésie si chère à Ali. Ils ne refont pas le monde ; ils ne refont même pas leurs vies. Ils sont juste là, à parler de ce qui est important pour eux. Et j’ai envie de revoir l’épisode avant même de l’avoir terminé. Il m’a réveillé, vraiment.

Et cette prestation de Zendaya. Je sais que je suis en boucle, pardon, mais ce long silence quand Ali lui demande la manière dont elle veut que sa famille se souvienne d’elle ? C’était brillant, à la fois dans l’écriture et dans le jeu. Tout ça pour finir en rire ? Incroyable. Je suis trop élogieux, je sais. Je sais que cet épisode va diviser, que beaucoup risquent de le détester… mais il est parfait. J’ai ri, j’ai eu de la peine, j’ai été captivé pendant une heure sans la voir pleurer et, bordel, j’ai même fredonné sur l’Ave Maria final. C’est dire si j’étais à fond.

Bref, vivement le prochain épisode, tout simplement, parce que je manque de séries comme ça en ce moment. C’est typiquement le genre de séries pour laquelle je n’ai plus aucune limite. Il faut que je voie l’épisode, c’est tout. Et c’était un chef-d’œuvre, un petit bijou, que j’ai vraiment envie de revoir. La dernière scène, dans la voiture, avec Rue qui déprime en regardant la pluie en ce soir de Noël. So relatable, sans l’être car je n’ai jamais été dans sa situation. Brillant.

> Saison 1
> Episode spécial sur Jules

Le récap This is us avant la saison 5

Salut les sériephiles,

Je sais, normalement, je reviens avec vous le mercredi sur les films vus… Mais on va faire une exception aujourd’hui pour le retour des Pearson à la télévision américaine. Ce retour est à surveiller de près puisque c’est l’une des premières séries déjà bien installée à se frotter au coronavirus dans son intrigue – c’est ma première en tout cas. S’il n’y a aucun doute sur le fait que ça et les élections américaines en cours risquent de bouleverser le quotidien de nos personnages, avec également une insistance bienvenue sur le mouvement Black Lives Matter, il ne faut pas perdre de vue les nombreux dramas en cours dans la série.

La semaine dernière, je n’ai pas fait de récap pour Dix pour Cent (c’est d’ailleurs mal barré pour voir ces deux épisodes-là aussi ce soir, surtout avec le discours à 20h !) et je l’ai vite regretté une fois devant, alors j’apprends de mes erreurs et on est parti pour le récap de fin saison 4 de This is us !

This Is Us: The Characters and Their Cars - The News Wheel

Lire aussi les critiques détaillées de chaque épisode : Saison 1 Saison 2 Saison 3 | Saison 4

Commençons par le plus évident : Kévin. De mémoire, c’est sur lui que s’attardent le plus les cliffhangers de la saison précédente. En effet, après un coup d’un soir avec Madison, la meilleure amie de sa jumelle Kate, il apprend qu’il s’apprête à être papa. Elle est tombée enceinte et c’est parfaitement inattendu quand la série semblait prendre la direction d’un retour de Sophie… Kate ne pourra pas bien vivre la nouvelle quand elle l’apprendra. Kévin non plus, cela dit, parce qu’il se dit prêt à être papa, OK, mais de là à avoir des jumeaux avec la meilleure amie de sa sœur…

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Si Kévin se dit prêt si naturellement et rapidement à être papa, il ne faut pas oublier qu’il est sobre depuis tout juste un an et qu’il le fait principalement parce que Randall vient de l’accuser d’être égoïste et égocentrique. Oups. Revenons sur cette terrible engueulade entre frères : Randall reproche à Kévin de ne pas s’occuper assez de Rebecca, qui est malade. Elle commence à perdre ses souvenirs et a une maladie dégénérative s’approchant d’Alzheimer. Elle n’a pas envie de se soigner, et Kévin l’accepte. Pour Randall, c’est en revanche inconcevable de ne pas se battre et il fait ainsi pression sur sa mère pour qu’elle se soigne.

What's in Jack's Notebook on This Is Us? | POPSUGAR Entertainment

Kévin le lui reproche. Randall lui reproche d’être égoïste et se contenter des bons moments à vivre avec sa mère plutôt que de se battre à ses côtés. Et la dispute dégénère avec plein de vacheries entre les frères, notamment Randall reprochant à Kévin de ne pas avoir été là lors de l’incendie tuant son père.

Pfiou, ne peut-on pas en revenir à leur bromance ? C’était lourd à regarder, bien plus que Rebecca s’enfermant dans ses souvenirs tant qu’elle en a. Popular GIF | This is us toby, Giphy, This is us A côté, l’intrigue de Kate est beaucoup plus légère : Toby et elle prennent la décision d’adopter un enfant puisqu’une deuxième grossesse serait trop compliquée. Baby Jack aura donc une petite sœur.

Côté enfants, notons que Deja est toujours en couple, Tess lesbienne assumée et Jack non-voyant. Je crois que c’est tout ce qu’il y avait à en retenir pour le moment, mais ils sont toujours négligés par les scénaristes de toute manière… sauf quand sans raison on a tout un épisode sur leur âge adulte, certes, mais ne chipotons pas trop.

This Is Us' Season 4 Will Feature Rebecca's Father in a 'Prominent' Role | e-Radio.USa

Et dans le passé ? Peu importe : la série a déjà fait le tour des intrigues en cours, donc pas de suspense. On connaît les personnages, on verra bien. J’imagine qu’on aura de nouveau droit à Jack essayant de supporter son beau-père, seulement, même ça, on a déjà fait un bon premier tour de ce qu’il y avait à voir.

The Most Shocking Moments From 'This Is Us' Season 4 (So Far) | ETCanada.com

Je ne m’inquiète pas outre mesure, cela dit : les scénaristes ont l’habitude de nous surprendre avec des bouts du passé jamais évoqués auparavant. Ils sont forts pour ça, ils dissimulent quelques secrets du passé qui réexplosent à la face de tous ensuite, comme l’ont prouvé la mort de Jack ou l’arrivée de Nicky.

D’ailleurs, puisqu’on parle de ce genre d’intrigues surprenantes arrivant sur le devant de la scène sans qu’on ne s’y attende, j’ai hâte de voir Kate faire face au choc post-traumatique de sa relation de merde avec Marc, de voir Kévin évoluer dans son mariage avec Sophie et d’avoir encore et toujours plus de ma parfaite Beth – un personnage qui vraiment n’aura jamais de défauts trop importants, j’espère, que ce soit adulte ou adolescente. Il y a encore beaucoup à explorer dans le passé, les scénaristes ont de quoi faire pour ne pas trop nous assommer avec le Covid19.

this is us season 4 | Tumblr

Le futur ? La saison se terminait sur la mort de Rebecca entourée de sa famille, mais toujours pas Kate. On verra. Il n’est pas sûr non plus que Randall et Kévin soient réconciliés, puisque la série laisse le doute avec une main sur l’épaule seulement là où Kévin et Nicky se font un câlin d’émotion. Ah, les relations familiales…

The Walking Dead – S10E16

Épisode 16 – A Certain Doom – 16/20
Moui, bon, l’attente n’en valait pas vraiment la chandelle… Je m’en doutais, mais ce dernier épisode paraît long et son suspense est énormément atténué par les annonces faites pour la suite de la franchise. Il est sympathique, mais ce n’est pas le meilleur de la saison et ce n’est certainement pas la meilleure fin de saison. Après des mois de teasing de la part du casting, ça tombe un peu à l’eau comme fin de saison.

> Saison 10


Spoilers

We still have things to do here.

Après quelques mois d’attente, le dernier épisode de la saison est enfin disponible et il était donc temps pour moi de mettre à le regarder… J’ai un peu attendu, par habitude de voir ces épisodes le dimanche ou le lundi. En plus, j’ai déjà vu les premières minutes de l’épisode lors du Comic Con @home, alors que je fuis tout ça d’habitude, et je sais que ces premières minutes ne me fascinent pas.

Voir aussi : Comic Con @home, le récap (part.2) : le point sur la franchise The Walking Dead

Mon souvenir est le bon : on reprend par Gabriel qui fait un serment aux enfants pour les rassurer sur leur sort, alors que leur sort pue tout de même. Le montage a la bonne idée de nous aider à nous rappeler où on en est cela dit : les Chuchoteurs sont là et prêts à s’attaquer à nos héros.

Ils sont quasiment tous piégés. Même Daryl, Carol et Kelly se retrouvent forcés de s’enfermer dans l’hôpital, alors que celui-ci est complètement cerné par les zombies – dans un tournage qui n’a rien à voir avec les règles du Covid. Je ne vois pas comment ces séries vont pouvoir continuer, franchement… Encore que bon, ils peuvent toujours mettre des masques sous le maquillage, mais bonjour la chaleur…

Bref, Gaby nous fait un petit point de la situation bien malgré lui, avec ceux qui sont coincés dans l’hôpital, ceux qui sont à vélo à la recherche d’aide, Aaron et Alden tombent sur un type armé et surtout, SURTOUT, Maggie est de retour ! Elle se sera fait attendre plus que jamais, elle, mais ça fait plaisir de la voir recevoir une lettre de Carol ! Ça me fait plus plaisir en tout cas que de voir Bêta mener ses Chuchoteurs à l’attaque dans des plans franchement approximatifs et crédibles – les Chuchoteurs qui se retournent au milieu des zombies, ça n’a pas de sens.

Daryl et Carol sont donc encerclés par les zombies, mais pas de quoi s’inquiéter du tout, ils ont encore le temps de parler de Michonne et d’être inintéressants. On n’est pas sortis de l’auberge avec eux de toute manière, puisqu’ils ont leur ticket de survie pour les deux prochaines années : un spin-off se concentrera sur eux après la saison 11. Au secours.

Ils rejoignent rapidement Gabriel et le reste des survivants – tiens Briana Venskus est là ? J’avais oublié qu’elle était encore en vie dans cette série. Elle est tellement partout… Ici, elle joue une membre de Oceanside, qui a même le droit de gagner le prénom de Beatrice dans cet épisode. C’est chouette de redécouvrir des gens comme ça, mais on sait ce que ça veut dire, hein. La série redonne une importance aussi à Dianne, un perso oublié avec le temps et qui a maintenant une dent contre Carol, comme le reste du monde. C’est fou, ça, tous les personnages qu’on oublie avec le temps.

J’avais oublié aussi le pétage de câble de Carol qui fait qu’elle a encore tout le monde à dos, alors que Lydia, elle, l’aime bien et vient carrément la remercier d’avoir fait tuer Alpha. Bien sûr. Soyons rassurés, elle ne vient pas chercher une autre mère en parlant à Carol. C’est déjà ça… mais ça traîne en longueur. On est là pour de l’action, on nous a promis un épisode épique !

À la place, on a droit à des préparatifs interminables de Luke et sa nouvelle copine, Daryl, Magna… Pfiou. Negan, lui décide de rester en arrière, avec Judith qui n’est qu’une enfant, notamment, ou Lydia qui ne doit pas troi aimer le plan de nos amis. Tous les autres héros se recouvrent de sang et se font passer pour des zombies au milieu de la horde qui est à leur porte.

Je comprends ce plan, on a l’habitude après tout… mais c’est faire fi de la présence des Chuchoteurs qui peuvent les tuer à tout instant, ça, non ? Et que dire de la focalisation de la série sur le personnage de YYY qui est au milieu des zombies alors qu’elle n’entend plus rien. La scène traîne en longueur, comme toujours, mais elle offre de bons moments, notamment lorsque l’on a des gros plans sur Magna qui vit sa pire vie.

Le plan est un peu improbable, mais il fonctionne à peu près : nos héros dans la horde servent d’appât pour révéler les Chuchoteurs qui sont observés par Gabriel, Dianne, Lydia et d’autres. Eux, ils ont des arcs et savent viser assez bien pour blesser les zombies. Le plan ne dure qu’un court temps avant que Bêta ne réagisse en resserrant les rangs de la meute.

Pour ne rien arranger, des zombies parviennent à entrer dans l’hôpital et forcent ceux qui étaient restés à l’abri à faire face à la menace, avec Lydia qui comprend qu’elle va bien devoir renfiler un masque de zombie. Quelle chance.

Elle est bien plus habituée que nos héros et n’a aucun mal à rattraper rapidement Carole et Beatrice qui trainaient vraiment beaucoup la patte. Tellement, d’ailleurs, que comme prévu cette dernière se fait tuer dans cet épisode, de la plus atroce et douloureuse des manières. Bon ben, c’était cool de revoir Briana Venskus, on va dire. Elle se fait donc dévorer par les zombies, de même que la nouvelle seconde de Beta, si je ne m’abuse.

Hop, deux personnages de moins, alors que le sac de Beatrice est récupéré bien vite par Lydia. Finalement, Carol et Lydia rejoignent donc le reste du groupe qui est à l’abri dans la forêt et le plan est enfin révélé : ils ont un chariot avec une chaîne hi-fi qui fait assez de bruit pour attirer tous les zombies loin de l’hôpital.

Cela ne peut durer qu’un temps et à la tombée de la nuit, les Chuchoteurs repassent à l’attaque, mettant à mal le plan de nos héros. Ceux-ci se retrouvent rapidement sans stéréo, sans chevaux et sans charrette. Qu’à cela ne tienne, Daryl se propose d’aller tuer les Chuchoteurs directement dans la horde pour protéger au mieux leurs alliés de l’hôpital qui n’ont peut-être pas réussi à évacuer et Lydia a la bonne idée de prendre la place de Beta pour mener les zombies vers un ravin. Ben oui, Alpha lui a appris à guider les zombies, bien sûr.

Cela ne semble pas bien difficile, cela dit… mais bon, admettons, elle semble être la seule à pouvoir le faire pour le moment. On suit donc des scènes sympathiques où nos Chuchoteurs se font massacrer par Magna ou Daryl. Finalement, Lydia est repérée par Beta et manque d’y passer, mais Negan sort de nulle part, déguisé en zombie sous sa veste en cuir quasi intacte pour s’en prendre à Beta. Avec l’aide de Daryl qui lui sauve même la vie (allons bon), Negan participe donc à la mort de Beta, qui finit aveuglé par Daryl et content de retrouver Alpha dans son nouvel handicap lui offrant quelques flashbacks de son amour perdu.

Le pire ? Beta est heureux de mourir ainsi et Negan regrette presque de l’avoir tué, parce qu’il le reconnaît. On sait qu’il s’agit d’une star de la musique, mais on n’en saura apparemment jamais plus.

En parallèle, dans l’hôpital, les choses empirent avec l’utilisation de bombes par les Chuchoteurs. Normal. Gabriel survit malgré tout, hein, ça va de soi… mais il décide de se sacrifier en restant en arrière pour protéger Judith et les autres qui descendent par un ascenseur. Oui, Gabriel décide de se suicider en laissant juste un dernier message pour Rosita, grande absente de l’épisode.

Malheureusement et contre toute attente, Gabriel est sauvé de justesse par l’étrange homme armé croisé par Aaron en début d’épisode… Il s’agit du bras droit de Maggie ! Bon, ben, il faudra faire avec Gabriel l’an prochain quand la série reviendra, hein… pour la suite de sa saison 10 parce que non, cet épisode final n’est pas tout à fait la fin de la saison 10 finalement, mais en fait si, mais pas vraiment parce qu’il y aura huit épisodes de plus quand même, mais huit épisodes hors sujet. Quelle idée de merde. J’anticipe trop là.

Le lendemain, on retrouve Lydia qui continue de mener la horde de zombie vers un précipice énorme, même si ça suppose de se suicider. Finalement, Carol décide de prendre sa place au dernier moment et s’apprête à se suicider, pour absolument rien, parce qu’une fois que les zombies sont lancés dans une direction, il n’y a pas de raison qu’ils s’arrêtent.

Lydia le sait et elle empêche donc la mort de Carol au dernier moment. Bon, de toute manière, ça aurait fait un cliffhanger tout naze (littéralement, en plus) parce qu’on sait déjà qu’elle va survivre un moment. Là, la scène entre Carol et Lydia est sympathique. Elles reviennent de loin. Quant au jeté de masque parmi les zombies, c’est un symbole plutôt joli pour marquer la fin des Chuchoteurs dans la série. Toute la meute se jette donc de la falaise, et Lydia et Carol restent en vie, en prenant le risque insensé de rester un moment à découvert sur le bord du précipice alors qu’on est toujours à zéro certitude de la fin de l’ensemble des Chuchoteurs, mais bon.

La série veut nous faire croire que c’est bon, et la saison se termine donc sur des retrouvailles très mignonnes entre les enfants de la série et Maggie, puis entre Lydia et Negan, Carol et le reste du groupe. C’est bien, Carol et Lydia se font pardonner par tout le monde comme ça.

Ailleurs, on découvre enfin la survie de la Connie, à laquelle plus personne ne pensait la pauvre. Déjà qu’à l’époque où aurait dû être diffusé cet épisode, je ne pensais plus à elle, mais alors après autant de temps, j’avais oublié cette intrigue sur sa présupposée mort. Elle est pourtant le cliffhanger final de cette saison, puisqu’elle est retrouvée par l’homme étranger dont on ne sait pas encore grand-chose mais qu’on a vu en début d’épisode. C’est un peu un Morgan bis.

Sinon, côté cliffhanger, il ne faut pas oublier ceux qui étaient à vélo en début d’épisode, et ce n’est pas glorieux. En effet, comme d’habitude, Eugène est dépité et se lamente sur son sort, parce qu’il se rend compte qu’il n’arrivera pas à temps à son rendez-vous galant. Putain, mais ta gueule le gémisseur. Rendez-moi les chuchoteurs, finalement.

Heureusement, Ezekiel l’empêche de craquer totalement et le remotive, parce que Yumiko est inutile pour ça. Même Princesse finit par avoir plus d’utilité qu’elle, ça craint, tout de même. Elle a réussi à me faire rire sur l’affaire du code secret non fixé entre Eugène et son crush.

Comme prévu, le groupe semble arriver trop tard au rendez-vous, mais puisque la scène est placée stratégiquement en fin d’épisode, on sait bien que ce n’est pas pour rien. Eugene le déprimé a en effet finalement repris l’espoir de trouver sa Stéphanie… Le voir reprendre confiance comme ça m’a donné envie qu’il se fasse tuer par surprise pendant son petit discours, surtout quand ils se sont tous mis à rire.

C’est à ce moment-là que débarque le cliffhanger, mais il n’y aura pas de mort marquante dans cet épisode (hormis Beatrice, mais bon, j’avais oublié qu’elle était là avant cet épisode, alors…) et rien qui ne marquera vraiment les esprits sur le long terme, juste quelques projecteurs braqués sur Yumiko, Ezekiel, Eugene et Princesse, désormais entourés par des hommes armés. Allons bon.

EN BREF – Cette saison 10 m’a redonné le plaisir d’attendre le prochain épisode de la série et m’a plutôt bien convaincu, avec clairement un meilleur niveau global. J’ai réussi à me réinvestir dans la série grâce aux nouveaux personnages, mais j’ai bien conscience que je suis à contre-courant de la majorité des fans qui semble encore en avoir quelque chose à foutre de Daryl et Carol. Moi, j’aurais été partisan d’en voir mourir un des deux, car ça commence à faire longtemps qu’ils tournent en rond, désormais.

Je suis bien content de retrouver Maggie pour le reste de la série, même si elle n’a pas eu grand-chose à jouer dans cet épisode et content d’avoir assisté à un départ réussi pour Michonne. Le coronavirus a fait bien du mal à la série, puisqu’il aura fallu attendre plusieurs mois pour le dernier épisode de la saison 10, qui sera suivi de huit autres en 2021, épisodes qui feront officiellement partie de la saison 10 mais reviendront sur d’autres intrigues et personnages… Je ne suis vraiment pas sûr d’être convaincu par cette idée.

En attendant, la saison se termine sur des cliffhangers sympathiques, mais pas inoubliables, ce qui est vachement problématique comme la saison 11 ne sera que dans un an. Mais bon… j’aurai ma critique pour me souvenir d’où j’en suis !

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