The Outpost – S02E09

Épisode 9 – There Will be a Reckoning – 12/20
On continue dans la lignée de l’épisode précédent, avec des scènes aussi ridicules et des moments pas très crédibles. Même quand ce n’est pas trop mal écrit, c’est mal mis en scène, alors forcément la série en prend un coup. C’est dommage parce qu’il y a des sursauts de qualité dans certains rebondissements ou dans les relations de certains personnages – c’est ce qui me donne envie de rester ; mais l’ensemble est vraiment trop brouillon.

> Saison 2


Spoilers

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Humans. You can save their baby and they still hate you.

J’ai plein de séries à voir aujourd’hui, mais je commence par celle-ci, parce que j’avais envie d’un truc pas trop prise de tête à commenter pour commencer. Et puis, j’ai pris l’habitude d’avoir quasi une semaine de décalage avec, et ce n’est pas bien, parce que si je laisse cette situation s’installer un peu trop, je vais encore me retrouver à finir la saison en décembre comme l’an dernier. Pour m’éviter ça, voilà, je me motive pour cet épisode. De toute manière, un épisode défile toujours vite avec cette série.

En tout cas, c’est sans regret que je recommence avec cet épisode qui m’a fait mourir de rire en moins d’une minute. En effet, Zed et Talon se baladent toujours en forêt et se retrouve à devoir sauver un bébé qui a été embarqué dans la gueule d’une des bêtes sauvages du coin. Non, ce n’est pas tellement ça qui m’a fait rire, mais plutôt la manière dont le bébé finit sain et sauf après avoir été balloté dans tous les sens et balancé au sol par la bête. Bébé Clark Kent, quoi.

C’est Zed qui le sauve à coups de flèches lancées sur la bestiole qui, un peu comme Tobin la semaine dernière mais de manière moins flagrante, se laisse abattre pour finir à ses pieds, morte. Zed ne récupère qu’une seule de ses flèches sur le cadavre, alors qu’il pourrait toutes les récupérer s’il était un peu logique, et finit surtout frustré de découvrir que les parents du bébé sont malgré tout plein de haine envers lui et ses oreilles pointues. Vraiment, j’ai ri. C’est tellement mal écrit tout ça, ou en tout cas mal mis en scène…

Cela mène aussi, inévitablement, à une scène où Zed interroge Talon sur le moment où elle s’est coupée les oreilles. Ils se font ça à la lueur de leur feu de camp, et franchement, on a peine à croire qu’ils soient des parias en danger dans un monde hostile. Eux, ils préfèrent se toucher les oreilles que d’imaginer qu’on puisse les prendre en embuscade. Se toucher les oreilles, et pas que, parce que Zed explique tranquillement à Talon qu’il existe un lien entre blackbloods.

Il ne faut pas longtemps pour que ça vire au porno entre eux. Et au petit matin, c’est sans surprise qu’ils sont effectivement pris en embuscade par les villageois du coin, qui ont repéré Zed en voyant ses oreilles et sont terrifiés par lui.

Le réveil est donc mouvementé pour nos amants puisque Zed est à peine réveillé qu’il remarque qu’ils sont deux contre dix. Jamais vu quelqu’un compter si vite. Sans surprise toujours, ils s’en sortent et continuent leur promenade. Le problème, c’est que j’ai décroché de leur intrigue il y a deux épisodes, quand bien même je trouve qu’ils forment quasiment le meilleur couple de la série (avec Gwyn/Garret). Au moins, ils ne sont pas ensemble juste parce que les scénaristes trouvent ça cool, il y a une logique derrière, pas comme Garret/Talon ou Janzo/Naya, par exemple.

Bon, en tout cas, ils retrouvent un cimetière improvisé dans la forêt et parviennent à réunir avec le collier une autre partie de l’artefact. Aussitôt, celui-ci réagit et émet une lumière bleue, même si on ne sait pas ce qu’il en est – et eux non plus.

Pendant ce temps à l’Outpost, Gwynn doit gérer les conséquences de son « enlèvement » par Garret : tout le monde s’en fout pas mal, sauf le cousin de Tobin qui est un peu frustré de ne pas avoir reçu les terres qu’on lui avait promises. Comme le mariage est reporté, malgré l’amour que Tobin porte toujours à Gwynn, Milus, le cousin décide d’entrer en guerre contre Tobin et d’aller récupérer ses terres. Cela veut aussi dire que les espoirs de paix négociées avec le Prime Order tombent un peu à l’eau.

Tobin n’est quand même pas inquiet à l’idée que Milus veuille s’en prendre à ses terres, persuadé que celles-ci sont bien défendues. Mouais. Le truc, c’est que Milus n’a pas tellement l’intention de s’attaquer aux terres qu’il veut récupérer : c’est bien plus intéressant de s’en prendre à l’Outpost. Bizarrement, cela n’inquiète pas trop Gwynn qui continue de se penser supérieure à toute attaque venant de l’extérieur.

Comme Tobin se propose de jouer les négociateurs, elle l’envoie parler à Milus, sous la surveillance d’Elinor, évidemment. Ce n’est pas la meilleure des idées parce qu’Elinor n’est vraiment pas la meilleure diplomate de la série. Elle s’énerve donc contre Milus plutôt que de dialoguer et se fait rapidement exclure de la négociation qui finit entre cousins. Bon, ce n’est pas si grave : perso, je n’ai aucun doute en la fidélité de Tobin et Elinor, elle, en profite pour reprendre son trafic de Colipsum avec un de ses hommes, sous les ordres de Milus.

Ce dernier propose un marché à son cousin : il lui donne le trône de son père s’il accepte de livrer Gwynn… Quand il retourne à l’Outpost, Tobin ne dit rien de ce marché, mais explique à Gwynn que Milus organise tout simplement un blocus de l’Outpost, de manière à les affamer. La réaction de Gwynn ? Essayer d’envoyer des oiseaux pour prévenir les hommes de Tobin de la situation. L’idée est maligne, mais la réalisation extrêmement mauvaise : elle fait envoyer tous les oiseaux, un par un, les uns à la suite des autres ; les regardant tous se faire abattre par des archers.

Putain, mais ils vont nous faire le coup des flèches toute la saison ? Ils auraient pu attendre la nuit, former une diversion, envoyer tous les oiseaux en même temps pour qu’un passe au travers des flèches… mais non, ils les envoient un à un à l’abattoir. C’est débile. Après ça, Gwynn admet qu’elle est stupide de s’être enfuie du mariage (s’il n’y avait que ça) et réaffirme sa confiance en Tobin, à qui elle demande toutefois ce que Milus a promis en échange de sa trahison. Comme quoi, elle a parfois des sursauts de bon sens ! Il faut les chercher, mais ça existe.

En parallèle, Janzo s’occupe toujours (bien mal) de Garret. Une fois endormi, Janzo se fait donc attaquer par le garde du Prime Order qui aurait pu libérer Garret sans problème, mais préfère s’attaquer à celui-ci. Cette fois, c’est donc avec surprise que ce garde qui a réussi à rapidement s’infiltrer dans l’Outpost se fait assommer comme un bleu par Janzo et Munt.

Il est aussitôt interrogé par Elinor, qui n’en tire franchement pas grand-chose mais en profite pour demander à Munt d’espionner sa tante Gertie, pour savoir ce qu’elle veut réellement. Tout cela est bien mauvais, mais bon, c’est toujours moins pire que l’épisode précédent je trouve. Et puis, j’ai aimé voir Janzo être blessé de découvrir que Garret n’a pas du tout eu envie de l’aider, préférant espérer être libéré. Comme c’est bizarre.

Après tout ça, Gwynn débarque donc pour interroger elle-même Garret qui continue de jouer son rôle : bien que lobotomisé, il peut faire croire à Gwynn qu’il est de nouveau de son côté pour mieux l’étrangler. C’est gros, mais les gardes sont vraiment inutiles, Janzo a raison. Personne ne rappelle à la reine le danger, ce qui fait qu’elle finit par envisager de tuer Garret s’il n’y a aucun moyen de le guérir. Ce fut rapide.

Garret, lu, profite d’une nuit supplémentaire avec un garde endormi pour se foutre à moitié à poil (ah ça faisait longtemps, ça devenait inquiétant pour les audiences) afin de faire venir à lui de quoi se libérer. Pas de bol pour lui, il est surpris par Janzo qui l’arrête bien vite et finit par découvrir que Garret voulait juste récupérer son médicament.

Son médicament ? Des racines de Nyassa, une plante qui aide à dormir, apaiser la douleur et… plier les esprits récalcitrants pour leur faire croire un peu ce qu’on veut. Franchement, Janzo trouve trop rapidement ce qui est arrivé à Garret à mon goût, ou trop lentement si on part du principe qu’il connaissait déjà cette racine et n’y a pas pensé avant de la goûter.

Dans tout ça, Garret réussit tout de même à s’enfuir en s’en prenant au garde de la même manière qu’il s’en est pris à Gwynn plus tôt. Vraiment, tous les gardes de l’Outpost sont des boulets. À ce stade-là, je n’ai plus d’autres explications…

> Saison 2

Les meilleures nouveautés printemps/été 2019

Salut les sériephiles,

Je vous jure que ce n’est pas fait exprès, mais je crois que le dimanche va devenir mon nouveau jour de prédilection pour publier les TFSA. En fait, j’aurais dû l’écrire vendredi soir en rentrant du travail cet article, mais j’ai eu une soudaine envie d’aller au cinéma, comme je le disais dans un article hier sur La Vie scolaire. Bref, c’est avec un peu de retard que je me penche sur le thème proposé par Tequi cette semaine, qui est assez classique : les nouveautés Printemps/Été 2019 ! La tâche était facile car j’ai eu pas mal de coups de cœur depuis le mois de mars…

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  1. In the dark (CW)

Eh oui, elle est considérée comme une série de printemps, alors elle a sa place ici, même si ça fait déjà quelques mois qu’elle est terminée. Si la série n’invente rien et ne révolutionne pas grand-chose, j’ai adoré découvrir le personnage de Murphy, une jeune aveugle témoin d’un meurtre. Pas évident d’être témoin quand on ne voit rien et que le cadavre disparaît. La saison 1 était très sympa, j’ai beaucoup accroché à certains personnages (Jess et Felix notamment) et l’intrigue fonctionne bien. Hâte de découvrir la saison 2 !

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  1. Grand Hotel (ABC)

Le guilty pleasure que j’ai attendu pendant plus d’un an est totalement à la hauteur de ce que j’en espérais. C’est une série estivale très réussie et que j’ai suivi avec beaucoup de plaisir depuis le mois de juin, même si le soleil n’était pas toujours au rendez-vous pour mon visionnage. C’est un soap avec ses dramas familiaux et ses secrets plus ou moins bien gardés, couverts par tout un tas de mensonges. Par conséquent, c’est addictif et avec pas mal d’humour. Une réussite, quoi !

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  1. Trinkets (Netflix)

Cette série, je l’ai découverte par hasard la veille de sa diffusion et je me la suis engloutie en une seule soirée tellement j’ai accroché à l’histoire proposée. C’est une série pour ados, avec plein d’humour, d’excellentes répliques et des actrices vraiment douées. En plus, son histoire à la Bling Ring a attisé rapidement ma curiosité, alors elle a eu tout bon et pourrait presque être première ici. Il aurait fallu pour ça plus d’épisodes… ou que ce soit mieux réparti dans le temps, je ne sais pas trop.

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  1. Why Women Kill (CBS All Access)

Zéro promo pour cette série qui est un pur boulet de canon. C’est bien simple, Marc Cherry réinvente Desperate Housewives en lui ajoutant un petit twist avec trois histoires se déroulant sur trois décennies différentes, ce qui n’empêche en rien les parallèles et la création d’une histoire cohérente formant un tout. L’humour est mordant, les répliques bien senties, le casting impeccable. En fait, comme pour les précédentes, j’ai l’impression d’avoir misé sur des séries funs qui ne sont pourtant pas officiellement des comédies depuis le mois de mars. En même temps, puisque ça fonctionne, j’aurais tort de m’en priver !

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  1. Euphoria (HBO)

Et je termine par mettre en numéro 1 cette série qui a pourtant mis du temps à me convaincre. C’est qu’il fallait rentrer dans le concept pour vraiment l’apprécier. Une fois que c’est fait cependant, il est dur de ne pas avoir envie de la qualifier de série de l’année. Dès les premières secondes, on est plongés dedans et j’ai trouvé dur de décrocher ; à chaque fois, j’étais à fond dans les épisodes – même quand j’avais encore du mal avec ce que la série proposait. Finalement, son commentaire acide de la jeunesse de nos jours, avec malgré tout un côté prévention/éducation inattendu, est une pure réussite. J’attendais impatiemment les lundis soirs pour découvrir les nouveaux épisodes, et j’ai fini par adorer (détester) tous les personnages !

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Voilà donc pour moi, même si je ne peux pas non plus faire l’impasse sur la mini-série Chernobyl que je me suis également dévorée en une nuit. J’ai adoré, mais avec seulement cinq épisodes et un ton/rythme radicalement différent des autres, je n’ose pas trop la classer au même rang que les précédentes. En tout cas, une fois de plus, la mi-saison s’est avérée pleine de séries que j’adorais !

Preacher – S04E07

Épisode 7 – Messiahs – 16/20
Aaah ! Des réponses que je n’attendais pas du tout et que je pensais même ne jamais avoir sont données dans cet épisode, et de manière hyper fluide. La série reprend de son intensité et le fait bien, tout en prenant le dernier virage qu’il lui faut prendre pour mener à la toute fin. Et comme souvent dans le cas des fins de série, je suis partagé entre l’envie de tout savoir et le désir que ça ne s’arrête pas.

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Spoilers

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So apart from the erection, what do you think of him?

Ah ben, ça a du bon d’avoir une semaine de retard parfois, parce que ça me permet de découvrir que cet épisode a fuité avec plusieurs jours d’avance et que je peux donc me faire une petite soirée Preacher. Au moins, le cliffhanger n’est pas trop insoutenable comme ça, surtout qu’on reprend directement avec le corps de Jesse retrouvé par Tulip et Cassidy qui lui creusent une tombe. Voilà qui est fait. Ils sont bien sûr observés par le Saint des Tueurs, qui semble l’avoir encore plus mauvaise que d’habitude.

Jesse est rapidement enterré et ses amis reprennent l’avion pour s’envoler loin de tout ça. S’envoler, c’est aussi ce qu’a fait Jesse apparemment, parce qu’on le retrouve dans ce qui ressemble fort au Paradis. Il y donne un cours de pêche à une petite fille avant d’être interrompu par un type en toge, qu’il identifie comme étant Fiore. Celui-ci est apparemment une sorte de guide spirituel qui lui fait traverser le monde : forêt, plaine enneigée, plage… Il l’emmène tout droit vers une porte dorée en lui expliquant qu’ils sont bien contents que Jesse soit là. Soit.

Derrière cette porte dorée se trouve d’autres types en toge qui cachent… le trône de Dieu. Bref, les types en toge sont des anges, si je comprends bien, et Jesse est bon pour monter sur le trône et être le nouveau Dieu, surtout maintenant que le Paradis est vide. Rien que ça dis donc, ça fait une sacrée tâche ! Jesse n’est pas particulièrement motivé par l’idée, mais il est tenté, c’est clair. En plus, un petit tour du côté des matinales américaines nous apprend qu’il y a intérêt à vite retrouver un Dieu, parce que c’est la merde dans le monde, entre l’Australie et la Nouvelle-Zélande, nouvelles terres explosives.

Malgré tout, Jesse refuse le poste de Dieu, parce qu’il trouve que ce serait un péché de reprendre ce poste. Ce n’est pas tout à fait l’avis de ceux qui sont prêt à le vénérer autant qu’à le tuer. La salle est rapidement vidée Fiore à qui Jesse demande ensuite… une cigarette. Cela vaut le coup de mourir dans cette série, dis donc. Jesse est en tout cas en pleine remise en question après tout ça, se rendant compte qu’il n’avait que deux amis et que ceux-ci l’avaient trahi.

Petit à petit, Jesse comprend donc enfin ce qu’il en est : il n’est pas du tout au Paradis. Cette tentation du trône, c’est son Enfer personnel. Il est donc dans une simulation comme l’était Eugene ou comme l’était Hitler. Un Enfer qui ressemble au Paradis, ce n’est pas nouveau pour la série, mais c’est que c’est une torture bien plus pernicieuse que ce qu’on imagine.

Même s’il demande une pause, ce n’est pas trop l’idée en l’Enfer, et Jesse se retrouve à nouveau dans ce faux paradis où on lui présente ce qu’il s’est réellement passé, en 2015. Ainsi, on découvre un Dieu blasé refusant d’accorder les prières qu’il entend et un Fiore bien gêné de devoir venir lui annoncer que Genesis a disparu. À l’annonce de cette nouvelle, Dieu décide donc de s’enfuir en s’envolant puis en enfourchant une moto sur laquelle il prend en stop une femme. C’est le début d’une vie de débauche pour Dieu qui finit par repérer son déguisement de dalmatien plutôt qu’un pauvre faisant la manche.

J’ai bien ri de cette révélation en tout cas ; c’était bien d’obtenir des réponses sur tout ça, ça fait quatre saisons qu’on essaie de comprendre ce qu’il se passe. Finalement, la réponse est toute simple : Dieu en a marre des humains comme il en a eu marre des dinosaures avant nous. C’est donc parti pour une troisième partie à la Création, une qui se fera après l’Apocalypse… à moins que Jesse ne monte sur le trône de Dieu.

Pendant ce temps sur Terre, Jesse et Cassidy ont le moral six pieds sous terre eux aussi. Ils font donc le trajet du retour en silence, même si on ne sait pas bien où ils vont et même s’il m’apparaît improbable qu’il leur reste autant d’essence que ça. C’est incroyable quand même. Tulip finit par arrêter la voiture au beau milieu de nulle part, devant une Eglise, de nuit, pour enfin prendre le temps de lire la lettre. C’est l’occasion pour elle de verser quelques larmes, forcément ; mais bon, il avait pris sa décision de toute manière Jesse.

Bon, si je suis surpris qu’il leur reste de l’essence, je ne suis pas le seul : Cassidy se rend dans une maison à proximité pour parler à un homme qui est convaincu qu’à cette heure-ci, il faut être bien perdu pour être dans un coin pareil, et il faut avoir besoin d’essence pour venir sonner chez quelqu’un. La vérité est toute autre, évidemment, le vampire étant là pour bouffer les poulets de ce pauvre vieillard vivant en ermite dans le désert. Pas de bol pour lui, il était chez lui et devient donc la victime de Cassidy.

De son côté, Tulip dévaste une Eglise avant de s’y allumer une clope, espérant attirer l’attention de Dieu. N’obtenant aucune réponse, elle prend la décision de brûler la lettre de Jesse et de la laisser détruire l’Eglise. Sympathique pour un début d’épisode tout ça.

Cet épisode part dans tous les sens, alors on retrouve ensuite les héros à Willsburg où ils viennent voir une certaine Dany, qui doit être capable de faire revenir les morts. Cela dit, ça revient à un prix pas évident que Cassidy est prêt à payer. C’est finalement Tulip qui s’y colle et tue un homme dans un diner, sans qu’on en sache beaucoup plus. Il s’agit en fait du mari de Dany, qui en demandait la mort depuis dix ans. Pourtant, quand elle apprend la mort de son mari, elle semble peinée de découvrir que Tulip s’est enfin décidée à le faire. J’ai ri de ce malentendu. Tulip, beaucoup moins.

Quelques coups de poings dans la face plus tard, Dany accepte donc de faire ce que Tulip lui demande et les emmène vers un lieu de culte, puis vers le vrai Messie. Jesse l’avait donc mis à l’écart, sous la protection de Dany, parce que ce Messie un brin retardé et aimant danser est l’élu de Dieu après tout. Tulip et Cassidy ont bien l’intention d’enlever ce Messie, mais ce n’est pas si facile dans un lieu de culte rempli de croyants prêts à tout pour leur Messie.

Finalement, Tulip et Cassidy quittent les lieux grâce à l’aide du Messie qui veut les suivre, tout simplement. Pourtant, les intentions de nos deux héros sont loin d’être saintes : ils ont pour but de tuer le Messie pour attirer l’attention de Dieu.

En parallèle, ce cher Herr Starr s’est donc fait bouffer l’entre-jambe par un chien, qu’il poursuit comme il peut avant de tomber inconscient et d’être retrouvé par une mystérieuse silhouette.

À Masada, Jesus rencontre son frère – celui-là même pour lequel Herr Starr s’est fait émasculer parce qu’il l’avait perdu – grâce à Hitler. Une érection et un petit air de piano plus tard, ce « faux Messie », selon Hitler, est tué par le nazi. Ce dernier veut en effet que Jésus reprenne le rôle du Messie, du vrai Messie. Hoover 2, qui écoute aux portes après avoir été chercher le café, comprend ce qu’il en est et est un peu terrifié à cette idée.

Il appelle donc son collègue flic, parce que oui, Hoover 2 est un flic sous couverture. Il transmet toutes les informations qu’il a et affirme que l’apocalypse n’aura pas lieu sous sa surveillance, oubliant au passage de surveiller ses arrières. C’est ainsi qu’il se fait tuer par la personne lui servant le café tous les jours et qui n’est autre que… Lara ! C’est improbable, le déguisement était tellement réussi que je ne l’avais pas reconnu, même si je m’étais dit que c’était un personnage étrange. Je suis vraiment fatigué pour en être à me laisser avoir comme ça !

> Saison 4

Preacher – S04E06

Épisode 6 – The Lost Apostle – 15/20
D’accord, c’est peut-être parce que je suis fatigué, mais j’ai trouvé le rythme de cet épisode vraiment inégal, avec de nombreuses scènes trainant en longueur et d’autres qui accélèrent d’un coup l’intrigue de la série… difficile d’oublier qu’on est sur la dernière saison en tout cas, surtout avec le cliffhanger de cet épisode. Curieux de voir ce que réservera la fin de série maintenant !

> Saison 4


Spoilers

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Oh I mean one day you’re gonna be more mad at me.

C’est avec quasiment une semaine de retard que je me trouve enfin le temps de lancer l’épisode – le temps et l’envie, parce qu’il faut bien avouer que je retombe dans la mauvaise habitude de la flemme qui ne me donne pas envie d’écrire une critique, et donc de voir un épisode. C’est mal. Bref, qu’importe, me voilà donc devant un épisode que j’ai lancé et qui commence par un flashback qui n’est autre qu’un épisode biblique réécrit comme la série sait si bien le faire.

Abraham devient donc un homme violent envers sa femme testé par Dieu qui l’empêche de justesse de tuer son fils. Et alors qu’Abraham déclare aimer Dieu, il est révélé que Dieu est en train de se faire un petit replay à l’ancienne, sur VHS, d’un passage de sa vie qu’il aime beaucoup. Pour se remettre de ses émotions, Dieu, plus proche de The Big Lebowski qu’autre chose dans le look, décide alors de lancer la phase 2 de son plan auprès d’Herr Starr. Il l’appelle aussi pour avoir des nouvelles de son fils, mais pas de celui en train de planifier l’apocalypse avec Hitler.

Pendant ce temps, en Nouvelle-Zélande (décidément, cette saison s’éclate), l’émissaire qui avait été tué à Masada arrive enfin à son ambassade, toujours dans sa boîte, les boyaux à l’air. On notera la résistance assez folle de l’écharpe « Nouvelle-Zélande » toujours en un seul morceau malgré la grenade qui a explosé, quand même. Bien sûr, c’est ce qui permet de lancer la phase 2.

Du coup, Jésus et Hitler doivent accélérer leurs négociations, ce qui n’est pas simple : ils décident en fait qui ira en Enfer et qui ira au Paradis durant l’Apocalypse. Les règles sont fixées depuis quelques années dans la Bible pourtant, mais bon…

Du côté de l’Australie, Cassidy et Tulip ont toujours la même voiture qui, décidément, parcourt le monde sans souci. Et pourtant, ils en font des infractions avec, allant jusqu’à défoncer un poteau devant le commissariat de Melbourne, plein de flics avec un accent australien à couper au couteau. J’ai regretté de ne pas avoir de sous-titres, franchement, mais l’essentiel est compréhensible malgré tout.

Cass et Tulip se font donc passer pour des flics afin de retrouver Jesse, mais ils apprennent vite sa mort. Ouep, Jesse est mort et Eugene est menotté au commissariat. Il finit par reconnaître que Jesse n’est peut-être pas mort… mais qu’il lui souhaite quand même de l’être. S’il ne l’est pas, il est destiné à souffrir… Forcément. D’ailleurs, c’est le cas : Jesse est bien en vie, encore et toujours. Du coup, il est torturé par le Saint des Tueurs qui s’amuse bien de la situation.

Oh, Jesse essaie bien d’utiliser son pouvoir sur lui, mais ça ne fonctionne pas. Après une rapide séance de torture, il est donc embarqué par le Saint qui a besoin de Jesse pour… Tuer Dieu. Allons bon, il ne manquait plus que ça. De manière super originale, on en revient donc à une petite randonnée pour le Saint des Tueurs, cette fois suivi par Jesse. Enfin, c’est un grand mot « suivi » : évidemment qu’il n’est pas motivé et refuse de le suivre, préférant raconter sa vie. Eh, ça donnerait presque envie de dormir ce genre de scènes lentes. Cette saison m’avait réhabitué à mieux que Jesse demandant au Saint de lui laisser s’occuper de Dieu.

Sans trop de surprise, le Saint a de quoi convaincre Jesse de faire ce qu’il dit de toute manière : il s’amuse ainsi à menacer les gens qu’ils croisent tant que Jesse ne fait pas tout ce qu’on lui dit. Au moins, ça fait une piste à suivre pour Cassidy et Tulip, que l’on retrouve donc à continuer à se faire passer pour flics : ils retrouvent ainsi trois pendus dans une maison en plein désert, la même que celle menacée par le Saint pour convaincre Jesse de le suivre – même si celui-ci continue de faire tout ce qu’il peut pour s’échapper, parvenant même à lui piquer ses flingues en fait dépourvus de balles.

Franchement, ils auront été vite à les retrouver… et c’était tellement rapide que ça m’a rassuré de voir ensuite que Tulip et Cassidy se retrouvaient face à une impasse en arrivant au bout de la route sans retrouver ni Jesse, ni le Saint. Cela ne démotive pas pour autant Tulip, qui fait ce qu’il faut pour convaincre Cassidy de continuer les recherches, avant de se lancer dans sa propre expédition vers une caravane qui n’est autre que celle de Dieu.

Elle s’en rend compte facilement en tombant sur LE déguisement dalmatien puis sur toutes les figurines de Dieu, ainsi que la carte postale. Elle comprend vite que Jesse va rencontrer Dieu et elle veut tellement se précipiter pour prévenir Cassidy qu’elle en oublie de checker le coin sombre où se cache Dieu. Dommage. Au moins, elle a une piste pour retrouver Jesse comme ça. Et à défaut de routes, Cassidy et elle prennent l’avion. Pas n’importe lequel, un canadair qui leur permet de récupérer Jesse sans mal, tout en semant le Saint des Tueurs. C’est assez génial à voir, tellement c’est rapide.

Bon, pas aussi génial que l’inévitable musique des années 80 qui me permet de marquer un point du Bingo Séries lorsque Herr Starr est appelé par Dieu pour se rendre en Australie. Après la grille précédente qui n’avançait pas, ça fait plaisir !

Ailleurs, la phase 2 de l’Apocalypse continue de se mettre en place avec une tête nucléaire emmenée au parc du Dernier Apôtre où un garde se fait shooter sans sommation et à distance. Cette série est toujours aussi sympathique dis donc. Des agents du Graal nous installent sans problème cette ogive – sans problème si on excepte les meurtres qu’ils doivent perpétuer, bien sûr.

La fin d’épisode est excellente en tout cas, surtout après les lenteurs qui la précèdent : on y voit Tulip piloter l’avion qui emmène Jesse et Cassidy vers leur RDV avec Dieu. Les deux hommes comprennent juste à temps qu’ils ont trouvé le point de rendez-vous bien trop simplement avec cette histoire de Tulip trouvant la carte postale. Ce coup de chance ne peut être qu’un piège. Et effectivement, Dieu s’amuse bien dans cet épisode : il punit d’abord Herr Starr qui lui ment à propos de son fils – en lui faisant bouffer l’entre-jambe par un chien, décidément, Herr Starr va finir par ne plus rien avoir à force, le pauvre ! – puis s’éclate à provoquer une petite explosion nucléaire lui-même en plein milieu du désert.

Même si Tulip parvient à faire demi-tour, c’est quand même trop tard : l’avion est dans le souffle de l’explosion et prend pas mal de dégâts, ce qui fait que la porte de celui-ci s’ouvre. C’est suffisant pour que Jesse se retrouve aspiré hors de l’avion. Oh, Cassidy essaie bien de le retenir, malgré un bras qui s’enflamme au soleil (une jolie idée, je trouve), mais Jesse lui fait ses adieux, en demandant à ce que Tulip lise la lettre qu’il lui a écrite et qu’elle n’a effectivement pas lu. Non seulement, Jesse fait ses adieux, mais il ordonne aussi à Cassidy de lâcher son bras – et personne ne résiste aux ordres de Genesis, à part le Saint des Tueurs.

Et c’est ainsi qu’on en revient à ce qu’on nous avait annoncé en début de saison : la mort de Jesse en Australie, alors qu’il tombe du ciel. Pour la deuxième semaine consécutive, on termine donc avec comme cliffhanger le personnage principal qui est mort. Mais bon, il reste assez d’épisode pour se dire que ça ne va pas durer cette mort, de toute manière.

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