9-1-1 Lone Star – S03E05

Épisode 5 – Child Care – 16/20
Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.

Spoilers

Owen couche à tout va, Judd couchait à tout va et une gamine ferait mieux de se coucher.


I think you’re my father.

J’avais dit que je passerais ma journée devant des séries et c’est raté. Bon, j’ai tout de même promis de voir cet épisode aujourd’hui pour débloquer un Bingo Séries, alors c’est parti pour avoir au moins une critique sur le blog. C’est le minimum, tout de même.

Sans la moindre logique, la série commence par une scène nous rappelant que Mateo vit toujours chez Owen (mais alors pourquoi le chauffage était-il coupé quand Owen est revenu chez lui ??). C’est l’occasion de découvrir qu’Owen a de nouveau une vie sexuelle active – trop active même. Il couche donc tous les soirs avec une femme différente, et une femme clairement plus jeune que lui apparemment. Cela finit par poser problème à Mateo, mais aussi au reste de la caserne qui suit ces aventures-là grâce aux récits de l’ex-bleu.

Du coup, Owen décide de créer une vraie connexion avec une femme, mais tout ce qu’il y gagne, c’est une inscription à une application de rencontres qui craint beaucoup. Sur les conseils de Mateo, il décide donc de rejoindre une autre application, Ascent. Cette application est réservée aux stars, mais heureusement il en connaît une : Marjan. Et avec un peu de chantage et de négociations, en plus d’un bon repas, voilà donc Owen qui peut s’inscrire sur cette application.

C’est une excellente chose, parce que ça permet à la série de nous ramener dans le casting Amy Acker. Et là, je dis oui, immédiatement, elle a intérêt à être la future femme d’Owen. Bon, le rencard entre eux se déroule à merveille, c’est déjà ça, même s’ils finissent par être en désaccord sur un acteur, au point de mettre fin au rencard. Euh ? C’est un peu extrême, sur un simple désaccord concernant des films, d’en arriver là. Et ça vient de moi, ça en dit long, quand même !

Pendant ce temps à la caserne, un ado vient voir Judd. Sérieusement, j’ai vu trop de séries pour ne pas être immédiatement sûr qu’il allait balancer à Judd qu’il pensait être son fils. Cela ne rate pas, et la scène est quand même vraiment pas mal foutu du tout, parce que Judd n’y croit absolument pas. Bien sûr, Grace arrive à la caserne avec le meilleur timing possible. C’est peut-être cependant ce que j’ai préféré : Judd est sûr de lui et n’a clairement pas l’intention de cacher quoi que ce soit à Grace.

Quand il comprend que le gamin a toutefois raison, parce qu’il a des arguments imparables, du genre, l’ADN, il perd quelque peu ses moyens. C’est Grace qui est la plus réactive, finalement, prenant le numéro de l’adolescent pour pouvoir le recontacter alors même que celui-ci n’a pas prévenu sa mère de ses recherches.

C’est un coup dur pour le couple Judd/Grace. Ils ne pouvaient pas aller bien plus d’un épisode, tout de même. Leur fille vient à peine de naître, et voilà donc que Judd se retrouve papa suite à un coup d’un soir datant d’avant même sa rencontre avec Grace. C’est elle qui a réussi à le changer, elle le sait, mais ça ne l’empêche pas d’être énervée malgré tout. Allez, ça va clairement remettre sa foi en question tout ça, parce qu’elle se retrouve avec la famille qu’elle voulait depuis toujours pour découvrir qu’en fait Judd était déjà papa.

C’est violent pour elle, c’est violent pour Judd, c’est violent pour tout le monde. Et c’est terrible. Je trouve que ça l’est d’autant plus que Grace a conscience que sa réaction est irrationnelle, mais que ça ne la rend pas moins crédible pour autant.

A défaut de pouvoir en parler calmement à Grace, Judd se rend chez Tommy pour évoquer avec elle cet énorme problème. Il se souvient bien sûr de la nuit d’amour avec la mère de l’enfant, mais il était loin de se douter qu’il était déjà un mauvais père. Il me fait de la peine, franchement, mais Tommy a raison de souligner qu’il était sacrément débile comme gamin.

En fin d’épisode, Grace réussit heureusement à se calmer et à aborder la situation avec le sang-froid qu’on lui connaît. Elle explique donc à Judd qu’elle a préparé son dîner préféré afin de mettre en place un dîner de famille. Et comme il y a trois assiettes, je me suis dit que l’ado allait revenir pour entrer un peu plus dans leur vie. Ce n’est finalement pas le gamin qui se pointe, mais sa mère. C’est tellement la chose à faire, Grace est la plus maligne, évidemment.

Elle a appelé la mère du gamin afin d’entrer en contact avec elle et de parler de cette situation plus que déroutante, parce que la famille vient de s’agrandir de manière improbable des deux côtés. La scène est pleine de moments vraiment gênants, mais c’est parce qu’il est difficile de faire autrement quand on rencontre la femme qui a couché avec son mari des années plus tôt et a eu un enfant avec sans jamais le lui dire – faute de savoir qui il était.

Cela finit pourtant en scène drôlement familiale : Grace ne déconne pas quand elle dit qu’elle fera tout pour Judd et qu’elle considère son premier enfant comme une partie de sa famille. Elle en arrive au point où elle laisse cette inconnue prendre Charlie dans ses bras tout de même. Grace, tu es mon personnage préféré, à nouveau.

La première et seule intervention du jour est absolument terrifiante : une petite fille se fait séduire par « Mr Whisper », quelqu’un qui lui parle à travers une caméra connectée dans sa chambre. Ce Mr Whisper est tellement mignon qu’il offre un cadeau à la gamine : de quoi foutre le feu à toute sa maison. Mais ? Terrifiant. Qui irait mettre une caméra connectée dans la chambre de son enfant, après ? Je ne sais pas. Je comprends l’idée de la caméra, mais pourquoi connectée avec un micro ? Et puis, la gamine paraît grande en plus pour avoir une caméra.

Bon, l’incendie est horrible pour les papiers, parce que les pompiers réussissent à sauver les parents qui s’inquiètent pour leur fille. Le problème, c’est qu’ils annoncent avoir une petite fille, mais que Judd ne la trouve pas dans la maison alors qu’elle est sur le point de s’effondrer. Judd est sorti de là à temps et les flics comprennent vite qu’ils ont affaire à un enlèvement. Grâce à l’aide de Carlos, la détective sur l’affaire découvre ainsi l’existence de Mr Whispers.

Bon, Carlos est clairement dans l’abus avec la détective, parce qu’il va jusqu’à fouiller son bureau pour en savoir plus, mais ce cas montre qu’il est capable d’être un excellent flic. En effet, il passe tout son temps libre à étudier l’affaire, prenant le temps de vérifier toutes les caméras de surveillance du quartier, puis toutes les vidéos de Katie et Mr Whispers. Grâce à ça, l’enquête est vite résolue et, nous, on a des scènes toutes mignonnes où TK reste à ses côtés le temps qu’il visionne des heures et des heures de vidéo creepy. Sans être payé plus. Cela dit, je peux comprendre que cette affaire le travaille à ce point. Pas sûr que ce soit positif pour la suite de sa carrière de se laisser si affecter.

En tout cas, Mr Whispers est donc l’ancienne baby-sitter de Katie. Elle utilise un filtre vocal pour ne pas être reconnue, mais ça n’est rien face à la détermination de Carlos et de sa nouvelle pote détective. L’enquêtrice l’aime clairement bien, au point de lui conseiller en fin d’épisode de passer lui aussi le concours pour devenir enquêteur.

Avant ça, il fallait tout de même retrouver Katie. Grâce à une Amber-alert, c’est rapidement chose faite : Owen voit l’alerte sur son portable lors de son rencard désastreux et réussit à voler la voiture d’Amy Acker pour poursuivre la voiture de l’ex babysitter. Celle-ci perd clairement le contrôle de son kidnapping quand elle voit l’alerte, surtout que Katie en était à réclamer sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se mette à gifler Katie et à rouler à toute vitesse dans Austin.

Owen la poursuit donc au volant d’une voiture qui n’est pas la sienne, histoire de montrer à Amy Acker son vrai côté héroïque. Et voilà donc comment leur rencard se termine : bien. Owen est celui qui parvient à arrêter la baby-sitter et ravisseuse, ce qui lui fait gagner des points de charme auprès de sa nouvelle conquête, qui lui propose même d’aller manger avec lui. Euh, c’est vraiment une série, parce que c’est le genre de rencard qui donne vraiment envie de rentrer se terrer chez soi je pense, mais admettons. L’essentiel est que ça fonctionne pour Owen !

Trois objectifs pour la semaine pro

Salut les sériephiles,

On ne va pas se mentir, c’est encore une semaine catastrophique du point de vue de mes visionnages d’épisodes de séries. Par conséquent, l’article que j’avais prévu d’écrire aujourd’hui tombe un peu à l’eau en attendant que je me mette à visionner mes hebdos à rattraper – j’en ai un paquet qui m’attend. Que faire ? Vous laisser sans article alors qu’on est déjà passé à ça d’un fail hier étant inenvisageable, je me suis décidé à écrire ce qui me passait par la tête. Par contre, il fallait que je le fasse vite car j’ai une soirée à laquelle je dois me rendre.

Comme il me faut tout de même 500 mots aujourd’hui, visons quelque chose de simple – et si jamais je m’aperçois que ça fonctionne, on n’est pas à l’abri que ça revienne plus souvent sur le blog. Quelque chose de simple ? Je vais me fixer trois objectifs pour la semaine à venir – qui est aussi celle menant à mon anniversaire. Bordel, dans huit jours, j’ai 29 ans, où sont passées les deux dernières années ?

Poursuivre mon rewatch

1) Comme souvent dans ces cas-là, le premier objectif qui me passe par la tête est The Magicians. Me voici donc confronté à la dure réalité : mon rewatch n’a pas bougé d’un épisode depuis quelques semaines, il va donc être temps de m’y remettre. Je me suis fixé ainsi un objectif assez simple : finir la saison 4 pour samedi prochain. C’est envisageable, parce que j’ai une semaine quelque peu plus light niveau boulot. C’est inenvisageable, parce que je crois que j’ai toutes mes soirées prises, déjà. Enfin, il m’en reste une. On verra.

Lire encore plus

2) Un autre objectif assez clair est de finir au moins deux romans. Le premier, je l’ai entamé il y a un moment et je ne suis pas du tout sûr d’y arriver parce que j’en suis à peine à la moitié. Seulement voilà, j’adore : ça s’appelle Stolen in Time et quand je m’y mets, ça se lit tout seul. Le deuxième est beaucoup moins assumable : il s’agit de Gods of Love, que je ne lis que parce qu’il s’agit d’une lecture en commun avec Ludo. Cela m’aide à tenir de savoir que je ne suis pas le seul, et ça me donne l’objectif de réussir le mois de la romance qu’il organise. M’enfin, c’est pas glorieux pour le moment, je ne suis pas à fond dedans.

Dormir

3) Côté vie perso, un objectif assez évident et qui s’impose à moi va être de mieux m’organiser cette semaine. Comme je le disais en intro, je suis pris presque chaque soir : deux soirées d’anniversaire, une avec des amis en ligne, un podcast 42 minutes mardi… Autant vous dire que ça va être sportif et que je vais encore avoir du mal à avoir tout mon quota de sommeil. Il m’a beaucoup manqué sur la semaine qui vient de passer, alors ouais, il va falloir y remédier… Tout en envisageant ce que j’ai envie de faire pour mon anniversaire peut-être ?

Et bien sûr, en plus de tout ça, j’ai toujours envie de me maintenir à jour dans mes hebdos. C’est mal barré : je ne sais même pas si je vais réussir à tous les rattraper demain. Oui, j’ai vraiment espoir de passer mon dimanche devant des séries… mais je sais que chaque fois que je prévois ça, ça ne se passe pas comme je l’entends, alors on verra !

Bon week-end à tous !

Dollface revient – le récap saison 1

Salut les sériephiles,

Vous ne rêvez pas, j’avais bien oublié l’article du jour cette fois. Et c’est d’autant plus violent que j’ai oublié à deux reprises cette saison 2, parce que je me rends compte que je n’ai pas mis le décompte de jours avant le début de la saison en haut du blog comme je le fais habituellement. Ce n’est pas grave, j’ai quand même hâte de découvrir la suite de Dollface, même si ça sera probablement pour dimanche soir.

Voir aussi : Mes critiques de la saison 1

Une série délicieuse

En vrai, la série avait marqué pas mal de points dans ses premiers épisodes, parce que je la trouvais vraiment originale et rafraîchissante. J’adorais le personnage de Jules, mais aussi Stella et Madison qui sont des amies que j’aimerais avoir – de loin, parfois, faut pas abuser, elles doivent être épuisantes. Ce qui passait le mieux avec cette série ? Sa manière d’aborder le célibat, la pression de la société, les couples. C’était moderne, marrant, et les métaphores utilisées fonctionnaient toutes comme dans Man Seeking Woman.

Petit à petit, par contre, j’ai trouvé que la série perdait de ses bonnes idées et de son dynamisme. Selon les épisodes, l’humour était plus ou moins efficace. Cependant, la constante restait l’écriture des personnages : elles sont attachantes, féministes, stéréotypées parfois, mais toujours capables de surprendre malgré tout. Et je n’en demande pas plus de la part d’une comédie – à vrai dire, j’en demande même moins d’habitude.

On en était là…

Malgré les longueurs de la trame général, je suis donc au rendez-vous pour la saison 2. Maintenant que Jules a envoyé péter tout le monde lors du mariage de la sœur de Jeremy, j’ai hâte de la voir reprendre sa vie en main. J’imagine toutefois que ce ne sera pas si simple : Jeremy étant désormais célibataire, il va forcément revenir encore, comme dans la fin de saison précédente, pour essayer de se faire aimer de Jules.

Dans le même genre, Colin va probablement essayer de récupérer Madison. Alors qu’il assurait être sur le point de divorcer, la saison 1 se terminait sur la révélation que non seulement, il était encore marié, mais qu’en plus, il était le mari de la boss de Jules, Celeste, qui apprend le tout lors du pétage de plomb de Jules. Jules va avoir une belle vie professionnelle après ça, probablement.

Pour ne rien arranger, sa vie amoureuse n’est toujours pas au beau fixe : elle se décide enfin à aller voir Wes pour mieux se rendre compte qu’il n’est peut-être plus célibataire. Il ne l’a apparemment pas attendu puisqu’il y a une belle femme sortant de la douche en serviette chez lui. Gênant.

Il me reste à évoquer les cas de Stella, acceptée en école de commerce (elle a intérêt à rester dans la vie de nos héroïnes) et d’Izzy. Purée, pour cette dernière, je me rends compte à quel point elle manque de développement : je n’ai pas grand-chose à dire de sa vie. Elle est là, elle est super drôle, mais les scénaristes la laissent volontairement de côté et ne lui donne pas d’intrigue.

Et la saison 2 ?

On verra si la saison 2 change la donne pour elle. Il y a plusieurs autres pistes à explorer pour tous les personnages. Elle fait partie du groupe en même temps, donc ce serait étonnant de la laisser autant de côté maintenant qu’elle a réussi à s’imposer davantage.

Plus qu’à découvrir tout ça assez rapidement pour vous en faire quelques critiques ! Malheureusement, ça ne se fera pas sur Disney + ? Je pensais que la série allait être diffusée en J+1, mais elle n’est toujours pas dispo. Et je n’ai pas trouvé de date de sortie française – mais j’ai cherché vite fait – pour le moment. Bizarre et dommage. Je ne pense pas réussir à être patient pour autant. Tant pis !

Un long week-end de cinéma

Salut les cinéphiles,

Drôle de titre n’est-ce pas ? C’est que je suis allé trois fois au cinéma ce week-end, et comme d’habitude, je viens vous faire le point sur ce qui est en salle actuellement avant de voir les films sortis cette semaine. Plusieurs d’entre eux m’intéressent… mais purée, que c’est compliqué de trouver parfois des salles diffusant les films ? Genre, il est bien mignon le covid et c’est cool d’avoir quinze films par semaine, mais c’est galère de trouver une séance pour Moonfall pas trop loin de moi alors que je veux juste avoir mon film boum boum où tu poses ton cerveau avant d’entrer dans la salle. Bref.

Nightmare Alley

L’histoire d’un type qui se fait embaucher dans un cirque, un peu avant la seconde guerre mondiale.

Nightmare Alley - film 2021 - AlloCinéGrosse déception ! Le film est loin d’être mauvais, mais je trouve qu’il n’arrive pas à savoir ce qu’il veut être : ce n’est pas un film d’horreur, ce n’est pas un drame, ce n’est pas un film fantastique… Il y a un mélange de plusieurs ingrédients, c’est sûr, mais la sauce ne prend pas vraiment – ou en tout cas ne prend pas sur moi.

La musique est ce qui sauve le film en nous permettant de rester toujours dans l’ambiance, mais j’ai trouvé que c’était quand même super long pour en arriver à une conclusion que j’avais vu venir depuis un bon moment. Et en plus, ça manquait d’un moment vraiment choc dans les révélations finales, parce que vraiment, autant il y avait des enjeux, autant la motivation des personnages m’a laissé perplexe. Pour ne rien arranger, j’ai trouvé le traitement des personnages féminins hyper problématique, parce qu’on nous laisse vraiment sur notre faim.

Bref, un film avec Bradley Cooper, j’aurais dû savoir à quoi m’attendre. J’aime beaucoup cet acteur, mais jamais ses films – et pourtant, ça fait toujours un carton quand on regarde les critiques ? C’est étonnant quand même. C’était un bon moment, mais c’est typiquement le genre de films qui ne me marquera pas. En fait, quand je racontais lundi midi à mes collègues ce que j’avais vu au cinéma durant le week-end, j’avais déjà oublié celui-ci. Oups.

Vaillante

Une petite fille rêve de devenir pompier… Et elle le fera, n’en déplaise à son père, capitaine qui refuse de voir sa fille s’engager dans cette voie.

Vaillante - film 2021 - AlloCinéPour une fois, j’avais vu la bande-annonce avant d’aller au cinéma… Et je l’ai bien évidemment regretté. Je ne vais pas reprocher à la bande-annonce de nous avoir tout révélé, car pour une fois, ce n’est pas le cas : je lui reproche de ne pas en montrer assez et d’être montée de manière à nous faire croire à un film hyper-féministe alors que ça finit en pétard mouillé. Simple avis, bien sûr, et le générique de fin est génial ; et le message du film passe très bien malgré tout.

C’est juste que j’aurais aimé (attention, spoilers dans la fin de ce paragraphe) voir une héroïne qui se retrouve dans une caserne pleine de vrais pompiers. Là, OK, on voit sa détermination et son courage, mais… parmi des recrues plus paumées et moins débrouillardes qu’elle, et donc sans vrai challenge pour elle. C’est pourtant ce que le trailer promettait.

Au-delà de cette déception, le film est un petit bijou ; un bon moment avec parfois des images qui m’ont filé le vertige. Très prévisible dans son scénario, il est lui aussi vraiment sauvé par la musique – et heureusement, car il est encore plus prévisible que le film précédent. La bande-originale et la musique du big bad de ce film particulièrement sont particulièrement entêtantes et réussies. Je suis bien content de l’avoir sur grand-écran. Sur petit écran, j’aurais peut-être eu envie de zapper…

SUPER-HÉROS MALGRÉ LUI – Bande-annonce officielle – Philippe Lacheau (2022) - YouTube

Super-héros malgré lui

Lorsqu’il est victime d’un accident, un acteur incarnant un super-héros dans un film croit être véritablement un super-héros.

On m’a un peu traîné pour aller le voir parce qu’il avait des moments drôles et des références à plein de films que j’aime, et je ne regrette pas du tout de l’avoir vu. J’ai en effet passé un bon dimanche soir, j’ai bien ri devant quelques gags et certaines scènes sont mémorables, y compris dans les effets spéciaux et cascade, fait à souligner pour un film français.

En revanche, qu’est-ce que c’est lourd. J’ai l’impression que toute la bande est restée coincée en adolescence, et j’ai du coup l’impression d’être en train de super mal vieillir. Il y a un humour qui est parfois trop dans l’exagération pour que ça me plaise vraiment. C’est dommage, hein, mais il y a des sujets bien trop touchy pour un film d’une envergure grand public. C’est un film français, j’ai du mal avec l’humour des films français, j’ai l’impression qu’on a vingt ans de retard parfois, et ce n’était pas toujours agréable.

Par contre, le projet est quand même hyper abouti, le scénario est super sympa et des trois films que j’ai eu l’occasion de voir ce week-end, c’est celui qui a le plus réussi à me surprendre grâce à un détail que je n’avais pas vu venir dans un de ses twists. J’aurais peut-être dû, mais bon, on était dimanche. Bref, c’est drôle très souvent, gênant/clivant très rarement. Pas forcément incontournable, donc, mais amusant quand même. Un moyen de faire semblant de construire ses abdos.

PS : je mets cette « affiche » avec le « bande-annonce officiel » en gros dessus, parce que sérieusement, je trouve que l’affiche spoile énormément un truc qui est bien construit dans le film ? Content de ne pas l’avoir vue avant, du coup…

Et c’est tout pour moi cette semaine. C’est déjà pas mal, vous me direz.