Walker – S03E10

Épisode 10 – Blinded by the Light – 08/20
J’ai eu beaucoup de mal à rester concentré devant cet épisode – peut-être parce que je préparais mon agenda pour février en même temps, vous me direz. Mon problème vient de l’écriture des personnages : de plus en plus souvent, je ne les reconnais pas. Pour cet épisode, c’est soit afin de préparer une intrigue à venir (mais c’est mal fait), soit juste incohérent (et donc mal fait). C’est problématique, quand même, surtout que ça commence à se généraliser à l’ensemble de la saison où tous les deux épisodes un personnage pète un câble sans raison et s’en prend à tout le monde sans qu’on ne nous explique pourquoi.

Spoilers

James demande à ses rangers de venir un samedi, et ce n’est pas pour être sympa avec eux.

Par où commencer ? Cet épisode n’a pas réussi à me captiver des masses, et c’est peut-être parce que dès le départ, il s’annonçait mal : Bonham nous annonce une réunion de famille sans portable ou travail, et rien que ça, ça faisait déjà sourire. Les scénaristes en sont incapables, et il y a des réunions de la famille à chaque épisode de toute manière. Bonham continue donc de passer pour un idiot cette semaine, ce qui n’est pas arrangé non plus par la réaction d’Abby quand elle apprend qu’il a demandé à Cordell de vider les lieux. En maman parfaite, elle est très vexée de ce retournement de situation. Pourtant… c’est bien logique de voir Cordell dégager non ?

De son côté, Cordell poursuit son enquête afin d’en savoir plus sur Grey Flag, le groupe qui l’a enlevé. Le colis reçu en fin d’épisode précédent nous faisait espérer quelques réponses… et ça restera au stade de l’espoir, malheureusement. J’ai trouvé lourd toute la relation qu’il avait avec Julia cette semaine, surtout que l’enquête autour des boissons énergisantes paraissait plus bâclée qu’autre chose. En plus, bon, avoir Julia qui est plus informée que les rangers parce qu’elle est journaliste-han, comment dire… Je n’aime pas Julia, elle n’a pas ma confiance.

Je ne sais même pas comment Cordell peut lui faire confiance quand elle refuse de lui communiquer certaines informations, en plus. Pourtant, il en dit plus à Julia qu’à Trey ou Cassie, et plus qu’à James aussi, parce qu’il n’a plus tout à fait la confiance de James. Soit.

Le Grey Flag ? On n’en sait pas beaucoup plus sur cet épisode, mais ils utilisent le Dark Web, la solution miracle des scénaristes de toutes les séries quand on a des criminels à épingler. Cela permet à Julia et Cordell de comprendre que ce dernier est la cible principle du groupe, même si on ne sait toujours pas qui est derrière… Cela devient lourd, vraiment.

Il devient lourd aussi de nous présenter Cordell comme le dernier des imbéciles qui a besoin de Julia pour envisager qu’un des hommes de son ancienne unité militaire est probablement derrière Grey Flag. On avait fait le lien entre les deux il y a dix épisodes, sérieusement ; et je veux bien que Cordell soit du genre à faire confiance à ses anciens camarades, mais il y a des limites.

Il finit par soupçonner Tommy Adams et en parler à toute sa famille, parce que pourquoi pas. La famille le soutient évidemment, et on peut passer à autre chose, cette réunion de famille étant blasante au plus haut point. Vraiment, je me suis ennuyé devant cet épisode, alors qu’il mettait pour une fois en scène une vraie enquête.

La série laisse un peu de côté certains autres personnages, mais en parallèle de tout ça, nous avons de nouveau l’idée de l’intrigue de ranch pour venir en aide aux chevaux blessés. C’est la nouvelle préoccupation numéro 1 de Liam maintenant qu’il n’est plus traumatisé de ne pas avoir eu à creuser la tombe de son frère. Liam a donc un rendez-vous avec un expert-comptable qui lui propose de faire de Stella son associée officielle.

Euh… J’ai un peu réagi comme Stella : elle est dans le projet depuis le départ, qu’est-ce qui t’arrive tonton Liam ? Apparemment, ni l’un ni l’autre n’avaient capté que Stella ayant 18 ans, elle pouvait avoir une vraie part du business en train de s’ouvrir. Ils me blasent.

Cela dit, il vaut mieux ça que d’être dans la position de James à mes yeux. Je ne supporte plus le personnage, comme je ne supportais plus August il y a deux semaines à vrai dire. James est juste super mal écrit : après son absence de la semaine dernière, il redébarque donc dans cet épisode pour engueuler ses rangers. Alors OK, mais il y a eu tellement de fois où il aurait dû le faire sans rien dire que je ne comprends pas du tout pourquoi c’est ce moment qui est le plus opportun pour les embrouiller.

Il explique donc à Cassie et Cordell qu’il sait qu’ils ont menti, sans que ça ne porte vraiment à conséquence sur la suite de l’épisode – juste, Cordell ne fait plus tout à fait confiance à James. Le problème principal vient cependant de sa réaction vis-à-vis de Trey. Ce dernier aurait dû rester au bureau, mais il ne l’a pas fait la veille, préférant aller empêcher les gens de voler des billets de banque et s’entretuer pour ça.

Le lien entre les épisodes était sympathique, mais voir Trey se faire engueuler alors qu’il a parfaitement géré la situation, c’était ridicule. James apparaît hautement antipathique sans la moindre raison et est super énervé contre Trey sans qu’on ne sache trop pourquoi. Il a moins désobéi à ses ordres que Cordell ou même Cass, et il fait de l’excellent boulot.

Bref, j’imagine qu’on nous cache quelque chose et que ce sera finalement une histoire où il est sous couverture pour intégrer Grey Flag ou que sais-je, parce que sinon, c’est juste super mal écrit. Et puis, après je ne sais combien d’épisodes à nous faire chier sur son amitié avec Trey et sur Trey qui veut absolument devenir ranger, voilà donc qu’une simple audience disciplinaire suffit à ce que Trey ne soit plus ranger.

OK, c’était un bon cliffhanger en vrai, mais faut m’expliquer l’intérêt de nous avoir pris la tête tant de temps pour qu’il le devienne si le but ultime était de le virer après deux épisodes en tant que ranger. Là encore, j’espère et imagine une intrigue d’enquête sous couverture à venir, parce qu’autrement, c’est juste écrit avec les pieds.

En définitive, cette saison n’est vraiment pas top, parce que je ne capte rien à son fil rouge sorti de nulle part et parce que tous les deux épisodes, un personnage est super mal écrit et s’énerve contre tout le monde sans qu’on ne sache pourquoi. Même les Davidson avaient été mieux introduits que ça, et ce n’est pas un compliment que de dire ça.


NCIS Hawai’i – S02E07

Épisode 7 – Vanishing Act – 16/20
C’était dans un registre différent de l’épisode de la série-mère vu juste avant, mais j’ai adoré aussi cette enquête : elle avait un bon début et une bonne fin ; malgré un milieu moins prenant. Du côté du développement des personnages, on a une surprise qui sort de nulle part, difficile à digérer… mais terriblement bien écrite pour une série procédurale. C’était surprenant, dans le bon et le mauvais sens du terme à la fois. En somme, un épisode plutôt efficace mais avec quelques défauts notables.

Spoilers

Une femme se fait enlever dans l’ascenseur en rentrant de la promenade de son chien.

Cet épisode de NCIS a commencé de manière très efficace avec une scène d’enlèvement dans l’ascenseur qui a réussi à me faire flipper, vite fait. Disons que ça fait repenser à toutes les fois où l’on entre dans un ascenseur avec un inconnu et sans chien pour nous indiquer qu’il nous veut du mal. Par contre, sérieusement, si j’étais en fuite comme la femme de cet épisode, j’espère que j’aurais tendance à plus écouter mon chien, tout de même. Ernie a défoncé des portes ouvertes en analysant le comportement du chien…

N’empêche que l’enquête qui a suivi était rondement menée, avec des éléments intéressants tels que Theo, l’enfant de la femme enlevée qui sympathise avec Jesse, et le contact prévisible avec la mère via un chat dans un jeu vidéo. Je pense qu’on nous a fourni quelques scènes bien inutiles pour l’enquête, notamment à l’école quand Theo s’enfuit ou dans l’appartement quand Lucy et Kai papotent et nous font le débat chien/chat. En plus, merde, Lucy préfère les chats, c’est inacceptable.

Malgré ces défauts et le temps perdu parfois (quoique, Lucy/Kai, c’était pour parler de ce qu’il se passe du côté de Lucy après tout), les scènes d’action étaient également bien intégrées, mettant en avant le personnage de Whistler. Je pense que c’était vraiment une volonté de la mettre en avant encore plus que d’habitude : sa présence devient indispensable alors qu’elle ne devrait même pas être dans la série puisqu’elle est dans une autre agence.

Sa présence est encore plus compromise avec le départ de Lucy, alors avoir cette scène où elle sympathise vraiment avec Kai et Jesse avant de se voir offrir un peu d’action, c’était chouette. Je n’ai pas compris comment Jesse arrivait avant elle dans la course poursuite par contre, parce qu’il paraissait partir de bien plus loin et que Kate n’est pas si lente en théorie.

Bref, côté enquête et développement de Whistler, c’était prenant et chouette. Cependant, le départ de Lucy était décevant et semblait sortir de nulle part. Si l’actrice avait prévenu la production à l’avance, ce qui semble être le cas, ce départ aurait pu être anticipé au moins sur l’épisode précédent, pour nous permettre de nous faire à l’idée et pour proposer au moins une scène de plus. Je comprends bien que l’idée est de nous montrer que sa promotion se fait du jour au lendemain et que tout va très vite, mais pour nous aussi, ça va vite.

Cela signifie tout de même que l’actrice quittera la série pendant quatre mois, alors qu’elle est le personnage préféré des fans (bon, en tout cas, c’est le mien). Bien que cela ne pose pas de problème pour les autres agents, pour les enquêtes et pour une durée aussi limitée, j’espère que lors de son retour, Lucy aura un épisode entièrement dédié à elle dans le sous-marin. Quelle idée pour l’actrice d’avoir deux jobs en parallèle franchement !

Il n’empêche que son départ était plutôt bien géré : elle a au cours de l’épisode les scènes nécessaires pour dire au revoir à tout le monde. Bien sûr, avec Jane, j’aurais aimé une scène de plus parce que là, on a juste celle de l’annonce et c’est un peu léger étant donnée la situation. À l’inverse, la scène avec Jesse était une vraie réussite pour les deux personnages (allez, on aurait pu se passer, à la rigueur, de la lourdeur des bris de verre dans les cheveux – mais c’était une bonne scène d’action et une bonne coupure d’acte d’avoir ce saut d’un balcon à l’autre).

Plusieurs jours après avoir vu l’épisode, j’en ai encore de vifs souvenirs, et ça, c’est une bonne chose ! Faut dire, c’est rare qu’un épisode de cette franchise me surprenne et là, pendant tout l’épisode, j’ai cru que Lucy allait prendre la décision irrationnelle de rester avec Kate plutôt que d’aller dans son sous-marin. Content qu’elle ne le fasse pas, c’est raccord avec le personnage et ça fait du bien de voir un truc crédible dans une série pour une fois !

NCIS – S20E07

Épisode 7 – Love Lost – 16/20
Cet épisode de NCIS a été un excellent exemple d’enquête de la part de l’équipe. Je suis plutôt content de me rendre compte que la série a encore la capacité de proposer des épisodes aussi intéressants après tout ce temps ; surtout que c’est loin d’être toujours le cas. Sans inventer l’eau chaude, les scénaristes parviennent encore à convaincre, sans même avoir besoin d’aller chercher à trop fouiller les personnages.

Spoilers

Un homme entre au NCIS pour accuser la big boss de vouloir le tuer.

Si on sent arriver de très loin au début de l’épisode la douille qui attend nos agents, j’ai bien aimé la révélation que l’homme qui leur demandait de l’aide était finalement le mari de leur grande patronne. C’est le genre d’idée simple qui fonctionne toujours dans les séries procédurales, avec des agents qui n’osent pas trop enquêter comme d’habitude parce que cela met leur job en péril malgré tout. Bon, après, c’est toujours un mystère de se rendre compte que leur job n’est pas plus souvent à risque quand on voit comment ils se comportent avec les réunions obligatoires – à ne pas y aller et envoyer Kasie comme ça.

À la place de Kasie, je les enverrai bouler aussi sec. BREF. Il y avait apparemment beaucoup à faire du côté de l’enquête de la semaine, au point qu’aucun personnage n’est vraiment développé cette semaine (enfin, dans cet épisode vu cette semaine, parce que je suis trop en retard pour parler d’épisode de la semaine).

Les idées dans l’enchaînement des événements de l’enquête étaient bonnes, mais le coupable était clairement prévisible dès le départ. J’ai eu des surprises dans la manière dont se déroulait l’enquête, au point de me sentir baladé parfois par les scénaristes. Cela faisait un moment que ce n’était plus le cas et c’est le deuxième épisode de suite où je retrouve des éléments vraiment intéressants.

Les personnages principaux avaient de bonnes interactions, l’enquête était hyper fluide, avec une bonne grosse dose d’humour très NCIS, pour nous éviter l’ennui et les personnages secondaires, finalement plus développés que les principaux pour cette fois, étaient sympathiques. Franchement, j’ai terminé l’épisode en espérant les revoir, même si ça ne risque pas d’arriver. Le mari est parfaitement insupportable, mais ça le rend attachant, bizarrement. Pour le reste, la crédibilité est parfois à remettre en question, parce que vraiment, se rendre chez la fille, c’était juste pour qu’elle puisse lire les SMS soi-disant envoyés par son père, hein ; ça n’arrive jamais habituellement.

Quant à l’idée complètement folle de le faire passer pour un suicidaire, j’ai adoré. Je l’ai senti venir qu’on nous menait en bateau, mais c’était fait avec suffisamment de finesse pour que ce ne soit pas trop énervant. Malgré les défauts inévitables de ce genre d’épisode qui oublie totalement les fils rouges au profit d’une enquête vite oubliée, c’était du bon NCIS comme j’aime !

Par contre, c’était vraiment oubliable : j’ai vu l’épisode il y a quelques jours et c’est pour ça que la critique va rester si courte. Même en prenant des notes après l’épisode, il n’y a pas beaucoup plus à en dire.

9-1-1 Lone Star – S03E16

Épisode 16 – Shift-Less – 13/20
L’épisode a un problème de rythme, parce que j’ai réussi à le trouver à la fois trop lent et trop rapide dans le développement de son intrigue. Il y en a deux dans l’épisode, des intrigues, et elles sont intéressantes, mais je crois qu’elle manque un tout petit peu d’adrénaline pour que ça me plaise vraiment : j’attends autre chose de la franchise.

Spoilers

Owen retrouve son père, Judd retrouve son fils.

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You a juvenile delinquent ?

En théorie, j’avais largement le temps de me mettre à jour avant le début de la saison 4, au point d’avoir le temps de me désespérer en cas de cliffhanger. En pratique, je me rends compte que la saison 4 commence dans quelques jours et que je suis loin d’être à jour. Mais genre, vraiment super loin. Tant pis, la série restera disponible quoiqu’il arrive, non ?

Espérons. L’épisode auquel j’en suis nous raconte, toujours avec son énorme filtre qui me paraît de nouveau abusé comme à chaque fois que je reprends la série, la journée de deux frères à la plage, sans autorisation des parents, alors que l’aîné veut faire du surf. Son idée n’est pas forcément mauvaise, jusqu’à ce que le petit frère veuille s’amuser à faire de même et se fasse dégommer par une énorme vague.

Le grand retrouve donc Tyler, le petit frère, complètement noyé… mais une secouriste est dans le coin heureusement. L’aîné se précipite vers un téléphone pour appeler le 9-1-1 et, surprise, le filtre immonde s’explique parce que nous étions dans le passé. Le grand-frère relou qui voulait faire du surf ? Il s’agissait d’Owen, évidemment.

C’est donc lui qui appelle les secours et permet à l’ambulance de récupérer son frère. Une fois l’hôpital, Owen a la chance de retrouver ses parents… Il va de soi que les parents sont plus qu’énervés de la situation, mais le père insiste pour dire qu’Owen a eu les meilleures réactions possibles. On en revient alors au traumatisme du clown : lorsque les parents ont appris la mort de Tyler, Owen a tourné la tête vers un clown sur le mur de l’hôpital. La scène est horrible, car bien trop dramatique.

Le flashback suivant l’est aussi : Owen et sa mère quitte Los Angeles pour se rendre à New-York, laissant le père d’Owen derrière eux. Comme souvent au deuil d’un enfant, le couple de parents ne parvient plus à s’entendre et se sépare. Owen en veut à son père et on comprend qu’il ne lui a plus parlé depuis ce temps. Pas étonnant qu’il soit coulrophobe après. Je n’ai pas une backstory si cool.

Dans le présent, nous retrouvons donc Owen qui s’apprête à se rendre chez son père, et avec l’éclairage des flashbacks, on comprend mieux le problème qui existe entre Owen et ses parents. Arrivé à Los Angeles, Owen commence par passer par la fameuse plage du début d’épisode. Cela permet de nous relancer un flashback et surtout de nous montrer la difficulté pour Owen d’être là.

L’épisode insiste beaucoup là-dessus : on le voit ensuite arriver à la maison de retraite où son père est clairement en train de mourir. Ce n’était pourtant pas le cas dans l’épisode précédent : c’est Owen qui le recontacte, non ? Toujours est-il qu’à l’accueil, on annonce à Owen que les Strand ont de la chance d’être si présents les uns pour les autres, parce que toute la famille est là pour le père.

Le problème ? Il est très clair qu’Owen ne parle plus à personne dans sa famille. C’est surprenant comme intrigue : c’est rare dans les séries d’avoir un personnage si en froid avec sa famille. On en est au point où ce héros de série toujours présenté comme un père aimant n’est pas reconnu par l’entourage le plus proche de son père.

Il y a tout de même un autre fils – ou en tout cas un homme considérant le père d’Owen comme son père – qui vient le voir dans la salle d’attente, lui parle et lui conseille de dire tout ce qu’il a dire tant qu’il le peut. Bon. D’accord, c’est noté. Le conseil est plutôt classique, l’intrigue aussi… et ça manque clairement d’intervention d’urgences à ce stade.

On a une intrigue secondaire pour ça, mais même elle a trainé en longueur, ce qui fait que l’épisode a paru plus long que nécessaire. On a ainsi un détour par Owen téléphonant à son fils pour lui dire qu’il est fier de lui (et TK ose demander à Carlos ensuite s’il l’a trouvé un peu bizarre ? Un peu ??), avant d’en arriver à Owen qui se confronte à son père… et à sa belle-mère. Celle-ci n’est pas ravie de le voir revenir dans la vie de son père alors qu’il est sur le point de mourir, mais bon, elle se laisse convaincre par son fils qu’Owen a besoin de parler à son père. Ce fut trop rapide, hein.

C’est ironique de se plaindre d’un épisode trop lent, mais ensuite de dire que ça va trop vite, non ? Il y a clairement un problème de rythme et je n’ai pas réussi à entrer dans le drama de l’épisode, même quand Owen s’est excusé auprès de son père pour la mort de Tyler. Son père, contre toute attente, entend tout ce qu’il lui dit : il prend le temps de lui dire que la mort de Tyler n’était pas du tout de sa faute.

Avant ça, Owen a quand même précisé qu’il comprenait pourquoi son père n’avait pas voulu garder contact avec lui et être un père pour lui, parce qu’il avait cassé la famille… C’est tout ce qu’il fallait pour le père : il lui explique que c’est le deuil qui a détruit leur famille, pas Owen qui n’était qu’un enfant. Le père l’appelle aussi « capitaine », lui faisant comprendre qu’il a toujours suivi sa vie, même de loin. Bref… Tout est bien qui finit bien : Owen découvre que son père ne l’a pas oublié, loin de là.

Ils peuvent se quitter en bons termes, même si Owen n’est pas sûr de pouvoir tout lui pardonner. Il gagne tout de même un frère dans l’affaire, parce que Robert semble avoir envie d’apprendre à le connaître un peu maintenant qu’ils ont passé du temps ensemble.

Avant de rentrer chez lui, Owen se décide à faire un peu de surf. Comme beaucoup de sports à risques, je trouve que c’est une drôle d’idée. C’est encore pire de le voir faire ça au coucher du soleil, quand il n’y a probablement pas de surveillance. Mais bon, c’est comme ça.

Une autre intrigue ramène dans la série le personnage de Wyatt, et l’intrigue est plutôt inattendue – comme à chaque fois avec lui : Judd reçoit un appel de son fils qui a eu la bonne idée de se faire arrêter le matin même pour vandalisme. Judd obtient donc le droit de jouer le papa énervé, et ça ne lui va pas tellement bien comme rôle. Je le trouve absolument horrible quand il s’énerve, et disons qu’il n’a pas tellement le style d’éducation que j’envisagerais de donner à d’éventuels enfants plus tard dans ma vie (non, jamais, au secours).

Bref, de retour chez lui, Judd confisque le portable de Wyatt et ne finit par appeler Marlene que parce que Grace le lui demande. C’était pourtant la première chose à faire, et ça permet d’apprendre que ça fait deux mois que Wyatt fait de la merde. Allons bon. D’après Marlene, sa mère donc, le problème vient de ses fiançailles avec Stanley, car c’est depuis que ça part en vrille.

Malgré cela, Marlene n’a pas l’air de s’inquiéter outre mesure pour son fils : elle poursuit sa vie comme si de rien n’était à Santa Fe, et demande à Judd de s’occuper de Wyatt pour le reste de la semaine. La série prend alors une tournure que je n’aime pas trop, parce que je me suis senti ensuite dans un épisode de Walker. Clairement, je passe trop de temps au Texas sur ce mois de janvier : Judd emmène Wyatt chez son père afin de lui faire faire du cheval. Evidemment, le père de Judd a un ranch, hein, et évidemment, Wyatt sait monter à cheval.

Voilà donc Wyatt et Judd qui partent faire une balade à cheval. En soi, l’idée est bonne. Mon problème ? Je ne sais pas exactement. Je suis là pour des interventions d’urgence, j’imagine. Et puis, je préfère Grace à Judd, je crois, alors cette intrigue qui se concentre surtout sur lui, c’est moins top. D’autres personnages me manquent aussi, ça fait un moment qu’on n’a pas eu d’intrigue pour Marjan. Ou pour Matteo/Nancy, d’ailleurs.

Bref, là n’est pas la question : le but de l’épisode est d’avoir Wyatt qui parle enfin à son père. Son problème n’est pas avec Stanley, finalement. S’il est si énervé, c’est parce qu’il se rend compte que Judd est quelqu’un de très chouette : ce n’est pas ce qu’il espérait. Ou peut-être que c’est exactement ce qu’il espérait. Allez savoir. La conversation arrive en tout cas à une fin naturelle, mais la scène continue, alors on comprend bien au changement de plan qu’on va en arriver à la partie adrénaline de l’épisode.

Un serpent terrifie les chevaux de Judd et Wyatt, et Romeo, celui de Judd, est particulièrement peureux apparemment. Il s’enfuit en laissant Judd tomber de son dos, et l’image est déjà assez flippante en elle-même. Heureusement le serpent dégage bien vite quand ça arrive, parce que Judd qui tombe de si haut, ça doit faire trembler le sol quand même.

Il n’empêche que la situation est bien gênante : ils se retrouvent avec un seul cheval et la cheville de Judd est clairement très mal en point. Il a en effet un os qui en sort, ce qui n’est pas exactement la situation normale. Voilà donc l’adrénaline de l’épisode. Bien sûr, Judd n’a plus de batterie sur son portable et Wyatt n’a pas son téléphone : son père lui a confisqué.

Il faut donc faire avec les moyens du bord en attendant que le père de Judd fasse le nécessaire pour appeler les secours. Les moyens du bord s’appellent Wyatt : c’est à lui de remettre en place la cheville de son père pour éviter qu’il ne soit amputé plus tard. Il y parvient bien, mais ça nous laisse Judd inconscient ensuite.

Pour s’occuper, Wyatt lui fait donc un brancard avec les moyens du bord, expliquant ensuite qu’il a appris à le faire en regardant The Walking Dead. Alors je veux bien, mais j’ai vu l’intégrale de la série et je suis bien incapable de faire un brancard si efficace si rapidement, hein. Bon qu’importe. Le brancard est une bonne idée qui permet à Judd d’être fier de ce qu’il a fait, même s’il est inutile. Par chance, le grand-père finit par retrouver Judd et Wyatt, alors tout va bien.

Tout va tellement bien qu’on retrouve ensuite Judd plâtré et en famille avec son père, Grace et ses deux enfants. Et oui, c’est bien son enfant désormais : Wyatt signe le plâtre de Judd en écrivant « Guéris vite, papa ». Il l’appelle papa, si ce n’est pas chou pour un homme qui ne s’est jamais occupé de lui et ne connaissait pas son existence deux ans plus tôt.