Manifest – S04E07

Épisode 7 – Romeo – 15/20
À croire que ça va être un épisode sur deux tout au long de cette mi-saison. Bien que très prévisible par certains aspects, cet épisode réunit à recroiser certaines intrigues tout en complexifiant encore un peu plus le mystère en revenant sur de biens anciens mystères oubliés depuis au moins une saison, si ce n’est deux. C’est un bon moyen de montrer que tout est connecté – et que j’ai oublié une grande partie de la série, aussi. Normal, non ?

Spoilers

Un serial-killer de passagers 828 est dans la nature. Michaela et Jared mènent l’enquête.

We’d have an all-access pass to unlimited Callings.

Voilà un sacré titre d’épisode, et un sacré résumé des épisodes précédents qui me rappelle que Saanvi était amoureuse d’une femme ? J’avais zappé ça, mais peu importe. L’épisode reprend sur un drôle de ton sépia – pas loin de ressembler à celui que j’ai actuellement à l’extérieur de chez moi quand je regarde cet épisode. On s’en fout ? Parfaitement, oui, mais pardon, ça me fait bizarre, j’ai l’impression que tout est connecté.

Bref, l’épisode reprend sur le réveil de Cal. Il est toujours en mauvaise santé, mais il refuse que Zeke s’occupe trop de lui. Pourtant, il se laisse convaincre par l’alcoolique qui l’emmène directement chez Alex, l’ex de Saanvi. Elle accepte de faire des analyses sous le nom de Gabriel, avant d’indiquer que cet état de santé catastrophique serait cohérent avec une rechute pour son cancer. Ben super.

De son côté, Michaela débarque au Bureau (pourquoi ?) pour apprendre de Drea la mort d’Anna. Tout le Bureau est en effervescence, mais personne ne semble s’inquiéter de voir Drea parler à Michaela. Cette dernière ne semble pas plus affectée que ça par la mort d’Anna aussi. Pourtant, elle a quand même un sacré lien avec sa famille, non ?

Du coup, quand elle l’annonce à Ben, elle semble se souvenir que c’est censé être catastrophique. Bon, sinon, dans le genre catastrophique : il y a deux passagers tués en 24h, ça commence à réduire sacrément la liste des 828. En plus, Michaela n’a pas résolu son Appel de l’épisode précédent (une croix ensanglantée au Bureau, quand même) et Cal fait sa crise d’ado, ça fait beaucoup à gérer pour Ben.

Il interdit à Cal de sortir une nouvelle fois de la maison, histoire que ça s’engueule une fois de plus, avant de… sortir de la maison, une nouvelle fois, pour suivre un Appel. Le pire, c’est que Ben ne suit même pas son propre Appel : il se rend compte qu’Eden en a un quand elle se met à écrire. Il se rend donc à « ALNI » pour suivre l’Appel à sa place. Eden ? Il la laisse dans les mains de son grand-père. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait pas vu.

Alni ? C’est un centre pour personnes âgées… dans lequel Ben finit par retrouver tout un tas de gens complètement amorphes, tout juste en vie. Il s’agit évidemment des passagers pris en otage et torturés par la Major il y a un moment déjà.

En parallèle, Vance débarque au bureau (mais qui les paie ?) pour découvrir que Saanvi y a passé la nuit. Elle est en est au stade de réflexion où était Olive dans l’épisode précédent : le saphir pourrait être une connexion pour la conscience divine et pour repousser la péremption qui les menace. On va dire qu’Olive lui a téléphonée hors écran, hein.

Vance s’inquiète quand même de la voir si proche du burn-out, mais ce n’est rien par rapport à sa dépression aperçue en flashback quand elle expliquait à ses parents qu’elle allait mourir en 2024. Anyways. Elle en était à aller se bourrer dans les bars et se faire draguer par une barmaid. Pourquoi pas. Et au pire moment de sa dépression, elle découvre que Vance ne la ghoste plus et lui offre un nouveau laboratoire. Yay, il l’a sauvée.

Dans le présent, Ben appelle Saanvi suite à sa découverte et lui fait voir ce que sont devenus les passagers torturés par la Major. Ils sont rapidement surpris par un infirmier d’ALNI qui ne tolère pas vraiment leur présence ; mais bon, quand Saanvi lui explique qu’ils sont des passagers du vol 828, les patients comme eux, son attitude change. Mouais. La meilleure partie de cette intrigue ? Ben a enfin trouvé un moyen d’embrasser Saanvi en la faisant passer pour sa femme à l’accueil.

Assez vite, on découvre que les patients ne sont finalement pas en mort cérébrale comme tout le monde le pensait. Pourtant, quand Saanvi a accès aux dossiers médicaux de ces passagers, c’est bien l’information qu’elle y trouve… avant que chaque IRM des patients se mettent à luire comme les objets il y a deux ou trois épisodes.

Saanvi et Ben comprennent que les passagers ont donc une antenne directe vers la conscience divine, et ils la doivent à la Major. Il n’en faut pas plus pour que Saanvi envisage que ce soit un second moyen de se sauver de la date de péremption, sans passer par la chaloupe qu’est le lifeboat. Et en plus, elle a rapidement une piste : Gupta a bossé sur le cas de ces patients aussi.

Pendant ce temps, Michaela et Jared jouent les détectives ensemble, toujours avec l’aide à distance de Drea. C’est une petite routine que l’on commence à connaître. Toujours est-il qu’ils avancent vite : en retournant chez Sam, ils apprennent de la part de sa voisine qu’Angelina et Eden ont séjourné quelque temps dans la maison avec Sam, ce qui permet d’établir très rapidement une connexion avec le meurtre d’Anna. À ce stade, il serait trop simple qu’Angelina soit coupable ; j’en suis à envisager que le fantôme de Grace se venge d’une manière ou d’une autre. Et par fantôme, j’entends une forme ressuscitée d’elle, hein.

Toujours est-il que ce tueur en série à un mode opératoire assez clair, avec l’habitude de tracer une croix au sang sur les mains de ses victimes. Cela aide bien Michaela : elle trouve en ligne un hater qui avait pour projet de marquer les passagers avec du sang. Très vite, ils prennent en filature le type, mais son seul plan était… de marquer à la peinture les maisons des passagers. C’est dommage, c’était une bonne piste. En plus, ils sont sûrs que ce n’est pas la bonne, parce qu’ils apprennent la mort d’un autre passager au même moment…

Bien sûr, Cal refuse d’écouter son père : il décide de sortir de chez lui pour vivre, et vu son comportement, il s’agit clairement de se rendre à un rencard. Zeke ne l’en empêche même pas, alors qu’il est supposé être l’adulte sur place quand même. Sans trop de surprise, il est complètement ravagé par toute la douleur qu’il a absorbée.

Il retourne auprès d’Alex qui veut lui confier des opioïdes pour Cal, mais Zeke refuse de les prendre. C’est un ancien alcoolique pour de vrai, ce que j’avais oublié, alors sa rechute de l’épisode précédent, il la vit assez mal. Il s’en confie à Alex avant de se rendre à une réunion des alcooliques anonymes.

Et pendant que tout le monde se prend la tête sur de nombreux problèmes, Cal profite de sa journée pour aller draguer Violet, une passagère du vol 828 qu’il a aidée lors de la prise d’otage d’Angelina chez Adrian. C’est lourd, ma foi, surtout que même s’il a vieilli, elle paraît être bien plus adulte que l’acteur. Pourtant, on nous les vend vraiment comme un couple mignon, avec une session karaoké comme premier rencard.

Comme c’est un premier rencard et qu’il souhaite être honnête avant de faire quoique ce soit, Cal révèle sa véritable identité à Violet, après une autre quinte de toux, qui semblent venir toujours aux moments opportuns. 

Violet révèle alors à Cal qu’elle a aidé Angelina un an plus tôt. Ah super, c’est la prochaine victime du serial killer, c’est top à savoir – surtout qu’on ne tarde pas à nous faire tout un mystère de l’identité de la troisième victime du serial killer. Et si Cal était le tueur ? On n’en est pas là pour l’instant, parce qu’il est trop occupé à embrasser Violet. Oui, elle n’en a rien à faire qu’il soit supposé être un enfant, apparemment. Ils s’embrassent, passent un bon moment et rentrent chez eux.

Là, elle ne répond plus à ses SMS quand Cal demande à la revoir… et clairement, elle est morte. Avant de le savoir, il faut conclure les autres intrigues cependant. Ben rentre donc chez lui où il est accueilli par Eden qui l’appelle « papa ». Si ce n’est pas mignon, ça. Il faut quand même gérer la merde dans laquelle ils sont avec trois passagers tués en un peu plus de 24h.

Michaela et Ben reprennent donc les indices qu’ils ont, à savoir une croix rouge… Et Michaela comprend donc que la meurtrière qu’ils recherchent est Noelle, la mère d’Angelina, hyper catholique et tout. C’est sympa comme idée… mais le problème, c’est que les flics ont une autre piste. Ils pensent en effet que Gabriel est le meurtrier, parce qu’ils ont une photo de lui et Violet quelques instants avant qu’elle ne se fasse tuer.

Drea prévient Jared à temps pour qu’ils se rendent chez les Stone les informer… et Cal apprend donc la mort de sa petite amie comme ça. C’est con, surtout le jour où son docteur l’informe que sa maladie est (probablement) revenue. Allez, hop, épisode suivant.

 

Manifest – S04E06

Épisode 6 – Relative Bearing – 13/20
C’est de nouveau trop long pour cet épisode qui propose quelques scènes un brin ridicules tout de même. C’est frustrant : parfois, je me rends compte que je suis à fond pendant dix à vingt minutes d’un épisode tellement le mystère peut prendre ou l’enquête être fluide. Et puis parfois, c’est tellement mal écrit et/ou tellement mal joué que je décroche totalement et que ça donne l’impression de ne jamais en finir. Et puis, ils ont beaucoup trop d’intrigues en parallèle pour que ça fonctionne, surtout quand elles ne se croisent pas, comme dans cet épisode.

Spoilers

Michaela a un Appel qui la mène à jouer les détectives à nouveau. Avec Jared, tant qu’à faire.

You’re trouble, Stone. I’m in.

Oula, le résumé nous ramène TJ, et je m’en passerais bien.

Ce début d’épisode se charge de régler les pistes ouvertes par l’épisode précédent. Zeke a tué Erika de cinq balles dans le torse avec l’arme de Jared, alors il y a quand même un gros problème à gérer là. On laisse de côté cette piste un moment pour nous expliquer que Michaela et Ben mentent sur la manière d’avoir retrouvé Eden. Pourquoi pas.

Ils éloignent officiellement Eden de l’explosion de la maison d’Adrian, ce qui n’est tout de même pas bien crédible. Il faut bien calmer la presse, tout de même. Du côté de la maison d’Adrian, l’enquête va rapidement patiner : c’est à Jared que l’on confie les douilles ayant tué Erika. Cela tombe bien, hein. Malheureusement, Diaz sent bien qu’on se fout de sa gueule, surtout quand il retrouve le fameux engrais.

Je me doute qu’il fera ce qu’il faut pour faire tomber Jared. En attendant, Jared essaie de garder son cadran moral comme il peut. Il refuse que Vance lui prenne les douilles et il est sûr que rien ne pourra couvrir le meurtre commis par Zeke de sang-froid. Bref, il est prêt à prendre le risque d’être accusé de meurtre, ce qui n’a aucun sens. Il aura beau dénoncé Zeke, ça ne l’empêchera pas de prendre cher pour l’avoir couvert un temps et parce que c’est son arme qui a été utilisé pour tuer Erika.

Après avoir témoigné de ce qu’il s’est passé la veille, Michaela quitte le centre de contrôle des passagers 828 pour mieux avoir un énième Appel : des poissons sous ses pieds et de l’eau pleine de sang. Elle semble ignorer son Appel pour plutôt s’inquiéter de Zeke, alors qu’il est évident que tout est connecté, hein.

Michaela prend tout de même le temps aussi de se rendre chez son frère pour savoir comment va Eden – et elle va mal, bien sûr, elle réclame sa « mère » – et en ressort avec une piste pour son Appel : l’adresse d’un passager du vol 828 qui vend du matériel d’aquarium. Malheureusement, une fois chez lui, elle se rend compte que tout va mal pour Sam : il s’est fait tuer et tous les aquariums chez lui sont brisés. Oups.

Elle appelle aussitôt Jared à la rescousse, et écoutez, ça fait presque plaisir de les voir retravailler ensemble. Pourtant, c’est ridicule, hein, ça joue beaucoup trop sur les anciens sentiments pour qu’on puisse imaginer qu’ils soient de bons enquêteurs ensemble – ou juste qu’ils ne préviennent pas le Bureau de contrôle des 828 immédiatement.

Ils le font par l’intermédiaire de Drea qui est utilisée pendant tout l’épisode sans jamais être vue. C’est un bon plan pour les scénaristes : chaque fois que les personnages sont dans une impasse, ils font appel à Drea pour les débloquer d’une manière ou d’une autre dans leur enquête. Entre ça et les Appels, ça fait beaucoup de Deus ex machina.

Bon, autrement, sans surprise, Diaz dénonce Jared bien vite et cela force notre flic préféré (non) à devoir remettre son arme. Là où il est chanceux, c’est que le capitaine qui lui demande le flingue est lui-même plutôt louche. En effet, Drea mène l’enquête et se rend vite compte qu’il interrogeait régulièrement Sam à chacun de ses contrôles au Bureau 828. Elle finit par fouiller le bureau de son patron et y retrouve l’alliance de Sam.

Elle met ses empreintes dessus, cette idiote, mais avec cette série, j’imagine que ça ne posera pas problème. Elle sait vite qu’il s’agit de l’alliance de Sam parce qu’elle a une forme particulière dont Jared se souvient bien. Des flashbacks bien lourds nous apprennent en effet que Jared a perdu son poste de détective à cause de Sam, parce qu’il a voulu le défendre lors d’une manifestation haineuse anti-828 et l’a défendu face à… un flic. C’est con.

Bref, on s’en fout, tout ça mène au capitaine qui prend Drea en otage et à une intervention de Michaela qui aide Jared à arrêter le capitaine. Rien que ça. Le tout se fait à base de compas moral de Jared, tout ça, tout ça. Eh, ça pourrait bien se finir cette affaire, sauf que la balistique va continuer de confirmer que Jared est coupable et que Michaela, c’est bien con, reçoit un Appel pile au pire moment : devant l’agent du Bureau chargée de la surveiller.

Michaela est donc coincée au bureau pour la fin d’épisode, parce qu’il va falloir qu’elle explique pourquoi elle a menti si longtemps sur les Appels qu’elle n’aurait pas. Cela se termine mieux pour Jared, heureusement : Vance prend soin de falsifier le rapport de la balistique, évidemment.

Autrement, Angelina, retrouvée par Adrian, se réfugie finalement chez sa mère. En flashback, nous l’avions vue annoncer à sa fille qu’elle la considérait comme morte. Dans ce présent, elle est heureuse de savoir qu’elle n’est pas morte. Allez savoir. J’imagine que les liens du sang sont plus forts que ça ?

Bien sûr, la série confirme aussi qu’Eagan a été libéré de prison. Il a à peine le temps de se rendre dans des toilettes miteuses qu’Adrian débarque pour lui casser la gueule. Ben oui : Adrian en veut désormais à Eagan d’avoir révélé où était Angelina car c’est à cause de lui qu’elle a tout explosé. Pourquoi ne pas en vouloir Angelina ? Mystère.

En tout cas, Adrian et Eagan se retrouvent pour se mettre à bosser ensemble, avec notamment comme plan d’attendre un peu, puis de dénoncer Angelina pour récupérer la prime de 20 000$ promise pour sa capture. Ils n’y vont pas de main morte le gouvernement. Cela fait beaucoup d’argent pour une psychopathe qui ne s’en prend qu’à des gens qu’ils détestent.

Peu importe, en tout cas, Eagan voit son intérêt dans cette rançon : il décide d’aller faire du chantage à la mère d’Angelina et en récupère une montre. Sympa. Le pire, c’est quand même que ça fonctionne si vite, alors qu’il est évident qu’Eagan va aller la dénoncer à la police quand même ; ce qu’il fait en fin d’épisode, sans la moindre surprise.

Sinon, Olive se retrouve à devoir s’occuper Eden comme une vraie maman. Elle est tout de même soulagée de voir que Cal sait faire la lessive désormais. C’est déjà ça de pris. Cal révèle à sa jumelle avoir eu un Appel plus puissant que les autres pendant l’explosion, avec tout plein de flashbacks de quand il était un gamin de dix ans insupportable. C’est le retour du LIFEBOAT, et il coule d’après Cal. Il est inquiet, mais Olive fait tout ce qu’elle peut pour le rassurer. Elle est moins efficace que Zeke, par contre. C’est lui qui se rend compte que Cal continue de tousser et s’en inquiète ; et c’est Cal qui est le seul à s’inquiéter pour son oncle.

Il faut dire que tout le monde a d’autres chats à fouetter dans cet épisode. Ben est plus inquiet pour Eden, complètement brainstormée par Angelina. Cela se comprend. Il prend enfin la décision de se raser parce qu’Angelina l’associe trop à un méchant monsieur, aha. C’est Olive qui le rase finalement, dans la scène père-fille la plus pétée du monde. Cela devrait pourtant être une bonne chose d’avoir la fille et le père dans une même scène… mais bon.

Ben fait tout ce qu’il peut pour récupérer la confiance et l’affection d’Eden qui a peur de lui. Il fait ainsi appel à Anna, la passagère qui avait recueilli Angelina un temps chez lui, avant de recevoir un coup de fil de… Angelina, elle-même. Ben oui. La psychopathe s’inquiète assez logiquement pour celle qu’elle considère être sa fille, au point de vouloir donner des conseils pour l’aider à s’endormir aha. C’est rare, mais j’ai presque eu un soupçon de peine pour elle. Presque.

Ensuite, elle m’a soulée énormément quand elle a appelé Cal, allez savoir comment, et qu’elle a réussi à le convaincre de lui passer « sa » fille au téléphone. En effet, Cal a négocié avec elle pour qu’elle explique à Eden que son père est un homme bien. Pas de bol pour eux, Ben surprend l’appel entre Eden et Angelina, ce qui fait que l’épisode se termine sur une dispute familiale de plus. Et bordel, Cal qui se comporte en enfant alors qu’il est pseudo adulte désormais… Insupportable. Cal décide finalement de quitter la maison.

Bon, sinon Zeke retourne au travail, ce qui est l’idée la plus débile du monde. Il absorbe la colère d’un autre patient et n’est plus capable de la gérer, finissant par menacer le patient lui-même, à coups de poings. Il termine l’épisode devant un bar vendant des alcools très forts… et se bourre la gueule avant de rentrer chez lui, comme son patient. Allons bon, il a récupéré son alcoolisme ?

Eden, elle, a un Appel qui lui montre le volcan de la boule à neige en éruption, tandis que Zeke tombe lorsqu’il trébuche sur le corps inconscient de Cal. Sinon, TJ ? Ma foi, c’est la pire scène de l’épisode : il ne revient pas dans la série (ouf), mais Olive l’appelle pour lui dire qu’elle pense que le saphir est leur moyen d’entrer en connexion avec la conscience divine et d’avoir des Appels quand ils veulent. Mais eh, TJ lui manque aussi.

C’est tellement mal écrit que l’actrice ne pouvait que mal le jouer, et c’en est devenu risible… comme la scène où Anna se fait tuer, juste après un moment confidence de Jared à son père expliquant qu’il pense que le tueur de Sam court toujours. Bien vu. Reste à savoir de qui il s’agira.

 

Walker – S03E09

Épisode 9 – Buffering – 12/20
Qu’est-ce que ça traine encore dans cet épisode ! Cela commence à se voir qu’ils ne savent pas quoi faire des vingt épisodes de cette saison, et c’est franchement dommage. Bien sûr, il y a quelques avancées pour les personnages, mais dans l’ensemble, cet épisode est oublié plus vite qu’il n’a été vu (le ressenti était long !) et je ne pense pas qu’il aura beaucoup de conséquences sur la suite. Bref, on passe le temps jusqu’à un cliffhanger, pardonnez le jeu de mots, énergique.

Spoilers

Cordell et Cass vont recevoir une récompense du maire pour les services rendus à la ville (notamment en se faisant kidnapper, un vrai héros).

Il y avait bien une enquête dans cet épisode, je ne peux donc même pas trop critiquer la série cette semaine sur son oubli habituel d’être un procédural efficace. En effet, nous suivons une sombre histoire de prise d’otage qui n’en était pas une, avec une otage et un braqueur qui travaillent ensemble pour que les distributeurs en ville se mettent à cracher des billets de banque pour les passants.

Pourquoi est-ce que ça n’arrive que dans les séries et les films, et jamais au distributeur à proximité de chez moi, hein ? Et puis, il faut voir la conclusion de cette enquête ! Cordell fait la morale aux méchants pas si méchants de l’épisode, et hop, c’est terminé ? On vit dans le monde des bisounours, quand même.

Le début de l’intrigue partait pourtant bien : la fausse otage, Tray qui s’en rend compte sur la vidéosurveillance… C’était une idée sympathique. Seulement, ils ont manqué de temps pour développer vraiment quelque chose ensuite, et ça donne ce résultat frustrant. Je suis frustré aussi concernant Tray qui culpabilise encore pour sa soi-disant faute de l’épisode précédent. Il n’a absolument rien fait de mal et s’est fait engueuler par James, ce qui fait qu’il remet en cause toute sa vie désormais.

Pourtant, Tray fait un meilleur ranger que Cordell en quelques épisodes… alors c’est étonnant de le voir si peu sûr de lui. Cass fait ce qu’elle peut pour lui faire reprendre conscience en lui, mais ça n’a pas l’air gagné, malheureusement. Cassie a aussi d’autres chats à fouetter puisque son couple avec Kevin se développe petit à petit. Dans cet épisode, Kevin est censé recevoir les héros de la ville que le maire veut honorer, et Cass en fait partie.

Ils tentent donc de se débrouiller comme un couple malin capable de faire la part entre le perso et le pro… mais c’est loin d’être évident une fois mis en pratique. Sur le papier, ça fonctionnait pourtant. En pratique, Cass est gênante plus qu’autre chose, son obsession de savoir si elle aura une médaille n’est pas trop raccord avec le perso et on tourne en rond. J’étais content de voir Cassie et Kevin se retrouver seuls pour faire le point sur leur relation naissante… Par contre, qu’est-ce que ce fut long aussi comme scène !

Et Cordell qui appelle Cassie pour lui dire qu’il faut aller en ville et qu’il la rejoindra alors qu’ils sont supposés être au même endroit et être venus avec la même voiture, je n’ai pas bien compris. Bien sûr, Cordell avait aussi son intrigue pseudo-romantique : Julia, la journalise avec qui il était pris en otage en début de saison, revient de nouveau. Elle aussi est une héroïne selon le maire, grâce à son article sur les conditions de détention.

Les retrouvailles Julia/Cordell confirment que les scénaristes veulent mettre de la romance là où il ne devrait pas y en avoir – et je ne sens pas Julia, comme toutes les femmes de la vie de Cordell. Cela me rappelle franchement ce que je pensais de Géri au départ. Et Geraldine n’est toujours pas de retour dans cet épisode, don callez savoir ce qu’elle mijote de son côté.

À la place de s’intéresser à cette intrigue qui promet de nous péter à la gueule à un moment ou un autre, les scénaristes préfèrent donc insister lourdement sur la romance Kevin/Cassie et sur le rapprochement Julia/Cordell. Mais comment faire confiance à Julia ? Elle gagne beaucoup trop rapidement celle de Cordell à mon goût ; elle aura forcément des casseroles dans son passé. Il va pourtant falloir faire avec elle : le cliffhanger de l’épisode voit Cordell lui demander de la voir très rapidement. Si elle imagine possiblement que c’est pour un rencard, elle va être déçue : Cordell a juste reçu un colis de boissons énergétiques, semblant sous-entendre que ses ravisseurs sont toujours en activité. On ne sait toujours pas ce qu’ils veulent à Cordell par contre.

Bon, autrement, l’épisode se concentre vite fait sur Liam également. Théoriquement, c’est aussi un héros qui devrait être interrogé par Kevin lors de son déjeuner gênant avec le reste du casting, mais en pratique, il est mis de côté pour gérer les affaires de son père comme il peut. Et il ne peut pas : il fait de la merde, en accusant un partenaire commercial de l’escroquer quand c’est en fait tout le contraire.

Liam suit ensuite les conseils de Stella, mais il est quand même surpris en fin d’épisode quand son père le remet en place parce qu’il n’a fait que de la merde dans leur projet d’ouvrir un refuge pour les chevaux. Voilà qui est fait. Ce n’est pas la bonne période pour Stella cette saison, encore. Cela commence à faire un moment qu’elle est en congé sabbatique pourtant, mais elle ne semble toujours pas trouver son équilibre pour autant.

Cet épisode la voit donc passer à côté aussi de ce que vit Colton : le voilà en difficulté parce que sa grand-mère est entrée en contact avec lui. Il ne lui pardonne pas tout ce qu’elle a fait et ne sait pas comment gérer la chose. Heureusement pour lui, il a un « frère » qui gère bien les grands-mères, j’ai nommé August. Tout devrait déjà lui être pardonné à ce petit imbécile qui a insulté Abby il y a deux épisodes. C’est fou comme la série part du principe que l’excuse de sa mère lui manquant justifie tout.

Le grand-père se fait donc remettre en cause par Abby qui veut les voir s’entendre à nouveau et Colton qui était énervé après August (puisqu’il a fait vivre l’Enfer à Stella, c’est logique) finit par écouter ses arguments et être de nouveau pote avec.

Tant mieux pour August, on va dire.


NCIS Hawai’i – S02E06

Épisode 6 – Changing Tides – 14/20
Il faut bien reconnaître que c’est un peu surnoté, mais une scène de l’épisode m’a fait penser que j’étais possiblement passé à côté de quelque chose pendant l’intrigue… Alors qu’en fait non. On en parle plus longuement dans la partie avec spoilers évidemment, seulement, je considère que c’était toujours bien joué de leur part d’avoir réussi à me faire douter. Bref, c’était autrement un bon épisode, plutôt classique pour la série. C’est déjà du spoil de dire ça, je sais.

Spoilers

Un homme meurt empoisonné après avoir bu de l’eau de mer.

Je vais commencer par évacuer au plus vite l’enquête policière dans cette critique. On ne va pas se mentir, c’est rarement le point qui m’intéresse le plus dans un épisode, et dans cet épisode, ça a été particulièrement véridique : j’ai préféré me préparer à manger, désolé. En plus, je l’ai vu il y a deux jours cet épisode et j’ai oublié d’écrire la critique.

Du coup, j’en retiens trois choses principalement. 1) C’était l’occasion de nous rappeler que Lucy avait peur de l’eau. La scène était sympathique, jusqu’à ce qu’elle s’approche finalement beaucoup plus que ce qu’elle avait dit de la mer… C’est dommage, ils tenaient un bon filon. 2) Kai n’a absolument pas peur de l’eau et tous les prétextes sont bons pour nous le montrer torse nu. Cela faisait longtemps, j’imagine. 3) Ils ont réussi à me faire croire qu’on allait peut-être perdre Jesse, parce que c’était quand même bien en fin d’épisode et que je me suis dit que ça aurait été un putain de cliffhanger. M’enfin, nous sommes toujours devant une série de la franchise NCIS, et ce n’est donc pas ce qu’il se passe.

C’en était presque dommage. La série serait passée dans la cour des grands avec une telle perte inattendue comme ça. Mais justement : c’était trop inattendu ! Nous n’avions plus eu d’épisode sur lui depuis un moment ; pas de mention à sa fille récemment et finalement assez peu de scènes « perso » pour lui au cours de l’épisode.

Tout au plus, ses interactions avec Jane étaient intéressantes cette semaine. M’enfin, ils préparent mieux les sorties de personnages quand ils virent les acteurs habituellement. Il n’empêche, ça m’a attaché un peu plus que prévu à l’intrigue ; et j’ai failli faire cramer mes tacos. Ce ne fut pas le cas, et j’ai bien mangé après cet épisode.

Pour en revenir à l’épisode, je l’ai donc surtout apprécié pour l’intrigue concernant Jane et son fils. Apparemment, cette saison, les scénaristes ont totalement zappé qu’elle avait une fille aussi. J’aime beaucoup la vision de l’éducation de Jane, qui correspond bien à celle que je voudrais que tous les parents donnent aux gosses. Ne pas dire qu’elle n’aime pas sa copine, ne pas lui interdire d’aller en Europe s’il finance son voyage… Ma foi, ce sont de bonnes réactions de sa part.

Et tant pis si le karma lui envoie dans la figure que son fils est aussi débrouillard qu’elle. C’est une bonne chose qu’il se trouve un job, et on n’a pas tous besoin de l’université pour être heureux dans la vie. Il a toute une vie pour y retourner en plus. Enfin, je ne sais pas comment fonctionne le système américain exactement, mais le passage par la case fac n’est pas forcément synonyme d’un avenir brillant, alors c’est bien de le laisser faire ses propres choix.

Voilà, ce n’est jamais que mon opinion ; mais vous lisez les critiques pour ça en général. Evitez de m’insulter en commentaire en cas de désaccord, please.

Et sinon ? Je n’ai pas trop compris l’intérêt de l’intrigue autour d’Ernie. Bon, il a perdu son père avec qui il ne s’est jamais entendu, OK, bien, vu, next ? Cela n’avait pas trop d’intérêt a priori, sauf si la propriété que son père revend permettra de faire un quelconque lien lors du crossover avec les autres séries de la franchise. Cela sortait de nulle part et ça va être vite oublié par la suite, j’imagine. C’est un peu dommage.

En plus, pour une fois, je n’ai pas trop aimé les réactions de Lucy. Bon dieu, mais qu’est-ce qu’elle a forcé pour qu’il lui parle de son père ? Laisse-le respirer s’il n’a pas envie de t’en parler. Bon, c’est le problème quand tes collègues sont tes seuls amis, je pense. Bonjour l’angoisse de faire appel à Kate en tant qu’avocate pour régler le problème de la vente, d’ailleurs ! Vraiment, ils sont un petit noyau en mode seuls contre le reste du monde, non ?

Bon. Je n’aime pas Ernie, ça a dû jouer sur le fait que j’étais blasé de cette intrigue. Peut-être.