Ms Marvel – S01E02

Épisode 2 – First Mission – 14/20
La série semble soudainement moins ambitieuse dans son esthétique avec ce deuxième épisode qui va toujours à toute allure, mais qui est visuellement plus calme. Les enjeux de la saison se dessinent, mais ils sont parfois noyés au milieu de nombreux messages sociaux qui passent plus ou moins bien. Il y a beaucoup à digérer l’air de rien, sous les allures de série pour ados. Le mélange des genres est sympathique, sans être aussi prenant que je l’aimerais. Pour l’instant, en tout cas.

Spoilers

Kamala retourne au lycée, pour voir que Zoé est encore plus populaire… et pour rencontrer Kamran.

Everyone’s here, including us.

Où est passé le logo de Marvel Studios ? Après, le résumé de l’épisode précédent qui était plutôt utile pour se remettre en tête tout le premier épisode – ou pour voir qu’il ne s’était objectivement pas passé grand-chose dans celui-ci. En plus, j’aurais préféré un résumé qui prenne le temps de nous rappeler le nom de chaque personnage, hein.

Après, l’introduction de l’épisode se suffit un peu à elle-même : Kamala débarque au lycée avec une perspective totalement différente sur la vie. Alors qu’elle se sent cool kid, on découvre assez vite qu’elle est toujours aussi maladroite qu’avant quand elle entre malgré elle dans un de ses camarades.

Assez vite, elle retombe également, de la même manière, sur Bruno. C’est l’occasion pour nous d’apprendre qu’elle a commencé à s’entraîner avec ses pouvoirs, afin de mieux les comprendre. Comme la semaine dernière, je trouve que le rythme de l’épisode est bien vif et ne permet pas de savourer tous les clins d’œil qu’on nous fait – mais bon, on a rapidement des références à Ant-Man ou Thor, sans compter une réécriture comique d’une scène horrible d’Endgame quand on la voit plus tard s’entraîner avec Bruno, alors ça marche pour du Marvel. 

Nous sommes sur une pure série ado malgré les super-pouvoirs, et les préoccupations sont celles d’adolescents, c’est logique. Ainsi, Zoé est la nouvelle star du lycée parce qu’elle a été en contact direct avec un super-héros. Elle en profite pour faire fructifier ses comptes sur les réseaux sociaux et organiser une soirée pour célébrer la fragilité de la vie – soirée où elle invite Kamran, le nouveau BG du lycée qui a tapé dans l’œil de Kamala.

En attendant de s’y rendre, Kamala doit encore s’entraîner à maîtriser ses pouvoirs. Très vite, elle peut compter sur l’aide de Bruno pour cela : le montage où on la voit s’entraîner sur ses pouvoirs est vraiment pas mal du tout. Il permet de découvrir ses pouvoirs, avec des limites (pas de super-force) et des trucs bien chouettes – elle peut projeter de la lumière qui durcit, quitte à en perdre le contrôle.

Elle met du temps à maîtriser tout ça, avec de nouvelles scènes sympathiques pour nous montrer ses chutes et ses succès. Tout ça finit par la rendre en retard pour se rendre à la mosquée. Cela faisait bien longtemps que je n’avais plus de série aborder la religion comme le fait la série, à savoir de manière assez désinvolte. Après tout, c’est plutôt logique d’avoir des scènes à la mosquée dans la série puisque l’héroïne est musulmane dans une famille plutôt croyante. Cela se voit puisqu’elle y retrouve son frère – mais sans pouvoir lui parler puisqu’hommes et femmes sont séparés – après l’ablution.

J’ai bien aimé ce qu’ils en faisaient, du coup, à savoir des scènes plutôt normales d’adolescentes  commentant tout ce qu’il se passe. Il y a aussi cette petite critique qui ne plaira pas du tout sur la séparation entre hommes et femmes. La série sait se faire des ennemis, clairement, mais en attendant, le progressisme de la série est sympa aussi ; il y a juste ce qu’il faut en dosage.

Ainsi, la meilleure amie de Kamala, dont j’ai enfin capté le nom dans l’épisode, Nakia, se retrouve poussée par Kamala à postuler pour prendre un rôle d’importance à la mosquée, juste parce qu’elle se fait voler ses chaussures, qu’elle parle bien et qu’elle a de bonnes idées. Ce n’est pas gagné non plus : il faut encore que les gens votent pour elle plutôt que pour Rasheed, le pote du père de Kamala, qui se présente aussi.

Et si Kamala se rend à la mosquée, ses dessins nous rappellent aussi qu’elle est une ado comme les autres. Il n’en faut pas beaucoup pour qu’elle souhaite ainsi suivre ses pulsions adolescentes : Kamran est au cœur de celles-ci. Très rapidement, Kamala obtient la permission de sa mère pour se rendre à la soirée de Zoé. Je trouve ça juste abusé à quel point de simples excuses mettent fin au conflit avec sa mère. Je la pensais punie pour le reste de sa vie, mais bon, ça ne ferait pas une excellente série si c’était le cas.

On enchaîne donc avec la soirée chez Zoé où un ado débile fait boire de l’alcool à Kamala, la pauvre, avant qu’elle ne voie Kamran torse nu. La scène est ridicule comme toutes les productions ados savent le faire, mais on ne s’attarde pas trop longtemps sur le crush de Nakia et Kamala : très vite, les policiers arrivent et mettent fin à la fête.

Kamala et ses amis se retrouvent ainsi à rentrer chez eux grâce à Kamran qui a une voiture. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’il devienne ami avec tout le groupe, à l’exception de Bruno. Ce dernier est clairement totalement jaloux de la relation qui s’instaure très vite entre Kamala et Kamran, qui termine par l’appeler… Brian. C’est cadeau ça.

Kamala se retrouve le lendemain avec un nez qui brille tout seul sans raison ; puis avec une main au moment où Nakia lui tend un tampon. Non, vraiment, la série fait tout ce qu’il faut pour enfoncer les portes fermées des tabous habituels. C’est simple comme tout ce genre de situation, il y a la réplique facile et l’humour. Et on passe de l’humour au commentaire social en un claquement de doigt, avec Nakia qui justifie le port de son voile.

Rien de bien nouveau pour le coup : elle dit avoir voulu le faire parce qu’elle était trop blanche pour certains, trop ethnique pour d’autres… avant de se rendre compte finalement qu’elle le portait pour elle-même. Hop, la série se libère des critiques qui pourraient dire qu’elle n’est pas libre et en même temps nous fait un petit cours de respect, tolérance et logique. Simple, j’espère efficace (mais j’en doute quand je vois les articles des conservateurs sur la série) et expéditif.

Pendant ce temps, Bruno se remet de sa frustration d’avoir été appelé Brian en passant voir le conseiller d’orientation. Pas sûr de voir l’intérêt du personnage et de la scène avec ce conseiller, mais bon, ça nous ajoute une évolution intéressante pour Bruno, qui se retrouve avec un avenir en Californie. Ce n’est pas cool pour lui, mais tout l’épisode ne l’est pas. Il est le meilleur ami avec un crush pour Kamala, et il faut se faire à la présence de Kamran désormais.

Ce dernier continue de faire craquer Kamala par son physique, mais aussi par une petite leçon de conduite qui termine en rencard au café du coin. C’est l’occasion pour lui de parler avec un petit accent british afin de marquer des points auprès de Kamala en lui rappelant qu’il comprend sa culture et sa manière de parler en mélangeant les langues. C’était top à voir jusqu’à ce que Kamala aperçoive son frère dans la rue.

Elle a la réaction la plus débile du monde : en se cachant derrière son menu, elle attire encore plus l’attention, mais au moins le rapprochement avec Kamran est visible. C’est mignon à voir, et Kamran entre assez vite dans les mensonges de Kamala qui essaie de le faire passer pour son cousin. Bizarrement, cela fonctionne auprès du frère. Elle a vraiment une famille bien plus cool que ce qu’on essaie de nous faire croire, parce que personne ne lui pose de questions sur sa fugue, sur les gens avec qui elle sort, sur les soirées qu’elle fait – elle est revenue euphorique comme si elle avait bu, à nous chanter une chanson tellement elle était légère… C’est d’ailleurs léger pour la famille aussi.

Personne ne s’inquiète donc de la voir faire toutes ces choses qu’elle ne devrait pas ; et ça remet en perspective ce qu’on nous disait de sa famille hyper stricte. Celle-ci est également développée davantage avec une histoire familiale qui serait liée aux pouvoirs de Kamala. Eh oui, la série n’hésite pas à verser dans le cours d’Histoire ensuite, mais une histoire que l’on n’explore que rarement dans les séries et productions américaines : celle de la séparation de l’Inde en plusieurs pays suite à la colonisation anglaise. De cette séparation, le Pakistan et le Bangladesh sont nés ; et les histoires familiales tragiques aussi.

La famille de Kamala n’échappe pas à la règle non plus, et au moins cette fois on connaît davantage ses origines : Sana, la grand-mère de Kamala, a failli être séparée de son père à l’occasion de cette séparation… mais elle a retrouvé son chemin vers lui alors qu’elle n’était qu’un bébé, en suivant une pluie d’étoiles. Bon, on a compris : elle avait des pouvoirs aussi ; ou plus vraisemblablement sa mère ? Cette dernière a disparu lors de cette occasion.

Comme il est question de tout ça, le bracelet de Kamala se met à briller, on a droit à une sorte de flashback où notre héroïne voit une femme (une ancêtre, forcément) l’appeler et… Kamala fait alors un malaise, ce qui inquiète à nouveau énormément ses parents. La scène du réveil est marrante, mais en attendant, c’est intéressant de voir que la série réécrit les origines de l’héroïne (comme le MCU le fait souvent) pour proposer un vrai fil conducteur à cette saison.

Cela donne quelques enjeux, tout en conservant la série dans un état de teen-show pas toujours passionnant. On n’y revient pas immédiatement toutefois : Kamala appelle sa grand-mère pour obtenir plus d’informations sur son bracelet, car c’est de là qu’il vient, elle avait fait expédier des affaires à Kamala. Aisha, c’est le nom de la grand-mère, n’est pas d’une grande aide et ne révèle pas vraiment ce qu’elle sait pour autant.

La conversation en visio, de nuit, est interrompue par le père de Kamala qui entend sa fille au téléphone, mais celle-ci utilise son pouvoir pour le bloquer. La scène était plutôt marrante, même si le père oublie bien vite ce qu’il a pensé entendre derrière la porte de la chambre de sa fille. 

Pas de chance pour lui, c’est également là que Nakia compte le faire, entraînant Kamala et Bruno dans son sillage. Nakia est un personnage vraiment excellent dans cet épisode, elle m’a bien fait rire à manipuler son oncle pour l’empêcher de se présenter. Quant au reste, la fête est présentée avec quelques clichés tout de même sur les différents groupes qui la composent. Je ne peux pas savoir la part de véracité dans tout ça, mais je suis sûr que ça reflète bien la réalité quand même.

Cette fête de l’Aïd est aussi l’occasion pour Kamala de se renseigner discrètement sur sa grand-mère, malgré l’ordre explicite de sa mère de faire le contraire quand elle a compris que sa fille s’intéressait au sujet. Il est sûr que la mère en sait bien plus que ce qu’elle dit, mais nous ne le saurons pas tout de suite. On saura juste que l’ancêtre de Kamala a une mauvaise réputation, qui va jusqu’à l’accuser du meurtre d’un homme parfois.

Une fois l’information passée, la fin de l’épisode s’approche à grand-pas. Il est donc temps de passer à une vraie intrigue à la Marvel, avec un petit garçon en danger de mort pour cause de selfie stupide. Il se retrouve suspendu au toit de sa mosquée par un rideau craquant de plus en plus, et ça inquiète absolument tout le monde au sol.

Night light débarque à nouveau, donc. Oui, c’est le nom de merde que Zoé a donné à Kamala. Bruno est tout content de voir sa pote se précipiter comme ça et de la couvrir, et personne ne semble reconnaître la voix de Kamala. C’est abusé, mais elle est plutôt marrante à prendre un peu trop de temps à jouer la super-héroïne. L’avantage, c’est qu’elle a tout ce qu’il faut niveau entraînement : elle vient justement de passer une bonne partie de l’épisode à se créer de petites plateformes dans les airs pour marcher en hauteur.

Face à la détresse de la victime à sauver, Kamala est finalement réactive et le garçon est donc sauvé de justesse, mais on dirait bien qu’il s’est fait pipi dessus au passage quand même quand on voit le jeu de l’acteur. Alors que tout semble être réglé et allé pour le mieux par contre, on découvre que le bracelet de Kamala fait de nouveau des siennes. En effet, le bracelet se réveille au dernier moment, faisant à nouveau voir l’ancêtre de Kamala à celle-ci. Elle lui tend la main… et notre héroïne perd sa concentration.

Bon, le petit garçon tombe donc tout de même d’une bonne hauteur, mais elle amortit autant que possible sa chute. J’imagine qu’elle va bien culpabiliser, mais nous n’avons pas le temps de savoir cette semaine. En effet, pendant que Kamala faisait la fête, la police ne chômait pas et interrogeait Zoé pour en savoir plus sur cette mystérieuse jeune fille pleine de pouvoirs. Et Zoé a beau avoir l’instinct de couvrir celle qui lui a sauvé la vie, elle donne un peu trop d’informations.

De là, c’est sans surprise que l’on voit la police débarquer quasiment aussitôt à la mosquée pour arrêter Kamala. Ils veulent en savoir plus sur elle, mais elle n’est pas bête et comprend que son identité a intérêt à rester secrète. On sait donc où elle se situerait en cas de Civil War là. Poursuivie par les flics, Kamala semble dans une véritable impasse… sauf que Kamran débarque pile à temps pour la sauver, comme par hasard.

Elle est suffisamment idiote pour dire son nom en le voyant ce qui fait qu’il la reconnaît… Mais ce n’est pas du tout un problème : sur le siège arrière de sa voiture, il y a celle que je prenais pour l’ancêtre de Kamala et qui s’avère être la mère de Kamran. Allons bon, le crush aussi avait une identité secrète ! Comment ça, ce n’est pas si surprenant que ça ?

Vus cette semaine #21-23

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

J’avais oublié de publier ces articles dis-donc, mais en même temps, il n’y avait pas de critique sur le blog, donc forcément, difficile d’y penser.

Mardi

NCIS – S19E21 – Birds of a Feather – 17/20
Voilà une fin de saison qui sait parler au fan que je suis, parce qu’on s’éloigne beaucoup du procédural en entrant bien plus en immersion dans la vie privée de certains agents, alors que l’enquête elle-même finit par apporter de bons éléments et être surprenante. Une fin plutôt calme, mais réussie.
NCIS Hawai’i – S01E22 – Ohana – 13/20
C’est un rendez-vous manqué : la fin de saison ne parvient absolument pas à surprendre, avec une deuxième partie d’enquête pas bien intéressante. C’est dommage, parce que l’épisode part d’une bonne idée, mais tout est assez prévisible dans la manière dont ça se déroule. Même les intrigues concernant les personnages, arrivant d’habitude à me raccrocher, étaient bien simples.

Mercredi

Ms Marvel – S01E01 – Generation Why – 16/20
C’est un bon épisode de série qui propose très rapidement son propre ton et son propre univers. L’humour est bon, le rythme rapide. Toutefois, il me manque des enjeux pour du plus long terme et même si j’ai beaucoup aimé ce que je viens de regarder, j’ai l’impression que ça peut tout à fait se suffire à soi-même. À quoi bon continuer alors ? Je le ferai, parce que c’était fun, mais ça manquait vraiment de quelque chose pour une introduction – peut-être d’un meilleur cliffhanger, déjà.

Vendredi

The Orville – S03E01 – Electric Sheep – 18/20
Je suis surpris de voir à quel point je suis vite retombé sous le charme de la série. Son format étendu me fait même plaisir tellement ça fait longtemps qu’on l’attendait. Tout est visuellement parfait, même si l’intrigue a ses longueurs et ses nouveautés qui ne me plaisent pas toutes – pour l’instant en tout cas. L’épisode manquait d’exploration, un côté de la série qui est toujours une réussite, mais explorait beaucoup la psychologie de certains personnages, au détriment d’autres. Ce léger déséquilibre est surprenant pour un premier épisode, mais je ne peux pas trop en tenir rigueur à la série pour autant.

Dimanche

Evil – S03E01 – The Demon of Death – 17/20
Ce n’est que le premier épisode, alors nous n’avons pas vraiment une pluie de réponses, c’est évident. Cela dit, le retour de la série est réussi : je retrouve avec plaisir les personnages de la série et les intrigues, mais aussi et surtout l’ambiance si étonnante de la série, à parler religion au milieu de moments démoniaques, sexy ou bizarrement glauques, quand ce n’est pas un moment mélangeant les trois à la fois. On s’y fait avec le temps, apparemment, ça ne me surprend plus.
The Orville – S03E02 – Shadow Realms – 19/20
La série surprend toujours par sa capacité à toucher à tous les genres et à le faire très bien. On est loin de la saison 1 qui prenait son temps sur des épisodes classiques désormais : les bases sont posées et l’univers de la série ne cesse de s’étendre dans tous les sens. Cela se fait avec de bons guests, un rythme d’écriture efficace et des effets spéciaux vraiment au point. Bref, les deux ans d’attente sont déjà largement justifiés par la qualité des deux premiers épisodes de la saison.

Et on y ajoute huit épisodes de The Magicians en rewatch, ce qui fait que j’ai terminé une nouvelle fois la série, ainsi qu’un épisode de la saison 2 de The Wilds.

> Vus en 2022 

 

The Orville – S03E02

Épisode 2 – Shadow Realms – 19/20
La série surprend toujours par sa capacité à toucher à tous les genres et à le faire très bien. On est loin de la saison 1 qui prenait son temps sur des épisodes classiques désormais : les bases sont posées et l’univers de la série ne cesse de s’étendre dans tous les sens. Cela se fait avec de bons guests, un rythme d’écriture efficace et des effets spéciaux vraiment au point. Bref, les deux ans d’attente sont déjà largement justifiés par la qualité des deux premiers épisodes de la saison.

Spoilers

L’Orville accueille à son bord le vice-amiral Christie pour des négociations diplomatiques… et il débarque avec un passé partagé par un membre de l’équipage.

We will not stop you, but do not expect us to save you.

L’épisode commence directement dans le vif du sujet : il est nécessaire d’en revenir enfin à l’exploration, parce que c’est supposé être une série d’exploration, mince. Pour cela, l’équipage va pouvoir aller chercher le vice-amiral Christie afin de l’amener négocier avec les Krill un traité qui leur permettrait de se rendre dans de nouvelles régions inexplorées de l’espace. Rien que ça.

On sent bien que tout ne se passera pas si simplement et rapidement que ça… et ça commence par la surprise de l’acteur choisi pour jouer le vice-amiral. Il y a des acteurs dont on oublie l’existence, mais ça fait plaisir de les retrouver. Voilà donc le papa des sœurs Halliwell qui débarque sur le vaisseau. James Read vieillit bien, ça m’a fait un choc, je le trouve plus énergique et limite plus jeune que dans Charmed.

Bref, ce n’est pas la question. Il est donc là pour négocier avec les Krill, mais on découvre très rapidement aussi qu’il a un passé avec Claire. Il est surpris – et très clairement déçu – de découvrir qu’elle a des enfants, tente d’abord un jeu de séduction qui ne semble pas totalement la laisser insensible puis s’excuse avec vingt-cinq ans de retard.

Il est évident qu’il y a plus à en savoir, mais avant d’en arriver là, il faut faire un détour diplomatique par les Krill qui rappellent à Ed et Kelly que l’alliance avec les terriens n’est vraiment que temporaire pour eux. Vous savez ce qui fut temporaire aussi pour le vice-amiral Christie ? Son mariage avec Claire. Oui, oui, Claire propose à Kelly de boire une petite bouteille de vin pour lui annoncer qu’elle était mariée avec leur invité du jour.

Le mariage remonte à plusieurs années, évidemment, puisqu’il était à l’époque son professeur. Elle est tombée sous son charme avant de regretter de découvrir qu’il n’était pas là pour autre chose qu’une femme-trophée, en gros. D’où le divorce. Soit.

L’épisode retourne ensuite aux négociations avec les Krill et tout semble bien se passer, avec des Krill qui insistent pour avoir plein d’autorité sur l’Orville quand il explorera l’espace qui fait partie de leur territoire. Ils imposent donc les chemins à suivre et laissent un traqueur GPS sur le vaisseau, avant d’expliquer qu’une partie de l’espace que l’équipage souhaite visiter est un territoire maudit. Là, clairement, l’avertissement pose problème.

Les Krill sont terrifiés par le Kalarr Expanse, un endroit interdit par leur religion car elle le décrit comme un endroit plein de monstres rampants et prêts à les attirer en Enfer… mais ce sont des Krill. Qu’en penser, donc ? Les Krill quittent l’Orville sur une prière pour ceux étant proches de la mort, alors les capitaines du vaisseau et le vice-amiral débattent un court instant sur la suite à donner à leur expédition. Sans trop de surprise, ils décident d’aller tout de même sur le territoire risqué, et le vice-amiral Christie décide de les suivre plutôt que de rester en retrait comme prévu.

C’est un sacré risque tout de même, mais bon, Christie a l’esprit ailleurs que sur sa mission tout de même : il balance ainsi à Claire qu’il pense toujours à elle et qu’il a encore son alliance sur lui. C’est malin ça : il est responsable de la rupture car il n’a pas respecté son ultimatum, mais il espère encore des sentiments de la part de Claire. Décidément, elle a une vie romantique trépidante ! Le vice-amiral le sait bien d’ailleurs : il se renseigne et apprend bien vite qu’elle a une relation avec Isaac.

Il décide donc de rencontrer le Kaylon pour comprendre comment rendre Claire heureuse et peut-être raviver la flamme entre eux. C’est amusant, parce qu’Isaac se laisse manipuler bien simplement : c’est un robot qui ne voit pas le mal à partager ses données. Il en partage même un peu trop, c’est flippant pour Claire de savoir qu’il est prêt à raconter sa vie sexuelle à tout le monde mais bon.

Tout ça est bien sympa, mais il n’y a pas que Claire dans la série, parce que l’Orville s’apprête à entrer dans une partie de l’espace inexplorée jusqu’à présent. Ce n’est pas rien, tout de même. Le départ se fait avec une petite référence à Star Wars de la part d’Ed, ce qui est bien sympathique, et très vite on est plongé dans une expédition pleine de suspense.

Le secteur Neklav n’a jamais été exploré auparavant par l’Union, ce qui fait que nos héros s’aventurent dans ce qu’ils comparent à une maison hantée quand ils pénètrent le Kalarr Expanse. Ils n’ont pas le choix de le faire, car ils reçoivent ce qui ressemble à un signal de détresse depuis un point qu’ils n’arrivent pas à scanner de loin. De près, il s’agit d’un vaisseau qui ressemble un brin trop à une araignée pour mon goût.

Cela n’empêche pas nos héros de se lancer dans l’exploration : Ed, Kelly, l’amiral, Claire et John prennent une navette pour s’approcher… et pour entrer dans le vaisseau. Ils n’ont pas froid aux yeux sur ce coup-là honnêtement. Je sais que je ne suis pas explorateur, mais je ne le ferai pas à leur place.

L’intérieur du vaisseau ? Il est fait d’une matière qui paraît presqu’organique à Claire, et l’on comprend bien pourquoi les Krill trouvent l’endroit flippant. Il n’y a pourtant aucune forme de vie à l’intérieur… mais comme les portes se sont ouvertes pour eux, l’exploration continue. Comme dans n’importe quel film d’horreur, les personnages décident alors de se séparer en duo. Ce n’est pas la meilleure des idées à mon avis, mais Kelly fait encore pire en décidant de toucher à main nue l’un des murs. Sans rien y connaître à l’avance, ça ne me paraît pas une bonne idée.

Talla et John, eux, se rapprochent du signal de détresse, sans en comprendre l’intérêt. Ed et le vice-amiral, eux, trouvent d’étranges cocons qui pourraient être des sources d’énergie selon Ed. Moi, je le sentais vraiment comme un cocon contenant des extra-terrestres… mais ce n’est finalement pas le cas. L’un de ces cocons s’ouvre comme une fleur devant l’amiral qui le regarde.

Cela motive Ed à rentrer au vaisseau, mais comme rien ne semble se passer de mal, tout le monde oublie ce qu’il s’est passé… jusqu’à ce qu’il s’effondre au sol au beau milieu du pont. Et pour cause : son ADN est en train d’être réécrit, il se développe un troisième œil sur le front et… j’adore l’idée ? Les scanners de l’Orville n’ont rien détecté, ça tombe évidemment sur le seul personnage non récurrent de la série ce qui laisse le doute sur une mort potentielle et le personnage est amené à se transformer en un nouvel extraterrestre.

Le maquillage de la série est assez impressionnant : Claire fait tout ce qu’elle peut pour ralentir le processus, sans savoir si elle peut l’arrêter. Et le ralentissement n’empêche pas la transformation de se faire rapidement : autant l’acteur vieillit bien, autant le personnage prend super cher avec des yeux qui lui poussent de nulle part. Dans tout ça, Claire prend le temps de papoter avec son ex-mari et de le rassurer, en lui promettant une survie qu’elle ne peut garantir.

Pendant ce temps, Ed, John et Talla retournent faire des prélèvements dans le vaisseau inconnu, pour voir s’ils peuvent en découvrir plus. Ils récupèrent bien des nanoparticules, mais aussi un signal de détresse différent de ce qu’il était avant : désormais, le vaisseau envoie ses coordonnées sans l’espace. Cela décide Ed à rentrer au plus vite à l’Orville, mais ils arrivent trop tard car le film d’horreur a commencé pour eux.

C’est presque bien fait à ce stade. Le trio arrive sur le vaisseau pour y découvrir une panne de courant générale plutôt flippante. Pendant que Bortus et Isaac sont forcés par Kelly de quitter le pont pour tenter de rétablir le courant manuellement, Claire s’en va s’occuper de ses enfants. Elle a en effet découvert que le vice-amiral n’était plus dans son lit. En fait, la coupure de courant vient de là : Christie a les codes pour tout couper et prendre le dessus informatique sur les membres de l’équipage.

C’est con quand même que le truc se soit attaqué directement au membre le plus haut gradé. Sinon, je parlais de film d’horreur et je le souligne, c’est vraiment l’ambiance qu’ils donnent à l’épisode. Claire ne retrouve donc pas ses gamins, parce que Marcus a vraiment décidé d’être un adolescent chiant cette saison. Il refuse donc de rester sagement chez lui comme il est censé le faire, et il se retrouve ainsi avec Ty nez à nez avec la créature qu’est devenu Christie.

Avant ça, il a eu l’occasion de s’attaquer aussi à son infirmier alors je soupçonnais déjà qu’il l’avait possiblement transformé… mais c’est confirmé assez rapidement quand Marcus et Ty sont retrouvés par Woodson, un employé de l’Orville qui prend bien cher. Malgré l’avertissement des deux gamins qui lui affirment qu’il y a un monstre, il prend le risque de ne pas les croire et finit par se faire cracher dessus une substance qui le transforme lui aussi en monstre.

Voilà donc les démons qui prennent possession de l’âme des gens : des microbes et une forme de vie qui décide de transformer les espèces vivantes pour se reproduire. C’est charmant comme tout, ça se fait dans la douleur et ce n’est pas beau à voir. En revanche, ça fait un excellent épisode, avec Claire qui s’acharne à essayer de trouver un antidote et d’autres personnages qui finissent par être confrontés aux extraterrestres bien dégueulasses de cet épisode.

C’est kiffant. Ty et Marcus sont rapidement sauvés et sur le pont à tout raconter aux autres, mais malheureusement, John est loin d’eux à réparer le courant comme il peut. Il se retrouve ainsi poursuivi par une créature dans les tuyaux de ventilation du vaisseau, et ça ne fait pas rêver du tout cette affaire. Vraiment, la course poursuite prend des allures de film d’horreur car les créatures ont une manière de se déplacer peu agréable à regarder.

Très vite, John se met en sécurité en allant tout simplement dans une cellule de prison. Heureusement, il a pu rétablir le courant avant ça. Talla débarque à sa rescousse également, et nous découvrons ainsi que les monstres relâchés par l’équipage de l’Orville ne sont pas des enfants de chœur, du tout. Ils sont tout simplement terrifiants car bien plus forts que la moyenne, et surtout plus agiles.

C’est une bonne chose qu’ils soient face à Talla qui est bien forte elle aussi, et qui réussit à en neutraliser deux. Cela permet d’aider Claire à trouver une vraie solution face au problème de l’épidémie qui se répand déjà : elle lui emmène un spécimen à étudier. Le spécimen en question ? Il permet à Claire de trouver une solution temporaire pour éradiquer cette espèce : tant que la mutation n’est pas complète, ils ne survivent pas à la présence du moindre petit virus.

Cela suppose toutefois de tuer tous les membres de l’équipage infectés, et ce n’est pas idéal comme proposition. Malheureusement, l’alternative n’est pas beaucoup plus réjouissante. Claire se propose tout de même d’essayer de parler à l’amiral Christie avant de tuer tous les monstres à bord de l’Orville. Le temps presse, en plus, parce qu’un autre vaisseau approche d’eux à grande vitesse pour les infecter.

Contre toute attente, Christie reconnaît bien Claire et écoute ses arguments, préférant toutefois la menacer que de céder au chantage qu’elle lui fait. Christie n’a toutefois pas d’autres choix que de sonner la retraite quand il voit que Claire ne fait pas qu’un chantage : elle envisage vraiment de le tuer. Il n’en faut pas plus pour que les nouveaux ennemis de l’Union s’échappent de l’Orville, que l’exploration de cette partie de l’espace soit interdite et qu’Isaac s’inquiète de savoir comment va Claire en fin d’épisode.

Et même si elle affirme que tout va bien et qu’on la sent secouée par ce qu’il vient de se passer, personne ne semble prendre le temps ou la peine de prendre conscience qu’ils viennent de nous libérer une nouvelle espèce menaçant complètement la galaxie. Les Kaylon sont presque des bisounours à côté de cette nouvelle espèce qui promet de revenir et de s’en prendre aux humains…

Les Krill seront ravis de savoir que l’Orville a réveillé cette espèce, en plus. En attendant, nous, on a eu un très bon épisode là.

The Orville – S03E01

Épisode 1 – Electric Sheep – 18/20
Je suis surpris de voir à quel point je suis vite retombé sous le charme de la série. Son format étendu me fait même plaisir tellement ça fait longtemps qu’on l’attendait. Tout est visuellement parfait, même si l’intrigue a ses longueurs et ses nouveautés qui ne me plaisent pas toutes – pour l’instant en tout cas. L’épisode manquait d’exploration, un côté de la série qui est toujours une réussite, mais explorait beaucoup la psychologie de certains personnages, au détriment d’autres. Ce léger déséquilibre est surprenant pour un premier épisode, mais je ne peux pas trop en tenir rigueur à la série pour autant.

Spoilers

L’Orville a besoin de réparations matérielles… mais l’équipage lui-même a besoin de se reconstruire après l’attaque des Kaylon.

May we resume standard interactions?

Après deux ans de pause, ça paraît assez normal que cet épisode commence par un encart « in memoriam », parce qu’il fallait bien que ça arrive… Je ne m’attendais tout de même pas au décès de la voix de Yaphit. Oui, j’ai googlé, oui j’entame l’épisode en étant triste, avant d’être parfaitement bluffé par la scène d’ouverture qui nous plonge dans l’espace en haute définition. J’avais oublié que la série était si magnifique.

J’avais un peu tout oublié de toute manière. Les effets spéciaux sont très bons en tout cas, et l’on se retrouve plongé dans une bataille aérienne assez impressionnante. Cela fuse de tous les côtés, ça explose et… L’Orville est pris dans la bataille. Ce n’est pas bien rassurant, surtout quand on commence par suivre le fils ainé de Claire, Marcus, qui court dans un vaisseau où tout le monde explose.

Plus que jamais, on se rend compte de l’immensité du vaisseau, d’ailleurs. On est replongé dans cet univers de la meilleure manière qui soit et la série prend des allures de série catastrophe comme elle a rarement réussi à le faire. Pourtant, tout ça n’est qu’un rêve, ou plutôt un cauchemar de Marcus qui galère bien à retrouver son petit frère, Ty, avant d’être surpris par Isaac, qui n’est pas Isaac évidemment.

Ce cauchemar se terminant, on peut en revenir à un début d’épisode plus habituel et calme, où l’on voit John interagir avec Isaac. Ce dernier semble avoir toujours du mal avec certaines interactions humaines, et ça me remet toute l’intrigue sur son espèce en tête. Quand il arrive à la cafétéria, par exemple, Isaac fait fuir absolument tout le monde. Il faut dire qu’il fait partie des Kaylon, qui veulent un peu détruire la galaxie – ou en tout cas éradiquer l’humanité de celle-ci. Une broutille.

Tout cela nous remet peu à peu les intrigues en tête, même si j’aurais aimé le générique. Tout ce à quoi on a droit, c’est une nouvelle scène dramatique de vaisseau de la flotte terrienne en train d’exploser. Malheureusement, cette fois-ci, ce n’est pas un cauchemar, mais un flashback. La série nous introduit une nouvelle personnage qui semble détester Isaac, et pour cause.

Charly, c’est son prénom, appartenait à un autre vaisseau que l’Orville – vaisseau détruit donc. Au passage, elle a perdu tout l’équipage, mais également sa meilleure amie, restée en arrière sur le vaisseau pour fermer les portes et permettre à Charly de s’enfuir. Bref, Charly déteste vraiment Isaac, et elle le lui fait savoir de manière bien froide et crue, sous les yeux d’une Talla restant étonnamment muette.

Elle n’est pas la seule : Isaac est aussi la cible de tag qui l’accuse d’être meurtrier, par exemple. Il est alors enfin temps d’en venir au générique et… bordel, la série me manquait tellement ! Je découvre qu’elle s’appelle désormais « The Orville New Horizons », mais ce n’est qu’un détail face à la beauté de ce générique.

Après le générique, nous découvrons que le vaisseau est en pleine réparation avant d’enfin en revenir au poste de pilotage du vaisseau. Quel plaisir de retrouver ce décor, même si Charly y est désormais à contrôler le vaisseau. Allez, on va se faire à sa présence, elle est au générique désormais, et elle a rapidement sa scène avec Ed et Kelly. En effet, ces deux-là se retrouvent à enquêter sur le responsable du tag l’accusant d’être un meurtrier.

Le couple dirigeant l’Orville découvre alors l’évidence : l’équipage de l’Orville n’est pas exactement heureux de retrouver Isaac tous les jours et de bosser avec un Kaylon. Bref, Talla a du boulot pour contenir l’émeute qui se trame, et Kelly comme Ed aussi. Charly a au moins l’honnêteté de leur expliquer clairement ce qu’il en est : les Kaylon ont détruit une bonne partie de la flotte terrestre et tué beaucoup d’amis de l’équipage, alors bosser avec l’un d’eux est insoutenable pour beaucoup.

La xénophobie a donc toujours de beaux jours devant elle dans ce futur lointain. Et Kelly et Ed ont beaucoup de travail. Ce ne sont pas les seuls : John et Gordon aussi travaillent dur aux réparations de l’Orville, avec notamment l’aide de Yaphit. On peine à voir vers quoi se dirige cette intrigue, mais elle permet en tout cas de multiplier les points de vue du vaisseau depuis l’espace et c’est magnifique. Vraiment, je retombe sous le charme de la série, et pourtant, pourtant, il va falloir supporter Charly.

Oui, elle est encore là : elle débarque pour séduire Gordon, assez clairement. Contre toute attente, on découvre alors que Gordon serait du côté de Charly. C’est ce qu’il lui dit, et elle lui conseille aussitôt de rester énervé à la présence d’Isaac. Une part de moi ne peut qu’espérer que ce soit du bluff, mais comme je n’ai jamais trop aimé le personnage de Gordon, ben, je me dis que peut-être il est assez con pour tourner le dos à Isaac.

Je ne sais pas non plus comment je réagirais à sa place, après. Je veux dire, clairement bosser avec Isaac ne doit pas être simple. Claire y arrive pourtant toujours assez bien, n’hésitant pas non plus à venir le voir avec Ty. Ben oui, ils ont des liens particuliers après tout. Isaac n’en a rien à faire d’être harcelé par tout l’équipage, mais ce n’est pas forcément le cas de ses proches.

Ce n’est qu’après cette scène, et surtout après 20 minutes complètes, qu’on retrouve Bortus à son poste, où il aide John et Charly à piloter des drones que Gordon doit détruire lors d’un entraînement. Le but de la scène est de nous montrer quelques améliorations à bord de l’Orville, quoi, avant d’en revenir assez vite à l’intrigue du tag. La surprise est totale quand on découvre que la peinture vient en fait de… Marcus, le fils de Claire.

Oh non, je t’adore Marcus, tu ne peux pas faire ça ; ne deviens pas un adolescent insupportable, s’il te plaît. Merde, quoi ! C’est évidemment raté, il nous fait sa crise d’adolescence et déteste à présent son beau-père, contrairement à Ty. D’ailleurs, ce n’est pas un hasard si l’on enchaîne sur Marcus qui se dispute avec Ty, puis Marcus qui explique clairement à Isaac qu’il le souhaite mort quand Isaac tente de s’excuser, sous les bons conseils de Claire.

La pauvre est complètement dépassée par son adolescent à ce stade, et ça fait de la peine à voir. La musique nous suggère qu’Isaac aussi a de la peine, et pourtant, ce n’est techniquement pas possible. Il semble toutefois entendre le message de Marcus : personne ne veut de lui à bord ? Très bien, Isaac décide de se suicider en effectuant une mise à jour importante pour le vaisseau et en disant tout de même, à sa manière, adieu à Claire, Ty et Marcus.

La mise à jour est appréciée par le commandement du vaisseau, mais personne n’apprécie vraiment le suicide d’Isaac dans le casting, à part probablement Gordon et Charly. John, lui, est pessimiste en plus : il demande à Yaphit de venir en aide à Isaac, pour le principe, mais il sent bien que Yaphit ne pourra rien faire. C’est vite confirmé : Isaac s’est suicidé, pour de bon.

Reste à Claire la tâche d’annoncer à ses enfants la mort d’Isaac et gérer les conséquences de ce qu’il vient de se passer, car ce suicide est inévitablement la faute de Marcus aux yeux de Marcus lui-même, contrairement à ce qu’elle annonce. Bon, bien sûr qu’Isaac a fait son choix et que le suicide reste une action personnelle, mais son choix était guidé à distance par les mots horribles de Marcus à son égard. Quant à Claire, elle n’est pas au… clair avec la situation. Elle doit en effet gérer son deuil comme elle peut, parce qu’elle n’avait pas encore réussi à pardonner complètement Isaac.

C’est compliqué : il a tenté de la tuer, de tuer ses enfants et tout l’équipage. Ce n’est pas rien tout de même. Elle s’en confie à Kelly, qui gère la situation comme elle peut en étant là pour son amie, tandis qu’Ed gère l’éloge funéraire. Pas évident de faire un éloge pour Isaac, en plus. Pas évident non plus de gérer son deuil.

Sans trop de surprise, Claire retrouve ainsi Ty dans le simulateur du vaisseau : c’est tentant de retrouver Isaac tout de même, il en a la possibilité, même si sa mère lui assure le contraire, préférant qu’il gère son deuil plutôt que de le voir rester coincé dans des souvenirs. La pauvre se retrouve ainsi à gérer son fils au cœur brisé en plus de sa propre peine, et la scène qui suit est tout de même brillante. On y voit Claire relancer la simulation de son rencard avec Isaac, mais sans Isaac cette fois. La pauvre.

Elle nous tient éloignée du reste de l’équipage un temps, mais les réparations du vaisseau continuent et vont un poil plus rapidement que prévu : John et son équipe finalisent les dernières réparations, permettant à l’Orville de décoller à nouveau et de s’en aller vers de nouvelles aventures. Avant. C’est ce que l’on attendait tous, je pense, mais malheureusement, ça semble devoir se faire sans Isaac pour le moment.

Isaac manque très clairement à Ed au moment du départ, mais tout le monde en est à faire son deuil l’air de rien. Même John se retrouve à en parler à sa copine du moment, une extra-terrestre qui est étonnée de découvrir qu’Isaac a offert à John une fourchette pour son anniversaire. Elle est toutefois plutôt utile pour John, parce qu’elle lui parle de la mort sur sa planète qui est bien différente de la manière dont les terriens la gère.

L’air de rien, dans la conversation, elle finit par donner à John une solution qui pourrait possiblement ressusciter Isaac. Je me disais bien que c’était trop rapide et bizarre de s’en débarrasser dès le début de saison. Ce retournement de situation est à la fois sympathique, crédible et marrant puisqu’on voit John courir dans tout le vaisseau en peignoir. Il aurait pu au moins s’habiller, ce n’était pas si urgent que ça.

Cependant, sa trouvaille est révolutionnaire. Elle se heurte encore à un dernier problème : pour tenter de ressusciter Isaac, l’équipage se rend compte qu’il va falloir l’aide de… Charly. Evidemment. Elle est parfaitement insupportable depuis le début de l’épisode, donc il fallait bien qu’on arrive à une scène où elle était confrontée à son attitude détestable. Il fallait juste compter sur Ed pour trouver une manière de lui dire qu’elle était une rageuse bloquée sur la mort de son amie Amanda un peu en vain. Il le fait avec plus de subtilité que moi, heureusement.

Malheureusement, ils sont interrompus dans la conversation par le débarquement inattendu d’un vaisseau Kaylon. C’est une attaque catastrophe qui manque de tuer tout le monde à bord, mais une bonne stratégie d’Ed permet de faire croire au vaisseau ennemi que l’Orville a explosé dans la tempête d’une planète hostile. Le problème, c’est que ce détour dans une tempête abime déjà les capacités de l’Orville : pour ressusciter Isaac, il ne reste plus que quelques heures.

Ed ordonne donc à Charlie d’aller réparer Isaac, avant de la virer quand elle refuse de manière bien prévisible. Charly est dépitée de perdre son job, évidemment, mais elle ne change pas d’avis pour autant ; refusant même de venir en aide à Isaac quand Marcus le lui demande. Oui, oui, Marcus : il culpabilise du suicide qu’il est sûr d’avoir provoqué.

Cette conversation étonnante finit par convaincre Charly d’aller aider John à réparer Isaac. Bim, une petite résurrection a donc lieu, laissant Charly en plein débat interne. Ce n’est pas la seule, cela dit : Isaac aussi a son propre débat interne selon Claire. Elle est psychologue, alors elle est sûre que ce suicide ne peut venir de nulle part. Elle n’a pas tout à faire tort : Isaac lui annonce qu’il s’est suicidé pour améliorer les performances de l’équipe, parce qu’il a remarqué que tout l’équipage de l’Orville était moins performant depuis son retour sur le vaisseau.

C’est une excellente scène, à nouveau, où Claire a l’occasion de s’énerver contre Isaac. C’est finalement elle qui avait besoin d’une séance de psy, je crois ; mais la scène fonctionne terriblement bien. En effet, ce qu’elle dit concerne bien sûr Isaac le robot, mais collerait parfaitement au suicide d’un être humain aussi. Elle parvient à faire admettre à Isaac qu’il faut prendre en compte le changement de perception de l’équipage, une donnée qu’il ne peut avoir à l’avance. Il pourra la constater par lui-même maintenant qu’il est en vie, mais il faudra encore du temps : Marcus semble content de savoir le robot de nouveau actif… mais il ne va pas lui parler pour autant.