Riverdale – S07E06 – Peep Show – 10/20

J’ai beau vouloir rester positif et apprécier certains choix faits pour la saison, cet épisode part à nouveau dans tous les (mauvais) sens et ne parvient pas vraiment à me convaincre. Chaque intrigue avance plutôt efficacement et toujours aussi rapidement, mais l’ensemble manque trop de cohésion – à moins que les obsessions sexuelles des personnages et des scénaristes soient la cohésion en question.

Spoilers

Betty aime le sexe, Cheryl aussi. Par contre, Archie n’aime pas son oncle et Jug n’aime pas le plagiat.

What’s sex like?

Oui, oui, me revoilà déjà devant un épisode de la série (cette intro fonctionne moins bien que prévu : en vrai, j’ai vu cet épisode le lendemain du précédent, mais je n’ai pas eu le temps de mettre en page depuis) ! En vrai, j’aime bien l’ambiance un peu vieillotte et le fait que ce soit si peu prise de tête cette saison, alors j’ai eu envie de continuer pour me mettre à jour petit à petit. Et puis tant que j’ai envie de la regarder, autant en profiter, parce que c’est loin d’être le cas tous les jours, hein !

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Le plagiat, c’est mal.

Jug découvre que son rêve tourne au cauchemar : l’éditeur pour lequel il travaille est en fait un grand habitué des plagiats, et il s’en prend à présent à des auteurs que Jug adore. C’est gênant. On nous rappelle que le plagiat, c’est mal, mais moi, ça me fait rire venant de ces scénaristes qui passent tout leur temps à reprendre d’autres histoires.

Pour autant, cela n’empêche pas Jug de se rendre directement chez son auteur favori pour lui annoncer que Pep Comics est en train de le plagier. Bien sûr. C’est du pur Riverdale, ça. Comment Jug peut-il retrouver l’adresse de son auteur préféré plus de dix ans après, dans une décennie qui n’a pas Internet et à peine le téléphone ?

Allez, qu’importe, l’essentiel, c’est qu’il arrive à faire comprendre à l’auteur qu’il est plagié et que ça a été le cas huit fois. Il fait bien de le faire, parce qu’il peut ensuite éviter les problèmes légaux de Pep Comics et se faire bien voir de son patron en lui évitant un procès couteux. Et bien sûr, Jug fait tout ça dans son intérêt perso : il souhaite être le prochain à pouvoir adapter les histoires de son auteur préféré ; et il n’hésite pas à lui demander.

Bon, je vois bien qu’il y a une trame en fil rouge pour les comics, mais je ne sais vraiment pas où elle est supposée nous mener. En plus, on a complètement oublié Ethel à présent ! Allez, qu’importe : Jug commence à avoir sa petite réputation d’auteur de comics book et il accepte même de se remettre à écrire des nouvelles pour les faire lire à son auteur préféré.

Seulement voilà, une fois chez lui, Jug est tiraillé par la curiosité quand il découvre que son auteur préféré s’est remis à écrire apparemment. Il vole donc son manuscrit et se fait dégommer par l’auteur le lendemain, parce qu’il n’apprécie pas ce qu’il considère être le même genre de vol que le plagiat.

Et c’est après tout ça qu’on en revient finalement au fil rouge : la secrétaire du principal confisque un comic et se rend compte qu’il a été écrit par Jug. On avancera donc, peut-être, au prochain épisode.

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Archie

De son côté, Archie a donc vu son oncle revenir dans sa vie suite au délire avec Cheryl. J’avoue que j’avais tout oublié et que ce n’était pas plus mal d’avoir oublié… L’oncle décide de reprendre en main son neveu et de faire en sorte que sa vie retrouve le droit chemin : il le fait s’excuser auprès de sa mère et prend rendez-vous avec le principal pour cela.

Ce rendez-vous lui permet aussi de devenir le coach de l’équipe de basketball, parce que pourquoi pas ? Archie n’a plus envie d’être dans l’équipe une fois que c’est fait. En plus, son oncle lui mène vraiment la vie dure : il confisque même sa belle voiture sans le prévenir et ne lui rend pas tant que ses notes ne remonteront pas.

Mieux encore : si Archie n’est plus dans l’équipe de basket, il doit à présent être celui qui leur sert des verres d’eau pendant l’entraînement et les matchs, mais aussi celui qui fait le ménage. Euh ? En quoi est-ce que ça remontera ses notes de perdre autant de temps ? On ne sait pas trop, mais l’oncle les enchaîne, en trouvant ensuite un job à son neveu chez Pop’s.

Comme à l’entraînement, Archie doit alors supporter Julian qui se moque de lui. Inévitablement. Il peut au moins compter sur l’amitié de Pop et sur le souvenir de son père ce héros pour se consoler. Cela ne dure qu’un temps, évidemment : très vite, Archie est lassé des moqueries de Julian et finit par se battre avec lui. Cela nous permet de subir une super scène entre Archie et sa mère. Il ne manquait plus que ça, vraiment, la bienveillance américaine de base qui permet à Archie de se réaffirmer en fin d’épisode : il rejoint à nouveau l’équipe de basket. Julian n’en veut pas, mais il n’a pas son mot à dire, évidemment.

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

SEX.

WTF ? La série n’y va pas de main morte ensuite et continue de traiter de manière très directe son obsession de la saison : le sexe. Ainsi, Archie prend une douche et en sort avec une simple serviette autour de la taille, histoire que Betty puisse le mater depuis sa chambre. Bordel, il y a eu tellement de zooms, on sait que le compteur va encore s’affoler. Non, plus sérieusement, le but, c’est de nous rapprocher ensuite Betty et Veronica.

Ouais, je sais, on ne s’y attend pas, mais voilà : Betty demande conseil à Veronica pour savoir ce que ça fait de faire l’amour, pare qu’elle est si sexy qu’elle imagine que Veronica n’est plus pucelle. Ce n’est finalement pas le cas, mais Veronica lui conseille tout de même d’essayer un peu de lingerie pour se découvrir sexy elle aussi.

Le conseil de Veronica, puis ses murmures à l’oreille de Betty, finit par porter ses fruits auprès de Betty. Elle met une jolie tenue et se mate dans le miroir, pour regagner confiance. Veronica insiste alors pour que Betty porte ces sous-vêtements tous les jours, même quand elle a gym. Bizarrement, Betty ne trouve pas l’idée si confortable, hein.

Les deux amies prennent le temps d’en parler, avant que Betty ne finisse par confier qu’elle aimerait bien qu’Archie la remarque et sorte avec lui. Pas de bol pour Betty, Archie a autre chose en tête dans cet épisode, parce qu’il doit absolument remonter ses notes. Il est donc forcé de refuser le rencard que lui propose Betty, et… c’est en toute subtilité qu’on voit Veronica être heureuse de ce râteau de sa nouvelle meilleure amie.

On a bien compris que Veronica voulait se faire Archie, elle aussi. En attendant, elle console Betty qui ne croit pas trop à l’excuse (pourtant légitime) d’Archie et propose à la blonde d’aller trainer vers l’école privée des garçons, histoire de se trouver un nouveau petit-ami. Et oui, la série ne nous épargne pas ça non plus. On voit donc Betty et Veronica dans un double rencard avec des types chez Pop’s, mais Betty préfère clairement mater Archie par la fenêtre. Elle en a l’habitude après tout.

Veronica finit par le découvrir aussi et dès qu’elle sait que Betty peut mater Archie à son aise quand elle veut, Veronica demande sa place pour une représentation. Evidemment. Sans surprise, Archie finit par les voir en train de le mater et PARDON ? Il y a des rideaux pour cette fenêtre ? Mais depuis quand ? Et pourquoi ne les ferme-t-il jamais ?

La réponse vient peut-être dans la scène suivante : Archie est tout excité (son mot, pas le mien !) de donner un rendez-vous à Betty pour le soir-même, à minuit, histoire qu’ils se voient l’un l’autre depuis la fenêtre. Et elle promet de porter quelque chose de spécial pour lui. L’épisode termine sur les deux héros très heureux et souriants de se déshabiller l’un devant l’autre. Et oui, on nous fait subir ça aussi, une sorte de soft porno plein d’érotisme qui n’a pas grand-chose à faire là en théorie. Pas du tout gênant des adultes qui se prennent pour des adolescents en train de se mater et de se foutre à poil l’un devant l’autre hein.

Pas de bol, Betty est surprise par son père et Archie par son oncle PILE au moment où ils allaient finir nus. Dommage, n’est-ce pas ?

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Cheryl et Toni

Il n’y a pas que le sexe cette saison comme obsession pour les scénaristes ! Il y a aussi Toni et Cheryl. Wtf ? Le couple semblait avoir été totalement enterré et oublié en saison 6, mais non, on y revient une fois de plus. J’ai presque de la peine pour Fangs, mais bon, il faut faire avec : Cheryl ne s’assume pas lesbienne dans cette réalité, mais elle l’est totalement.

Elle rend donc le roman à l’eau de rose lesbien à Toni et flirte un peu avec elle, mais sans assumer et sans donner suite, contrairement aux envies de Toni. Ce n’est pas grave, cette dernière a plus d’un tour dans son sac : elle auditionne ensuite pour être une pom-pom girl. Il y a bien sûr Evelyn qui est contre l’idée de voir Toni rejoindre l’équipe, mais Evelyn est de toute manière une ennemie de Cheryl dans l’équipe, que Cheryl le reconnaisse ou non.

Evelyn se rend en tout cas chez Cheryl pour la prévenir qu’elle ne veut pas d’une fille comme Toni dans l’équipe, et pas parce qu’elle est noire, mais parce qu’elle est lesbienne. Cheryl prend aussitôt sa défense et assure que c’est faux, mais bon, Evelyn voit bien qu’il y a anguille sous roche. Elle fouille donc le casier de Toni, trouve le bouquin et la confronte. Tout ce qu’en retient Toni, c’est évident, c’est que Cheryl parle d’elle et prend sa défense.

Par contre, elle ne veut pas qu’on prenne sa défense et surtout, elle ne veut pas que Cheryl définisse qui elle est pour elle : elle se rend donc auprès de Cheryl pour la remettre à sa place et lui dire qu’elle ne veut plus être liée à elle – elle ne cherchera plus à la draguer. C’est une catastrophe pour Cheryl qui se retrouve forcée de lui dire qu’elle est attirée par les filles, en général, et par elle, en particulier. Ne sont-elles pas mignonnes ?

Allez, plus vite on avance dans cette intrigue, plus vite on aura une chance de rejoindre notre réalité et la conclusion de la série, j’imagine. Cheryl et Toni prennent donc un café ensemble, histoire d’avoir un rencard pour parler des autres homosexuels de la ville – Clay et Kevin, donc – et pour parler du coming-out. Pas si simple : Toni se retrouve à vivre chez sa grand-mère tandis que Cheryl assure qu’elle ne peut pas le faire car sa mère est homophobe et a renié sa sœur pour ça.

Malgré tout, Cheryl a bien envie de plus avec Toni – et comme ça commence à se faire, elle en profite aussi pour lui donner un beau rôle chez les pom-pom girls, et Toni la remercie avec un bon gros smack tout ce qu’il y a plus de romantique. Tant qu’à faire.

Le plagiat, c’est mal | Archie | SEX | Cheryl & Toni

Compteur d’Archie à poil : +3, seulement… mais tant de zooms, ça devrait compter double au moins !

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Secret Invasion – S01E02 – Promises – 17/20

Les intrigues se superposent, les mensonges, les manipulations, les identités secrètes se croisent ; la série tient réellement ses promesses… pas comme ses personnages, donc. Je suis plutôt satisfait de ce que propose la série : elle a vite mis en place son univers et ses enjeux, et ça fonctionne de manière plutôt fluide pour le moment. J’attends juste de voir la suite dans l’espoir de voir encore plus d’action, mais ça, c’est peut-être en demander un peu trop.

Spoilers

La communauté internationale s’agite de plus en plus après l’attentat.


The host gets to set the terms of the visitation.

Incroyable ! La série se motive à nous faire un résumé de Captain Marvel maintenant que nous n’en avons plus besoin parce que nous avons tous dû réviser avec le premier épisode. Le résumé est tout de même efficace pour nous réintroduire l’histoire de Soren et Talos, et c’est d’autant plus utile que l’épisode commence en 1997, donc deux ans après ce film.

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

1997

Soren décide d’y présenter Gravik à Fury alors qu’il est encore un enfant à ses yeux, un enfant qui vient de perdre ses parents à cause des Kree. Contre toute attente, Fury décide de faire confiance à Soren et de parler à Gravik, parce que si Soren voit quelque chose en lui, ce n’est probablement pour rien. La scène avance vite pour passer à un discours de Talos, sous forme humaine, à l’ensemble des Skrulls. Il y présente Fury comme un grand héros qui leur permet à tous d’être là, mais le problème, c’est que c’est un héros qui fait une promesse qu’il aura ensuite du mal à tenir. En effet, il promet aux Skrulls que Carol et lui feront tout pour leur trouver une nouvelle planète tant qu’en échange, ils les aideront à protéger la Terre sous forme humaine.

Cela pose un problème, car on sait bien que dans le présent de la série – où l’on est en 2025 – ce n’est toujours pas fait. Cela fournit un motif plutôt légitime à la colère de Gravik et ça ne nous arrange pas trop de nous mettre de son côté quand on sait qu’il est responsable de la mort de Maria Hill. J’espérais tellement qu’elle resterait plus longtemps en vie !

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Les conséquences de l’attentat

De nos jours, c’est donc la merde et l’épisode reprend directement avec ce qui suit l’attentat, à savoir la panique. L’américain au bonnet jaune est vite arrêté par la police – et il a beau clamer qu’il est américain, il va surtout être accusé de terrorisme désormais. Nick Fury aussi est arrêté, mais par Talos heureusement.

Après le générique (je me fais à la musique, mais pas à son horrible look d’IA), nous sommes toujours en Russie. On y découvre des soldats russes dans un train Moscou-Varsovie, à la recherche de Nick Fury. Un américain noir dans un train russe, ce n’est pas bien discret, mais on peut compter sur Talos pour dissimuler sa présence autant qu’il le peut, usant de sa capacité à se transformer en nana sexy pour détourner l’attention.

En revanche, après le passage des soldats, on se retrouve coincés nous aussi dans ce train assez long, avec une scène toute aussi longue entre Talos et Nick. Je vois bien que le but est d’apprendre à les connaître, mais bon, l’anecdote sur le passé de Fury n’apporte pas énormément – nous sommes déjà familier du personnage et on l’aime bien. Plus il parle, moins je le reconnais, en plus : il est par essence un personnage mystérieux dans le MCU, et je préfère qu’il le reste ! Malheureusement, cette scène s’évertue à nous faire nous attacher à lui en ajoutant des couches d’informations personnelles.

Bon, ce n’est pas tout ce que fait cette scène : Nick profite de ce moment pour en apprendre plus sur la situation géopolitique des Skrulls lors de l’invasion des Kree. Plus particulièrement, il aimerait comprendre ce qu’il ne sait pas déjà. C’est ainsi que Talos finit par expliquer à Nick Fury qu’il y a en fait un million de Skrulls sur Terre – tous ceux qui ne sont pas réduits en esclavage, en gros.

Nick est bien légitime aussi quand il s’énerve, mais j’ai du mal à comprendre comment leur arrivée a pu passer si inaperçu, même s’il manquait 50% de la population mondiale. D’ailleurs, il manquait aussi 50% des Skrulls restants normalement… donc il doit encore y avoir 50% dans l’espace ? Le timing n’est pas bien clair !

Ce qui est clair, en revanche, c’est que quand Fury est revenu après avoir disparu cinq ans, il s’est barré bien vite dans l’espace et maintenant, il s’énerve de la trahison de Talos. Pourtant, cette trahison est plutôt logique quand on s’intéresse un peu à son point de vue : il n’avait pas d’autres choix pour sauver son peuple et cela faisait près de trente ans qu’il bossait en vain pour Fury. Evidemment qu’à un moment tu prends des décisions radicales. Je vois pourquoi Fury râle un bon coup, et je sais bien qu’il a raison quand il rappelle que les humains sont incapables de vivre en harmonie sur Terre (difficile de le contredire en ce moment), mais il n’empêche qu’un peuple entier étant en galère… Talos ne semblait pas avoir d’autres choix.

Bizarrement, c’est sans transition que l’on passe d’une scène où Fury est en Russie à une où il est en Angleterre à Londres à parler à Elisabeth Hill, la mère de Maria. La scène est bien foutue, mais sans cette transition, on doute forcément de l’identité de Fury… alors que non, il semble en savoir trop pour que ce ne soit pas lui. Quitte à faire une série, il aurait été sympa de nous expliquer comment il a quitté le pays !

Bon, bref, la scène est plutôt bien écrite pour redonner à Fury la volonté de se battre : il est forcé d’expliquer lui-même à Elisabeth que sa fille est morte à cause de lui, parce que quelqu’un voulait lui faire du mal à lui et que s’en prendre à Maria était une option facile. Par contre, merde, elle est agent du S.H.I.E.L.D, ressuscitez-la d’une manière ou d’une autre ! Et puis, peut-être, montrez-nous davantage d’émotion de la part de Fury ? Il semble déjà l’oublier…

Cela ne semble pas être au programme tout de suite, malheureusement. Comme la mort de Coulson avait motivé les Avengers au départ, celle de Maria permet à Fury d’être motivé à se venger. Et ça tombe bien, parce que la vengeance va inévitablement être un thème de la série : on découvre ainsi que les médias suivent de près la montée en épingle du conflit entre américains et russes. C’est un peu schématique, mais efficace…

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Colonel Rhodes

En parallèle de tout le reste, nous suivons également la trajectoire du colonel Rhodes dans cet épisode. Sans trop de surprise, il se retrouve bombardé de travail quand il doit justifier justement cet emballement médiatique et les événements récents en Russie auprès de la communauté internationale. Un job que personne ne lui enviera, je pense.

Le pauvre est mis en difficulté quand il doit commenter les photographies fournies par la Russie et prouvant la présence de Fury et Hill durant l’attentat. Il s’en tire par quelques pirouettes sur de possibles fakes et des explications fumeuses sur les stratégies qu’ils doivent appliquer, puis il est contacté directement par Fury lui-même. La scène est un peu ridicule, avec des gardes qui le cherchent partout sans le trouver alors même que le commentaire qu’il fait sur le costume de Rhodes ne permet pas de savoir s’il l’avait vu ou non.

En plus, ils font tout ça pour que Fury finisse par donner de lui-même un rendez-vous à Rhodes, rendez-vous au cours duquel personne ne semble vouloir vraiment arrêter ou questionner Fury sur ses agissements récents. Il y a pourtant nombre de questions qui se posent. Finalement, c’est l’inverse qui se produit. Ainsi, Rhodes révèle à Fury qu’il savait depuis quinze ans l’existence des Skrulls et la possible menace qu’ils représentaient, mais en laquelle il ne croyait pas. Le problème, c’est que ce que Fury explique de son côté n’est pas bien crédible non plus, avec une menace qui serait déjà bien plus installée que ce que tous craignaient.

Rhodes a la réaction logique : appelons les Avengers. Il reste un problème : Fury est contre, parce qu’il sait bien que ce n’est pas la solution au problème. Effectivement, difficile de ne pas être d’accord avec lui, parce que les Avengers risqueraient aussi de voir leur identité être volée par des Skrulls pour être des terroristes. Finalement, nous ne sommes pas loin de la menace que posent les intelligences artificielles avec les images faussées.

Rhodes n’aime pas trop le discours de Fury, sans la moindre surprise : Fury est persuadé d’être le seul à pouvoir se battre contre les Skrulls et contre cette invasion secrète. Un égo pareil, c’est trop. Rhodes précise donc à Fury qu’il est viré et qu’il n’a pas d’autres choix que de monter dans la voiture, puis dans l’avion, que le gouvernement américain lui propose. Ce serait mal connaître Fury que de penser qu’il se laisserait faire, toutefois : il n’a aucun mal à se débarrasser du seul garde chargé de l’escorter et à menacer Rhodes d’être toujours présent, quoiqu’il fasse.

Une fois que c’est fait, Fury peut se rendre dans une maison où l’attend… son épouse ? Et c’est une Skrull. On ne sait pas s’il sait que c’est une Skrull et on ne sait pas trop qui elle est. C’est un étrange cliffhanger après celui de la semaine dernière, en plus !

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Gravik

Pendant ce temps, en Russie, G’iah continue de passer son temps avec Gravik – essayant de comprendre comment il avait pu anticiper la présence de Fury au moment de l’attentat. Pas de chance pour elle, sa seule réponse est qu’il avait l’espoir. Il ne manquait plus que ça, le voilà avec un discours digne d’un fanatique religieux.

Ou comme un politique… C’est plutôt comme cela qu’il est présenté dans cet épisode, à emmener G’iah à une réunion probablement secrète avec des politiques hauts placés. Ces derniers lui reprochent d’avoir agi sans l’approbation du conseil et d’avoir tué des dizaines d’innocents, mais Gravik leur rappelle à tous qu’il n’en a rien à foutre : Fury n’a pas tenu sa promesse, alors il est temps pour les Skrulls de reprendre ce qui leur appartient de droit selon lui, à savoir la Terre.

C’est frustrant de vouloir donner raison à Gravik sur une géopolitique si peu réussie de la part de Fury. Il n’a pas géré, c’est tout. Comment en vouloir à Gravik de vouloir une planète pour son peuple ? Juste, ce serait mieux s’il ne s’agissait pas de notre planète, quoi. Trouver une planète vide et vivable dans l’univers, en revanche, c’est un peu compliqué ; d’où les attentats qu’il organise, d’où le coupable idéal qu’était Martin Wallace pour l’attentat en Russie.

À présent, Gravik demande à tout le conseil d’avoir foi en lui, promettant même qu’il a déjà une idée pour lutter contre les Avengers s’ils devaient revenir sur Terre. J’aimerais bien savoir ce qu’il a pu prévoir, mais je doute qu’on puisse voir ça un jour. En attendant, il souhaite se faire élire Général des Skrulls et obtenir les plein pouvoirs – passant pour ça par la complicité d’une autre membre du conseil. Celle-ci explique qu’ils ne sont plus en paix et qu’il faut une nouvelle chaîne de commandement, avec un Général que personne ne remettrait en question.

Le parallèle avec la première scène et la promesse est évident : tous les membres de cette réunion doivent se lever avec un visage de Skrull, pas un visage humain, pour voter pour Gravik. Tous ne le font pas, mais avec un peu d’usage de force, Gravik obtient une large majorité. En fait il n’y en a qu’une pour s’opposer à lui.

On lui propose de s’en aller en paix – et je m’attendais vraiment à ce qu’elle se fasse dégomemr bien rapidement. Ce n’est pourtant pas le cas : Shirley a le temps de prévenir Talos de ce qu’il se passe et du nouveau poste de Général de Gravik. Elle est clairement terrifiée de ce qui est en train de se passer. Moi, j’étais plus terrifié pour elle. Pourtant, elle survit assez longtemps pour pouvoir organiser un rendez-vous entre Talos et Gravik.

La réunion étant terminée, Gravik retourne à sa base avec G’iah, mais celle-ci continue de jouer un double rôle qui n’est pas bien clair si vous voulez mon avis. En effet, on la voit continuer d’espionner ce qu’il se passe dans la base de Gravik, histoire de mieux comprendre les manipulations qui ont lieu. Elle découvre ainsi un laboratoire s’intéressant à divers ADN, puis cherche des informations sur les sujets de ce laboratoire – qui analyse en fait un peu toutes les espèces (y compris Groot, pas touche !). Par contre, G’iah ferait mieux d’apprendre à rester discrète.

1997 | Les conséquences de l’attentat | Colonel Rhodes | Gravik | Boucherie

Boucherie

Une autre intrigue s’intéresse de nouveau à Sonya qui, en Russie (j’imagine ?) se rend dans une boucherie où un homme est torturé. L’homme en question est Martin Wallace, plutôt difficile à reconnaître sans son bonnet jaune ! Je me demande tout de même qui est cette Sonya exactement, parce qu’elle est introduite ici comme un personnage d’une importance capitale sans qu’on ne sache trop d’où elle sorte.

C’est sans la moindre hésitation qu’elle coupe un doigt à l’homme qu’elle torture, pour confirmer qu’il n’est pas humain, mais bien Skrulls. Ma foi, c’est radical et rapide. Sonya paraît sacrément méchante d’un coup et Olivia Colman semble s’éclater dans ce rôle. Elle est aussi terriblement efficace quand il s’agit de torture : elle découvre rapidement la vraie identité de l’homme à qui elle parle, puis cherche à en savoir plus sur la localisation de Gravik.

Ce n’est pas si facile pour elle, mais elle finit par trouver un autre angle d’attaque où elle rencontre davantage de succès : elle souhaite savoir ce que Gravik fait précisément. On nous explique donc ce qu’on a vu dans le laboratoire : Gravik cherche à utiliser une machine pour rendre les Skrulls plus forts. Le Skrull refuse un temps de donner le nom du couple marié qui aide Gravik à parvenir à son but, mais il s’agit finalement des Dalton, quand une partie de moi ne pouvait qu’espérer entendre parler de Fitzsimmons (ouais, bon, je sais, ils n’avaient pas spécialement de raison d’être du côté des Skrulls, mais allez savoir).

Sans la moindre surprise, en-dehors de cette pièce, on découvre que Gravik et ses hommes (enfin, ses Skrulls) débarquent eux-aussi à la boucherie pour récupérer ce pauvre alien torturé. Ils ne font pas dans la dentelle pour cela, n’hésitant pas une seconde à faire de la boucherie une vraie boucherie. Sonya se retrouve tout de même avec suffisamment de temps pour s’enfuir par une trappe de secours, comme elle l’avait prévue.

Le Skrull terroriste jure à Gravik qu’il n’a rien dit de compromettant, qu’il n’a fait que mentir à leurs ennemis et Gravik semble le croire. J’avoue que la question se pose : les Dalton existent-ils réellement ?

Nous ne le saurons pas tout de suite. Ce qui est sûr, c’est que le QG secret de Gravik en ville est pris d’assaut quand il essaie d’y retourner, ce qui n’inspire pas trop confiance. Pourtant, le Skrull torturé n’y est pour rien : c’est clairement G’iah qui a passé un coup de fil pour donner la localisation de Gravik… Je trouve ça dingue de voir que Gravik a toute confiance en elle et qu’elle ne réagisse pas non plus quand le Skrull torturé finit par être exécuté sur ordre de Gravik. C’est frustrant tout ça.

Par contre, toutes ces trahisons qui se superposent et qui font douter de tout continuent d’être terriblement efficaces, je trouve. La série a trouvé un ton plein de mystère et est une vraie série d’espionnage. C’est ce que j’en attendais, même si j’aurais aimé une dimension plus super-héroïque également. Cela viendra peut-être avec le temps et avec les épisodes suivants.

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Farang : un film qui frappe fort

Salut les cinéphiles,

Oui, ce fut encore une semaine sans article sur le blog… mais pas sans série, les critiques arriveront progressivement, je n’avais pas trop le coeur à publier.

Jeudi dernier, j’avais prévu de me rendre au cinéma… Malheureusement, les émeutes parisiennes ont eu raison de mes plans. Le quartier du cinéma a été touché par les manifestations en soutien à Nahel, les transports ont cessé de fonctionner un moment et on a reporté le visionnage d’un film que j’attendais beaucoup.

Au milieu d’une semaine chargée par le travail, je n’ai pas eu l’occasion d’en parler (j’ai aussi et surtout pris le temps de digérer les images), mais, tout en espérant l’apaisement des émeutes, je suis évidemment du côté de ceux qui réclament justice pour Nahel et je suis profondément choqué de ce qu’il s’est passé, dans un quartier que j’ai souvent arpenté. Je ne comprends pas comment on en est encore là en 2023.

Un destin inexorable

Ceci étant dit, je ne suis pas très bon pour parler politique et ce n’est pas la vocation première du blog. Si vous êtes là, c’est probablement pour lire ma critique de Farang, que j’ai fini par réussir à voir dimanche après-midi. C’était un bon défouloir, en plus, et si vous êtes à la recherche d’un film qui vous fera vous cramponner à votre siège de cinéma du début à la fin, ne cherchez pas plus loin.

Farang est un film de vengeance, un thème que nous avons déjà vu à maintes reprises au cinéma, mais dont on ne se lasse jamais vraiment. Le film nous plonge dans l’histoire de Sam, un détenu modèle qui se prépare à sa réintégration dans la société. Cependant, un accident lors d’une permission le force à s’évader, direction la Thaïlande, où il refait toute sa vie. Tout ça n’est que la première scène du film, promis, je ne spoile pas vraiment.

Pour la suite, vous le devinez : le passé a la peau dure et le rattrape rapidement. Sam se retrouve alors pris dans un engrenage de violence et de vengeance à cause de Narong, le parrain local. Le scénario, bien que prévisible, est efficace et nous tient en haleine du début à la fin, en grande partie grâce à une réalisation immersive qui coupe parfois le souffle.

Une réalisation immersive

La réalisation de ce film est tout simplement impeccable. Les mouvements amples de la caméra, les plans séquences, les nombreuses cascades et chorégraphies de combat réussies nous plongent au cœur de l’action. La violence est omniprésente, mais jamais gratuite. On entend des os craquer, on ressent l’intensité des combats, mais sans jamais tomber dans le gore ou l’horreur. C’est violent, étouffant, comme c’est censé l’être.

Oui, c’est violent, mais ce n’est jamais tout à fait gratuit. Et puis, on finit par être lassé d’entendre les os craquer, mais malgré tout, on ressent chaque coup, chaque douleur, chaque moment de désespoir du personnage principal. Par bien des aspects, la violence du film m’a rappelé l’immersion proposée par The Raid (le film a déjà douze ans ??), mais avec en plus une bonne dose d’émotions – prévisible mais équilibrée.

Un casting réussi

Il faut dire que la prestation de l’acteur principal, Sam, est à saluer. Nassim Lyes incarne à la perfection ce personnage torturé, dans un engrenage de violence, luttant contre un destin qui semble déjà écrit. Sa performance est intense, brute et émouvante, toujours incroyablement juste – les moments de suspense sont aussi maîtrisés que les moments d’amour, la douleur autant que la confiance en lui et le désir de vengeance. Le rôle n’est pas facile, mais il le tient à merveille, en donnant de la profondeur au personnage. Malgré la violence et la brutalité de Sam, on ne peut s’empêcher de ressentir de l’empathie pour lui, ce qui est le signe d’une performance réussie. Et bon, je ne peux pas ne pas évoquer le physique, parfait pour le rôle lui aussi (et mis en avant comme il faut).

Le reste du casting tient largement la route lui aussi, Olivier Gourmet est très efficace dans son rôle (plutôt inattendu après ce qu’il a proposé dans Simone) et la très jeune Chananticha Tang-Kwa est une jolie révélation, je trouve. Dans tout ça, la bande son du film se fait discrète, presque effacée, laissant toute la place à l’action, aux bruits des coups, aux cris de douleur. C’est un choix audacieux qui renforce l’immersion dans l’univers du film.

En bref

Vous l’aurez compris : Farang est un film de vengeance comme on en a déjà vu, mais il se distingue par sa réalisation impeccable et la performance de son acteur principal. C’est un film français vraiment réussi, qui mérite d’être vu – cela dit, même si c’est français, il y a une bonne dose de sous-titres à lire malgré tout, car le thaïlandais et l’anglais occupent une place d’importance dans le scénario.

J’ai adoré ce film, alors que je ne m’y attendais pas forcément : l’idée de base me semblait un peu plate et trop « déjà vue » pour réussir à m’embarquer, l’affiche ne vendait pas du tout du rêve ou de la qualité (désolé, mais ce graphisme ne m’inspirait pas du tout). Malgré tout, je l’attendais car j’en avais entendu du bien avant (mais bon, c’était en partie via l’insta du frère de l’acteur principal, alors je me disais que ce n’était peut-être pas tout à fait neutre comme promo)… ben c’est à mon tour d’en dire le plus grand bien et de le conseiller à tous les fans de films d’action !

Et vous, avez-vous vu Farang ? Qu’en avez-vous pensé ?

Cette semaine #26

Salut les sériephiles !

Redonner de la vie au blog, c’était bien… Voir des séries, c’était mieux ! J’ai fait mon choix ces trois dernières semaines, et j’ai fini par oublier de poster mes résumés de ce que j’avais vu au cours de la semaine. J’ai pas mal d’articles qui attendent d’être publiés, mais je me suis dit qu’il valait mieux tard que jamais pour ces récaps… Alors que la critique des saisons 3 et 4 de Desperate Housewives, elle peut apparemment être pour jamais (heureusement, on prend du temps pour voir la 5). 

Je me contente ici de retracer les articles publiés sur le blog, parce que je ne sais plus quand j’ai vu quoi… Oups !


2 épisodes critiqués sur le blog cette semaine


The Crowded Room – S01E02 – Sanctuary – 17/20

J’aime beaucoup l’ambiance qu’instaure la série et tous les jeux qui se mettent en place pour savoir ce qui peut être réel ou non. Sans ça, ce serait une histoire pas extraordinaire portée par un casting exceptionnel. Avec cet implicite dont on ne sait pourtant encore rien hors de la promotion de la série, je…

Lire la critique complète

Ouais, et ça dit que ça fait vivre son blog…


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